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Original subtitles

- On vient de tuer un de mes hommes.

- Je suis plus à la police judiciaire. - Rends-moi service.

- Rentre avec le corps et le gamin.

- Je n'ai pas tué Thorsten, croyez-moi.

- Il a admis s'être battu, mais pas le meurtre.

- Je peux pas descendre.

- Ma copine Julia a disparu sur ce cargo.

- Ca tourne pas rond.

Elle voyage sous un faux nom et avec un faux passeport.

- Cette femme est restée avec nous d'Istanbul à Dakar.

- Si on descend, on ne saura rien.

- On reste à bord jusqu'à la prochaine escale.

- Ils vont pas fouiller le bateau.

- L'équipage, c'est pas tous des enfants de coeur.

- Vous faites quoi sur ce cargo ?

- Cette marchandise est précieuse.

- Ca peut déraper.

- Vous ignorez qui je suis, vous ignorez ce que je sais.

- Julia, vous êtes là ?

...

- Alors, l'eau était bonne ?

T'as pas fait ta valise ? Tu sais qu'on part tôt, demain.

- En fait, je rentre pas avec toi.

- Quoi ?

- Je savais pas comment te le dire. Je dois rester ici, à Istanbul.

Je participe à un congrès dans deux jours, pour Sirens.

- Pourquoi tu m'as rien dit ?

- Je sais pas, je voulais pas

gâcher tes vacances. C'est bête, je suis désolée.

- Mes vacances ?

C'est nos vacances.

Tu veux que je reste à distance ? - Non, pourquoi tu dis ça ?

- Parce que parfois, je le pense.

Tu veux me quitter ?

- Non, non, pas du tout. Au contraire.

- Au contraire quoi ?

- J'ai besoin d'avancer dans ma vie.

Je veux un enfant.

- Avec moi ?

- Ben oui, avec toi.

- Je sais pas si on est prêts.

- Comment ça ?

- J'ai plus personne.

Toi, tu connais pas ton vrai père.

- Oui, bien sûr, je comprends.

C'est mieux comme ça.

Tu rentres à Genève et on en parle à mon retour.

Elle sanglote.

...

- Elles ne vous répondront pas.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Ces femmes sont des victimes de trafic sexuel.

Nous les ramenons aux Philippines, chez elles.

Vous leur faites peur.

Ces filles sont en danger, vous comprenez ?

- A partir de maintenant, je suis en charge de leur sécurité.

- Vraiment ?

- Qu'est-ce que c'est que ce merdier ?

- Allez leur chercher des couvertures et de quoi manger.

- Eh, c'est pas vous qui commandez !

- Que font ces femmes à bord ? - Ces deux personnes sont

en état d'arrestation

et assignées dans leur cabine.

- C'est moi qui ai embarqué Truong dans cette histoire.

Je suis la seule responsable.

- Il existe d'autres moyens, je comprends pas.

- Ces femmes, tout le monde s'en fout.

Les grandes ONG, l'Europe, ça parle beaucoup, mais...

les réseaux sont trop puissants.

La seule solution, c'est les petites actions ciblées.

- Vous leur faites prendre des risques insensés,

dans des conditions épouvantables. - Non, ça allait, jusqu'à la mort

de Thorsten. Quand j'ai su qu'ils voulaient

mettre son cadavre dans la chambre froide de secours...

- J'ai été forcée de trouver une autre solution.

...

La jeune femme pleure.

...

- Cette action ciblée, comme vous dites,

sur d'autres bateaux,

ça aurait pu tourner au cauchemar. - Qu'est-ce que vous voulez dire ?

- Aucun pays ne veut recueillir des clandestins.

Le bateau doit rester en mer le temps que la situation

se débloque, ça peut prendre des semaines.

- Alors, sur certains bateaux, on les jette à la mer

avant d'entrer dans les eaux territoriales.

Parce que la vérité, c'est que, dans les eaux internationales,

le capitaine est tout-puissant.

Non ?

- Lieutenant, je vous laisse continuer l'interrogatoire.

Je vais avertir la compagnie.

- Vous croyez qu'il l'aurait fait ?

- Non.

Pas lui.

- C'est quoi, cette histoire

de clandestines ? - Je m'en occupe.

- Mais ça veut dire fouille

et bateau sous scellés ! Ca va coûter très cher !

- Dimitri, calme-toi. Fais-moi confiance.

- Ah oui. Te faire confiance, oui. C'est quoi, ta solution miracle ?

- J'attends un appel de Wohnrau. On verra ce qu'on peut faire.

- Attends, t'as une ligne directe avec lui ?

- Et alors ?

- C'est contre le protocole ! Tout doit passer par la centrale.

- Ce sont mes bateaux, je parle avec mes capitaines quand je veux.

- La moitié m'appartient, tu l'oublies.

- Sur le papier, mais tu ne comprends rien

à la marine marchande. Ton histoire de traction à voile

n'intéresse personne. - Mon père aurait pas

aimé que tu me parles sur ce ton. - Ce que ton père aurait aimé,

c'est que tu sois comme lui, proche de ses équipages.

C'est quand, la dernière fois que t'es monté sur un cargo ?

Tu as hérité d'une entreprise qui tient debout grâce à moi.

Je vais pas la laisser s'effondrer pour deux marins

qui se mettent sur la gueule et trois clandestines.

Excusez-moi, on vient de me prévenir que vous étiez là.

- Désolé pour la visite surprise.

- Vous êtes toujours bienvenus. Vous avez de bonnes nouvelles ?

- Les clandestines...

- Qu'est-ce que...

Qui vous a dit ?

- Peu importe. Quel est votre plan ?

- Votre marchandise n'a rien à craindre.

Quelques jours de retard, au plus.

- Nous voulons notre caisse.

- Pas d'escale avant La Réunion.

- Nous allons organiser un transfert en pleine mer.

- En pleine mer ?

Ne le prenez pas mal, mais je ne vois pas comment.

- Tout est déjà organisé.

- Nous aurons seulement besoin que votre capitaine obéisse.

- C'est de la folie. Ca ne marchera jamais.

-Avec les clandestines, il va y avoir une fouille.

-Qu'est-ce qu'il y a dans cette caisse ?

- Je sais pas. Je veux pas le savoir.

- Patricia, c'est peut-être le moment d'arrêter.

- Tu penses à ton fils, quand tu dis ça ?

- J'y pense tous les jours, crois-moi.

- Tu crois qu'il trouvera un travail avec son examen raté ?

Sa seule chance d'être capitaine, c'est notre compagnie.

- Envoie-moi les coordonnées d'accostage.

- Au fait, quelqu'un renseigne les Flamands depuis le bateau.

- Impossible.

- Pourtant, c'est le cas.

- Et alors ? Ca peut marcher ?

- Je suis descendu vérifier les dimensions, c'est faisable.

- Bien.

Faut que je te dise :

il y a une taupe dans l'équipage.

- Quoi ?

- Qui ça pourrait être ?

- Aucune idée.

Mais si je le croise, je le passe

par-dessus bord. - Ne fais rien sans me prévenir.

Il fait ça pour l'argent, on trouvera un arrangement.

- Nous aussi, on fait ça pour l'argent.

- Pas moi.

- C'est pour ça que tu es notre capitaine.

Parce que tu es au-dessus de tout.

Elle parle philippin.

Râles d'étouffement.

...

Une alarme se déclenche.

...

- Qu'est-ce qui se passe ? - Mayday !

- On a reçu un appel de détresse

d'un bateau à 40 miles d'ici. Problème de moteur,

ils sont à la dérive. - Et alors ?

- On change de cap.

- C'est forcément nous

qui devons y aller ?

- Je ne sais pas sur terre, mais en mer,

on aide ceux qui en ont besoin.

Cap à l'ouest.

...

...

- Capitaine, c'est quoi, cette caisse à côté du générateur ?

- Pas maintenant.

- Il y a quoi dedans, capitaine ?

- Des pièces de rechange.

- Andrzej, arrêtez ça.

- Vous avez

perdu la tête ? - Qu'est-ce qu'un bateau vide

fait au milieu de l'océan ?

- Il faut finir

la manoeuvre !

- Pas avant que j'aie inspecté la caisse.

Ramenez cette caisse sur le pont.

Maintenant.

...

Ca, c'est des pièces de rechange ?

- Ils se sont trompés

de caisse.

Je vous attends dans ma cabine, lieutenant.

Une mise au point s'impose.

...

...

- Markovic, tu m'entends ?

-Je t'écoute, Mercier. Ca va ?

- J'ai une témoin qui innocente Florian.

Il a pas tué

le Norvégien. - Malheureusement, t'avais aussi

vu juste à propos de Julia Morand.

Elle n'est jamais descendue à Dakar.

Il y a 5 jours, son corps

s'est échoué aux Canaries.

La police espagnole vient de l'identifier.

- Aux Canaries ? Je comprends pas.

- Moi non plus.

Je te passe Adama, il vient d'arriver.

C'est lui qui est dessus. - Bonjour, lieutenant.

Ca va ?

- J'aurais pas dû vous laisser partir.

- On a retrouvé le corps à Fuerteventura,

l'île la plus à l'est des Canaries.

- Vu la trajectoire du cargo et les courants, ça concorde.

- Mais il dit quoi, le rapport d'autopsie ?

Elle s'est noyée ? *-Le corps est très abîmé,

mais il était emballé dans un sac mortuaire.

C'est un travail de pro.

Un travail de marin.

- Oui, c'est moi. Adama m'a dit que tu avais une arme ?

-Oui.

- Garde-la tout le temps sur toi.

Tu es toute seule et en plein océan.

N'hésite pas à t'en servir.

Je sais ce que tu penses, mais avec tout ça...

il va falloir tenir jusqu'à La Réunion.

- Qu'est-ce que je pense, Markovic ?

- Bah... je sais pas. Que je porte la poisse à mes équipes, non ?

Sinon, pour Julia, l'autopsie a révélé autre chose.

...

- Florian, je suis désolée.

On a retrouvé le corps de Julia.

Je suis désolée. Florian pleure.

- Non !

Non !

Non !

Non ! Non !

Non !

Non !

Je le savais, je vous l'avais dit !

Je vous l'avais dit ! - Je comprends ce que tu ressens.

- Vous pouvez pas ! Vous allez arrêter ces salauds ?

- C'est pas si simple. - Ils l'ont tuée

et jetée à la mer ! C'est clair, non ?

A quoi vous servez, si vous les arrêtez pas ?

- Pour l'heure, je peux t'innocenter du meurtre de Thorsten.

Un témoin a vu la scène. - C'est qui,

alors ? - Le témoin l'a pas vu.

- Je veux sortir d'ici.

- Non, ils ont essayé de t'empoisonner, déjà.

C'est trop dangereux. - Mais je suis innocent !

Je veux trouver qui a fait ça. - Il y a autre chose.

Julia était enceinte.

T'étais au courant ?

...

- J'ai besoin de savoir.

Est-ce qu'elle a été tuée ?

Est-ce qu'elle a souffert ?

- Les circonstances sont pas encore claires, madame.

La police sur place enquête.

- Vous ne savez même pas si c'est un accident ou un meurtre ?

- A ce stade, on pense que c'est un meurtre, monsieur.

- Et vos collègues, ils sont où ?

- Je leur ai donné deux jours. Ils sont dévastés.

- Julia avait son bureau à elle ?

- Personne n'a de place attribuée.

- Je déteste ce concept d'open space.

C'est humain, de vouloir son petit chez-soi.

- L'inconfort est essentiel pour ne pas s'endormir.

- Ecoutez... On va trouver ce qui lui est arrivé.

Vous en savez plus sur son enquête

au sujet de la compagnie ?

- Justement, non. On a cherché les fichiers sur le serveur.

Julia a tout effacé.

- Vous avez tenté de récupérer

des sauvegardes ? - Ici, on sait effacer ses traces.

- Evidemment.

- Mais on sait

qu'elle a tout supprimé la veille de son départ en vacances.

- Elle avait trouvé quelque chose d'important ?

- Quand elle faisait le point avec ses collègues,

elle disait que la société était clean.

C'est comme si elle essayait de protéger la compagnie.

On frappe.

- Lieutenant, vous m'avez menacé, moi et mes hommes.

Je l'ai consigné dans le journal de bord.

- Vous vous êtes opposé à un ordre.

Je mène une enquête.

- Sur quoi exactement enquêtez-vous ?

La mort de Thorsten ? La petite amie de son assassin ?

Sur ma cargaison ?

- Capitaine, vous commandez un navire

sur lequel un homme et une femme ont trouvé la mort.

- Une femme ? Quelle femme ?

- Julia n'est pas descendue à Dakar. Son corps a été retrouvé

aux Canaries.

Et c'était pas un accident : elle était dans un sac mortuaire.

Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

- La veille de sa descente. Elle a récupéré son passeport.

- Elle avait demandé à Florian de la rejoindre à Rio.

- Elle a changé d'avis. - Pourquoi ?

- Sa présence échauffait

les appétits. - Le vôtre ?

- Je vous en prie, j'aurais pu être son père.

- Julia n'était pas à bord pour s'envoyer des marins.

Elle travaillait pour une ONG enquêtant sur la marine marchande

et sur votre compagnie. - A quel propos ?

- Ca, l'enquête en cours va le déterminer.

A La Réunion, ce cargo va être passé au peigne fin

et tout l'équipage va subir un interrogatoire en règle.

Le quartier général à Genève aussi.

Alors, capitaine, je compte sur votre coopération.

Vous voulez sauver votre grande famille ?

C'est peut-être le moment ou jamais.

...

- Installez-vous, M. Jacquier. - Il est tard, M. Maurer.

Vous m'avez fait revenir en prétextant une urgence.

Venez-en au fait.

- J'ai besoin d'explications sur certaines pratiques comptables.

J'ai constaté des surfacturations inexpliquées.

- Mme Chambercy saura mieux vous renseigner.

- Ce soir, c'est à moi que vous avez affaire.

Je veux tout savoir.

- Votre père était un grand monsieur.

Il avait de belles idées, mais... il n'a pas vu le marché changer.

Il vivait dans l'euphorie des débuts.

On était dans le rouge, mais il préférait l'ignorer.

Quand il est tombé malade, Mme Chambercy ne voulait pas

l'inquiéter, alors, sans rien lui dire,

elle s'est mise à chercher de l'argent partout.

N'importe où, si vous me suivez.

- Sincèrement, M. Jacquier,

vous avez travaillé comme un cochon.

Si j'ai vu les irrégularités,

imaginez un juge d'instruction.

Et au vu des problèmes sur l'Interlaken,

désormais, on n'y échappera pas.

Enfin, quand je dis "on",

vous, surtout, M. Jacquier.

Alors on va recréer de nouvelles

pièces comptables liées aux surplus d'encaissement.

Il va falloir être méthodique, inventif,

et rigoureux. - Et Mme Chambercy ?

- On va lui faire la surprise.

...

- Qu'est-ce qu'il y a dans cette caisse ?

On peut la jeter à la mer.

- C'est une bonne solution pour vous, pas pour nous.

- Vous allez changer de cap. - Quoi ?

- Dites au capitaine de se rendre où nous lui indiquerons.

- Avec la flic à bord, c'est de la folie !

- La gendarme, on en fait notre affaire.

Appelez votre capitaine.

...

- Il n'est pas dans sa cabine.

- Il finira bien par répondre. Il démarre.

- Que faites-vous ?

...

Coup.

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