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- Il n'y a plus d'espoir, Sire. - Nous sommes d�faits, Sire.
Pendant vingt ans, nous vous avons suivi sur les sentiers de la gloire, � travers l'Europe.
Nous ne pouvons sauver Paris.
Les Autrichiens sont � Versailles.
Les Cosaques abreuvent leurs chevaux au bord de la Seine.
On entend les canons prussiens � Montmartre.
Quatre nations, quatre arm�es, quatre fronts nous font face.
Abdiquez.
Vous serez autoris�s � vous retirer sur l'�le d'Elbe avec une garde personnelle
- C'est un exil honorable, Sire. - Tout ce que vous pouvez faire, c'est abdiquer.
Vous devez signer, Sire.
Pourquoi ? Pour que vous gardiez tous les titres que je vous ai donn�s ?
Qu'�tiez vous avant moi ? Rien. Je vous ai faits.
Vous devez abdiquer, Sire.
Ecoute-moi, Ney.
S'il y a bien quelque chose que je m�prise, c'est l'ingratitude.
Que puis-je faire ? Quoi ?
J'ai envoy� � l'empereur de Russie une proposition de paix. Il l'a refus�e.
Que pouvons-nous faire ?
Que pouvons-nous faire ? Que pouvons-nous faire ?
Nous pouvons nous battre !
Je fortifie Paris. Je me d�sengage de l'Autriche et je fais retraite vers l'Italie.
Nous devons nous consolider et mobiliser. Entra�ner les recrues en marche.
Il n'y a plus d'hommes � mobiliser.
L'arm�e ne veut pas que Paris devienne un second Moscou.
Wellington.
Wellington ?
Pourquoi toujours Wellington?
Wellington. Etes-vous effray�s de lui parce qu'il vous a battus en Espagne ?
La France ne vous suivra pas.
La France me suivra jusqu'aux �toiles, si je lui donne une autre victoire.
Vous n'avez pas le choix. Vous devez abandonner le tr�ne.
Oh, Ney. Le tr�ne ? Tu sais ce que le tr�ne est vraiment ?
C'est tout au plus un meuble de mauvais go�t.
C'est ce qui est derri�re le tr�ne qui compte.
Mes pens�es, mes ambitions, mes d�sirs, mon espoir, mon imagination.
Et par-dessus tout, ma volont�.
Je n'en crois pas mes oreilles.
Vous restez l� � agiter un bout de papier en pleurant : "Abdiquez, abdiquez !"
Il n'en est pas question ! Pas question !
Tous ses hommes ?
- Quand ? - Ce matin.
Il n'y a plus rien d'autre � faire. Signez.
L'�le d'Elbe. Pourquoi l'�le d'Elbe?
Le mar�chal Marmont s'est rendu aux Autrichiens. C'�tait son dernier espoir.
Soldats -
- de ma vieille Garde -
- Apr�s vingt ans, je suis venu vous dire -
- Adieu !
La France est tomb�e.
Mais rappelez vous de moi.
Bien que je vous aime tous, je ne peux pas tous vous embrasser.
Par ce baiser, souvenez-vous de moi.
Adieu, mes soldats !
Adieu, mes fils !
Adieu, mes enfants !
Votre Majest�, le monstre s'est �chapp� de l'�le d'Elbe.
Nous pouvons remercier Dieu qu'il soit assez fou pour d�barquer en France.
Ne dramatisons pas pour l'instant.
Napol�on et son millier d'hommes ne sont pas vraiment dangereux... pour l'instant.
Mar�chal Soult, vous garderez le commandement de nos troupes ici, � Paris.
Mar�chal Ney...
Vous serez le premier � vous confronter � cette b�te enrag�e.
- Je sais que vous aimez cet homme. - C'�tait vrai. Jadis.
Mais je vous le ram�nerai � Paris dans une cage de fer.
Comme ils exag�rent tout. Ces soldats.
"Dans une cage de fer."
Personne n'a demand� cela.
- Pas moyen de contourner. - Le seul chemin est tout droit.
Pr�sentez, armes !
Soldats du 5�me corps... Me reconnaissez-vous ?
Si vous voulez tuer votre Empereur -
- Me voil�.
Feu !
Vive l'Empereur !
Suivez-moi � Grenoble.
C'est le cri de l'honneur bafou� qui m'a ramen� en France.
De l'�le d'Elbe, J'ai vu les droits de la France m�pris�s et foul�s aux pieds.
Ma victoire est certaine. Mes aigles voleront de clocher en clocher.
Correct ?
Dans ce cas, venez. Nous leur montrerons votre tignasse rousse.
Je suis revenu.
Je suis revenu pour rendre la France � nouveau joyeuse.
- Fumiers de Bourbons ! - Pendez les tra�tres !
Je suis la France et la France, c'est moi !
Napol�on nous est revenu !
Je n'oublierai jamais votre visage, Ney, lorsque vous m'avez forc� � abdiquer.
- Je l'ai fait pour la France. - Je sais ce qui est bon pour la France.
On m'a dit que vous aviez fait une promesse au Roi. Quelque chose � propos d'une cage ?
De quoi �tait-il question, exactement ?
J'ai dit que je vous ram�nerai � Paris dans une cage de fer.
C'est ce que j'ai entendu.
Le gros Bourbon doit �tre chass� du tr�ne !
Il a corrompu l'honneur de la nation fran�aise!
Peut-�tre que les gens me laisseront aller -
- comme ils l'ont laiss� venir.
Il est de retour ! L'Empereur est de retour ! Maintenant, la France va vivre � nouveau !
Vive l'Empereur !
- Il nous couvrira de gloire � nouveau ! - Notre Empereur est de retour !
A la maison ! Ramenons le h�ros � la maison !
Goulaincourt, Molien, Mol�, Fouch�. Nous avons un petit probl�me � r�soudre.
Quand la France se r�veillera demain, il lui faudra un gouvernement.
Drouot. Laissez-moi vous dire quelque chose.
La plus pr�cieuse qualit� d'un homme est sa loyaut�.
Et vous, Drouot, �tes un de ces hommes rares, droit et fid�le. Voulez-vous vous joindre � moi ?
- De tout mon coeur, Sire. - Merci, Drouot.
Soult.
- Je vois que vous avez re�u mon invitation. - Oui, Sire.
J'ai cru comprendre que vous n'�tiez plus le Ministre de la guerre du Roi.
- Apparemment non, Sire. - Apparemment non, Soult.
Silence ! Vous serez le chef de mon Etat-Major. Acceptez-vous ?
- J'accepte, Sire. - Bien. Tout est bien qui finit bien.
Madame...
Votre fils Ferdinand a �t� tu� en tombant de cheval lors d'une revue.
Non. Musset doit y aller. Nous avons besoin de plus d'hommes. Signature.
Votre fils �tait un brave, fid�le � son devoir.
Je suis d�sol�, Madame, que le destin n'ait pu se montrer plus cl�ment.
A mon cher Prince Alexis.
Je n'ai pas usurp� la couronne.
Je l'ai trouv�e dans le caniveau.
Et je l'y ai prise -
- avec mon �p�e.
Et ce fut le peuple, Alexis -
- le peuple -
- qui la posa sur ma t�te.
Celui qui sauve une nation ne viole aucune loi.
A ma tr�s ch�re femme.
Je vous supplie, en tant qu'�pouse et fille de l'Autriche, mon ennemie. -
- de me retourner mon bien le plus pr�cieux:
Mon fils.
Au Prince R�gent, Angleterre.
Pendant vingt ans, vous avez �t� mon ennemi le plus g�n�reux.
Mais maintenant, je veux la paix.
C'est pourquoi je proteste contre la pr�sence de Wellington...
Mon fils est mon avenir.
Et je pr�f�rerais le voir mort que le savoir �lev� comme un captif.
Ils m'ont d�clar� "Ennemi de l'Humanit�".
L'Europe m'a d�clar� la guerre. Pas � la France, � moi.
Ils vous ont honor�, Sire, en faisant de vous une nation.
Honor� ? Honor� ? Ils m'ont d�ni� le droit � la justice la plus �l�mentaire
Ils ont l�galis� le fait que n'importe quel clown peut attenter � ma vie. Des nouvelles de Wellington?
- Encore � Bruxelles, Sire. - Encore avec le vieux Bl�cher ?
Ils ont commenc� cette guerre. Faisons-les saigner.
Oui, faisons-les saigner. Je ne signerai la paix que sur le corps encore chaud de Wellington.
Mar�chal Soult, Sire. C'est urgent.
C'est toujours urgent. Faites-le entrer.
Les arm�es de Wellington et de Bl�cher se sont s�par�es, Sire ?
- Separ�es ? - Oui, Sire.
Je me demande ce que l'Histoire dira d'eux.
Nous bousculerons Bl�cher et marcherons droit sur Wellington.
Cela sera un jour sanglant.
- Oui, Sire. - Oh, oui, Soult.
Tout d�pend d'une grande bataille d�cisive, comme � Marengo.
Merci, Soult.
Mais � Marengo, j'�tais jeune.
Oncle Gordon a fait parader son r�giment entier pour mon inspection ce matin.
Alors je suis all� de ci de l� et choisi selon ma fantaisie.
Maman, tu choisis toujours les plus beaux.
Vous �tes vraiment le meilleur de mes g�n�raux.
Nous autres femmes n'avons qu'� suivre le tambour. Cette saison, les soldats sont � la mode.
O� serait la soci�t� sans mes gar�ons ?
- Ils sont le sel de l'Angleterre. - Salet�.
Rien d'autre que des mendiants et des sc�l�rats. Le gin est leur seul esprit patriotique.
Pourtant, vous attendez d'eux qu'ils meurent pour vous ?
Par devoir ?
Je doute que m�me Bonaparte attire les hommes � lui seulement par devoir.
- "Bony" n'est pas un gentleman. - C'est bien anglais, �a !
Sur un champ de bataille, son chapeau vaut 50,000 hommes. Mais ce n'est pas un gentleman.
Quand nous irons � Paris, laissez-moi voir Napol�on. Je ne m'approcherai pas trop.
- Maman l'admire. - Je suis un peu bonapartiste.
Est-ce vrai, qu'il soit un monstre ?
Il avale les lauriers et boit du sang.
Et quand vous aventurerez-vous dans son antre ?
Je n'en ai aucune id�e. Tout d�pend de...
Traversez la rivi�re. Demain, nous s�cherons nos bottes � Bruxelles.
- Si Dieu le veut, Sire. - Dieu n'a rien � voir l�-dedans.
- Ne laisse pas le jeune Hay se faire tuer. - Il est engag� ?
Je ne veux pas voir Sarah porter le noir avant le blanc.
Dickie a promis de me ramener un casque de cuirassier.
- Sans une trace de sang. - Un autre pour moi. Avec du sang.
O� transpercerez-vous votre Fran�ais ?
- Sous le bras droit, sir. - Tu vois, il a tout planifi�.
Quand vous rencontrerez un cuirassier, vous serez d�j� content de vous en tirer -
- Oubliez ce casque. Les Fran�ais vous enseigneront l'art de combattre.
Madame, avec votre permission.
Je n'ai jamais vu un tel ramassis de mauviettes
- Picton ne sait pas comment se d�placer dans une salle de bal. - Mais il sait comment danser avec les Fran�ais.
Oui, mais il danse avec eux dans des champs.
- Qui est-ce ? - Un officier prussien.
Ce gentleman va g�cher la f�te.
- C'est Napoleon, sir... - Je sais. Il a travers� la rivi�re.
Avec toutes ses forces. Il s'est plac� juste entre nos deux arm�es.
- O� ? - A Charleroi.
Charleroi.
- Veux-tu que je fasse suspendre le bal ? - Non, je ne veux pas de panique.
Tous les officiers engag�s aupr�s d'une dame sont pri�s de finir leur tour de danse.
Uxbridge, d�placez la cavalerie vers Charleroi. Picton, votre division se met en marche ce soir.
Charleroi.
Puis-je aller avec l'arm�e ? Vous pouvez demander au Duc.
Il autorisait les femmes en Espagne. Nous n'avons eu que si peu de temps ensemble.
- Madeleine, une bataille n'est pas une place pour... - J'ai peur de ne jamais vous revoir.
Quoi de plus simple que Charleroi? Il m'a dup�.
En une seule nuit de marche, il nous a r�duit en proies.
Il a gagn� une victoire de plus avec les pieds de ses soldats.
Si Bl�cher reste en Belgique, je reste aussi.
Avec cette promesse, Bl�cher attachera ses hommes aux arbres s'il le faut.
- Ces quatre routes ici... - Quatre Bras. Il voudra les prendre.
Si nous ne pouvons le retenir ici, je le stopperai ici.
Charleroi.
Par Dieu, c'est un honneur de combattre cet homme !
Un champ de gloire n'est jamais une vue agr�able.
Quoi qu'il en soit, 16,000 Prussiens ont �t� tu�s. Bonne nouvelle pour Paris !
Wellington's a l�ch� les Quatre Bras. Il a entam� une retraite.
- Alors que faites-vous ici ? - Je suis venu vous faire mon rapport.
Pourquoi ne l'avez-vous pas suivi ? Pourquoi ne l'avez-vous pas poursuivi ?
- Avec quels renforts ? - Comment osez-vous me critiquer !
Si Wellington est laiss� libre de choisir son terrain, tout risque d'�tre perdu !
Mar�chal Bl�cher, le front est bris�. J'ai ordonn� la retraite.
Je suis un soldat de soixante-douze ans, qui a sa fiert�.
Cet acier est ma parole.
Je suis trop vieux pour la briser.
Si Wellington d�cide de rallier la c�te, aucun de nous ne rentrera � Berlin.
Je ne fais pas confiance aux Anglais. Mais puisque je vous sers depuis si longtemps -
- J'ai ordonn� la retraite sur Wavre. Vous pourrez encore coop�rer avec Wellington.
Mais Dieu nous garde s'il ne tient pas sa parole.
Grouchy. Gerard. Prenez 30,000 hommes.
Prenez un tiers de mon arm�e et poursuivez Bl�cher.
Ne les laissez pas se regrouper ou se fortifier, et surtout rejoindre leurs alli�s.
Mais Bl�cher pourrait avoir choisi jusqu'� dix itin�raires diff�rents.
Blucher n'est pas un couard. Vous le trouverez sur une seule et m�me route.
C'est assez !
N'ayons pas de d�saccords. Cela ne peut nous conduire qu'au d�sastre.
Grouchy. Gerard. Vous pouvez aller.
Allez, allez, allez.
Nous battrons Napol�on la prochaine fois !
Bl�cher gagnera !
Blucher tournera la d�faite en victoire !
Sacr� Bl�cher. Une bonne d�rouill�e qui l'a envoy� 18 miles en arri�re.
Alors, nous y allons aussi.
Je suppose qu'en Angleterre ils diront que nous avons �t� d�rouill�s.
Difficile d'�viter cela.
- C'est fou. C'est compl�tement fou. - Ils savent ce qu'ils font.
Si "Bony" a bott� le cul des Prussiens, � quoi rime cette course ?
Une arm�e en retraite ne porte jamais � son commandant un amour ardent.
Quelques balles de la part des Fran�ais et ils redeviendront eux-m�mes.
- J'appr�cie la forme de vos hommes, Gordon. - Aussi solides que l'acier d'une ba�onnette.
Viande et oeufs depuis le berceau, ainsi qu'un citron par mois.
Tous proviennent de mon patelin. Je les ai �lev�s moi-m�me.
Certains d'entre eux pourraient m'appeler autrement que "Colonel".
Je vois.
- Cela doit �tre l'arm�e toute enti�re. - Ils tiennent toujours cette position, Sire.
Ne jamais interrompre un ennemi lorsqu'il fait une erreur. C'est malpoli.
C'est une mauvaise position, Wellington. Le bois derri�re nous est dangereux.
S'ils nous poussent contre ce mur naturel, l'arm�e sera taill�e en pi�ces.
Il n'y a pas de broussailles l�-bas. Une batterie de neuf canons...
Une arm�e enti�re pourrait la traverser, comme la pluie � travers une grille.
C'est du suicide, si vous voulez mon avis.
Vous serez surpris de savoir que j'ai parcouru ce champ il y a un an -
- et je l'ai soigneusement gard� par devers moi.
De toute �vidence, il n'a pas �tudi� C�sar. Il s'est salement positionn�.
Il a les arbres sur ses arri�res. Nous ne le provoquerons pas.
Peut-�tre partira-t-il cette nuit.
Viens. Tu renifles le chemin qui t'am�nera droit dans ma marmite.
Te voil� !
Ecoute, reste tranquille et je te promets de seulement te manger � moiti�.
Pardonnez-moi, sir, mais...
Si vous confiiez vos intentions � la troupe, ils sauraient au moins ce qu'ils font ici.
Si je pensais que mes cheveux savaient ce que je pense. -
- je les raserais et je porterais une perruque.
Le vieil "Atty" se pointe. Debout !
- Vos vieux amis, sir. - Les gars d'Enniskillen.
J'en ai pendu et fouett� plus que dans l'arm�e toute enti�re.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Belle nuit, sir.
Retirez votre sac, sir.
- Moi, sir? - Vous, sir.
- Ouvrez-le, sir. - Oui, sir.
Je savais que quelque chose de bizarre me grattait le dos, sir.
O� avez-vous pris cela, sir?
- Ceci, sir? - Cela, sir.
Non, sir. C'est cette prise qui m'a pris, sir.
Connaissez-vous la peine pour pillage, sir?
- Privation de gin, sir? - C'est la mort, sir.
Sir, je dois vous rapporter que ce petit cochon a perdu son chemin. -
- et j'essaie de retrouver sa parent�, sir.
Il sait d�fendre une position d�sesp�r�e. Elevez-le au grade de caporal.
Prends une ch�vre la prochaine fois, Paddy, et tu seras sergent !
Je ne sais pas l'effet qu'ils font aux ennemis, mais pour ma part, ils m'effraient.
Sale nuit. Lendemain difficile.
- De Lancey. - Oui, sir?
Si j'�choue demain -
- j'esp�re que Dieu me pardonnera. Parce que personne d'autre ne le fera.
Pourquoi tient-il cette position ? Quelles sont ses raisons ?
A-t-il perdu toute prudence? Il doit y avoir quelque chose que je ne comprends pas.
Si seulement Bl�cher pouvait semer Grouchy Grouchy, et ne me donner qu'un seul et unique corps.
Tout d�pend des Prussiens.
Pourquoi Grouchy ne fait-il que six miles par jour ? J'en fais dix !
Les pentes boueuses nous aideront. Ils glisseront dessus.
Mais les routes pourraient ralentir Bl�cher, et cela signifierait notre fin.
Dites-lui que les routes sont les m�mes pour tout le monde ! Vrai ou faux ?
- Vrai ? - Oui, Sire.
Dites-lui de marcher plus vite.
Vous pouvez mener votre bataille, G�n�ral.
- O� est Grouchy et ses hommes ? - Il nous suit �tapes par �tapes.
Il n'est pas entre nous.
- Quelle heure est-il, Hay? - Deux heures moins dix, sir.
Muffling, je dois vous demander de repartir encore une fois cette nuit.
J'ai juste besoin d'un cheval frais, sir.
Je supplie le Mar�chal Bl�cher de venir � Waterloo � une heure de l'apr�s-midi.
Ne voyez-vous pas, Uxbridge? Si Grouchy vient entre nous...
et tombe sur les Prussiens en pleine marche...
Alors il ne s'agira plus que de compter nos morts.
Avec un tel risque, pouvons-nous nous reposer sur Bl�cher ?
Nous devons nous reposer les uns sur les autres, Uxbridge.
Gentlemen.
A qui avez-vous donn� votre montre, Hay?
Somerset, sir.
Vous vous attendez � mourir demain? Je n'aime pas ce genre de pens�es.
En avoir de telles contribue souvent � les r�aliser.
R�cup�rez votre montre. Demain, je vous demanderai l'heure toutes les cinq minutes.
Dois-je aller chercher le docteur Larrey ?
Dois-je appeler le docteur ?
Non, non, non. Pas de docteur.
Que regardez-vous ?
Quoi ?
Allez dehors. Dehors, dehors, dehors. Tout le monde dehors.
Je ne dois pas �tre malade. Je dois �tre fort demain.
Mon corps se meurt, mais mon esprit reste aiguis�.
Ne cessera-t-il donc jamais de pleuvoir ?
- Nous sommes 140,000 hommes. - Nous ne sommes pas la moiti�.
Je compte les Fran�ais avec nous. 40,000 seront morts demain.
Mangez votre soupe tant que vous avez encore un ventre.
Vous avez vu notre nouveau caporal ?
- 'jour, Caporal ! - Il ne parle pas � nos semblables.
Avez-vous du bacon pour le petit d�jeuner ?
- 'jour, Ramsey. - 'jour. Quelle nuit d�gueulasse, pas vrai ?
- 'jour, gentlemen. - Bonjour, Sire.
Celui-l�.
- Que regardez-vous comme �a ? - Vous allez bien, Sire ?
C'�tait la nuit derni�re.
Je ne me suis jamais senti mieux. Venez, mangeons.
J'ai bien peur que cet apr�s-midi, vous aurez besoin de plus grandes serviettes.
Nous attaquons � neuf heures. Comment est le terrain ?
Il ne sera pas sec avant midi, Sire.
Nous nous sommes d�j� battus dans la boue.
C'est vrai.
- Qu'est-ce que cela ? - Nous sommes dimanche matin.
Le pr�tre de Plancenoit n'abandonnera pas sa messe.
Eh bien, il n'aura pas une foule de paroissiens.
Je ne dors pas, Drouot.
Sire, il nous faut quatre heures. Le sol est trop mou pour d�placer les canons.
En attendant quatre heures, nous aurions perdu � Austerlitz.
Wellington ne nous retiendra pas une heure avec ses Anglais, ses Belges et ses Brunswickois.
- Je ne peux pas r�pondre de mon artillerie. - Vous �tes l'artillerie, Drouot.
Il serait meilleur d'attaquer � midi.
Les batailles se perdent et se gagnent l'espace d'un quart d'heure.
Si Wellington semblait vouloir bouger, je vous dirais : "allez-y !".
Mais il reste sur place avec la boue en sa faveur.
En sa faveur ?
Sir ?
Uxbridge.
Au cas o� quelque chose devait vous arriver, quels sont vos plans ?
Battre les Fran�ais.
Quel art de la dramaturgie ont ces Fran�ais ! Cette musique, ces drapeaux...
Remarquable.
Vous �tes un petit veinard, Hay, de voir une telle merveille pour votre premi�re bataille.
- Votre Gr�ce ! - Qu'y a-t-il, Hay?
Regardez l�-bas, sur la route ! Son cheval blanc ! Le monstre.
Voici donc le plus grand brigand d'Europe en personne.
Napoleon chevauche � notre port�e. Permission d'effectuer un tir d'artillerie ?
Certainement pas.
Les commandants ont bien mieux � faire que de se tirer dessus mutuellement.
Tuer est une affaire de famille, n'est-ce pas, de Lancey?
- Dois-je les faire taire, sir? - Non.
Non, pardonnez-leur.
Tout ce qui peut faire passer le temps, pardonnez-le.
Normalement, je n'aime pas les acclamations.
Mais il est toujours temps de battre les cartes avec le diable.
Auriez-vous la gentillesse de m'annoncer ?
- Qui est le gars qui bat le cuir des Fran�ais ? - Notre "Atty" !
Pardieu, Je n'ai pas besoin d'un cheval blanc pour me mettre en valeur, moi.
- Qui donne la becqu�e au Mar�chal Soult ? - Notre "Atty" !
- Qui peut secouer ces fichus Fran�ais ? - Notre "Atty" !
- Qui va botter les fesses de "Bony" ? - Notre "Atty" !
- Qui va faire courir ces "Parlez-vous" ? - Notre "Atty" !
- Qui est le gaillard au bec d'aigle ? - Notre "Atty" !
- Qui est le gars qui bat le cuir des Fran�ais ? - Notre "Atty" !
- Qui est le gars qui va botter le cul de "Bony" ? - Notre "Atty" !
Allons, sortez-moi de l� !
Drouot avait raison. Cette boue peut avoir raison de nous.
Le seul ennemi que je crains, c'est la nature.
Les ordres de bataille, Sire.
Il y a plus d'ordres ici que pour le si�ge de Troie.
Vous pouvez d�duire de la position de ses canons que sa force r�side dans son flanc droit.
Cela veut dire qu'il doute de sa droite.
Tr�s bien.
Par cons�quent, c'est l� que nous allons le taquiner.
Nous entreprendrons une op�ration de diversion.
Nous taquinerons son flanc droit. S'il affaiblit son centre pour supporter sa droite -
- Alors je saurai de quel bois est fait cet aristocrate anglais.
Gentlemen... A cette journ�e.
- Habile gaillard, votre tailleur, Hay. - Dunmore and Locke's � St. James.
Rappelez-moi cela, de Lancey. J'aime que mes hommes soient bien habill�s.
Pour l'ennemi.
- La Bedoyere ? - Oui, Sire.
Avez-vous des enfants ?
Oui. J'ai un fils. Tr�s jeune. Pas plus grand que vos bottes.
Et voudriez-vous qu'il soit avec vous aujourd'hui?
Oui.
- Oui ? Pourquoi ? - Afin qu'il puisse vous voir, Sire.
Me voir...
J'ai un fils.
Je donnerais n'importe quoi pour le voir. Je donnerais mon coeur, ma vie.
Mais pas ici.
Je ne voudrais pas qu'il assiste � la bataille qui va se jouer aujourd'hui.
Sa force principale est derri�re cette colline.
Ce qu'il me montre est seulement une fa�ade. Il est habile. Habile.
Nous commencerons l'attaque ici. A Hougoumont.
Eh bien, cela signifie que le bal est ouvert.
Onze heures trente-cinq minutes.
Merci, gentlemen. Retournez � vos positions.
Feu !
Bataillon, en avant !
Il engage la division de Foye. Il a l'intention de nous contourner sur la droite.
Ce qu'il semble avoir l'intention de faire et ce qu'il fait r�ellement -
- sera aussi diff�rent que le jour et la nuit.
Nous pouvons d�placer le 95�me vers le bas de la colline, sir.
Je ne compte pas m'agiter comme une poule mouill�e. Nous avons largement le temps, sir.
Il n'a pas boug�. Il est clou� sur sa cr�te.
Cet Anglais a deux qualit�s que j'admire.
La prudence, mais par-dessus tout, le courage.
Il n'a pas boug�. Maintenant, nous faisons donner l'artillerie lourde contre Picton.
Il semble qu'il va appuyer de tout son poids sur votre position, Picton.
- Ses canons manoeuvrent � merveille. - Il les manipule comme un simple pistolet.
Je doute que la brigade de Byland r�siste.
Ce n'est rien ! Laissons-les d�guster.
S'ils ne d�campent pas avant !
Ils viennent � nous avec un certain style.
Et nous les rencontrerons avec le m�me style.
Cette affaire va n�cessiter un timing serr�.
Sortez le gin, mes gar�ons. Prenez-en tant que vous le pouvez encore.
Les Fran�ais vous le feront sortir d'ici une minute, de toutes fa�ons.
- Dick ? - Non, merci.
Buvez une bonne rasade de gin avec les compliments de sa Majest�.
Rappelle-moi que je dois le remercier la prochaine fois que nous visiterons le palais.
- Diriez vous qu'ils sont nombreux, derri�re ? - Je n'ai pas la capacit� de voir � travers les collines.
C'est comme si l'enfer tout entier sortait du sol avec fracas.
Rien ne m'effraie plus que d'�tre � c�t� d'une connaissance du Tout-Puissant.
Le 72�me doit se pr�parer � avancer!
Avant que nous y allions, Uxbridge.
C'est du violent, Ponsonby !
Vous n'en trouverez plus de pareil aujourd'hui. Mon p�re nous en a l�gu� cinquante kilos.
Un vieux juif d'Alexandrie avait la recette.
La recette ?
Mon p�re a �t� tu� par les Fran�ais. Cela n'aurait jamais d� arriver.
Son cheval s'est enlis� dans un champ et ces brutes l'ont juste achev�.
Sept lanciers l'ont coinc� comme un tigre dans une fosse.
- Pas de chance, hein, Uxbridge? - Satan�e mauvaise chance.
Oui, une particuli�rement mauvaise chance. Il poss�dait 400 meilleurs chevaux � la maison.
La brigade de Byland est bris�e. Comblez la br�che, je vous prie.
Il semble que l'heure de la cavalerie lourde a sonn�.
Amenez vos b�tards en haut de la cr�te. Je vous apporte le restant de la brigade.
Pas de pr�cipitation, Pic. Mes gars les retiendront jusqu'� votre arriv�e.
En avant, par l'enfer !
Le 92�me avance ! Greenslade Mackenna!
Est-ce que Wellington n'a rien de mieux � m'offrir que ces amazones ?
Feu !
En avant, bande d'ivrognes ! Enfants de putains ! Bande de vauriens !
Maintenant, Scots Greys, Maintenant !
Ces hommes sur des chevaux gris sont terrifiants.
C'est la plus noble cavalerie d'Europe. Mais aussi la plus mal dirig�e.
C'est possible. C'est possible.
Nous leur r�pondrons avec nos lanciers.
Nous sommes les plus forts, mes gar�ons !
Chargez les canons !
Sonnez le repli !
Cessez ce vacarme inutile ! Vous allez vous faire du mal.
En arri�re ! Sonnez le repli !
Lanciers sur la gauche !
Attention ! Sur la gauche !
Donnez cela � mon fils. Allez-y. Sauvez-vous.
Pardieu, monsieur, les canons nous appellent. Il faut marcher au canon.
- Notre devoir est de... - Vous n'avez pas � m'apprendre mon devoir, G�n�ral.
Les ordres de l'Empereur �taient pr�cis. Continuer � presser les arri�res de Bl�cher.
Si vous ne voulez pas marcher au canon, permettez-moi d'y aller.
Et ainsi diviser ma force ? On me pendrait pour cela.
Peut-�tre qu'on aurait raison.
- La Bedoyere! - Oui, Sire.
Qu'est-ce qui bouge l�-bas ?
Je vois des hommes marchant en colonne. Peut-�tre cinq ou six mille.
Il a raison.
Je vois des chevaux maintenant.
Des chevaux, mais � qui ? Fran�ais ou Prussiens ?
Il me semble que c'est l'uniforme bleu de Grouchy, sir.
C'est ce que nous craignions, sir. Grouchy s'est rabattu sur nous.
Bon sang, cela pourrait �tre le noir des Prussiens.
Hay, your eyes are young. Tell me the colour.
Il me semble qu'il s'agit de...
Prussiens.
Ce n'est pas n�cessaire. Ce sont les Prussiens.
Mais en ce qui nous concerne, ils pourraient aussi bien �tre sur la lune.
- Est-ce compris ? - Oui, Sire.
Wellington fait la guerre d'une dr�le de mani�re. Il se bat assis sur le cul.
Nous allons devoir le bousculer.
O� est Grouchy?
La Haye Sainte. Celui qui prend cette ferme gagne la bataille.
O� est Grouchy?
J'ai besoin de ses hommes. O� est Grouchy? Pourquoi dois-je tout faire moi-m�me ?
Sire, �tes-vous bless� ?
En tant que m�decin, je vous conseille de vous retirer un moment. Vous devez vous allonger.
Je vais bien. C'est juste mon estomac...
Apr�s Austerlitz -
- je disais que j'aurai six bonnes ann�es.
Maintenant, cela fait dix ans et neuf campagnes, dans l'intervalle.
- Vous �coutez ? - Chaque mot.
Lorsque je serai mort, d�finitivement parti, que dira le monde de moi ?
Il dira que vous avez repouss� les limites de la gloire.
C'est tout ce que je vais l�guer � mon fils ? Les limites de la gloire ?
Il concentre sa cavalerie. L'infanterie est toujours l'arme au pied.
De la fum�e sans feu. Qu'est-ce qu'il mijote ?
- Rude pilonnage, gentlemen. - Oui, sir.
Lord Hay, j'ai besoin de vous pour une commission.
Le g�n�ral Lambert doit reculer de cent pas.
- Mais, votre Gr�ce... - Faites ce que l'on vous dit, sir!
Ordre du g�n�ral. L'arm�e doit reculer de 100 pas.
L'arm�e recule de 100 pas !
Le 27�me prendra position derri�re les gars de Gordon !
Il est maladroit de rester pr�s d'un arbre au cours d'un orage. Il attire la foudre.
Je suivrai votre conseil effront�.
Wellington bat en retraite ! Nillion, suivez-moi !
Trompettiste, sonnez la charge !
- Lefebvre, �tes-vous avec moi ? - Oui, monsieur !
Feu !
Mettez-vous en carr� ! Tirez sur les chevaux !
Que fait Ney ?
Ne puis-je pas quitter le champ de bataille une minute ? Qu'est-ce qu'il fait l� ?
Comment peut charger une cavalerie sans support d'infanterie ?
Rappelez-vous vos femmes, vos fianc�es, vos maisons ! Pensez � l'Angleterre, soldats !
Pensez � l'Angleterre !
Venez, bande de b�tards !
Laissez-moi partir ! Pour l'amour de Dieu, laissez-moi seul !
- Laissez-moi partir ! - Que quelqu'un l'arr�te !
Nous ne nous sommes jamais rencontr�s. Comment pouvons-nous nous entretuer ?
Comment pouvons-nous ? Comment pouvons-nous ? Comment pouvons-nous nous entretuer ?
Comment pouvons-nous ? Comment pouvons-nous ? Pourquoi le faisons-nous ? Pourquoi ?
Ney demande de l'infanterie, Sire.
- Le g�n�ral Lambert a besoin de renforts. - Je peux seulement lui adresser mes meilleurs voeux !
De Lancey, d�placez cette batterie en bas du c�t� d'Hougoumont.
Amenez ici le chirurgien !
La ferme est � nous ! Vive la France !
Soult, �crivez tout de suite une lettre pour Paris et dites-leur...
- Quelle heure pensez-vous qu'il soit ? - Environ six heures de l'apr�s-midi, Sire.
Dites-leur qu'� six heures de l'apr�s-midi nous avons bris� les forces de Wellington -
- et que nous avons gagn� la bataille. Non. Dites-leur que nous avons gagn� la guerre.
La ferme est tomb�e, sir. Nous ne pouvons les retenir.
Il semble, Uxbridge, que nous perdons la bataille.
Donnez-moi la nuit -
- ou donnez-moi Bl�cher.
Wellington est battu. Il est exsangue.
C'est le moment de faire donner la Vieille Garde. Ensuite, en avant vers Bruxelles.
Sire, si vous allez plus loin, vous serez tu�s.
- Un g�n�ral devrait mourir sur le champ de bataille. - Sire, vous devez vous retirer. Je vous en prie.
J'abandonne ma position sur la gauche. Je veux tous les hommes restants ici !
Ici. Chaque brigade, chaque bataillon, ici !
Opposez-leur toute notre puissance de feu, sir. Toute notre puissance de feu.
Tr�s bien, sir.
Les gars n'ont plus que cinq balles par homme, Wellington.
Mais ils tiendront.
Si Bl�cher n'arrive pas maintenant, ils briseront chacun de mes os.
Il faudra en prendre de la graine, Wellington.
S'il y a un domaine dans lequel je suis inculte, c'est bien l'agriculture .
Sire, les Prussiens sont dans les bois! Bl�cher est dans les bois !
J'aurais d� br�ler Berlin.
D�ployez les drapeaux noirs, mes enfants. Pas de piti� ! Pas de prisonniers !
Je tirerai sur chaque homme que je vois faire preuve de compassion.
En avant !
En avant, mes enfants !
Maintenant, Maitland! Votre heure a sonn� !
Sur le flanc !
- C'est Grouchy! - C'est Bl�cher, regarde !
Courez ! Tout est perdu ! Courez !
Pourquoi restez-vous l� comme des enfants apeur�s ?
De quoi �tes-vous effray�s ?
Vous pr�tendez �tre des soldats ! Soult, rappelez-vous que vous �tes un g�n�ral.
La Bedoyere, les Prussiens arrivent trop tard. Trop tard. Wellington est battu.
Ne comprenez-vous pas ? Wellington est battu ! O� est votre foi ?
J'�tais dans la m�me position � Marengo.
Je perdais la bataille � cinq heures, mais je la gagnais � sept heures !
Sont-ce les Prussiens ?
Sur eux ! Sur eux !
En suis-je r�duit � me battre seul ? Restez � mes c�t�s !
Vous vous dites Fran�ais ? Restez avec moi !
Etes-vous la Garde ?
Une heure de plus et nous les battons !
Ne me reconnaissez-vous pas ?
Je suis Ney, Mar�chal de France !
Monsieur, les Prussiens sont ici !
La Vieille Garde recule !
Que je sois damn�, Uxbridge, si j'ai d�j� vu auparavent 30,000 hommes courir tous sensemble.
- Toute la ligne doit avancer. - Dans quelle direction, votre Gr�ce?
Tout droit me para�t un bon choix.
Restez fermes sur la droite ! Formez le carr� !
Formez le carr� !
Pardieu, sir, j'ai perdu ma jambe.
Pardieu, sir, vous l'avez perdue, en effet.
Evacuez-le sur le champ !
Ralliez-vous au drapeau ! Ralliez-vous !
Sire, vous devez vous en aller ! Vous devez vous �chapper !
Si je meurs, ce sera ici, sur le champ de bataille, avec mes hommes.
Je vous en prie, Sire.
L'ennemi ne doit pas vous toucher. La France ne peut pas vous perdre, Sire.
- Sire, la bataille est perdue. - O� est Grouchy ?
O� est Grouchy ?
Vive la France!
Vous devez rester en vie, Sire.
Ralliez-vous et formez le carr� !
Nous perp�trons un meurtre, votre Gr�ce.
Je prie Dieu -
- que ce soit ma derni�re bataille.
Braves Fran�ais !
Vous avez fait tout ce que l'honneur de la guerre exigeait.
Sa Gr�ce, le Duc de Wellington, vous invite � sauver vos vies.
Acceptez-vous la reddition ?
Merde !
Feu !
Pourquoi le faisons-nous ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Derri�re une bataille perdue, la chose la plus triste reste encore une bataille gagn�e.
Vous devez quitter cet endroit de mort.
Ils t'encha�neront -
- tel Prom�th�e sur son roc -
- o� la m�moire de ta propre grandeur te d�vorera.
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