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Original subtitles

- On vient de tuer un de mes hommes.

- Tu rentres avec le corps et le gamin.

- Lieutenant Aurélie Mercier.

- J'ai pas tué Thorsten. - Il a admis s'être battu

mais pas le meurtre.

Je dois comprendre.

- Vous enquêtez sur la mort de Thorsten ?

Sur la petite amie de son assassin ?

- Vous ignorez qui je suis et ce que je sais.

- Ils vont pas tout fouiller.

- Ces femmes sont victimes de trafic sexuel.

Nous les ramenons aux Philippines.

- Si on descend, on saura rien.

- On veut récupérer notre caisse au plus vite.

- T'avais vu juste à propos de Julien Morand.

Son corps s'est échoué aux Canaries.

- Je suis désolée.

- Vous allez les arrêter ?

- Il faut peut-être arrêter.

- Tu penses à ton fils ?

Quelqu'un renseigne les Flamands depuis le bateau.

- Vous voulez sauver votre famille ? C'est le moment.

- J'espère que tu sais ce que tu fais. - Moi aussi.

...

Coup.

La porte s'ouvre.

- Elle est trop grosse, cette caisse.

On va pas y arriver. - On n'a pas le choix, Tonio.

- Mais il y a quoi, dedans ? - On s'en fiche.

De toute façon,

on va la passer par-dessus bord.

- Eh ben voilà...

...

- Mettez-vous à l'aise, Mme Chambercy.

Rappelez

votre capitaine.

- Un petit whisky,

Mme Chambercy ?

Tonalité d'appel.

...

Le téléphone sonne.

...

- Ca va ?

- Qu'est-ce que je fais là ?

- Je vous ai trouvée par terre. Pourquoi ?

- Je me rappelle pas.

- Je vous ai fait un shot d'adrénaline.

Je sais pas si c'est lié avec ce qui vous est arrivé,

mais il se passe quelque chose dehors.

- Où ça ? - Sur le pont supérieur.

Elle tire.

- On ne bouge plus !

Arrête-toi !

Coup de feu. Tonio crie.

Capitaine, vous êtes

en état d'arrestation pour trafic

d'armes de guerre.

- Aidez-moi, putain !

- Prends tes affaires

et attends-moi à l'extérieur.

Installez-le ici.

- Bouge pas, attends que j'arrive.

Tonio gémit.

- On peut pas le laisser là, il pisse le sang !

- Donnez-moi quelque chose !

- Vous avez de la morphine ? - Je m'en occupe.

- Je reviens.

Va dans ta cabine et enferme-toi. Tu sais ce que tu risques

à l'extérieur. - C'est lui qui a tué Julia ?

- J'en sais rien, mais la dernière chose

dont j'ai besoin, c'est que ça dégénère.

Alors tu fais profil bas.

Il faut qu'on tienne jusqu'à La Réunion, d'accord ?

Je peux compter

sur toi ?

- OK.

- Ca va faire effet combien de temps ?

- 4 heures.

- Vous avez de quoi lui refaire des injections ?

- Plus que ça.

- Je vous fais confiance.

- Lieutenant, je peux vous expliquer mais...

rangez ça.

- Les clés de votre cabine.

Sonnerie de téléphone.

...

Tonalité d'appel.

...

La sonnerie continue.

Je pensais pas ça de vous,

capitaine.

- Ca ne répond plus.

- Peu importe. Nous aurons des nouvelles sous peu.

- Vous comprenez que je pouvais pas

vous laisser prendre le commandement ?

- Je comprends.

- Faut appeler la centrale.

Grésillements, bips.

- Ligne établie.

Depuis la cabine ?

- Non, je vais la prendre ici.

Sonnerie.

-Centrale C&M Marine Carriers, à vous.

- Lieutenant Aurélie Mercier.

Le capitaine Wohnrau est aux arrêts.

J'ai repris le commandement. Veuillez avertir votre direction.

-Compris, je les préviens.

- Et prévenez le brigadier Markovic à la police judiciaire.

-Ce sera fait à la première heure. - Terminé.

Vous pouvez me montrer où on est sur la carte ?

- On est au large des eaux territoriales de Madagascar.

Là, c'est La Réunion. - Dans combien de temps ?

- Demain après-midi.

Tonio gémit.

- C'est fini pour toi.

- Je sais, je sais.

- Je peux peut-être t'aider, et tu m'aides en retour.

Tu te souviens quand j'ai rejoint l'équipage ?

J'ai rejoint l'équipage quand tu as commencé ce trafic.

Des gens me payent pour surveiller

ces caisses, des gens importants. Tonio rit.

J'y crois pas, ça.

C'est toi, la taupe.

Tonio rit et gémit.

- Si on entre dans les eaux territoriales françaises,

tu es foutu. Et moi aussi. C'est maintenant

ou jamais.

- Tu as un plan ?

- Bien sûr que j'ai un plan.

Et tu en fais partie.

- Je voulais vous dire... On était un certain nombre

à penser qu'il se passait des choses bizarres à bord.

Mais... on savait rien.

Je peux amener son petit-déj'

au capitaine ? - J'y vais.

- Bon, ben... tenez.

- C'est Tonio qui a tué Thorsten.

Je ne le savais pas. Il me l'a avoué tout à l'heure.

- J'en ai vu, des munitions, à la Légion.

Ca, ça illumine une ville la nuit comme en plein jour.

- Allez, on va balancer ces saloperies à la mer.

- Tu sais, on pourrait les refourguer facilement.

Ca vaut cher, pas juste quelques milliers de dollars.

- T'es cinglé, hors de question.

- Tu t'en fous,

tu pars à la retraite, Mikael devient capitaine.

Mais moi, hein ? Il me reste quoi ?

Je vais me tirer avec.

- Comment ça ?

- Dans 1h, on passera à 15 milles

de Madagascar. J'y serai demain. - La flic va en déduire

que tu t'es enfui parce que tu as tué Thorsten.

- Justement.

- Quoi, justement ?

- Thorsten, c'est moi.

- Oh, ça va, arrête tes conneries.

- Thorsten, c'est moi.

- Pourquoi il a fait ça ?

- Selon lui, Thorsten était sur le point de nous dénoncer.

- C'était clair qu'il allait nous péter entre les doigts.

Et puis, Dieu m'a donné un coup de pouce.

J'ai compris que le gamin

avait déjà fait la moitié du travail.

Thorsten râle.

...

- Tu as perdu la tête.

- J'ai fait ce qu'il fallait pour nous protéger !

- Tu as tué un de tes camarades ! Tu réalises ça ou pas ?

- J'ai jamais prétendu être un ange. Mais je suis au clair avec Dieu.

J'ai tué des hommes, c'est vrai, mais c'était pour survivre.

- Pourquoi vous l'avez aidé ?

- Pour lui éviter la prison.

- Andrzej a pris le contrôle ! - Comment ça ?

- Il est armé !

- Capitaine, vous sortez pas d'ici. - Je dois lui parler.

C'est un de mes hommes. Vous, il ne vous écoutera pas.

On sait pas ce qu'il veut.

- Bien, mais je garde le commandement du cargo.

- Si vous pensez que ça fait la différence...

Tu restes à l'arrière, Mikael.

Et vous aussi, lieutenant.

- Je suis la seule armée à bord, je viens.

- Andrzej !

C'est moi, ton capitaine.

Je sais pas ce que tu veux,

mais nous devons parler !

Je sais que tu es armé,

mais je t'en prie, rends-toi.

N'importe ce que tu veux,

on trouve une solution !

Ceux qui me payent ont un autre plan.

- Andrzej, sois pas ridicule ! Tu es tout seul !

- Ca, c'est ce que vous croyez.

- Je t'avais dit, capitaine.

Je retournerai pas

en prison. - Faites rien !

C'est des tarés ! - Relâchez-le, il a rien à voir

avec votre trafic. - Non, on a besoin de lui.

Si vous essayez d'accéder au poste de commandement, on le tuera.

- On a besoin d'aide.

On doit sauver Florian. - Tout passe

par le poste de commandement. Ils vont sûrement retrouver

des complices. - Quoi ? Des pirates ?

- Je sais pas, je transporte

juste des caisses, moi.

Mais si on tombe dans leurs mains, vous imaginez la suite.

Suivez-moi !

Sonnerie de téléphone.

...

Vous pouvez y aller, Mme Chambercy.

C'est ici que nos chemins se séparent.

Tut tut tut...

- Vous devriez essayer

le breakfast de l'hôtel. Il est excellent.

- Dans les années 80, le code maritime a changé

et on a interdit les armes à feu à bord.

Je n'ai jamais trouvé que c'était une bonne idée.

Avec ça, on peut y arriver.

Mais il faut que l'équipage

soit avec nous.

- Je vais mourir, alors dis-moi si c'est toi qui as tué Julia.

- Tu veux savoir qui a tué ta copine ?

Demande au capitaine.

Il tire une rafale.

- L'Interlaken a disparu des radars,

on ne peut plus nous localiser. Tonio rit.

- Je dois descendre de ce cargo avec Florian.

- Et alors ?

- Cet assaut est trop dangereux pour lui.

- Vous pensez que je vais sacrifier mes hommes pour lui ?

- Il faut trouver un autre moyen.

- Nous sommes armés, ils ne le savent pas,

nous avons clairement l'avantage.

- Désolée, capitaine, c'est un ordre.

- Un ordre ?

Je vous donne 30 minutes, pas une de plus.

- Si je suis là-haut, je suis pas avec les autres.

- Avec les autres, ce serait un bain de sang.

Il faut qu'on sauve Florian toutes les deux.

Faites attention, c'est haut.

- C'est le fusil qui est rouillé, pas moi.

- Anouchka, Guillaume, pardonnez-moi.

Andrzej,

Tonio, je viens vous parler.

Voilà mon arme,

elle est déchargée.

- Ne faites rien de stupide, ou je tue le "kitchen boy".

- Je veux seulement

vous parler.

Regardez.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

- Prenez-moi comme otage.

- Surveille l'autre côté.

Désolé,

on ne change pas de plan. Coup de feu.

- Jette ton arme !

Florian, sors d'ici !

Ca va ? Bouge pas d'ici !

- C'est fini, Tonio. Rends-toi.

- Vas-y, fais ce que tu dois faire.

Vas-y, mon ami.

C'est fini pour moi, de toute façon.

- Non, Tonio, je ne tue pas mes hommes.

...

- Excusez-moi. L'Interlaken, on a perdu...

- Je sais. - Des instructions ?

- On a perdu l'Interlaken.

- Je sais.

La flic a pris le commandement, tout va se précipiter.

- C'est pire que ça.

- Pourquoi ?

- Ce serait trop long à t'expliquer. Je savais que ça arriverait.

- Tu vois ça ?

C'est les anciennes factures. Avec Jacquier, on a refait

toute la comptabilité. Plus de surfacturation.

On a laissé quelques notes de frais sans justificatif,

pour la forme. Un travail d'orfèvre.

Tout ce qu'on peut nous reprocher, c'est cette cargaison

sur l'Interlaken, dont tu vas prendre la responsabilité.

Tu expliqueras que depuis la maladie de mon père,

t'arrivais plus à gérer.

Il était le cerveau et t'as fait confiance aux mauvaises personnes,

et surtout, tu savais pas ce que tu transportais.

Et moi, je leur dirai que... Que je savais rien.

Que j'avais une confiance aveugle en toi.

Je confirmerai que t'étais sous la coupe de mon père

et que j'ai eu des doutes sur son honnêteté,

mais jamais sur la tienne.

- Pourquoi tu fais ça ?

- Pour tes parts de la société.

Je te demanderai de signer

tout de suite.

- Tu comprends pas.

Après cette histoire, la boîte ne vaudra plus rien.

- Ca, c'est mon problème.

Mais oui, c'est la fin.

Enfin... la tienne.

...

- Vous voyez, je suis plus utile ici qu'enfermé

dans ma cabine.

- J'avais pas le choix.

- Oui, vous faites votre travail.

Comme moi, je fais le mien.

A ma façon.

On entre.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- C'est lui.

Il l'a tuée !

- Qu'est-ce que tu racontes ? Baisse cette arme.

- C'est lui qui a tué Julia.

- Qui t'a dit ça ? - Tonio.

Tonio me l'a dit.

Qu'est-ce que tu lui as fait ? Comment tu l'as tuée ?

- C'est pas lui !

C'est pas lui. - Qu'est-ce que tu racontes, toi ?

Arrête de protéger ton père ! - C'est pas lui.

- Tais-toi !

- C'est moi.

J'ai pas voulu.

C'était un accident.

Ce soir-là, elle t'a appelé.

- Tu le dis à personne. Il y a des places passagers.

C'est facile de réserver. Interlaken, c'est le nom du cargo.

Je t'entends plus. T'es là ? T'as compris ?

Je t'aime. Je t'aime, tu sais.

Mikael.

Il faut que tu m'aides.

Ton père veut que je descende à Dakar.

Je dois rester sur ce bateau.

- C'était qui ?

Au téléphone ?

- Comment ça ? Pourquoi ? - A qui tu disais "je t'aime" ?

- A mon copain.

- Depuis quand t'as un copain ? Pourquoi tu m'en as jamais parlé ?

- Je sais pas, ça m'a pas paru important.

- Attends, ça fait des mois qu'on échange des messages !

Tu joues avec moi depuis le début !

Je pensais que t'étais venue pour moi,

pour qu'on puisse être enfin ensemble !

Putain, Emilie,

je suis fou de toi ! Tu comprends ? Je suis fou de toi depuis le début.

Putain, mais quel con.

Quel con... - Mikael, c'est pas ce que tu crois,

je vais t'expliquer.

- Quoi ? Que tu m'aimes pas ?

- Si, mais pas comme ça.

- Tu m'as trahi ! Tu m'as fait croire

que t'étais amoureuse de moi. - Mais tu comprends pas.

Il peut rien se passer entre nous.

- T'es qu'une allumeuse. Une pute !

Fracas de chute.

Emilie !

Elle ne bougeait plus...

Ils ahanent.

Chute dans l'eau.

- C'est toi qui l'as tuée ?

C'est ça ? - Florian, regarde.

Je pose mon arme ici, d'accord ?

S'il te plaît.

Réfléchis.

Julia voudrait pas que tu fasses ça.

- Julia est plus là. - Si, elle est là.

- Non ! - Si, elle est partout,

elle hante ce cargo.

On peut pas laisser la mort dicter nos vies.

Oui.

Allez.

Mikael sanglote.

...

- Bonjour.

J'ai rendez-vous avec eux.

Merci.

Merci pour votre temps, je sais qu'il est précieux.

- Oui, surtout en ce moment.

- Oui, Patricia m'a tout raconté.

En revanche, je crois pas que vous ayez pris la mesure

des atouts de mon projet EA.

C'est un projet en circuit fermé.

Des bateaux à voiles pliables, équipés de moteurs

dont le biocarburant est

fabriqué en interne, une maîtrise complète de la technologie.

Rien qui nous échappe.

C'est pas du greenwashing que je vous propose, là.

Je vous parle pas de vert clair, mais de vert foncé.

- M. Maurer, nous embarquons dans 15 minutes.

- Investissez dans le vert foncé

et vous aurez du blanc.

Blanc comme blanchiment.

Je m'occupe du contenant, les bateaux,

et vous, du contenu, la marchandise.

Vous transportez ce que vous voulez,

avec en prime le sentiment d'être des pionniers.

- M. Maurer,

connaissez-vous Anvers ?

- Une très jolie ville, Anvers.

- Venez nous voir la semaine prochaine,

nous organiserons une visite.

- Je m'en réjouis déjà.

Bon voyage.

Putain...

...

- Mme Morand,

vous avez demandé à me parler ? - Oui, je voulais vous dire que...

- Allez-y,

prenez votre temps.

- Le policier de l'autre jour m'a dit que Julia était à bord

d'un navire de la marine marchande suisse.

- On pense que ce qui lui est arrivé est lié à une enquête

qu'elle menait pour son ONG.

- C'est-à-dire...

Il y a quelque chose que vous devez savoir.

...

- Je ferai en sorte que

vous soyez pas poursuivie.

- Vous savez, avec mon pedigree...

Je voulais vous dire,

lieutenant, nous ne sommes pas du même bord, mais...

nous regardons dans la même direction.

Notification.

Elle rit.

-Salut, Aurélie. J'espère que ça se passe bien à bord.

Je viens de parler avec la mère de Julia Morand,

il y a du nouveau. Regarde ce que je t'envoie.

On s'est tous plantés.

...

- Comment va Florian ?

- Ca ira.

Une fois mon rapport rendu, la justice fera son travail.

- Je sais.

- Vous reconnaissez cette femme ?

- On a... eu une liaison, oui,

il y a longtemps.

Pourquoi ?

- Combien de temps ?

- Une trentaine d'années.

- 27 ans, exactement.

C'est l'âge de Julia.

On s'est tous trompés, capitaine.

Julia était engagée pour un monde meilleur.

C'était aussi une fille triste qui cherchait son père.

Et tuée par son demi-frère.

...

- Bonjour, mademoiselle.

Vous êtes la nouvelle passagère ?

Capitaine Adrian Wohnrau, je commande ce cargo.

Si vous avez un problème, quoi que ce soit,

vous pouvez... Non, vous devez

venir me voir, OK ?

Je vous laisse vous installer, j'espère que vous vous plairez ici.

Bienvenue à bord,

mademoiselle.

...

- J'avais une ou deux questions

au sujet de ces fameux téléphones.

Vous savez, ceux qui sont impossibles à tracer.

- Vous avez un mandat ?

- Je pensais plutôt en parler autour d'un dîner.

Y a un petit resto à deux pas.

- Commençons par un café.

- Je crois qu'en fait, j'aimais pas l'uniforme.

- C'était une parenthèse. Il faut le voir comme ça.

Madame, je vous arrête pour excès de pâte à tartiner.

Vous avez le choix entre la prison ou vous habiller en 3 minutes.

- Avec les chaussures ? - Oui.

Aurélie rit.

Applaudissements.

...

Vous serez mon équipier, c'est ça ?

- Lieutenant.

Le brigadier est absent,

mais il m'a remis un dossier pour vous.

- Alors, au travail.

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