All language subtitles for Zorro.FR.2024.S01E07.FRENCH.1080p.WEB.H265-FW_track3_[fre]

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Original subtitles

Je vous assure qu'elle vous trompe avec...

Sortez !

[Don Diego] Mon amour,

je ne suis plus l'homme qu'il te faut.

[musique triomphale]

Tu peux pas tourner plus vite ?

- [Gabriella] Diego me manque. - Ben, il est parti !

[Nakaï, chuchotant] J'ai prévenu Zorro, mais il s'en fiche.

[la musique devient trépidante]

Zorro n'est pas mort. Qu'est-ce que vous avez tous avec ça ?

- Ah bon ? - Oui, rien ne le prouve.

Son corps a été retrouvé.

[Gabriella gémit]

Zorro ? C'est toi ?

Son fantôme.

[Don Diego] Regarde,

les gens m'aiment.

[la musique ralentit]

Je l'ai bien mérité.

Les gens m'aiment et je l'ai bien mérité.

[la musique s'arrête]

[ronflement]

[des oiseaux chantent]

[il ronfle]

[il ronfle]

[il ronfle]

[ronflement bruyant]

"Qui est Zorro", de Julie Roué

♪ Entendez-vous au loin le galop ♪

♪ D'un étalon à toute vitesse ? ♪

♪ C'est le beau, le grand, le svelte Zorro ♪

♪ Qui vient sauver Los Angeles ♪

♪ La lune est sa seule complice ♪

♪ Quand il se faufile avec adresse ♪

♪ Un bandit attaque ♪

♪ Il l'esquive sans même froisser sa veste ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Derrière le masque, Un homme, un dieu ♪

♪ Ou un brigand ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Un chevalier moderne Qui fait régner la justice ♪

♪ Sans jamais verser le sang. ♪

[la musique s'arrête]

[bruit de couverts] [un cheval hennit]

[Don Diego chantonne]

Merci.

[ses pas s'éloignent]

[il siffle un air]

[une porte se ferme]

[Don Diego chantonne]

J'ai rêvé de Zorro.

Ouais, moi aussi.

[bruits de mastication]

Il nous manque, cette vieille canaille, hein.

Tu vois,

malgré tout ce qu'il m'a fait,

ben, je suis en paix avec lui.

[il rit]

Je suis comme ça.

[bruits de mastication]

Qu'est-ce qu'il y a comme toiles d'araignée, là !

Je vais dire à Belinda, quand même de...

nettoyer tout ça.

Elles reviennent toujours à cette période.

Elles s'invitent.

Elles pensent qu'on les voit pas, mais...

Diego est là.

[il rit]

[musique solennelle et intrigante]

Ça va, Sergent ?

Très bien.

Très, très bien même.

J'ai une nouvelle théorie sur Zorro.

On va lui mettre la main dessus, ce coup-ci.

Mais, Sergent...

J'y ai passé toute la nuit, j'ai relu tous les témoignages.

J'ai aussi observé les gens à la levée du corps,

qui est venu, qui est pas venu.

J'ai pris beaucoup de notes.

Du coup, faut que...

Faut que j'analyse tout ça, mais...

Sergent, euh...

Zorro...

est mort.

[le garde bégaie] Donc... enfin...

Conséquemment,

ce n'est peut-être plus la peine de le chercher.

Mais non, bien sûr.

D'autant qu'il finit toujours par ressurgir

au moment où on s'y attend le moins.

[ambiances de la rue]

[le plancher grince]

Vous pourriez peut-être prendre un peu de temps pour vous, chef.

[des oiseaux pépient]

[sa chaise grince]

[le cheval hennit] [musique intrigante]

[la musique devient dramatique]

[la musique s'arrête]

[le vent souffle]

[Gabriella crie]

[son cri résonne dans les montagnes]

[elle respire fort]

[musique dramatique] [Gabriella respire fort]

Señora, qu'est-ce...

[il gémit]

Vous pouvez pas rentrer ici.

Je dois parler au sergent.

Il est en congé, señora .

[elle respire fort]

Mais vous avez pas le droit d'être là, hein...

[la musique devient intrigante]

Señora ?

[garde] Mais, euh...

[garde] Señora, c'est interdit de...

[l'autre garde, chuchotant] Elle peut pas rester là.

[le garde bégaie] Euh... Señora , c'est formellement interdit de...

[la musique s'arrête]

[de la vaisselle tremble]

Maintenant, tu vas parler, mon petit père. Si, tu vas parler.

[criant] Si, tu vas parler !

Arrête de me prendre pour une idiote.

[sa voix tremble] S'il te plaît.

Je voudrais que vous arrêtiez tous de me prendre pour une idiote.

[Gabriella respire fort] [musique intrigante]

[il prend sa main]

[la musique s'arrête]

Tout ça sous mes pieds.

[musique triste]

Dans ma propre maison.

[chuchotant] Je le connais pas du tout, en fait.

Tu savais tout, n'est-ce pas ?

Il m'a manipulée tout ce temps...

Il m'a poussée à la faute,

et forcée à me repentir.

Il m'a donné un amant,

puis l'a tué,

m'a consolée de sa mort.

[Bernardo soupire]

[chuchotant] L'ordure.

[la musique s'arrête]

[Don Diego] Entrez, je vous en prie.

Alors, euh... L'idée, ça serait de dégager toute l'entrée

pour faire une première grande antichambre.

[garde] Tout le monde dehors.

Le comptoir, je me disais qu'on pourrait le conserver,

mais alors, éventuellement le réduire pour faire un petit pupitre

pour l'officier en charge du protocole, vous voyez ?

Euh...

Ça, ça reste pas.

Là, il serait intéressant de...

[Don Emmanuel] Qu'est-ce qui se passe ici ? On m'attaque ?

Alerte !

Non, rassurez-vous, Don Emmanuel.

Ah ! Don Diego, qu'est-ce que vous faites chez moi ?

Excellente question.

Approchez.

[la porte claque] [la pièce est calme]

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Une maquette.

Oui, je vois. Là, c'est mon casino.

Oui... C'était.

C'était ? Non, c'est...

C'est quoi, maintenant ?

Un palais royal,

pour accueillir notre bon roi d'Espagne.

Notre roi d'Espagne ?

[Don Diego] Absolument.

Enfin, notre vice-roi d'Espagne.

Celui qui s'occupe des Amériques.

Le roi de la Nouvelle-Espagne, donc.

Qui est le vice-roi d'Espagne. Enfin bref.

- Non, mais... - Don Emmanuel,

je sais à quel point vous aimez notre belle ville de Los Angeles.

Et j'ai beaucoup réfléchi

à comment la faire entrer dans une nouvelle ère.

Maintenant que la ville est dotée d'un réseau d'eau sanitaire,

rien ne nous empêche de convier le roi,

enfin le vice-roi. [il ricane]

Et il ne manquait pour cela qu'un palais...

que voici.

[musique intrigante]

Et avec le vice-roi arrivera la cour

et tous les nobles de la Nouvelle-Espagne.

[ambiance de la cour en fond]

Ces hommes, ces femmes et leurs enfants

sont les plus beaux esprits de notre époque.

[ambiance de la cour]

[Don Diego] L'élite.

[un cheval hennit]

C'est toute la fortune de la Nouvelle-Espagne

qui va pleuvoir sur notre belle contrée.

[un cheval hennit]

Ah...

Ruisseler d'arts et de lettres.

Faire de Los Angeles le centre du Nouveau Monde.

[fin de l'ambiance]

D'accord, mais là, y a mon casino.

Voyons, Don Emmanuel...

vous êtes fidèle au roi d'Espagne ?

- Bien sûr. - Oui.

Nous sommes tous fidèles et dévoués à la Couronne, n'est-ce pas ?

Boh...

Non, enfin... C'est-à-dire que moi...

[rire gêné]

Ça, c'est mon...

- [Don Diego] C'était... - C'est... Ah.

[bruit d'eau] [brouhaha de la rue]

[musique mélancolique]

Euh... Sergent ?

Ça vous ennuierait de... ?

Ah oui, pardon.

[il replonge ses jambes]

[il soupire]

[la musique s'arrête]

[bruit d'eau] [il frotte avec ses mains]

Tu sais que tu peux tout me dire ?

- [il frotte ses mains] - Hein ?

Tu sais que tu peux tout me dire ?

Oui, je sais, oui.

Et... c'est très précieux, ma chérie, ce lien particulier.

Et quand on peut tout se dire, on peut tout se dire.

Pas besoin de mentir.

Exactement, exactement.

Et je tiens à te dire que tu peux m'entretenir de n'importe quel sujet.

Formidable.

Ouais.

Bien, je t'écoute.

De ?

[un oiseau chante]

[Don Diego] Euh...

Il n'y a rien que tu aies sur le cœur ?

Un aveu en suspens ?

Un aveu ?

Euh... Écoute, là, comme ça, je vois pas.

Non.

Je crois que tu as quelque chose à m'avouer.

Je pensais pas que tu savais.

Je t'écoute.

C'est-à-dire que c'est énorme. Je sais pas comment le dire.

J'ai peur que tu m'en veuilles.

Ça, je ne sais pas, nous verrons. L'essentiel est la confiance, non ?

[Don Diego] Oui.

Je... Euh...

Voilà, j'ai...

[Gabriella soupire]

J'ai vendu tes bijoux pour amorcer le chantier du palais. Voilà.

Pardon ?

Oui, je sais, j'aurais dû t'en parler,

mais dans l'urgence de la situation...

Non, peu m'importent les bijoux...

On en parlera plus tard.

C'est vrai ? C'est sans rancune ?

N'as-tu pas un autre aveu à me faire, plus fâcheux encore ?

Diego.

Si, effectivement. Mais alors là, j'ai vraiment peur que tu te fâches.

Je t'écoute.

J'ai vendu aussi tes tableaux de famille.

Les tableaux de ma mère ?

Oui, les tableaux de ta mère.

On les regardait jamais. Ils étaient dans le grenier.

Non, tu as très bien fait.

Je m'en fiche des tableaux et bijoux. Tu vends ce que tu veux, Diego.

[il s'exclame]

[riant] Gabriella...

Roh, tu m'enlèves un de ces poids, là, c'est...

[Don Diego, soulagé] Oh, je suis...

Je détestais ces cachotteries.

[il souffle] Merci.

Tu es la femme la plus extraordinaire de la Nouvelle-Espagne.

Tu sais que j'ai beaucoup de chance de t'avoir, moi ?

[musique intrigante]

Allez, dépêchons-nous.

[un cheval hennit]

[une dame rit]

Bonsoir.

- [invités] Bonsoir. - Bonsoir.

[la musique s'arrête]

Chérie ?

Oui ?

Je dois lever des fonds supplémentaires pour le palais.

- Oui. - Il est très important

que les notables aient confiance en moi.

Alors, je...

Je t'ai pris quelques notes pour un discours.

Tu regardes, tu fais ce que tu veux, c'est purement indicatif, d'accord ?

- Bonsoir. - [invités] Bonsoir.

[Diego rit]

Tu as tellement changé.

Oui, je crois aussi.

Merci, chérie.

- [Don Diego] Bonsoir. - [invitée] Bonsoir.

- Vous êtes ravissante. - [invitée] Merci.

[brouhaha du dîner]

[des femmes rient]

[Don Diego fait tinter son verre]

[les invités se taisent]

Ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas trop long.

Simplement pour vous dire merci d'avoir répondu à cette invitation.

[les invités le remercient]

Et je n'ai qu'une chose à dire.

Merci pour ce don, Don Emmanuel.

[riant] Oh, ce "don-don".

[les invités rient]

Non, pour ce don, Don Emmanuel.

Pour ce cadeau,

pour ce très, très beau cadeau qu'est votre casino. Merci.

[Gabriella fait tinter son verre]

Ah, je crois que ma femme veut dire quelque chose.

C'était pas prévu, mais enfin, c'est bien aussi l'imprévu.

- Merci, Diego. - Je t'en prie.

Nous sommes réunis ici autour d'un projet

aussi noble que celui qui l'a inspiré.

Et je sais de quoi je parle,

puisque je partage sa vie depuis 17 ans maintenant.

[Don Diego] Oui, 17.

Un honneur dont je n'ai pas toujours été digne.

Inutile de le taire, tout le monde le sait ici.

Je ne suis pas une épouse exemplaire, loin de là.

- Mais non, mais non. - [Gabriella] Mais si, mais si.

Car tandis que mon mari travaillait à la grandeur de Los Angeles,

comme aujourd'hui,

je le trahissais allègrement.

Je recevais mon amant dans notre hacienda,

dans la chambre à côté,

et je prenais du plaisir.

J'ose le dire.

[gloussement]

Je prenais beaucoup de plaisir.

Vous pourriez être un peu plus précise ?

[rires gras]

Est-ce qu'il utilisait son fouet ?

[la vaisselle cogne]

Et mon mari,

mon tendre époux,

ne se doutait de rien dans son innocence.

Savez-vous pourquoi ?

Car la sournoiserie,

l'astuce,

le mensonge lui sont totalement étrangers,

n'est-ce pas, mon chéri ?

Oui, je... Je suis comme ça.

C'est ma nature. J'ai pas...

J'ai pas beaucoup de mérite, au fond.

Alors, je le dis,

ici, devant témoins.

[Gabriella] Je ne mérite pas cet homme.

Je suis immonde.

Et toi, Diego, un modèle de vertu.

Tu m'as pardonné avec indulgence.

Tu m'as accueillie sans reproche,

car tu es grand et noble,

mon mari.

Mon maître.

[silence]

Voilà.

Eh bien, merci pour ces excuses, Gabriella.

C'est... C'est vrai que ça a été un petit peu difficile, hein.

[Don Diego] Mais je suis content

que cette période soit révolue.

N'en parlons plus.

Salud.

[invités] Salud.

[musique mystérieuse]

[on frotte du métal]

[énervée] Cabrón. Hijo de su puta madre.

Il me laisse m'humilier devant tout le monde sans réagir.

Il a pas un soupçon de remords, pas un.

Oh !

Je veux qu'il paie.

Je veux qu'il paie. Je veux qu'il souffre.

Je veux qu'il souffre

- [tintement de l'épée] - ... comme j'ai souffert !

[il souffle dans l'eau] [la musique s'arrête]

[Don Emmanuel ricane]

[Don Diego ricane]

[saoul] Hé oh... En fait, euh...

Je suis content de te le donner, mon casino.

[Don Diego, saoul] Mais oui.

Parce qu'au final, c'est que du matériel.

Est-ce que ça compte, le matériel, au fond ?

[Don Diego, bafouillant] Exactement.

[bafouillant] Ouais, exat... exactement.

[Don Diego rote]

[Don Diego rit]

[Don Emmanuel] Bon, ben...

je vais pas tarder.

[Don Diego] Oui.

[bruits de bisous]

[ils rient]

[Don Diego grogne comme un cochon]

[Don Emmanuel] Ouh...

[Don Diego rote] C'était bien, hein ?

Mais c'est... C'est toi qui es bien.

Moi, je t'aime bien, hein.

Toi, je te... Non, non...

[Don Diego rit.]

[bafouillant] Non, non, non. Je t'aime beaucoup.

Même si t'es le roi des casse-couilles.

Ouh là, attention !

Le vice -roi des casse-couilles.

[ils rient gras]

[riant] Oui.

- Allez. - Allez.

Allez. Bonne nuit, Dondon.

[Don Emmanuel] Allez, Dondon.

Ouh, allez.

[il souffle]

[musique stressante]

[une chouette hulule] [la musique s'arrête]

Dondon ?

[musique angoissante]

Oh !

Papa ?

[un tissu se déchire]

[la musique s'arrête]

[la porte grince]

[la musique angoissante reprend]

[il tape du pied dans la porte]

[il rote]

[essoufflée] Ah, te voilà de retour, mon amour.

[Don Diego] Oui.

- Ça va ? - [Gabriella] Oui.

- [Gabriella] Et toi ? - Oui.

Tu as l'air tout chose.

[sans articuler] Pas particulièrement, non. Ça va.

Tu as vu Zorro ?

Hein ?

Tu veux un verre d'eau ?

Non...

Oui, pourquoi pas, ouais.

Eh bien, je vais te chercher Zorro.

[un loup hurle au loin]

[le lit grince]

[il respire fort] [la musique s'arrête]

[musique intrigante]

Un "N"...

Nakaï ?

[bruit de tissu]

[note dramatique] [une fenêtre claque]

[Gabriella gémit] [coups répétitifs contre le mur]

[la musique devient trépidante]

[le rythme des coups et gémissements s'accélère]

[Gabriella crie]

[le sanglier grogne]

[Gabriella] T'avais raison. Un sanglier !

C'est quand même fou.

Oh là là !

[la musique devient angoissante]

[la musique s'arrête]

[Gabriella chuchote] Merci.

[Gabriella] Un petit peu ?

[des oiseaux pépient]

[Nakaï] Merci.

[Nakaï croque un biscuit]

[Gabriella siffle un air]

Ça va, Don Diego ?

Ça va, oui.

[il tape des doigts sur la table]

Je suis... je suis pas chose.

[homme dehors] Une lettre du vice-roi d'Espagne pour Don Diego de la Vega !

[cliquetis métalliques]

Euh, le vice-roi d'Espagne écrit à Don Diego de la Vega,

alcade de Los Angeles !

[le cheval souffle]

[le messager pouffe]

Le vice-roi d'Espagne écrit à Don Diego de la Vega, alcade...

Oui, oui, oui, c'est moi. C'est moi.

[du papier est manipulé]

[des oiseaux chantent]

Eh bien ?

Ça, c'est incroyable.

Quoi donc ?

Il est en route.

Le vice-roi est en route pour Los Angeles.

[Don Diego rit]

Le vice-roi, ici !

Eh bien, bravo, tu as réussi !

Oui !

Le 14... Le 14 no...

Le 14 novembre ?

Dans un mois ? C'est dans un mois.

On n'a pas une seconde à perdre.

[Don Diego] Le vice-roi à Los Angeles ! Formidable !

[Don Diego] Bernardo !

[Don Diego] Bernardo !

[musique intrigante] [des enfants jouent]

[la porte grince]

[la musique s'arrête]

Bonjour, Maria.

Cristobal.

Je peux entrer ?

[bruit d'un couteau sur une planche]

Vous avez refait les enduits ?

C'est bien, c'est joli.

Ça change.

Tu sais, j'ai fini par l'attraper, je l'ai tué.

[Maria] Oui, oui.

C'est formidable.

[un oiseau pépie]

Ça m'a fait un bien.

T'imagines ?

Je peux enfin passer à autre chose.

C'est comme une seconde vie qui commence.

Je repense souvent à ce que tu me disais,

sur cette obsession.

Mes absences, mes angoisses, mes sautes d'humeur...

[sergent] Mais bon, là, c'est terminé.

Du coup, moi, je me disais, on pourrait peut-être réessayer.

Je peux pas revenir en arrière, Cristobal.

Je t'ai trop attendu.

Et puis, y a Sergio.

Bonjour, Sergio.

Cristobal.

[notes de guitare aiguës]

[musique sombre]

[mécanisme en bois]

[la musique devient intrigante]

[la musique s'arrête]

[il soupire]

Faut absolument augmenter la cadence.

On doit être prêts dans un mois.

Nous devrions peut-être simplifier un peu le projet dans ce cas-là.

La double fontaine en sinusoïde, par exemple.

Non, non. La fontaine, c'est dommage. C'est unique comme projet.

Puis on en a besoin par rapport aux flamants roses.

Justement, les flamants roses,

a priori, vu le climat, ils vont pas survivre ici.

Bien sûr que si.

C'est pour ça qu'on a le marais artificiel.

[contre-maître] Ouais...

Ah ben oui.

Le marais artificiel.

Non, le problème,

c'est que le projet fonctionne comme un ensemble cohérent, vous voyez ?

Vous comprenez ou pas ?

Oui.

Bon, on peut pas retirer un bout, sinon il faudrait tout repenser.

Non, et puis ça, on a pas le temps. On doit être prêts dans un mois.

[Don Emmanuel acquiesce]

[il se racle la gorge]

Vous devez être ravi que le vice-roi vienne visiter votre palais, hein.

Mmh.

- [Don Emmanuel] Félicitations. - Merci, Don Emmanuel.

Après tout, c'était l'objectif, n'est-ce pas ?

Oui, oui.

[Don Emmanuel] D'accueillir le vice-roi.

Ah... C'est joli, hein.

Ah, comme vous le savez, hein,

enfin, en toute humilité,

j'ai une certaine réputation d'efficacité pour...

tout ce qui est chantier,

construction même, en général. [il ricane]

Peut-être, pourrions-nous envisager une association ?

[musique intrigante]

[du papier est manipulé]

Ainsi, vous n'aurez pas à renoncer au moindre marbre

de votre glorieux projet, Don Diego.

[Don Emmanuel] Mais euh... asseyez-vous.

Non, mais non.

[la musique s'arrête]

Avec votre vision et mon pragmatisme,

nous pouvons accomplir de grandes choses.

Pour le vice-roi,

pour la Couronne d'Espagne

et pour notre belle ville de Los Angeles.

[musique intrigante]

[Don Emmanuel] Ah, c'est pas mal, oui.

Que voulez-vous en échange ?

Rien.

Rien.

Ou...

si peu.

Une petite reconnaissance de dette de la ville.

Mais à très long terme. Un bout de papier, en quelque sorte.

[Don Emmanuel se racle la gorge] C'est comme vous voudrez. Moi, je...

je dis ça pour aider.

- Eh bien, bon courage. - [cliquetis métalliques]

[Don Emmanuel rit doucement]

[Don Diego] Attendez.

[la musique s'arrête]

[des criquets stridulent]

[Don Diego] C'est de l'autruche.

Pour l'accueillir, c'est indispensable.

C'est la mode de là-bas.

Nakaï.

Voilà.

[il marmonne]

Oui, voilà.

Ah oui, ça, c'est bien.

Ouais.

Voilà, là.

[Don Diego soupire] Allons-y.

[Don Diego] Nakaï ?

[une porte s'ouvre]

[brouhaha du chantier]

Ah oui, c'est bien.

[homme] Rápido, rápido.

C'est très, très bien.

Ça a beaucoup avancé, hein ?

[Don Diego] Ah, c'est magnifique, n'est-ce pas ?

[en espagnol] Remets-toi au travail, tout de suite !

[en espagnol] Allez !

Évidemment, c'est temporaire,

c'est juste pour donner un coup de fouet au chantier.

[coup de fouet]

[l'ouvrier gémit] [musique sombre]

- [homme menaçant] Allez ! - [coup de fouet]

Dès que le vice-roi sera là, tout va beaucoup s'améliorer.

On rentrera de plain-pied dans une ère du progrès.

[des hommes se disputent]

Qu'est-ce qui...

[ouvrier] On a des droits.

[Don Emmanuel] Le droit de fermer ta gueule, oui.

Oui, toi aussi.

- [la musique s'arrête] - Que se passe-t-il ?

Voilà, il se passe que ces messieurs ne veulent plus travailler la nuit.

Ils travaillent le jour et la nuit ?

Ah ben oui.

Et eux-mêmes, ils sont contents,

parce que sinon, ça fait deux fois moins de temps.

[Don Diego] Eh oui.

[ouvrier] Nous sommes fatigués, Don Diego.

On veut une pause. Au moins 20 minutes toutes les 8 heures.

Oui, mais ça... Ça semble raisonnable.

[il bégaie] Pourquoi pas trente minutes ?

Ah oui, oui.

Non, y a pas de "oui". Tais-toi !

C'est une plaisanterie, Don Diego. On sera jamais prêts.

C'est vrai que c'est dommage, les pauses.

Si Zorro était encore là, il laisserait pas faire ça.

On va arrêter le travail.

Arrêter le... ? Alors, là, moi... hein.

Si c'est la grève, moi, je... hein ?

Non, non, attendez. Alors, attendez.

C'est trop bête.

Je... Je comprends votre désarroi.

[coup de fouet]

Et je comprends que Zorro vous manque. C'est...

Il me manque à moi aussi.

Vous savez, moi je l'ai... je l'ai très bien connu, moi, Zorro.

Oui.

Et je peux vous dire qu'aujourd'hui,

il serait fier de vous.

Vraiment.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que ce palais que vous construisez, au fond,

c'est votre palais.

[Don Diego] Hein ? C'est pas le mien... C'est...

Il est à nous.

Et ça, je crois que ça aurait beaucoup plu à Zorro.

Ce que je crois aussi, c'est que Zorro,

de là où il est,

il pense à vous.

Il est en toi.

Il est en toi.

Il est aussi en toi, hein.

Il est un peu en tout le monde. Il nous regarde de là-haut.

[tintement d'épée]

[musique trépidante]

[ouvrier] C'est Zorro !

[ouvrier] Il est de retour !

[ouvrier] C'est Zorro !

[la musique s'arrête]

Qui es-tu ?

Ben, c'est Zorro.

Ça se voit. Le costume et tout !

- [musique douce] - [ouvrier] Zorro ! C'est Zorro !

[Don Diego] Non, non, non !

Ce n'est pas Zorro !

Zorro est mort.

Celui-ci est un imposteur.

[la musique devient trépidante]

[la musique s'arrête] [tintement de l'épée au sol]

[la musique reprend]

[la musique s'arrête] [tout le monde rit]

Il est marrant, ce Zorro.

[la musique reprend]

[chuchotant] Imposteur.

[les ouvriers] Bravo.

[applaudissements]

[les ouvriers] Olé !

[les ouvriers rient]

[applaudissements]

[les ouvriers s'exclament]

On va savoir qui se cache derrière ce masque.

[la musique s'arrête]

[bruits de bisous]

[bruit de cape] [ses pas s'éloignent]

[chuchotant] On a tous vu la même chose, là ?

[ouvrier, chuchotant] On est d'accord ?

[criant] Il faut l'arrêter !

Arrêtez-le... aïe !

[un loup hurle] [musique mélancolique]

[des oiseaux pépient]

[sergent, en off] On passe sa vie à poursuivre un but.

Un jour, on l'atteint.

Et on se rend compte que tout ça n'était qu'illusion.

Que notre pire ennemi était en fait notre meilleur ami.

Et que cette quête n'était pas le moyen d'une fin,

mais la fin elle-même.

Heureux qui pourchasse un fantôme, car on peut pas attraper un fantôme.

[il souffle]

[un cheval s'approche, il hennit]

[le cheval hennit, au loin]

[la musique s'arrête]

Zo... !

[le cheval hennit]

[une voix féminine chante a cappella l'air de "Qui est Zorro"]

[la voix se tait]

[un oiseau chante]

[criant, faisant des échos] Zorro est revenu !

[musique de flamenco]

[la musique s'arrête]

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