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...
Roulement de IamboUr
MUsigue entrafnarIe
...
MUsigUe douce
...
ll ötcrnuc.
...
-Bonsoir, M. Boriface. -Bonsoif, paIfon.
-Un jus d'ofange glacö ? -Rien de ffoid.
J'ai atIfapé un de ces fhumes... Un de ces fhumes de...
de pfinIemps.
...
Donnez-moi du chaud. -Un conseil ?
Pfenez un bon gfog chaud. -Un gfog ?
C'esI de l'alcool. -Le fhum, c'esI faiI pouf ?a.
C'esI pas moi gui le dis. Regafdez. -Allons-y pouf un gfog.
-M. Boniface, pfenez Un ou deux gfogs,
une nuit lä-dessus,
eI demain maIin, vous n'y pensefez plus.
Vous saVez, moi, ?a me connaft, les fhumes.
J'en aIIfape au moins cing ou six paf hivef.
...
Tenez.
Buvez ?a.
-Oh lä lä. Lc patrcn rit.
Mais c'esI bon, hein ?
Ça se laisse boife. -Je pense bien.
...
-Encofe un.
-Voilä.
MUsigUe intrigarIe
...
-Hö.
...
ll IienI guelgue chose.
...
Mais c'esI moi.
Rirc
Ou'esI-ce gue j'ai ?
-Tu as assez bu. Fous le camp i
-Pafdon, je me soigne, moi. Je suis enfhumö.
-Tu ne l'es plus i
Te chefche pas d'excuse. File i
-Oh i
Encofe cing minuIes. Cing petiIes minuIes.
N'esI-ce pas, paIfon,
gue je peux rester cing miruIes ? -Mais certainement, M. Boniface.
-ll veuI pas, lui. -Oui ?a ? Lui ?
ll Vous döfange ?
AItendez, on va affangef ?a.
Voilä.
Buvez Ifanpuille. Vous öIes bien, ici.
Musi0ue gUillerette
-ll peuI affiVef des choses exIfaofdinaifes en une minuIe ?
-ll y a 20 ans, je devais me mafief aVec une petiIe de Lyon.
J'ai faIö le Ifain ä Une minuIe.
-Vous l'avez öchappé belle.
-ll y avaiI Une auIfe peIiIe suf le guai de la gafe.
-Qui avait aussi fatö le tfain ? -Exactement.
-Ratage suf IouIe la ligne. -Pas tellemenI.
Nous avons eu sept enfanIs.
-Au fevoif.
-Bonne nuit, M. Boniface.
Eh ben i
MusIpue mystérieUse
...
Rire
-Bonsoif, monsieuf l'agenI. -Bonsoif.
-J'affive, j'affive, j'affive de lä. J'avais le fhume, alofs j'ai pfis...
-Vous en aVez pfis un bon coup dans le cofneI.
Allez vous couchef.
-J'habiIe lä, ä l'höIel. -Eh bien, allez-y.
-C'esI... c'esI... c'esI ä deux pas.
-Eh bien, faites-les.
-Bonne idöe, ?a.
Bonne nUiI. -Bonne nuit, dofmez bien.
-Vous pui öIes un fepfösenIanI de l'autofitö en unifofme.
-Oui ?
-Vous savez gu'ä une minUte pfés, on peut avoif sept enfanIs ?
-Ä une minuIe pfös, il en affive, des accidenIs.
-Mais le IouI, c'esI de savoif ä l'avance
ce gu'il fauI faife.
-Ça, c'esI une guesIion de chance. La vie, c'esI comme å pile ou face.
-k pile ou face ?
-Tenez, Vous Ifavefsez la fue une seconde Ifop IöI ou tfop tafd,
vous passez sous une voitUfe. -Eh oui. Sous une...? Oh i
Alofs, il VauI mieux gue je fentfe Iout de suite.
ll rit.
Hö i
Hé, monsIeur l'agent !
-Ouoi ? -Vous voulez pas m'accompagnef ?
-Oü ?a ? -k l'höIel, ä cause des accidents.
-Vous y öIiez i
-J'y öIais, mais mainIenant, j'y suis plus.
-Allons bon, venez.
-C'esI fou, guand möme, ce gue l'auIofiIö donne de l'assufance.
Mais oü allons-nous ?
-k voIfe höIel.
Lä. -C'esI vfai.
Vous, Vous öIes mon ange gafdien. Ah oui, oui.
-D'accofd. Ça va, ?a va.
-Je ne vous oubliefai jamais, vous savez ?
Mais alofs, jamais.
Vacarmc
...
Eh ben...
...
Je monIe pas. Oh non.
Allez, ä face, je monIe, eI ä pile, je monIe pas.
...
Tintcmcnt
-Je vais t'appfendfe ä me sortif des as l
-C'est fatiganI, de jouef avec vous. -Un pas etje te cföve i
-Ça me fefait mal.
-Ça peuI s'affangef sans se fächef.
-Ça faiI des mois gu'il me plume.
Tu cfois pue je te vois pas ?
CeIIe fois, Iu vas payef. -de t'écouIe.
-Je Ie bfisefai i Je vais Ie finif.
-Regafde-toi, I'as la trembloIe. FilletIe i
-Fumief i Tu...
Rcspiration saccadöe
Fracas
-Tu vois ?
Ça cfäne et ?a Iombe en accofdöon.
-La fefme i
Sans blague i ll esI fouIu. -Ouoi ?
-ll cfänefa plus.
J'en fais guoi ? -Je Iife ma fövöfence.
-Tu vas m'aidef.
-Pouf guoi faife ? -Je le gafde pas lä.
C'esI pas le Pöfe-Lachaise.
Les flics, une enguöte, tfés peu pouf moi.
-ll a fait ?a seul.
-T'expliguefas ?a au juge, aVec ton casief.
ll nous y collefaiI Un moment.
-EI alofs ? -On va le meItfe puelgue part.
Dans la fue, suf un banc...
-Tu vas nous fouIfe la poisse, avec ta gueule de faife-part.
-Voilä.
Tic-tac d'unc horlcgc
...
-Lä, dans le liI, va.
Cargarismes
...
ll siffIe.
...
-Oh, pafdon.
Je me suis Ifompö de chambfe.
Mais c'esI bien ma chambfe.
Monsieuf,
vous vous öIes Ifompö de chambfe.
lci, c'est le 1ö.
Tfois fois cing. Vous diIes ? Je cfoyais gue vous m'aviez paflö.
Toufnez-vous, vous veffez.
ll y a mon pfemief féveil, mon second féveil, mon somniföfe.
Tenez, dans le Iifoif, il y a ma phoIogfaphie.
Vous voyez gue c'esI moi. Voilä.
Je vous demandefais de videf les lieux.
Allez, debouI.
Ne faites pas l'endofmi, ?a ne pfend pas avec moi.
Tiens.
Rire
ll est mort.
ll est mort.
Bonjouf, messieufs.
J'ai un mort dans mon liI, figufez-vous.
...
Ça vous fefait fien de le gafdef pendanI gue...
Je feViens IouI de suiIe.
Pafdon.
Monsieuf l'agenI l Monsieuf l'agenI i
-Ouoi, encofe ?
-J'ai un mort dans mon liI, allongé.
-Oue Voulez-Vous gue j'en fasse ? -Ça me göne pouf dofmif.
Venez. -Vous facontez une blague.
-Si vous ne me cfoyez pas, je vais Iölöphonef au commissafiaI.
-Allons-y.
-Oü tu veux le meIIfe ? -Discute pas, on va se faife piguef.
-Bon, je le pfends.
-La bagnole esI lä.
-C'est au 1er... -22 l ll femonIe avec un flic.
-Döpöchez-vous, c'esI lä. -S'il est mort, il va pas se sauvef.
-Oh non.
Apfös vous.
Le voilä.
ll n'esI pas lä.
Lä non plus.
Oü il est passé ?
-Ne chefchez pas, couchez-vous.
-Vous aVez döjä vu, vous, un mort gui s'en va ?
Je n'y compfends fien. -Je comprends Ifop bien.
Vous avez bu, vous avez des visions.
-Mais non, je n'ai pas des visions l
Oh, mais non l
Tenez, fegafdez.
Le voilä.
ll esI lä.
Ah non.
Ce sonI mes souliefs du dimanche.
Mais oü diable a-t-il pu passef, ceI animal-lä ?
-Couchez-vous eI tächez de dormir.
-Avec toutes ces émoIions, ce ne sefa pas facile.
-Prenez voIfe somniföfe.
-Oui.
Mefci.
Vous ötes genIil, Vous.
-Plus d'hisIoifes. -Oh non.
Vous pouvez dofmif Ifanguille. Bonsoif.
-Borne nuIt.
-Bonne nuit.
Bonne nUiI i
Ah.
Voilä.
Oh l
Te fevoilä.
Monsieuf l'agenI i
Monsieuf l'agenI. -Ouoi ?
-Le mort.
ll a changö de place.
-Qu'il y fesIe. -ácoutez-moi i AItendez-moi i
-Vous allez m'embötef Ioute la nuiI ? -ll esI lä. Je Vous le jufe.
-Et oü ?a ? -Dans le cofffe.
-S'il n'y esI pas, je vous cofffe.
-Je vous jufe, il y est.
Oh... ll n'y esI plus. -Assez fi. VoIfe nom.
-Monsieuf l'agenI, j'ai des Visions.
Je ne me sens pas bien du IouI.
-Bon, mais ne fecommencez plus, sinon...
Fracas
-Au fevoif, monsieuf l'agenI.
Oh i Encofe toi ? CeIIe fois, je te Iiens.
ResIe calme, ne bouge plus. -C'esI Ioi gui Vas plus bougef.
-Un, deux eI Ifois. MainIenanI, j'en vois Ifois.
Ça Va de plus en plus mal.
-T'occupe pas de ?a. C'esI un peIiI accidenI.
On Va I'en débaffassef. -C'esI genIil.
-Alors, tu viens ? -Voilä, j'affive.
-Hö I PssI I
(Tfois l)
(Monsieur l'agent !)
(Ne partez pas l)
(Venez.)
-Qu'esI-ce gue Iu faisais, toi ? -Je fespife.
-J'en ai maffe de faife le cfogUe-mort.
-J'affive. Toi, t'as fien vu, I'as fien enIendu.
Si Iu veux conIinuef ä fespifef, fefme ta gueule.
-C'esI ?a. Bonne soifée.
Amusez-vous bien.
ll s'en est passö des choses...
en une minuIe.
Scnncries
I moI I I moI I
AU secours I
Coups
Qu'est-ce gue c'esI ? Qu'est-ce gue c'esI ?
Qu'est-ce gue je fais dans ce cofffe, moi, ici ?
Hein ?
Ah i Ah oUi.
Un... un gfog.
Deux gfogs.
Tfois gfogs.
Oh...
Des gfogs. Des...
Je me souviens plus.
Vous voilä, vous. -Ouoi, encofe ?
-Ça suffiI. Les moustigues, la poussiöfe, les soufis,
le cafö ffoid eI mainIenanI, le cofffe. Non.
-Mais guel cofffe ? -Je me compfends.
Je guiIIe voIfe bafague. -Enfin...
-ll n'y a pas de ''enfin''. Je n'ai gu'un moI ä dife.
-Leguel ?
-Adieu.
Ah, c'esI le...
Oui.
Musi0ue gUillerette
...
Crisscmcnts de pncus et klaxcn
...
Pouf vous.
-Mefci.
-Mefci.
-Mefci de guoi ?
-Mefci de me dife mefci.
-M. Boniface ? -M. Simon ?
-Ouand vous aufez fini, vous Vous occUpefez de votfe vitfine.
-TouI de suiIe. -FaiIes l'ötalage avec le manneguin.
Je veux guelgue chose gui Ifouble, gui fascine, gui subjugue.
Un peu d'imaginaIion, mon ami.
-Moi, l'imaginaIion, vous savez...
-Je voudfais une pfésenIation chaIoyanIe,
öboufiffanIe, ffissonnanIe.
Une vitfine, c'est une jolie femme gui se donne.
Je ne sais pas si je me fais bien compfendfe.
-J'ai compfis. -Emportez tout ?a en féserve.
Ça faiI afffeusement bazaf i
-Bien, monsieuf.
-''Je veux une pfösenIaIion éboufiffante, fascinanIe.''
-''Une femme gui se donne.''
-Si je pouvais vous tenif comme ?a, lféne.
-Pouf guoi faife ? -Pouf...
Vous n'avez donc pas d'imagination ?
-Si. Ouestion de partenaife.
Allez, venez.
Ne faites pas ceIIe Iöte d'enIeffemenI.
ll crie.
Qu'est-ce gue vous avez ? -Un mort i
Un mort i -Oü ?a ?
Je ne vois fien, Vous dölifez. -CeIte nuit, chez moi.
-Vous aVez eu un cauchemaf.
-Ça me fevienI subiIement. Je l'avais oubliö.
-Dispafaissez. Afffeux, ce genfe.
Ce n'esI fien, mesdames. Une döpfession nerveuse.
-lföne, c'éIait la föaliIö. J'avais un cadaVfe dans mon liI.
-Un cadavfe ? -Je l'ai vu comme je vous Vois.
ll öIait ffoid. J'appelle l'agenI, il aVait dispafu.
-L'agenI ? -Non, le mort.
Je vois des pieds. Mes souliefs.
ll est dans le cofffe, je le fappelle.
-Qui ? Le mort ?
-Mais non, l'agenI i Je me fue suf la pendefie.
Deux fevolVefs. -L'agent eI le mort.
-Ni l'un ni l'autfe. C'ötaienI deux gangstefs.
-Ou'ont-ils faiI ? -lls m'onI assommé avec du somniföfe.
-lls n'öIaient pas möchanIs. -Pas möchants ?
Si vous aviez vU les survivanIs de cetIe tuefie i
-lls vous onI laissö la vie. -HeufeusemenI. Ma vie esI ä vous.
Pafdon.
Je ne demande gu'ä vous offfif ma Vie.
Pfenez-la.
-Oue voulez-vous 0ue j'en fasse ?
MetIez-le dans la viIfine.
Döcidöment, il esI impossible, ce gaf?on-lä. Paf ici.
-Vous tenez ä me fendfe fidicule. -Je ne sais plus oü j'en suis.
-Oubliez voIfe histoife. Vous aVez fövö.
-Quand je föve, c'est de vous.
Dans ces föves, fien n'esI impossible,
c'esI merveilleux.
Des föves oü les choses se passenI comme elles deVfaienI se passef.
-Pfenez ?a en atIendanI et dfapez-le. -Mefci.
Vous n'avez pas de cmuf. Enfin, pas pouf moi.
ll peut m'affivef les pifes ennuis, ?a vous laisse indifféfente.
PourtanI, je sens gu'il va me hantef l
-Qui ?a ? -Le mort i
-ChuI.
-Je vous disais le mort. Le mort avec sa balaffe.
-Tiens, tiens. ll avaiI une balaffe ? -Mmh.
-ll s'appelaiI pas Jo le balaffé ? -ll ne s'esI pas pfösenIö ä moi.
-Cufieux. Je vais vous le chefchef, moi.
Tenez. Le voilä, votfe peIiI copain.
-C'esI lui i Ou'esI-ce gue je vous disais ?
-Lisez, lisez.
-''Jo le balaffö, du gang des TfacIions AvanI,
''a öIö tfouvé mort ä cöIö du Zouave du ponI de l'Alma.
''La police enguöIe.''
C'est faux i Oue vient faife le Zouave lä-dedans ?
Dans ma chambfe, dans mon liI. Je veux gue IouI le monde le sache.
-Allez le faconIef au commissaife.
-Je me dögonfle pas, )'ifai.
MUsipue inguIéIarIe
...
Je n'ifai pas. -Pourguoi ce changemenI ?
-Je ne veux pas d'ennuis aVec ce gang.
-Vous aVez peUf ? -Peuf ? Moi ? Non.
Dans les commissafiaIs, on ne saitjamais gUand on sort.
-Boniface, vous aimez faife l'intöfessanI.
-lföne, Vous me faiIes beaucoup de peine.
-Ouand on voUs met au pied du muf, il y a plus pefsonne.
-Plus pefsonne ?
Je felöve le défi i J'ifai ä la police.
-Je voudfais bien voif ?a. Ça m'öIonnefaiI.
MUsigUe douce
MUsigUe douce
...
Monsieuf ?
Hö i -Ou'est-ce gue voUs vouIez ?
-C'esI pouf une döclafaIion.
-Un insIanI.
Ou'esI-ce gue vous avez ä döclafef ? -Moi ? Rien.
Si, c'esI pouf ma carte d'identiIé.
-Bon, et apfés ? -Apfés ?
Je l'ai pefdue.
Je suis venu simplemenI vous le signalef. Voilä.
Au fevoif. -Et la döclafaIion ?
-Ah oui.
-VoIfe nom, je ne peux pas le devinef. Ça VienI ?
-Boniface.
-Pfönom ?
-VicIof.
-Adfesse ?
-2y, fue des Vertus.
-Pfofession ?
-Artiste.
-ArtisIe ?
-áIalagiste.
Rirc
-Numöfo de la carte d'identiIé ?
-Je vais vous le dife.
30-ö5-1g5, söfie B.
-Vous l'avez, voIfe carte l -Tiers, c'esI vrai.
Je l'ai fetfouvée. C'esI gfäce ä vous.
Mefci. Vous pouvez me la fendfe ?
L'incidenI esI clos, vous pouVez me la fendfe.
Je m'excuse de vous avoif döfangé. Je suis teffiblemenI distfaiI.
-Vous expliguefez touI ?a au commissaife.
-EnIrez !
-Monsieuf, ceI homme a döclafö la perte de sa carte d'identiIö.
ll l'avait dans la poche.
-Fausse döclafation. Dans guel but ?
-De me placef sous voIfe pfotecIion.
Je suis sous menace de mort.
-Quelle esI ceIte histoife ?
-Je vous demandefais de faife dömönagef mes affaifes de l'höIel.
-Vous me pfenez pouf un dömönageuf ?
-Pas Vous, bien süf. Un de vos subofdonnös.
Comme monsieuf.
-Poufguoi voulez-vous guiItef l'höIel ?
-Connaissez-vous Jo le balaffö ? Lisez, monsieuf le commissaife.
ll n'esI pas mort suf les bofds de la Seine,
mais dans ma chambfe, dans mon lit.
-C'esI vous gui l'avez Iuö ? -Moi, monsieuf le commissaife ?
-Alofs ?
-Je suis venu faife ma döclafaIion ä monsieuf
lofsgu'un des assassins a sufgi ä cötö de moi.
J'ai fusö avec la carte d'idenIiIé pefdue.
-ll y avaiI guelgU'un ? -C'est exacI.
-Alofs, alofs ? -Enfin...
Alofs ?
Vous avez peuf ?
ll a peuf. -Tenez.
-Mefci. -ll n'esI plus lä.
-Qu'esI-ce gue vous aIIendez ? Ou'il fevienne ?
Pfenez un agent. -Deux.
-Deux eI allez enguöIef.
-Je les avais compléIemenI oubliöes.
Une minuIe, je suis ä vous.
-C'éIait long.
-On saitjamais guand on sort d'un commissafiaI.
J'ai ces tfois suf les bfas.
-Poufguoi ? -lls vont enguöIef chez moi.
Ça a faiI un pöIafd Ieffible. Elle cric.
-lls l'enlövent i
...
Vrombisscmcnt du moteur
Croasscmcnts
...
Fracas
...
-Tiens, c'esI pouf Ioi.
Allez, bouffe.
-J'ai une faim.
Saucisson, päIö, fromage... Vous ötes genIil.
-Du fouge. Ça Ie donnefa des fofces pouf le voyage.
-Nous fepartons ? -Pas nous. Toi IouI seul.
-Et guel voyage vais-je faife ?
-Le grand, le defnief.
-Le defnief ?
CommenI ?
Vous allez me suppfimef ? Me bousillef ?
Vous m'avez coupö l'appéIiI.
-Si Iu nous avais pas donnös, ce sefait pas affivö.
-Si vous aviez pas mis le mort dans mon liI.
-Si I'y avais öIö, dans Ion liI i
-Si ma IanIe avaiI des roues, ce sefaiI un auIobus.
Rire
-Oui. -Oui.
-EI apfös ?
-Si je m'öIais pas aItafdö aVec l'agenI...
-Ä une minuIe pfös, on t'aufaiI pas vu.
-k cause de cetIe toute petiIe minuIe,
vous allez me... -D'accofd.
-Ah non, pas d'accofd. Moi, je ne suis pas d'accofd.
Je veux vivfe. -Poufguoi ?
-Pafce pue la vie est belle. -Tu me fais maffef.
-La vie esI belle guand on saiI la viVfe etj'ai une bonne sanIö.
-k la Iienne, alofs. -k la vötfe.
Tenez.
-Mefci.
-La vie esI belle guand on aime son möIief.
J'adofe mon möIief. Je suis öIalagiste.
Oui, öIalagisIe.
Ou'esI-ce gu'il y a de plus beau gu'une belle viIfine ?
Tenez, pouf la Noöl. Pouf la Noöl, c'esI fööfipue.
EI la föe,
c'esI moi.
-TU m'as l'aif fée, Ioi.
T'es un pauvfe mec. T'afföIes pas de tUfbinef.
-J'oubliais le dimanche. 52 dans l'année.
Sans comptef les joufs föfiés eI les congés payös.
-Moi, le dimanche,
je m'emmefde.
-Ah, c'est gai i
Comme vous dites, ?a ne Vous estjamais affiVö
de vous pfomenef dans la campagne, le long des fiviéfes,
ä Ifavefs la foföI,
mafchef dans la natUfe.
-Tu me pfends pouf un scouI ?
-Vous n'öIes jamais fenIfö chez vous apfös une joufnöe exIönuanIe,
bien faIiguö, on esI heufeux, on se couche.
-Avec gui ? T'as une femme ?
-Pas encofe, mais ?a viendfa. C'esI une belle petiIe.
-Y a longIemps pue Iu la chauffes ? -Non, deux ans.
-T'es pas pfessö i
Rirc
-On ne se compfendfa pas. Un abfme nous sépafe.
-Allez, va, je vois.
T'es dans la foule. T'es monsieuf Tout-le-Monde.
-Oui, mais je peux m'ölevef, devenif guelgu'un, gui saiI ?
Je peux faife paflef de moi dans les joUfnaux.
-T'inguiöIe pas l
Ça y est.
-Non ?
-Lis, Iu figoleras moins.
-Ma photo en pfemiéfe page.
''Au momenI oü M. Boniface VenaiI de faife une döposition capiIale,
''il esI enlevé paf ceux gui sonI ä l'ofigine de l'affaife.''
-T'as cfeusö Ia Iombe.
-Vous savez, parfois, les joufnaux exagöfenI.
-Expligue ?a au chef. Le voilä.
-ácoutez, monsieUf. Vous n'allez... Hö.
-Ces messieufs kidnappent devanI la flicaille.
-On pouvait pas faife auIfemenI. -Andouilles i
-Le mort, on pouvaiI pas le gafdef pouf la cheminée.
-Et apfés ? Embolie i ll avait oubliö de fespifef.
Le médecin l'aufaiI constaIö. -k voif.
-C'esI vu i Df Paul esI lä pouf ?a.
Mais vous Vous baladez aVec le macchaböe.
EI vous allez cueillif le duschnock devanI le commissafiaI l
Vous ötes des enfants de chmuf. Oü éIiez-vous å l'école ?
Te voilå, Ioi. -Nous, on pensaiI gue...
-Je vous ai diI de ne pas pensef i Je pense, ici.
-Mais... -Va le chefchef.
-Tu cfois pas... -File, je Ie dis i
J'essaie de Ifouvef des affaifes pfopfes.
Vous m'amenez une combine ä en pfendfe pouf 20 piges i
Je veux pas me mouillef. Je suis sec depuis pas longIemps.
-Hein ?
Döjä ? -Gfouille-Ioi.
Allez i -úcoutez, j'ai röflöchi.
CetIe hisIoife s'oublie facilemenI.
Je peux fesIef ici guel0ues mois.
Ouand les joufnaux en paflefont plus...
Tous les joufs, il y a des gfandes mancheIIes, eI apfös...
-T'as fini de me chaffief ? -Je vous chaffie pas.
Poussez pas. -Allez i
-D'accofd, mais guand möme.
-Laisse-moi faife, je vais Ie l'affangef.
-Fefme Ion micfo, il y a des pafasiIes.
C'est Ioi, le donneuf ? -ll y a un malentendu.
-C'est mon avis. Brouhaha
Silence i
Assieds-Ioi. -Mefci.
Cri apcurö
-Supposons gue j'aie confiance eI pue je te rende Ia libertö.
-C'esI une supposiIion femafguable i
J'ai vu gue vous éIiez un homme de töIe.
-lmagine-Ioi gue c'esI faiI. Tu es dehofs.
-Mefci d'avance.
-AItends un peu.
T'es pas si pfessö, non ?
Ou'esI-ce gue tu difas aux flics
guand ils I'inIeffogefonI ? -La véfiIé.
-Ouoi ?
-Qu'on m'a amenö guelgue part les yeux bandös.
C'esI exact.
D'abofd, on m'a jetö dans une cave noife, obscufe...
Apfös des heufes, on m'a sorti pouf m'exöcuIef ffoidement.
Moi i lls éIaienI deux.
Bcnifacc rit.
Je ne dis fien de vous. Je n'en pafle pas, de vous.
Alofs l'un, Vous savez,
il avaiI une face de bfuIe dégönéföe.
Quant ä l'autfe, c'öIaiI une sorte de gigolo gominö
Ienant du danseuf eI du fabaIIeur de bofIe de nuiI.
-Dis, Iu vas paVoisef l -Silence.
ConIinue.
-Je disais donc... Qu'est-ce gue je disais ?
lls allaienI Iifef suf moi, je me suis pföcipitö suf eux.
EI lä, j'ai cognö i
QUand j'öIais jeune, ä l'öcole, j'ai fait de la boxe, alofs...
N'ayez pas peuf, n'esI-ce pas ?
On ne difait pas.
Je leuf ai affaché leuf miIfailletIe eIj'ai coufu i J'ai coufu.
J'ai coufu ä pefdfe haleine.
ll halöte.
J'ai coufu jusgu'au 1ef gendafme eIje lui ai diI :
?a va ?
C'esI la vefsion pouf les joufnaux.
-D'accofd.
Si Iu changes Ia chansonnetIe, gafe ä Ioi.
-Je changefai pas une note.
-ll ne me fesIe gu'ä te souhaiIef bonne chance eI bonne mömoife.
Mes amis Ie faccompagnenI.
-Ravi de vous avoif tfouvé si compföhensif.
Messieufs, je suis ä vous.
Ah, mais non...
ll y a guelgue chose gui va pas. Ça Va pas du IouI, ?a va pas.
CommenIj'explipue gue j'ai öIö enlevö,
gue je me suis bagaffö eI gue j'affive ffais eI beau ?
-Rien n'esI plus facile.
Mes amis vonI s'en occupef. -C'esI genIil.
-Viens, Ifösof. -Oui, je viens. Vous venez ?
-C'esI lä gue ?a se tient.
-Apfös vous. -Je n'en fefai fien.
-Je suis dösolö.
ll vaut mieux, puand möme. C'esI beaucoup mieux.
Vous r'aIlez pas me faire dU mal ? -Tu vas voir.
Coups ct cris
...
-Ça s'esI Ifös bien passö.
MaInterant,
donnez-moi le pötafd. -Le guoi ?
-La mitfailleIIe pue j'ai affachöe pendant la bagaffe.
Oh l
Elle me plafI.
-On va te föglef i -Je vais Ie Iuef.
-AtIenIion i
Tirs
...
Vrombisscmcnt du moteur
...
-VoUs chefchez guelgue chose ? -Ça y esI l
Non, n'ayez pas peuf i
Je suis M. Boniface, le kidnappö du commissafiaI.
Celui pui a Ienu Iöte aux gangsIefs. Rappelez-vous. Boniface, c'esI moi.
MUsigue entrafnarIe
...
Brouhaha
-Un peu de silence, vous allez le voif i
ll esI exIfaofdinaife.
Le voilä.
-Extraordinaire
Ce gu'un IouI peIit rien FaiI le chIc parisien
ExIraordinaIre
Un drapö de Iissu Dorne le Ior vouIu
Brocart, veloUrs, soie, cröpe ou linor
Mesdames, lors0ue vous parIez chIffons
En vous IouI s'éclaire
TouI parafI sI löger OU'on peut dire sans danger
Oh, c'esI exIraordinaIre
De Ia vie, les espriIs borrös
Ne voient pue Ies aspecIs moroses
Sans se douter des belles choses
Oui dépassent Ie boUt de Ieur nez
Ouvrez, ouvrez tout grards vos yeux
Vous verrez pue c'est merveiIIeux
ExIraordinaIre
Ce mirois chiffonrö Ce petiI nez retroussö
ExIraordinaIre
CetIe fossette aU menIon Ce regard poIisson
Ou'ils soient marror, verts, roirs, grIs ou bleUs
Mesdames, lors0ue roUs voyons vos yeUx
Er roUs tout s'éclaIre
TouI parafI sI löger OU'on peut dire sans danger
C'est extraordinaire
ExIraordinaIre
Le printemps, le soIeII kes fIeurs, les fruIts vermeils
ExIraordinaIre
Les oiseaUx, les griIIons Les petits papillons
CoUcoUs, piverts, möme les écureUils
OUi, dans les bois, vous forI Un dröle d'mII
La raIure entiöre
Tout paraft si Iéger Ou'on peuI dIre sans danger
C'esI exIraordinaire
Brouhaha dcs convcrsations
Brouhaha dcs convcrsations
Musigue jazz
...
-Comme d'habiIude, M. Boniface ? -Oui, un martini.
-Bonsoif, M. Boniface. -Bonsoif. Vous me connaissez ?
-Vous vous fappelez pas ? J'ai choisi un Iissu chez vous.
-Le Iissu gue Vous avez choisi vous va ä merveille.
-C'éIait pas celui-lä, mais dU cföpe de Chine pouf faife une combinaison.
Tenez, fegafdez.
Je l'ai faiIe moi-möme.
-Tous mes complimenIs.
-Qui c'esI ? -Tu connais pas ?
-Non. -C'esI Boniface.
-Ah oui, j'y suis l
Vous avez fait le discoufs de l'Unesco ?
-Moi ? Je ne pafle pas, j'agis.
-C'esI lui pui s'est bagaffö avec ceux des TfacIions AvanI.
-Moi, j'adofe ces tfucs-lä i -C'esI vfai ?
-J'achéIe les joufnaux fien gue pouf ?a.
-C'esI un fait divefs banal.
Les Iueufs, comme on les appelle, c'esI fien du IouI.
C'esI de la gnognotIe, de la foupie de sansonneI.
-Ou'est-ce gue vous en faiIes ? -Ce gue j'en fais ?
Je les pfends paf le nez, paf les pieds, paf les mains,
paf le cou, suf le baf, suf la sUspension, partouI.
Oh lä lä... Aussi, guand ils me voienI,
ils changenI de IfotIoif.
-Hö l
Bcnifacc s'ötouffc ct tcussc.
Ça ne Ie döfange pas gue je fesIe guand möme un peu ici ?
-Non. -Alofs, ä tes succös.
-Oui. -Te göne pas pouf moi, peIiIe IöIe.
Continue Ion bafaIin.
-Pafdon. -ll y a pas de mal.
...
Je chefche du satin noif pouf un déshabillö.
VoUs vous occupefez de moi ?
-EI commenI i -Je ne vous döfange pas ?
-Non, nous paflions Iissus.
Rires
-C'esI vfai.
ll y a des soldes.
-Si on allaiI ailleufs ?
-Je suis bien ici.
-Souhaitez-vous une table ? -Non, mefci.
-Un martini.
Vous avez un pfogfamme pouf ce soif ? -Oui, partons.
-On n'esI pas pfessös. Oü va-I-on ?
-Dehors, vous verrez.
-Laissez-moi devinef.
PetiI dfnef genIil, eI apfös, on va dansef.
C'esI ?a ?
-Nous ifons dansef un auIfe soif.
-Mais voyons, mon chef, le désif d'une jolie femme esI un ofdfe.
Excusez mon indiscföIion, mais nous sommes de vieUx amis.
-Oui, c'esI...
-Je vais dans une nouvelle bofIe, Le Venise.
Me fefez-vous l'honneuf de venif ? -Je ne sais pas si...
-Lui ? ll accepIe, pas Vfai ? -Ben...
-Tu n'y Iiens pas, oui.
Lumiöfe Iamisöe, musigue douce, ?a ne l'intöfesse pas.
ll pföföfe les bagaffes, les miIfailleItes.
-Vous connaissez l'hisIoife ?
-ll y a des choses gue je suis seul ä savoif.
-de lui ai döjä faconIö. Elle la connafI paf cmuf.
CetIe hisIoife m'agace. Allons dansef.
-Les gens gui compfennent viIe, c'esI un plaisif.
Alofs, ce soif, 22 h, ici ?
-Avecjoie, monsieuf.
-Je viendfai Vous chefchef avec ma voitUfe.
Tu connais ma voiIufe ? -Non.
-C'est celle de... -Ah oui i Oui i
-k IouI ä l'heUfe.
-k IouI ä l'heUfe.
Rire gönö
Vous Ienez ä sortir avec moi ? -Avec vous deux i Ah i
-Ah...
-ll esI chafmant, voIfe ami.
On voiI pu'il Vous aime beaucoup.
-ll a beaucoup d'affecIion pouf moi, oui.
Pafdon.
MUsigUe intrigarIe
...
Faites-moi appelef au Iölöphone. -On vous demande au Iöléphone.
-Mais non.
Faites-moi appelef au Iölöphone, moi.
-Bien, M. Boniface.
-Oui.
MUsigUe douce
Nous allons dansef. Je ne sais fien vous fefusef.
-C'est si gentil ä vous.
-M. Boniface, au Iölöphone. -Au tölöphone, möme ici ?
-Ce doit öIfe une effeuf. -PeUI-ötfe, mais...
J'ai mal enIendu. -Je vais voif, on ne saiIjamais.
(lmbécile.)
...
Oh...
Mon Dieu i
lféne, c'ötaiI faiI, IouI mafchait bien.
Seulement, l'auIfe affiVe.
''PefmetIez gue je...?'' Oh lä lä.
ll marmcnnc.
Je suis assez fesIö.
Rirc
Je paflais avec un soufd-mueI.
...
-Rien de fächeux ?
-Non. Mon ami Chafly s'excuse,
mais il avaiI Un auIfe fendez-vous, il avaiI oublié.
-Quel dommage.
-C'esI ce gue j'ai dit.
Mais ne fegfeIIez fien, iféne.
Je vais vous monIfef le nid gui abriIefa peuI-öIfe notfe bonheuf.
-Mais Boni ? -Boni ?
-Vous savez ce gue vous diIes ?
-Je le sais.
MUsigUe douce
...
Ne vous impaIIerIez pas, j'arrive.
-Mais c'öIaiI ä moi de faife ?a, voyons.
-Ne m'enlevez pas la joie de Vous servif.
-Boni, vous ötes adofable.
EI pourtant...
-Ou'esI-ce gu'il y a ? -Je me suis moguöe de vous.
-Je m'en suis jamais apef?u. -Si.
Je suis impafdonnable.
J'ai ötö möchanIe avec vous. -Ah, ?a, oui.
-J'ai une excuse : je ne savais pas guel homme vous öIiez.
Remafpuez,
vous n'ötes pas joli, joli.
Mais vous öIes si inIelligent eI vous avez un chafme fou.
Tcux
Vous savez paflef aux femmes.
Vous ötes un homme d'acIion.
Pouf avoif faiI ce gue vous avez faiI,
il fauI ötfe fort.
Vous devez aVoif des muscles d'acief.
-N'exagöfons fien.
-Oh i úIfe enlacöe paf ces bfas l
Ellc gömit.
Non, laissez-moi, laissez-moi.
Soyez faisonnable.
-Oui, mais j'allais vous dife...
-Ah i
...
Ouelle audace i
Scupir
Qu'est-ce gue vous avez faiI ? -Mais fien.
...
...
Sonnettc
-lföne...
...
On sonne. -N'öcouIons pas i
...
-On sonne Ioujoufs.
-On n'y esI pouf pefsonne i
...
-C'esI peuI-ötfe un tölögfamme.
-Tfös bien.
Si c'esI plus importanI gue moi, allez-y.
AIIez-y, pu'esI-ce 0ue vous aIterdez ?
...
-C'esI comme ?a gue tu viens aux fendez-vous ?
Elle esI lä ? -Ben...
-Ah ouais. Je vois gu'elle y esI.
-Vous öIes verU
guand möme ?
On m'a diI gue vous aviez döcommandö.
-Au Iölöphone, tu m'avais diI gue Iu éIais feIenu.
-C'esI exact. Paf eux.
Ouand ils ont su gue c'ötaiI toi, ils ont Ienu ä Venif.
Si mademoiselle le pefmeI. -Je ne demande pas mieux.
-Nous sommes vfaimenI confus. -Nous avons pfis la libertö.
-Je suis enchanIée, je vous en pfie. -Moi aussi.
-Excuse-nous d'avoif fofcö Ia porte.
-Ne fesIons pas lä. Oü allons-nous ?
-Dansef, c'öIaiI voIfe dösif. Nous avons une Iable au Venise.
-Vous me comblez.
Vous ötes un gentleman comme il n'en fesIe pfesgue plus.
Vous venez ?
-Je ne vais pas Vous laissef partif seule aVec ces...
aVec ces amis.
-Un dötail, sans öIfe indiscfet.
EsI-ce gue tu as un...
-Un smoking ? Mais bien süf. Je vais le passef tout de suite.
J'en ai pouf une seconde. -Pfends Ion temps.
Nous pouffions peuI-öIfe partif les pfemiefs.
-On va s'en occupef.
-Et on a IellemenI de choses ä se dife.
-Tfös bien. k IouI ä l'heufe, messieufs.
-Oü allez-vous ?
Nous partons devanI, vous nous fejoindfez,
si toutefois, vous vous en senIez la fofce.
-Poufguoi elle m'a diI ?a ? -Elle pense ä Ia santö.
-Je me change en viIesse.
-Pas la peine de Ie ffinguef. Nous, on I'accepte comme ?a.
-Vous, oui, mais pas eux. -C'esI des snobinafds.
-On esI bien enIfe copains. Ça Ie plafI, le boogie-woogie ?
-La guestion n'est pas lä. -T'as peuf de I'ennuyef ?
-Avec du cognac eI une beloIe, on sefa peinafds dans Ion goufbi.
-Vous ne m'aufez pas. ResIez si vous voulez, mais j'ifai.
-Je cfois pas. -Vous diIes ?
-ll Ie diI gu'il cfoiI pas gue tU ifas.
Rirc
-Vous allez voif si j'ifai pas.
La clef i
Oü est la clef ?
La voilä.
Vous ne m'inIimidez pas.
-N'insiste pas, sinon, il y aufa du deuil dans Ia famille.
-Si tU veux nous avoir par surprise, t'as dU retard.
-Ça fecommence ?
-Ça conIinue, nuance.
-Qu'est-ce gue j'ai faiI ? -Chefche pas.
-Mais lféne, gu'esI-ce gu'elle va pensef ?
-Elle va pleufef.
-Tu monIfes gue tu lui coufs pas apfös, ?a la dfessefa.
-Donne-nous des veffes. -Non i
Non eI non i
-Ce pue Iu peux ötfe fäleuf. Oü ils sonI, tes godets ?
lls doivent öIfe lä-dedans.
-Hö l
-OU'est-ce gUe c'esI ?
-N'y Iouchez pas. -Regafde un peu ä guoi il joue.
-C'est de son äge.
-''ToIo au pays des merveilles''.
-C'est mon pfochain ötalage.
Le Ifain apporte en viIfine les nouveautös.
Le chef de gafe, c'esI moi.
-PaUvfe mec.
AIIention, aItenIion, il affive i Aiguillage 2g i
Envoyez le bolide i Möfie-Ioi, Renö, fegafde ?a.
Oh lä lä I -Le Ifain de mafchandises i
Allez, foulez i
ToUt droit dans la ligne droiIe.
-?a fonce, aIors ! -On difait un Vfai duf.
Oh lä lä i
AItention ä l'aIguilIage I
-OuI, Iaisse-le arriver !
-Le train de la mode.
Créme d'andoUille, va ! Möme pas foutU de faire l'aIguiIIage.
-Si tu conIinues ä m'engueulef, moi, je joue plus i
-Gfouille, femeIs-le en place.
Non, le defnief, le bogie. Allez, magne-toi.
Ouelle cloche, aIors. -Pauvfes mecs.
-Ça y esI, fäle plus. -Mets-le sur Ia voie 3.
Le chef de gare, je te Ie fais passer.
-DIs donc, commerI 0ue ?a fonce !
Rires
-AIlez, il cavale I
-Dis dorc, regarde sI ?a cavaIe.
-?a me rappeIIe puand j'éIaIs möme ä Meudon I
I fond I -Fais gaffe pour Ies virages !
Ou'esI-ce pue Iu nous as foutu, toI ? Ce coUrt-jus ?
-J'ai pas bougö.
-ke jus s'est pas coUpé seUl. -J'ai pas bougö.
-C'est lui. Hé, le chef de gare ?
-ll est plus lä. -Ouoi ?
ll a emmenö la clef l
-On Va se faife bfisef paf Chafly.
-Vite, au Venise.
Musigue jazz
...
Applaudissements
Air de Iango
...
-Vous pfenez guelgue chose ? -Non, merci, j'ai pfis.
...
-C'esI lui, je l'ai feconnu. Sa phoIogfaphie öIaiI partouI.
...
Applaudissements
*-nous avons Ie pIaIsir d'avoir ce soIr parmi roUs
une des pefsonnalitös du jouf,
M. BonIface.
...
Applaudissements ct acclamaticns
...
-Eh bien, vous ne vous öIes pas pfessö de venif.
Vous n'öIes pas changö. -NoUs éIions conIenIs de nous voif.
Nous öIions Ifös enIfains.
-Je commen?ais döjä ä me faife des tas d'idöes.
Je ne sais plus oü j'avais la töIe. -Moi, je le sais.
ConIfe la sienne.
MUsigue entrafnarIe
-Eh bien, asseyons-noUs, messieufs.
-Mefci.
...
-J'ai une soif i
-ll n'y en a plus.
-Hö l MafIfe d'höIel l
Une bouIeille. -TouI de suiIe.
-Tenez, en aIIendanI. -Elle ne veuI pas.
-Si ?a vous chogue gu'elle boive dans mon veffe,
alofs voilä.
-Ça ne se faiI pas non plus. Le fevoilä.
Allons dansef. -Vous öIes si pfessö i
-Venez.
...
-Vous deviez le gafdef jus0u'ä demain.
-ácoute... -Comment il s'esI caValé ?
-ll y avaiI le Ifain.
-Ou'esI-ce gue c'esI, ceIIe salade ?
-Dans son buffet, il avaiI un Ifain ölecIfigue.
On a jouö avec. -ll sait pas jouef ä la beloIe.
-Ouais...
Bouclez-la.
...
-Vous ne buvez pas ? Dommage. La chaleuf donne soif.
...
-Vous l'avez laissö filef pendant gue vous jouiez au Ifain i
-Ça s'expligue pas, c'esI lä-dedans.
-Des joueIs comme ?a, ?a me possöde.
-Tu compfends, on n'en a jamais eu, nous.
Ouand on en voiI, on se laisse allef, on fedevienI gosse.
-C'est mignon i -Si je peux,
je Ie le dégfingole.
-Tiens, I'as gfandi IouI d'un coup i
-Un peIiI chapeau. -Laissez tombef.
-Ça amuse les enfanIs. Pfenez ?a.
-VoUs pouffez faife joujou.
-EI vous, monsieuf. -Tiens.
-Un peIiI ballon ?
...
-Ouand je vois la bobine de ce mec-lä i
-Chafly, laisse-le-moi.
-Laisse ?a. C'esI voIfe fauIe.
Je vais Vous monIfef. ll va tombef dans le panneau.
-Qu'esI-ce gue Iu mijoIes ?
-Je veux la petiIe eIje l'aufai.
Regafde-la.
C'est un beau peIit Iot, hein ?
-Mais pouf ce gue Iu veux faife aVec...
-L'amouf.
-C'esI bien ce gue je disais.
...
-Tchin-tchin.
-Ah i
...
-lföne, gu'aVez-vous faiI ? -J'avais Ifop soif.
-La difecIion offfe ä M. Boniface son meilleuf champagne :
bfUI, 1934. -Tfop Iafd.
-Comment ? -Rien.
-Qu'esI-ce gui ne Va pas ? -Rien.
Vous aVez l'aif Ifös faIiguöe. -Je le suis pas.
-Vous allez l'ötfe. -Je vais me fefaife belle.
Passez-moi mon sac. Mefci.
-M. Boniface, je vous feIiens pouf noIfe album de cölöbfiIös.
-Un petiI soufife.
-Mefci, bonne soiföe.
-Assieds-toi lä.
Tu vois, t'es guelpu'un, Ioi.
Et gfäce ä nous.
-Mefci, mais il faut gue j'aille fejoindfe lföne.
-Mais non.
Elle se döbfouillefa bien seule. ácouIe-moi.
Tu es un Iype inIelligenI, Ioi. Tu es malin.
Tu as pfoUvö Ion coufage conIfe ces cloches.
-Je vous demande pardon.
-Ne I'excuse pas. C'est eUx pui vont I'oböif.
-Eux ? k moi ? -Oui.
-Poufguoi ? -Caf Iu vas Ifavaillef avec moi.
Tu vas me donnef un coup de main. -Un coup de main ?
-Tu es exacIemenI le Iype gu'il me fauI.
-Tfavaillef avec vous, möme une seule fois, jamais.
-Tu fefuses ? -AbsolumenI.
-Ä Ion aise. Tiens, fegafde-moi bien.
Jusgu'ä pfösenI, je I'ai gonflö comme ?a.
Tu m'obliges ä faife ?a.
Dötonaticn
-Ça, c'esI des moIs, des phfases.
-JusIemenI, des phfases.
Ouelgues phfases ä la pfesse eI ä ta peIiIe amie
eI Iu es l'homme le plus fidicule de la place.
-Ça, c'esI du chanIage, alofs.
-Mais non. Le chantage, c'esI pouf pfendfe du ffic.
Moi, je t'en donne.
Mais si, mais si, mais pfends.
-Hein ? Ou'est-ce gu'il y a ?
-QUe voulez-vous ?
-La dame avec gui vous ötes a un malaise.
-Un malaise ? Oü ?a ? J'affive.
...
-Que Iu nous chaffies devanI lui, c'esI fögulief.
On s'esI faiI doublef.
Mais le pognon, I'y vas fort i
-T'en occupe pas. C'est dans la poche.
-Quoi ?
-Je Ie dis pue c'est dans la poche.
MUsigue entrafnarIe
-Et ben alofs ?
-Dames.
-Oui, j'avais pas vu.
ll topuc.
...
-Le monsieuf de la dame gui n'est pas bien.
-Oui, je vois.
Venez, mademoiseIIe. Levez-vous.
Donnez-moI le bras.
Voilä. ?a va, vous voyez bien ?
-Je peux pas !
-Ah non. ?a recommence.
AIIors.
Un petiI mouvement, comme ?a.
DU courage, voyons.
lrönc marmonnc.
Une borne nuIt Iä-dessus et IouI ira bIer.
...
Fracas
...
-Je sais pas ce gue j'ai...
Je dofs debouI.
-Partons, je vais vous couchef.
lröne bäille.
-Je le fetiens, voIfe champagne. -Ou'esI-ce gu'il a ?
-Au lieu de vous donnef un coup de foueI,
il vous donne un coup de pompe.
...
-Oui... ll vous donne... un coup de pompe.
-Je ne sais pas oü vous avez consommé avarI,
cafje vous assufe gue nous n'avons gue les meilleufes mafgues.
EI noIfe champagne de...
NoIfe champagne esI de tfés haute classe.
-Demain, c'esI dimanche. Vous fesIefez au lit.
-Je n'en veux pas, de mon liI. Je veux dansef aVec vous.
-Avec moi.
-Ça va döjä mieux, moi. -Oui, moi aussi.
-Allez me faife pföpafef Un café.
-Bien, madame.
-On y va ? -Allez.
Elle cric.
...
Applaudissements
Roulement de IamboUr
*-Messieurs-dames, Ia dIrection du Verise
a le plaisif de vous pfösenIef
le cölöbfe couple de danseufs acfobaIipues : Mo.l.fa eI Marvel.
Mo.ifa eI Marvel i
Rircs ct applaudisscmcnts
Applaudissements
...
-Vestiaife. Va me chefchef un Iaxi. -Oui.
Air de vaIse
...
-Pafdon, monsieuf, Votfe addiIion.
-Le champagne öIaiI offert ä M. Boniface.
-Le sien, monsieuf, mais pas le vöIfe.
-C'esI une maison tfés bien.
Charly soupirc.
Tiens, paie, toi.
-L'affaife esI dans la poche eI l'oseille avec.
SeulemenI, dans la sienne.
-Ouais.
-Combien je vous dois ? -3 500, monsieuf.
Rcnrcnncmcnt du moteur
-lföne i
Grincement des frcins
lféne ?
Qömisscmcnt
Fracas
Musi0ue gUillerette
...
lféne,
je dois vous avouef ce gue je n'ai jamais osö vous dife.
Ce gue je fessens pfös de Ioi, c'esI fou, c'esI exIfaofdinaife.
Je voudfais...
Je voudrais embrasser tes yeux
Ton nez
Ta bouche
Caresser Ies cheveux soyeux
MaIs tU ne veux pas gUe j'y touche
Mor seUl dösir
Pouvoir coUvrir
De brüIarIs baisers farouches
Ta nUpue, tes bras, eI cmtera
Chörie, Ioi seUl comprendras
Pour calmer mon cmUr IoUt fiövreux
Pas besoir d'Une doUche
Je voudrais, car ceIa m'émeUt
Ton nez
Tes yeUx
Lorsgue mor regard s'aItarde
Sur Ioi, ö, ma beauIé
Je sens, si je n'y prerds garde
Monter er moI la voIupIé
Je n'ose pas le dire d'un coup
PoUrtant, je n'en demande pas beaUcoUp
Je voudrais embrasser Ies yeux
Ton nez
Ta bouche
Caresser tes cheveux soyeUx
Mais tU ne veux pas gUe j'y touche
Mon seul dösIr
PoUvoir couvrir
De brülants baisers farouches
Ta nupUe, tes bras, et cmtera
ChörIe, Ioi seUl comprendras
Pour caImer mor cmUr tout fiövreux
Pas besoir d'Une doUche
Je voudrais, car ceIa m'émeUt
Ton nez
Tes yeUx
MUsigUe douce
II fredorne.
...
-Alofs ?
Finie, la söfénade ?
-C'esI fini.
C'esI-ä-dife gUe je voudfais... -Je sais. Vous l'avez cfiö.
Embfassef ses yeux, sa bouche. EI tout ?a chez moi i
Dans une maison honnöte i
-Elle dort.
-Vous, fouIez-moi le camp i
-Caresser Ies cheveux soyeux
Je voudrais embrasser tes yeux
Ton nez
Ta bouche Tintcmcnt
Mme Pefot ?
-non. Mamar m'envoie avec Ior peIit-döjeuner.
-C'esI bien, j'y vais.
II fredorne.
Paulo, ?a va ? -Ça biche, M. Boniface.
-Ça Ie plaft ? -C'esI Ioi gui yjoues ?
-Avec guoi Iu joues ? -Avec ?a.
-T'es un duf. -Tu pafles.
Pötards
II sIffIe.
...
-ll est lä, M. Boniface ? -Oui, il se Iape la cloche.
-Bonjouf, patfon.
-SaluI, chef.
-SaluI, les hommes.
-Ton complet. -Tes godasses.
-On vient Ie chefchef. -C'esI Chafly gui nous envoie.
-Ce vieux Chafly. Alofs, vous öIes sous mes ofdfes.
-Oui, chef.
-Dans ce cas, celles-lä.
Chaussez.
N'appuyez pas Ifop.
k l'autfe.
Allez me cherchef les cravates, gue je choisisse.
Encofe un peu de café.
Boriface siffIe.
-Du sucfe ? -NatUfellemenI.
Tfois.
-Voilä.
-Celle-lä.
Eh bien ?
Ah, mais y a pas. Comme Valets de chambfe, en pfemiöfe.
Dommage gue je ne pUisse pas vous gafdef å mon service.
Vous fendfez ces 50 000 ffancs ä Chafly
et Vous fesIefez ä son service exclusif.
-Monsieuf essaie de se dégonflef ?
ll babille.
-Finie, la figolade i
ll y a pas de fendus. -C'est pas le genfe
de Ia maison.
-Ou'esI-ce gue c'esI ? -Des souIiens-gofge.
-Je Veux pas i -T'as mangé du lion, non ?
-Rappelle-toi ce gu'a diI Chafly. On dit IouI ä la pfesse eI ä la möme.
EI pu'esI-ce gui feste de Boniface ? De l'höfo.i.gue M. Boniface ?
-Oue dalle.
T'en fais une tfonche.
On va dans un coin chafmanI, Coubeflage.
Ça Ie dit, d'allef ä la campagne ? -Non i
-TanI pis. On t'expliguefa suf place.
T'as compfis ? Tu vois le Ifain gui s'en va ?
ll a laissé un wagon de mafchandises sur la Voie de gafage.
Ce wagon esI Ifop bouffö. On va le délesIef, avec monsieuf.
-Avec monsieuf ? -Oui.
-Tu I'occupes du chef de gafe. Tu le bafatines.
-de le bafaIine ? -Oui, enfin, tu discutes avec.
-Alofs, I'as compfis ?
Le tfain se döbine. Ä toi de jouef.
Roulcmcnt du train
...
-BoU... boU... bou... BoUrbiIIor !
BoU... BourbIllon I -J'arrIve !
Voilä i J'affive i
-Alofs, Boufbillon, on ne Vous Ifouve jamais i
-C'esI dimanche, M. Tfiadoux. -Je sais.
Tenez, allez collef ces... ces... ces öIipueIIes.
-Oü ?a ? -Suf les wagons, pafbleu l
-Lesguels ? -Ceux gUi partenI pouf... pouf Pafis.
-C'esI bien, j'y Vais.
-Et dö... dö... dö... - ... pöchez-vous ?
-Bou... bou... Boufbillon, voIfe pot de colle i
-Oü ? -Mais lä i
-Je l'aurais pas ou... ou... -... bliö l
ll bögaic. -Bou... Boufbillon l
-Vous m'avez appelö, M. Tfiadoux ?
-Qu'esI-ce gue vous voulez ? -Vous m'avez appelö.
-Allez collef les öIi0ueIIes i
-Bou... bou... Boufbillon l
-CeIIe fois, pas de douIe, vous m'avez appelö.
-Poufguoi voulez-vous gue je vous appelle ?
Je vous ai IouI diI i
-J'ai bien enIendu ''Boufbillon''.
-Je vous fö... fö... föpöte gue je ne Vous ai pas appelö l
-Alofs, j'enIends des Voix.
-C'esI ?a. Alofs, fouIez-moi... -Le camp ?
-Non, la p... p... p... paix.
-Bou... bou... Boufbillon l
Boufbillon i
Boufbillon i
Boufbillon l
Miaulement
BourbIIlor !
-Te voilä, sale böIe du diable, va i ...
Espéce de salaud I Espöce...
...
SaIopard ! AItends Un peu !
Je t'auraI, moi I Oue je Ie fasse appeler BoUrbiIIor !
Viens ici I
...
Sale böIe, va i
Je I'en fichefai, moi, des Boufbillon i
Appelef Boufbillon...
M. Tfiadoux i
M. TriadoUx !
-Qu'y a-I-il ? -Les éIigueItes.
-Qu'esI-ce gu'elles ont ?
-Elles sonI collées suf la pissotiöfe.
-Vous aVez collö les ötigueIIes suf la pi... pissoIiéfe ?
-Pas moi, le chaI. -Hein ?
-C'esI le chaI. C'esI le diable, ceIte sale böIe.
-Voilä, Ienez.
Collez-moi ?a suf les wagons, sans ?a, ?a va bafdef.
-Ce sefa faiI, M. Tfiadoux, eI IouI de suiIe.
-Monsieuf, pouf un fenseignemenI ? -Pas le temps.
-Vous ötes au coufanI. -Je suis au coufanI de fien i
-ácouIez, vous devez fesIef ici.
-Lächez-moi. -ResIez ici i
-Je dois allef collef les öIiguetIes. -Boufbillon i
Alofs, ces ötigueIIes ?
Vous les collez, oui ou non ? -Monsieuf demandait un fenseignemenI.
-Les fen... fen... fen...
-Ah, diIes-moI, poUr aIler au Mexigue
FauI-il vraiment emporter son thermos ?
Son pyjama, son rasoir élecIrigUe ?
Faut-il prerdre son blaireaU, sor savon, ses ciseaux ?
Ah, dites-moi, poUr aller au MexigUe
FauI-il ercore emporter ses chaussons ?
Son édredon, ses draps, son IIt rUsIi0ue ?
Sor pIastror, son vesIon sa pipe eI ses lorgrons ?
A.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e PoUr aIler au Mexigue
A.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e Vous voyez le Iravail
Musi0ue solenrelle
Pour aller lä-bas
RejoIndre Corchita
J'ai appris par cmUr La carte eI les Indicateurs
Je me suis adressé I SVP
Möme au PMU MaIs personne re m'a röpordu
Aussi, aussI Levez-moi ce soucI
Ah, dItes-moi, pour aller au MexipUe
FaUt-il vraImerI emporter sor thermos ?
Son pyjama, son rasoir ölecIrigUe ?
FauI-iI prendre sor bIaireau, sor savon, ses ciseaux ?
Ah, dItes-moi, pour aller au MexipUe
FaUt-il encore emporter ses chaussons ?
Sor édredon, ses draps, son liI rustigUe ?
Son plasIron, son veston sa pipe et ses Iorgnons ?
A.(e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e Pour aller au MexipUe
A.(e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e, a.i.e VoUs voyez le IravaiI
Musi0ue solenrelle
...
-Triadoux I
-OUi, mamie ? -Ce döjeunef, c'esI pouf aUjoufd'hui
oU pour demain ? -Je viens, mamie, je viens.
Ou'esI-ce gue vous avez ä fegafdef comme ?a ?
Venez avec moi.
-POUR DúJEUNERAVEC VOUS ?
-lmbécile i
Pouf collef les éIigueIIes suf les wagons.
Je dois tout faife.
-Oui, mais vous devfiez allef döjeunef,
pafce gue madame a l'aif fächöe. -ll y a 30 ans gu'elle est föchée.
-Ah oui ? -Tai... Iai... Iaisez-vous i
Vous avez eu toute la maIinée pouf faife ce tfaVail
eI fien n'esI faiI, monsieuf.
-Triadoux I
-Je viens, mamie, je viens.
-ll... il... il vienI.
-Excusez-moi une minute. Je feviens.
-Ah, diIes-moi, pour aIIer aU MexIpue
-Excusez-moi une minute, je feviens.
-''MonsieUr Charly, vous ötes ur gentIeman, vraImerI.
''Vous ötes le derrier gerIIemar gUi resIe er France.''
''Vous charriez, MlIe lrére.''
''C'est si aimable ä vous de m'avoir rapporté
''ma gabafdine eI mes miIaines.''
''Vos miIaines ? Je les ai gafdées sUf mon palpiIanI
''apfös voIfe döpart en häIe.
''Mignorne, guelle choUetIe de journée
''nous allons passef ä la campagne.''
''k la campagne ? Et M. Boniface, oü est-il ?''
''M. Boniface ? ll va nous fejoindfe.
''Mes camafades sonI allös le pipuousef chez lui."
-Tu parles.
-''Je voUs ferai voir mes Iimbres
''dans mon bungalow ä Bougival.
''Les VioleIIes, gue ?a s'appelle.''
''Je ne sais si c'esI pfudenI de fesIef seule avec vous.''
''Ça fispue pas, ma IouIoune l
''Les auIfes vonI fallögef. Hop i''
-Allez, assez, assez.
Je m'ennuie, alofs gue Chafly fait la bfingue avec la poule ä Boniface.
-On va Ie flanpuer dars Ia bagnoIe et or va le semer er route.
(-Salauds.) -Mais moi, j'avais mieux ä faire.
Passe-moi une séche.
Une voiturc dömarrc.
NoIfe bagnole fouI le camp i
Rcnrcnncmcnt du moteur
...
Fracas mötallipuc
MUsigue IröpidarIe
...
-Les VioleItes, ä Bougival. Les VioleItes, ä Bougival.
...
-C'est fomanIigue.
-Pouf vous plaife, j'ai mis un coin de ciel bleu, un vieux muf
eI un pafc fempli de violeItes.
-Ce sonI mes fleufs pféföföes.
-Vous aVez un fegafd ä aimef les violetIes.
-EI vous ä vouloif les cueillif tfop viIe.
-Je sens gue j'en meIIfais partouI : lå, lä, lä.
-Je ne sais pas si c'esI pfudenI de fesIef seule avec vous.
-Ça ne dufefa pas longIemps.
Dans guelgues insIanIs, Boni et nos amis affivefonI
pouf la sufpfise-party.
Klaxon
... ...
...
Crisscmcnt dc pneus
...
-Bougival. Bougival.
...
ll crie.
...
Klaxon
...
... ...
...
Ca?uötcmcnts
... ...
...
...
...
...
...
...
...
Sirönes dc pclicc
... ...
...
... ...
Coups dc klaxcn
...
-Vos papiefs. -Je n'ai pas le Iemps.
-Vous le pfendfez.
-Je suis M. Boniface.
-Je m'en fiche. Vos papiefs i
-ll est afmö l
Vrombisscmcnt du moteur
...
lröne rit.
...
-Ne vous mogUez pas de moi. Rien re me rösisIe.
-Lvidemment, si vous employez la force.
-J'affive ä Iemps.
-C'esI le cas de le dife, on vous aItendaiI.
-Bien süf. Tu affives toujoufs au bon momenI.
-Ça I'öpaIe ? -Pas du IouI.
Oü sonI les auIfes ? -Dans un wagon ä besIiaux.
-lls ne ViennenI pas ? -Non i
lls jouenI ä cache-cache aVec le chef de gafe.
Je vais jouef au )eu de massacfe
aVec monsieuf.
-Ou'esI-ce pui voUs prend ? -Excusez-le.
Depuis gu'il est l'héfo.i.pue M. Boniface, noblesse oblige.
-ll n'y a plus d'héfo.i.gue M. Boniface.
ll en a maffe, M. Boniface.
ll est mort, M. Boniface, ä la gafe. -Bien, bien, bien.
Condolöances.
-Tu vas en connaftre Un auIre et ?a s'arrangera
moins bien.
Elle cric.
Ou'y a-I-il ? ResIe ici i
Lc pistolct tirc ä vidc.
-Ça va pas de me faife une ffayeuf pafeille i
Je vous cfoyais séfieux.
-Mais c'esI sérieux !
-Ton peIit numöfo möfiIe une coffecIion ä la Chafly.
-Oh, c'esI vous... -Ou'esI-ce gu'il y a ?
Cris
-lls sonI fous.
Vous affivez bien.
Regafdez-les i
Ou'esI-ce gui se passe ?
Mais arrötez I MaIs...
Vous aIlez vous faIre maI.
Cris ct grcgncmcnts
...
Ouh i
...
Ouelle sufpfise-party i
...
Ouh...
...
Bris de vcrrc
Cris ct grcgncmcnts
...
Ouh l Ho ho i
...
lls halötent.
-''Hands up''. Haut les mains.
Allez. DebouI.
-Boni, c'esI insensö.
-Je m'occupefai de vous apfös.
Allez i
HauI les mains i
HauI les mains ou sinon, pan i Dötonaticn
-Ça, pouf une föIe...
-Ce n'esI gue le débuI.
Bcnifacc rit.
Vous me vouliez comme chef, mainIenanI, je donne les ofdfes i
Ronrcnncmcnts des motcurs
-C'esI toi gui nous as donnös ? -Silence i
C'esI moi gui commande. Oböissez. Hop i
Caffeau demandö et faiI. On gagne.
-DebouI. -Je suis occupö.
Renö eI moi, 25. -Je vous l'ofdonne.
Les autfes, ne bougez pas.
-C'esI vous ? -DebouI.
Les mains en l'aif.
-Vous m'en voulez de vous avoif bfülö la poliIesse.
-Vos papiefs.
-Pas ici, ä dfoite.
-Boniface VicIof. -C'esI moi.
Lä aussi. -''TfactionsAvant, commissafiat...''
-C'esI pas feIouchö. -C'esI bien vous.
Poufguoi vous nous avez semös ? -Ces messieufs m'aItendaient.
Quand je suis pas lä, ils savent plus oü ils sonI.
-Le bfidge du dimanche ? -Oui i
-Vous ötiez afmö. -Apfös mon avenIufe, vous pensez.
-Un veffe de porto, messieufs ? -Ce n'esI pas de fefus.
-Pafdon.
-TouI M. Boniface pue vous ötes, vous écopefez de 0 amendes :
excös de viIesse, port d'afme pfohibö eI désoböissance ä la sommaIion.
-Vous voyez ce gue me coüIe le plaisif d'öIfe avec vous ?
-En fouIe.
-Bon dimanche. -Je vous faccompagne.
-Messieufs, bon bfidge.
-C'esI ?a.
Vous voyez, je vous ai sauvö la mise.
Non, non, non, ne me femefciez pas.
Je suis pfessö.
Venez, mon petiI, on s'en va.
Monsieuf TouI-le-Monde feIoufne dans la foule.
ChuI.
k une minuIe pfös, on ne sait jamais ce gui peuI affiVef.
Au fevoif.
-Ah, celui-lä, alofs i
Fracas et cris
MUsigue entrafnarIe
...
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