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On tape � la machine.
- S'il vous pla�t.
- Tout le monde � son poste.
- Vite, d�p�chez-vous ! - Allez, allez!
M�lodie entra�nante au piano
- N'en mets pas partout ou ce sera l'accident.
- Encore 30 minutes, mais concentrez-vous sur l 'anguille.
Musique jazz
- Viens avec moi en cuisine.
On va surveiller ce que Nicolas nous pr�pare.
Je ne tiens pas � mourir empoisonn� par une journ�e aussi ensoleill�e.
- Retirez la premi�re peau.
Il faut pratiquer une l�g�re incision
sur le ventre � 6 cm de la t�te.
Puis vous �chaudez |'anguille
pour retirer la deuxi�me peau qui est huileuse.
- Salut, souris.
- �a sera bon ?
- Anguilles coul�es � la cr�me de lithin�s et geni�vre
dans des feuilles de tanaisies.
Ne me f�licitez pas, je me borne � imiter Gouff�.
Pour monsieur et son invit�.
- Nicolas, arr�tons de se parler � la troisi�me personne.
- La familiarit� n'est admissible que si on a couru les filles ensemble.
Cependant, je porte � monsieur une sinc�re affection.
- J'abandonne.
� Dans une terrine d'eau froide, laissez-les refroidir, �gouttez-les.
Si vous arr�tez de touiller, les ris ne seront pas mitonn�s.
- Je ne peux pas attraper l'anguille.
- L'anguille!
- La voil� !
-L�!
- Mince !
Je l'ai !
- L'ananas !
- Mon dentifrice a l'ananas. - Excellente id�e.
- App�tons cette b�te r�calcitrante.
- C'est pas suffisant, il faut ferrer le poisson.
Rendez-vous au frigo.
- Merci, Gouff�.
La voil�.
Vous me surprendrez toujours.
- Le talent surprend.
Trempez-la dans l'eau.
- Trop tard.
- Endormez-la avec des tomates et de la menthe.
- Merci, souris.
- Que fait Chick ?
- Anesth�sie d'anguille � la menthe.
- J'ai h�te de voir sa t�te en voyant mon pianocktail !
Je parie qu'il tra�ne dans une librairie.
"Librairie"
plus "Jean-Sol Partre".
- J'ai dit que je savais pas danser.
- Tu m'as appris le patte-�-patte.
- Mais j'allais pas danser avec une t�te pareille.
- Vous d�sirez ?
- Quoi ? - "Librairie + Partre, Jean-Sol".
- Une librairie qui vend du Partre.
Partre, Jean-Sol. Bouquins.
Lapage.
- Je les rentre.
- Librairie des philosophes.
Papeterie Petit Madame.
� Touillez...
Epicez, maintenant. Les �pices.
- Celle-l� ? - Non.
- Je vois rien.
Je ne vois qu'un reflet.
- Celle-l� '? �a '? - Non, prenez �a.
- Il est encore chez lui ?
"Chick Troskniovmatovski,
Avenue Ecuyer".
- Touillez. - Oui, oui.
- Enter.
Voil� Chick.
Regardez. Vous voyez ?
Avec la canadienne marron.
Il va encore acheter un bouquin de Partre ?
Il est gonfl�, l'animal.
Ah, le revoil� !
Cette fois, c'est la bonne !
Je vais me changer.
- Tu vas te changer aussi ?
Non, la rouge.
Tr�s bien.
Sonnerie
C'est bon, �a va !
- A�e !
- Elle n'a pas souffert.
- H�, Chick !
- Non, non, non !
Rires
Je te rendrai ton paillasson.
- �a va ? - Laisse tomber.
Viens voir mon pianocktail avant la guerre !
- �a va barder ? - Non, c'est une expression.
- Waouh ! Bonjour.
- Bonjour.
- Ton nouveau cuisinier ?
- Avocat et ma�tre � penser.
La cuisine le calme. C'est un disciple de Gouff�.
- Cher ma�tre.
- Arr�tez, Nicolas.
Suis-moi, Chick.
- Enchant�, Mister Chick et boule de gomme.
- Chick et boule ? - Myst�re et boule de gomme.
Il est compliqu�. C'est l'ap�ritif !
- Ton piano marche ?
- Tail ! Pianocktail !
- Ton pianocktail, enfin.
- Il d�passe mes esp�rances.
- J'ai eu un r�sultat ahurissant sur "Black and Tan Fantasy".
A chaque note correspond un alcool ou un aromate.
- C'est tr�s compliqu�.
- Oui, c'est tr�s, tr�s,
tr�s compliqu�.
Voil�.
- Non, laisse-moi, s'il te pla�t!
Laisse-moi essayer sur "Caravan".
Je peux y aller ?
- Bon, d'accord.
M�lodie au piano
- �a marche ? - Oui.
Voil�.
OK.
Les quantit�s varient selon les accords.
Un go�t nostalgique pour un accord mineur.
Optimiste, pour un majeur.
Et une pointe de calvados.
Attention, attention !
Non, attention !
Attention � la p�dale forte, c'est l'�uf battu.
Si le morceau est trop hot, c'est une omelette.
Il faut faire attention.
Quelques fausses notes.
- 2 ou 3 notes personnelles.
- Question de go�t. - Non.
Nicolas est remarquable. C'est tr�s original.
- Toi aussi, tu as l'air heureux.
- J'ai rencontr� quelqu'un.
Quelqu�une.
- Comment est-elle ?
- Elle est... je ne sais pas d�crire.
Elle est jolie.
- Bon sang ! C'est une Am�ricaine ?
- Non, elle s'appelle Alise.
Je l'ai rencontr�e lors d'une conf�rence.
On �tait sous l'estrade.
- �a facilite les choses.
- Elle aime Partre ? - Oui.
- J'en �tais s�r.
- Elle disait: "Moi aussi" � tout ce que je disais.
Pour faire l'essai, j'ai dit : "Vous me plaisez".
- Qu'a-t-elle dit?
- Elle a dit: "Oh", comme �a.
- L'essai a rat� ?
- Oui, mais elle est pas partie.
- Comment �a s'est fini ? - C'�tait l'heure de se coucher...
- La passion commune, c'est un peu facile.
- N'est-ce pas, Nicolas ? - Je suis confus.
La fille que monsieur a rencontr�e est ma ni�ce.
- Comment savez-vous que c'est la m�me Alise ?
- Alise m'avait annonc� sa rencontre avec M. Chick.
- Il y a beaucoup de Chick! - Non, peu.
Les r�cits s'accordent � quelques d�tails pr�s.
- Vous avez une bien jolie ni�ce.
- Il fallait le dire avant qu'elle ne soit prise !
- Je regrette, monsieur.
J'ai deux autres ni�ces � vous pr�senter.
- Jolies comme Alise ?
- Un sp�cialiste le dirait.
- Trouvons le contexte ad�quat.
- Le contexte, attendez.
Je regarde mon agenda.
J'ai quelque chose le 27.
La conf�rence, je peux l'annuler.
La f�te chez les Ponteauzanne.
L'anniversaire du caniche d�Isis.
- Vous connaissez Isis ? - Oui, tr�s bien.
On est...
Je la connais bien.
- C'est pas croyable.
Je suis le seul � ne pas...
C'est d�gueulasse, ce sentiment de solitude.
J'exige de tomber amoureux !
Vos ni�ces ont une passion ? J'utiliserai la technique de Chick.
- Elles dansent le bigle moi.
- Voil� !
- �a facilite les rapprochements.
- Oui, Duke Ellington.
Parfait, j'arrive.
- "Chlo�".
Musique jazz
- Le bigle moi repose
sur les interf�rences de 2 sources anim�es d'oscillations
et parfaitement synchrones.
- J'ignorais que c'�tait de la physique avanc�e.
- J'ai �tabli cette th�orie avec mon beau-fr�re
au Coll�ge de France.
C'est �a. Regardez, approchez.
Les danseurs se tiennent � petite distance.
Sur un air lent, on r�gle l'ondulation.
Le foyer fixe doit �tre � mi-hauteur des partenaires.
Voil�.
- Pourquoi un tempo si lent ?
- Sur un air rapide, comme le boogie-woogie,
l'effet devient rapidement obsc�ne.
On peut installer un foyer d'ondes parasites
mettant des membres en vibration s�par�ment.
Vous le constaterez avec une partenaire.
Vous vous d�brouillez tr�s bien.
Musique jazz
- Six heures ?
A tous les coups,
Chick y est d�j�.
Grognements
Le cadeau d'Isis !
Isis de Ponteauzanne... Isis de Ponteauzanne...
Isis de...
Grognements
Mais...
Musique enjou�e
Rires
Grognements
�a suffit !
Attends !
- Bonjour.
Merci pour les cadeaux.
Bonsoir, Colin. - Bonjour.
- �a va bien ?
- Bon anniversaire.
- C'est l'anniversaire de Dupont.
- Oui, votre caniche.
- Non, c'est un Jack Russell.
On l'a emmen� chez le tondeur pour qu'il soit beau.
On l'a peign� des heures.
Et trois de ses amis l'ont emmen� !
Il va revenir dans un �tat!
Il est parti depuis longtemps d�j�.
- Voil�.
- Qu'est-ce que c'est ?
C'est super !
Il va adorer! Merci !
Il est l�, en plus!
Mon Dupont d'amour!
Regarde ce que Colin t'a apport�.
Dis-lui merci.
- De rien, de rien.
Votre robe est ravissante.
On peut toucher sans se faire mordre ?
- Essayez pour voir.
Elle crie.
D�sol�e, �a me fait �a � chaque fois.
Vous voulez du champagne ? - Oui.
Merci.
Allez.
- C'est le seul exemplaire, l'original, et il m'appartient !
- Salut!
- Colin, tu vas bien ? - Oui.
- �a fait plaisir de te voir.
- Bonjour.
- Colin, mon meilleur ami.
Alise, qui est aussi
la ni�ce de Nicolas.
- Votre oncle est tr�s incarn�. Je ne ferais rien sans lui.
- Nicolas.
C'est l'orgueil de la famille.
Ma m�re ne se console pas de n'avoir �pous� qu'un juge
alors que son fr�re
a si bien r�ussi.
- J'avais raison ! C'est une Am�ricaine !
Je le savais ! Tu as chang�.
Tu as un accent �ponge.
- Elle est pas Am�ricaine. - Si !
Elle parle am�ricain.
- Tr�s dr�le.
Nicolas a s�rement des ni�ces aux USA.
Vous venez demain ?
J'ai fabriqu� un meuble
avec des rails qui servent des cocktails.
- Des cocktails harmoniques !
- Mauvaise id�e, on va pas venir. Je te connais.
- Tu vas la pianocktailiser. - N'importe quoi.
- C'est pas vrai.
Trouves-en une, que vous soyez deux et qu'on fasse quatre.
Vas-y. Bon courage.
Voil� !
Euh...
Elle, peut-�tre ? - Non, pas elle.
Non, non, non.
- Et celle en vert ?
- Elle n'est pas tr�s intelligente.
- Pr�sentez-moi � celle-l�.
- Oui, c'est bien, celle-l�.
Chlo� ?
Voici Colin. Colin, voici Chlo�.
- Bonjour. - Bonjour.
Chlo�.
�tes-vous arrang�e par Duke Ellington ?
-H�!
Vous partez sans avoir dans� ?
- Je suis nul. J'ai rat� mon gag. Je peux pas rester.
Mes oreilles doivent �tre rouges.
- C'est � cause de Chlo� ?
- Vous la connaissez ? - Elle est jolie.
Adorable.
- Allez. - Non.
- Juste regarde.
- Je disais �a parce que "Chloe", c'est...
aussi un morceau de Duke Ellington.
- Duke Ellington, le fameux pilote automobile.
- �videmment. Je suis compl�tement ridicule.
Je peux partir, s'il vous pla�t?
- Pourriez-vous rester ?
- Admettez que je suis ridicule.
- Moi aussi, alors. - Pas autant que moi.
Mes oreilles sont rouges.
- Mes mains sont glac�es.
- C'est pas ridicule, �a.
- Un petit four ? - Non, merci, Isis.
- Vous avez tort, ils sont bons.
- Qu'y a-t-il ?
- Un piquant d'h�risson !
- Oh l� l� !
Crachez tout, c'est dangereux.
Allez-y, je regarde pas.
Tenez.
�a vous remettra.
Puis-je r�cup�rer mon mouchoir ?
Elle crie.
Elle rit.
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Il ne sait pas boire !
- �a va ?
- Oui. - T'es s�r ?
Oui !
- Nicolas !
Il est arriv� ! On va danser le bigle moi !
- Bonsoir,
je suis Duke Ellington et j'ai le plaisir de vous pr�senter
un fabuleux titre que mon orchestre vient d'enregistrer � New York.
Et souvenez-vous que nous vous aimons beaucoup !
Acclamations
- Il voudrait qu'on danse le bigle moi sur moi.
- Je n'aime pas trop �a.
- Moi non plus.
- Quoi ?
- Si, mais j'ai mal pos� ma question.
- Non, c'est moi...
J'ai laiss� passer ma chance.
Je me suis mis au bigle moi justement pour cette soir�e.
J'en suis au stade de balbutant.
- Tant mieux. Balbutons ensemble.
Musique jazz
- Allez, viens. Viens !
Danse ! - J'ai pas le physique.
- Si, viens. - Non.
Musique jazz
- Tu la revois quand ?
- Qui dit que je la reverrai?
Elle a un certain rang. Elle avait bu du champagne.
Il est possible qu'elle ne me reconnaisse m�me pas.
- Tu es �l�gant, unique et original.
T'angoisse pas, tu la reverras.
J'ai trouv� une �dition pharmaceutique
du "Choix pr�alable avant le haut-le-c�ur".
- Pharmaceutique ? - Oui, des comprim�s.
Le chapitre 3. Ils l'ont mis deux fois.
Attends.
Relaxe.
Enjoy, mon Colin!
- Tout � l'heure, en d�scolarisant l'escamoteur de la hotline,
j'ai ent�rin� Lucie qui faisandait
pour la centrale folle,
c'est deudly � la patronnesse...
- Merci.
- Alors ?
Il rit.
- Stup�fiant ! - Si �a t'int�resse,
j'ai "L'Existentialisme est un rhumatisme"
en sirop.
- Non, merci !
J'ai trop peur des exc�s.
- Je ne le subordonne plus.
Ni un quintidi pass�iste.
Lucie, depuis,
ni contestant � son habitude,
de temps en temps,
elle s'arrimait de frous-frous
et se r�duisait sur les gens pour regeler la patronnesse.
Elle parodiait sans inter-signe...
- Il publie au moins cinq articles par semaine ?
�a dois co�ter une fortune.
- Douze !
C'est pas donn�, mais j'arr�te quand je veux, moi.
- Arr�te tout de suite ! - Non.
Partre, c'est une question d'engagement moral.
- Bah voyons ! Tu vas te bousiller la sant�.
- Quand tu sors de chez toi aussi...
- �videmment, il faut bien sortir de chez soi.
Je suis d�sesp�r� et horriblement heureux.
Comment la revoir ?
C'est bon d'avoir envie � ce point.
J'aimerais �tre couch� dans de l'herbe s�che qui gratte
avec plein de b�tes et des cailloux!
- Et Chlo� ? - Et Chlo�, �a para�t �vident.
Nicolas ? Comment faire pour revoir une fille dont je suis amoureux ?
- Ma voix a retrouv� vos tympans.
- Un effet secondaire du champagne. Et ma question ?
- Efforcez-vous de recueillir
par le truchement de la personne qui vous a pr�sent�
la personne qui vous manque
des informations sur les habitudes
de cette derni�re.
- Malgr� votre tournure complexe, je crois qu'il y a une possibilit�.
Il est inappr�ciable.
- Je pense que, quand il parle d'autruche...
Je pense qu'il parle d�Isis.
- Mais oui !
Nicolas va m'arranger le destin.
Profitez-en avec nous, Nicolas.
- Je ne peux m'asseoir dans cette tenue.
- Changez-vous et revenez manger cette p�tisserie avec nous.
- Je vais me changer. - Avec nous !
Nicolas, avec nous ! Nicolas !
Sonnerie
- Salut, les trous de balles.
- Enfin, vous parlez normalement.
- Je peux aussi.
- Si on se tutoyait ?
Avec le vouvoiement, on a l'impression d'�tre 4.
Je sais, on n'a pas couru les filles ensemble.
Mais avec toi, c'est pas une course,
mais un sprint.
Elles lui sautent dessus telles des m�t�orites.
- Jean-Sol de Partre, le parfum !
- Un rendez-vous avec Chlo� dans 2 heures.
Dans mon coin pr�f�r� de Paris.
Dans 2 heures !
- Mon coin pr�f�r� de Paris.
- La tour Eiffel.
- La tour Eiffel.
- La tour Eiffel.
- La tour Eiffel.
- La tour Eiffel, compliqu�.
A quel pied se retrouver ?
- Versailles. - Versailles.
- Le ch�teau de Versailles. - Versailles.
- C'est poussi�reux, j'aurai l'air ringard.
- Le forum des Halles.
- Forum des Halles.
� Le forum des Halles, 7 000 boutiques.
- Parfait, il y a tout et c'est au centre.
Je lui offrirai... un truc.
Vous avez pas dit que c'�tait en chantier.
- Le forum, c'est un trou.
- Le mus�e Gr�vin, alors ?
- Chlo�!
- Bonjour, Colin.
Vous n'�tes pas bien d�gourdi.
- �a allait mieux la derni�re fois.
Je suis d�sol� pour les travaux.
- The trou of the Halles is back again.
Les travaux ont commenc� il y a un an.
Vous venez pas souvent.
Vous vous moquez. Ce n'est pas tr�s charitable.
- Vous �tes susceptible aujourd'hui?
Vous �tes pas content de me voir ?
- Si.
Mais j'observe les signes.
- J'ai peur de l'erreur. - Vous fiez pas aux signes.
Vous vous en sortez bien.
Et je vous trouve dr�le. -Ah bon ?
J'ai presque pas parl�.
- J'adore les trous. Offrez-moi le bras.
Oh, regardez!
Allez, on essaie !
Ce pauvre grutier.
Il doit avoir faim. - Oui, allons-y.
Chanson douce
- Cette chanson vous a rien fait.
- J'aime pas trop les tubes.
- Qui a invent� le mot "tube" ?
- C'est qui ? - Je sais pas.
Vous fabriquez le silence � coups de poing ?
- Je bousille les morceaux qui ne s'appellent pas "Chlo�".
- Et les "Colin" ?
- Il n'y en a pas.
- Je peux vous en faire un.
- Qui rime ?
- Colin, Colin
Colin
Colin, Colin
Colin
Rires
Chanson douce
Oh, regardez.
J'aime la voiture, mais pourquoi la nudit� ?
C'est transparent, c'est �a ?
Comme � la piscine ?
- La transparence, c'est qu'on a rien � cacher.
- Rien � cacher, faut voir...
Et l'appareil � brosser, c'est quoi ?
- C'est que c'est plus agr�able avec la main.
J'aime pas les gar�ons qui disent des horreurs devant les filles.
- Je m'en sors pas si bien que �a.
On va dans les souterrains ?
- Avec les voli�res ? Personne n'y va.
- A part nous.
Attention � la marche.
Cris
- �a va ? - Oui.
- Colin, Colin
Colin
On ira voir les oiseaux
- �a ne rime plus.
Musique intrigante
Je peux vous parler sinc�rement ?
- A�e ! �a me fait peur.
- Je sens un poids sur ma poitrine, une pression.
Toute ma vie d�pend de cet instant.
- Celui que nous vivons ? - Oui.
- Si je le rate... - Je pense le contraire.
D'abord, on est deux.
Si on rate ce moment, on essaie celui d'apr�s.
Si on �choue, on recommence.
On a toute la vie pour r�ussir.
C'�tait un peu court.
Il geint.
Bonjour.
G�missement
Elle chantonne.
- T'es s�re que c'est bien les paroles ?
- Je me souviens plus des mots.
C'est une chanson que ma m�re m'avait �crite.
Il chantonne le m�me air.
- Ta m�re n'a pas invent� cette chanson.
- Si, c'est sa chanson. - Non.
- Il y a des micros dans toutes les pi�ces.
- Bonjour ! - Bonjour, Nicolas.
- Bonjour !
Si, je t'assure.
-H�! -Oh l� l�!
- Nicolas !
- Vous auriez tort de mollir, on va � Molitor.
- Le patinage !
- Si c'est pour faire de si mauvais jeux de mots,
on repart en vouvoyage.
Nous naviguons bien au large des c�tes du tutoiement.
- J'aime bien tes jeux de mots. - Merci.
- Chers patineurs,
patineuses et patinettes,
c'est l'heure du concours de la queue
de Mikette.
Les derni�res paroles
du gagnant seront traduites
dans 27 langues internationales.
Petit cri
Musique enjou�e
- Colin !
Attention !
- �a va, j'ai rien !
J'ai rien, �a va !
- A�e g
- Le gagnant
est une gagnante.
Ses derni�res paroles...
- �a va, j'ai rien.
- vont �tre traduites dans 27 langues.
A�e !
A�e ! Ouch !
- �a va ? - Merci.
- Ah, Nicolas !
- Je dois vous parler.
J'ose pas demander Chlo� en mariage.
J'ai peur qu'elle dise non.
- Je dois vous demander un truc.
Je voudrais �pouser Colin.
J'ai peur qu'il craigne de me le demander.
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Rien, ils font la gueule.
- �a cloche entre vous aujourd'hui ?
- Chick dit qu'il a pas assez d'argent
pour me faire vivre bien.
Il a honte de ne pas m'�pouser.
- Il n'y a pas que l'argent.
Ses parents voudront pas.
C'est une situation partrienne.
- Nicolas, comment sont nos finances ?
- Beau fixe. Il nous reste 100 000 doublezons.
- Chick...
- Attendez-moi.
- J'ai 100 000.
Je t'en donne le quart. Tu travailles et �a ira.
- A une condition.
Tu demandes Chlo� en mariage.
Si elle dit oui, moi aussi.
- Chlo�, tu veux pas...
M'�pouser ?
- Oui!
Cris enthousiastes
- La quantit� ? - Plein la chambre.
- Quel volume fait-elle ?
Tr�s mince.
Une petite branche avec des yeux noirs.
Dans une baignoire remplie, elle ne fait pas d�border.
- C'est la tension de surface.
Je parlais du volume de la chambre.
- Probablement 32 m�tres cubes.
Alors...
Des renoncules violettes.
Des dahlias orange.
Un gros bouquet de ces roses rouges.
Et un tas de fleurs blanches comme �a.
- Des an�mones ? - Oui.
Je le savais. Voil�.
- Attendez, attendez.
Je vous raccompagne ?
Non, vous �tes un danger public.
- Allez, venez.
Comme �a, on est tous ensemble.
Je me marie dans une heure.
�a avance pas tr�s vite.
- Merci.
- Vous �tes belles.
Faudrait que vous veniez avec les reflets.
- On peut les emporter ?
- Oui, Colin les a persuad�s de venir.
Et toi ?
Va voir les gar�ons au lieu de nous ausculter.
Allez, ouste !
On sait pas si c'est un gar�on ou une fille.
Mart�lements
- La transparente.
Avec les options. - Oui.
- Rendez-vous � l'�glise.
- C'est bon ? - Bah, non.
- Bouge pas.
- Oui, pas mal.
Air religieux
- �a suffit !
- Amen.
- Ce sera une belle sacr�monie.
- D�marrez au lieu de blasph�mer.
- Attendez. Regarde �a.
- Tu l'as d�j�.
- Pas reli� comme �a.
Attendez, attendez.
- Une autre fois. - Le reli�...
J'ai pas mon portefeuille.
Merci, Colin.
Sonnerie
- Oh, non!
Pas la statue ! Venez, on le s�me.
Viens, viens !
- Il �tait en mauvais �tat, je me suis pas laiss� avoir.
Brouhaha des enfants
Je me suis pas laiss� faire.
- Alors ?
- Vous avez ramen� les gallinac�s.
Bonjour, la volaille !
- Conform�ment � la nouvelle nomenclature du code th�odocien,
je marie uniquement le couple vainqueur.
- Comment? Mais c'est notre mariage.
- Prenez place dans les bobs.
- C'est notre chance.
Allez !
- Discute pas, fonce !
Coup de feu
Rires
- On peut changer le cours de l'histoire.
Si on gagne, on devient les h�ros.
Cris
Musique entra�nante
- Jetsus !
Faux d�part. J'annule tout ?
Cris
- Ils ont tout pay� ?
- J'ai re�u que le premier versement.
- Qu'est-ce que tu fous ? Faut finir le boulot.
Applaudissements
- Accroche-toi !
- Virage � droite, 200 m�tres.
-O.K!
- Ouais !
- Vas-y, Colin ! - Seigneur,
fais de moi un instrument de la paix.
L� o� est l'offense, je mets l'amour.
Pour unir, munir...
Et vernir.
- Plus vite, acc�l�re !
Allez, allez, allez l
Applaudissements
- Colchick,
acceptez-vous d'�pouser Chlolise ?
- OUI.
- C'est pas grave.
- Notre pri�re monte vers Toi, Seigneur,
pour qu'ils soient heureux ensemble.
Qu'ils soient � l'abri de la famille et du travail.
Chlo�
Colin
Colin
Chlo�
Chlo�
Colin
Applaudissements
Musique douce
- On a vu mieux comme route du soleil.
- Tu es perdu ? - Non, je suis le GPM.
La route des soleils est en travaux.
Dans le manuel, il y a une option arc-en-ciel.
- Voil� ! - L�.
- Non, attends ! - Vas-y, je t'en prie.
- C'est mon cadeau.
Et voil� !
Musique douce
Oh, non !
Pas la musique !
Nicolas ! - Nicolas, coupe !
Sinon, il va tout casser.
- Non, pas la musique.
- L'arc-en-ciel et la musique, �a va ensemble.
- Hier, t'as bien dormi ?
- J'ai raccompagn� Isis.
Et elle m'a fait boire.
Ses deux cousines ont voulu que je reste.
- Bah voyons !
- J'ai d� les mettre au lit.
Le lit d�Isis est grand.
Alors, j'ai dormi avec elles.
- Dormi, dormi...
Le lit devait �tre tr�s dur.
T'as vraiment une petite mine.
- Les soleils reviennent.
On �teint l'arc-en-ciel.
- Ce sont pas des soleils !
- Non, c'est la bonne route, lisse,
moir�e de reflets photog�niques.
Avec des arbres parfaitement cylindriques des deux c�t�s.
De l'herbe fra�che, des vaches dans les champs.
Des barri�res vermoulues, des haies en fleurs.
Des pommes aux pommiers et des feuilles mortes en petits tas.
Et de la neige
de place en place.
Et pour varier le paysage, des palmiers,
des mimosas et des pins du nord.
C'EST SOLEIL!
Musique jazz
Coup de tonnerre
- Samerlipopette !
Musique jazz
Rires
- C'est r�p� pour le pique-nique. On remballe ?
On va voir l'h�tel ?
- Je vais voir s'il y a des chambres.
Rires
- C'est ferm� ? - Non.
J'ai n�goci� avec la fille du patron.
- Laisse-moi deviner.
Bouche-toi les oreilles, Chlo�.
Elle a insist� et tu l'as sautill�e.
- Non, j'ai n�goci� le prix. - T'as d� enlever la chemise ?
- Chlo�, reviens. Tu vas prendre froid.
- Il fait un temps tr�s, tr�s, tr�s partag�.
- Excusez ma tenue, mais la n�gociation �tait tr�s serr�e.
- Ce que tu fais ne nous regarde pas.
�a fait partie de la lune de miel.
- Oui, tout est permis.
- Chlo�, tu vas pas croire ces bobards ?
Excusez cette libert� de langage.
- Tu lui parles comme � ton pote, et moi, comme � du vieux ch�ne.
Champion du monde !
Musique entra�nante
Battements cardiaques
Clameur de la foule
Musique intrigante
- Alise !
Coup de feu
Alise !
Alise !
Venez, on va passer par derri�re.
C'est par l�.
- L'homme sandwich �crit non seulement...
- Arr�tez, les filles.
Acclamations
Il arrive, vite !
- Tu te rappelles ?
- Bien s�r, c'est l� qu'on s'est rencontr�s.
C'est la duchesse de Bovouard !
- Jean-Sol Partre, vous revenez de la USA,
parmi les femmes du nouveau monde.
Quel est votre sentiment
sur la vision am�ricaine de l'�tre essentiel ?
- L�exocistose athl�tique que je reproduis est plus coinc�.
Il d�cl�ricalise que si la diff�rence ne s'expatrie pas.
Il a au moins un �trier chez qui [Exocet
pr�compte les sorts.
Un �trier s'expatrie avant de pr�cautionner d'�tre d�bloque
par aucun conceptisme et que cet �trier,
c'est l'homme-sandwich.
Ou, comme disconvient Heidegger,
la r�animation num�rale,
qu'est-ce qui simplifie ici...
- N'essayez pas de piger. On r��coutera.
- Nicolas a appel�. Il rentre demain.
- Chlo� n'est pas bien. - Qu'a-belle ?
- Elle a mal dans la poitrine.
- O� �a, aux poumons ?
- Je sais pas, dans la poitrine.
- C'est grave ?
- Nicolas ne m'a pas dit, mais...
- T'as pas demand� ce qu'elle a ? - Non.
Tu crois que c'est grave ?
- �coutez !
- L'homme-sandwich �tripe non seulement tel qu'il se concocte.
Clameur de la foule
Cris d'effroi
- Mesdames et messieurs.
Jean-Sol Partre a un probl�me de fissure.
Laissez-le passer
d�licatement.
Musique douce
- Trois grenouilles sur un rail de chemin de fer.
- O� ? - Un rail de chemin de fer.
Trois grenouilles sur un chemin de fer.
Et il y a un train qui arrive.
La 1re fait : "Attention, un..."
- Un quoi... - Un...
Rires
- Vous avez compris ?
- Oui, c'est pas mal.
Tu es en forme.
- Vous vous �tes inqui�t�s ?
Je gifle le prochain qui s'inqui�te.
- Elle a mang� la tarte ! - Bravo.
- Je sens de l'inqui�tude ou de l'assurance forc�e.
Coups
Je vais appeler Chick et Alise.
Patinage, magasinage.
- Il y a une dansette chez Bibi.
-Ah!
Oui, tr�s, tr�s, tr�s bien.
Oui, beaucoup, beaucoup...
- Tu y arrives ?
On y voit plus clair.
Tu dois frotter si fort ?
Arr�te, je vais te panser.
- 25 000 � Chick,
15 000 pour la voiture.
5 000 � la c�r�monie.
C'est normal.
C'est normal.
Qu'a-t-elle ?
- Elle a nettoy� les carreaux.
Le soleil ne rentre plus comme avant.
- C'est peut-�tre l'usure normale.
On va les changer.
- Je vais les commander au Bhoutan.
- Au Bhoutan ? �a peut attendre.
Fais des sandwiches. On part tout de suite.
- Tr�s bien.
-Oh!
- Chlo�, arr�te !
�a va?
Rires
- Vous vous �tes inqui�t�s. - Non, non.
Je me suis pas inqui�t�. - T'y as pas cru ?
Au d�but, oui. - Attention.
- Non. - T'y as pas cru.
- Non. - J'ai cru que si.
J'ai cru... Coups
- C'est lui qui s'est inqui�t�.
- Je me suis dit que tu y croyais.
- J'y croyais pas.
Je m'inqui�tais car je vous ai vu inquiet.
- C'est pas vrai. - Si.
- Je t'ai vu inquiet.
Enregistrement de Partre
�a recommence.
- Ava?
- �a va?
- Oui, et toi ?
- Salut.
- �a va, t'as bonne mine.
- Oui, �videmment.
- Colin et Nicolas m'ont soign�e. - T'es belle.
- Mes cousines ont demand� des nouvelles.
- Elles sont pas aussi fermes que toi.
- Bon, on commence par quoi ?
- On va patiner, non ? - Non, on va faire les magasins.
- On veut des robes. - Et des robes.
- On se retrouve � la Molitoir ?
- Oui, on fait vite pour pouvoir patiner.
- C'est la conf�rence de Partre � Bruxelles.
- On va patiner.
A tout � l'heure.
- �coute. - Je la connais !
- Non, tu connais pas. - Si, je la connais.
Pas � chaque fois, Chick. Et pas devant Chlo�.
- L�, juste l�.
- L'homme-sandwich �tripera d'abord ce qu'il aura promis.
- Non, Colin !
Musique jazz
- M. Colin
est demand� au t�l�phone.
Je r�p�te.
- Un type a le m�me nom que toi.
- T�l�phone pour M. Colin.
- C'est arriv� comment ?
Vous avez appel� le docteur ?
J'arrive !
Magnez-vous le bec ! - Y a pas le feu.
- Qu'a-t-elle ?
- Une syncope.
Musique inqui�tante
- �a a bien roul�, le patin ?
Combien de tours ?
- C'est pas grand-chose.
- Oh, pardon.
- C'est pas grand-chose du tout.
T'as couru comme un fou.
Je m'en veux de te faire peur. Tu m'en veux ?
- Non, pas du tout.
J'ai juste trottin� un peu.
C'est calme ici.
- Tu veux de la musique ?
- Non, �a va te fatiguer. - Mais non.
C'est moi.
Donc t'es pas du tout, du tout,
du tout f�ch� ?
- Bah non.
Pourquoi ? Pourquoi f�ch� ?
- De t'�tre mari� avec moi.
- Non. - T'es s�r ?
- Oui.
Et toi ?
- Je suis s�re aussi.
T'as vu ?
- La musique arrondit les pi�ces.
Rires
Elle tousse.
Tousse pas, ma Chlo�.
- Colin ! Colin!
Colin !
Colin ! Colin!
- Chlo�!
Sonnerie
- Cher docteur.
- Oui, je suis le m�decin.
- Vous tombez � pic.
Go�tez-moi �a.
-Oh!
- �a d�cape, hein ?
�a va aller pour l'examen ?
- Un confr�re va avoir un second regard sur la malade.
- Venez avec moi.
Par l�. Vous descendez trois �tages.
Et vous tournez � droite.
- C'�tait le docteur ?
- Il faisait jeune, je m'en suis d�barrass�.
Il m'envoie un confr�re avec plus d'expertise.
Sonnerie
- C'est moi qui ouvre.
- Bonjour. Dr Mangemanche.
- Bonjour. - Excusez le retard.
J'ai port� secours � un confr�re qui vomissait.
Qui d'autre est malade ?
- Ma femme. Par ici.
Faites attention en entrant. C'est rond.
- Vous avez jou� du Duke Ellington ? - Oui.
�a vous le fait aussi ?
- Partout. Vous connaissez "Slap Happy" ?
Il chante la m�lodie.
Elle reprend la suite.
Vous connaissez. Bougez pas, j'arrive.
- Comment allez-vous ?
- Apr�s 60 ans, si on n'a pas de douleur, on est mort.
- Vous n'avez pas 60 ans. - Je m'y pr�pare.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Chlo� a eu...
deux syncopes.
- Une et demie. Colin s'inqui�te.
- On met �a.
- Elle tousse pas mal aussi.
- 13,8. C'est bien.
Vous entendez avec de si petites oreilles ?
�a va.
Parfait.
C'est parfait.
- Le d�boutement est la seule chose attendue lors du d�lib�r�.
Sinon, j'en r�f�rerai aux juges pour pr�judice moral.
N'h�sitez pas � me rappeler.
- Ton docteur, il est pas un peu...
- Croyez-moi, il est tr�s cal�.
Petits cris de Chlo�
Ce toubib est une tuerie !
Ne vous fiez pas aux apparences. Regardez.
Je l'ai minitel�.
Il ne laissera pas passer un cas si c'est...
-Oh|�|�!
- Grave ?
Qu'a-t-elle ?
- Une musique bizarre dans le poumon.
- Une musique bizarre...
Il chante.
- J'arrive pas � suivre le rythme.
Il faut que vous passiez au cabinet pour des examens plus pr�cis.
En attendant, je vous prescris du xytrol...
Excusez-moi, je ne le prescris pas souvent.
Il est tr�s difficile � prononcer.
L'�crire, c'est plus simple.
- Demain ? - Oui, bien s�r.
Passez � mon cabinet. Il y a l'adresse l�.
Voil�.
Vous avez une tr�s jolie femme.
- Oui.
Mais elle a mal.
- Vous m'emb�tez. Tenez, je vais vous consoler.
Regardez.
�a, c'est la mienne.
Il �clate de rire.
Voil�. Vous �tes tous les m�mes.
Elles ont besoin d'�tre belles ?
- Mangemanche a dit qu'ils fermaient pas le midi.
- OK, tiens.
Tu vas les avoir, tes m�dicaments.
Salp�tri�re !
Fracas
- Que puis-je pour vous ?
- Ex�cutez cette ordonnance.
- Bien s�r.
- �a va?
Cr�pitements
- Que leur donnent-ils � manger ?
- Des carottes chrom�es de l'usine.
Colin, regarde ce manuscripte.
C'est introuvable. C'est unique.
M�me pas dans une pharmacie, tu le trouveras.
- Marie-toi avec Alise. C'est vexant pour elle.
- C'est qu'elle n'a pas du tout...
- On a tous des probl�mes d'argent. - Je sais.
- Il te reste combien ? - Je sais pas. 3 200...
- Sur les 25 000 ? - Oui.
- C'est pas vrai ?
- Tout est pass� en Partre ? - Oui.
Pourquoi tu me demandes �a ?
Peut-�tre qu'Alise s'en fout qu'on se marie.
Elle aime Partre aussi. Elle est tr�s heureuse.
Fais gaffe. C'est dangereux !
Explosion
- Parfois, le lapin l'emporte sur l'acier.
Il faut le supprimer.
Quoi qu'il en soit, voil� vos m�dicaments.
Attention. C'est tr�s actif.
- C'est contre quoi ?
- �a peut �tre beaucoup de choses.
Une plante ordinaire n'y r�siste pas longtemps.
- Une plante ?
- Ne d�passez pas la dose prescrite.
- Je ne vais pas quitter Alise.
- �a te regarde, apr�s tout.
- C'est la vie, quoi.
- Non, c'est pas la vie.
- Colin...
- Je suis forc�e ?
- On saura ce soir. Sois raisonnable, prends la pilule.
- C'est pas vrai. Faut pas �tre raisonnable.
Oh l� l�!
Elles ont une sale couleur.
�a sent mauvais et elles remuent. �a doit vivre � l'int�rieur.
- Pas longtemps avec l'eau que tu bois.
- Et si c'est un �uf de poisson ?
- �a te fortifiera.
- �a y est, �a va recommencer.
- Reste calme.
- �a fait tr�s...
tr�s,
tr�s...
- Moi aussi, j'ai tr�s... Moi aussi.
- Si t'as mal, c'est pire. - Non, j'ai pas mal du tout.
- Serre-moi contre toi.
�a fait longtemps qu'on n'a pas couch� ensemble.
- C'est contre-indiqu�.
- Mangemanche est jaloux. C'est indiqu�, je suis ta femme.
Pas que sur la figure.
Je suis ta femme !
Tu veux plus de femme ?
- Arr�te.
Musique douce
- Oh oui...
Oui, encore...
Tes embrassades m'ont remise d'aplomb.
- Tu vois ? �a ne peut pas �tre grave.
On ira plus souvent se promener ensemble.
- �a sent bon, les arbres.
- S�r. C'est le printemps.
- J'ai dit un truc banal, c'est �a ?
- Non, pas du tout.
Dire "c'est le printemps", c'est banal.
- Le concours de la phrase la plus banale.
- Non, le truc incroyablement normal.
- Ah oui ! Ces immeubles sont
incroyablement tout ce qu'il y a de plus banal.
Elle tousse.
- �a va, hein ?
- Non, en fait, on dit exactement tout le contraire.
- Le contraire de quoi ? - De ce qu'on dit.
Comme...
Cet arbre est magnifique !
On va le couper.
-Ah oui!
Ne tousse pas.
Sonnette
T'as vu ?
Le b�timent le plus impressionnant du secteur.
- Et alors ? - C'est le plus cal�.
- Ou le plus connu.
- Cal�. - Connu.
- Connu, connu, connu. - Cal�, cal�, cal�.
- Connu, connu, connu. - Cal�, cal�, cal�.
- Comment allez-vous, Chlo� ?
- Bien, je crois.
- Et ces pilules ?
� �a va.
- Quoi ?
Non, elles �taient horribles !
Elles te faisaient souffrir.
- C'est ennuyeux.
Excusez-moi, asseyez-vous.
Tenez-moi �a. Asseyez-vous, Chlo�.
- Je reste debout. - Moi aussi.
Non, je m'assois.
Voyez-vous, Chlo�, M. Colin...
Chlo�, vous avez quelque chose au poumon.
- Quelque chose !
- M. Colin ?
- Attends...
- �a va ? - Oui.
- Quelque chose dans le poumon pour �tre exact.
Le droxylophomase que je vous ai prescrit l'a fait r�agir.
Je vous fais peur.
Si, je vous fais peur. Suivez-moi.
On va regarder ensemble.
Ne bougez pas.
Musique douce
- Merci. - Au revoir.
- Qu'est-ce qu'elle a ?
- �a pouvait pas �tre pire.
Pardon, je suis un monstre.
Il y a rien de pire que de te voir malade.
On va te gu�rir.
- Dites-moi ce qui se passe. Je veux faire quelque chose.
Je suis pas le mari, mais je fais partie de l'�quipe.
On va tous s'y mettre.
- Chlo� a un n�nuphar dans le poumon droit.
On l'a vu.
Il est assez grand.
Mais on devrait en venir � bout.
- �a fait si mal quand il bouge.
- Il faut mettre des fleurs autour du n�nuphar pour lui faire peur.
- Non, pour le faner. - Pour le faner.
- C'est une bonne m�thode.
Mangemanche est cal�. J'arr�te pas de vous le dire.
- Il ne faut pas qu'elle boive.
- Quoi ?
Rien ?
- Non, de l'eau.
Juste deux cuiller�es d'eau par JOUI�.
- Deux cuill�res par jour, c'est tout ?
- Non, c'est pas tout.
Je vais devoir travailler.
Musique jazz
- Vous savez de quoi il s'agit? - Non.
- Moi non plus. Je vais demander au sous-directeur.
Arr�tez de gesticuler.
Oui, ici, maintenant, tout de suite.
Apportez le dossier 226.
Ne m'approchez pas.
- Je n'ai pas boug�. - Oui, on dit �a.
- Le 226.
- Vous avez cass� une chaise. - Vous savez les r�parer ?
- Je pense.
Vous cherchez un r�parateur de chaises ?
- Vous vous asseyez par terre pour travailler ?
- Il ne doit pas travailler souvent.
Il travaille pas souvent.
- Non. Rires
Vous �tes un gros fain�ant, voil�.
- On n'a pas de travail pour un fain�ant.
- Ni � lui ni � personne d'autre.
- Donnez-moi pas de travail, je suis fain�ant !
C'est ce que je ferais � votre place.
- C'est �a, vous voulez peut-�tre remplacer monsieur le directeur.
Il pouffe de rire.
- Allez, d�gage !
- Me touchez pas. - D�gage !
- Vieux connard !
- Clochard !
Musique intrigante
- Excusez-moi.
Excusez-moi.
- Je vais vous aider.
- Vous ralentissez la cadence !
- J'ai pas fini ma phrase !
- On va pas laisser faire �a. C'est d�gueulasse.
Cris de protestation
- L�chez-le !
Sir�ne de police
On frappe � la porte.
- T'as pris un sacr� coup de vieux.
- J'ai toujours 32 ans.
- Fais voir ton passeport ?
47 ans.
- La maladie de Chlo� nous a mis un coup.
T'es tr�s belle. - C'est le tailleur.
Chick me l'a offert.
- Tu vois, il te fait des cadeaux.
- La duchesse de Bovouard a les m�mes mesures que moi.
Chick voulait un papier de Partre qui �tait dedans.
- Il te va bien, quand m�me.
- Mais le mieux,
c'est �a.
C'�tait dans l'autre poche.
J'en ferai un collier.
- �a va te piquer le cou.
- A�e g
Chlo� ? - Ici.
- T'allumes pas ? Il fait sombre.
- Y a rien � faire. Essaie.
Heureusement, je suis pas toute seule.
Il est adorable. - Oui.
Retourne dans les fleurs.
Il grandit toujours ? - Le n�nuphar ? Non.
Je crois qu'il va partir.
J'ai tellement soif.
- Si je t'embrasse, �a t'aidera ?
- Peut-�tre. Essaie.
T'as les l�vres fra�ches.
C'est quoi, ce truc qui gratte ?
- Un cadeau de Chick.
Dis-le si je fais m�m�re.
Regarde-moi ce clo�tre !
- Tu fais Simone.
- Tata Momone !
Elle tousse.
- Tu aimes toujours Chick ? - Oui.
- Et lui, il est amoureux ?
- Je sais pas.
Il est amoureux de ses livres.
Si j'�tais pas mari�e avec Colin, j'aurais voulu que tu vives avec lui.
- C'est normal ? - Oui, c'est le traitement.
Je reste comme �a jusqu'� ce qu'elles fanent.
Et voil�. Tu vois, �a va vite.
- Faut les changer sans arr�t. - Oui.
Colin se ruine pour moi.
Il me paie un s�jour � la montagne. Je pars demain.
Lui, il reste ici pour travailler.
Merci.
- Je te promets de ne pas m'inqui�ter.
Je vais rater mon quai. - Au revoir.
Reviens ! Viens, viens !
Nicolas, je dois te dire quelque chose.
Mais jure de ne jamais le r�p�ter.
- Bien s�r. Compte sur moi.
C'est quoi, ton secret?
- Promets-moi de t'occuper de Colin.
Ne lui dis pas ce que j'ai dit. - Promis, jur�. Au revoir.
Tu lui dis rien.
Musique m�lancolique
- On ne nettoie plus. �a revient de l'int�rieur.
- Je peux pas en venir � bout.
Elles sont r�sistantes. C'est incroyable.
L'acide nitrique les a noircies.
Mais �a suffit pas.
- Tu y arrives ?
- C'est du Gouff� ?
- Gouff�, c'est pour les snobs.
- Dis la v�rit�.
- La t�l� et le four ont fusionn�. Gouff� a r�ti.
Mais je m'en sors bien sans lui.
- Chlo� va mieux. L'air de la montagne l'aide.
Musique douce
J'ai re�u les honoraires du docteur. C'est raisonnable.
J'ai presque plus de doublezons.
- Ton niveau de vie a baiss�.
- Si on doit op�rer Chlo�...
Les choses vont mal. Nicolas vieillit � vue d'�il.
- Le dessert.
- Je devrais te renvoyer. Ici, tu baisses.
Tu as vieilli de 10 ans en 8 jours.
- Non. 8 ans en 10 jours.
- Les Ponteauzanne cherchent
un cuisinier.
J'ai sign� pour toi.
- C'est d�gueulasse de ta part.
J'ai l'impression de foutre le camp.
- T'as cram� Gouff�, tu t'habilles et tu te rases plus.
- Je me rase plus car �a pousse plus.
- Va chez eux. Reprends tes bonnes mani�res.
- Et Chlo� ?
Qui va s'en occuper ? - Moi.
Je vais vendre le pianocktail.
- Tu seras bien avanc�.
Je ne suis plus dans le coup.
- Si, c'est l'atmosph�re d'ici qui t'�crase.
Pars, je te dis. - Non, impossible.
Je reste.
J'ai promis.
- T'as rien promis !
Bon sang ! Tu d�m�nages !
J'en ai assez de te voir. Casse-toi !
Casse-toi !
- Je suis d�sol�.
Donnez-moi des nouvelles de Chlo�.
La porte claque.
- Je vais vous payer un bon prix
pour ce piano-coucou-cocktail.
Fumant, buvant
Buvant
Ne pensant jamais
Au lendemain
Nonchalants
- Ne pensant jamais
Au lendemain
Nonchalants
- 98,58 %, sous-ensemble B.
95,25 %, sous-ensemble D.
98 %, sous-ensemble E.
89,90 %, sous-ensemble F.
98,56 %, sous-ensemble G.
- Tout � l'heure, en d�scolarisant l'escamoteur de la hotline,
j'ai ent�rin� Lucie qui faisandait
pour la centrale folle, c'est deudly � la patronnesse
tout en enceintant les marcheurs.
La patronnesse parodiait
et par fratrie court-circuit�e...
Et se r�duisait sur les gens pour regeler la patronnesse.
- Vous avez l'heure ?
- Votre production a baiss� de 0,7 %.
Vous �tes renvoy�.
Votre rempla�ant est l�.
Tenez, mettez �a.
La secr�taire va vous donner vos 110 doublezons.
- Ils vous ont pas loup�e.
Vous pouvez vous mettre sur le ventre ?
- Ils l'ont retir� par l� quand il est mort.
- Il faisait quelle taille ?
- Un m�tre, je crois.
Avec une grosse fleur de 20 cm.
- Pas de chance. Cette taille-l�, c'est rare.
- Les autres fleurs l'ont fait mourir.
Surtout celle de vanillier vers la fin.
- �a a laiss� des traces.
Le poumon droit est arr�t�.
- �a g�ne pas, si l'autre est bon.
- Faites attention de rien attraper � l'autre.
- Comment je peux �tre s�re de rien attraper ?
- Qui a dit que vous attraperiez
quelque chose � l'autre poumon ?
Faites attention, c'est tout. - Oui.
Merci, docteur.
- Excusez-moi.
D�sol�, faut qu'elle reprenne le traitement.
Et aussi...
Je crois que je me suis tromp�.
Je vous rends une partie
de votre argent.
Musique m�lancolique
- L'annonce passe depuis un mois sans r�sultat.
C'est un travail assez dur.
- Ah bon ? Pourtant, c'est bien pay�.
- �a use. Je ne sais pas si �a en vaut le prix.
Mais je vais pas d�nigrer mon administration.
Pour que les fusils � protons poussent,
sans distorsion,
on a constat� qu'il faut de la chaleur humaine.
Il siffle.
Coup de feu
D�shabillez-vous.
Il faut v�rifier que les glands
sont bien huil�s.
Il faut les passer dans la terre
au niveau de la rate, du foie et des organes s�cr�tifs.
Vous restez comme �a pendant 24 heures.
- On peut pas faire autrement qu'avec des hommes ?
- Les femmes n'ont pas la poitrine assez plate.
Voil�. Encore une chose.
Quand vous entendez ce signal.
Il siffle.
Tournez la t�te.
Pour �viter les torticolis.
Musique inqui�tante
- Chlo�, regarde qui t'apporte des fleurs.
- "Chlo�, regarde qui t'apporte des fleurs !"
Ah, c'est gentil !
Madame Davis, merci.
- C'est � votre mari que je les dois, ces fleurs.
- On va les mettre l�.
- On les coupe. - Non, on les garde en pot.
Elles vivront plus longtemps.
- C'est la m�me chose chez moi.
Mais je crois que c'est une impression.
En avan�ant dans la vie,
les espaces paraissent plus petits.
Au revoir. Je vais pas m'�terniser.
- D'accord.
- Portez-vous bien, madame Chlo�.
- C'est un peu d'irritation qui reste.
- Non, c'est l'autre poumon.
- J'ai fait tomber les pilules. - O� �a ?
O� �a?
- Tu les trouveras pas. - Si.
C'est pas grave.
Je vais en acheter. Il n'y en avait plus.
- Je sais.
Pourquoi il est parti, Nicolas ?
Musique douce
- Quoi ? - J'ai entendu un bruit.
- C'est rien.
Mme Davis a d� se cogner.
- Elle est partie depuis longtemps.
- Alors, casse la gueule au bruit et reviens.
- Chick ?
Chick, arr�te !
Chick a besoin d'argent. Il faut l'aider.
- Quelle saloperie !
- C'est pas de sa faute. - Je parle de Partre.
- Elle rentre plus.
- Quand elle tourne, elle a une id�e. Viens!
Vite !
Elle a le double des cl�s dans sa maison.
Musique intrigante
- Non, laisses-en pour toi. - Pourquoi ?
Pour ma tombe ? C'est � �a que tu penses.
- Tu vas gu�rir. Arr�te !
- Tu n'y crois pas une seconde !
Avec ta t�te grise, tu ferais perdre espoir
� un nourrisson.
Mon pauvre, t'as aucune force.
Au moins, Chick,
il va au bout des choses.
Toi, tu t'�miettes en chemin.
Musique triste
Il hurle.
Musique m�lancolique
- Tu pourras me pardonner ?
Je t'aime tellement et je vais te perdre.
- Je comprends pas, �a marchait bien, au d�but.
Vous me gardez pas ?
- Que voulez-vous que je dise ?
Genevi�ve !
- Je comprends pas.
Vous pouvez pas vous en servir ?
- Pour l'arm�e de couilles, peut-�tre.
Allez-y, tirez.
Tirez, bon Dieu ! - Je peux pas !
Il m'a rien fait.
A�e !
- Pas un pour rattraper l'autre !
Sonnette
- Tu dors pas dans ton lit?
- Mais si.
Je me suis lev� trop t�t.
J'attendais qu'il soit l'heure d'y aller.
Et je me suis rendormi.
- Chick m'a mise � la porte.
- Vous vous �tes disput�s ?
- Non.
- Il a mal compris ce que tu as dit.
Tu lui expliqueras. Il t'aime toujours.
- Non. - J'en suis s�r.
Tes cheveux.
Ton visage.
- Qu'est-ce qu'ils ont?
- Je suis sale. - Je m'en fous.
Musique douce
Sonnette
- Pourquoi c'est lui que j'aime ?
- Parce que c'est Chick.
- C'est plus le m�me Chick. - Mais si.
Ce sont les choses qui changent, pas les gens.
- Ah ouais ?
- Attends, Alise.
Que fais-tu avec ce sac ? - Je rentre chez moi.
Il faut un sac pour d�m�nager. Laisse-moi !
- Non, je dois y aller aussi.
J'ai un nouveau travail. Horrible.
- Quand Chlo� sera morte, t'arr�teras.
- Tu dis des choses d�gueulasses ! C'est pas ma faute !
- Tu m'as �nerv�e avec ta phrase.
Va travailler pour sauver Chlo�. Je vais sauver Chick.
- La continuation perp�tuellement �vaporable de l'�nergie
apte pour soi et le rattrape aux �trennes
sans se laisser salarier. C'est ainsi
que nous normalisons la factoterie du pour soi.
Cette factoterie
perp�tue la disconvenance de la direction qui l'�trenne.
- Poussez-vous, les gars.
Regardez-moi celui-l�.
Imp�ts non pay�s.
Consommation de denr�es illicites, passage � tabac.
On le cueille, il est m�r.
Tape le mandat.
Sir�ne de police
On frappe.
- Je n'ai besoin de rien. D�guerpissez.
- Je travaille pour l'administration.
- L'administration ? Que veulent-ils ?
- On annonce les malheurs en avance.
Demain...
Vous allez vous casser le col du f�mur.
- Quoi ?
- Quelqu'un pourra vous accompagner � l'h�pital ?
- Vous en �tes d�j� l�. - Oui.
Vous vouliez me parler.
- Faut pas le publier.
- C'�tait emb�tant � �crire- J'ai une crampe.
- Chick a d�pens� tout son argent.
- Il est libre. Il a fait son choix.
- Moi aussi, je suis libre.
Il m'a quitt�e, je vais vous tuer.
Vous voulez d�faire votre col ?
- Vous admettrez que...
Je ne peux me rendre � un tel argument.
Sir�ne de police
Cris
- Ne partez pas.
- Levez les filets de trois poulets et pr�parez-les comme il est dit.
Et finissez avec les os des cuisses.
- Nicolas. On a assassin� Partre...
Au Caf� de Flore. Une femme avec un arrache-c�ur.
- L'arrache-c�ur ?
C'est Alise.
Je dois la retrouver.
Je vais l'amener ici pour lui remonter le moral.
- Je te rappelle.
- J'ai un truc pour Chick.
- Il n'ach�tera plus rien.
- Votre pince � sucre.
- Vous ne m'aurez pas !
- On appuie, chef? - Non, on prend ses livres.
- Non, pas les livres.
Pas les livres, non !
- L'ordre dit "violation de domicile".
Violez !
Appuyez, Douglas.
Et merde !
Dans l'autre sens, imb�ciles !
Pas sur moi, n'importe o�.
Musique douce
Inutile de pi�tiner soigneusement.
L'immeuble est en feu.
Sir�ne des pompiers
Musique inqui�tante
- Chick, Chick!
Alise !
Alise !
Alise !
Alise !
Alise !
Alise !
Musique douce
- Nicolas !
Tu reviens habiter ici ? - Oui.
- Promets-moi de ne plus partir.
- Jamais.
Elle tousse.
Musique m�lancolique
Musique m�lancolique
- Chlo� est morte.
- Vous d�sirez sans doute une belle c�r�monie.
- Oui.
- Je peux faire quelque chose de bien
dans les 2 000 doublezons.
- J'ai 20 doublezons. J'en aurai un peu plus.
- Une c�r�monie de pauvre, alors.
- Je suis pauvre.
Et Chlo� est morte.
Vous savez ce que c'est de dire "Chlo� est morte" ?
Dites-le : "Chlo� est morte."
- Je peux le dire ? Chlo� est morte.
- �a me d�range moins
que : "Je suis pauvre."
Vous devriez vous adresser � Dieu, mais...
On va pas le d�ranger pour une si faible somme.
Pour 200, vous aurez le Bedon et le Chuiche de votre c�t�.
- Je ne peux pas. Mon travail ne durera pas.
- Disons 150.
Le Bedon et le Chuiche contre vous,
mais ce sera mieux que sans nous.
Sinon, on sera oblig�s de vous arr�ter.
Veuillez signer le papier.
Ce sera une c�r�monie infecte.
Musique intrigante
- Attendez !
Chanson dissonante
Musique m�lancolique
- Colin, Colin.
Viens.
- Allez, viens.
Reste pas l�.
Musique douce
- Je suis par terre, aux haricots
Je suis dans l'eau
- Arr�te ! Arr�te !
- Et plouf !
Musique m�lancolique
Coup de feu
Sonnerie
Musique m�lancolique
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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