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CE GENRE DE PETITES CHOSES
Tiens, voilà.
Ça suffira.
- Tu as vu Barry McGuigan hier soir ? - Oui.
- Oui. - Sacré boxeur !
Mains sur la pelle.
- Mon Dieu. - Est-ce que...
- Je serai dans sa catégorie, je crois. - Sans doute.
Bien. Allez, allez.
Tu viens ?
- PJ. - Je prendrais la soupe, Mme Kehoe.
Il te faudra plus que de la soupe. Tu n'as pas faim ?
Bill ne te paie pas suffisamment ? C'est ça ?
- Non. - Je te donne du bœuf aussi.
Il économise pour Noël. Un cadeau pour une jeune.
S'il y a une fille dans le coup, tu vas avoir besoin d'énergie.
Avale ça, maintenant.
Ça fera de toi un homme. Bon appétit.
- Je prends comme d'habitude. - La même chose.
Je manque de personnel. Dites-moi si vous voulez autre chose.
Très bien.
Tu vas m'aider ? Sors ! Sors de là !
- Maman, tu m'écoutes pas ! - Une seule fois, morveuse. Allez.
- Maman, s'il te plaît ! - Arrête !
- Maman, je t'en prie ! Attends. - Entre là !
Je ne veux pas y aller. S'il te plaît, maman !
- Sarah ! - Je ne...
- Arrête ! - Je ne veux pas y aller !
- Entre. - Allez.
- Avance. - Papa !
Hé, gamin ? Attends.
Tu vas bien ?
Oui.
- Tu es le fils de Mick Sinnott ? - Oui, monsieur.
Tu es un peu loin de chez toi.
Je suis sorti chercher du bois avec le chien, mais il s'est encore sauvé.
Vraiment ?
Il va bientôt revenir, je pense.
Sans doute, oui. Qui sait. Il est stupide.
Il a trois ans et ne connaît toujours pas son nom.
- Tout va bien ? - Oui.
Tu veux que je te dépose ?
Non, ça va aller, M. Furlong.
- Tu es sûr ? - Oui.
Bien.
Tiens...
Souhaite un joyeux Noël à ta famille de ma part.
Oui, monsieur. À vous aussi.
- L'examen est quand ? - Lundi.
Kathleen, tu fais la maîtresse.
- C'est chaud. - Bon. Suigh sios, pas un mot !
- Salut, papa. - Je fais quoi ?
- Bonjour. - Kathleen !
Quoi ? Il n'y a rien d'écrit.
Tu as oublié les noms des rivières ?
- Non. - Sale menteuse...
Ça y est, je l'ai, attends. Alors, celle qui est tortueuse, là ?
- La rivière Shannon. - C'est facile !
- Sheila. - Bien.
- Et celle-là ? - Boyne, la rivière Boyne.
- La rivière Boyne, correct ? - Et celle-là ?
La rivière Lee.
- Et là ? - La rivière Liffey.
- Tu es un génie. - Donne-moi les cartes.
- Laisse-moi la tenir. - Ne la froisse pas !
Ça suffit !
Montre à papa comment tu as appris.
Montre-moi, chérie.
- Elle est trop maligne. - Tiens, c'est ta carte.
Je prends deux feuilles de calque et dessine l'Irlande
et les rivières sur l'une et pose l'autre feuille dessus,
- et j'écris les noms. - Bien joué.
- Elle est maligne ! - Fais pareil pour les montagnes.
Arrête, Grace ! Non !
- J'ai vu un de tes amis d'école. - Ah bon ? Qui ?
- Le fils de Sinnott. - Il s'appelle Diarmuid.
- Diarmuid, c'est ça. - Il était où ?
Il était vers Tullogher. Il ramassait du petit bois.
Tu ne t'es pas arrêté pour lui donner un sac de bois ?
- Ne sois pas bête. - Merci, chérie.
Tu es bête.
- Tu t'es arrêté pour lui parler ? - Oui.
Vous avez parlé de quoi ?
Je lui ai dit bonjour et de souhaiter un joyeux Noël à sa famille.
- C'est tout ? Je... - Je lui ai donné quelques pièces.
Et pourquoi donc ? Son père va sûrement les boire.
Il n'est jamais sobre, cet homme.
Il doit se sortir de cette situation.
On ne le sait pas, chérie. Il essaie peut-être.
Les filles, vous avez encore des devoirs ?
Jimmy, nous devons vous dire au revoir...
"Je célébrerai Noël dans mon cœur
et j’essaierai d’en garder l’esprit toute l’année.
Je vivrai dans le passé, le présent et l’avenir.
Les Esprits de ces trois temps vivront en moi.
Je ne fermerai pas mon cœur aux leçons qu’ils m’enseignent."
Billy.
Il s'est passé quoi avec ton manteau ?
Ta mère a dit qu'il y avait un crachat dessus.
Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?
Rien.
Ne les écoute pas. Ce sont des sales gosses.
Tu as demandé quoi au Père Noël ?
- Un puzzle. - Un puzzle ?
- Un difficile, j'espère. - Et quelle serait l'image ?
N'importe quoi. Une ferme avec des animaux ?
Je suis sûre que je pourrai t'aider si tu es coincé. Oui ?
Es-tu prêt pour un nouveau Dickens à la nouvelle année ?
- Oui, Mme Wilson. - Brave garçon.
Mets le disque pour moi.
Ned...
Oiche chiuin
Oiche Mhic De
Cach 'na suan
Dis araon
Dis is dilse ag faire le speis
Nai beag gnaoi-gheal ceanan tais caomh
Criost ina chodladh go seimh
Criost ina chodladh go seimh...
Merci.
Père, à présent...
Je vais voir Bernie.
Je m'occupe des fleurs pour la messe de minuit. Tu viens ?
- Oui. - Ne regarde pas,
mais ils nous suivent.
- Hé, les filles. Ça va ? - Les voilà.
Les voilà.
- Rien de mieux à faire ? - Pays libre.
C'est ça. Tu es hilarant.
- C'est les chaussures de vos mères ? - Rentrez chez vous.
- Tu sens bon. - Nous touche pas !
Hé, venez là.
Viens ! Je voudrais te montrer quelque chose. Viens.
Je n'ai pas un sac à main de la même couleur qu'elles ?
- Les bleu marine ? - Oui.
- Je ne sais pas. - Mais si, tu le sais !
Il faut mettre la bonne quantité.
- Pas de queues ! - J'ai raté quoi ?
Bonjour, papa.
- Mon cercle te plaît ? - Regarde.
- Bonjour. - Ça se passe bien ?
- Oui, très bien. - Parfait.
- Tout le monde veut m'aider... - Des petites mains.
- On a des postes différents. - Montrez-moi.
Ce sera le meilleur gâteau de Noël.
- J'ai hâte. - Tu dis ça tous les ans.
- Et chaque année, il est meilleur. - Oui !
C'est toi qui enlevais les queues !
Le salon est glacial, tu peux le réchauffer.
- Tu t'occupes des œufs ? - Oui.
- Pas de glaçage cette année. - Où sont les cerises ?
- Je n'ai pas aimé celui de l'an dernier. - Ça fait partie du gâteau.
Allez, mélange bien.
Pas de glaçage ! Pas de glaçage cette année !
"Père Noël, Pôle Nord". Il ne peut pas y avoir que ça.
Tout le monde sait où vit le Père Noël.
Oui, mais comment on sait s'il reçoit la lettre à temps ?
- Papa ira la poster demain matin tôt. - Passez-moi vos assiettes.
- Pour le Père Noël, tout est par exprès. - Merci.
Grace ?
Papa, le Père Noël est passé pour toi quand tu étais petit ?
Papa ?
Est-ce qu'il t'a apporté des cadeaux quand tu étais petit ?
Bien sûr que oui.
Il...
Une année, il m'a apporté un puzzle.
Quoi ? Juste un puzzle ?
Oui.
Je ne voulais pas grand-chose.
Pas comme toi, Sheila ! J'ai changé mon souhait !
Vraiment ? Fais voir...
Mangez avant que ça refroidisse.
On peut veiller combien de temps ?
- D'accord, vous avez une demi-heure. - Oui !
- C'est tout. Marché conclu ? - Oui.
Tu es au courant ?
La famille Wilson a vendu tout son cheptel.
La maison et la terre seront mises aux enchères l'an prochain.
- Tu ne parles plus avec Ned ? - Je ne l'ai pas vu depuis cet été.
Je vais l'appeler un de ces soirs.
Invite-le pour le jour de Noël, s'il veut.
Ça ne te dérangerait pas ?
La maison est pleine. Alors, un de plus, un de moins.
Tu as pensé à ce que tu vas m'offrir ?
J'ai compris l'allusion ce soir.
Mon Dieu. C'est pas formidable que tu remarques encore ?
Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
Je n'ai besoin de rien.
Tu ne voudrais pas une chemise ?
Un livre, peut-être.
Oui.
Oui, je pourrais le lire pendant Noël.
Quel genre de livre ?
Je ne sais pas.
En fait...
David Copperfield.
Oui, je n'ai jamais...
Je n'ai jamais eu l'occasion de le lire.
Tu vas bien, chéri ?
Tu n'es pas toi-même depuis un moment.
Comment ça ?
Tu es terriblement silencieux.
Est-ce que parfois tu t'inquiètes ?
Oui, eh bien, avec Noël qui approche et les dépenses que ça entraîne.
Oui, bien sûr, c'est un souci.
Oui. Oui.
Mais par exemple...
Tu penses qu'on s'en sort bien ?
On verse chaque semaine un peu d'argent à la banque.
Les fenêtres et la façade seront rénovées à cette date l'an prochain.
Oui.
Est-ce que tu es fatigué, chéri ? C'est ça ?
Ça doit être ça, oui.
Eh bien, tu devrais arrêter de te lever au milieu de la nuit. Oui ?
Ce n'est bon pour personne.
Magnifiquement emballé.
C'est splendide !
Il sera un bon compagnon pour l'autre.
Et de la même couleur aussi. Merci, Sarah.
Il est adorable. Quel personnage ! Ses petites oreilles.
- Merci, chérie. - Je vous en prie.
Maintenant, William. C'est un cadeau du Père Noël ?
Oui, madame, le voilà !
Tout juste livré ! Mon Dieu, quelle joie !
Le Père Noël n'est pas gentil, Bill ?
Si, maman.
Tu auras bien chaud avec ça.
- Manger à 14h30 vous ira ? - Oui, c'est parfait.
Tu es là.
Ta mère m'a demandé d'aller te chercher.
- Ce n'est pas le cadeau que tu voulais ? - Non.
La prochaine fois, dis-le-moi, et j'informerai le Père Noël.
On est de bons amis, lui et moi.
- Ça va aller, Bill ? - Oui, Ned.
Bien. On y va.
Tu as assez chaud, Kathleen ?
Oui, papa.
Merci, papa.
Mme O'Shea veut un sac supplémentaire,
et Doolin's à Clonroche s'est trompée dans sa commande.
- De combien ? - Vingt ballots.
Dis-lui que ça prendra deux jours.
Tu vas bien ?
Oui.
Est-ce qu'un de ces gars te raconte des sornettes ?
Non.
- Tu me le dirais sinon ? - Il ne s'est rien passé, promis.
- Tu le jures devant Dieu ? - Je le jure.
Autre chose ?
J'aimerais aller à Waterford pour acheter des cadeaux,
mais le bus est à 16 heures.
Je demanderai à l'un des garçons de répondre au téléphone.
Bien. Je le dirai à Pat.
- Tu es sûr ? - Oui.
- À plus tard. - Merci, papa.
VEUILLEZ ALLER À LA RÉCEPTION AVANT DE CONTINUER
Je peux vous aider ?
Je cherche sœur Carmel ou sœur Mary.
À quel sujet ?
J'ai une facture qui doit être vérifiée.
Sœur Carmel est dans la salle. Tout droit.
Monsieur, vous allez nous aider ?
S'il vous plaît ! Vous pouvez m'emmener à la rivière ?
Ou faites-moi passer de l'autre côté de la porte. S'il vous plaît !
- Ce n'est pas moi qui décide. - Je vous en prie...
- Je suis désolé. - S'il vous plaît !
Ne me laissez pas ici ! Emmenez-moi chez vous. Je travaillerai...
Que fais-tu ici ?
Vous ne sonnez pas d'habitude ?
J'ai votre facture.
Prenez deux sacs de charbon et donnez-nous cinq ballots de briquettes.
- Il faudra que je revienne. - Cet après-midi.
J'ai une livraison de tourbe dans deux jours.
Je viendrai à ce moment-là.
Nous pouvons appeler Ford à Wexford. Ils viendront immédiatement.
D'accord.
Gardez-en deux et videz le reste.
On ne peut pas avoir des gens qui entrent et sortent à leur guise.
Vous me comprenez, Bill ?
Oui, ma Sœur.
Apportez-moi la tourbe et nous vous paierons pour le tout.
Maman !
Ne regarde pas, Bill. N'avance pas. Ned ! Ned !
Bill, ne regarde pas.
Elle est venue me parler...
Et m'a demandé de la faire sortir.
De l'emmener jusqu'à la rivière.
Et qu'as-tu dit ?
Que ce n'était pas moi qui décidais.
C'est vrai.
Ça ne nous regarde pas.
Elle était tellement effrayée, Eileen, je...
- Ne sont-elles pas nourries et logées... - Si.
On leur donne un métier.
Sans les sœurs, ces filles auraient été...
Je le sais.
Alors, qu'avons-nous à nous reprocher ?
Tu ne remets jamais ça en cause ?
Si tu veux avancer dans cette vie...
Mieux vaut ignorer certaines choses.
Tu as toujours été trop sensible, Bill.
Tu distribues la monnaie qui es dans tes poches,
sans connaître la vie des gens.
Enfin, sois honnête...
Tu es loin d'avoir été élevé dans la misère.
Que veux-tu dire par là ?
Il y a des filles
qui se mettent dans le pétrin et tu le sais très bien.
Pardon.
Je n'aurais pas dû dire cela.
N'oublie pas ce que nous avons.
Et reste en bons termes avec les gens.
Nos filles ne subiront jamais ce que ces filles subissent.
Et si c'était l'une des nôtres ?
Non, ce n'est pas ce que je dis. Ce ne sont pas nos filles.
N'ai-je pas de la chance que Mme Wilson n'ait pas partagé tes idées ?
Où serait ma mère si elle ne l'avait pas engagée,
et où serais-je sans ce qu'elle a fait pour moi ?
Assise là, dans sa grande maison...
Avec sa rente et sa ferme, et les gens sous ses ordres.
Elle a été l'une des rares femmes à faire ce qui lui plaisait.
Maman ?
Tu es là. Qu'est-ce que tu as ?
Hein ? Ça va ma petite ? Oh, oui.
Allez, viens. Je t'accompagne en bas.
Désormais, tu dormiras dans cette maison, Bill.
Je t'ai fait préparer une chambre.
Tu peux rater l'école encore une semaine, mais il faudra y retourner, oui ?
Vous croyez que mon père sait ce qui s'est passé ?
Je l'ignore.
Où est mon père ?
Je ne sais pas.
Que Dieu nous aide.
Tout va bien.
Tout va bien, petite.
C'est le jour où la nuit, monsieur ?
C'est l'aube.
Il va bientôt faire jour.
Je vais avoir mon bébé ici.
Pas avant cinq mois, elles ont dit.
Sœur Mary a dit qu'il ira dans une bonne maison.
Allez, c'est fini. Viens, maintenant.
Viens, suis-moi, allez. Lève-toi, petite.
Je t'emmène. Allez. Tout va bien.
Lève-toi.
Faites-la entrer.
C'est gentil d'être venu si tôt, Bill.
Mon Dieu, vous nous avez fait une grande frayeur, mon enfant.
Sœur Frances était sur le point d'envoyer la police te chercher.
Elle était enfermée dans la remise.
Quelqu'un l'a mise là.
Mon Dieu, ma pauvre fille.
Sœurs, emmenez-la à l'étage, qu'elle se lave,
et ramenez-la dans mon bureau.
Dieu merci, vous êtes venu à temps, Bill.
Nous allons boire un thé.
Non, ma Mère.
Vous avez le temps de vous asseoir, et mon porte-monnaie est dans le bureau.
Ne remettez pas votre manteau. Vous l'apprécierez ensuite.
Asseyez-vous et réchauffez-vous.
Ça prendra une minute.
Tout va bien chez vous, Bill ?
Tout va bien, Mère.
Kathleen passe le Certificat de fin d'études cette année ?
En effet.
Et que va-t-elle faire ensuite ?
Elle voudrait faire des études de commerce à Waterford.
Elle réussira. C'est une bonne fille. Et j'ai vu Joan dans le chœur.
Sœur Carmel dit qu'elle est aussi intelligente que sa sœur.
Elles ont une excellente école près de chez elles.
Et vous en avez deux autres qui vont arriver chez nous ?
Trois autres.
Trois ?
Sheila commencera en septembre prochain et ensuite il y aura Grace et Loretta.
Tant d'élèves essaient d'entrer chez nous.
Ce n'est pas une tâche facile de trouver une place pour chacune.
Nous ferons au mieux pour vos filles, mais...
Ce doit être un peu décevant tout de même.
Comment ça ?
De ne pas avoir un fils qui portera votre nom, vous voyez ?
J'ai le nom de ma mère. Il n'y a jamais eu aucun mal à ça.
La voilà. La fille qui a causé tout ce drame !
Sœur, mettez une chaise à côté de Billy.
Veux-tu t'asseoir là, mon enfant ?
Bien sûr, nous y voilà. Merci mon Dieu pour ce feu.
Que ferions-nous sans un charbonnier ? On prévoit de la neige.
Elle arrivera cette nuit. On peut la sentir.
Il est vrai que le monde est beau sous la neige.
Veux-tu du thé, mon enfant ?
Oui, merci, Mère.
Et une tranche de gâteau ? Oui, bien sûr.
Voilà.
- Du gâteau aux fruits ? - Non, du thé seulement.
Voilà.
Ne pense pas que tu vas avoir des ennuis.
Dis-nous comment tu t'es retrouvée enfermée dans la remise ?
Qui t'a mise là ?
- Elles m'ont cachée là, Mère. - Cachée ? Vraiment ?
Oui, Mère.
Qui donc t'a cachée ?
Les autres filles.
Et comment ont-elles fait ?
Elles jouaient à un jeu.
N'es-tu pas trop âgée pour jouer à cache-cache ?
Elles n'ont pas pensé à te libérer une fois le jeu fini ?
Mais qu'est-ce que tu as ? Ce n'était pas un simple jeu idiot ?
C'était quoi, mon enfant ?
Juste un grand rien, Mère.
Un grand rien, c'est ça.
Tu as besoin d'un petit déjeuner et de dormir longtemps.
Sœur Frances, voulez-vous aller faire frire quelque chose pour elle ?
Emmenez-la dans la cuisine et laissez-la manger à satiété.
Et pas de travail pour elle aujourd'hui. Elle doit reprendre des forces.
Pauvre créature.
Vous avez une facture pour moi ?
Noël n'est-il pas arrivé rapidement malgré tout ?
Nos comptes sont réglés ?
Oui, Mère.
Un instant.
C'est un petit cadeau pour vous.
Je suis sûre qu'Eileen l'appréciera.
Prenez-le, Bill, allez.
Nous en avons terminé, je pense.
Plus vite. Allons !
M. Furlong...
Comment tu t'appelles ?
Sarah. Sarah Redmond.
- M. Furlong ! - Je suis Bill Furlong.
Je travaille au dépôt de charbon.
Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle, viens...
- Ça suffit ! - J'y suis chaque jour, sauf le dimanche.
Dehors !
En rang, les filles.
Avancez ! Ne traînez pas !
Pas un mot dans la chapelle, vous m'entendez ? Pas un bruit !
Le Seigneur est compassion et amour.
Lent à la colère, riche en bonté.
Il ne nous traite pas selon nos péchés,
il ne nous punit pas selon nos fautes.
Répons.
Le Seigneur est compassion et amour.
Mais autant les cieux dominent la terre,
autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent.
Autant l’orient est éloigné de l’occident,
autant il éloigne de nous nos transgressions.
- Répons. - Le Seigneur est compassion et amour.
Comme un père a compassion de ses enfants,
l'Éternel a compassion de ceux qui le craignent.
Il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que poussière nous sommes.
- Répons. - Le Seigneur est compassion et amour.
Mais la bonté de l’Éternel dure à jamais pour ceux qui le craignent,
et sa miséricorde pour les enfants de leurs enfants
pour ceux qui gardent son alliance. Répons.
Quelqu'un doit prendre plus de cours.
Tu ne vas pas me le dire ?
Quoi ?
J'ai vu sœur Mary après la messe.
Elle t'a donné une carte pour moi.
Oui...
Elle est dans la poche de mon manteau.
- Tu n'allais pas me le dire ? - J'avais complètement oublié.
Oui, en fait, c'est ce que je lui ai dit.
Mais on dirait que nous n'apprécions pas.
Ce sont de mauvaises manières.
C'est tellement gentil de sa part.
- Ça paiera pour Noël. - Oui.
J'espère que tu l'as remerciée.
Désolé, chérie.
Qu'est-ce qui t'indispose ? Tu n'as pas dit un mot de la journée.
Un vieux rhume qui s'installe, non ?
QUE DIEU BÉNISSE CETTE FEMME
Bonjour.
- Est-ce que Ned est là ? - Non, il est à l'hôpital.
Il va bien, enfin je n'en suis pas sûre exactement. Mon frère le sait.
On voit bien que vous êtes parents. C'est votre oncle ?
Vous pouvez l'attendre ici.
Ça ira. Bien.
- Êtes-vous Bill ? - Oui, en effet.
Mon Dieu, désolée. Je suis Emma.
Nous vous avons rendu visite, enfants. Emma et Peter.
La maison est vendue. Ned vous l'a dit ?
À l'hôpital de Wexford, avez-vous dit ?
Oui, mais il est en maison de repos, juste en dehors.
Il va bien. Il a eu une pneumonie. Je suis sûre que Peter sait où c'est.
- Voulez-vous entrer un moment ? - Je repars en ville.
- Mais vous allez bien ? - Très bien.
- Et votre famille ? - On va tous bien, merci.
Joyeux Noël, Bill.
Tu vas payer quelques tournées aux employés pour Noël ?
- Je crois qu'ils ont assez bu. - C'est sûr. Surtout PJ.
Oui.
Tu leur as donné une prime et payé leur déjeuner.
- Ils le méritent. - Tu es un homme bon, mon Dieu.
- On a tout réglé ? - Oui. Merci, Bill, c'est gentil.
- Bien. Alors, je vais... - Avant que tu...
Je voulais te demander...
J'ai entendu parler de ce qui s'est passé au couvent.
Tu as eu des démêlées avec elle ?
Écoute...
Cette histoire ne me regarde pas.
C'est vrai, mais...
Tu devrais faire attention à ce que tu dis...
Sur ce qui se passe là-bas.
Mieux vaut être l'ami du diable que son ennemi, pas vrai ?
Oui, oui.
C'est que...
Ces nonnes ont le bras long, Bill.
Tu peux en être certain.
Écoute.
Tu as travaillé aussi dur que moi pour arriver où tu es.
On a travaillé d'arrache-pied.
Et seul un mur sépare cet endroit de l'école.
Si tu vas embêter ton monde maintenant...
Tu pourrais priver tes filles cadettes d'une bonne éducation.
Peu importe ce que pense de toi le reste de la ville.
Qu'est-ce que ça veut dire, dis-moi ?
Les gens peuvent te rendre la vie dure.
- Je ne sais pas comment sont les gens ? - Si.
Tu sauras donc faire preuve de bon sens, Bill.
Prends soin de ta famille,
et de ton entreprise, c'est le conseil que je te donne.
- Tu me comprends ? - Oui.
- Oui. - Bien.
D'accord.
Je ferais mieux de retourner au bar. Joyeux Noël...
Oui. Joyeux Noël à toi aussi.
- On se verra pendant les vacances. - Je viendrai.
- Joyeux Noël. - Joyeux Noël.
- Excellente qualité. - Merci.
- Joyeux Noël. - Et à toute ta famille.
On se voit demain à la messe.
- Bien sûr. Au revoir, Kate. - Au revoir.
Je viens chercher une paire de chaussures.
Au nom de Furlong.
PUZZLE
Comment ça va, Bill ?
PRIVÉ
- Ça va ? - Oui.
On est dans le pétrin.
Oui.
Je suis désolé.
Sarah ? Viens.
Viens, ma petite.
C'est Bill Furlong.
Le charbonnier.
Je ne te veux pas de mal.
Viens.
Tout va bien.
Ne t'inquiète pas.
On est presque arrivés. À la maison.
On est arrivés.
- Non ! - Allez !
CE FILM EST DÉDIÉ AUX PLUS DE 56 000 JEUNES FILLES
ENVOYÉES DANS LES INSTITUTIONS LA MADELEINE
POUR "PÉNITENCE ET REDRESSEMENT" ENTRE 1922 ET 1998.
ET AUX ENFANTS QUI LEUR ONT ÉTÉ ENLEVÉS.
Sous-titres : Christine Gardon
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