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JOUR 1 Mercredi 9 novembre, 8h02
À seulement dix jours des élections,
le débat est toujours centré sur la crise financière,
dont la gravité a été soulignée ce matin
par les indicateurs de performance financière publiés par la Banque Centrale.
Le déficit fiscal continue de croître, les saisies se poursuivent
tout comme le nombre de faillites d'entreprises.
La croissance a atteint un taux historiquement bas.
Le Premier ministre reste confiant
quant aux nouvelles mesures d'austérité du gouvernement.
Mais il souligne que ces mesures s'adressent à toute la société.
Cependant, le sujet principal du jour est que,
selon des sources proches du dossier, le géant du pétrole
et du fret maritime Zeeland, fleuron de l'économie danoise,
prévoit de délocaliser son activité vers l'Asie à cause de la crise.
Si cela se produisait, se serait un coup sérieux porté
à l'économie danoise et au gouvernement.
Jusque là, ni Zeeland ni le Premier ministre n'ont fait de commentaire.
Lorsque le Premier ministre rencontrera aujourd'hui
le leader de l'opposition…
Je dois parler à Sarah Lund.
Elle vient de sortir.
- Sarah Lund ? - Derrière.
Mais tu pourrais venir ce soir ? Pourquoi pas pour manger ?
Non, je préférerais te voir, discuter, rencontrer ta copine.
Tu verrais la maison et le jardin.
Sarah Lund ?
Non, le jardin n'est pas encore fini.
J'ai prévu beaucoup d'arbres, et des buissons.
Chez le jardinier, ils disent qu'il y a le temps de planter avant que ça gèle.
Donc, je…
Bah, à 6h… Ou 5h, je pourrais partir tôt.
Je veux juste te voir, ça fait tellement longtemps.
Super. Elle aime quoi, ta copine ?
Je dois faire quelque chose de spécial ?
Je suis pressé de te voir. Et Eva. Salut.
Salut. Asbjørn Juncker. Je suis le nouveau sergent.
Au bureau, ils m'ont dit que c'est vous qui allez me montrer.
Ouais… Tu peux prendre du café. Il doit y avoir un truc à manger, aussi.
Vous savez, je voudrais juste commencer. Les autres ont l'air occupés.
C'est les noces d'argent de qui ?
Bonjour Lund.
Félicitations pour l'anniversaire.
Merci.
Je comptais arriver plus tôt, mais je vous verrais de toute façon.
Avec toutes les réunions budgétaires,
la direction m'a demandé de surveiller le fonctionnement.
- C'est le nouveau, Asbjørn. - Junker.
- Bienvenue. - Appelez-moi juste Juncker.
C'est pas mal de voir de nouveaux visages.
Des nouvelles de ce poste à l'OPA ?
Ils vont prendre leur décision aujourd'hui.
D'accord. Tant que j'ai le poste…
Je veux dire, ça fait vingt-cinq ans que je sers,
alors je crois que je le mérite…
Oui Lund, vous me l'avez déjà dit.
Mais je pensais que vous pourriez le dire.
Le patron me connait pas, après tout.
Si jamais quelqu'un lui avait raconté n'importe quoi sur moi…
Ça m'aiderait que vous parliez de moi en bien.
Il sera là, quand vous recevrez votre diplôme.
Je vais voir si je peux lui en toucher un mot avant la cérémonie.
Mais vous devriez vous montrer avant, et faire bonne impression.
Oui, je le ferai… Merci.
Mais je pense toujours que vous faites le mauvais choix.
Oui…
Et n'oubliez pas l'uniforme. Ni le port.
- On y va ? - Oui.
En tout cas, bravo pour l'anniversaire. C'est bien d'avoir tenu aussi longtemps.
Alors, vous ferez quoi à l'Opérations-Planning-Analyse ?
On s'assoit, on prévoie, on analyse. C'est vraiment intéressant l'OPA.
Attention aux bourgeons, d'accord ?
Certains l'appellent le SOFA, parce qu'il y a rien à faire.
Mais c'est peut-être pas vrai.
T'étais où avant ?
Cité de Bellahøj.
Mais évidemment, ils n'ont pas de département homicide,
donc j'attendais mon transfert ici.
Pourquoi ?
C'est excitant. Et je veux me rendre utile…
Rendre le monde meilleur.
C'est pas bien ?
Vous pensez que je suis trop jeune, c'est ça ?
Tant pis si vous pensez ça, mais je vaux mieux
que ces branle-bites qui attendent la retraite.
Vous n'avez pas à vous inquiéter.
Très bien.
Ils reçoivent la ferraille ici, environ 1000 tonnes par semaine.
Elle est déchirée pour le recyclage, puis envoyée par train
pour l'Europe, ou en conteneur pour l'Orient.
Où est le cadavre ?
Un bout là, un autre là. Un peu partout.
Le grutier s'est étouffé avec son café ce matin, quand il a vu ce qu'il a pris.
La pince a déchiré le corps. On a sept morceaux, pour l'instant.
Pourquoi vous n'avez pas arrêté les autres grues ?
Ils peuvent pas trop se le permettre. J'ai jugé qu'elles étaient assez loin.
Pas d'identité ?
Homme, 45/55 ans. Ça sera pas possible de reconstituer le visage.
Ils ont eu des problèmes avec les SDF du bidonville.
Ils entrent par effraction pour voler des bricoles. On pense que c'en est un.
On connait la cause de la mort ?
Le légiste le dira, mais c'est pas génial de dormir ici, en tout cas.
Et pas de main courante, de disparu, de témoin ?
Nan.
Le port industriel est de l'autre côté,
avec le terminal à conteneurs de Zeeland, et leurs navires.
Ils n'ont rien rapporté.
Très bien, alors.
En fait, je déposais juste Asbjørn…
Faites des photos des lieux, et parlez aux SDF.
Ça marche. Et bravo.
Je te remercie.
Je pense pas que c'est un SDF.
Il a un anneau en or. Et ces tatouages…
Et la peau des doigts : s'il est juste tombé, pourquoi c'est tout fripé ?
Comme s'il était resté sur les docks pendant des heures.
Et les blessures au poignet, c'est pas la pince.
Bon, vous avez entendu le chef.
Commencez par les SDF, voyez Zeeland, et vérifiez avec la capitainerie.
Regardez s'il manque un marin.
On devrait pas étendre l'enquête aux navires et au reste du port ?
Non, mais si tu veux prendre l'air tu peux vérifier du côté de la jetée.
- Bonne journée. - Pareil.
- Vous en voulez combien ? - Oh, assez pour une tournée au bar.
Ça marche.
- Est-il prêt ? - Il est parti chercher les enfants.
Emilie ! Viens vite, on va être en retard.
Emilie !
Pourquoi il parle plus ?
Il ne peut plus… Tu l'as jeté par la fenêtre.
Si tu le laisses tomber, il casse. On en a déjà parlé.
Tu es là !
Papa, quand est-ce que j'aurais un chat ?
Que faisais-tu là bas ?
- Tu as promis. - J'ai promis ? Je ne crois pas.
Tu le sais très bien :
j'ai seulement promis de parler à Maman de te donner un autre animal.
Tes chaussures sont encore mouillées ?
Ce n'est pas grave.
Si, Emilie. On va être en retard.
J'ai vu. Je pense que quelqu'un prépare le conseil d'administration de ce soir.
J'ai informé la direction que vous voudriez les rencontrer de suite.
Nous pouvons nous préparer en route.
Le chauffeur est prêt à prendre les enfants.
Bien. Vous voulez bien trouver des chaussures sèches pour Emilie ?
Bien sûr.
Et la mère des enfants a appelé pour vous faire savoir
que la réunion avec le professeur d'Emilie aura lieu tout de suite.
Je vais reporter la réunion. Nous pourrons nous voir plus tard.
Dépêchez, les enfants. Je vous emmène.
Viens, Papa. Maman est là.
- Salut ! - Qu'est-ce que tu fais là ?
J'ai juste besoin de parler un peu à Papa.
Papa a quelque chose à te demander.
- Plus tard, ma chérie. - Non, maintenant, Papa.
Plus tard.
Ma conférence à Toronto a été avancée. Je dois partir demain.
- J'ai dû déplacer la réunion. - Apparemment.
Si j'avais appelé pour te demander, tu aurais dit non.
Viens, Carl.
Une fois encore, merci pour le terrain de jeu.
De rien.
- Les enfants l'adorent. - Tant mieux.
- Je voulais parler d'Emilie. - Oui…
J'ai cru comprendre que vous étiez inquiète ?
Elle était avec moi la semaine dernière, et elle parait triste.
Elle ne veut rien faire, se renferme, ne parle pas.
Comme si quelque chose la troublait, mais qu'elle ne voulait pas en parler.
- Comment est-elle ici ? - Elle est calme.
Rien qui sorte de l'ordinaire. Avez-vous eu des problèmes ?
Non.
Il ne s'est rien passé, elle n'a rien dit ?
Non.
Elle a l'air joyeuse.
Et le chat l'a beaucoup aidée.
Quoi ?
- Eh bien, rien ne vaut un animal… - Quel chat ?
Emilie est allergique. Aux chats, entre autres.
Eh bien, j'ai dû mal comprendre quelque chose, en ce cas.
Nous avons fait ça la semaine dernière.
Elle a pris les photographies avec son téléphone.
Je ne lui ai pas donné de chat. Excusez-moi un instant.
Où l'a-t-elle eu, en ce cas ?
Quand elle est avec moi, elle est sous surveillance toute la journée.
Si cela s'est produit la semaine dernière, demande à ta mère.
- C'est tout ce qu'il y a ? - Oui, mais je vais surveiller.
C'est Reinhardt, pardonnez-moi de vous interrompre.
Les envoyés du Premier ministre veulent absolument des explications.
Le Premier ministre veut un démenti dès que possible.
Dites-leur que nous sommes occupés.
Vous avez parlé au conseil d'administration ?
Ils seront prêts, dès que vous arriverez. Mais il y a autre chose.
La police a trouvé un cadavre sur les quais.
Ils mènent l'enquête pour savoir s'il s'agit de l'un des nôtres.
J'espère que ce n'est pas le cas ?
J'ai demandé à ce que l'on vérifie, juste pour être sûrs.
Très bien, merci. Je vous vois plus tard.
Je ne comprends pas. Vous êtes sûr qu'elle a dit que c'était son chat ?
Eh bien, si c'est tout…
Pas vraiment, cela fait un moment. Mais je suis sûr qu'elle a une explication.
- Je vous vois dehors. - Robert, un instant.
J'aimerais… Je veux parler à Emilie avant de partir.
- Je peux prendre les enfants ce soir ? - Ne t'inquiètes pas, je m'en occupe.
Je veux juste lui parler, tu comprends ça ?
Tout va bien. Et s'il y a un problème, je m'en occupe. Bon voyage.
Ces dix dernières années, le gouvernement a saigné le pays !
Leur politique ne bénéficie qu'aux plus riches !
Et malgré ça, aujourd'hui les journaux nous apprennent
que même si le Premier ministre s'est soumis aux exigences du patronat,
ils ne lui font pas confiance non plus !
Zeeland, de loin la plus grande entreprise danoise, menace de partir !
Ils vont délocaliser nos postes en Asie !
Zeeland tient notre politique économique en haute estime.
Bien sûr, vu tous les cadeaux que vous leur faites !
Vous leur offrez des réductions, en pétrole de la mer du Nord,
en TVA, sur les impôts, et je ne sais quoi encore.
S'il y a bien quelqu'un qui fait des cadeaux…
S'il y a bien quelqu'un qui fait des cadeaux, c'est vous.
Vous, vos collègues du Parti, toujours à tenter de convaincre tout le monde.
Il suffit de voter pour vous pour faire disparaître la crise.
Le seul problème, c'est que c'est faux.
Je sais que c'est difficile pour vous.
Et je sais que c'est dur pour beaucoup de Danois.
Pendant longtemps, on n'a entendu parler que de licenciements,
de faillites bancaires, d'économies qui s'étaient volatilisées.
Si vous pensez que nous devons porter des œillères
et transmettre les problèmes à nos enfants,
ou petits-enfants, alors votez pour Ussing !
Mais !
Si vous êtes prêts à assumer vos responsabilités, votez pour moi.
Mais le Premier ministre peut-il garantir que ces menaces
ne se traduiront pas, une fois encore, par des cadeaux faits à Zeeland ?
Le patronat a besoin de conditions raisonnables, pour que nous puissions
nous assurer que les emplois resteront ici, chez nous.
Mais il y a des limites.
Tout le monde doit faire sa part.
Tout le monde doit contribuer. Cela inclut Zeeland.
Je vous avais dit d'être prudent lorsque Ussing parlerait de ça.
Il n'a pas arrêté, avec ce maudit article. Zeeland doit démentir.
J'ai laissé des messages à tout le monde.
Et j'ai essayé de vous le dire : quelque chose cloche.
Cela ne doit surtout pas faire échouer les négociations avec le Parti du Centre.
On doit conclure l'accord avant le départ du bus ce soir.
D'accord, mais maintenant il faut aller très vite au port pour voir les SDF.
C'est important, et pas que pour les photos. Je veux leur parler.
Pas de photos, pas de votes. En route.
Une seconde.
- Salut. - Je viens de te voir à la télé.
Je voterais bien pour toi si je n'étais pas dans un autre parti.
Je pense que tu devrais te sentir le droit le faire.
Je te verrai avant que tu partes demain ?
Cela va être difficile.
Je dois d'abord conclure cet accord avec vous.
C'est pour ça que j'appelle.
Les autres sont prêts à te soutenir comme Premier ministre, si tu contrôles Zeeland.
Ils sont sous contrôle. Ussing avance en aveugle.
Ils le réfuteront dans la journée.
Où es-tu ?
Aux logements sociaux de Rytterparken, une rencontre avec les immigrantes.
Je te rappelle.
Je viens d'apprendre qu'on doit annuler la rencontre avec les SDF :
il y a eu un meurtre.
Un meurtre ?
Ils craignent qu'il y ait un risque.
Les services secrets et la police inspectent les lieux.
On ne peut pas annuler les SDF. Impossible.
On ne peut pas permettre à Ussing de faire les gros titres avec ça.
Sauf si les services secrets ont du concret, on le fait dans la journée.
Je vais envoyer votre frère se renseigner.
C'était qui au téléphone ?
Mon dentiste. J'ai oublié un rendez-vous.
- Oui, allô ? - Salut, c'est Juncker.
Les légistes ont confirmé, c'est bien un meurtre.
Plusieurs coups au visage, avec un marteau ou quelque chose du genre.
- Et c'est pas tout… - Parles-en à ton chef de groupe.
On a parlé avec la capitainerie, et personne ne manque chez Zeeland.
Mais un des SDF a vu quelque chose.
C'était par là, ils cherchaient quelque chose.
Apparemment, la victime était poursuivie par un bateau à moteur.
Ils ont disparu du côté de la ferraillerie.
Et la station radio de Lyngby a capté un appel de détresse à 2h30 du matin.
Ça venait du détroit d'Øresund, mais ça a coupé avant qu'ils le repèrent.
On doit vérifier tous les bateaux arrivés au cours de la nuit…
S'il était sur un bateau
et n'est pas porté disparu, c'est que le navire est reparti.
On peut pas savoir. Et les services secrets ont commencé à fouiner par ici.
Je sais pas trop ce qu'ils cherchent, mais leur chef veut vous parler.
- Mais s'ils croient que c'est important… - Ils attendront.
Je suis occupée, là, mais parle au chef de groupe et fais ce qu'il te dit.
… un repère important quant à la qualité de notre travail.
C'est sur vous que tout repose.
Bon an, mal an, votre ténacité
et votre force définissent notre corporation.
Vous êtes les représentants de la responsabilité,
de l'esprit de corps et de l'implication.
Désolé de t'interrompre pendant ton grand jour.
J'ai essayé de t'appeler plusieurs fois.
- Ça va ? - Je… Oui. C'est…
Vous pourriez nous laisser un moment ?
Merci.
- Félicitations pour tout ça, c'est… - Oui, merci. Merci.
Je suis sur une enquête, et j'ai besoin de savoir ce que tu sais.
Euh… De quelle enquête tu parles ?
Le meurtre du port, t'en es où ? T'as quoi ?
Euh… Rien. J'ai rien.
T'as rien ?
Non.
Et tu n'as pas examiné les bateaux, le reste du port…
Écoute Borch, on n'a pas parlé depuis l'école de police, ça fait des lustres.
Et d'un seul coup tu débarques, tu m'écartes ici. Mais je dois y aller.
Je travaille pour les services secrets, maintenant.
- Tu ne le savais pas ? - Nan.
Et maintenant, que tous ceux qui fêtent
leurs 25 ans de carrière viennent prendre leur diplôme.
J'ai commencé il y a deux semaines, à la suite d'une faille de sécurité,
chez Zeeland, dans l'un de leurs terminaux à conteneurs.
Ça ressemblait à un vol banal, juste un ordinateur…
Et une petite somme d'argent, de la loterie de la cafétéria.
Les services secrets ont malgré tout été informés, selon la procédure,
parce que l'ordinateur contenait des informations
sur tout le dispositif de sécurité des docks de Zeeland.
Je ne vois pas en quoi c'est lié au meurtre.
Je vais te le dire.
Aucune des caméras de surveillance des docks n'a enregistré
ce qu'il s'est passé cette nuit.
Je vois.
Juste après l'appel de détresse,
la surveillance a sauté pendant une heure et demie.
D'accord, on vous contacte si on trouve quelque chose d'inquiétant.
Et ça, ça ne te paraît pas inquiétant ?
Toute la surveillance déconnectée, et quand elle revient il y a un cadavre.
Juste le jour où le Premier ministre doit venir en visite.
Si tu n'as pas remarqué, il y a la crise financière, on participe à deux guerres,
et le Premier ministre n'est pas vraiment populaire ces derniers temps.
Écoute, dès que j'ai reçu mon diplôme, j'en parle au chef de groupe.
Sarah… Sarah…
Sarah, j'aimerais que tu le fasses maintenant.
On leur a dit de commencer, mais j'aimerais que tu diriges.
Et mets tout le monde sur le coup.
Personne n'a été porté disparu…
On dirait que la victime provient d'un navire étranger qui est déjà parti.
J'aimerais juste que tu en sois sûre.
Et, après ça, tu pourras en recevoir un, de diplôme.
Tu as l'air en forme.
Vous en êtes où ?
La police n'a toujours pas identifié la victime.
Mais nous avons recherché, et ce n'est pas l'un des nôtres.
Nous avons cependant entamé une enquête plus large,
sur nos navires, les terminaux et les docks.
Pourquoi ?
Les services secrets ont été mandatés,
une menace contre le Premier ministre, apparemment.
Contre le Premier ministre ?
Il devait se rendre à une sorte de rencontre, là-bas.
Ils pensent qu'il y a peut-être eu une faille dans le système de sécurité.
Nos opérations sur le terminal sont donc interrompues pour la journée.
En dépit des graves menaces contre lui, les bureaux du Premier ministre
demandent de façon insistante notre démenti.
Si les services secrets pensent qu'il y a un problème de sécurité,
je veux que vous vous en chargiez personnellement.
Mais et le conseil d'administration ? Ne devrais-je pas être présent ?
Non, ce n'est pas indispensable.
Mais vérifiez à la maison qu'ils n'ont pas vu de chat.
Maja s'inquiète à propos des allergies d'Emilie. Et je ne veux pas de problème.
- Bonjour ma chérie. - Bonjour Maman.
Tu as oublié tes gants dans la voiture.
Merci !
Maintenant que je suis là, je pourrais avoir un de tes dessins ?
Bien sûr.
- Tiens, tu peux prendre celui-là. - Ils sont tellement beaux.
Merci beaucoup.
- Comment ça se passe avec ton papa ? - Ça va.
C'est un beau chaton, hein ?
Il est à qui ?
Il est à Papa ?
Emilie, si c'est un secret avec Papa, je dois le savoir.
C'est juste un que j'ai vu un jour, mais je ne le reverrai plus.
D'accord…
Très bien. Le sujet est clos, alors.
Tu n'aimes plus Papa du tout ?
- Emilie, quel est le problème ? - Rien.
Laisse-moi voir ton bras.
Oh non…
Laisse-moi regarder. Reste calme.
Emilie…
Oh mon Dieu.
Mesdames, messieurs… Kornerup…
- Merci d'avoir déplacé cette réunion. - Pas de problème.
Nous avons traité de points mineurs.
Si vous le souhaitez, nous pouvons aller au plus important.
Bien sûr. Commençons par cela.
« Le navire coule, Zeeland déserte. »
D'où tiennent-ils cela ?
Eh bien, les journalistes ont les oreilles qui traînent.
Nous avons promis au gouvernement de soutenir leur projet.
Nous avons aussi promis à nos actionnaires
que nous gèrerions l'entreprise. Difficile par les temps qui courent.
Maya Zeuthen au téléphone, elle dit que c'est urgent.
Robert Zeuthen rencontre actuellement le conseil d'administration.
Ils ne savent pas combien de temps cela va durer.
Le groupe parlementaire et les électeurs
commencent à devenir nerveux.
Ils veulent savoir pourquoi Zeeland n'a pas démenti cet article.
Moi aussi. Vous n'avez pas de sources bien informées ?
J'ai laissé un message à un éditeur que je connais.
C'est peut-être lui.
T'as un moment ?
Si c'est à propos de Zeeland, on travaille dessus.
On est prêts pour partir ce soir ?
Oui, le bus de campagne est rutilant, et prêt.
Mais j'ai parlé avec les services secrets.
On ne rencontrera pas les SDF avant de partir.
- Je peux te prendre ça ? - Bien sûr.
Ils ne veulent pas rendre publiques les raisons de l'annulation.
Alors on aura l'air de ne rien en avoir à faire. Ussing va en danser de joie.
Allez, on l'emmerde, Ussing. Si les services secrets pensent que…
Écoute, Ussing essaie de faire passer l'idée
que je prends aux pauvres pour donner aux riches.
Je ne le tolèrerai pas.
Mais la crise, les élections, Ussing, ça ameute les lunatiques.
Ces derniers temps, on a reçu des « lettres de soutien »
dont on pourrait se passer.
Oui. Et c'est exactement pour ça qu'on doit dépasser ça.
Il faut parler des véritables problèmes.
Pas de rumeurs dans les journaux.
Je ne suis pas sûre qu'ils vont démentir.
- Pourquoi ça ? - Comme nous le pensions…
Le conseil d'administration essaie de contourner Robert Zeuthen.
Il vient de prendre la succession, et ils ne partagent pas
les sentiments de la famille pour le pays.
Certes, mais c'est encore Zeuthen qui dirige.
Écoutez, je ne veux pas perdre du temps à cause des gros titres.
Il nous a spécifiquement promis qu'ils ne délocaliseraient pas.
Ma source est certaine qu'ils ont prévu
de contourner Zeuthen à la réunion de ce soir.
Et dans ce cas, cette promesse ne vaudra pas un kopeck.
Nom de Dieu, Karen, on peut pas modifier notre campagne et nos plans.
Sans Zeeland ce n'est plus le même plan. On n'est pas au pays des Bisounours.
D'accord ?
Kristoffer… On peut perdre les élections, s'ils délocalisent.
Cela affectera le parti pendant des années, si nous sommes
le gouvernement de centre-droit qui a perdu Zeeland.
D'accord, mais on fait passer le Parti du Centre dans l'opposition
si on ménage Zeeland.
Or, on a besoin que ce même Parti du Centre reste dans le gouvernement.
Si vous demandez à votre ministre des finances et aux électeurs,
je suis sûre qu'on a encore plus besoin de Zeeland.
Ces tournes-casaques ? C'est mon frère qui a reconstruit le parti. Sans lui…
Garde ça pour les fêtes de famille.
Je vais m'informer pour savoir où en est leur réunion.
Si les rumeurs sont fondées, nous devrions
rendre publiques nos concessions dès que possible.
Mais c'est exactement ce que veut Ussing !
Tu veux que je change les affiches ?
« Tout le monde doit payer, sauf les riches » !
Nous ne ferons rien sans avoir parlé au Parti du Centre.
On ne va pas passer toute la journée à les attendre.
Arrangez un entretien avec Rosa Lebech. Où est-ce qu'on va tout de suite ?
Confédération de l'Industrie Danoise. Je vais voir
si je peux arranger une rencontre avec Lebech dans une heure.
Dans deux heures. Elle est à un meeting à Rytterparken.
Putain, mais comment tu sais ça ?
Ils l'ont dit à la radio.
Arrange ça. Et continue d'embêter les services secrets,
je veux rencontrer les SDF.
Ouais… Il lâchera pas… C'est de famille.
- Mais il est encore là ? - Lund, je sais pas.
Que disent les services secrets
sur la menace contre le Premier ministre ?
Ils pensent que l'assassin de la ferraillerie s'apprête
à « faire quelque chose ».
Mais c'est important qu'il comprenne pourquoi j'étais pas à la cérémonie.
Écoutez, restez concentrée sur le port,
et travaillez avec les services secrets sans causer de problème.
D'accord, je fonce. Au revoir.
Très bien, ils ont trouvé le cadavre ici.
Et le SDF a vu quelque chose là.
Alors on doit chercher du côté de ces navires.
Déjà fait, on a rien trouvé.
Je pense qu'on devrait décharger les conteneurs, l'un après l'autre.
C'est Asbjørn. Il est nouveau.
C'est le dossier de Zeeland et de la capitainerie sur le navire.
Et je viens d'être appelée à la ferraillerie pour une réunion.
Il doit y avoir un endroit précis…
C'est de là que la victime s'enfuyait en nageant…
Et ça doit pas être loin,
vu que l'assassin a été obligé de déconnecter la surveillance.
Et pourquoi s'occuper d'un simple marin s'il s'en prend au Premier ministre ?
Tu peux pas l'identifier, à partir de ses tatouages ?
- Non. - Et son alliance ?
Non. Mais quelqu'un a vérifié les navires passés ici la nuit dernière ?
Ça serait pas la première fois que quelqu'un
se débarrasserait d'un passager en passant par là.
Niels Reinhardt, assistant personnel de Robert Zeuthen.
Vous avez trouvé quelque chose ?
Pas encore. Mathias Borch, nous nous sommes déjà parlés.
Voici l'inspectrice principale Lund.
La situation inquiète Zeuthen.
Il m'a demandé de vous offrir mon concours, si je le puis.
On vous a dit de reconfigurer votre système de sécurité ?
Oui, mais c'est un processus long.
La compagnie de sécurité utilise le même cryptage sur tous ses sites.
Et pour vos employés. Vous avez eu des problèmes ?
Non. Ce n'est pas dans nos traditions.
Est-ce qu'un navire aurait pu arriver sans que vous le remarquiez ?
Non, le terrain autour des quais est surveillé : capteurs, alarmes…
Où accosteriez-vous si vous vouliez éviter d'attirer l'attention ?
Nulle part, en fait. Sauf peut-être à la Sècherie, près des vieux docks.
Mais il n'y a pas de grue, donc on ne peut ni charger ni décharger.
Allons jeter un coup d'œil.
Bien sûr, aucun problème. Suivez-moi.
Suivez-nous.
La zone a été abandonnée pendant des années.
Nous avions de grands projets de construction, mais la crise…
Donc c'est repoussé.
Alors, qui l'utilise ?
Surtout les pêcheurs et les ornithologues.
C'est abandonné.
Mais comme je le disais, plus de navire.
C'est quoi, là-bas ?
Le Medea, un vieux cargo.
On l'a vendu à une compagnie lettone il y a quelques mois,
mais ils ont fait faillite.
Alors, il reste à l'ancre dans la rade.
Une fois les administrateurs prêts, il sera sans doute débité.
Il y a du personnel dessus ?
Bien sûr. Trois hommes, comme le veut la loi.
C'est Borch.
Vous avez des contacts avec l'équipage ?
Bien sûr, souvent.
Cette nuit après l'appel de détresse, et ce matin
lorsque l'on recherchait un éventuel disparu.
D'accord… Oui.
Mais nous pouvons les contacter, si vous souhaitez y aller.
Oui, merci, on aimerait bien. D'accord ?
La capitainerie peut nous prêter un bateau, il suffit de demander.
Alors : un caboteur russe a franchi le détroit
à peu près au moment de l'appel de détresse.
Merci pour votre offre, mais je ne pense pas que ce sera nécessaire.
Mais ça serait pas mieux d'aller y jeter un coup d'œil ?
- Cela n'explique pas les caméras. - Asbjørn, tu viens ?
On a vérifié, on ne sait pas s'il était sur le caboteur russe.
Et ça va prendre des jours.
Pendant ce temps, l'assassin est parti loin.
Je ne vais pas attendre juste pour ça.
- On peut pas… - Salut.
Rien que pour les ports, nous pourrions réduire les frais de pas moins de 40 %.
Et le gain en taux de change couvrira
les dépenses causées par la délocalisation de l'entreprise.
Ainsi, tout bien considéré, c'est une proposition tout à fait sensée.
C'est une présentation intéressante, mais notre accord portait sur 10 à 15 ans.
Ce qui ne serait plus le cas.
La décision finale appartient évidemment au conseil d'administration.
Mais les tendances économiques ne changent pas en une nuit.
Et si le gouvernement perdait les élections,
nous ferions face à un cabinet rouge pendant quatre ans.
Oui… Et c'est bien pour cela
que nous avons promis de soutenir le projet du gouvernement.
Robert, j'entends bien.
Votre famille possède l'entreprise depuis des générations,
et cela continuera ainsi.
J'ai dit que je ne voulais pas être interrompu.
La gouvernante a appelé, elle dit que Maja Zeuthen est allée chercher
les enfants à l'école.
Elle voulait qu'Emilie soit traitée immédiatement pour ses allergies,
et elle gardera les enfants les prochains jours.
Je vous remercie.
Robert… Soyons honnêtes.
Nous savons tous que c'est ce que souhaite le conseil d'administration.
Si le Premier ministre cède dans la journée, alors très bien,
nous pourrons repousser de quelques années.
Mais il est important de lancer le processus,
d'envoyer des signaux clairs que nous avons déjà…
Je dois vous quitter. Nous nous réunirons plus tard.
- Merci. - Tu es sûre de ne pas vouloir y aller ?
Cela passera dans quelques jours.
J'attendais ça autant que toi, mais ce ne serait pas bien.
Alors je vais rester chez moi aussi, et annuler.
On peut prévoir quelque chose pour les enfants.
Regarde, c'est Papa !
Salut. Allez les enfants, dans ma voiture.
Allez. Où sont leurs affaires ?
Non, toi tu viens là.
Allez Carl, dans la voiture.
Si tu crois qu'il est plus simple de les voir en piquant une crise…
Tu l'as vue ? Elle a des éruptions sur tout le corps.
Soit tu mens, soit quelqu'un l'a laissée
jouer avec un chat, et tu n'as aucune idée de qui c'est.
Je sais ce qu'elle fait quand elle est avec moi,
et ne pars plus avec elle comme si c'était une question de vie ou de mort.
C'est peut-être sérieux.
Si c'est une réaction allergique, ce qui n'est…
Tu fais ce que tu veux, mais les enfants restent avec moi.
Tu ne fais que t'occuper de tes affaires et de cette foutue entreprise.
- Ce sont mes enfants ! - Et ce sont autant les miens !
Tu es partie ! C'est toi qui n'est plus là.
J'ai vu le chat en jouant chez Ida.
Je ne veux pas vivre avec toi, je veux rester avec Papa.
Oui ?
C'est Reinhardt, désolé de vous interrompre.
Emilie, attends !
Comment s'est passée la réunion ?
Nous n'avons pas fini.
Attrapez Kornerup et dites-lui que je veux le voir dans une heure.
On en reparlera, d'accord ? Tu ne dois pas dire des choses comme ça.
Je rentre à 23h. Tu peux rester à la maison avec les enfants si tu veux.
J'appellerai avant de rentrer, pour que tu saches quand partir.
Oui, elles étaient très gentilles.
Merci.
Et bonne chance.
D'accord, salut.
Alors tu l'as fait…
J'aurais préféré que les circonstances soient quelque peu différentes.
En tout cas, on a des chandelles et des matelas.
Les services secrets pourraient monter la garde, non ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il est possible que les rumeurs sur Zeeland soient fondées.
Je devrais peut-être leur donner quelque chose.
Tu suggères un traitement spécial de combien ?
Suffisant pour… leur permettre d'y réfléchir à nouveau.
Donc tout le monde paie, sauf Zeeland ?
Je n'ai pas besoin de consulter le groupe pour savoir
que cela ne va pas marcher.
Et si j'offrais un ministère ?
Quelque chose dans un domaine qui t'intéresse ?
Et qu'est-ce que ça pourrait bien être, mis à part Premier ministre ?
Nous n'avons pas travaillé pendant des mois pour un tel résultat.
Cela va à l'encontre de tous les accords.
Mais ils savent aussi très bien que c'est eux qui commandent.
Si Zeeland a vraiment décidé de partir,
on ne pourra absolument rien y faire.
Toi non plus tu ne penses pas que c'est juste.
Mais j'espère que tu changeras d'avis.
Non.
J'arrive tout de suite.
Eh bien…
J'espère que votre campagne électorale continuera aussi bien.
Nous n'avons pas besoin du Parti du Centre.
Ils ne sont pas assez importants pour être incontournables.
Ce ne sera pas un gouvernement très large, mais ce sera mieux que rien.
Au moins, vous n'effrayerez pas ceux qui vous soutiennent.
De nombreuses sources chez Zeeland confirment
que Robert Zeuthen est sur le départ.
Et votre frère dit que les services secrets
ont levés l'alerte, donc nous avons le temps pour les SDF.
Préparez un discours… Finissons-en.
C'est moi. Le Premier ministre veut une conférence de presse
au retour du port, alors commencez à préparer.
On attend un commentaire du Premier ministre sur l'affaire
à son retour d'une visite au port de Copenhague.
On s'attend à ce qu'il cède aux demandes de Zeeland,
ce qui ne surprend guère l'opposition.
Tout le monde l'avait pressenti.
C'est exactement le type de politique que le gouvernement…
- Salut. - C'est Mark.
Je savais que vous ne trouveriez pas. Tourne à droite
après la maison jaune, celle qui est à vendre.
- Puis après à… - On vient pas, Maman.
Eva est malade. Vaut mieux repousser.
- D'accord. C'est… C'est sérieux ? - Juste la grippe, mais quand même.
- On se voit une autre fois ? - Ça marche.
« Félicitations pour le poste. »
Souhaite-lui un bon rétablissement. Au revoir.
- Au revoir. - Non. Attends, Mark.
Je sais… que…
Je… Je sais que je n'ai pas toujours été… très présente.
Et que… Que je n'ai pas toujours été la meilleure…
Je m'en rends compte, maintenant.
Je comprends, si tu m'en veux.
Et je comprends, si tu penses que j'ai tout fait de travers… C'est vrai…
- Maman. - J'aimerais te voir de temps en temps.
Je n'ai pas le temps pour l'instant.
Quand alors ? Demain ?
Non, demain ça n'ira pas non plus.
Choisis, alors. Après-demain ?
- J'aimerais juste fixer une date. - On peut pas tout de suite.
Une autre fois, d'accord ?
- Allô ? - Oui.
- D'accord. Tu me rediras. - Oui, plus tard.
- C'est Brix. - Lund. Vous avez un moment ?
Pas vraiment, non. Et je ne veux pas parler de ce poste.
Vous l'avez, de tout façon. Mes félicitations.
On a encore du monde sur les docks ?
Non, pourquoi ? Vous les avez rappelés.
Je vais examiner un navire de Zeeland, mais je n'ai pas le temps
de demander l'autorisation. Vous devez faire ça pour moi.
Vous parlez de quel navire ?
Vous aviez dit que ce ne serait pas nécessaire.
Envoyez aussi une équipe à ce qu'ils appellent « la Sècherie »,
je pense que l'assassin y est passé.
Lund, qu'est-ce qui se passe ?
Pas le temps maintenant. Je rappellerai.
Bon Dieu, Lund, qu'est-ce… ?
T'es sûre de toi ?
J'ai demandé à la capitainerie de contacter le navire,
mais pas de réponse.
Nom de Dieu, Sarah.
J'ai autorisé la visite du Premier ministre sur le port.
- Tu as le temps de changer. - Je peux plus…
On y va.
Dis-moi dès que tu en sais plus !
Il est temps d'aller à la conférence de presse.
Merci.
Merci à tous de m'avoir accueilli.
Merci !
Les services secrets nous bousculent.
Ils ont reçu des rapports qui les inquiètent.
On part.
Notre programme est toujours que tout le monde doit contribuer.
Mais nous avons procédé à quelques ajustements,
donc vous pouvez présenter Zeeland comme un fleuron national.
On poursuit notre projet, mais en faisant preuve
de considération pour Zeeland.
Oui, merci Karen. J'ai saisi.
J'espère bien que Zeeland contribuera encore un peu
aux compte de campagne, avec tout ça.
Et pour Zeeland ? Que va-t-il se passer ?
Nous ne sommes pas ici à cause de Zeeland.
Et si Zeeland met à exécution ses menace ?
Ils sont l'essentiel de votre projet.
Le Premier ministre doit partir, maintenant.
Gardez vos questions pour la conférence de presse.
Le point crucial…
C'est de maintenir une société
pouvant se permettre d'aider ceux qui en ont réellement besoin.
Ce n'est possible que si chacun d'entre nous contribue.
Toute la journée, vous avez demandé si le gouvernement
allait accorder à Zeeland un traitement de faveur.
Absolument pas.
Aucun traitement de faveur.
Lorsque nous disons…
Lorsque nous disons « tout le monde », cela veut dire « tout le monde ».
Nous ne pourrons permettre au pays de surmonter la crise
qu'en renforçant et en unissant la communauté.
Je suis certain que Zeeland le comprend,
et je les appelle à faire preuve de discernement.
Tout devrait se passer comme prévu, si vous faites votre part.
Je vous prie d'excuser mon retard.
J'étais à l'entreprise de sécurité. Ils iront chez vous demain.
Pourquoi ?
Votre sécurité utilise le même système que celui des docks.
Je leur ai dit de ne pas vous déranger.
Pardon, pardon, pardon.
Je devais voir ce que le Premier ministre avait à dire.
C'était presque un testament. Les habituelles banalités électorales.
Cela facilite beaucoup le choix du conseil d'administration.
Avez-vous trouvé le temps de réétudier notre présentation ?
Oui…
Je suis certain que nous avons raison de le faire.
Moi aussi.
J'ai décidé que nous nous en tiendrons au plan actuel pour dix ans au moins.
Qu'est-ce à dire ?
Vous êtes immédiatement relevé de votre poste de directeur général.
Depuis que j'ai succédé à mon père, vous avez suivi votre propre voie.
Vous n'avez plus notre confiance.
C'est une plaisanterie ?
Que se passe-t-il ?
Le conseil d'administration en a été informé.
Votre démission sera approuvée à la réunion de ce soir.
Vous ne pouvez pas faire ça. Le conseil est de mon côté.
Pas depuis qu'ils ont appris que vous étiez responsable
de la première page dans le journal.
Vous semblez avoir oublié
que nous sommes les actionnaires principaux de ce journal.
Laissez votre carte d'entrée au garde, et quittez ce bâtiment immédiatement.
Non. Contactez les bureaux du Premier ministre. Ils ont assez patienté.
Tout le monde m'appelle,
le comité de direction est convoqué pour une réunion de crise.
- Bordel, qu'est-ce qu'il s'est passé ? - Oh arrête, il a fait ce qu'il fallait.
Ils appellent tous : l'association des armateurs,
la Confédération des Industries Danoises…
Le Parti du Centre nous aurait lâché, au moindre prétexte.
Et alors ? Ce n'est pas grave.
Je ne suis pas payée pour marquer contre mon camp.
Je veux savoir ce qu'il se passe.
- Décision politique. - Politique ?
- Oui. Vous n'avez pas à approuver. - On vient de recevoir une note.
Si c'est parce que vous vous noyez dans les grands yeux de Rose Lebech…
Ça suffit, Karen.
Je veux savoir ce qu'il se passe.
Oui, Stoffer. Qu'est-ce qu'il y a ?
Zeeland vient de démentir l'article.
Le directeur général démissionne et ils publient
un soutien officiel à votre projet.
Je prépare un communiqué
louant leur sens du patriotisme et le reste devrait suivre.
Et faites-le savoir tout de suite au Parti du Centre.
Et : laissez une copie dans le casier de Ussing.
Avec toute ma tendresse.
Putain, c'était quoi ça ? Rosa Lebech, ses grands yeux ?
Plus tard, on doit partir maintenant.
Tu vas pas me dire que tu couches avec Rosa Lebech, hein ?
Je l'aime.
Tu déconnes, Kristian ?
On est en pleine campagne, on a des problèmes avec Zeeland,
il y a la crise financière, les services secrets craignent le pire.
Et toi, tu tombes amoureux du chef de notre parti de coalition ?
Tout est sous contrôle. Rosa et le Parti du Centre
me soutiendront comme Premier ministre.
Il n'y a pas de menace Zeeland, ni dans le port ni ailleurs.
Maintenant, on prend le car.
Il y a quelqu'un ?
Ils ne devraient pas être trois ?
Le troisième, on l'a trouvé à la ferraillerie.
Contacte le ponton.
Quelqu'un doit le dire à Borch.
Pas de signal.
Pourquoi quelqu'un qui pète un plomb
à cause du Premier ministre viendrait ici ?
Putain, qu'est-ce qui se passe ?
Où vas-tu ?
- Chercher du lait pour le hérisson. - Un hérisson ? À cette heure-ci ?
- Papa veut bien. - D'accord.
Attend un peu. Je brosse les dents de Carl, et on y va ensemble.
Salut. Je ne suis pas encore partie.
D'accord. Je voulais juste savoir comment ça allait.
Mieux, mais on doit mettre de la crème tous les jours jusqu'à ce que ça parte.
Je m'assurerai que cela soit fait. Qu'est-ce que tu fais ?
Je sors nourrir le hérisson.
Ouais, elle a commencé à faire ça. Je lui ai dit oui.
Oui, bien sûr. Et nous devrions décider de quel animal lui offrir.
Oui…
Fais-leur un bisou de ma part, et on en reparlera.
Oui. Salut.
Vous devriez être prudent en ce qui concerne la démission.
Kornerup a des amis au conseil d'administration.
Moi aussi.
Je sais. Mais tout de même.
Oh, en passant : j'ai vérifié pour le chat.
Le problème est résolu.
D'accord, mais la gouvernante a dit qu'il était
de l'autre côté de la clôture de sécurité. Tout va bien, donc.
Il est apparu un jour, puis le lendemain.
Mais la gouvernante est sûre qu'Emilie n'y a pas touché.
Mais, en ce qui concerne le conseil…
Il y a eu un chat à la maison ?
Oui, mais comme je le disais…
Où ?
De l'autre côté du ruisseau, mais en dehors de la clôture. Pourquoi ?
Emilie ?
Emilie ?
Emilie !
Emilie !
Emilie !
Emilie !
Emilie !
EMILIE !
Dans le prochain épisode de Forbrydelsen (The Killing) :
Un voisin a vu une camionnette blanche quitter la forêt.
Votre système de sécurité a été déconnecté pendant un temps.
Vous devez retrouver cette fille aussi vite que possible.
Qui est-ce ?
On a trouvé des marques de pneus.
Non !
Traduction anglaise IceHunter
Traduction française Ælfryd
www.addic7ed.com
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