All language subtitles for The Count of Monte Cristo - S01E04 -

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Original subtitles

Musique sombre.

...

Cri.

La femme gémit.

-Alors ?

-Ca ne devrait plus tarder.

-Prévenez-moi. -Oui.

-Je serai en bas.

La femme crie.

Cris de nouveau-né.

...

-C'est un garçon.

-Laissez-nous.

-Mais je dois

nettoyer l'enfant. -Oubliez ça.

Combien je vous dois ? -10 francs.

-Vous savez qui je suis ? -Oui, M. de Villefort.

-Vous savez ce que je fais : je poursuis les criminels.

Vous ne parlerez jamais de ce qui s'est passé.

Est-ce clair ? -Oui, monsieur.

Musique sombre.

...

Elle sanglote.

...

...

-On peut faire ça en Italie, mais pas à Marseille.

Par tous les diables...

Caderousse, que fais-tu ici ?

-Jacopo a fait savoir que vous amarriez aujourd'hui.

J'ai voulu venir

vous annoncer la nouvelle.

-Laquelle ?

-C'est à propos de la sage-femme

dont vous m'avez parlé.

-J'écoute.

-Voyez-vous un inconvénient à ce que je m'attable

pour déjeuner ?

-Parle-moi de la sage-femme.

-Elle s'est montrée

un peu imprudente. Elle est allée voir Villefort.

Sûrement pour le faire chanter.

Elle a été arrêtée et admise de force dans un asile.

J'ai soutiré ces informations à un gardien.

Par ailleurs,

la maison où la naissance a eu lieu

appartient à la mère de la 1re épouse de Villefort.

Désormais, elle est abandonnée et à vendre.

-Dois-je savoir autre chose ?

-Une chose, oui.

Je ne sais plus si j'ai mentionné que Mercédès et Fernand

avaient un fils.

-Quel âge ?

-18 ans.

Il s'appelle Albert.

-La femme que j'aime,

la seule femme que j'ai jamais aimée, a...

un fils, et tu me le dis maintenant ?

-Ils sont mariés depuis 19 ans. C'est normal

qu'ils aient un enfant. -Pourquoi me l'avoir caché ?

-Ca fait très peu de temps que je l'ai découvert.

Ils l'avaient envoyé en pensionnat.

-Pourquoi me le dire maintenant ?

-Parce que...

Parce que j'ai appris que le jeune Albert

faisait le tour de l'Italie avec un ami,

et qu'ils assisteront au carnaval de Rome.

-Tu sais où il séjourne ?

-A l'hôtel de Londres.

-Jacopo, fais préparer

une voiture.

Nous allons à Rome.

Il rit.

-Fantastique. Je suis jamais allé à Rome.

-Toi, tu ne viens pas.

Tu repars

à Paris, pour acheter la maison abandonnée.

Musique mystérieuse.

...

-Les garçons sont arrivés.

-Excellent.

Qui est l'ami d'Albert ? -Franz d'Epinay.

Ils se sont plaints de ne pas pouvoir louer de voiture.

-Assieds-toi.

Ils ne doivent se douter de ce qui les attend.

Au moindre soupçon, tout le plan échouera.

-Je comprends.

-Il faudra parvenir à les mettre à l'aise,

pour gagner leur confiance.

J'aurai moins de soucis à me faire, à Paris.

-Oh...

Ce môme, c'est le ticket d'entrée.

-Précisément.

On frappe à la porte.

-M. Albert de Morcerf ? -Lui-même.

-Le comte de Monte-Cristo souhaiterait

que vous déjeuniez avec lui.

-Et ce comte, qui est-ce ? -Un homme

extrêmement important.

Quels que soient vos besoins, il y subviendra.

-Oh... Dites au comte que nous nous joindrons à lui.

-Pourquoi pas. C'est entendu, avec plaisir.

Musique classique.

...

-La cuisine à Florence

était bonne, mais ça...

C'est divin.

-On m'a dit que la cuisine de Paris était exquise.

-Vous n'y êtes jamais allé ?

-Pas encore, non.

Quels sont vos projets

pour votre séjour ?

-Eh bien...

Nous irons voir le Colisée. -Et assister

à un opéra.

-Et rencontrer des femmes qui font la renommée de Rome.

Albert est là pour ça. -Franz parle surtout pour lui.

-Votre père, le comte de Morcerf, a servi dans l'armée,

c'est exact ?

-Il l'a quittée il y a longtemps.

-Il s'est illustré à Alger, lorsqu'il portait le titre

de capitaine Fernand Mondego, n'est-ce pas ?

-Oui. Il faisait preuve d'une bravoure sans pareil.

-Hm. Il est membre de la Chambre des pairs du Parlement.

Impressionnant.

Ca doit être difficile

de marcher dans les pas de cet homme.

-Oui. Il m'arrive de trouver

sa réputation intimidante.

-Vous allez assister

à l'exécution, tout à l'heure ?

-Euh... Quelle exécution ?

-2 criminels seront exécutés avant le début de la fête.

Ma chambre donne sur la place. Je regarderai.

Voulez-vous venir ?

Vous n'avez jamais vu une exécution ?

-Non.

-Pourtant, c'est...

fascinant de voir un homme faire face à la mort.

Je vous prêterai ma calèche, pour que vous alliez au carnaval.

-Formidable.

Tumulte.

...

-Comment vont-ils les tuer ?

-Le 1er,

le plus courageux,

s'appelle Pepino. C'est un voleur.

Et lui sera décapité.

L'autre sera frappé à coups de masse.

Ils réagissent de manière différente.

Le pauvre bougre derrière Pepino est pétrifié.

-C'est normal.

C'est la peur.

-Certes.

Mais une telle mort ne rachète pas les péchés.

-Selon vous, la mort n'est pas

une peine suffisante ?

-Imaginez qu'un homme vous condamne à une vie de souffrance.

Trouveriez-vous suffisant ce bref instant de douleur ?

Une seconde, et puis plus rien.

Il faudrait leur infliger un châtiment au long terme.

L'équivalent du supplice vécu par leurs victimes.

Tumulte.

...

-Arrêtez !

Arrêtez !

Interrompez l'exécution.

Par ordre du pape !

-"Par la miséricorde de Sa Sainteté le pape Grégoire XVI,

"j'ordonne que grâce soit accordée au condamné nommé...

"Pepino."

Huées.

Tu es libre, Pepino.

-Pourquoi pas moi ?

Pourquoi ?

Libérez-moi !

Libérez-moi !

Je vous en prie ! Je veux vivre !

Pourquoi lui, et pas moi ?

Pourquoi pas moi ? Pourquoi ?

Acclamations.

...

-Les hommes meurent depuis que le monde est monde.

Clocher d'église.

Le carnaval peut commencer.

J'ai fait préparer des costumes pour vous.

Fanfare.

...

-Il y a de la place. Montez à bord.

Quel est votre nom ?

-Appelez-moi comme vous voulez.

-Je vous nomme Délicieuse.

Vous reverrai-je ?

Vous avez vu

son regard ? -Elle me regardait, moi.

-Délicieuse, revenez !

Revenez !

Je vous inonderai de mon amour.

-Suivez-moi.

-Je vous retrouve à l'hôtel. -Quoi ?

Fanfare.

...

-Attendez.

...

Mais où allez-vous ?

Pardon.

...

Musique mystérieuse.

...

-Qu'est-ce que c'est ? -Lisez.

Si vous voulez que votre ami survive,

vous m'apporterez l'argent.

J'attendrai ici.

Musique de suspense.

...

On frappe à la porte.

-Je suis navré de vous importuner. -Franz...

-Euh...

Lisez ceci.

-Entrez.

"Franz, j'ai été enlevé

"par une troupe de brigands.

"Vous devez remettre 4 000 écus

"à l'homme qui vous a livré ce mot,

"ou ils me tueront.

"Albert."

Que s'est-il passé ?

-Je l'ignore.

Albert a disparu. -C'est son écriture ?

-Oui.

Que puis-je faire ?

Il n'a pas une telle somme.

Moi non plus. -Où est cet homme ?

-Dehors, devant l'hôtel.

-Jacopo !

Gare ma voiture devant l'hôtel.

Pense surtout à prendre 2 pistolets chargés.

-Des pistolets ?

-Savez-vous qui je suis ? -Aucunement.

-Le comte de Monte-Cristo. Et vous détenez mon ami.

-Vous êtes...

Je suis navré, monsieur. -Où est votre chef ?

-Dans un château, à une lieue de la ville.

-Conduis-nous à lui.

-Pourquoi vous obéit-il ?

-J'ai une réputation.

On ne veut pas m'avoir à dos.

Musique mystérieuse.

...

-Suivez-moi.

Par ici. Le voilà.

-Que nous vaut l'honneur, comte de Monte-Cristo ?

-Espèce d'imbécile,

seriez-vous demeuré ?

Le vicomte de Morcerf est un ami, et vous l'enlevez ?

Et vous demandez une rançon ?

Avez-vous perdu la tête ?

-C'est... un ami à vous ?

-Allez me le chercher, sur-le-champ !

-Je suis mortifié, monsieur. Ne reste pas là !

Tu as entendu le comte ?

Une porte s'ouvre.

-Albert ! -Oh, Dieu soit loué.

-Jacopo, raccompagne nos amis à la voiture.

Je vous y retrouverai.

-Venez avec moi.

-Vous avez trouvé l'argent ? -Non.

Le comte et ce diable se connaissent.

Il a pu

vous faire libérer.

-Enlève cette chose grotesque.

-Ca donne chaud.

-Où est Pepino ?

-En route pour Marseille, grâce à vous.

-Bien. Ce pape a la manie de changer d'avis.

-Vous avez payé cher pour sauver Pepino ?

-Disons que la dette entre toi et moi

penche en ma faveur.

-Comment était ma performance ?

-Théâtrale. Mais efficace.

-Bravo à tous.

Beau travail.

-Monsieur le comte, comment avez-vous connu ces brigands ?

-Bonjour.

-Halte là.

Cette route est dangereuse.

Il y a des brigands menés par Luigi Vampa.

-Je les ai croisés sur la route.

Une rencontre qui s'est bien finie pour moi.

Lequel est Luigi Vampa ?

-Vous connaissez mon nom ?

-Des soldats m'ont dit rechercher une bande de brigands

menée par toi.

Vous devriez vous cacher.

-Pourquoi nous avoir prévenus ? -Je hais l'autorité.

-J'ai une dette envers vous.

-Tu vas peut-être pouvoir m'aider.

-Comment vous remercier ? -N'y pensez pas.

Cela ne m'a coûté que du temps.

-J'aimerais vous remercier.

-Eh bien...

J'envisage de venir à Paris, bientôt.

-C'est tout trouvé, alors. Je serai votre guide.

Je vous présenterai au beau monde.

-Oui... Nous verrons.

Ce n'est qu'une idée en l'air.

...

-Bienvenue à Paris.

-Charmant pied-à-terre.

-Attendez de voir combien ça a coûté.

Alors, qu'en dites-vous ?

Ca vous plaît ?

-J'ignorais que tu avais aussi bon goût.

-Oh... Non, ce n'est pas moi.

Ce sont des décorateurs d'intérieur qui ont fait tout ça.

-Occupe-toi de mes bagages.

-Oui, monsieur.

Musique mystérieuse.

...

-J'attendais impatiemment votre arrivée.

Comment vous portez-vous ? -A merveille.

-Je vous en prie.

Tout le monde a hâte de faire votre connaissance.

Vous aimez l'oeuvre de Pinot ?

-C'est proprement...

saisissant.

-C'est un portrait de ma mère.

Il l'a peint il y a 6 ans, mais...

elle n'a pas pris une ride.

Vous verrez. Elle doit nous rejoindre.

Elle a hâte de vous rencontrer.

-Votre père sera-t-il là ?

-Non. Il donne un discours

au Sénat.

Je vous présente M. Beauchamp,

rédacteur en chef à "L'Enquêteur",

et M. Debré, secrétaire du ministre de l'Intérieur.

Le comte de Monte-Cristo. -C'est un honneur.

-Vous découvrez Paris ? -C'est une ville splendide.

-Vous vous plairez ici.

-Non, merci. -Pas de vin,

monsieur le comte ? -Non. Je ne bois pas d'alcool.

-Monsieur.

Quelle joie de vous voir !

-Ma mère, la comtesse de Morcerf.

-Madame la comtesse.

Il... Il me tardait de vous rencontrer.

-Je tenais à vous remercier d'avoir sauvé mon fils

de ces brigands.

Mon époux et moi-même

vous sommes reconnaissants.

-Ce n'est rien.

-C'est votre première fois à Paris ?

-Oui.

-A quel hôtel êtes-vous ?

-Je n'ai pas besoin d'hôtel. J'ai 2 propriétés ici.

L'une, à deux pas, sur les Champs-Elysées.

L'autre, à Auteuil.

-Oh... Comment avez-vous pu acquérir ces propriétés,

en étant arrivé hier ?

-J'ai envoyé mon valet,

pour qu'il se charge de mon logement.

-Mais...

-Mère ?

Vous vous sentez bien ?

-Veuillez m'excuser une minute.

Musique douce.

...

Quel est le vrai nom du comte ?

-Je l'ignore.

Musique mystérieuse.

...

-Ils sont tous là.

Avec leurs familles.

-Tous les trois ?

-Tous les trois.

-Ils ne t'ont pas vu ? -Non. Je m'en suis assuré.

-Bien.

Dis à Etoré de préparer la voiture.

Musique mystérieuse.

...

Air d'opéra.

...

-Père, c'est lui.

Là.

Je vous présenterai à lui.

...

-Cette loge est à l'ambassadeur d'Autriche.

-Le comte la lui a rachetée.

...

-Reste là.

...

...

Tiens.

...

Je vais te les désigner l'un après l'autre.

...

-J'espérais pouvoir vous présenter à mon père.

Malheureusement, ma mère se sentait mal.

-J'espère que ça n'est rien.

-Ca passera. Je vous présente à d'autres personnes ?

-Merveilleux.

-Voici mes futurs beaux-parents. Baron et baronne Danglars ?

Je vous présente le comte de Monte-Cristo.

-On me dit

que vous êtes banquier.

-C'est exact.

C'est un honneur.

-Nous avons entendu parler de vous.

Ravie de faire votre connaissance.

-Moi de même.

Je vous rendrai visite

pour ouvrir un compte et déposer une grosse somme.

-De quel ordre ?

-4 millions de francs.

-Oh !

-Est-ce trop peu ?

-Non. -Non, voyons.

-J'ai quelqu'un d'autre

à vous présenter : les De Villefort.

M. de Villefort est procureur.

Laissez-moi vous présenter le comte de Monte-Cristo.

-C'est un honneur.

-Mme de Villefort.

Et la fille de M. de Villefort, Valentine.

-Valentine. Enchanté.

-On ne parle que de vous.

-Je ne mérite pas tant d'attentions.

-Vous savez que les gens exagèrent.

-Pour un procureur, seuls les faits sont dignes d'intérêt.

-Au final, seule la vérité importe.

-Ah... Et au début ?

-Je ne vous suis pas.

-Oh... Tintement de clochette.

-Retournons dans notre loge.

-C'était la 1re sonnerie. -Peu importe.

Je n'aime pas laisser bon-papa. -Veuillez nous excuser.

-Bien entendu.

-Ca va,

monsieur le comte ? -Oui. Pardon.

J'ai une migraine.

D'ailleurs, je ferais mieux de rentrer.

Je suis navré.

J'aurais voulu les inviter dans ma maison de campagne.

Vous pourriez le faire ?

J'enverrai aussi des invitations.

-Ce sera fait. Monsieur le comte.

-Assieds-toi.

-Il y avait beaucoup à déterrer.

-La sage-femme connaît-elle nos intentions ?

-Oui. Et elle va obtempérer.

J'ai soudoyé le gardien de l'asile pour qu'il me laisse avec elle.

On peut aider cette femme à se faire la belle ce soir.

-Arrangez cela pour demain.

Autre chose ?

Une femme crie.

...

...

...

...

-Libérez-la.

-Je veux le double.

-Non. Nous avions un accord. -Ca m'est égal.

Je prends un risque. -Je ne peux pas.

-Ou j'appelle les gardes.

-J'ai apporté la somme.

-Allez-vous-en et ne revenez...

-Seigneur... Tu as perdu la tête ?

-Tu n'as pas entendu ce qu'il a dit ?

-Que s'est-il passé ?

-Oh... J'ai dû tuer l'employé de l'asile.

Ils penseront qu'elle l'a tué et lui a volé

ses clés. Propre et sans accroc.

-Ce n'est pas comme ça que je qualifierais un meurtre.

Cela s'est passé ici ? -Oui.

-Montrez-moi où l'enfant est né.

-C'est comme dans mon souvenir.

-Où la caisse a-t-elle été enterrée ?

-C'était par ici.

-Décrivez-la-moi.

-Elle était en bois...

De cette taille, rectangulaire, avec un couvercle.

-Conduisez-la en ville.

Il lui faut de nouvelles toilettes.

Et il ne faut surtout pas qu'on la voie.

Vous serez en sécurité.

-Dieu vous bénisse. Merci à vous.

Merci.

On frappe à la porte. -Oui !

-L'inspecteur Boville.

-Faites vite, Boville.

On m'attend au tribunal.

-La sage-femme

s'est échappée. Celle que vous aviez fait interner.

Celle qui colportait des mensonges à votre sujet.

-Elle s'est échappée ?

-Elle s'est emparée d'un couteau,

elle a égorgé le gardien, a volé ses clés, et voilà.

-Retrouvez-la.

Peu importe les moyens nécessaires,

vous la retrouvez.

Et plus question de l'envoyer chez les fous.

Je l'enverrai à la guillotine.

Musique mystérieuse.

...

-Les premiers invités sont là.

...

-Messieurs, bienvenue.

-Quelle belle demeure ! -Merci.

Où sont

vos parents ?

-Ma mère a traîné mon père en Normandie.

-Ils vont nous manquer.

Jacopo, accompagne ces messieurs. Qu'on leur serve du champagne.

-En voilà, une coïncidence !

Cette maison appartenait aux parents de ma 1re épouse.

Les grands-parents

de Valentine. -Vous êtes déjà venu ?

-Oui, souvent.

Vous avez fait des changements.

C'est très différent. -Merci.

Je vous en prie, après vous.

Monsieur le baron, ravi de vous voir.

Madame la baronne. -Nous aussi.

Musique sombre.

...

-Vous vous sentez bien ? -Tout à fait.

-Et ici, j'ai fait installer mon cabinet d'étude.

-Je suis grand amateur de pièces.

Petit rire.

-S'agit-il de noeuds marins ? -Oui.

Je les trouve hautement symboliques.

Nos vies se muent souvent en d'improbables noeuds,

composés d'entrelacs inattendus.

-Savez-vous faire tous ces noeuds ?

-Oui, mais j'ai du mal à en dénouer certains.

-Je vois que vous possédez même des pièces japonaises.

-Bien.

J'aimerais vous montrer autre chose.

Je suis passionné de chimie.

-Fascinant. -Durant mes voyages,

j'ai découvert des plantes qui, selon leur usage,

peuvent soigner ou tuer.

Ces potions, par exemple,

ce sont les mortelles.

4 gouttes de ceci

peuvent tuer un homme.

-Qu'est-ce donc ? -De la brucine.

-Ca laisse des traces ? -Pas dans le métabolisme.

-Pourquoi possédez-vous ces poisons ?

-A des fins vétérinaires.

Parfois, les animaux ont besoin que l'on abrège leurs souffrances.

-Je vois.

-Monsieur le comte ?

Mon fils souffre... -Héloïse.

Pas maintenant. -Je vous en prie.

Le moment est propice.

-Ses crises se répètent souvent.

Et il lui faut du temps pour s'en remettre.

Il en ressort éreinté.

Je me demandais... -Cela pourrait vous aider.

Il s'agit d'un dérivé d'écorce d'arbre endémique du Cambodge.

-Comment l'élabore-t-on ? -L'écorce est bouillie,

le liquide, distillé.

Les cristaux sont ensuite dissous dans l'alcool.

-Passionnant.

-Quel âge a votre garçon ? -8 ans.

-Une goutte suffira.

3 gouttes, et il perdra connaissance.

Auquel cas, je détiens l'antidote.

-Avez-vous un antidote pour la brucine ?

-Non. Pour les mortelles, il n'y en a pas.

-Monte-Cristo est une île au large de l'Italie ?

-C'est exact.

Je l'ai rachetée au grand-duc de Toscane.

-Hm...

D'où votre titre.

-Sous quel nom êtes-vous né ?

-Zaccone.

-Zaccone ? -Zaccone, tout à fait.

-Je réitère mes compliments

pour votre réaménagement.

La maison est à peine reconnaissable.

-Lors de sa mise sur le marché, elle n'intéressait personne.

N'ai-je pas raison ?

-On se demande pourquoi. Ce domaine est un paradis.

-Le notaire a... fait mention

d'une histoire sinistre qui aurait rebuté les acheteurs.

-Quelle histoire ?

-Je ne veux pas heurter ces dames.

-Nous ne serons pas heurtées.

Racontez-nous. Vous en avez trop dit.

-Bien. Après le déjeuner, je vous montrerai.

-Hm !

Musique sombre.

...

J'ai laissé cette chambre dans l'état où elle était.

Un crime effroyable

aurait été commis ici.

Un infanticide.

...

-Ridicule. -Un enfant non désiré

est né sur ce lit.

Le père de cet enfant

l'a enfermé dans une caisse.

Voulez-vous voir la caisse ?

-Mais oui.

-Elle a été enfouie ici.

Les jardiniers l'ont déterrée, mais...

elle était vide.

-Et cette caisse, où est-elle ?

-Je l'ai fait brûler.

-Je dois m'asseoir.

-Quelle idée de raconter ça !

-Votre épouse a insisté, M. de Villefort.

-Vous êtes sûre, c'était lui ?

-Certaine.

-Ressaisissez-vous, Hermine.

-Et la femme...

C'était elle. -Quelle femme ?

-La femme à qui il parle, c'est la femme qui a accouché.

Hermine sanglote.

...

Musique sombre.

...

-Ressaisissez-vous, Hermine.

-Nous devons

nous parler. -Pas ici.

Souriez.

...

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