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-Je vous explique de quoi peut naître le chaos.
Ça part d'un oeuf...
et ça finit en bagarre générale.
Non, Khabib !
Lâche-le !
"Échéance : 6 juillet."
Bien.
Alors que fait Anwar à Oslo le 5 juin ?
Quel est le motif de votre séjour en Norvège ?
Le motif de mon séjour ?
Les fjords sont magnifiques, apparemment.
Mais je ne les verrai pas. Je viens pour affaires.
Quel genre d'affaires ?
L'importation de viande.
Bien sûr. Les kebabs.
Essayez de visiter les fjords. On en est fiers.
Pourquoi ?
"Pourquoi ?"
Oui. Pourquoi vous en êtes fiers ?
C'est pas vous qui les avez créés.
Parfait, M. Anwar.
C'est bon.
Je vous en prie.
- Vous avez une carte de la région ? - Bien sûr.
- Tenez. - Merci.
Avec plaisir.
C'est à moi que tu parles ?
- Je peux y aller en premier ? - Frère !
Relax. On fait tous la queue.
Parce que je vois personne d'autre ici.
Me parle pas comme ça !
Si tu peux pas te retenir, si t'as un problème,
va dans la forêt.
Mais il y a plein de tiques.
Laisse-moi y aller.
Vas-y, alors !
Anisa...
- T'es sérieuse, là ? - Quoi ?
Tu nous forces à faire la queue ou à choper la maladie de Lyme.
Quelle queue ?
Fait chier. C'est quoi, cette tenue de merde ?
Pourquoi tu me parles mal ?
Tu as massacré "Taxi Driver" !
C'était pas "Taxi Driver".
Tu rigoles ? "C'est à moi que tu parles ?"
C'est dans "Taxi Driver".
Dans "La Haine", ils rejouent la scène.
Et moi, je rejouais "La Haine".
- "Taxi Driver". - "La Haine".
- "Taxi Driver" ! - "La Haine" !
Mon frère... Sérieux ?
Khabib, attends-moi !
Salut.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Hein ?
Dis-moi ce qu'il y a.
Tu peux t'occuper d'elle ?
Son père peut pas ?
Non, visiblement.
Kiki !
Tu vas avec Adil, aujourd'hui.
Je veux pas aller avec Asile !
Adil, pas Asile.
Viens me voir.
Tu sais quoi ?
Si tu vas avec Asile aujourd'hui,
je te laisserai ensuite mettre des barrettes dans ma barbe.
C'est bon ?
Marché conclu ?
Oui, d'accord.
Je pourrai jouer avec ta barbe, moi ?
Tu vas faire quoi, pour ta soeur ?
- T'inquiète, je gère. - Écoute.
On se croirait dans une sitcom. Y a trop de monde.
- Je sais, mais... - Je m'en fiche. Règle ça.
J'ai une idée. Je vais régler ça aujourd'hui.
Bidet !
Hé, Bidet !
- Quoi ? - "C'est à moi que tu parles ?"
Non.
T'as pas vu le film dans lequel le mec dit ça ?
"C'est à moi que tu parles ? C'est à moi ?"
Si. C'est "Retour vers le futur".
Je reviens dans une heure.
Je devrais rentrer à Oslo.
On en a déjà discuté.
Kiki ?
C'est Adil, pas Asile.
Merci.
Oui, mais je suis au travail, je peux pas me libérer...
Un instant.
Adil ?
Le plan était extrêmement simple.
Maintenant.
Ma femme n'est pas à la maison ?
Mais vous pouvez voir que l'alarme s'est déclenchée ?
Un instant. Adil ?
- Moi ? - Oui, j'ai un problème.
L'alarme de ma maison s'est déclenchée,
mais je dois réceptionner la commande de chimie.
Tout reposait sur le fait qu'Olivier paniquait pour un rien.
Je peux pas, je dois...
OK, calme-toi, respire.
Si ça t'arrange, je peux réceptionner ta commande.
Merci beaucoup.
Je saute dans ma voiture et j'arrive. Merci !
N'oublie pas de refermer à clé.
Je ferai bien attention.
Merci mille fois, Adil.
C'est normal. Il faut bien s'entraider.
- Bonjour, Adil. - Salut, Mikkel.
Vous avez une minute ?
Là, non. Ça peut attendre demain ?
En fait, j'avais l'intention de me lancer aujourd'hui.
- De te lancer ? - De le faire.
Quoi donc ?
De le dire à mon père.
Super. Fonce.
Allez, Manchester United ! À plus tard.
Adil ?
Attends !
Attends, je te dis !
Excuse-moi. Je t'avais pas entendue.
À quoi tu joues ?
Je...
Je comptais répéter un peu avant le concert.
Le règlement l'interdit ?
Non, bien sûr que non.
Je parlais d'Ingeborg.
Ingeborg était furieuse, ce qui allait donner lieu à ceci.
Ingeborg ?
Plus tôt dans la journée, Ingeborg avait rencontré Anisa.
Je peux vous aider ?
Non, on attend Adil.
- Adil ? - Vous le connaissez ?
Oui, elle le connaissait.
Pas vraiment, non...
C'est le prof de musique, alors tout le monde le connaît.
- Il est prof de musique ici ? - Oui.
Et donc vous êtes sa...
C'est ça.
- Prof de musique ? - Oui.
Pardon ?
Moi, c'est Ingeborg.
Anisa.
Il m'avait dit qu'il n'était pas marié.
On se recroisera sûrement. Salut.
Au revoir.
Mais revenons à Froya et Adil.
- Ingeborg a croisé Anisa ? - C'est donc ta...
- Oui, malheureusement. - Comment ça ?
C'est trop de stress. Elle devait pas venir.
On ne peut pas l'héberger, alors j'ai pensé...
Qu'elle pourrait loger chez Ingeborg ?
Ou chez toi. En payant un loyer, bien sûr.
Non, mais j'hallucine !
Tu crois que tu peux faire le joli coeur
et ensuite, rétropédaler ?
Qui aurait cru qu'Adil, bourreau des coeurs malgré lui,
rapprocherait deux rivales ?
C'est pas comme si on avait vécu...
un truc fort
ou comme si on sortait ensemble.
Je l'ai trouvé sympa, au début.
Il avait l'air cool.
Mais c'est un vrai chien.
Pas comme Snoop Doggy Dogg. Ou Nate Dogg.
Un vrai chien.
On dit pas Snoop Dogg, maintenant ?
Ou même Snoop D.O. Double G ?
À un moment, c'était Snoop Lion.
Du coup, je sais plus comment on doit l'appeler.
Je ne dis pas que le rap a souvent un impact négatif sur les gens.
Mais ça peut arriver.
C'est toi, là-bas ?
Eh oui.
Si Adil m'avait fait un coup pareil à l'époque,
je l'aurais brisé.
Tu m'étonnes !
Je sais ce qu'on va faire.
- Une expédition punitive. - Quoi ? Mais non !
J'ai bu. On a trop bu.
La police, c'est nous !
- Profitons-en. - Non, arrête. C'est pas possible.
Mais deux rappeuses, ça suffit pas pour semer un tel chaos.
Ces deux abrutis aussi vont jouer un rôle.
Bengt et Otto se réjouissent que la police
soit sur le coup.
Être en planque, ça les gavait.
C'était pas leur boulot.
Mais au fond,
je suis sûr qu'ils adorent leur petit club de détectives.
Même si la discrétion n'est pas leur fort.
T'es le chauffeur de bus ?
Oui.
Otto, ce thermos
garde ton café chaud pendant 20 heures.
Parfois, leurs priorités divergeaient.
En inox.
Équipés d'une thermos, de jumelles et de treillis,
ils furent très déçus quand la policière
et la proviseure jetèrent un oeuf.
Un peu plus tôt, quelqu'un d'autre avait mené sa propre enquête.
Non, pas moi.
Enfin, si. Mais j'y reviendrai plus tard.
Je parle de l'individu qui filait Khabib et Tariq.
Lui.
Te voilà ! Je commençais à me demander si tu viendrais.
Je n'ai pas saisi votre prénom.
Khabib. On l'appelle Khabib.
Vous êtes sur Facebook ? Twitter ? "Snapshoot" ?
Non.
Je vous en prie, servez-vous.
Très bien.
J'en prends un.
Comme je vous l'ai dit au téléphone,
on voudrait vous acheter de vieux sacs d'engrais.
Tous vos sacs, même.
Que dites-vous de 1 000 couronnes ?
Bon Dieu !
J'allais oublier les albums.
C'était censé être vite réglé. Bim bam boum.
Au meilleur prix.
C'est quoi ?
Des photos de la première année où tu es venu seul.
Et ça, c'est quand ta mère était petite.
Mais en affaires, Sigurd était bien plus redoutable que prévu.
Mon frère plaisantait.
3 000.
Marché conclu ?
Enfin quelqu'un qui est bon en affaires.
Je t'assure, y a rien de libre.
J'ai pas que ça à faire. Il faut trouver une solution.
J'essaie, mais y a vraiment rien de libre.
C'est bizarre.
Même pas un studio ou une chambre en sous-sol ?
Avant de parler de moi,
expliquons pourquoi Anisa ne voulait pas rester.
Kiki ?
C'est Adil, pas Asile.
Super.
Je peux t'aider ?
Bienvenue en Norvège.
Tu peux enlever ça. On en porte pas, chez nous.
Vas-y, dégage.
Tu as dit quoi ?
Je comprends pas.
T'es fort en anglais.
Et toi, en burqa.
Déjà, c'est pas une burqa.
Une burqa, ça couvre le visage.
Tu devrais essayer, ça cacherait ton acné.
La ferme, noiraude.
Toi, si t'étais noir, tu ferais un beau ciel étoilé,
avec tous ces boutons.
Quoi ?
Tu joues les dures ?
- Je suis une dure. Et toi ? - À ton avis ?
Dégage.
Ça suffit, là-bas !
Lars, va en cours, allez ! T'es pénible.
Vous aussi, allez !
Excusez-le.
J'ai l'habitude.
Et puis, Anisa en avait marre des reproches d'Adil.
Dans ce cas, tu iras à l'hôtel.
Ça me va. Du moment que tu paies.
Je suis sérieuse.
- Pourquoi pas ? - Pourquoi je paierais ?
Salut, ma chérie !
Non, pas maintenant.
Si.
Bon, avant de continuer, je précise que ce que j'ai fait,
c'était pas parce qu'il m'énervait.
Je suis ravi que Khabib et Kiki s'entendent bien.
C'est cool.
- Fais ta valise, on y va. - D'accord.
Ça roule ?
T'as deux minutes ?
J'arrive.
Marwan ?
Salut.
Ça va ?
Oui, et toi ?
T'as une fille incroyable.
Je sais, oui. Elle est super.
C'est une gosse intelligente.
- Très futée. - Et gentille.
Merci de t'être occupée d'elle.
Je t'en prie. Elle est super cool.
- T'inquiète, on s'est éclatées. - Elle est parfois...
Anisa ?
Oui ?
Tu devais pas faire ta valise ? T'attends quoi ?
C'était bien de discuter avec Anisa,
mais je pensais à Kiki et à ma mission.
Trop mignon.
- J'ai fait pareil pour toi. - Non !
Si, quand tu étais bébé, je te donnais le biberon.
Non, je buvais le lait de maman.
Quand ça faisait mal à maman, je te donnais le biberon.
C'est la vérité.
Je te crois pas.
Pourquoi je mentirais ?
- Je me rappelle pas ça. - C'est normal.
Comment ils vont ?
Bien.
Un des petits boitait au départ, il était pas gaillard,
mais maintenant, ils pètent tous la forme.
Tant mieux.
- Super boulot, Bidet. - Merci.
Khabib !
Tu joues avec moi ?
Reste plutôt avec ton père.
Khabib, attends-moi !
Regarde les trois cailloux que j'ai trouvés.
"On surveille un groupuscule depuis un moment.
Un des membres-clés est votre ami Adil Yosef."
Du coup,
pendant que les autres vaquaient à leurs occupations...
Pour tout vous dire,
j'étais convaincu de ne rien trouver.
Je comptais fouiller un peu et prendre des photos.
Faire ma part du deal, quoi.
C'est Marwan.
Là, je suis seul.
Je vous envoie ce que j'ai ou vous revenez ?
En tout cas, voilà, j'ai fait ma part.
Bon, super.
Au revoir.
Mais pas question de trahir Adil avant d'être sûr à 100 %.
- Tu cherches ? - Je t'assure, y a rien de libre.
J'ai pas que ça à faire. Il faut trouver une solution.
Je fais de mon mieux.
Salut, ma chérie !
Voilà pourquoi je voulais parler deux minutes à Adil.
Tout va bien ?
Sûr ?
T'es zarbi, aujourd'hui.
Vous êtes venus faire quoi, ici ?
Pourquoi vous êtes là, en vrai ?
On est venus s'occuper de la ferme de l'oncle de Tariq.
Et aussi faire du fromage. Pourquoi ?
J'ai fouillé la chambre de Khabib.
Pas "fouillé", c'est pas le terme.
En fait, je cherchais Kiki.
Dans la chambre, j'ai trouvé une sorte de...
carnet de terroriste.
Je te charrie.
Relax. Détends-toi.
L'humour, c'est quand ça fait rire l'autre.
- Alors ris. - T'es pas drôle.
Tu as vu les croquis dans sa chambre ?
Des copies de plans complexes...
Je suis parano ou c'est toi ?
- Je suis pas parano. - Ça y ressemble.
Tu vois des croquis et tu crois...
Écoute, si je t'en parle, c'est parce que...
Il est ingénieur tuyauterie.
Khabib est ingénieur.
Il dessine des plans. Ça fait partie de son boulot.
Et si Bidet était tombé dessus, il en aurait conclu quoi ?
Il a rien à faire dans la chambre.
- Ou Oline ? - Elle non plus.
Ou la Sécurité intérieure ?
Dans la chambre de Khabib ? Tu délires !
C'est pas ça, mais...
C'est quand même bizarre, sans vouloir te vexer.
Trois types, dont un Blanc,
des barbus,
décident de s'installer dans une ferme...
pour mener une vie simple. Ça rappelle des choses.
Sauf que c'était pas...
Je dis juste que...
Tu sais quoi ?
- Je dis des conneries. - Je confirme.
Mêle-toi de tes affaires, t'es pas blanc comme neige.
T'as raison, je vais me mêler de mes affaires.
La SI va traquer qui ?
Trois musulmans pratiquants ou un kidnappeur ?
- Ils ont des yeux partout. - C'est clair.
Et aucune limite budgétaire.
Arrête de t'imaginer des trucs.
On est venus à la ferme pour mener une vie plus simple.
C'est si dur à accepter ?
Disons que si j'étais un espion de la Sécurité intérieure
et que je venais ici
fourrer mon nez partout...
Mais t'es pas un espion.
Non, c'est sûr. Ni toi, un terroriste.
T'es con !
J'étais pas totalement convaincu.
Mais quand même,
ça m'ennuyait de balancer ces photos à la SI.
Et puis,
la soirée me réservait d'autres surprises.
Super.
Du nouveau ?
Non, rien.
Merde, baisse-toi, vite.
C'est qui ?
Ça, Bengt, c'est...
- C'est la voiture d'Anders. - Merde.
C'est quoi, ce bordel ?
- Bonjour, Adil. - Mikkel.
Je peux vous parler ?
Alors, quoi de neuf ?
Tu as pleuré ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai fait comme vous m'aviez dit.
Je suis sorti du bois, avec mon père.
De quel bois ? Ici ?
Non.
Je suis sorti du placard.
Excuse-moi, mais quel placard ?
Tu installes des placards avec ton père ?
J'ai dit à mon père que j'étais gay.
T'es gay ?
Je sais que vous êtes musulmans
et que les musulmans condamnent l'homosexualité.
Vous aussi, j'imagine.
Tu attends une réponse ?
Oui, on condamne ça à 100 %.
Bon...
je comprends.
Qu'est-ce qu'il attend ?
Nom de Dieu !
Écoute, Mikkel.
Selon ma religion, c'est un péché.
C'est comme ça.
Donc je suis contre.
Mais tu sais,
condamner une chose, ça ne veut pas dire...
condamner une personne.
Chacun vit sa vie, pas vrai ?
Et je pense qu'on sera tous jugés individuellement,
qu'on soit croyants ou non.
Ce n'est pas à moi de te juger.
Je n'ai aucun droit de faire ça.
Je pense...
que j'ai le droit d'avoir mes propres croyances. D'accord ?
Et si j'ai le droit d'avoir mes croyances,
tu as aussi le droit d'avoir les tiennes.
Chacun doit pouvoir croire en ce qu'il veut.
Pas vrai ?
Sans pour autant critiquer les autres
ou leur manquer de respect.
Qu'Allah me pardonne si je me trompe,
mais dans l'islam, un certain prophète Loth...
Adil tente d'illustrer son propos par une allégorie,
mais de Sodome et Gomorrhe, il ne retient qu'un enseignement.
Ce n'est pas moi qui décide, c'est Allah.
Tu comprends ? Je n'ai aucun droit de te juger.
Ça irait à l'encontre de ma religion.
Je suis pas totalement d'accord,
mais je vois que vous faites un effort.
J'essaie.
J'essaie.
Tu réponds pas ?
Ça doit être du démarchage ou de la pub.
Tu peux les bloquer.
T'es qui, toi ?
Un élève d'Adil.
C'est un élève.
Il va...
Il va dormir ici ce soir.
J'ai appris récemment ce qu'était le placenta.
Je croyais que ça se mangeait, je confondais avec la polenta.
Ma mère en faisait.
Salut. T'es qui, toi ?
Un élève d'Adil.
T'es venu pour répéter ?
Ouais.
- Je meurs de faim, Bidet. - Ça va être prêt.
Si on pouvait se dépêcher, ce serait bien.
Super.
- Tu t'en vas ? - Oui, à l'hôtel.
- Pourquoi ? Y a de la place ici. - Bon, on y va.
- Le dîner est prêt. - On mange pas avant ?
On y va, je te dis.
Ingeborg ?
Bonsoir, Adil.
Bonsoir, la femme d'Adil.
- Qui ça, lui ? - Je suis marié à aucun des deux.
Adil !
Pas de blasphème.
Écoute, Adil...
Si on allait discuter plus loin ?
Bien sûr. Super.
Alors c'est lui ?
C'est ce salaud ?
- C'est qui ? - Je vais te tuer, ordure !
Tu vois ?
C'est ce que je dis toujours.
Voilà l'effet des musulmans sur notre société.
Ça, tu le vois jamais dans les publicités.
Quelles publicités ?
Vous pouvez vous calmer, là ?
On se détend et on essaie de trouver...
C'est quoi, ça ?
Et voilà l'autre qui débarque avec sa hache.
Elle avait passé la journée à guetter les résultats.
On m'a dit que l'alarme s'était déclenchée à la maison.
Non, ça sonne pas.
Oui, je suis à la maison.
Non, j'en sais rien.
Il faut que je raccroche. Salut.
Mais non !
On se calme !
Vous, on vous écoute.
Je sais même pas qui c'est.
Je suis le père de ton mec.
"Mon mec" ?
De qui tu parles, bordel ?
De lui ?
Le touche pas, sale tarlouze !
Je vais te péter la gueule !
On peut se calmer ?
Vous voulez quoi ?
Récupérer mon fils.
C'est toi ?
Oui.
Tu veux rentrer avec lui ?
Oui.
Oui ?
Alors vas-y.
Excuse-moi, Mikkel. Je suis désolé.
Arrêtez les violons.
Parfait.
Super.
Et vous ?
Pourquoi cet oeuf ?
Un crime de haine !
- Pas du tout. - Je vais discuter avec Ingeborg.
Ingeborg était offensée, en tant que fan de Tupac.
Tupac, je l'adorais.
Ça n'avait pas le moindre rapport,
mais sur le coup, elle trouvait que si.
Je rêve... Et vous ?
Vous voulez quoi ?
Je venais vous féliciter.
Pardon. Nous féliciter ?
Vous avez obtenu la subvention pour l'innovation.
Bravo.
Al hamdoulillah !
Al halouvilla. Comme tu dis !
Tu pourras faire ton truc.
C'est génial.
Pourquoi cette hache ?
C'est symbolique.
On pourrait l'enterrer ensemble.
La hache de guerre.
Sans rancune.
"Sans rancune" ?
- On était en conflit ? - D'une certaine façon.
Je voulais vous proposer qu'on collabore.
Mais aucune urgence.
Réfléchissez-y.
On verra ça demain.
Encore toutes mes félicitations !
- Vous voulez la hache ? - Non merci.
Mais merci de votre aide, Oline.
Merci beaucoup, Oline. On en reparle demain.
Non, pas demain. Bientôt.
Comment vous allez rentrer ? Je peux pas vous prêter ma voiture.
C'est la mienne, maintenant.
- Mais non... - Rassure-toi, elle blague.
Marwan va raccompagner Froya chez elle
et il passera nous prendre pour déposer Anisa à l'hôtel.
À l'hôtel ?
Bonsoir.
Dites, je peux avoir le mot de passe pour Internet ?
Bien entendu.
C'est un peu bizarre.
"L'agence de l'innovation de la région Vestfold-Telemark
attribue à M. Knut Sorensen, de Nordigard,
une aide au développement de 100 000 couronnes
pour la première fromagerie halal du comté de Telemark."
J'ai pas mis ça dans le dossier de candidature.
Une fromagerie halal ?
Oui.
Ça existe, le fromage halal ?
J'en sais rien.
Tu seras certainement mieux ici.
Oui.
Merci beaucoup.
Je te suis vraiment très reconnaissant.
Je t'en prie. Avec plaisir.
Merci.
Les oeufs et le bacon, ça se marie bien, il paraît.
Non, rien.
- Tu manges sûrement pas de bacon. - C'était de l'humour ?
- Excuse-moi. - C'est rien.
Les oeufs, c'est bon pour la peau et les cheveux.
Il devrait pas tarder à arriver. Reste pas dehors.
Ça me dérange pas d'attendre.
Non, c'est bon. Va te coucher.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Au fait...
"C'est à moi que tu parles ?", c'est quel film ?
"Taxi Driver", je crois.
C'est ça.
- C'est tout ? - Je vérifiais.
- Salut. - Oui, bonne nuit.
Les nuits se rafraîchissent.
L'an dernier à cette époque, il faisait plus chaud.
C'était trop sec pour les agriculteurs.
Au moins, c'est pas le cas pour l'instant.
La sécheresse, c'est pas bon pour les récoltes.
Mais quand c'est pas la sécheresse, c'est autre chose.
Marwan, j'ai eu votre message.
Décrochez quand je vous appelle.
Ça m'étonne que vous n'ayez trouvé aucune preuve.
Allez, faites le bon choix.
Il se trame quelque chose. Recontactez-nous.
Viens voir.
C'est lui ?
Déjà ?
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