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- Un choc puissant
a provoqué la rupture.
- Ca n'a rien à voir avec nous.
Laissez-moi le temps. - Je te donne 24h.
Laissez-moi le temps. - Je te donne 24h.
- Une zone se dessine.
- Au-dessus du chantier de l'éolienne.
- Une éolienne ?
- Vous connaissez Sylvia Melville ? - C'est ma belle-soeur.
- Vous connaissez Sylvia Melville ? - C'est ma belle-soeur.
- Vous êtes en état d'arrestation.
- Les appareils électriques cessent de fonctionner dans la zone.
- Les appareils électriques cessent de fonctionner dans la zone.
- Plonger demain ? Vous avez peur de rien.
- Ne faites rien que vous pourriez regretter.
- Papa, c'est trop dangereux. - Tu vas m'écouter !
- Papa, c'est trop dangereux. - Tu vas m'écouter !
Ne fous pas le bordel.
- Première plongée depuis 2 ans. Recherche de traces
d'un séisme sous-marin.
d'un séisme sous-marin.
- Ils sont au fond
depuis quand ?
Depuis combien de temps ?
...
...
...
...
...
...
...
...
- Ecartez-vous !
Sylvia, ne me fais pas ça ! Je t'interdis de me faire ça.
Allez !
Allez !
Halètement.
Elle tousse.
...
...
Propos indistincts.
...
- Prigent n'est pas avec vous ? - Il a été saucé, comme nous.
C'est le seul à ne pas être remonté.
C'est le seul à ne pas être remonté.
...
...
...
...
...
...
*-Bon, messagerie. Bonjour, Abigail.
*-Bon, messagerie. Bonjour, Abigail.
*J'espère que vous ne faites pas de bêtises,
*que vous n'êtes pas partie plonger.
*Je m'apprête à aller voir votre belle-soeur,
*Je m'apprête à aller voir votre belle-soeur,
*qui passe enfin à l'action.
*On croisera tout ça ce soir et on verra qui a raison.
*On croisera tout ça ce soir et on verra qui a raison.
*Et je ne devrais pas vous le dire,
*je sais, mais...
*je sais, mais...
*vous me... vous me manquez.
*Voilà.
*Bon...
...
...
...
- J'ai mis votre soeur dans un coma artificiel
pour protéger son coeur. Je vous tiens au courant.
pour protéger son coeur. Je vous tiens au courant.
- Je suis désolée. - Tu sais ce qui s'est passé ?
- Non.
Mais je vais trouver.
Je te promets.
- Vous pouvez pas entrer. - Abigail Dufay. Je travaillais
avec M. Prigent. - Je vous ai crue journaliste.
- Vous savez ce qui s'est passé ? - Pas encore.
- Et l'explosion ?
- Je peux rien dire.
- Je peux rien dire.
- OK.
Attends !
...
...
...
...
...
*Brouhaha.
*-Arrêtez ça tout de suite !
*Sylvia Melville, vous êtes en état d'arrestation
*Sylvia Melville, vous êtes en état d'arrestation
*pour dégradation de bien public.
*Huées.
*Huées.
...
...
...
...
...
...
...
- Merci d'être venue.
- Je suis là parce que Sylvia vous aimait bien, mai je sais rien.
- Je suis là parce que Sylvia vous aimait bien, mai je sais rien.
- Tu sais ce qu'elle faisait sous l'eau ?
C'était quoi,
cette action ?
- Vous travaillez toujours
- Vous travaillez toujours
avec les gendarmes ?
- Arrête. OK ?
Le gendarme avec qui je travaillais
Le gendarme avec qui je travaillais
est mort dans l'explosion.
Sylvia est dans le coma, alors parle-moi. J'ai besoin
de comprendre.
de comprendre.
- C'est pas à cause d'elle, tout ça.
- Aide-moi à le prouver.
Là, tout l'accuse.
Dis-moi juste pourquoi elle a plongé.
- Elle voulait filmer les tapis de bombes.
- Les bombes balancées par l'armée à la fin de la Première Guerre...
- Les bombes balancées par l'armée à la fin de la Première Guerre...
Pourquoi maintenant ?
- Pour prouver que ce chantier est un danger,
qu'avec les vibrations, c'est du suicide,
qu'avec les vibrations, c'est du suicide,
de construire des éoliennes au-dessus des bombes.
Elle avait raison.
- Non.
- Non.
Non. Ce ne sont pas
les éoliennes qui ont fait exploser
cette bombe.
Que se passe-t-il ? - On ne peut plus sortir en mer.
- J'ai une étude à mener... - Madame !
- J'ai une étude à mener... - Madame !
Personne ne sort.
Maintenant, circulez.
- Il y a 24h, vous vouliez suspendre la navigation.
Là, vous voulez partir en mer.
- L'explosion a été causée par un séisme sous-marin.
- L'explosion a été causée par un séisme sous-marin.
Les vibrations ont déclenché cette bombe.
On court un risque de réactions en chaîne.
On court un risque de réactions en chaîne.
- Comment ça ? - Vous avez bien compris.
Les fonds de la baie de Fécamp
sont tapissés de bombes. Si le mouvement sismique
sont tapissés de bombes. Si le mouvement sismique
s'est arrêté, on peut déminer en urgence.
Mais s'il y a un risque de nouvelle secousse,
il n'y a qu'une option. - Laquelle ?
il n'y a qu'une option. - Laquelle ?
- Evacuer la ville.
Laissez-moi sortir en mer
et faire mes tests pour ne pas perdre de temps.
et faire mes tests pour ne pas perdre de temps.
- D'abord, on interdit la mer puis on évacue les terres...
Vous parlez d'une punition divine ?
Vous parlez d'une punition divine ?
- Je suis plus dans un rapport de cause à effet.
- Même si je le voulais, je ne pourrais pas vous autoriser
- Même si je le voulais, je ne pourrais pas vous autoriser
à sortir en mer.
L'interdiction vient de très haut.
L'interdiction vient de très haut.
Mais je vais en parler à qui de droit, au plus vite.
On frappe.
- Tu voulais me voir ?
- Entre.
Comment va ta soeur ?
- J'ai pas pu la voir. J'aurai des nouvelles
d'ici 48h.
- Elle va s'en tirer, c'est une guerrière.
- Elle va s'en tirer, c'est une guerrière.
Assieds-toi.
- Sans Abi, elle serait pas là. Elle a eu raison de nous avertir.
- Oui, elle était très lucide.
C'est ce qu'on va tous faire désormais.
Tiens.
- C'est quoi, ça ? - On en a parlé.
- C'est quoi, ça ? - On en a parlé.
T'as juste à signer.
Il va y avoir des choix à faire.
Les gens de ta génération
Les gens de ta génération
me prennent pour un vieux con.
Ils veulent quelqu'un qui représente l'avenir.
Un mec comme toi. Moi, je n'ai plus les codes. Toi, oui.
Un mec comme toi. Moi, je n'ai plus les codes. Toi, oui.
- C'est pas le moment.
Non, c'est pas le moment. - Justement.
Non, c'est pas le moment. - Justement.
Je veux qu'on traverse cette crise ensemble.
J'en peux plus. Je n'ai plus l'énergie, pour ça.
J'en peux plus. Je n'ai plus l'énergie, pour ça.
- Tu as pensé à la vendre à quelqu'un d'autre ?
- Tu plaisantes ou quoi ?
Si j'ai tenu, c'est pour Abi et toi.
Il s'est passé ce qui s'est passé.
- Même avant l'accident,
- Même avant l'accident,
Abi n'a jamais voulu reprendre la suite.
- Vous en avez parlé ?
- Non. Pas spécialement, mais...
- Non. Pas spécialement, mais...
- Mais quoi ?
- Depuis le début, elle a raison.
Il y a 3 ans, elle a eu raison de partir.
Il y a 3 ans, elle a eu raison de partir.
Et moi, j'ai été lâche.
J'ai dit à Jimmy que je pouvais pas le laisser,
mais c'était pas vrai. On aurait pu partir tous les trois.
mais c'était pas vrai. On aurait pu partir tous les trois.
On aurait dû partir tous les trois.
Mais j'ai eu peur.
Je n'ai plus envie d'avoir peur.
Je n'ai plus envie d'avoir peur.
Je n'ai plus envie de passer à côté de ma vie.
Et je n'ai plus envie de me tromper.
Et je n'ai plus envie de me tromper.
Elle frappe.
- Abi...
- Tu as toujours ton bateau ?
- Tu as toujours ton bateau ?
Celui avec lequel on allait pêcher. - C'est quoi, l'idée ?
- Il est encore en état ? - Autant que moi.
- On peut s'arrêter là,
c'est bon.
Merci, André.
- De quoi ? - De ton aide.
- De quoi ? - De ton aide.
On n'a pas le droit d'être ici,
et je t'entraîne dans mes histoires.
- Ce ne sont pas que tes histoires.
- Ce ne sont pas que tes histoires.
Tu étais encore môme,
mais il y a 30 ans, un après-midi comme maintenant,
on rentrait avec les collègues.
on rentrait avec les collègues.
La pêche avait été bonne.
Une pêche comme on n'en voit plus.
Les filets étaient rangés, les frigos étaient pleins.
Les filets étaient rangés, les frigos étaient pleins.
On se voyait déjà fêter ça ensemble avant de rentrer chez nous.
On n'a pas compris ce qui s'est passé.
La tempête s'est levée, quelque chose nous a accrochés.
A part moi, aucun des gars n'est rentré, ce soir-là.
A part moi, aucun des gars n'est rentré, ce soir-là.
C'est ce jour-là que j'ai décidé de devenir sauveteur.
- Pourquoi tu ne me racontes ça que maintenant ?
- Après, j'avais cette peur d'être la cause de tout ça.
- Après, j'avais cette peur d'être la cause de tout ça.
Le Jonas du bateau.
Celui qui porte l'oeil et qu'il faut jeter à la mer
Celui qui porte l'oeil et qu'il faut jeter à la mer
pour que la tempête cesse.
- Tu crois à ces superstitions ?
- Comme tous les marins.
- Comme tous les marins.
- Ca n'a pas de sens. - Possible,
mais il y a quelque chose qui se passe dans la mer,
quelque chose qui nous échappe.
S'il y a une chance de sauver une seule vie humaine,
tout ce qu'on fait là, ça vaut la peine.
tout ce qu'on fait là, ça vaut la peine.
Brouhaha.
Brouhaha.
- Si vous voulez me parler, prenez rendez-vous
- Si vous voulez me parler, prenez rendez-vous
sur le carnet.
- Vous êtes là. - Papa, arrête.
- Désolé, j'ai pas le temps.
- Les conneries
de triangle des Bermudes, c'est ça que vous racontez à nos mômes ?
Mon gamin est terrorisé maintenant. La mer, c'est notre vie.
Mon gamin est terrorisé maintenant. La mer, c'est notre vie.
Attention à ce que vous dites.
Il crie.
- Ca va pas ou quoi ?
C'est quoi, ce...
- Viens, on y va.
- C'est bon ? - Merci.
- C'est bon ? - Merci.
- Quand j'ai vu ton regard, ce matin,
- Quand j'ai vu ton regard, ce matin,
j'ai su que tu oublierais de déjeuner.
- Les heures qui viennent vont être difficiles.
- T'en as déjà connu.
- T'en as déjà connu.
Cette fois, Julien sera là
pour t'épauler. - C'est pas sûr, ça.
Le retour d'Abigail l'a chamboulé.
Le retour d'Abigail l'a chamboulé.
Je crois pas que j'aurai la force d'affronter ça tout seul.
Je crois pas que j'aurai la force d'affronter ça tout seul.
La plupart de ces gars, je les ai connus gamins.
- Ben, t'es un marin. C'est une nouvelle tempête,
- Ben, t'es un marin. C'est une nouvelle tempête,
et tu vas la traverser.
Tu sauras trouver les mots.
- J'ai fait le maximum, et les gars aussi.
- J'ai fait le maximum, et les gars aussi.
- Tu sais pourquoi c'est toi que j'ai choisi, il y a 40 ans ?
Parce que tu étais beau, évidemment. Un vrai roc.
Mais avant tout pour ta franchise,
Mais avant tout pour ta franchise,
cette façon que tu as d'être toujours sincère,
de ne pas mentir.
Tu te rappelles quand tu t'es avancé vers moi,
Tu te rappelles quand tu t'es avancé vers moi,
dans ton petit costume ?
Tu m'as dit :
"Moi, je suis qu'un pêcheur.
"Moi, je suis qu'un pêcheur.
"J'ai rien d'autre à offrir que mon amour et ma vie."
J'ai su que j'avais trouvé celui avec lequel
je voulais passer chaque moment, jusqu'à la fin,
je voulais passer chaque moment, jusqu'à la fin,
qui soit heureux ou pas.
On a eu de la chance, on a eu beaucoup de joies,
On a eu de la chance, on a eu beaucoup de joies,
beaucoup de lumière,
et on a aussi traversé
de longues nuits.
Mais à aucun moment, tu n'as cessé d'être ce phare, pour moi,
comme pour nous tous.
Si tu savais comme j'aurais aimé être un peu plus comme toi.
Si tu savais comme j'aurais aimé être un peu plus comme toi.
Tu vas y arriver.
- Tu veux bien la mettre à l'eau ?
Là, regarde. Tu vois ?
On a des vibrations.
- Tu peux déjà les analyser ?
- Oui. Tempo régulier, faible intensité.
Je ne vois aucune trace d'activité sismique,
Je ne vois aucune trace d'activité sismique,
ce qui est une bonne nouvelle.
Attends...
C'est pas possible.
C'est pas possible.
Ca recommence. - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il y a autre chose. Ces ondes, c'est autre chose.
- Il y a autre chose. Ces ondes, c'est autre chose.
Sirène.
...
...
*-Marine nationale !
*Vous êtes en état d'arrestation !
*Vous êtes en état d'arrestation !
...
...
...
...
Propos indistincts.
- Le commandant Caldéri nous attend.
...
...
...
...
- Commandante Hélène Caldéri.
- Abigail Dufay.
- Asseyez-vous.
- Qu'est-ce que je fais là ?
- Que faisiez-vous en mer
- Que faisiez-vous en mer
malgré l'interdiction de navigation ?
- L'explosion d'hier est sans doute due...
- A un mouvement sismique qui aurait fait exploser une bombe.
- A un mouvement sismique qui aurait fait exploser une bombe.
On connaît votre théorie. Où en êtes vous ?
- Vous m'avez empêchée
de terminer mes mesures.
de terminer mes mesures.
Je ne peux pas me prononcer avant d'avoir vérifié
mon hypothèse.
- Le protocole. Je comprends.
- Le protocole. Je comprends.
Pourriez-vous nous communiquer les résultats de vos mesures ?
- Pourquoi je le ferais ?
- Bien.
- Bien.
Je vais vous demander de nous confier
vos relevés. - Quoi ?
- Nos scientifiques ont besoin d'informations.
- Nos scientifiques ont besoin d'informations.
- Quels scientifiques ?
- Les meilleurs.
On va vous raccompagner.
On va vous raccompagner.
Faites obstruction,
et je vous fais arrêter. - Suivez-moi.
Brouhaha.
- Pourquoi Dufay veut nous voir ?
...
...
- Je vais pas y aller par quatre chemins.
- Je vais pas y aller par quatre chemins.
L'interdiction de naviguer, c'est un coup dur.
Je sais votre engagement.
Je sais votre engagement.
Mais si je veux garder la boîte à flot
avec un bateau en moins...
Les gens râlent. J'ai pas le choix.
Les gens râlent. J'ai pas le choix.
- C'est quoi, ça ?
- C'est des enveloppes.
- C'est des enveloppes.
C'est des enveloppes.
- Jean...
- Patron...
Non... - Je suis désolé.
Simon.
Christiane.
- Tu peux pas me faire ça.
- Tu peux pas me faire ça.
- Désolé.
- (Comment je vais faire ?)
- Jacques.
Antoine...
Maurice.
Marius...
- C'est une honte.
- Marc...
Nicolas.
Nicolas.
Je suis désolé.
Yves.
- Tu le regretteras.
- Voilà.
Y aura des jours meilleurs,
et on vous réintégrera.
et on vous réintégrera.
Dès que la mer sera rouverte,
vous pourrez venir vous servir à chaque criée.
vous pourrez venir vous servir à chaque criée.
Je suis navré.
- C'est pas possible. - Merci, patron !
Brouhaha.
Brouhaha.
...
...
On frappe.
- Henri ?
...
Henri !
*-L'armée qui débarque, ça complique tout.
*-L'armée qui débarque, ça complique tout.
- Fais quelque chose, Laurent.
*-Il faut attendre que les choses se tassent.
- Et attendre un nouveau naufrage ?
- Et attendre un nouveau naufrage ?
J'ai capté des vibrations.
J'aurais pu aller jusqu'au bout. J'ai besoin de mon matériel.
*-C'est pas moi qui décide.
*-C'est pas moi qui décide.
- Je te demande de les convaincre de me rendre ce qui m'appartient.
Je dois trouver.
Ce gendarme, c'était un mec bien qui cherchait à comprendre.
Ce gendarme, c'était un mec bien qui cherchait à comprendre.
Il peut pas être mort pour rien.
*-Je vais voir... Mais en attendant, ne bouge pas.
*-Je vais voir... Mais en attendant, ne bouge pas.
*Compris ? - Abi !
Laissez-moi passer. *Compris ?
- Il faut que je te laisse.
- Il faut que je te laisse.
- Viens ! C'est ton père ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il a fait un malaise. Laissez-la passer. Viens, Abi.
- Il a fait un malaise. Laissez-la passer. Viens, Abi.
...
...
...
Il frappe.
Il frappe.
- Faut que je te parle.
- Je suis un peu occupé, là.
- Pardon.
Je peux repasser.
Je peux repasser.
- Je me suis fait agresser par un parent d'élève.
Tout ça me dépasse un peu.
Je préfère qu'on ne fasse plus de réunions ici.
- Les anciens venaient ici bricoler leur bateau.
C'est désert depuis des années. On sera tranquilles.
C'est désert depuis des années. On sera tranquilles.
- C'est génial.
- Waouh...
J'adore !
Il y a une prise quelque part ? - Au fond, là-bas.
Il y a une prise quelque part ? - Au fond, là-bas.
- Concernant la sonde dont tu me parlais,
ça a fonctionné ? - Oui. D'abord, il y a eu
ça a fonctionné ? - Oui. D'abord, il y a eu
des vibrations régulières
puis il y a eu un signal différent.
- C'était quoi, comme signal ? - Je sais pas.
- C'était quoi, comme signal ? - Je sais pas.
On a été interrompus par les gars de l'armée,
mais Abigail avait l'air de trouver ça important.
- Vous allez voir,
- Vous allez voir,
c'est dingue.
Regardez.
Là...
c'est la caméra du phare juste après la jetée.
c'est la caméra du phare juste après la jetée.
Là, on a la plage.
J'ai guetté, j'ai rien vu.
Par contre, on a un témoin.
Par contre, on a un témoin.
- C'est le petit Jimmy.
Que fait-il là ?
Elle frappe.
- Comment va papa ?
- Comment va papa ?
- Ca va.
On a eu plus de peur que de mal.
- Que s'est-il passé ?
- Que s'est-il passé ?
- Un coup de tension.
Avec tout ce qui se passe...
Tu entres ?
- Je venais juste prendre des nouvelles.
- Je venais juste prendre des nouvelles.
- Je suis sûre
qu'il t'attend.
Ca va lui faire plaisir, de te voir.
Ca va lui faire plaisir, de te voir.
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
- Merci.
- T'as l'air épuisée.
- C'est le travail.
- Tu devrais venir ici, je pourrais m'occuper de toi.
- Je suis pas sûre que tu sois la bonne personne pour ça.
Excuse-moi, c'est pas ce que je voulais dire.
- C'est ce que tu as dit. - Maman...
- C'est ce que tu as dit. - Maman...
- J'ai juste envie de te voir.
- C'est trop difficile, d'être ici avec vous.
- C'est trop difficile, d'être ici avec vous.
- C'est pour ça que tu es partie ?
- C'est pour ça que tu es partie ?
- Quand je suis venue te dire que j'assisterais pas aux funérailles,
tu te rappelles ce que tu m'as dit ?
C'était dans cette pièce.
C'était dans cette pièce.
J'étais perdue, et tu m'as dit :
"Tu peux pas faire ça. Qu'est qu'on va penser ?
"Tu peux pas faire ça. Qu'est qu'on va penser ?
- Tu crois quand même pas
que c'était ça, mon souci, ce que les gens allaient penser ?
que c'était ça, mon souci, ce que les gens allaient penser ?
Quand c'est arrivé, on était là, tous ensemble.
On avait besoin de lui dire au revoir
tous ensemble. Abigail...
tous ensemble. Abigail...
tu avais besoin de lui dire au revoir.
Mais t'es partie. - Je pouvais pas faire autrement.
Mais t'es partie. - Je pouvais pas faire autrement.
- Tu sais tout ce qui m'est passé par la tête quand tu as disparu ?
J'ai imaginé le pire.
J'ai imaginé le pire.
- Moi, je l'ai vécu.
...
...
...
...
...
...
...
Salut, ma Sylvia.
Salut, ma Sylvia.
C'est moi, Abi.
J'ai compris ce que tu me disais.
La colère.
Je sais que tu as raison. Ca me ferait peut-être du bien,
mais j'ai trop peur d'ouvrir les vannes.
mais j'ai trop peur d'ouvrir les vannes.
Je n'arrive même pas à pleurer.
Je n'arrive même pas à pleurer.
Si je dis ça, ils ne vont pas comprendre.
Si je dis ça, ils ne vont pas comprendre.
Ils vont dire que je suis un monstre.
Mais je peux pas.
C'est bloqué.
Si je lâche,
si j'ouvre les vannes, je me noie. Et je ne peux pas.
si j'ouvre les vannes, je me noie. Et je ne peux pas.
Tu comprends ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu voir ma soeur.
Pourquoi tu m'as jamais dit tout ça ?
- Si j'en parlais, ça devenait trop réel.
- Mais ça l'est. Qu'on en parle ou pas, ça l'est.
- Mais ça l'est. Qu'on en parle ou pas, ça l'est.
- Je ne suis pas toi. Je ne suis pas comme toi.
- C'est vrai.
- C'est vrai.
J'ai pas ton courage. - Quel courage ?
Toi, t'es encore là. Tu peux en parler.
Moi, j'ai trop peur.
- T'as peur de quoi ?
Abi...
Je suis là.
- Ne me demande pas ce que je ne suis pas capable de faire.
- Ne me demande pas ce que je ne suis pas capable de faire.
- Je ne te demande rien.
Et même si c'était le cas,
Et même si c'était le cas,
même si je te demandais
de revenir habiter à la maison,
ce serait si grave ?
Sonnerie.
- Dégage !
- Hé !
- Hé !
Je t'ai dit de faire attention.
La prochaine fois, je convoque tes parents.
Ca va ? Oui ?
T'as fini les cours ? J'aimerais te montrer
T'as fini les cours ? J'aimerais te montrer
quelque chose.
C'est toi, là ?
Jimmy...
Est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé, le soir
où tu as vu cette lumière ?
où tu as vu cette lumière ?
- Il dit qu'il était au bord de l'eau.
- Il dit qu'il était au bord de l'eau.
Il a senti des vibrations puissantes, du sol
jusque dans la poitrine.
Il a vu cette lumière.
Il a vu cette lumière.
Comme un coeur lumineux,
comme un coeur qui bat.
- Tu sais signer ?
- Tu sais signer ?
- C'est pratique, pour communiquer sans être entendue.
- Les vibrations, t'es sûr ?
Ca pourrait être
le son que j'ai entendu ?
Ce serait lié à ce qu'a capté Abigail ?
- C'est tout à fait possible.
- Il dit qu'il sait ce que c'est. - Vas-y, dis-nous.
- Il dit qu'il sait ce que c'est. - Vas-y, dis-nous.
- Il dit de laisser tomber, que c'est une idée débile.
- Il dit de laisser tomber, que c'est une idée débile.
- Jimmy, à cette heure-ci, y a pas d'idées débiles.
Il faut considérer toutes les idées avec prudence.
Il faut considérer toutes les idées avec prudence.
Mais y a pas d'idées débiles, donc tu peux nous dire.
- Il veut pas.
- C'est pas grave. - Peut-être demain.
- Abi, j'ai essayé de les en empêcher,
- Abi, j'ai essayé de les en empêcher,
mais ils m'ont dit que tu avais été prévenue,
alors j'ai ouvert la porte.
Après, tous ces militaires, là, comme ça, c'est impressionnant.
Après, tous ces militaires, là, comme ça, c'est impressionnant.
J'ai pas osé leur dire non. Tu comprends ?
- C'est pas ta faute.
J'imaginais pas
qu'ils seraient allés jusque-là.
qu'ils seraient allés jusque-là.
Je peux utiliser ton ordi ?
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
C'est quoi, ce bordel ?
- "Jacques...
"Mayol".
Faudra changer ton mot de passe, Laurent.
Fécamp,
nouvelle étape.
nouvelle étape.
Relevé des vibrations au large de la baie.
Traitement des données.
Vérifier l'intensité et le risque de réplique sismique.
Vérifier l'intensité et le risque de réplique sismique.
- Hé... Hé !
T'étais où ? Il se passe quoi ?
T'étais où ? Il se passe quoi ?
Hier, tu rentres tard à la maison.
Et aujourd'hui encore, tu disparais.
Je te cherche partout pendant des heures.
Je te cherche partout pendant des heures.
- Attends. Quelle lumière ?
- Répète. Je ne comprends pas.
- Comment ça ?
Enzo qui est dans l'eau ?
- Tu penses vraiment que c'est Enzo qui t'a répondu ?
- Tu penses vraiment que c'est Enzo qui t'a répondu ?
Ton frère... Il me manque aussi.
- OK, OK.
T'as raison.
Les gens qu'on aime, ils sont là, ils sont partout.
Mais ils sont ici.
Ils sont là, dans nos coeurs. OK ?
Tu te souviens ?
Tous les deux, on en a parlé.
Tous les deux, on en a parlé.
- Je te crois. OK ?
Vraiment.
Je te crois parce que...
moi, quand je suis dans la rue,
que je marche,
que je marche,
souvent, j'entends des enfants.
Ils crient. Ils crient : "Papa !"
Ils crient. Ils crient : "Papa !"
("Papa ! Papa !")
Et moi...
(Moi, je pense que c'est Enzo qui m'appelle.)
(Moi, je pense que c'est Enzo qui m'appelle.)
Et ça arrive aussi quand je suis à la maison.
Quand je suis seul,
je l'entends.
J'entends Enzo qui m'appelle, et ça, c'est tous les jours.
Moi, je te crois.
Moi, je te crois.
(Je te crois vraiment.)
Vibrations.
Vibrations.
...
...
...
...
...
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