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L'INCONNU DU NORD EXPRESS
Pardon, vous n'êtes pas Guy Haines ?
Je vous ai vu éjecter Faraday du court, la saison dernière.
En demi-finale, hein ?
J'admire ceux qui réussissent.
A propos, je m'appelle Bruno Anthony. Vous voyez ?
C'est tarte, mais c'est ma mère qui me l'a donnée.
Je la porte pour lui faire plaisir.
Je ne suis pas bavard. Lisez donc.
Ce doit être exaltant d'être important.
- Un joueur de tennis ne l'est guère. - Ceux qui réussissent sont importants.
Moi, je ne réussis rien. Vous allez à Southampton pour les doubles.
Vous êtes un supporter de tennis.
J'aimerais vous voir jouer. Mais je dois rentrer à Washington.
Je suis d'Arlington.
- Cigarette ? - Non merci. Je ne fume pas beaucoup.
Je fume trop.
Tenez.
Merci.
Elégant.
"De A à G." Je crois savoir qui est
Anne Morton.
Si je tourne la page des sports, je vois la rubrique mondaine.
Et les photos. Elle est très belle.
La fille du sénateur Morton.
Vous lisez beaucoup.
Oui. Demandez ce que vous voulez. J'ai la réponse.
Même sur des gens que je ne connais pas.
Qui aimerait épouser qui...
- quand sa femme divorcera. - Vous lisez peut-être trop.
Je remets ça ! Trop amical. Comme toujours.
Je rencontre quelqu'un qui me plaît, et je parle trop. Je m'excuse.
Ce n'est rien. Je suis un peu nerveux.
Il y a un remède à ça.
Garçon !
Deux scotchs à l'eau. Des doubles.
- Les seuls doubles que je joue. - Vous boirez les deux.
Je pourrais.
A quand le mariage ?
- Comment? - Entre vous et Anne Morton.
C'était dans le journal.
Ça ne devrait pas, sauf si la bigamie a été légalisée.
J'ai mon idée là-dessus.
J'aimerais vous la dire un jour.
Désormais, il n'y a rien de plus simple qu'un divorce.
C'est extra de voyager avec vous jusqu'à New York.
Je n'y vais pas. Je m’arrête à Metcalf.
Metcalf ? Quelle idée de s'arrêter là !
C'est ma ville natale.
J'y suis. Pour parler de divorce avec votre femme ?
Quelque chose comme ça.
Merci, je le boirai.
Bonne chance.
Nous déjeunerons dans mon compartiment.
Merci, j'irai au wagon-restaurant. Garçon !
- Y a-t-il des places libres pour dîner ? - Pas avant 20 minutes, monsieur.
Vous voyez ? Vous déjeunerez avec moi.
A la prochaine Mme Haines.
Je suis allé à l'université. On m'a viré de trois.
Je buvais et je jouais !
Rien à voir avec toi.
Je suis un fainéant.
Qui a dit ça ?
Mon père.
Il me déteste.
Avec tout l'argent qu'il a, il voudrait que je prenne le bus de 8 h 05,
que je pointe je ne sais où,
et que je vende de la peinture ou je ne sais quoi.
Que penses-tu du personnage ?
- Je pense que... - Je le déteste moi aussi.
Je te le dis, j'enrage tellement parfois
que je le tuerais !
- Tu ne sais pas ce que tu veux. - Je veux faire quelque chose.
Tout !
A mon avis, il faudrait tout faire avant de mourir.
As-tu déjà conduit une voiture les yeux bandés à 240 km/h ?
Pas dernièrement.
Moi si. J'ai aussi volé en jet.
C'est fou ! J'ai failli y laisser ma tête folle.
Je réserverai une place sur la première fusée pour la lune.
- Que veux-tu prouver ? - Je ne suis pas comme toi.
Tu es un veinard. Un dégourdi.
Epouser la fille du ponte, c'est un joli raccourci pour une carrière.
Mon mariage avec la fille du sénateur n'a rien à y voir!
On ne peut pas quitter le filet sans que ce soit par intérêt ?
Calme-toi. Je suis ton ami. Je t'aime bien.
Je ferais n'importe quoi pour toi.
Certes.
On arrive. Je dois changer de train.
Comment s'appelle ta femme, déjà ?
- Miriam. - C'est ça.
Miriam Joyce Haines.
Elle a eu des flirts, hein ?
Laisse tomber !
C'est pénible de découvrir qu'on a été dupe.
Tu veux que je te décrive un crime parfait?
L'ampoule cassée dans la salle de bains ?
L'oxyde de carbone dans le garage ?
Ni l'un ni l'autre. Je suis vieux jeu, mais le crime est illégal.
Une vie de plus ou de moins ! Certains seraient mieux morts !
Ta femme et mon père, par exemple.
Ça me rappelle une bonne idée que j'ai eue un jour!
Je la mettais au point avant de m'endormir.
Imagine que tu veuilles te débarrasser de ta femme.
- Quelle idée malsaine. - Imagine seulement.
Mettons que tu aies une bonne raison.
- Non... - Admettons.
Pourquoi tu ne la tuerais pas ? Par peur d'être pris.
Qu'est-ce qui te mettrait dedans ?
Le mobile.
Alors, voilà mon idée.
Je n'ai pas le temps de t'écouter.
C'est tout simple.
Deux types se rencontrent par hasard. Comme toi et moi.
Rien ne les relie. Ils ne se sont jamais vus.
Chacun d'eux aimerait se débarrasser de quelqu'un.
Alors...
ils échangent leurs meurtres !
Ils échangent?
Chacun commet le meurtre de l'autre.
Il n'y a rien entre eux. Chacun d'eux a tué un inconnu.
Tu commets mon meurtre, et moi le tien.
On arrive à la gare.
Par exemple : ta femme, mon père... On inverse.
- Quoi ? - Nous nous comprenons, pas vrai ?
Certes, Bruno. Merci pour le déjeuner.
Je suis ravi qu'il t'ait plu. J'ai trouvé les côtelettes trop cuites.
Enchanté de t'avoir rencontré.
Alors, tu trouves mon idée bonne ? Elle te plaît?
Bien sûr, Bruno.
Elles sont toutes bonnes.
On inverse...
- Salut, Bill. - C'est chouette de te voir l
Je te conseille de gagner demain. J'ai misé S 2 sur toi.
Garde moi ça quelques heures.
1.50, 2, 3, 4, 5. Voilà,
merci beaucoup.
- Bonjour, Guy. - Tu as l'air en forme.
Toi aussi.
Jouer avec tes amis riches t'a donné un beau bronzage.
A quelle heure voit-on ton avocat?
Tu es pressé ?
Venant de toi, c'est drôle.
N'est-ce pas toi qui es pressée de divorcer ?
Quand tu n'as pas voulu me l'accorder,
j'ai espéré que tu étais un peu jaloux.
Je ne le suis plus depuis longtemps.
Allons parler ici.
C'est plus intime. Comme avant, pas vrai ?
Il est un peu tard pour flirter avec un mari éconduit.
Surtout quand on attend un enfant d'un autre.
Je te trouve plus beau que jamais.
Allons voir ton avocat et finissons-en.
Tu m'as apporté l'argent? Les avocats coûtent chers.
Le voilà.
Si j'avais su que ton tennis à la noix mènerait à ça,
je ne t'aurais pas quitté.
Où veux-tu en venir ?
Je ne divorce plus.
Hypocrite ! C'est toi qui voulais divorcer !
Tu ne cherchais que ça l'an dernier.
Une femme peut changer d'avis.
Je peux m'offrir de belles robes.
Je ne veux pas te faire honte à Washington
quand nous irons à des fêtes qui en jettent.
- Que veux-tu dire ? - Ne sois pas si en colère.
Tu souris toujours quand on te prend en photo pour le journal.
Surtout quand Anne Morton est à ton bras.
Ne parlons pas d'Anne.
C'est du sérieux, hein ?
Tu peux jeter tes rêves sur elle à la poubelle.
- Je vais à Washington. - Pour quoi faire ?
- Pour avoir mon enfant et être avec toi. - Pourquoi ? L'enfant n'est pas de moi.
Les gens ne le savent pas, pas vrai ?
Quelle histoire, la fille du sénateur liée à un homme marié.
- Sur le point d'être père. - Sale menteuse !
Moins fort.
- Qu'y a-t-il ? Il t'a quittée ? - Personne ne me quitte. Pas même toi !
Tu as essayé de te débarrasser de moi trop longtemps. Je ne me laisserai plus faire !
Je ne veux plus te voir ni entendre parler de toi !
Je ferais peine à voir au tribunal, en mère abandonnée !
- Qui te croirait ? - Je t'avertis...
Arrêtez, ce n'est pas un endroit pour une scène de ménage.
Je m'excuse.
Je m'en vais.
Tu as entendu ?
Tu ne me jetteras pas comme une vieille chaussette. J'aurai l'enfant à Washington !
Dis-le au Sénat !
Je suis à Metcalf.
Ça ne s'est pas très bien passé.
Elle ne veut pas divorcer. Pas maintenant.
C'est incroyable.
Je comprends ce que tu ressens.
Mais tu as l'air furieux.
Je suis furieux. Je lui tordrais le cou !
J'ai dit que je tordrais bien son sale petit cou !
Je l'étranglerais bien !
Laisse donc tes mains en place.
Tu es trop agité.
J'aime qu'elles soient soignées.
J'ai limé trop court ?
Non, mère. Ça va très bien, merci.
- Qu'y a-t-il ? - Ça va. Ne t'inquiète pas.
Tu as si mauvaise mine.
Tu manques de vitamines ?
J'en ai pris un flacon hier.
Tout entier !
C'est que tu as ce regard... Je ne me trompe jamais.
Tu n'as pas fait de folies ?
J'espère que tu as renoncé à ton projet.
- Lequel ? - Faire sauter la Maison-Blanche.
Je plaisantais !
Que dirait le président?
Tu es un vilain garçon.
Mais tu me fais rire.
Rase-toi avant que ton père arrive.
J'en ai assez de faire des courbettes au roi !
Allons, restons calme.
Viens voir mon tableau.
J'aimerais que tu te mettes à peindre.
C'est si relaxant.
Mère, tu es merveilleuse !
C'est bien le vieux ! C'est père !
Ah oui ?
Je voulais peindre St François.
Excusez-moi, votre communication pour Southampton.
Viens. Je veux vous parler, à toi et à ta mère.
Navré. Un appel interurbain.
Quoi ? Qui avez-vous dit?
Bruno. Bruno Anthony. Tu ne te rappelles pas ? Dans le train !
Tu divorces ?
Elle t'a bien eu.
Tu vas la revoir ?
Quand ce serait ma dernière action, je le ferai soigner. Et enfermer, s'il le faut.
Trois cornets ! Vous avez quels parfums ?
- Vanille ? - Chouette !
- Je devrais prendre un hot-dog avant. - Un hot-dog ?
Pour soulager ma faim.
- Ta faim de quoi ? - Jamais vu une fille manger tant.
- Je sais pas où tu mets tout ça. - C'est bon !
On va au tunnel de l'amour ?
1600!
Qui d'autre essaie de gagner une poupée ?
- 1600 ! - Vous, monsieur ?
Merci !
1700 ! Vous n'avez pas gagné la poupée.
Vous réessayez, monsieur ?
Voilà, regardez.
1600 ! Voulez-vous réessayer de gagner une poupée pour la dame ?
Vous tentez votre chance ?
Nous y sommes !
Vous avez gagné la poupée.
Il a tout cassé !
Faisons un tour de manège.
Allez, chantons !
Allons faire un tour en barque.
Un peu de pop-corn ?
Pas maintenant !
C'est pas marrant avec du pop-corn plein la bouche !
Vous vous appelez Miriam ?
Oui. Comment...?
Miriam, où es-tu ?
- Allez, assez joué. - Tu crois nous échapper ?
- Sors de ta cachette. - Où es-tu ?
La voilà !
Regarde, elle est évanouie.
Miriam ! Lève-toi !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle est morte !
A l'aide !
Appelez un docteur !
Appelez un agent. Je ne sais pas ce qui se passe.
- Qu'en dites-vous ? - Vous n'irez pas au Metropolitan.
Collins,
en congé sabbatique, de Delaware Tech. Enchanté.
J'ai fait un discours à New York. Sur l'intégration.
Dans le calcul différentiel, on donne une fonction.
On obtient la différentielle. Vous comprenez ?
Je comprends.
Ah oui ?
Par ici, Guy.
Que fais-tu ici
à une heure pareille ?
Tu n'as pas l'air content de me voir.
- Je t'ai apporté un cadeau. - Que veux-tu dire ?
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Tu les reconnais ?
Ça a été très vite.
Elle n'a pas souffert.
Ça a été fait en moins de rien.
Je savais que tu serais surpris.
Inutile de s'inquiéter. Personne ne m'a vu.
Sauf Miriam.
J'ai été très prudent.
Quand j'ai fait tomber ton briquet, j'ai été le ramasser.
Tu veux dire que...? Espèce de dément !
Tu le voulais, Guy ! On l'a projeté dans le train !
- Où vas-tu ? - Où crois-tu que j'aille ?
- J'appelle la police ! - Non !
On nous arrêterait tous les deux pour meurtre !
- Tous les deux ? - Tu y es mêlé autant que moi.
On était d'accord. On inverse.
Espèce de fou ! Tu crois t'en tirer comme ça ?
Pourquoi irais-je à Metcalf tuer une parfaite inconnue ?
Il y avait forcément un plan dont tu faisais partie.
C'est à toi que ça profite.
Tu es libre maintenant.
Je ne la connaissais même pas.
Je n'ai rien à voir dans tout ça ! La police me croira.
Si tu vas voir la police,
tu deviendras un complice.
C'est toi qui as un mobile.
- Qu'est-ce que c'est ? - Mon téléphone.
On a des nouvelles à te donner.
C'est la police.
Tu me fais agir comme un criminel.
Espèce de fou !
Ne m'appelle pas comme ça !
Tu es fatigué. Moi, je le suis.
J'ai eu une soirée épuisante.
Maintenant, pour mon père... J'ai fait un plan de la maison.
J'ai trouvé un vieux pistolet dans un bureau de prêt sur gage.
Attends ! On doit se mettre d'accord !
Pars avant que je te fasse ce que tu as fait à Miriam.
Tu es fatigué.
Penses-y, tu verras que j'ai raison.
Je ne te connais pas. Je ne t'avais jamais vu ! Je ne veux plus te revoir !
Pardon, chérie. J'arrive tout juste.
Oui, ça va. Tu as l'air bouleversée.
Quelque chose ne va pas ?
J'arrive tout de suite.
Anne chérie, tu trembles.
Sais-tu combien je t'aime ?
Effrontée, c'est à moi de dire ça !
Je voulais que tu le saches avant...
Père veut te voir.
Bonsoir, monsieur.
Bonjour, Babs.
- Quelque chose d'affreux est arrivé. - Assieds-toi.
Il semble impossible d'annoncer une tragédie avec amabilité.
Je suis navré d'en être chargé.
Il s'agit de ta femme.
Elle a été assassinée.
La police t'a cherché partout.
Tu dois la rappeler à Metcalf.
Miriam assassinée ?
Elle a été étranglée.
C'est arrivé dans un parc d'attractions.
Dans une sorte de coin des amoureux.
Une atmosphère sordide.
Miriam y était avec deux garçons. C'est eux qui l'ont trouvée. Ils ne sont pas suspects,
toi, tu le seras.
Il ne fait pas de doute que le crime est à notre porte.
Mais ne l'amène pas dans le salon.
Ne nous leurrons pas.
La police dira que Guy voulait supprimer Miriam pour épouser Anne.
Dans ce genre de crime, ils pensent d'abord au mari.
Et Guy a un mobile.
Un mobile ?
Elle a raison.
Je suis dans une position délicate.
Je suis certain que tu n'as pas à t'inquiéter.
S'il n'a pas d'alibi pour 9 h 30, il a de quoi s'inquiéter.
Dis-leur où tu étais.
Tu ne peux pas ?
J'étais dans le train New York-Washington.
Voilà !
Qui t'a vu ? Tu as parlé avec quelqu'un ? Il faut un témoin.
Oui, j'ai parlé à un homme.
Tu le connais ?
Non.
Il s'appelait...
Collins. Un professeur.
- De Harvard ? - Delaware Tech.
Alors, tout va bien.
Pas vraiment. Il devra répondre aux questions.
Pure routine.
Il y aura beaucoup de journalistes à votre porte demain.
Papa se moque d'un petit scandale. C'est un sénateur !
On n'y peut rien, chéri. Ce n'est pas ta faute.
Du moment que personne ne dit que tu y as à voir.
Certains pourraient le dire. Je ferais tout pour vous tenir en dehors de ça.
Fie-toi à mon expérience.
Dors tranquille malgré les accusations. Sauf si on peut les prouver.
Quelle histoire épouvantable ! Pauvre fille !
C'était une traînée.
Mais aussi un être humain.
Rappelle-toi que même le plus vil a le droit de vivre et de rechercher le bonheur.
Elle l'a cherché dans toutes les directions.
Il se fait tard, père. Guy a l'air fatigué.
Bien sûr. Retourne au lit, Barbara.
Plus rien ne se dresse devant vous. Vous pouvez vous marier.
Vous êtes libres !
Il ne faut pas toujours dire ce qu'on pense.
Je ne suis pas un politicien !
N'oublie pas d'appeler la police. Le capitaine Turley.
C'est merveilleux qu'un homme puisse aimer au point de tuer.
Je n'arrêtais pas de me dire que j'étais bête.
Mais ça a été affreux quand j'ai entendu les nouvelles.
Je repensais à ce que tu criais au téléphone.
Que je pourrais étr...
Ne dis rien.
Oublie que tu l'as dit!
Ce que je trouvais plus terrifiant que le meurtre,
c'est que si tu avais eu quelque chose à y voir,
nous aurions été séparés peut-être pour toujours.
Je ne pouvais le supporter !
Je ne le pouvais pas !
Le capitaine Turley m'attend. Guy Haines.
Un instant.
Veuillez entrer.
Merci d'être venu si vite.
L'inspecteur Campbell.
Nous vous retiendrons le moins possible.
Vous nous avez aimablement dit où vous étiez hier soir.
Nous avons trouvé l'homme du train à qui vous avez parlé.
- Je l'ai vu dehors. - Entrez, professeur.
Voici M. Haines.
Il a voyagé avec vous hier soir.
Je regrette. Je ne me rappelle pas ce monsieur.
Hélas, je ne me souviens guère de mon voyage.
Nous avons eu une petite fête.
Nous étions assis l'un en face de l'autre.
Vous chantiez une chanson sur une chèvre.
Une chèvre ?
Les calculs. Vous avez parlé d'un discours.
Moi ?
Je regrette.
J'ai dû bien profiter de la fête.
Est-ce si important que le professeur se rappelle de moi ?
Ce qui compte, c'est que j'aie nommé un homme qui voyageait avec moi,
et que vous l'ayez trouvé.
Cela ne prouve pas où j'étais hier soir ?
Bonjour, chérie.
- Tu as dîné ? - Dans le train.
Tu n'as pas passé tout ce temps là-bas. Nous t'avons attendu.
Moi non. Ils peuvent mettre un suspect en taule pour la nuit.
Assieds-toi. Barbara, du café.
Tu n'as pas eu de problème avec la police
une fois qu'elle a vérifié ton alibi.
Un alibi plein de bourbon ne vaut pas cher.
Le professeur était bourré ?
Complètement.
Il ne s'est pas souvenu de moi.
Tu savais qu'il était dans le train. Ça ne prouve pas que tu y étais aussi ?
Pas à la bonne heure, apparemment.
J'aurais pu prendre le train à Baltimore
après que Miriam a été assassinée.
Ils ont contrôlé tout ça avec leur horaire.
C'est ridicule ! Ils te traitent comme un coupable.
Tout ira bien.
Ils ont seulement été consciencieux.
N'est-ce pas, père ?
Je l'espère... Que comptes-tu faire ?
Quoi que je fasse, la police le saura.
Ils m'ont fait un cadeau.
Regardez.
Mon ange gardien !
Tu es pris en filature.
C'est Leslie Hennessy.
Il travaille 16 h par jour.
Un autre le remplace pendant 8 h.
C'est un très chouette type.
Je le ferai rappeler sur-le-champ.
Tu ferais obstruction à la justice ?
Hennessy me suivra où que j'aille.
Même au Sénat.
- Il fera le planton devant mon bureau ? - Très probablement.
Guy, je t'invite pour ta propre tranquillité
à travailler ici pendant quelques jours. Ce serait moins embarrassant.
Et mon entraînement? Peut-être devrais-je renoncer à Forest Hills.
Mon garçon,
ne serait-ce pas maladroit d'annuler tous tes projets ?
Il a raison. Tu ne dois rien faire de suspect.
Tu dois te comporter comme si de rien n'était.
Escorté par M. Hennessy.
Un appel urgent pour vous, M. Haines.
Merci.
Veuillez m'excuser.
Ce devait être une erreur. Ce n'était pas pour moi.
J'ai eu de la chance d'être qualifié 5ème.
Je n'ai jamais vu le tournoi de Forest Hills. Il me tarde d'y être.
Nous allons y aller ensemble ?
Ne vous inquiétez pas. D'ici là, l'affaire sera résolue.
- Vous deviendrez professionnel ? - Je n'ai pas besoin de ça.
Quand j'arrêterai le tennis, je ferai de la politique.
- J'espère. - La politique.
Il vaut mieux pour vous que je ne rapporte pas ça au chef.
S'il savait que vous y aviez à faire,
il mettrait dix hommes après vous. Il dit que...
Prenons ce taxi. Il est tard.
- Au Pentagone. - Oh non, pas là !
Cher Guy,
nous devons nous voir pour tout organiser.
Mon père va bientôt partir.
Appelle-moi. B.
Nous ferions mieux de rentrer.
Nous avons passé une heure ensemble. Et c'est presque indécent.
Tu aimes ?
J'aime.
Je commençais à me sentir comme un poisson rouge.
Vas-tu cesser de me harceler ?
Tu gâches tout ! Tu m'obliges à me montrer.
J'ai essayé de t'appeler.
Tu as reçu mon message ?
Pourquoi tu n'as pas rappelé ? Mon père part pour la Floride la semaine prochaine.
Il y a un détective dehors. Il nous verra ensemble !
N'est-ce pas Anne Morton ?
Un peu mieux que Miriam, hein ?
Je ne veux plus te voir.
Qui est-ce ?
Je ne l'ai jamais vu. Un supporter de tennis.
Un envoi exprès. C'est écrit "personnel".
- Merci. - Tu t'entraînes aujourd'hui ?
Si je trouve un court au club.
- Barbara, qui saluez-vous ? - M. Hennessy.
Dommage que papa ne veuille pas qu'on le fasse asseoir.
CLÉ DE L'ENTRÉE CHAMBRE DE MON PÈRE
- L'avez-vous rencontré ? - Non.
Il est vraiment charmant.
Tu es prêt?
Voici M. Anthony, un ami des Darville.
Je suis votre supporter depuis longtemps.
Je suis tout ce que vous faites.
M. Anthony racontait des histoires charmantes. Très drôles !
J'ai parlé avec ton ombre.
Savais-tu que M. Hennessy a aidé à résoudre le meurtre dont j'ai lu l'histoire ?
Celui du corps en morceaux dans une boucherie.
Il a passé 6 h dans la chambre froide avec la jambe gauche !
Babs, il invente tout ça.
Qui est ce charmant Français avec les Darville ?
Il s'appelle Anthony.
Il n'est pas français.
- Comment allez-vous ? - Quel plaisir de vous voir.
Vous n'oubliez pas notre réception jeudi ?
- Nous comptons dessus ! - Bien sûr !
Ma sœur, Barbara. M. Anthony.
Enchantée.
Vous vous appelez Miriam ?
Je ne vous ferai pas rentrer tard.
Il y a Forest Hills demain, j'ai besoin de dormir.
Dommage.
Hammond prend bientôt la relève.
J'aimerais le voir gagner sa paie.
Ce limier ne se détend donc jamais ?
Il est toujours collé à moi.
Un vrai champignon.
Il se méfie beaucoup de vous.
Il n'a confiance en personne. Pas même en lui-même !
Allez,
n'oubliez pas votre sac de couchage.
A force d'attendre sur le trottoir, j'ai froid aux pieds.
A force d'être assis sur les marches...
Depuis que vous avez parlé de la chambre froide à Barbara,
vous êtes son œuvre de bienfaisance.
- Le maître d'hôtel ira vous dégivrer. - Chouette môme !
Bonsoir, Mlle Morton.
M. Anthony, père.
- M. Anthony. - Enchanté, monsieur.
J'aimerais avoir l'occasion de vous parler
de mon idée pour dompter la force vitale.
L'énergie atomique semblera dépassée à côté.
Je développe mon aptitude à voir à des millions de kilomètres.
Imaginez de pouvoir sentir une fleur sur Mars !
J'aimerais déjeuner avec vous
afin de vous en dire plus.
Je ne me souviens pas de l'avoir invité. Qui est-ce ?
Une connaissance des Darville.
Il sort de l'ordinaire.
N'êtes-vous pas le juge Donahue ?
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Je l'ignore !
Après avoir condamné un homme à mort,
ne trouvez-vous pas votre dîner dur à avaler ?
Si on arrête un meurtrier, on le juge. S'il est reconnu coupable, on le condamne.
S'il est condamné à mort, on l'exécute.
- Impersonnel, n'est-ce pas ? - Oui.
Mais cela n'arrive pas tous les jours.
On attrape donc peu de meurtriers.
Vous semblez vous intéresser au crime.
Pas plus que les autres.
- Pas plus que vous. - Moi ?
Le crime ne m'intéresse pas.
Allons, tout le monde s'y intéresse !
Il y a toujours quelqu'un dont on aimerait se débarrasser.
Madame, vous n'allez pas me dire
que vous n'avez jamais voulu supprimer personne ?
Votre mari, peut-être ?
Bonté divine, non !
En êtes-vous certaine ?
N'est-il jamais arrivé qu'il vous mette en colère ?
Qu'avez-vous dit alors ?
Voilà ! Vous voyez ?
Bien...
vous allez commettre un crime.
Comment le commettrez-vous ? C'est ça qui est fascinant.
Comment ferez-vous, Mme...?
Mme Cunningham.
Mme Cunningham. Comment ferez-vous ?
J'imagine que je devrais trouver un revolver.
Oh non !
Bang bang ici et là ? Avec du sang partout?
Du poison, peut-être ?
- Voilà qui est mieux... Mme...? - Anderson.
Voilà qui est mieux, Mme Anderson.
Mais voilà, Mme Cunningham est très pressée.
Le poison demanderait dix à douze semaines
pour que M. Cunningham meure de cause naturelle.
J'ai lu le récit d'un crime !
Ce serait une bonne idée !
Je pourrais l'emmener en voiture, et à un endroit très isolé,
l'assommer avec un marteau, verser de l'essence sur la voiture,
et mettre le feu !
Et rentrer à pied chez vous ?
J'ai là les meilleurs instruments.
Simples, silencieux, rapides. Le silence est le plus important.
Je vais vous montrer.
Me prêterez-vous votre cou ?
Si ce n'est pas long.
A mon signe, essayez de crier. Je parie que vous n'y arriverez pas.
Attendez que je vous fasse signe.
M. Anthony ! A l'aide ! Quelqu'un, vite !
Quelqu'un, vite ! De l'eau !
Sortons-le d'ici.
Aidez-moi à l'emmener en haut.
- Que s'est-il passé ? - Il s'est évanoui.
- Qu'avait la dame ? - Elle a eu peur.
Ils faisaient un jeu, je crois.
Je le trouvais bizarre. Qui est-ce ?
Je le connais à peine.
Fais-le partir au plus vite.
Les bavardages iront bon train !
On parlera d'orgies !
- Il vaut mieux que j'y retourne. - Oui, monsieur.
Que s'est-il passé ?
J'étais sur un manège et la tête m'a tourné.
Espèce de fou à lier ! On devrait t'enfermer !
Va-t'en et fiche-moi la paix !
Mais Guy,
je t'aime bien.
Tu n'aurais pas dû faire ça.
Allez, ressaisis-toi !
Laisse-moi faire.
Ta voiture est ici ?
Le chauffeur est dehors.
Viens.
Qu'y a-t-il ?
Tu as tout vu ?
Il m'a regardée !
Ses mains serraient sa gorge.
Mais c'est moi qu'il étranglait.
Que veux-tu dire ?
Il l'a d'abord regardée elle.
Puis il m'a regardée.
Il est entré comme en transe.
C'était affreux !
Il croyait m'assassiner, moi !
Pourquoi moi, Anne ?
Qu'avais-je à y voir ?
Sais-tu où est Guy ?
Il est sorti avec cet homme.
Tu ne l'as pas connu l'autre jour, n'est-ce pas ?
Quand tu me l'as présenté au club ?
- As-tu remarqué comme il fixait Barbara ? - Pas particulièrement.
Il l'a fixée comme ça ce soir.
Pendant que ses mains serraient le cou de Mme Cunningham.
A quoi ressemblait Miriam ?
Pourquoi le demandes-tu ? Tu as vu sa photo.
Je veux que tu me le dises.
- Elle était brune, pas très grande, jolie. - Quoi d'autre ?
C'est tout.
Elle portait des lunettes, non ?
Elle ressemblait à Barbara, non ?
Comment l'as-tu amené à faire ça ?
Comment je l'ai amené ?
C'est lui qui a tué Miriam, non ?
Dis-le ! C'est bien lui ?
C'est un fou. Je l'ai rencontré dans le train.
Il avait un plan délirant d'échange de crimes.
Je commettrais le sien, et lui le mien.
Comment ça, ton crime ?
Il avait lu les journaux. Il savait pour Miriam et toi.
Il disait que s'il tuait Miriam pour moi, je devrais tuer son père.
Tu savais bien qu'il disait n'importe quoi.
Il était sérieux ! Naturellement, je n'y ai plus pensé.
Maintenant, il veut que je tue son père.
C'est hallucinant !
Pas vrai ?
Alors, tu as toujours été au courant pour Miriam ?
Dès le premier soir. Il m'a donné ses lunettes.
Pourquoi n'as-tu pas appelé la police ?
Pour qu'ils disent comme toi :
"Comment l'avez-vous amené à faire ça ?"
Bruno dirait qu'on était d'accord.
Guy, qu'allons-nous faire ?
Je ne sais pas, Anne.
Il vaut mieux rentrer. Ton ami nous regarde.
C'est pour ça que je voulais que tu n'en saches rien.
Je voulais vous protéger tous. Barbara, ton père !
Maintenant que tu sais, tu te sens coupable !
Si nous pouvions en parler à père...
Non ! Je ne dois mêler plus personne à ça.
Viens.
Qu'y a-t-il ? Tu as l'air soucieux.
Ouvre l'œil, il y a quelque chose dans l'air.
J'ai décidé de faire ce que tu veux.
Je rendrai visite à ton père.
Et ce soir ?
Je veux en finir.
Quelqu'un sait que tu es chez toi ?
Mieux vaut que tu ressortes jusqu'au matin.
PREMIÈRE PORTE
DEUXIÈME PORTE COULOIR
CHAMBRE DE MON PÈRE
M. Anthony !
Ne vous alarmez pas. Je dois vous parler de votre fils. De Bruno.
Oui, M. Haines ?
Mon père est absent ce soir.
Je voulais vous le dire
mais vous vous êtes décidé si vite.
Je me suis demandé pourquoi.
Comme tu m'as envoyé la clef, j'ai pensé m'en servir.
Pour rendre visite à ton père.
Je pensais qu'il serait intéressé de savoir que son fils est fou.
Ai-je raison en présumant que vous n'avez pas l'intention
de mener à bien notre projet?
Non ! Je n'en ai jamais eu l'intention.
Je vois.
Vous n'avez donc plus besoin de ma clef.
Ni de ça.
Bruno, tu es très malade.
Je ne m'y connais pas beaucoup. Va dans un institut où tu recevras des soins.
Pas seulement pour ton bien.
Tu ne peux continuer à détruire quiconque t'approche.
Je n'aime pas être berné.
J'ai un crime sur la conscience. Mais ce n'est pas le mien.
C'est le vôtre.
Et puisque vous en tirez profit, j'estime que vous devriez payer pour lui.
J'imagine que c'est inutile.
Nous n'avons plus rien à nous dire.
Ne vous inquiétez pas. Je ne vous tirerai pas dessus.
Cela dérangerait mère.
Je suis très intelligent.
Je trouverai mieux. Bien mieux !
Il est rentré à 3h25. J'ignorais qu'il m'avait roulé
jusqu'à ce que le téléphone sonne pendant une demi-heure.
Personne ne dort avec ça. Le concierge m'a fait entrer. Pas de Haines.
Je me demande où il est allé.
- Tu le sauras par un autre crime. - La ferme.
Je contacterai Metcalf.
Il faut un nouvel interrogatoire.
On ferait mieux de l'arrêter.
Je t'ai dit qu'on n'a rien contre lui !
Il manque la preuve qu'il a été sur les lieux du crime.
Tu ne peux pas t'enfoncer ça dans le crâne ?
Reste ici jusqu'à mon retour.
Je sais que Bruno fait des farces mal venues
mais rien de plus ridicule qu'un crime !
Il faut le convaincre de faire quelque chose.
Un mot de lui
sortirait Guy de cette épouvantable situation.
Je suis certaine qu'il ne s'agit que d'une farce.
Il arrive à Bruno d'aller un peu trop loin.
Je ne devrais pas le dire,
mais il est parfois vraiment irresponsable.
Il fait les cent coups !
Vous ne comprenez donc pas ?
Votre fils est responsable de la mort d'une femme !
C'est Bruno qui vous l'a dit?
Bien sûr que non.
Voilà.
C'est gentil d'être venue.
Je dois retourner à ma peinture.
Vous aimez la peinture ?
Je trouve ça très relaxant.
Revenez donc nous voir.
Mère n'a pas dû vous être très utile.
Elle ne va pas très bien.
Elle est un peu... comment dire ? Distraite.
Pauvre mère !
Guy me consterne.
Il n'aurait pas dû vous envoyer ici.
Il ignore que je suis ici.
Je crains qu'il ne vous fasse marcher.
Faut-il qu'il soit désespéré pour tenter de m'impliquer.
Je le protège depuis notre conversation dans le train,
quand il m'a dit combien il détestait sa femme.
Savez-vous qu'il voulait que je retourne dans l'île de nuit
pour prendre son briquet? Pour que la police ne le trouve pas.
Il l'a fait tomber quand... cette nuit-là.
La police n'attend
qu'une preuve pour accuser Guy du crime.
Je me suis fait du souci.
Mais je ne pouvais faire ça. Ce serait trop risqué !
Et je deviendrais son complice !
Mlle Morton, je comprends ce que vous ressentez.
Si vous voulez m'excuser, j'ai un rendez-vous urgent.
Je dois vraiment y aller.
Il a dit que si la police trouvait ton briquet là-bas,
elle aurait ce qu'il lui faut. Cela prouverait que tu étais sur les lieux du crime.
Ce mensonge sur moi lui demandant d'aller le chercher
veut dire qu'il ira déposer mon briquet dans l'île.
Je voulais t'aider mais j'ai aggravé les choses !
Ma venue après la tienne l'a rendu encore plus furieux.
Non, il a dit qu'il trouverait quelque chose.
Et il l'a trouvé !
Tu dois aller à Metcalf avant lui.
Tu ne peux pas jouer.
Si on annonce que je ne joue pas, Hennessy aura des soupçons.
Il m'empêchera d'arriver à Metcalf.
- Alors, j'irai. - Non.
Tu vas m'aider à fausser compagnie à Hennessy après le match.
Ce sera trop tard !
Bruno n'a pas dit que je voulais qu'il y aille de nuit?
C'est ce qu'il a en tête.
Il n'ira pas en plein jour.
Si je finis le match en trois sets...
A toi dans quelques minutes.
- Vous allez bien, Mlle Morton ? - J'arrive tout de suite.
C'est ce que nous avons de mieux à faire.
Turley a dit de l'amener pour l'interroger, amenons-le.
Laisse-le jouer.
C'est la première fois que j'attends qu'un suspect
joue au tennis avant de l'arrêter.
Quand ils le sauront au commissariat, ils m'enverront des orchidées.
- Bonne chance. - Merci.
Tu as compris ?
Assure-toi que Barbara a tout préparé au début du 3ème set.
Mesdames et messieurs.
Ce match simple hommes
opposera Guy Haines et Fred Reynolds.
Guy Haines est un joueur calme, méthodique.
Il joue lentement, posément.
Prêt ?
Jouez !
15-0.
30-0.
30-15.
40-15.
Le jeu à M. Haines. Il mène 1 jeu à 0, 1er set.
Gare de l'Union.
Haines frappe
en prenant des risques qu'il n'a jamais pris.
C'est l'opposé de sa tactique habituelle !
40-30.
Puis-je avoir du feu ?
Merci.
Le jeu à M. Haines. Il mène 1 jeu à 0, 3ème set.
Haines a aisément remporté les deux premiers sets.
S'il continue comme ça, il gagnera au 3ème.
S'il gagne ce set, mieux vaut que tout soit prêt.
Donne ces $10 au chauffeur.
J'aimerais comprendre de quoi il s'agit.
Je te le dirai plus tard. Va vite.
40-0.
Le jeu à M. Reynolds.
Avantage à M. Reynolds.
Le jeu à M. Reynolds. Il mène.
J'ai parlé trop vite en disant
que le match était fini.
Revoilà Reynolds qui frappe à la porte.
Le jeu à M. Reynolds.
Il remporte le 3ème set.
M. Haines est en tête à 2 sets contre 1.
Haines mène 2 sets contre 1.
Nous voici au 4ème.
Ce match, que gagnait Haines, a tourné au combat de chiens.
30 partout.
Là-dedans. Mon étui à cigarettes. Il a beaucoup de valeur.
- Ici ? - Enlevez la grille !
Quel est le problème ?
N'y a-t-il rien à faire ? Mon étui à cigarettes est tombé.
C'est pas bon, ça. Il a dû finir dans les égouts.
- Les égouts ? - Mais il est peut-être sur le bord.
Il n'y a pas comme un siphon, là ?
Ne restez pas comme ça, faites quelque chose !
On pourrait appeler le dépanneur.
Au pire, il m'enverra promener.
- Du calme, monsieur. - Je ne veux pas me calmer !
Le jeu à M. Haines.
Haines est fermement déterminé.
Encore un jeu et il gagne.
40-30.
Encore un point seulement !
Egalité.
Avantage à M. Haines.
Egalité.
Avantage à M. Haines.
Vous y tenez drôlement ! Quoi que ce soit.
Jeu, set et match gagnés par M. Haines.
Le taxi attend à l'entrée.
N'est-il pas fantastique ? Il a gagné. Il faut fêter ça.
- Je suis désolée. - Laissez-moi faire
Non ! Anne veut que vous dîniez avec nous ce soir.
- En famille, avec vous et Guy. - Je serai peut-être de sortie.
- Vous serez avec Guy. - Hennessy !
Je regrette.
C'est moi que vous attendez ?
A la gare Penn !
Excusez-moi, madame. Nous poursuivons un homme.
Ah oui ? Comme c'est excitant !
Cet homme a acheté un billet pour où ?
- Metcalf. - Arrêtons-le.
Non, justement. Qu'il y aille. Ça peut mener à un indice.
Téléphonons à Metcalf pour qu'ils prennent la relève.
Quand fait-il nuit ici ?
Vous êtes pressé ?
- J'ai dit, quand fait-il nuit? - Toujours assez tôt.
- Excusez-moi. - Ce n'est rien.
- A quelle heure arrive-t-on à Baltimore ? - Dans une demi-heure.
Encore en retard.
Les affaires marchent fort depuis le meurtre.
Les gens veulent voir les lieux du crime.
Ce n'est pas beau de gagner sa vie comme ça.
Faut bien que les gardiens de barque mangent.
Les affaires ont dégringolé un bon bout de temps.
Les greluchons venaient plus.
J'ignore ce qu'est un greluchon.
C'est bon. Je suis pas instruit.
Au parc d'attractions, vite.
Il est allé au parc d'attractions.
Ici 61-F, Guy Haines est arrivé.
Il va vers le parc d'attractions.
Le voilà !
Va prendre Johnny là-bas, et suivez-le.
On passe de l'autre côté.
Dès que vous le voyez, dites-le-nous.
Il y a encore des barques ?
Quelques minutes d'attente.
Bruno ! Donne-moi le briquet.
Reculez, reculez s'il vous plaît !
- Il est là. C'est lui. - C'est lui qui l'a tuée !
Mais oui, on le sait.
- Il faut arrêter ce truc ! - J'y arriverai.
Attention ! Arrêtez !
- C'est toi qui iras ? - Non, il y arrivera très bien.
Mon petit garçon !
Mon petit garçon !
- Ça va, Haines ? - Je crois.
Capitaine ! Il dit que ce n'est pas notre homme.
- C'est celui avec qui il se battait. - Comment ça...?
Pas Haines ? Vous avez dit que si. Vous l'avez désigné.
Non. Je n'ai jamais vu cet homme. Je parlais de l'autre !
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Il a mon briquet.
Il voulait le laisser dans l'île pour me mettre tout sur le dos.
Laissez-moi lui parler, vous verrez. Où est-il ?
Là.
Vous ne pouvez pas le dégager ?
Ils ont fait leur possible en attendant la grue.
Salut, Guy.
Qui est-ce ?
M. Turley, le chef de la police.
Ils ont fini par t'avoir, hein ?
Tu peux parler ?
Peux-tu lui dire que tu as mon briquet?
Je ne l'ai pas.
Il est sur l'île, où tu l'as laissé.
N'insiste pas. Pas maintenant.
Je regrette.
Je veux t'aider, mais que puis-je faire ?
Puis-je fouiller ses poches ?
Non, vous ne pouvez pas. Il dit qu'il ne l'a pas.
C'est la fin.
Il est mort.
C'est celui-là ?
Vous aviez raison.
Je le garde pour le moment.
Nous tirerons tout ça au clair demain matin. Vous passez la nuit ici, Haines ?
Vous avez beaucoup de choses à me raconter. A 9 h, ça va ?
Oui. Merci.
Pouvez-vous me dire où il y a un téléphone ?
A côté de l'entrée.
Qui c'était ?
Bruno Anthony. Un type très intelligent !
Oui, opératrice.
Oui, chéri... Bien sûr que j'y serai !
Guy revient demain ! Je dois lui apporter des...
Pardon, vous n'êtes pas Guy Haines ?
[French]
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