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Original subtitles

WALKOVER

Attention! Pardon! Attention!

Krystyna!

Barbara, hey!

�a va? Tu viens pour les vacances?

Non. Juste voir ce qui se passe.

Il y a quelque chose d'int�ressant ici?

Oui, � partir de lundi je serai quelqu'un d'important � l'usine.

Qu'est-ce qu'il y a?

- Je vais peut-�tre essayer. - Allez-y.

- Tout de suite? - Pourquoi pas.

On peut regarder si on veut.

Ici, on a besoin de gens dipl�m�s.

R�fl�chissez, et...

Mesdames et messieurs! Dispersez-vous.

Passez, s'il vous pla�t.

Passez, mesdames et messieurs.

Quel malheur!

Une telle jeune fille.

Hanka, je crois qu'on se tutoie.

Peut-�tre, mais moi, je ne m'appelle pas Hanka.

D�pose le bagage, moi, je dois t�l�phoner.

Jolie... Celle morte sous le train �taitjolie aussi.

Je suis un activiste, voici mon document.

Activiste ou pas, je ne donnerai pas la balance.

- Attention! Pardon. - Monsieur,

- lisez ce papier. - Doucement.

Ces montres sont � vendre?

- Vous vendez ces montres? - Non

Ne restez pas ici, monsieur.

Je ne donnerai pas cette balance, m�me pas � un ministre

- de la justice. - Je peux acheter ces radios.

Je prends les deux.

Elle estjolie. C'est votre...

Oui.

Qu'est-ce qui vous arrive?

Vous avez oubli� quelque chose? Le train n'est pas parti.

Si c'�tait un mec, je l'aurais...

Elle est donc comme �a.

Mais vous n'y pouvez rien.

Qu'est-ce que vous pouvez faire?

- Je pardonnerai. - C'est bien.

Oui, � une heure. Bien, monsieur le directeur.

Il dit: je ne sais pas pourquoi je suis ici.

Apr�s tant d'ann�es, ou des choses comme

la jeunesse et l'amour.

Notons la premi�re partie du refrain.

L'homme qui dit: je ne sais pas pourquoi je suis ici.

Apr�s tant d'ann�es ou des choses comme

la jeunesse, et l'amour.

Et la suite du refrain: avec la main sur la gorge

il veut tout r�parer - et il ajuste sa cravatte.

Ici, il y a m�me une boite de nuit,

on pourrait y aller le soir.

Et avant?

Tu ne demandes pas "et apr�s"?

Andrzej! Toi, Andrzej!

- On t'appelle. - Et apr�s avoir dans�?

Avant, � une heure, je dois aller chez le directeur,

me pr�senter, parler. Tu pourrais aussi...

Maintenant je r�fl�chis. Apr�s, peut-�tre, on danse,

et apr�s tu deviendras quelqu'un d'important.

Comme d'habitude.

- Celui qui t'appelle arrive ici. - Andrzej!

Je ne vais pas vous la pr�ter. Je ne pr�te pas la balance.

Ce n'est pas vous... Un autre voulait

me prendre ma balance.

Kajtek, viens ici.

Vous lui donnez du g�teau tous les jours?

Non, c'est son dernier anniversaire.

Il ne tiendra pas jusqu'� la liquidation.

Ils nous supprimeront, pour construire.

On aura des indemnit�s. Sinon j'aurais ferm� depuis longtemps.

Mais ils vont supprimer, ils fermeront...

Vous n'avez pas peur des voleurs?

Ils ne peuvent rien voler. Ils ne veulent rien acheter,

donc ils ne voleront pas.

Et la balance?

Je savais, que ce sont eux qui vous ont envoy�s.

J'ai dit: je ne la pr�terai pas, je ne la vendrai pas.

Et alors, Andrzej Leszczyc.

- Et alors? - Regarde la date de naissance.

- C'est demain. - Demain matin, m�me la nuit.

- C'est une belle journ�e. - Andrzej, tu as d�j�

- 31 ans? - C'est la nuit alors

- c'est une belle nuit. - Monsieur,

c'est quoi cette musique?

Les gens et leurs inven�ons.

Combien vous la vendez?

Moi non plus je ne vends rien.

C'est bien. Mais c'est dommage.

Je vous donnerais 300 zlotys.

300? Cela co�te plus de mille.

Vous n�gociez d�j�. Un marchand reconna�t l'autre.

- Je peux vous vendre une montre. - Non

- Authentique. - Quelle heure est-il?

- Alors, la balance? - Allez-vous-en!

- Comment tu t'appelles? - Teresa.

C'est votre moto? Enlevez-la d'ici,

- c'est un sens unique. - Vous allez � l'usine?

Oui.

Il y a un an, ici il y avait des ch�vres.

- C'est pas mal maintenant. - Tout le monde le dit.

Mais il y a un an, ici, il y avait un p�turage.

- On va ici? - Ici.

Pourquoi donc nous avons roul� en voiture?

- A la demande de la demoiselle. - Le directeur m'attend.

C'est sa voiture.

C'est un de mes coll�gues, de Polytechnique.

S'il vous pla�t.

Une heure moins une. Nous avions rendez-vous

- � une heure. - Bonjour, monsieur le directeur.

Bonjour, salut. Nous avons une minute,

pour arriver jusqu'� mon bureau.

Eteins la radio.

Leurs chaussures sont toujours sales.

Monsieur le directeur, j'apporte le caf�?

- Oui. - Eteins-moi �a.

Ca ne le d�range pas. Tu as vu ce qu'il a dans son oreille?

Pr�venez, avant de balancer.

Envoyez des t�l�grammes � vos coll�gues, qu'ils viennent

avec leurs femmes, leurs fianc�es et leurs maris.

Nous voulons ouvrir nos laboratoires, et vous serez...

Il n'y a que moi qui repr�sente Polytechnique, et lui...

Nous avons �tudi� ensemble, il y a longtemps.

Vous d�fendez le projet toute seule?

Toute seule.

Le bureau a envoy� une �quipe, la maquette existe d�j�,

ils font des chichis, pas tr�s contents.

Vous devriez fermement d�fendre vos positions.

Merci.

Ce sont des raisons scientifiques,

et moi je repr�sente seulement l'�quipe.

L'�quipe choisit la meilleure repr�sentante.

Certes, vous �tes jeune, mais les jeunes d'aujourd'hui

sont tr�s dou�s.

Notre directeur est le plus jeune directeur d'usine du pays.

Vous devriez en envoyer plusieurs; Vous allez vous d�brouiller seule?

Oui.

- Vous faites du sport? - Non

- Non_ - Attention!

La bataille avec le bureau de projet sera un match important.

Nous vous donnons le stade, � vous de faire le reste.

Je vous embaucherai. Lundi vous signerez le contrat.

Et au boulot.

Le logement, on vous le donne tout de suite, on a une r�serve.

Dans de nouveaux immeubles. Et vous?

Quelle est votre sp�cialisation? Vous fumez?

Non, merci. Je ne suis pas encore d�cid�.

Regardez par la fen�tre, et d�cidez-vous.

C'est un test pour les ing�nieurs.

On ne vous d�range pas?

Mais moi, je ne suis pas ing�nieur.

Buvez au moins votre caf�.

Avant, je n'ai pas eu mon dipl�me, et cette ann�e j'ai rat� l'occasion.

Vous n'avez pas fait les m�mes �tudes?

On a commenc� ensemble, mais c'�tait il y a 10 ans,

On m'a vir�, j'ai fait l'universit�, l'arm�e,

et encore Polytechnique...

- Allo? - Et voil� que...

Oui, bien s�r.

On attend.

Nous voulons associer ici les jeunes scientifiques,

donc vous devriez passer ce dipl�me.

Moi, j'ai d'autres projets, donc...

Sans dipl�me ce ne sera pas facile.

Vous pouvez remplir des fonctions auxilliaires,

mais ce sera difficile de vous loger.

Nos appartements sont pour les scientifiques,

mais il y a des h�tels pour les ouvriers. Un instant...

J'aurai pr�f�r� avoir des fleurs dans mon bureau,

et non ce que je vois par la fen�tre.

Il suffirait de mettre un miroir, et ce serait la m�me chose.

- Vous �tes pour la fission nucl�aire? - Enfin!

Vous serez des collaborateurs proches.

Voici le bureau de projets, et voici madame l'ing�nieur...

- Teresa Karczewska. - De Polytechnique de Varsovie.

- Bonjour. - Karczewska.

- Jan Karpiak. - Karczewska.

- Czyzyk. - Karczewska.

- Rybkowski, bonjour. - Karczewska.

- Dec. - Karczewska.

Passez tout de suite aux maquettes.

Il n'y a pas assez de fauteuils ici.

- Trop jeune? Elle estjolie, non? - Trop jeune et trop jolie.

S'il vous pla�t.

Venez.

Occupez-vous du logement de madame l'ing�nieur.

Une pi�ce?

Quelqu'un qui regarde ses ongles ou le plafond, en disant.'

je suis d�j� si loin. Plus loin d'un verre d'eau

et une cigarette, et l'infini boit l'eau de la baignoire.

Quand il est trop tard pour tout,

on peut toujours encore s'assurer

et assurer sa vie � la Compagnie Nationale d'Assurances.

Madame l'ing�nieur dit de lui porter son manteau.

Mettez votre casque, il faut faire attention.

Teresa!

Oh, une cigogne!

Oui, une cigogne!

Attention.

Je le r�p�te toujours: attention.

Il faut faire attention, et ne pas fumer.

On le sait, monsieur Rybkowski.

C'est une poudri�re.

Je vous ferai venir ici la nuit.

L'illumination est impressionnante.

Oui, oui.

Peut-�tre que je vais vous porter,

regardez cette boue!

Les pompiers sont de garde.

Je suis ennuyeux, mais il faut faire attention,

- absolument. - Attention!

- C'est ici? - Quoi?

La boxe? C'est ici?

Je ne sais pas.

- Vous serez ici un instant? - Non

Un mec m'a dit d'amener la balance. Gardez-la.

Non.

Je la laisse ici.

Aidez-moi � poser la balance.

Vous serez le premier � vous peser. Pas besoin d'attendre.

Vous me prenez pour un boxeur.

Vous �tes en costume et en chemise.

Vous n'�tes pas venu vous inscrire

- au Premier Pas? - J'ai juste mis un costume.

Les participants viennent s'inscrire habill�s comme

pour un mariage ou une autre f�te.

Les gens simples mettent leurs costumes,

pour s'inscrire � leur premi�re comp�tition.

�a, c'est quelque chose.

Vous avez un manteau de femme et une radio en poche.

- Un intello... - Vous vous d�brouillez?

Non, c'est trop lourd.

Je vais essayer.

Je vais vous peser, au moins, contre ce service.

Alors, petit? Tu as grossi? Il voulait s'inscrire?

- Non, mais il peut. - Il ne voulait pas?

- Tu ne voulais pas t'inscrire au Premier Pas? - Non.

Pesez-Ie. S'il a le poids moyen,

- c'est bon. - Non, monsieur Rogala,

- je suis... - P�se-toi.

- Je suis trop vieux. - P�se-toi.

Monte.

Nous avons seulement trois boxeurs de poids moyen.

- Tu vas faire de la boxe. - Il aura le poids moyen.

- Les habits p�sent 3 kilos. - On commence � 19h.

- Non, monsieur Rogala. - C'est ton choix,

- si tu viens ou pas. - Moi, je...

Je ne te forcerai pas.

- Venez, les gars. - Nous sommes venus avec nos copains.

D'accord.

- C'est ici? - Quoi?

- La boxe? - C'est ici.

- Poids l�ger? - Oui.

- Tu t'entra�nes depuis longtemps? - 4 mois.

Messieurs, la balance c'est ici?

- Oui. - Le club "Kombinat".

Ceux de la ville s'entra�nent plus longtemps, le club "En avant!"

Il y aura aussi des non-associ�s, des voyous

- beaucoup - Ne t'en fais pas.

Fais des coups droits, les voyous pr�f�rent des crochets.

- Anticipe. Tu vas gagner. - Facile � dire.

Un groupe de techniciens est pass� ici,

- vous savez... - Les �trangers?

- Non, les n�tres. - Pas vus.

Mais cette vapeur par-feu

cr�e un nuage qui absorbe...

- enti�rement... - Descendons sur terre.

Un bain de vapeur fait du bien � la peau.

Nous utilisons l'espace jusque-l� non utilis�.

Mais la vie humaine est en danger.

Le vent peut disperser ce rideau. Le terrain d'essai

devient un terrain de jeu.

Les statistiques de la force du vent des derni�res ann�es,

montrent qu'ici, le vent le plus fort, ne peut pas disperser ce rideau

sous pression que l'on arrive � obtenir.

15 ans c'est tr�s peu pour les statistiques,

car il y a 16 ans, peut-�tre, le vent y �tait plus fort.

J'ai appris � Polytechnique...

Combien de temps avez-vous �tudi�? 6 mois? un an?

5 ans.

5 ans en premi�re ann�e.

Je n'ai pas pass� de dipl�me, car, vous le savez peut-�tre,

on peut, par exemple, tomber amoureuse,

- se marier, avoir un enfant... - Mais il faut croire

les statistiques. Les investissements importants

basent I�-dessus. La construction des centrales �lectriques...

Si, contre les statistiques, le fleuve va s�cher

mais on construit ici une centrale �lectrique,

le drame est moindre que la mort d'au moins un homme.

Les repr�sentants de la direction n'ont pas...

- Madame l'ing�nieur... - Que faites-vous ici?

- Nous sommes un peu surpris, - Vous �tes un ing�nieur aussi...

car on s'attendait � une discussion de base et non pas...

Non pas quoi?

Je fais pa�tre ma ch�vre ici, mais pas quand je travaille,

car quand je travaille, elle pa�t toute seule.

Avant, ici, il y avait un pr�, mais maintenant...

Elle doit avoir raison, car celui qui n'a pas raison,

ne crie pas comme �a.

Une fille est tomb�e sous un train, aujourd'hui.

L�, o� il y a cette croix, il y avait ce carrefour.

Me�ka, viens ici! Viens ici!

Pourquoi tu me suis?

Je te suis, moi?

- J'ai ton manteau. - Donne. Et encore?

Je ne te trouvais pas, etj'ai encore ta carte.

C'est marqu�: "N'oublie pas! Teresa Karczewska."

C'est pour toi, non? Le tampon de la poste d'ici.

- Qu'y-a-t-il? - Rien.

Je pense au miracle avec la poule. Tu vois, entre les arbres?

- Quoi? - J'�tais la meilleure �l�ve,

je me suis enfuie une semaine avant le bac.

Et la poule? Le miracle?

Rien. Je te montrerai plus tard.

- Un miracle? - Il y avait un homme I�-bas.

Je pensais que si moi je m'en allais, lui aussi partirait.

Normalement, si j'avais fini, je serai comme l'une d'elles.

Mais je me suis enfuie, donc il a d� le remarquer.

�a l'endort, il suffit d'avoir un couperet.

Celle qui aidait le dimanche en cuisine, pouvait tuer les poules.

Moi, je vendais toujours mon tour contre un rouge � l�vres ou...

- Et tu es devenue une activiste. - Que sais-tu de moi?

Que tu es devenue une activiste � Polytechnique.

On mettait un livre sur la t�te, pour marcher droit

Tu m'as attendu?

- Non, je suis ici tout simplement, car... - Parle.

Tu as besoin de parler de toi.

Ici, tu n'as pas de pr�nom, tu peux parler de toi,

en n'�tant pas toi-m�me.

Et tu peux parler d'un autre, comme de toi-m�me.

Car seulement de cette mani�re tu avoueras tes p�ch�s.

- Qwavouent-ils d'habitude? - Qu'ils ne croient pas.

En rien.

Ou qu'ils sont coupables de la mort de quelqu'un.

- Et toi? - Moi?

R�fl�chis, que peux-tu avouer?

O� en es-tu dans ta vie, puisque maintenant tu es compl�tement seul?

- Parfois je suis seul. - Toujours.

- Oui. - Oui, car tu rends des coups.

Pourquoi?

Si tu encaisses un coup et si tu te laisses battre,

tu ne seras plus seul. Tu seras celui qui h�site

avant de frapper encore une fois.

Ce serait un knock-out.

Retiens bien ce que je te dis. Le plus important, c'est...

Tu le forces � se confesser.

Le miracle et la confession - voici ses jeux.

Ce n'est pas un pr�tre.

Pendant la guerre, il a dynamit� un train, puis il s'est cach� ici,

il a mis une soutane, et il se prend pour un pr�tre.

Pourriez-vous nous ramener...

Arr�tez-vous!

C'est difficile de partir d'ici.

- Je ne suis pas press�e. - Tu as des cigarettes...

- Mais tu ne fumes pas? - Comment tu le sais?

- J'ai remarqu�. - Tu es une bonne observatrice.

Peut-�tre.

Il faut des cigarettes, des ciseaux et un rouge � l�vres.

- J'ai juste un coupe-ongle. - Allume la cigarette.

Le couple-ongle c'est bon.

- On partira bient�t. - Tu veux le feu?

Je ne fume pas.

Celle-l�? C'est bon?

Oui.

Alors regarde.

Arr�tez-vous!

Monsieur l'inspecteur, �a ne va pas, je sais,

mais ne me faites pas de probl�mes, s'il vous pla�t.

- J'ai ici... - Et comment c'est avec elle?

Elle est difficile, mais je l'ai...

Mettez-vous derri�re, monsieur.

Bien s�r, monsieur l'inspecteur.

- J'ai bu un peu... - Je comprends.

Et l�, sur la route, il y a encore un bar.

Moderne.

Ce n'est pas difficile. J'ai appris � l'arm�e.

J'�tais le meilleur chauffeur de toute la compagnie.

Je vais te raconter quelque chose. Un monsieur avait 30 ans,

mais il n'avait m�me pas pay� une bouteille pour son anniversaire.

Le mien c'est apr�s minuit, c'est demain.

Demain, on ne sait pas ce qui nous attend.

- Dimanche. - Apportez-nous

- toute la bouteille. - Et puis - lundi.

- Attends, avant que... - Avant...

Vous permettez que je fume.

Quand l'aube se l�ve, la ros�e lave les yeux...

- Il y a des tables libres. - Mais oui...

Apporte quelque chose, pour Miecio, il est fatigu�.

Il est perdu.

Ma femme me torture.

Elle me donne 100 zlotys parjour, si le matin je prends Antabus.

Et elle a plein d'argent.

Jusque4�.

- Que des billets de 50. - Merci.

Merci.

Et pour Miecio?

Et si je meurs de faim? L'usine n'aura pas de chemin�e.

Voulez-vous acheter une montre?

- J'en ai une. - Ah bon?

Celle-ci, de toute fa�on, n'est pas disponible, pour l'instant.

Je connais beaucoup de langues, mais aucune langue �trang�re.

- Elle est bonne, celle-l�, non? - Vous avez command� du b�uf?

- �coute. - J'�coute.

Pour toi, je serai capable d'aller � la guerre,

apprendre une encyclop�die par c�ur,

et boire un milliard de verres d'eau.

Apr�s trois verres je serai plus proche de toi.

On ne revient pas en arri�re, cela n'arrive qu'une fois.

J'ai redoubl� une classe, pleur�, agit� mes poings,

j'ai ha� si fort, qu'il fallait revenir en arri�re.

Tout n'�tait qu'un r�ve.

Et maintenant on n'y peut rien.

On n'y peut rien, donc je dis tout fon':

je t'aime! tu dois entendre, qu'on peut t'aimer.

J'entends.

- ll a bien d�rap�. - Quelle histoire.

Que se passe-t-il? Allons Voir.

Je vous recommande les roul�s de b�uf. Voil�.

- Tenez. - Qu'est-ce que c'est?

Votre note. Il est facile d'oublier de payer ici.

Je serais dans la cuisine... Il suffit de sauter par la balustrade.

Miecio, fais attention. Tout ira bien.

Moi aussi je voulais arr�ter de boire,

- mais je n'ai pas r�ussi. - H�! Votre note!

Monsieur Stanis'rawski, donnez-moi cette roulade.

- Montrez-moi l'argent. - Miecio a pris son Antabus,

- donc il a eu 100 zlotys. - Miecio boit d�s le matin.

- Ils sont tous comme �a ici? - Comment?

Il y a encore ceux qui bossent.

Moi aussi, je voulais travailler, mais je n'ai pas r�ussi.

On dit que la terre est ronde,

mais dans quel sens on ab�me les semelles?

Je suis all� chez les psys, j'ai bien parl�,

ils m'ont donn� une pomme. J'ai mang� les �pluchures,

etjet� la pomme. Ils �taient �tonn�s.

Monsieur!

- Monsieur! - Monsieur, attendez!

Vous avez perdu votre montre!

Monsieur!

C'est vous... Prenez cette balance.

Je veux vous vendre la radio, d'accord?

J'aurais pas d� acheter le g�teau dans une boutique priv�e.

Ils mettent toujours un truc...

Le chien n'a pas aim�? Il n'a pas mang�?

Il a aim�, il a mang�, et il est mort.

Le jour de son anniversaire.

L'anniversaire c'est un bon moment pourpensenu

� la mort.

Vous disiez combien? 300 pour la radio?

Non, c'est vous qui le disiez, mais tenez.

C'est quoi ce commerce? N�gociez.

Dites votre prix. Je vous propose 320, c'est bon?

- Oui, prenez-le. - Mais, monsieur,

�a fait longtemps que je n'ai pas marchand�,

vous me g�chez tout mon plaisir.

Dites-moi votre prix. Je vous propose trop peu.

- D'accord. 500. - 350.

- Non, 500. - 380.

- 490. - 400, mon dernier mot.

480, amen.

-390. - Non

- Non, 420. - Non, non, non.

420.

Je vais vous donner, je vais vous donner...

Je vous donne 420.

Merci.

Stop, citoyen! Stop! Il faut expliquer cela!

- Votre nom? - Andrzej Leszczyc.

- Votre �ge? - 29 ans.

Vous vous ne souvenez pas de votre �ge?

Montrez vos papiers.

Je me demandais quoi dire, dans quelques heures j'ai 30 ans.

Je ne savais pas s'il faut dire, 29 ans,

- ou 30 ans. - Je demande quel �ge

avez-vous en ce moment.

Alors dites-le.

C'est marqu� ici.

En ce moment j'ai 29 ans 364 jours

et 15 heures.

Arr�tez vos blagues.

Pourquoi avez-vous fui du lieu de l'accident?

Quoi? Quel lieu d'accident?

J'ai couru vers un magasin, je ne fuyais pas...

D'aucun lieu d'accident.

- C'est votre montre? - Oui.

Montrez ce que vous avez encore dans les poches.

Quelle est votre profession, Leszczyc?

J'ai rat� mon dipl�me � Polytechnique.

Rater un dipl�me, ce n'est pas une profession.

Vous avez souvent chang�

- votre adresse. - Il faisait peur aux enfants

- dans la rue. - Je le rendais � la classe de biologie.

Carje l'ai emprunt�.

Je n'ai pas vu d'enfants. Ce n'est pas vrai,

- il n'y avait pas d'enfants. - Prenez-le.

V�rifiez, � qui il a pu voler cela.

� vos ordres.

Il prendra 6 mois pour chaque pi�ce vol�e.

Pobieda, B'ronie, Pobieda, Pobieda.

Vous avez couru vers le magasin, c'est �a?

Et vous avez vu un accident.

Et vous ne vous �tes pas arr�t�.

Cela ne m'int�resse pas, donc je ne m'arr�te pas.

Il y avait urgence? Puisque vous avez couru?

- Je n'aime pas regarder le sang. - Mais vous aimez les montres.

Quelques mouvements rapides, et on court.

Les t�moins de l'accident! Qui a perdu sa montre?

Moi! Moi j'en ai perdu une.

- Laque/le? - Un r�veil. Il �tait sur la fen�tre.

Car nous on habite au rez-de-chauss�e.

Montrez, ce que vous avez achet� dans ce magasin

Vous savez, � l'usine il y a en ce moment...

Je voulais emprunter la balance car � l'usine commencent

les comp�titions Premier Pas de Boxe.

L�-bas il y a un entra�neur, Rogala.

Il a un assistant, un activiste qui ne sait pas

emprunter une balance, donc je voulais l'aider,

car ce Rogala, avant, m'a appris � boxer.

Je voulais emprunter la balance � ce vieil homme.

- Les montres, je les ai gagn�es aux cartes. - Son chien est mort, donc il va la pr�ter.

Le chien n'a rien � voir avec �a.

O� vais-je trouver ce Rogala?

Enlevez votre coude, ce n'est pas un comptoir.

Vous avez fait de la boxe?

- Bien. - Oui.

Position!

Fais le crochet du gauche. Mais - ici.

Bien.

Emmenez cette balance en voiture, � l'usine.

� vos ordres.

Salut, Andrzej.

Le train pour Varsovie part bient�t,

- � 17h50. - Pardon?

- Une roulade pour moi. - Un autre, express, part � 22h00.

- Deux roulades. - Pour moi aussi.

Un autre express le matin, et � midi - un train normal.

- Deux roulades pour vous? - Merci, c'est pay�.

Non, une seule.

- Une seule pour moi aussi. - Combien alors?

- Une seule. - Une seule.

Miecio te salue.

Tu vas voir comment il va la manger, cette roulade.

Du foie! C'est pour qui?

Je voulais te faire un cadeau d'anniversaire.

Tu penses que je peux avoir une autorit�?

Pour aller � la gare, ce n'est pas par ici.

Je suis all� chercher de l'argent, J'en avais dans la valise.

Pourquoi j'irai � la gare?

Tu demandais pour les horaires, je pensais que...

J'ai une id�e pour mon anniversaire; Une foule, des clameurs.

- C'est une bonne id�e. - Parfois il faut expliquer une chose,

on me regarde, je me retourne, il n'y a personne derri�re moi.

J'ai l'autorit� ou pas?

Il y a 10 ans, l'une de nos connaissances pour avoir de l'autorit�,

m'a vir� de Polytechnique.

Il ya 10 ans, moi, j'avais 17 ans.

Chers coll�gues, quant � Leszczyc, mon autorit� et celle de l'organisation,

j'�tais �lue pour nettoyer nos rangs de gens

- comme... - Je me souviens de ton allure.

Un beatnik.

On r�gle des comptes avec le pass�, mais peu de gens se souviennent,

ce que c'est une beat generation.

Mais cela reste, pour toujours.

- Au bout de 10 ans... - R�p�te �a.

C'est tellement beau. Tu dois le conna�tre par c�ur.

Bienvenue dans notre studio d'enregistrement.

Vous pouvez y enregistrer vos v�ux et une m�lodie,

pour les envoyer ensuite � un proche.

Nous offrons des repas pas chers, et la r�paration des bas.

Bienvenue dans notre studio.

Je voulais vous demander... Pourriez-vous la tuer pour moi...

- Car moi... - Donnez-la-moi.

Excusez-moi.

- Non, non. - Vous permettez...

Je recr�erai les traits de votre visage.

- Combien je vous dois? - 20 zlotys.

- Combien? - Comme je vous ai dit, 10 zlotys.

Savez-vous o� se trouve la cit� desjeunes?

B�timent 15?

Demandez � la boutique.

- Combien de temps �a va durer? - C'est pour vous?

Oh, vous avez 30 ans, d�j�?

- �a va durer longtemps? - Non. Deux minutes.

Vous ne tiendrez pas deux minutes sans elle?

- Voulez-vous �couter? - Je veux que tu saches

que je suis...

D�p�chez-vous, il vous reste une minute.

Passez dans la soir�e, pour enregistrer quelque chose...

Ici le studio d'enregistrement...

- soyez les bienvenus. - Madame,

- je voulais... - Venez dans la soir�e,

je le mettrai sur un support.

Dans d'autres studios c'est pr�t toute de suite,

- et ici? C'est sp�cial? - Oui, sp�cial.

Qu'est-ce qu'on peut dire pendant 2 minutes?

Aujourd'hui, quand je suis descendu du train,

je ne savais pas pourquoi... mais apr�s j'ai compris,

que je pourrais te ha�r.

Et quand j'ai vu... Tu ne le sais pas,

mais j'ai vu comment tu as gueul�

devant les maquettes... J'ai vu que tu �tais faible,

et toi aussi tu l'as compris, et tu veux fuir maintenant.

Je vais te montrer comment on peut se battre pour n'importe quoi.

Car si pour une raison ou une autre on n'a pas de travail, de projets

pour lesquels on peut se battre,

on se bat alors pour n'importe quoi

� la vie, � la mort, etje te montrerai, comment.

Et apr�s - on verra ce qu'il y aura entre nous. Peut-�tre on ira

danser, et apr�s - on ne sait rien.

Mais je te regarderai fuir d'ici,

te rendre sans te battre, etje ne pourrai plus croire...

- Le disque sera pr�t ce soir. - que je pourrai te ha�r.

O� est ta radio?

Attention � l'�cran! Doucement, attention!

Encore! Encore une fois!

Plus haut!

- Plus haut! Doucement! - Tu pourras vendre des billets

pour ton balcon.

Qu'est-ce qu'on va regarder sur cet �cran?

- Des chroniques d'actualit�s. - Plus haut, l'�cran!

Plus haut, encore!

Je n'ai jamais eu ma propre maison.

- Qu'est-ce que tu as? - Rien. C'est la lutte

contre son ombre. A l'arm�e,

pour me faciliter la vie, je faisais de la boxe.

Je suis rentr� au club, j'ai particip� aux comp�titions locales,

et seulement apr�s, en retournant � Polytechnique,

je me suis rendu compte, que le seul moment

- de bonheur... - L�ve ton pied...

de satisfaction... quoi?

Tu as march� sur la craie.

- Ce sera quoi? - Un lit.

- Un peu trop �troit. - Mais c'est un lit

d'une personne.

Chez certaines personnes il y a ici un petit os saillant.

Ce sont, bien s�r, des personnes exceptionnelles.

�a s'appelle protuberantia occipitalis majus.

- Une fois sur dix... - Et ton moment de bonheur?

C'�tait quand je gagnais la lutte.

Les gens applaudissaient, les copains...

Avant, je n'ai jamais cru en moi comme �a.

Quelle heure est-il?

J'y vais, je suis press�. Tu n'as pas de montre?

Si, mais elle n'est pas exceptionnelle. Tu vas o�?

Elle ne marche pas.

Mais Miecio me l'a vendue � pas cher. Il s'y conna�t tr�s bien

- au commerce de montres. - Il y a une comp�tition maintenant...

Je viens pour parler du m�nage, ici il n'y a pas de concierge,

et les locataires nettoient seuls.

La semaine derni�re c'�tait le tour des Siennicki,

cette semaine c'est mon tour, et apr�s, c'est � vous...

Moi je fais le m�nage encore aujourd'hui et demain, c'est bien,

car c'est la f�te de mon mari, et les invit�s vont tout salir,

- mais apr�s c'est votre tour? - D'accord.

Et ne vous en faites pas pour cette vapeur.

Avec la vapeur et l'�lectricit� il faut aller doucement.

Pourquoi vous �tes si bonne pour moi, d'un coup?

Non, je voulais juste raconter une blague.

Avec l'aide de la vapeur et de l'�lectricit� on peut faire

des enfants. Vous connaissez? Un couple,

mais - pas d'�lectricit�. Tout devient vaporeux.

- Tu n'as pas achet� d'ampoules? - O� devais-tu aller?

Quoi?

Tu parlais de la comp�tition � l'usine. Tu voulais les voir?

Non, je vais combattre sur le ring.

- Tu vas te battre. - Non. Je vais combattre.

Un pr�sident de 30 ans serait le plus jeune pr�sident au monde,

mais le boxeur de 30 ans est d�j� fini,

- donc je voudrais, au moins... - V�rifier une derni�re fois...

Retrouver le moment du bonheur, de la satisfaction.

Tu es un fumier de 30 ans.

Je me suis pr�sent�, je ne peux pas m'enfuir.

Le walkover est une honte majeure.

Qu'est-ce que t'apporte la boxe?

Je peux attrapper une mouche qui vole.

200 grammes de surpoids. Transpire un peu.

Au suivant.

Ne pas respirer.

C'est bon. Poids mi-moyen.

- Attention, on rappelle... - Quelle vitesse!

- Il ne va pas tenir... - qu'il est interdit de fumer.

- Interdit de fumer! - Il descendra � quatre pattes.

Il est d�j� au cinqui�me �tage.

Il va tenir au mieux deux reprises, pas plus.

M�me pas. Il va crever � la troisi�me.

Le poids mi-moyen; Le second couple:

- Piekarczyk, du club "Kombinat"... - Une coccinelle...

et Siemi�ski, non-associ�.

On verra.

C'est bon, poids moyen.

- Va chez Rogala. - Attention, on rappelle

qu'il est interdit de fumer.

Prenez encore des bandages.

Tiens, au cas o� tu t'ennuies.

- Quand tu vas te battre... - Non, je vais combattre.

Les deux mecs qui se tapent sur la gueule, combattent aussi?

A la vie, � la mort, m�me quand ils r�vent d'entendre le gong.

On attend ce son miraculeux, comme on attend

le salut. Puis, apr�s la pause,

le gong mobilise pour continuer; m�me le mort se rel�ve.

Quelle heure est-il?

On aura le temps d'aller danser.

On f�tera ma victoire en dansant.

Si je gagne aujourd'hui, demain je serai en finale.

Tu peux encore perdre.

Piekarczyk, du club "Kombinat",

a gagn� par un knock-out technique.

Je suis mal tomb� avecluL

Voici ton adversaire.

Monsieur l'ing�nieur, je vous ai d�pos� ce matin.

Pourquoi j'ai fait venir ici mes parents?

Ne t'en fais pas, Pawlak.

Il n'est pas ing�nieur, il est exactement comme toi,

tu comprends?

Sur un ring il n'y a pas d'ing�nieurs.

- On dit �a, oui. - Premier combat en poids moyen:

Pawlak du club "Kombinat" et Leszczyc Andrzej.

Voil�.

Serrez-vous la main. Attention � vos t�tes.

Combattez.

Stop! N'�vitez pas le combat. Combattez.

Stop! N'�vitez pas le combat. Combattez.

Stop! 1er avertissement. Vous �vitez le combat. Combattez.

Bats-toi, fumier, sinon, je te vire.

Tu n'es qu'un fils de pute.

Tu fais semblant d'�tre ing�nieur, pour qu'il ne te touche pas.

Tu as peur d'un jeune? Tu veux de l'eau?

Un, deux, trois, quatre, cinq, six,

sept, huit, combattez.

On rappelle qu'il est interdit de fumer.

- Bien, bien. - Quoi?

Un bon boxeur.

C'est clair,

- nous le ferons, c'est s�r. - Invitez-la. Elle est ici.

On l'invitera, tout simplement. Normalement.

Une montre pour mademoiselle? Oh, pardon.

Encore occup�.

Leszczyc gagne,

trois contre deux.

Le dernier combat de la journ�e en poids moyen:

Wielgosz contre Perefka du club "En Avant".

Pourquoi j'ai eu peur?

Pourquoi j'ai eu peur de lui?

J'ai eu peur pendant la premi�re reprise.

Il a gagn�.

- Fumier! - Pourquoi tu gueules?

- Quoi? - Pourquoi tu gueules?

- Wielgosz gagne... - Regarde...

par knock-out.

Tu vois, Pere%ka, il t'a eu du premier coup.

- C'est vrai. - R�veille-toi, c'est fini.

Allez!

Pereika! Pere%ka, attends! C'est fini.

- C'est moi, Maniek. - Qui a gagn�?

Lui. Il a fait knock-out.

- Tu as vu comment je l'ai contr�? - Wielgosz,

tu n'a pas besoin de te doucher,

- un seul coup et c'�tait fini. - C'est vrai.

- Tu as bien r�ussi. - Oui. Un coup et c'est bon.

Je vais te le d�faire.

Monsieur Rogala, il s'appelle Wielgosz?

Il a fait 100 combats.

Il n'a pas droit de combattre ici.

- Ici, c'est le Premier Pas. - Monsieur Leszczyc,

toi, tu t'appelles Leszczyc tu as fait 50 combats,

et tu n'as pas le droit de participer au Premier Pas.

Mais on a une m�thode pour les gens comme toi et lui.

Ils doivent combattre ensemble, tu comprends?

Bonne chance pour demain.

Et que Wielgosz ne te fasse pas de mal.

A la rigueur je vais faire un knock-out.

- Au revoir, monsieur Rogala. - A demain.

Je ne suis pas fou. Il m'aura du premier coup.

J'ai un train � 10 heures, je pars.

Ici, il n'y a plus personne, ils sont tous sortis.

Eteins les lumi�res, Wielgosz.

Je peux �teindre.

D�p�che-toi, tu es en retard.

Je partirai demain matin.

Je ne suis pas fou, je ne me laisserai pas tuer.

Cherchez des dupes ailleurs, monsieur Rogala.

Ce n'est pas moi qui te cherche.

Tu es toujours l�, o� il y a le Premier Pas, et on se voit.

Il faut qu'on arr�te de nous voir.

- On n'ira pas danser. - Pourquoi?

Tu as vu ton visage?

Peut-�tre que nous avons encore un train, non?

Mais tu as gagn�. La finale est demain.

- Laisse tomber. - Tu as dit que le son est beau,

- qu'il te mobilise. - On dit beaucoup de choses.

Et walkover reste toujours walkover.

Les gens disaient que tu gardes tes forces pour demain.

Je m'en fous de ce que les gens disent.

Tu ne t'en fous pas. C'est ce qui t'int�resse

et puis apr�s - longtemps - rien du tout.

J'ai toujours eu des probl�mes � me lever le matin.

Et puis, apr�s la boxe, apr�s l'arm�e, j'ai demand� � ma m�re,

de me r�veiller en comptant, comme un arbitre de boxe:

un, deux, trois. J'ai eu un r�flexe,

de me lever avant qu'elle ne compte jusqu'� 10.

- Et alors? - Rien.

- Que faites-vous? - Et vous?

- Exactement. - Touriste.

Qu'est-ce que tu en as � faire?

O� est le propri�taire de la ch�vre?

Nous avons oubli� nos enregistrements.

J'ai enregistr� des v�ux pour toi, on devait les r�cup�rer le soir.

Maintenant, c'est trop tard.

Les r�ves irr�versibles Une fois r�v�s, restent.

Et si tu te r�veil/es sur le quai d'une gare,

trop tard, car ta vie s'�loigne d�j�, comme ce qui fuit du miroir

quand tu ouvres les yeux, il n'est jamais trop tard,

pour assurer ta vie.

On peut attendre ici, pendant quelques heures.

Excusez-moi.

On vise le front - c'est la cible de type militaire.

- Premier essai gratuit. - Merci.

Si le client rate le second, il paye 100 z'rotys.

Non? Oh, pardon.

- Les montres sont � vendre? - Non

V�rifiez la puissance de votre �il et votre main.

Cet homme qui t'a appell� ce matin. Il vient vers nous.

Un divertissement accessible

- aux adultes et aux jeunes. - Donne-moi le r�c�piss�.

Premier essai gratuit, pr�cis - l'entreprise paie,

rat� - c'est le client qui paie.

Salut, Andrzej. Tu ne reconnais pas tes potes?

- Tu fais quoi ici? - Et toi?

Le business... Et toi? L'ing�nieur?

- Et toi? - Je n'ai pas pu repasser les exams.

Tout le monde ne doit pas �tre un ing�nieur.

On peut �tre par exemple...

Tout le monde ne doit pas aller tout de suite en prison.

En g�n�ral tout le monde ne doit pas �tre...

Allez, venez!

On va se voir. On va parler, non?

Attention! Un train passera

- sur la voie num�ro 1 - Il a trich� sur son poids.

C'est 250 grammes de bonbons.

J'ai la balance dans la t�te, je vais tout peser.

78 kilos, poids mi-lourd.

- 76 kilos, poids moyen. - Et moi?

90 kilos, poids lourd

- L�ve-toi. - Quoi?

- On y va. - Avant, j'�tais un enfant,

je ne savais pas ce que je sais maintenant, mais je savais ce qu'il faut.

Vous �tes un homme de science, dites-moi, comment c'est.

O� le trouver?

Visez et... jetez!

Ajoute une chose � notre m�nage commun.

Ce sera un lit pour deux personnes.

Tu y crois beaucoup?

Tu crois toujours en ce que tu veux.

Tu �tais au couvent, tu croyais en Dieu,

et quand tu m'as vir� de Polytechnique,

tu croyais que j'�tais l'ennemi du peuple ouvrier.

Tu crois aussi beaucoup en ton projet,

car tu as beaucoup cri�, non?

Tu cries toute ta vie, tu donnes des coups aveugles,

pour arriver l� o� tu veux.

Tu as �t� l�-bas? Tu l'as entendu?

J'�tais derri�re la fen�tre.

Pourquoi tu ne rends pas de coups? Je donnes des coups aveugles, et toi?

Tu as appris � te battre, et tu bats les plus faibles!

Quand tu rencontres un homme plus fort, tu fuis, non?

Moi, j'ai 30 ans, cette radio, cette valise, ce manteau.

C'est tout ce que j'ai.

- C'est ouvert, venez. - Soyez les bienvenus.

- Venez avec nous... - Il n'y a pas d'ampoules?

- On va danser... - On va boire...

- C'est la f�te. - Pas d'ampoules.

- Attends. - Viens, on danse.

- Ne fais pas l'idiot. - D'accord.

- La projection d'un film � huis clos... - Jerzy?

- l'inauguration de la Cit� des Jeunes. - Adam?

Karol?

Je crois qu'on se tutoie.

Quoi?

Alors.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six,

sept, huit, neuf, dix.

�a pourrait �tre une jolie maison.

Tu n'as pas vu mes gants?

Tu as d�j� eu une maison?

Alors, d'accord.

On mettra le lit ici, et ici - notre photo...

de mariage.

- Deux billets pour Varsovie. - Je vais r�fl�chir.

Deux billets de deuxi�me classe.

Comment �a, deux?

- Merci, monsieur le directeur. - Au revoir.

Vous l'accompagnez seulement. Moi, j'accompagne mes parents.

On entend m�me ici. C'est le tour des mi-moyens.

J'ai pris en deuxi�me classe.

Il n'y aura pas de combat?

- Nom - Alors...

Pourquoi hier, tu m'as...

- Oui? - Je veux laisser ma moto.

Le r�servoir est vide?

Laisse-donc.

- Il reste un demi litre. - Vide-le.

O�? Comment?

- Je ne sais pas. - Mais...

comment je peux vider l'essence ici?

Je ne le prends pas avec l'essence.

Vous avez peur du feu, ou quoi?

- C'est juste un demi litre? - Mais �a peut prendre feu.

- Soyez humain. - Allez dans l'usine,

- l� o� il y a la boxe. - Voleur!

Hey!

Hey!

Penche-toi!

Hey!

- Avez-vous du feu? - Non

Tire le frein! On aura le temps d'y aller!

On ira en moto!

Viens!

Allez!

Toi!

Viens ici! Tu n'es qu'un l�che. On aura le temps d'y aller.

De quoi tu as peur?

Le knock-out ce n'est rien.

Crachez-Iui sur la gueule.

Il a peur, c'est un l�che!

Le frein! Tire sur le frein!

Tirez sur le frein!

Attention!

Le dernier combat de notre Premier Pas

de Boxe en poids moyen devait �tre assur� par

Leszczyc et Wie/gosz.

A cause de l'absence...

Si tu descends du ring, je te casse la gueule.

- Je veux combattre. - Contre qui?

A cause de l'absence des adveraires...

pardon, d'un adversaire, le combat est gagn� par

Andrzej Leszczyc. Il obtient la r�compense - une montre.

Et le prix sp�cial pour la meilleure technique:

une radio E/tra.

Tu t'es arrang� avec Wielgosz.

- Tu devais... - Avoir la gueule cass�e.

- Monsieur l'ing�nieur. - Arr�te.

- Comment tu t'appelles? - Maniek, Marian.

- Andrzej. - Jedrek.

Non, Andrzej. Je suis trop vieux, pour qu'on m'appelle J�drek.

- Tu as gagn�? - Oui.

Trop vieux? Vingt ans et quelques? Ce n'est rien.

Ce n'est rien, mais aujourd'hui, c'est mon anniversaire.

Ton anniversaire? Alors...

Hier, j'ai vu votre combat.

Moi, je crois aux sportifs.

Vous me paraissiez un peu...

Mais je crois aux sportifs.

Vous allez rester un peu dans cet h�tel pour les ouvriers,

et apr�s - on verra.

- Monsieur... - Excusez-nous,

- nous sommes... - Vous n'auriez pas vu

mademoiselle Teresa? On a apport� des fleurs et...

Elle est quelque part dans la salle.

- Nous allons la retrouver. - Allons-y, messieurs.

Tu vas habiter � l'h�tel?

Oui.

Tu pourrais peut-�tre vendre �a?

Je n'ai plus d'argent,

mais je ne veux pas vous voir les mains vides.

Je vais le faire. A l'h�tel il y a un lit libre,

� c�t� du mien. La radio pourrait

rester au milieu, non?

C'est quoi comme marque?

Pobieda.

Je voulais vous montrer mes enfants.

Il sont beaux, mais moi, je n'ai rien � voir avec eux.

Viens, Karolek.

Je voulais m�me arr�ter de voler,

- vous savez. - Mais vous n'avez pas r�ussi?

C'est une blague, une exp�rience,

pour vous soulager un peu...

Battez-moi, allez. C'est mon acte de courage.

Allez-y, essayez.

Bbnie ou Pobieda?

Pobieda.

D'accord, donne-la-moi, Pobieda c'est bon.

Je te laisse la radio, je n'aime pas la musique.

C'est vrai.

Je n'ai pas de montre.

Le temps passe vite. Tu l'as d�j� vendue.

D'accord, donne-moi la radio.

Non.

Tu ne m'aurais pas battu.

Quand je t'ai vu arriver, je me suis cach�.

Je suis un bon copain, non?

Pour que tu prennes la radio, car la montre est � moi.

Je t'aurai eu du premier coup.

Rogala croit que nous nous sommes arrang�s.

Mise en sc�ne et sc�nario.

Images

musique

Traduction: Magdalena Kami�ska-Maurugeon

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