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Quel métier, hein, acteur...
[le public l'acclame]
[musique enjouée]
[la musique s'arrête]
Tu peux pas tourner plus vite ?
[Gabriella] Diego me manque.
Il est parti, Diego !
[Nakaï, chuchotant] J'ai essayé de prévenir Zorro,
mais il s'en fiche !
[version acoustique, calme de "Qui est Zorro"]
[Don Diego] Non. Tu te trompes, mon ami.
Cette fois, il n'est pas revenu.
[fin de la musique]
[des criquets stridulent]
[un rapace glatit]
[un loup hurle]
[un cheval galope]
[un cheval hennit]
- [Gabriella] Zorro ! - [ses mots font écho]
[le cheval hennit] [musique triste]
Zorro !
[le vent souffle]
Zorro !
Zorro !
[un renard glapit]
[le cheval hennit]
[Gabriella sanglote]
[la musique s'arrête]
[Gabriella] Je dois élargir la recherche.
Il a très bien pu être emporté par le courant
et sortir de la rivière, là où le lit se rétrécit.
Gabriella.
[Gabriella] Ce qui voudrait dire qu'il pourrait...
La Grotte des Mille Crotales.
Mais pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ?
C'est là qu'il a dû trouver refuge.
Allez, tu viens avec moi. En route.
[Gabriella] Allez.
Gabriella, je pense que Zorro...
Non, il ne l'est pas ! Non !
Je le sens au plus profond de mon âme.
C'est Zorro, il ne peut pas l'être et je t'interdis de le penser.
Il est là, quelque part.
Et sans doute beaucoup plus près qu'on ne le croit.
[Gabriella] Diego ?
Bonjour, mon enfant.
Bonjour, Nakaï.
Oui ?
Gabriella, je... je n'ose imaginer ta peine,
et sache que je serai toujours là.
Pourquoi ma peine ?
Ben... pour Zorro.
Comme il est mort, donc, et que vous étiez plutôt proches...
Mais Zorro n'est pas mort. Qu'avez-vous tous avec ça ?
- Ah bon ? - Mais oui, rien ne le prouve !
Et d'ailleurs, je dois continuer mes recherches. Nakaï ?
Son corps a été retrouvé.
Qu'as-tu dit ?
Oui, on vient tout juste de le retrouver.
C'est vrai ?
[Don Diego] Oui.
C'est la raison de ma venue d'ailleurs, c'est pour ça.
Je veux le voir.
Impossible.
Ça, c'est complètement impossible.
Pourquoi ?
Le pauvre est à peine reconnaissable,
après la visite des...
charognards.
Des charognards ?
Oui, des charognards, des...
vautours, chacals, hyènes.
Des hyènes ? Il n'y a jamais eu de hyènes dans la région.
Oui, ben là, on commence à avoir un vrai problème de nuisibles.
Enfin, c'est une horreur. Elles s'en sont donné à cœur joie.
Oh !
C'est pour ça que je n'ose imaginer ta peine.
Et sache que je serai toujours...
- [Gabriella] Je dois le voir ! - Non, mais vraiment !
Quand je te dis qu'il n'est pas reconnaissable, je pèse mes mots.
C'est une vraie boucherie.
Le cercueil ne sera même pas ouvert pour la procession.
[Gabriella] La procession ?
Oui.
Il va y avoir une procession ?
Eh oui.
"Qui est Zorro", de Julie Roué.
♪ Entendez-vous au loin le galop ♪
♪ D'un étalon à toute vitesse ? ♪
♪ C'est le beau, le grand, le svelte Zorro ♪
♪ Qui vient sauver Los Angeles ♪
♪ La lune est sa seule complice ♪
♪ Quand il se faufile avec adresse ♪
♪ Un bandit attaque ♪
♪ Il l'esquive sans même froisser sa veste ♪
♪ Qui est Zorro ? ♪
♪ Qui est Zorro ? ♪
♪ Derrière le masque, Un homme, un dieu ♪
♪ Ou un brigand ? ♪
♪ Qui est Zorro ? ♪
♪ Qui est Zorro ? ♪
♪ Un chevalier moderne Qui fait régner la justice ♪
♪ Sans jamais verser le sang. ♪
[la musique s'arrête]
[musique de tension]
[souffle de Gabriella]
Mais il est pas du tout déchiqueté.
[bruissement vif du tissu]
[chuchote] Quel travail.
[la mouche vole]
[la mouche vole]
[il piétine la mouche]
Il n'a rien perdu de sa beauté.
[Gabriella] On croirait qu'il va ouvrir les yeux et nous sourire.
[Gabriella] Nakaï. Il n'a jamais voulu s'en départir.
Respectons sa volonté.
[des cloches sonnent]
[Gabriella gémit]
[version funeste et lente de "Qui est Zorro"]
[un cheval hennit]
[il respire fort]
[le cercueil grince]
[grincements métalliques] [des sabots claquent]
[il gémit]
[il gémit]
[un cheval hennit]
Ah, vous regardez ma cape ?
Hein ?
C'est parce que c'est moi qui l'ai tué, c'est pour ça.
[un cheval hennit]
[il siffle légèrement]
[il claque sa langue]
[chuchote] Bernardo !
[il siffle]
[la musique s'arrête] [la foule est déconcertée]
[le cheval hennit]
[la foule s'exclame]
[un rapace glatit]
[une charnière grince] [une portière claque]
[musique intrigante]
Désolé pour le retard.
[le cheval hennit]
[le cheval hennit]
Comme c'est touchant.
[la musique s'arrête]
Ne serait-ce pas El Diablo, son fidèle cheval,
qui vient lui rendre un dernier hommage ?
[homme] Il s'appelle Tornado.
Oui. Au temps pour moi.
[le cheval hennit]
Mais... je crois distinguer quelque chose, là, dans la selle ?
C'est une lettre pour Don Diego.
Une lettre ? Qui m'est adressée ? À moi ?
[homme près du cheval] Oui, c'est pour Don Diego.
C'est écrit que vous devez la lire maintenant.
[Don Diego] Ça me gêne, mais alors...
Si c'est la volonté du défunt...
[un cheval hennit]
Ah oui, y a marqué "Pour Diego".
[la foule chuchote]
Vous les avez déjà vus ensemble ?
Oui, moi, je les ai vus plusieurs fois ensemble.
Ils étaient comme cul et chemise.
[Don Diego] "Mon très cher Diego,
"Si tu lis ces mots,
"c'est que je ne suis plus de ce monde.
"Aussi, je voudrais
"que tu lises cette lettre devant tous nos citoyens."
Ben, ça tombe bien.
"Toi, Don Diego de la Vega,
"le grand alcade,
"tu es l'homme qui fait de cette ville
"le phare dans la nuit de notre pays.
"Celui qui, au prix d'efforts considérables,
"offre à notre peuple un monde
"sans injustice ni violence."
Gentil, quand même.
"C'est pour ça que je demande à chacun d'entre vous
"de suivre Diego, les yeux fermés, dans toutes ses entreprises,
"notamment son très grand projet,
"ô combien remarquable, de canalisations."
[brouhaha de la foule]
Eh oui. J'invente pas, c'est écrit là.
"Bien, adieu mon ami
"et longue vie à notre chère ville
"qui, avec un homme tel que toi à sa tête,
"aura assurément un avenir meilleur."
Signé d'un Z qui veut dire ben... Zorro.
Oui. C'est un document authentique.
[Don Diego] Ben dis donc, si je m'attendais ça...
Me voilà tout ému.
Écoutez, mes amis, je m'engage solennellement
à respecter la parole du défunt et à mener notre ville...
[Don Emmanuel] Stop !
[musique intrigante]
Il est à moi !
Comment ça ?
[Don Emmanuel] J'ai un contrat signé par Zorro,
stipulant qu'il m'appartient, vivant...
et mort !
- Contrat ? - Oui, vous pouvez vérifier,
je l'ai fait faire en deux exemplaires.
Le contrat stipule simplement le nombre de représentations
qu'il doit faire dans votre casino.
C'est parce qu'il faut regarder les annexes.
C'est important, les annexes !
Faute d'honorer ce contrat,
la personne morale et physique de Zorro
sera versée à Don Emmanuel de Altamira,
à défaut à ses enfants,
à défaut à ses héritiers.
Voilà. Allez, embarquez-moi tout ça !
Hop ! Le cheval aussi, là-bas.
[musique dramatique] [les gens discutent vivement]
[un cheval hennit]
[Don Diego gémit]
[il actionne une poignée]
Aïe !
Marre, marre, marre !
[la musique s'arrête]
[musique mystérieuse]
[des enfants gloussent] [la musique s'arrête]
[Giorgina] Du calme, les enfants. Chut.
[Don Emmanuel] Attendez, attendez.
On l'ouvre ?
[les enfants] Oh oui !
[des oiseaux chantent]
Eh ben, ils me l'ont mis à l'envers, ces cons-là.
[Giorgina] Qu'est-ce que tu comptes en faire ?
[Don Emmanuel] L'embaumer, pour pas qu'il s'abîme.
Comment ça ?
On va lui ouvrir le ventre, on va le vider de ses organes.
Puis après, on va lui injecter
de la cire bouillante dans le trou du...
[Don Emmanuel] Enfin bref, c'est complexe.
Et je pensais lui construire
un grand mausolée dans une annexe du casino,
mais alors avec médaillons, souvenirs, fleurs...
Et je pensais le faire tourner dans le pays,
avec une sorte de cirque ambulant,
t'en penses quoi, Giorgina ?
Ne me l'abîmez pas !
[un enfant] Maman...
Allez, allez ! Ouste, les enfants !
C'est pas un jouet !
Oui, toi aussi, Giorgie.
Mais je voulais juste...
Oui, oui, je sais.
Si tu pouvais l'avoir que pour toi, ça te ferait bien plaisir, hein.
Pas du tout.
Oui, oui... Bon, vous me le remettez au frais, hein.
[Don Emmanuel] Puis à l'endroit.
[musique de tension]
[une porte claque]
[bruits de mastication]
[il grogne]
[il grogne]
[cliquetis métalliques] [des charnières grincent]
[la porte s'ouvre]
[un chien aboie au loin]
[il époussette un tabouret]
[il respire fort]
[le sergent renifle]
[sergent] Coucou.
[le sergent renifle]
[le sergent ricane]
Hein ?
On fait moins le malin, hein ?
Un petit Z, peut-être ?
Non ?
[le sergent ricane]
[le sergent rote]
Tu vas rire, mais...
après que je t'ai tué,
je me suis dit : "Il faut absolument que j'aille l'annoncer à Zorro."
Ça m'est venu d'un coup, comme ça, tout seul.
C'est bête, hein ?
Qu'est-ce qu'ils ont fait, là ?
[il renifle]
[sergent] Voilà.
[il renifle]
Ah, c'était bien, quand même.
Hein ?
Bien sûr, on se battait sans cesse, mais euh...
[il renifle]
Tu sais, parfois, je me dis
que c'était peut-être notre manière à nous de...
de se dire qu'on tenait l'un à l'autre, quoi.
Hein ?
Un peu comme les petits chats.
[sergent] Tu sais, les petits chats ?
Tu vois comme ils font ?
Ils sont immobiles, se regardent dans les yeux,
puis d'un coup, y en a un qui saute sur l'autre, lui attrape le cou,
puis l'autre, il lui court après dessus,
puis il essaie de lui mettre le museau dans la gueule, et puis...
après...
Ouais.
C'est mignon.
[sergent] Pourquoi t'es parti ?
[criant] Comment je pouvais savoir que j'allais te toucher ?
Ça fait 20 ans que je te tire dessus, je t'ai jamais effleuré !
[sergent] Pourquoi tu me laisses tout seul ?
Réponds.
[il rote]
[des pas approchent] [homme] Sergent ?
Quoi ? Oh...
On peut même plus se recueillir deux minutes, maintenant.
[homme] L'embaumeur est là.
Ah !
[chuchotant] Tu vas être embaumé.
[le sergent renifle]
[musique intrigante]
Justement, vous tombez bien, je trouve qu'il commençait à sentir.
[cliquetis métalliques]
[choc métallique]
Ah.
[choc métallique] [l'embaumeur soupire]
[sergent] Ah oui, oui.
[chuchotant] C'est du bon matériel, hein.
[l'embaumeur respire fort]
[marmonnant] Oh, pardon.
[Zorro déglutit]
[Bernardo retient son souffle]
[l'embaumeur respire fort]
[bruits de tissu]
Vous voulez que je le fasse, moi ?
C'est gentil, mais je sais pas si...
J'ai jamais fait, moi.
Bon.
[la musique devient stressante]
[sergent] Euh...
Là ?
[bruits de tissu]
[un animal crie au loin]
[le sergent inspire]
[il renifle] [sa respiration est tremblante]
[la musique s'arrête]
Non, j'ai mon tour de garde.
Non, faut que j'y aille.
Ben, vous savez ce que c'est, les militaires, non ?
Non, non, ça va.
Merci. Voilà.
[la porte claque]
Mais qu'est-ce qui t'a pris, t'es complètement fou !
[chuchotant] Il était en train de me...
[chuchotant] D'accord. Oui, oui, d'accord.
[Zorro, chuchotant] Pardon. Pardon. Pardon.
[chuchotant] Pardon. J'ai eu peur.
[Zorro, chuchotant] Ça va ?
[chuchotant] Oui. Mais c'est pas tout !
[la porte grince] [musique stressante]
[Bernardo respire fort]
[la musique s'arrête]
[musique d'action]
[Gabriella] Bâillonne-le! Bâillonne-le!
[Gabriella] Donne-moi la corde.
[Nakaï] Tiens.
Gabriella ?
[Gabriella] Serre plus fort.
[Nakaï tire]
[Gabriella, chuchotant] Je suis désolée.
[Gabriella] Regarde comme il a l'air serein.
[la musique s'arrête]
[Gabriella] Allez.
Prends la tête. On va le basculer.
[Nakaï] Le basculer ?
On est là pour récupérer son corps, on récupère son corps. Allez.
[elle gémit]
[Nakaï gémit]
[ils gémissent]
[Gabriella] Bascule, bascule !
[Gabriella] Oh mon amour, pardon.
[Zorro gémit tout bas]
[musique intrigante]
[grincements]
[elle est essoufflée]
[leurs pas s'éloignent] [les marches grincent]
Oh !
[Zorro gémit tout bas]
[Zorro respire fort]
[Nakaï gémit] [des hommes discutent]
[Nakaï gémit] [Gabriella] Pardon.
[Nakaï gémit] [Gabriella] Pardon.
[Nakaï gémit] [Gabriella] Pardon.
[Nakaï gémit] [Gabriella] Oh, là, là...
[Gabriella] Chut !
[quelqu'un ronfle]
[ils gémissent]
[Gabriella] Oh non !
[l'homme ronfle] [la musique s'arrête]
[Gabriella chuchote] Quelle chance !
[Zorro gémit tout bas]
[la musique reprend]
[Gabriella gémit]
[brouhaha de la fête]
Et à minuit, on enlève le masque !
[rires] [les fêtards approuvent]
[saoul] Ah, c'est mon Zorro.
[Gabriella] Ferme, ferme.
[Don Emmanuel tape à la porte] Mon Zorro... Ouvrez-moi !
[Don Emmanuel] Mon Zorro !
[Gabriella] Par la fenêtre. On n'a pas le choix.
Oh, mon amour, pardon.
[le corps chute sur le sol]
[un chien aboie] [le fête continue à l'intérieur]
[Zorro gémit]
[Nakaï tombe à terre]
[la musique devient dramatique]
[un cheval hennit]
[Gabriella] Hé !
[la musique s'arrête]
[un oiseau crie au loin] [ils sont essoufflés]
[des criquets stridulent]
[Gabriella] C'est un peu petit, non ?
- [Nakaï] On en prend un autre ? - [Gabriella] Oh, non.
Non. On va plier les jambes et puis on va pousser, et puis..
On va y arriver. Allez.
[ils gémissent]
[Gabriella] Tasse ! Pousse !
[Gabriella] Voilà. Tu vois, ça rentre.
[musique triste]
[Gabriella chuchote] Au revoir, mon amour.
[Gabriella] Allez, allez !
[les chevaux hennissent]
[la musique s'arrête]
[des criquets stridulent] [une chouette hulule]
[Bernardo est essoufflé]
[le vent souffle] [bruit de pelle dans la terre]
[un cheval souffle]
[Bernardo] Chut, chut.
[Gabriella et Nakaï discutent au loin]
[grincement]
[Zorro rit à voix basse] Bernardo !
[chuchotant] Bernado, tu as emporté les sacs de sable ?
Non ?
[chuchotant] D'accord. C'est pas grave !
Ça aurait été plus intelligent, mais on va faire autrement.
Qu'est-ce qu'on pourrait mettre dedans ?
[chuchotant] T'as une meilleure idée ?
Allez, vite, vite !
Dépêche-toi, dépêche-toi !
[Zorro, chuchotant] Allez !
[Bernardo sanglote]
T'inquiète pas, je vais pas les laisser t'enterrer vivant.
Et quand bien même, je reviendrai te chercher.
Je sais pas, demain dans l'après-midi ou début de soirée.
- [Bernardo gémit] - Fais-moi confiance.
[Bernardo] Aïe.
[chuchotant] Pardon, excuse-moi.
Chut. Tais-toi, tais-toi. Voilà.
[musique douce]
[des pierres s'entrechoquent]
Voilà.
Je crois que c'est exactement ce qu'il aurait voulu.
Au milieu de son désert,
entouré de ceux qui l'aiment.
[Gabriella chuchote] Merci.
[la musique s'arrête]
[des criquets stridulent]
Tu as tellement compté pour moi.
Pourtant, j'ai l'impression de t'avoir si peu connu.
[Gabriella] Tu étais un homme...
complexe.
Capable du meilleur,
et parfois... [elle rit doucement]
[Gabriella, chuchotant] Tu resteras toujours un mystère.
[musique douce]
[Gabriella, chuchotant] Mais je t'ai aimé.
Et je t'aimerai toujours.
Nakaï ?
Tu veux d... ?
[la musique s'arrête]
Alors, t'as fini par le tuer ?
- [Zorro] Oh ! - [des pierres roulent]
Y a quelqu'un ?
[des cailloux roulent]
[Gabriella] Zorro ?
C'est toi ?
[hésitant] Oui.
[Gabriella] Mais quelle est cette magie ?
Es-tu...
réel ou...
ou est-ce le fruit de mon imagination ?
Un peu des deux.
Je suis...
son fantôme.
[la voix cassée] Son fantôme ?
[Zorro] Voilà.
[Gabriella] Mais tu as l'air si réel.
Oui, hein, c'est...
très bien fait.
[il rit doucement]
Gabriella,
le...
Le ciel m'a donné la permission
de rester sur terre encore un temps,
pour...
pour te faire mes adieux.
[Zorro] Alors, adieu.
Adieu.
[Zorro] Adieu.
Je... suis revenu aussi pour te passer un message.
Oui ?
Très cher amour,
ma flamme vivra toujours dans ton âme, certes, mais...
Permets-moi de te suggérer
d'y laisser une place pour une autre lumière,
tout aussi éclatante.
Nakaï...
Je te promets que je m'occuperai bien de lui.
Non, alors non... Euh...
Non, je pensais à une autre lumière,
qui a toujours été là pour te chérir et te protéger.
Bernardo ?
Je veux bien lui laisser une petite place dans mon âme,
mais ce n'est pas pareil.
Non, non, c'est pas Bernardo.
C'est quelqu'un de bien plus proche.
[Zorro] Tu ne vois vraiment pas ?
Non.
Ben, Don Diego.
Ah !
Bien sûr.
Ben oui, quand même.
Enfin, je ne pourrai jamais retourner vers Diego après tout ça.
Ce serait comme nous trahir.
Mais non, je t'assure.
Non, je ne pourrai pas.
Tu dois lui laisser une chance.
Bon... [elle respire fort]
[Gabriella] D'accord, je vais y réfléchir.
Merci.
De toute façon, je n'ai plus rien à perdre.
Eh oui, voilà.
Ça veut dire que tu pourras revenir me voir parfois ?
Euh... Alors, je crois pas que ça marche comme ça.
D'ailleurs, je... je sens qu'on m'appelle de là-haut.
- [Zorro] Je dois y aller. - Déjà ?
[Zorro] Déjà.
Adieu, Gabriella.
[la voix tremblante] Adieu.
Adieu.
[Gabriella] Adieu.
Adieu.
[Gabriella] Adieu.
[chuchotant] Adieu.
[musique triste]
[le vent souffle dans la cape]
[Gabriella sanglote]
[il est essoufflé]
[un rapace glatit]
[la musique s'arrête]
[Don Alejandro] Je peux l'essayer ?
Père...
Alors, il y a trente ans, c'était déjà toi.
Je regrette encore de t'avoir...
- Frappé ? - Oui.
La situation en ville était devenue...
Impossible.
Voilà donc pourquoi tu m'avais épargné à l'époque.
Enfin, épargné, je...
Je m'étais un peu laissé faire aussi.
[Don Alejandro inspire fort]
Mon fils...
Le terrible Zorro.
[Zorro expire fort]
[coup de vent]
Papa ?
[musique douce et rythmée]
Arrête, arrête de crier !
J'ai pas pris de bain, je me suis juste changé.
Oui, bon, un petit bain, d'accord.
Mais enfin, c'était éprouvant tout ça.
Écoute, tu pourrais être mort. Profite de la vue.
[des oiseaux pépient]
[la porte grince]
[la musique s'arrête]
DEUX MOIS PLUS TARD
[musique solennelle]
[murmure de la foule]
- [femme] Bonjour, Don Diego. - [Don Diego] Bonjour.
Sergent, votre tunique.
[la foule l'acclame]
Il me manque beaucoup.
[Don Diego] Merci. Merci.
[applaudissements]
Mes très chers amis,
je sais que vous l'attendez tous, alors je serai bref.
[des criquets stridulent] [la musique s'arrête]
Zorro serait fier de nous.
Nous avons accompli sa volonté.
Oui, mes amis,
notre ville franchit aujourd'hui une immense étape.
Et ce n'est que le début.
Je vous promets de faire de Los Angeles
une capitale florissante,
[musique intrigante] un phare de prospérité et de justice.
[la foule l'acclame]
[voix étouffée] Que notre détermination soit le bruit
qui résonne à travers les rues de cette ville
et que notre engagement soit le flambeau
qui guide nos actions.
[la foule l'acclame]
[Don Diego rit] Merci.
[la musique s'arrête]
[hurlement]
[explosion]
Oh !
Agua !
Agua !
[la foule s'exclame]
Et voilà !
[musique de fanfare]
Qu'est-ce que j'avais dit ?
Merci. Merci.
Viva Don Diego !
Merci.
Regarde,
les gens m'aiment.
Je l'ai bien mérité.
[la fanfare est étouffée]
Les gens m'aiment et je l'ai bien mérité.
Les gens m'aiment.
[coup de vent]
[Don Diego, riant] Eh oui.
[musique rythmée]
[la musique s'arrête]
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