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Original subtitles

Maman ?

Maman !

- Bonjour. - Bienvenue.

- Où est ton père ? - À l'intérieur.

- Tout va bien ? - Oui. Entrez.

On vous a attendus longtemps. Finalement, c'est nous qui venons.

Que va-t-on faire d'elle ?

Gardez-la chez vous.

Elle n'a jamais vécu ici.

Elle s'est toujours bien fichue de nous.

Elle a éloigné Raman de nous pour mieux le mener à la baguette !

Quand on avait besoin d'elle, madame sortait se balader !

Elle dilapidait tout son argent.

Il faudrait qu'elle vienne vivre à nos crochets ?

Si Santosh vous paraît mal élevée, faites-lui la leçon : elle apprendra.

C'est une vraie tête de mule ! Et pas serviable pour un sou.

Elle s'occupera de vous comme elle l'a fait pour Raman,

vous verrez.

En tant que belle-fille, elle a des droits.

Des droits ? Cette sorcière a détruit mon fils !

Regardez-la, avec tous ses bijoux !

Elle ne porte même pas le deuil !

Regardez un peu ses manières !

On ne reprend pas un vieux pot qui a servi.

Restez correcte, madame !

On a accédé à toutes vos demandes de dot.

Vous avez juste offert une moto, pas un hélico !

C'est pour quoi faire ?

Pour donner aux corbeaux.

Attends !

Ton frère ira demain matin.

Laisse faire ton frère.

C'est aux corbeaux de manger ça pour le repos de l'âme de Raman.

Je sais quand ils viennent.

C'est par là ?

Le bureau des femmes, c'est au fond.

Je viens pas porter plainte. J'ai rendez-vous.

- Vous êtes... ? - Santosh Saini.

Allez vous asseoir.

- Âge ? - 28 ans.

- Nom du père ? - Ravi Baliyan.

Profession du père ?

On a un magasin de vélos.

- Vous vivez où, maintenant ? - Mapur.

- Chez qui ? - Chez mes parents.

C'est tendu, avec la belle-famille ?

- Ajoutez le rapport du médecin. - Bien, chef.

Ah oui, vous avez fait un mariage d'amour ?

C'est ça.

Vous êtes mariée depuis... ?

Deux ans.

Des enfants ?

Non.

Écoutez...

Raman n'a pas servi longtemps.

Vous n'allez presque rien toucher.

Vous avez pensé à l'avenir ?

Pas vraiment...

Vous savez qu'il va falloir rendre l'appartement ?

Comment ça ?

Il appartient à l'État.

Il y a des familles en attente.

Apportez les affaires de Saini.

Monsieur, je...

Y a pas moyen ?

Essayez de faire quelque chose...

Vous n'avez jamais pensé travailler ?

J'ai déjà travaillé.

De l'aide aux devoirs.

Bon.

Il y a un programme de l'État pour les femmes comme vous :

le "recrutement compassionnel".

En tant que veuve de Raman, vous hériterez de son poste.

Des tâches adaptées aux femmes.

Après votre formation, vous serez nommée gardien de la paix.

- Gardien de la paix ? - Comme Raman.

Je ne vous promets rien, mais je peux faire la demande.

J'appuierai votre dossier.

Des types intègres comme Raman, y en a pas beaucoup.

Vous toucherez le même salaire, plus la pension de veuvage.

Sur mon compte ?

Évidemment !

Quelle question !

Discutez-en avec vos parents.

RAMAN SAINI

Madame,

interrogez-le, lui aussi.

Écoute,

si tu veux qu'on t'aide, il faut tout nous dire.

Raconte-nous tout franchement.

On était amis.

- On a eu des rapports... - Je vois.

Mais...

maintenant, il refuse de m'épouser.

Pourquoi ?

C'est à lui qu'il faut demander.

Je sais pas ce qu'elle s'imagine.

Je suis déjà en couple.

Ah oui !

- Y en a combien, comme ça ? - Une seule.

On est juste camarades de classe. Rien de plus.

Je sais pas ce qu'elle raconte.

Tu parles à qui, là ?

Qui t'a posé la question ? C'est moi.

C'est une nouvelle, elle y connaît rien.

C'est pas elle qui va te sauver.

On fait quoi, maintenant ?

Je lui colle l'article 376 ?

Ne faites pas ça.

Madame, faites ce que vous avez à faire,

mais qu'il y réfléchisse à deux fois

avant d'abuser d'une fille.

Écoutez-moi, s'il vous plaît.

Mais certainement.

On va t'écouter. Pose ton téléphone.

Emmenez-le.

Je vous dis qu'elle ment.

Je peux aller aux toilettes ?

Santosh.

Emmène-la aux toilettes.

Amenez-le à l'intérieur.

Mince.

Je vais chercher la clé. Asseyez-vous.

Sale type !

Redresse-toi. C'est que le début !

Un thé.

Elle vous a adoptée !

On avait un domestique

pour promener la chienne et aider un peu ma femme.

Il est rentré chez lui.

Priya a tout préparé seule !

Tout va bien ?

Et la chambre ?

Elle est bien.

C'est juste mal aéré.

Vous habitiez où, avant ?

Ghazaliabad.

Votre mari y était posté ?

Oui, inspecteur.

Comment il est mort ?

Il a...

Il a été envoyé à Nehrat au moment des émeutes.

Et ?

Quelqu'un lui a jeté une pierre à la tête.

On l'a arrêté ?

C'était une émeute... Difficile d'identifier le coupable.

Moi aussi, j'ai été posté à Nehrat.

Je patrouillais au marché des bouchers.

Je leur ai dit :

"Les femmes hindoues sont obligées de se boucher le nez

"tellement ça pue, par ici !

"Dégagez-moi ça, et vite !"

Certains ont obéi.

Les autres ont goûté à la matraque !

Quelle chaleur !

Ça va être l'étuve, dans votre chambre !

Il y a une chambre libre à côté, si ça vous dit.

Avec un rafraîchisseur d'air.

Vous serez près de nous. Comme en famille.

- Ça vous va ? - Oui, monsieur. Merci.

Et le matin, vous pourriez passer aider Priya de temps en temps.

Je la sors ?

- Ça frotte où ? - Devant.

Vous n'avez pas de bague de pied ? Célibataire ?

De quoi je me mêle ?

Raconte.

Je me suis réveillé, elle avait disparu.

Ce matin ?

- Hier matin. - D'accord.

On a cherché partout avec les voisins.

Introuvable.

S'il vous plaît ?

Oui ? C'est pour le cordonnier ou l'écrivain public ?

- C'est pour une plainte. - Bien.

- C'est combien ? - 50 roupies.

D'accord.

Je suis à vous dans 5 minutes.

Et ensuite ?

- Elle a quel âge ? - 15 ans.

Quinze ans.

Suivez-moi.

On va voir ça au poste, pas par terre dans la poussière.

J'y suis allé hier. Personne ne m'a reçu.

Je m'en occupe. Suivez-moi.

Dieu vous bénisse.

- Chef ? - Entre.

La fille de cet homme a disparu.

D'accord.

Elle est mineure. Il est très inquiet.

Mes respects.

C'est quoi, ton nom ?

Ram Pippal.

Tu habites où ?

Khadola.

- Quel quartier ? - Bhakri, à Laalipur.

- Ta caste ? - Chamar.

- Nom de la fille ? - Devika.

Je t'écoute.

Ma fille a disparu il y a deux jours.

T'as cherché dans les champs ?

Oui.

T'as bien regardé ? Elle a dû aller chier.

On a des toilettes à la maison.

Et on accuse le gouvernement de ne rien faire pour les gens !

Même ce type a des chiottes !

Bien dit, chef !

T'as appelé le 112 ?

Y a pas de honte à demander aux voisins si t'avais pas de crédit !

Il faut d'abord faire une déclaration écrite,

si tu veux qu'on enquête.

Je vais rédiger la plainte, chef.

Je m'en occupe.

Si c'est toi qui écris,

après, il dira :

"L'inspecteur et la dame ont écrit n'importe quoi."

Demande à quelqu'un.

Va voir le cordonnier.

C'est l'après-midi. Il doit faire la sieste.

Le cordonnier fait sa sieste.

C'est pas comme nous, de service jour et nuit !

Vous avez raison, chef.

Tu peux partir.

Retournes-y en fin de journée. Il rédigera ta plainte.

Vas-y.

Fais ce qu'on te dit. Reviens plus tard.

- Allô, maman ? - Oui, ma puce.

Comment ça va ?

- Moi, ça va. Et toi ? - Oui, mais j'arrive pas à dormir.

Et ton travail, ça va ?

Ça se passe bien ?

Ça va.

Je suis juste un peu fatiguée.

Debout !

Tu fais quoi, là ?

Rien, madame.

C'est quoi, ton nom ?

Sumit.

Sumit comment ?

Goyal.

Approche un peu, Roméo !

Tu me fais 20 flexions Et tu lui demandes pardon.

Par ici, toi.

Santosh !

Compte les flexions.

Vingt, pas une de moins.

Je demande pardon.

Je demande pardon.

Je demande pardon.

T'arrête pas.

Tu baisses ton téléphone !

Dégagez !

T'arrête pas.

Allez !

Continue.

Encore.

Madame.

Ne prévenez pas mes parents.

Allez, rentre chez toi.

Non, non, non ! Aux abus de pouvoir !

- Honte à la police ! - Honte à vous !

Nous allons enquêter, trouver le coupable, l'envoyer au tribunal et en prison.

Ramenez-nous ce salopard et on s'en ira.

On va le retrouver et l'envoyer en prison.

Dégagez le passage, par respect pour le corps.

Personne ne bougera d'ici.

Évacuez.

Envoyez les agents femmes.

Qu'il arrive la même chose à ta fille !

Mettez-les en ligne.

Bien droit.

Collez-le à l'autre.

- Kohli, amène le corps. - Bien, chef.

Vous allez où ? Ramenez le corps.

- Elle était où ? - Dans leur puits.

Elle a dû glisser.

- Qui l'a repêchée ? - C'est leur boulot, de vider les égouts.

- C'est pas la même caste. - Arvind !

Oui, chef ?

Prends la jeep et va à la morgue.

Chef, la jeep est au poste de Madrabad.

Eh ben tu te débrouilles !

Chef...

c'est un peu délicat.

Il vaudrait mieux envoyer une collègue femme.

250 roupies.

- Ils vous ont pas payé ? - C'est votre colis.

J'ai pas de monnaie.

Vous étiez où ?

Y avait plus de courant. On est allés chercher de la glace.

On n'a plus de place.

Revenez demain matin.

Écoutez... mon frère...

C'est une gamine.

Y a pas de médecin ?

Ça, c'est notre boulot.

Le docteur fait que signer.

C'est vous qui étiez pressée.

Tenez.

Pourquoi t'arrêtes ? Continue de zapper.

Stop.

... réunis face au poste de police,

où était exposé le corps de Devika Pippal.

Une vidéo a circulé, montrant l'inspecteur Thakur

en pleine cérémonie de purification sur ses heures de service.

Voyez comme le corps d'une jeune dalit est une souillure pour la police !

Interrogé sur le viol suivi de meurtre de la lycéenne,

l'inspecteur Thakur a déclaré :

Les filles veulent porter des jeans, avoir un smartphone, sortir seules...

Pas étonnant qu'elles se fassent violer !

Encore une remarque douteuse des forces de l'ordre du Chirag Pradesh.

Le leader dalit Manu Dar a annoncé suspendre sa campagne électorale

pour rencontrer les parents de l'adolescente.

Ce traitement des dalits est inacceptable.

Il faudra rendre des comptes.

Les droits doivent être protégés

et les plaintes, correctement enregistrées.

Ce gouvernement a du sang sur les mains.

Il ne s'en sortira pas comme ça !

À bas la police !

L'affaire Devika Pippal suscite beaucoup d'interrogations.

Quand le rapport d'enquête sera-t-il rendu public ?

Je sais que vous avez beaucoup de questions.

Je vais vous faire un point complet.

Devika Pippal,

âgée de 14 ou 15 ans,

fille de Ram et Rani Pippal,

ouvriers agricoles à Laalipur.

Le corps a été trouvé hier dans un puits.

Une autopsie a été pratiquée, dont nous attendons les résultats.

La cause du décès est inconnue.

Poussez-vous.

La police a refusé de prendre la plainte.

Comment faire confiance à l'enquête ?

Désolée, pour ce matin, chef.

Vous avez remis un uniforme sale. J'espère que ça se verra pas.

Devika veut dire "déesse".

Dans un pays où l'on vénère les déesses,

pareil crime ne saurait rester impuni.

Je reprends l'enquête.

Il y a trente ans,

j'ai participé à la création des premières brigades féminines.

C'est un problème de société.

La police doit refléter équitablement toutes les composantes de la société.

Les femmes y sont sous-représentées.

Il faut les déployer sur le terrain pour que cela change.

C'est tout pour aujourd'hui. Merci. Ça suffit.

T'as rencontré la chef ?

Oui, mais maintenant, je vois le genre que c'est.

Regarde : elle est déjà en train de choisir ses fayots !

Apportez un chiffon ! Vite !

On stocke les preuves comme ça ?

Mes respects, chef.

Chef ?

C'est moi qui ai emporté le corps à la morgue.

C'est pour ça que mon uniforme était sale.

"La propreté est un devoir sacré", a dit Gandhi.

Posez ça là.

Personne ne voulait toucher au corps.

Pourquoi me dire ça ?

Juste comme ça.

- Je peux travailler ? - Pardon.

- C'est qui ? - Mon beau-frère.

- Tu lui as prêté combien ? - Dans les 80 000.

Il sait emprunter, mais pas rembourser.

Du coup, je lui ai pris sa bufflesse.

Pour avoir du lait et du ghee frais.

J'en ai bien pris soin. Pas une goutte de lait !

Et puis ?

J'ai fait venir le véto. Il m'a dit de lui masser le pis !

Façon préliminaires.

Et ensuite ?

Rien. Ça me fait deux grosses vaches à la maison.

Elles me pompent mon fric et se font masser les seins.

Les gourmandes !

Approche.

- Le village des dalits, c'est par où ? - Tout droit.

Personne n'est allé voir le puits ?

Vous attendiez une invitation ?

Vas-y à vélo, je te suis.

On n'a pas eu l'occasion : c'est eux qui ont amené le corps.

Le dépôt de plainte a été bâclé.

C'est à cause de l'inspecteur Thakur.

On a des nouvelles de lui ?

Il a été muté à Shajapur.

Vous voulez le rejoindre ? Ça peut s'arranger.

Allez.

Toi et Santosh, vous me bouclez le puits.

On va trouver le chef du village.

Yadav-ji, ruban.

Arrête-toi !

Tu vas où ?

J'ai pas les piquets !

Madame la police !

- Où sont les gens ? - Partis chercher de l'eau.

On se crève pour marcher jusqu'à Dulhera.

- Vous allez le curer quand ? - C'est pas notre boulot.

Y avait un cadavre dedans. On a droit à de l'eau propre.

On va enquêter.

Comme si vous enquêtiez sans un pot-de-vin...

Vous cherchiez quoi, madame ?

Le puits.

- Vous l'avez trouvé ? - Oui.

Vous voulez voir un truc qu'on a trouvé dedans ?

Venez.

Là-bas.

Plus loin.

Par là. Avancez, d'abord.

Non !

Un peu plus loin.

Voilà.

Monsieur ?

C'est quoi, ça ?

Un chat.

Pourquoi il est mouillé ?

Il était dans le puits.

Il a été repêché avec la môme ?

Ils l'ont sorti avant la fille.

Combien de jours avant ?

Quelques jours avant.

Comment il s'est retrouvé dans le puits ?

Un chat, ça tombe, d'après vous ?

Vous savez où habitent les Pippal ?

Au pied de la butte.

Vas-y. Il nous faut une photo de la fille.

J'y vais seule ?

C'est un problème ?

Non, chef.

Va jouer dehors.

Va.

Elle est partie quand ?

À l'aube, pour chercher de l'eau.

Tout va bien ?

Tout va bien. Rentre chez toi.

C'était qui ?

Un voisin.

Est-ce que quelqu'un l'embêtait ?

Pas du tout.

Où sont ses affaires ?

- Vous connaissez un certain Saleem ? - Non.

Peut-être que votre mari le connaît ?

Il connaît pas de musulmans.

- Vous faites quoi ? - On est journaliers.

Vous savez lire et écrire ?

On est illettrés. C'est pour ça que la police nous écoute pas !

Tu rentres que maintenant ?

Tu as dîné ?

Non, chef.

On va manger ensemble.

Viens.

Devika a reçu plein de textos d'un certain Saleem.

J'ai pris le téléphone.

J'ai bien fait, non ?

Ils disent quoi, ces textos ?

Le premier, ça dit :

"Salut.

"Tu étais canon dans ta tunique orange."

Avec un smiley.

Le deuxième :

"Le prends pas mal."

Et un autre :

"On peut tchatter, non ?"

Et ensuite :

"Je pars à Mumbai.

"Je te rapporterai une tunique encore plus belle."

Devika : smiley.

Puis texto de Saleem :

"Je vais devenir chanteur. J'ai un oncle à Mumbai."

Donne.

Lave-toi les mains.

Viens !

Y a une serviette, là.

Devika :

"Pourquoi tchatter avec moi si tu pars à Mumbai ?"

Saleem :

"Tu es mille fois plus belle que toutes les filles de Mumbai."

Devika : smiley.

Saleem : "Hello !"

Pas de réponse.

Message de Saleem :

"Quand est-ce que tu retournes au marché ?

"J'ai plein de trucs à te dire."

Pas de réponse.

Il la harcelait.

Ou peut-être qu'elle pouvait pas lui répondre.

Le dernier texto date du 23.

Le corps a été retrouvé le 26.

Les criminels savent que la police retrouve les téléphones.

Ils envoient des textos après le crime.

Je vais tracer le numéro.

Tu as fait du bon boulot.

Il est pas là, madame. Ça fait plusieurs jours.

J'ai même pas demandé !

Il est parti où ?

J'en sais rien.

Dis-moi où il est.

Je vous dis que j'en sais rien.

On travaille comme journaliers.

On va là où il y a du boulot.

Où était ton fils Saleem du 23 au 26 février ?

Chez son oncle.

Son oncle millionnaire à Mumbai ?

Fous-toi de ma gueule !

Faites-le taire !

Quel âge a ta fille ?

Cinq ans.

Tu connais cette affaire atroce...

à Harkatganj ?

Une fillette du même âge. Violée, tuée et jetée dans le fossé.

On lui avait enfoncé des bouteilles et des outils.

Le coupable était un sorcier du coin.

Mais on est arrivés trop tard.

On l'a retrouvé mort le lendemain.

Avec la bite coupée dans la bouche, façon sucette.

Les esprits s'échauffent vite, par ici.

Quel père voudrait ça pour son fils ?

Cette chanson me file la chair de poule.

Mais les chansons de film, c'est pas la vérité.

Le chanteur fait son boulot mais moi, ça me fout en l'air !

Ça vient du cœur.

Mais c'est vrai que c'est de la comédie.

La comédie, ça nous connaît !

On joue tous la comédie : nous comme les suspects.

On leur met la pression. Ils se mettent à pleurer.

Vraies larmes ou larmes de crocodile ?

Parfois, ça se voit.

Parfois, il faut taper pour le savoir.

Il mentait, le père de Saleem ?

On est en pleins semis. C'est la saison où ils gagnent le plus.

Qui irait chercher du boulot ailleurs ?

Et la mère de Devika ? Est-ce qu'elle mentait ?

- Pourquoi elle mentirait ? - Par peur du déshonneur.

Moi aussi, j'ai baratiné.

L'histoire du sorcier.

J'ai eu tort ?

Saleem est introuvable. Pas moyen de le localiser.

Il a dû retirer sa carte SIM, l'enculé.

Prends le sac, derrière.

C'est ça ?

Regarde.

Je t'ai vue courir.

Faut avoir la tenue.

Merci, chef.

Tatie !

Tatie, y a quelqu'un.

Moi et tatie, on fait les chapatis.

Qui est là ?

Je cherche le chef du village.

Je vous écoute.

C'est moi, le pradhan.

On recherche un certain Saleem.

Il paraît qu'il travaille dans vos champs.

Va chercher Ramesh.

Qu'est-ce qu'il a fait ?

On enquête sur la mort de la petite Pippal.

J'ai quelques questions.

Vous êtes nouvelle ?

Oui.

Votre nom ?

Gardien de la paix Saini.

Viens, Ramesh.

Ramesh, tu connais un ouvrier

qui s'appelle Saleem ?

Ansari. De Laalipur.

Oui, madame. Je le connais.

- Il travaillait ici le mois dernier ? - Oui. Avec son père.

- Vous êtes sûr ? - Oui. Ils sont partis en plein milieu.

Quel jour ?

Je pourrais pas dire la date.

On a une centaine d'ouvriers.

Il serait pas parti entre le 23 et le 26 ? Réfléchissez.

Je vous l'ai dit, je ne sais pas.

Si vous avez fini, je peux retourner travailler ?

La route est barrée.

Pas de trouble à l'ordre public ! Prenons l'autre route.

On prend tous l'autre chemin. Allez !

Venez voir !

- Vous faites quoi de beau ? - On joue, ça se voit pas ?

- C'est quoi, ton nom ? - Masood Khan.

- Tu habites où ? - Juste là.

Saleem Ansari, tu connais ?

C'est un gars du quartier, vous le connaissez forcément.

Et alors ?

Ton pote a disparu et tu joues comme si de rien n'était ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Il est parti où ? - Qu'est-ce que j'en sais ?

Allez, ça joue !

Renvoie la balle. Tous en position !

Attends ! Masood !

J'ai un truc à te dire. Viens une seconde.

Allez, viens !

Par ici.

Donne ton téléphone.

Mon téléphone ?

Donne. Aie pas peur.

Tiens.

Je me suis ajoutée dans tes contacts. Santosh.

D'accord ?

Contacte-moi quand tu veux. Même la nuit.

Parce que...

On va devoir coffrer quelqu'un. On nous met la pression.

Tu comprends ?

Et j'ai pas l'impression que quelqu'un ira te sauver.

OK ? Alors maintenant tu rentres chez toi et tu réfléchis.

S'il t'a dit où il allait et que ça te revient...

tu m'appelles ou tu m'envoies un WhatsApp, OK ?

Allez, va jouer.

Va faire ton Shoaib Akhtar ! Allez !

- Qu'est-ce qu'elle voulait ? - Juste me filer son numéro.

Il est à Nehrat. C'est tout ce qu'il m'a dit. Juré.

Supprimez ce message. Masood.

Saleem est à Nehrat.

Info d'un de ses amis.

Je lui ai mis la pression. Il a craché le morceau.

Tes collègues doutaient de tes capacités.

Les voilà fixés.

On fait quoi, maintenant ?

Contacter la police de Nehrat ?

Tu veux leur confier l'affaire ?

On ira demain. En civil.

J'ai des bons contacts à Nehrat.

C'est là-bas que ton mari est mort ?

Oui.

Un musulman lui a jeté une pierre en pleine tête.

Et on l'a pas arrêté, hein ?

Non.

Sans justice, comment veux-tu tourner la page ?

Vous êtes où ?

J'ai une urgence. Vas-y seule. Je t'envoie Kohli.

N'envoyez pas Kohli. Je vais me débrouiller.

Je suis presque arrivée. Vous venez quand ?

C'est pour une personnalité. J'en ai jusqu'à l'après-midi.

Commence par Gadar Bazar, le quartier musulman.

Bien, chef.

Vous ne m'avez toujours pas dit où vous allez.

Le compteur tourne, non ? Alors roulez.

Les émeutes de l'an dernier, c'était où ?

Y en a tout le temps, ici !

Un policier a été tué. Vous vous souvenez pas ?

Viens voir.

T'as déjà vu ce garçon ? Il est déjà venu ici ?

Regarde bien.

- Il travaille pas dans le quartier ? - Non.

- T'es sûr ? - Je connais pas.

INSPECTEUR SHARMA Appel rejeté

Trouvé. Peut-être.

HÔTEL SHOBHA

Vous voulez manger quelque chose ? La cuisine va fermer.

Non.

Je suis pas loin.

Ne le quitte pas des yeux.

Tu chantes bien.

Où tu vas ?

Pourquoi t'as peur ?

Lâchez-moi !

Tu oses toucher aux femmes ?

Saloperie.

Du calme.

Ferme les yeux. Inspire. Expire.

Doucement.

Doucement. Bouge pas.

Tu as le nez percé : faut que ça serve !

À toi de jouer !

Ah oui ?

Je savais pas que c'était filmé.

C'est maman qui m'a vue ?

Elle a dit quoi ?

Et grand-mère ?

Bon. Au moins j'ai fait quelque chose de bien.

Je te rappelle.

- Vous êtes ici chez vous. - Merci.

Vous êtes ici pour affaires ?

Je n'arrête jamais !

Vous êtes sur toutes les chaînes. Félicitations.

Continuez comme ça, madame l'agent.

Vous vouliez nous voir ?

Apporte des pâtisseries : c'est leur première visite.

- Où est le gars ? - Dans la jeep.

Attends !

- Offre à boire au garçon. - Bien, monsieur.

Vous vouliez nous voir ?

Je me disais...

Au lieu de le ramener à Machogar,

commencez le travail ici.

Au poste ou ici, ça revient au même.

Monsieur le préfet...

il vaudrait mieux commencer les 24 heures à Machogar.

J'ai déjà tout arrangé.

Il est très tard et la situation est tendue.

Imaginez un incident sur la route.

Comme vous voudrez, monsieur.

Inspecteur Sharma,

vous avez toute ma confiance.

Et vous, avec votre bravoure, vous irez loin !

C'est elle qui m'a tout appris.

Je lui dois tout.

Vous aimez ?

T'étais où ? Tu as le journal ?

Je suis allé manger.

Et nous, on peut crever ?

T'aurais pu rapporter quelque chose !

Nehrat est réputée pour ses confiseries. Faut que tu goûtes.

Parle !

Pourquoi il dit rien, le circoncis ?

Laissez-moi !

Juste des questions !

Crache le morceau !

Pourquoi l'avoir tuée ? Tu pouvais juste la violer !

Stop ! Ça suffit.

Debout là-dessus !

T'as pas intérêt à bouger.

Au moindre mouvement, Govind te pissera à la gueule.

Et t'auras plus qu'à lécher toute sa pisse.

Elle va te surveiller.

Je vais faire une sieste.

Il s'assied pas.

Viens ici.

C'est bientôt la pleine lune. Holi approche.

On ne ment pas pendant cette période bénie.

- Depuis quand tu connais Devika ? - Je la connais pas.

- Comment t'as eu son numéro ? - J'en sais rien.

Tu diras ça au juge.

Je vous jure.

T'étais où, du 23 au 26 février ?

À Mumbai.

L'enculé !

- Je dis la vérité ! - Me prends pas pour une conne !

Comment tu la connaissais ? Parle ou tu vas morfler.

Comment t'as eu son numéro ?

Je t'ai gardé un samosa.

Bon appétit.

REVIENS VITE, MON AMOUR !

Saloperie !

Fini, les ablutions.

Fais pas ton cinéma !

C'est par où, la Mecque ?

Par là ?

Tu l'as rencontrée où ?

Au marché.

Comment t'as eu son numéro ?

Tu l'as acheté au marché ?

C'est elle qui me l'a donné.

Petit enculé ! Pourquoi t'as fait ça ?

Elle me plaisait.

Pourquoi avoir fui si tu es innocent ?

La police me recherchait.

Enculé ! Petite saloperie de merde !

Espèce de fils de porc !

Tu oses toucher aux filles ?

Enculé !

Tu lui as écrasé ta clope sur le corps. Ça t'a fait bander ?

Comment est-ce qu'elle hurlait ? Bien fort ou pas assez ?

Pourquoi tu as fait ça ?

Tu as tout filmé, avec tes potes ? Vous lui êtes tous passés dessus ?

Pourquoi tu as fait ça ?

Enculé ! Sale porc !

Saloperie de merde.

Demande pardon.

Demande pardon !

Demande !

Relevez-le.

Tu sors à cette heure ?

J'arrive pas à dormir.

Viens, je te donne un cachet.

Qu'est-ce que t'attends ?

Tiens.

Mettons-nous là. On étouffe, à l'intérieur.

Assieds-toi.

On l'a tué.

Oui, il est mort.

C'est comme ça.

Il a violé et tué une gamine de 15 ans. Puis jeté son cadavre.

C'était un passe-temps ?

C'était son droit ?

Ça doit pas t'empêcher de dormir.

Ça arrive.

Dors et tâche d'oublier.

Prends le cachet.

J'arrive pas à oublier.

Son visage...

ses dents blanches...

l'odeur de la pièce...

ses cris... tout est gravé dans ma tête.

Mais ce qu'il disait, on l'écoutait même pas.

Il disait peut-être la vérité ?

On a fait ce qu'on pouvait, Santosh.

Admettons qu'il ait dit la vérité.

À quoi ça nous avance ?

Si t'arrives pas à dormir seule, dors ici.

Non merci. Ça va aller.

Pourquoi tchatter avec moi si tu pars à Mumbai ?

Tu es mille fois plus belle que les filles de Mumbai.

Fleure du marcher

Kohli.

Kohli !

Santosh, amène-toi ! C'est Holi !

Non, j'ai pas envie. Où est la chef ?

Elle est passée en coup de vent. Elle a laissé quelque chose pour toi.

Je peux regarder ?

Je peux en prendre un ? On a presque rien eu.

- À toi l'honneur. - Non.

Goûte ! Tu l'as bien mérité.

Au fait, il lui est arrivé quoi, à Saleem ?

Il s'est pendu.

À ce qu'il paraît,

c'est déjà arrivé une fois avec la chef.

Quelle bande d'enculés !

J'ai terriblement mal au crâne.

Ils ont perdu leur fils.

Il faut voir ce qu'ils veulent.

On trouve un compromis et ils ferment leur gueule.

Allez.

Très bien. Comme tu voudras.

Je te mets la clim. Ça va passer.

Un autre thé.

Vous allez pas leur rendre ses affaires ? Son téléphone, etc.

Me fais pas la leçon.

T'y es allée trop fort, avec la sangle.

Ça se verra sur les photos.

Les photos ?

Dans le rapport d'autopsie.

Quand les enquêteurs seront là,

ils vont te cuisiner, tu sauras plus où te mettre !

Même les meilleurs craquent.

Ils te mettent la tête à l'envers en moins de deux !

Ils arrivent quand ?

C'est comme la mort : on sait jamais quand ça vous tombe dessus.

Hé, Pappu !

On t'a pas filé un vélo pour que tu t'amuses.

On te voit jamais, au poste.

Et là, tu fais le beau à vélo !

On te le reprend ?

Non, madame. Je vais venir.

Quand ça ? Quand je serai morte ?

Tu as des infos ?

Rien... Ils ont encore retrouvé une bête dans le puits des dalits.

- Quand ça ? - Aujourd'hui.

C'est tout ? Rien d'autre ?

Il se tire, l'enfoiré !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Y a un chien crevé.

Qui l'a jeté là ?

Les hautes castes.

- Pourquoi ils feraient ça ? - Pour nous harceler.

C'est arrivé quand ? Il y a des témoins ?

Je suis venue faire un rapport, d'accord ?

Vous allez me raconter calmement ce qui s'est passé.

Un rapport ? Pour vous torcher avec ?

- C'est quoi, votre problème ? - C'est vous.

Qu'est-ce que je vous ai fait ?

Je suis venue vous aider.

Comme par hasard... elle attend un bakchich !

Vous êtes sourds ou vous êtes bouchés ?

Toujours à pleurnicher ! C'est ça, votre truc ?

Quoi qu'on fasse, vous êtes jamais contents !

Vous êtes de notre côté, maintenant ?

Vous buvez même pas dans nos verres !

Foutez le camp !

Gardez votre enquête et allez-vous-en !

Y a quelqu'un ?

Pradhan-ji ?

Y a quelqu'un ?

Qu'est-ce que vous faites là ?

Je regardais juste.

Quoi ?

Je suis déjà venue.

Tu te rappelles ? Tu cuisinais avec ta tante.

Va lui dire que j'aimerais lui parler.

Tatie est allée au marché.

Vous avez pas de pistolet ?

Non.

Vous avez arrêté le garçon ?

Oui.

Vous avez pas eu peur ?

Un peu.

Pourquoi il a tué la fille ?

J'en sais rien.

La pauvre était toute mignonne... et elle s'est fait tuer.

Mais elle était noire de peau.

Comment tu le sais ?

Je l'ai vue.

Où ça ? Ici ?

Tatie est rentrée.

Meenu !

Tu m'as fait un cadeau ?

Rien ne remplace l'amour d'une fille !

Vous disparaissez quelques heures et elle vous tombe dans les bras !

Je peux vous aider ?

Je cherche la chef du village.

C'est ma belle-sœur.

Entrez.

Le thé va être prêt.

Je vous en prie.

Je t'ai déjà dit de pas jouer là-bas.

Alors ? Que se passe-t-il ?

Encore un animal dans le puit des dalits.

Un chien, cette fois.

D'après eux, ce serait un acte de malveillance.

Ils font ça eux-mêmes.

Un prétexte pour semer la zizanie.

On manque décidément d'hommes, dans la police.

Ils envoient une femme seule.

Tout ça pour un chien dans un puits.

Rappelez-moi votre nom ?

Gardien de la paix Saini.

- Quoi Saini ? - Santosh.

- Un nom de mec. - Mais oui !

C'est aussi un nom de fille.

Je suis navré.

Je n'ai pas pu vous aider.

Autre chose ?

Votre fille m'a parlé.

Au sujet de Devika Pippal.

Ah oui ?

Ma puce.

Cette dame dit que tu lui as parlé ?

Tu lui as dit quoi ?

Raconte.

Tu lui as dit, que...

je te fais guili-guili ?

Les gosses !

Et donc...

Devika Pippal est venue ici ?

Comment ça ?

Il y avait un chat mort dans leur puits. Elle a pu venir ici puiser de l'eau.

Meenu dit l'avoir vue.

Ces gens n'ont pas accès à nos puits.

On vous apprend rien, à l'école de police ?

Pourtant, elle est venue.

C'est possible. Et alors ?

- Quand ça ? - Je me souviens pas.

Et toi, Rampal ?

On peut pas se souvenir de tout !

Moi aussi, j'ai oublié.

Vous étiez tous là ?

C'était son anniversaire.

On a mangé du gâteau.

Il s'est bien empiffré !

Madame est sérieuse.

Ce n'était pas un anniversaire. Il plaisante.

Mais c'est vrai qu'on a fait la fête.

C'était vous ?

Et quand bien même ?

C'était vous aussi ?

C'est ce qui se raconte.

C'est réputé, ici. On va se faire un gueuleton.

Servez-la.

Vous avez quoi ?

Matar paneer, shahi paneer, chilli paneer, kadai paneer...

Un shahi paneer et des boulettes. Avec des chapatis, puis du riz.

Dites-moi la vérité.

Des histoires comme le sorcier, y en a eu beaucoup ?

C'est toi qui voulais retrouver Saleem.

Ça s'est pas passé comme ça.

Comment, alors ?

Vous avez toujours su où il était.

Il avait pas "retiré sa carte SIM". C'était le même numéro.

Je voulais que tu le trouves seule. Je t'en savais capable.

Cette nuit-là, au moindre pépin, Saleem aurait pu nous échapper.

J'aurais été discréditée.

Vous avez préféré que ce soit moi ?

On t'a couverte de louanges !

Je savais pas qu'il était innocent !

Vous, vous le saviez.

Il y a deux sortes d'intouchables, dans ce pays.

Ceux que personne ne veut toucher.

Et ceux que personne n'a le droit de toucher.

Mais que veux-tu ? On sert les puissants.

Regarde les choses sous cet angle :

aux yeux du monde, justice a été rendue.

Ce n'est pas rien.

On a tué un innocent !

On a fait de lui un martyr.

Grâce à sa mort,

les hommes y réfléchiront à deux fois avant d'agresser une femme.

Mais les gens ont droit à la vérité.

Les parents de Devika ont le droit de savoir.

Ça les avancerait à quoi ?

Ça pourrirait la vie de cette famille et de tout le village.

C'est quoi, ça ?

Suspension de fonctions.

Je m'attendais à une mutation mais j'ai reçu ça.

Il n'y a que votre nom.

J'ai insisté pour que tu ne sois pas citée.

Tu n'étais même pas là.

Pourquoi t'humilier encore avec une suspension ?

Les femmes ne sont pas assez humiliées comme ça ?

Qu'allez-vous devenir ?

Je sais pas.

Mise en examen... sanction pénale...

ou abandon des poursuites.

J'ai des amis haut placés. On verra qui se souvient de moi.

J'avais toujours pensé entrer en politique.

Il y a tant à faire pour la cause des femmes.

Pour toi, ça ira.

Tôt ou tard, tu auras de l'avancement.

Que veux-tu faire d'autre ?

Retourner à Mapur ?

Rentrer chez tes parents et faire la popote ?

Tu serais heureuse ?

Dis-moi au moins merci.

On mange ?

Regarde-moi ça ! La coupe de cheveux de gonzesse !

Hé, beau gosse !

Approche un peu.

Viens par ici, le Roméo !

Un vrai ramassis de junkies ! Et ça se dandine comme une bonne femme !

- Qu'est-ce que vous fabriquez ? - Rien, monsieur.

- Dis-moi ce que vous fichez. - Rien, qu'il dit !

- Vous vous droguez ? - Non, monsieur.

Foutez le camp ou je descends !

Laisse tomber. Allons plutôt au parc.

Ça se tripote de partout, là-bas !

Les gens se cachent même plus !

Dégagez ou je confisque les bécanes !

Où est-ce qu'elle va ?

On se prend un thé ?

Apporte un thé !

Y a quelqu'un ?

Votre attention s'il vous plaît.

Le train à destination de Mapur numéro 180056

circule avec un retard de deux heures.

Le train pour Mumbai Central va entrer en gare.

Votre attention s'il vous plaît.

Le train pour Mumbai Central numéro 140021

est prêt au départ, voie numéro 1.

Gâteaux secs !

Vous voulez des biscuits, madame ?

- C'est combien ? - 10 roupies.

Je peux voir ?

Payez, madame. Vite !

Dépêchez-vous, madame.

Traduit du hindi par François-Xavier Durandy

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