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Merci.
Tiens.
Désolé.
- Tu as fait vite. - Je me suis assis à la mauvaise place.
- Vraiment ? Où ? - Ne regarde pas ! Ne regarde pas !
Attention à mon manteau.
Il y aura bien des gens au mariage ?
Je ne sais pas.
Je crois qu'elle ne connaît plus personne.
Lui, elle ne le connaît que depuis un an.
Ce n'est pas beaucoup ?
Marierais-tu quelqu'un que tu connais depuis un an ?
Je n'ai pas beaucoup d'espoir pour tout ça.
Pourquoi y va-t-on, alors ?
- On la soutient. - Je pensais qu'elle ne te parlait plus.
Non.
C'est moi qui ne lui parlais plus, mais là, ça va.
Je ne me marierai jamais.
APPEL DE LA MAISON
Pourquoi n'as-tu pas tes nouvelles lunettes ?
Je n'en ai pas besoin en ce moment.
Tu m'as suppliée de te les acheter.
Tu as l'air très cool.
Je n'en ai pas besoin en ce moment.
Savent-ils qu'on est là ?
Oui.
Êtes-vous...
Paul s'excuse de ne pas avoir pu venir. Elle prépare la maison.
Désolée d'être venue avec si peu d'avis.
Ça va. Paul est tout énervée, mais moi, je m'en fiche.
Et Ingrid vous fait dire qu'elle nous a fait des bracelets.
Non, j'avais dit d'attendre.
Je pensais que tu m'avais demandé de le dire. J'ai les couleurs des Knicks.
Ce ne sont pas ces couleurs-là !
C'est superbe, Ingrid.
- Où sont ton père et Josh ? - Ils viendront peut-être.
Josh est en relâche dans une semaine, et Jim enseigne jusqu'à vendredi.
Il ira à la maison au Vermont cette fin de semaine.
Pauline est très contente que vous soyez venus.
Bien.
Mon Dieu ! Attention, enfoiré !
Seigneur !
Si tu veux savoir, pour la moustache...
Non.
J'avais une barbe avant, et quand je l'ai rasée,
j'ai gardé cette partie pour la fin, pour voir comment ça m'allait.
Et...
C'est censé être drôle.
Tu es si beau.
Je ne pensais pas te convaincre de venir.
Tu arrives au milieu d'un drame.
Ingrid, assure-toi de faire entrer Wizard.
Ce sont les Vogler.
Les voisins veulent qu'on coupe l'arbre.
Non. C'est notre arbre.
Ils pensent qu'il pourrit sur leur terrain.
On fait la cérémonie en dessous.
Tu as enlevé la balançoire.
Pauline pense que c'est leur façon d'essayer d'être amis.
Je pense qu'ils nous en veulent parce qu'on est...
Je ne sais pas ce qu'on est.
- C'est ma chambre. - D'accord.
- Tu aimes les douches ou les bains ? - Les douches. Toi ?
Je m'en fiche.
Malcolm est-il comme tu pensais ?
- Je n'avais pas... - La moustache est temporaire.
Il va la raser en dernier.
C'est censé être drôle.
- Il me l'a dit. - Oui.
Désolée, avec si peu d'avis,
on a dû te mettre dans le débarras de Malcolm.
C'était la chambre de Becky. Pauvre Becky.
Pauvre Becky. Eh bien, maintenant, c'est un débarras.
Je commence à sentir que la maison est à nous et pas à mes parents.
À nos parents.
Bien sûr.
Désolée, ça pourrait encore sentir la peinture.
Je croyais qu'il était musicien.
Officiellement, la musique est un passe-temps. Là, il peint
et il écrit des lettres aux journaux et aux magazines.
Il est très méticuleux.
Il peut passer une semaine à répondre à une critique de musique.
Il est très intelligent. Peut-être trop. Je l'ignore. Mais ça va bien.
Bien. Je m'en doutais.
Je ne sais pas par où commencer. Que dire ?
Il semble que je sois enceinte, mais c'est très tôt,
alors personne ne le sait encore. Ni Malcom ni Ingrid.
- Ouah. - Qu'as-tu dit ?
J'ai dit "ouah".
Oui. Si je ne le perds pas. On verra. J'espère que non.
Tout va bien.
On a fait un séminaire pour les couples au Maine il y a deux mois.
Ils donnent des exercices à faire.
Je sais que tu n'es pas convaincue, mais on s'est fiancés juste après.
Le responsable, Strickland, a écrit un livre très intéressant,
Sur l'amour, que je te prêterai si tu veux.
D'accord.
Mais juste si tu vas le lire.
Je voudrai le ravoir, j'ai annoté les marges.
Je n'ai pas le temps tout de suite.
Je ne te le prêterai pas si tu ne le liras pas.
Ce sera très décontracté, en passant.
Juste maman et Becky, le frère de Malcolm,
quelques amis, et maintenant toi et Claude. Pas comme le premier.
Becky vient ?
- Oui. - Pourrais-je avoir...
Vas-y.
Pourrais-je avoir du vin blanc ?
Oh, oui. On a...
Je suis vraiment contente que tu aies changé d'idée et sois venue.
Je n'ai pas eu de nouvelles après t'avoir envoyé l'invitation.
Je suis très heureuse d'être ici.
L'as-tu reçue ?
Oui.
Dommage que tu étais fâchée.
Je n'étais pas fâchée, mais déçue.
Mais quand tu dis "déçue",
c'est comme si je t'avais laissée tomber.
- C'est le cas, en fait. - Non, je ne crois pas.
Je me suis sentie trahie. Ça va ?
Ce serait encore de ma faute.
C'est le cas.
Écoute, ne commençons pas à...
Je suis devenue bonne cuisinière.
C'est incroyable que tu aies encore tous nos vieux disques.
- Maman, peux-tu cacher ça ? - Bien sûr.
Malcolm a déjà joué avec Ric Ocasek.
Oui, à la fin des années 80.
Après qu'il ait quitté The Cars. C'était un spectacle solo.
Alors, tu es célèbre ?
Non, non, crois-moi, je ne le suis pas. Je voulais l'être, mais plus maintenant.
Veux-tu être célèbre ?
Claude veut être très célèbre.
Assure-toi de pouvoir supporter d'être rejeté. Je ne peux pas.
Pour moi, les attentes deviennent de la déception.
Je préfère donc ne pas essayer.
Claude, ignore-le.
On mourra tous assez vite de toute façon.
Quand ta mère a déménagé à New York,
elle m'envoyait des livres et des disques.
- Comme Murmur, de R.E.M. - Et les Pixies.
Et X. Elle était géniale, ta mère.
- Tu n'aimais que le palmarès. - Oui. Mais maintenant, j'aime R.E.M.
Je n'écoute plus beaucoup de musique.
Je sortais avec Horace à l'époque. Te souviens-tu de lui ?
C'était le gars qui te battait ?
Non, ça, c'était papa.
Il se mettait en sous-vêtements et nous battait avec sa ceinture.
Cet homme était un vrai désaxé sexuel.
C'est horrible, ce qui arrive aux enfants.
Malcolm a été attouché par un homme qui le gardait.
Utilise cette information comme tu veux.
Désolée, on est en famille. Je pensais...
Je pense que Becky a eu la pire expérience.
Oh, que oui. Violée par l'entraîneur de chevaux.
Alan se retourne vers moi et dit x "Je ne sens plus mon visage."
Il a fallu trois médecins. C'est la paralysie de Bell.
Il paraît qu'un coup de vent peut la causer.
La sensation revient lentement.
On vieillit tous, c'est terrible.
Je me fiche que ce soit universel. J'oublie des noms.
Moi aussi. Et j'oublie certains mots.
L'autre jour, je ne savais plus le mot pour...
J'ai encore oublié. Le truc dans le vin. C'est quoi ? Les sédiments. Oui.
Je sais ça. Je parlais plutôt
de ne pas se rappeler le nom du bassiste de Mötley Crüe.
Ingrid. Montre donc à Claude et à Bruce le coffre à jeux.
D'accord.
Mick Mars.
Toby, je pense qu'il faudrait faire diagnostiquer Bruce.
Margot, je ne veux pas avoir cette conversation.
C'est crucial. Si tu lui répètes qu'il est comme tout le monde,
il se demandera pourquoi il ne l'est pas. Il souffre.
Il réussit très bien aux tests. Il a des B à l'école.
Mais c'est ça, l'autisme.
Une partie du cerveau fonctionne bien, l'autre est endommagée.
On l'a fait examiner, Margot. Il n'y a rien d'anormal.
Vous l'avez vraiment fait ?
Je ne veux pas avoir cette conversation. Je suis désolé.
Je sais que c'est difficile, mais il faut...
Que fais-tu ?
Je t'ai laissé un mot.
Reviens.
Ou retrouve-moi au Vermont samedi.
Non. Non. Le mariage est samedi.
Je suis là pour ça. Je peux pas partir. De quoi ça aurait l'air ?
Tu ne lui as pas parlé depuis des années.
Eh bien, on se parle, maintenant. Elle est ma meilleure amie, malgré tout.
C'est toi qui tenais à ce que je l'appelle.
As-tu dit à Claude ce que tu fais ?
Jim, ce gars-là, Malcolm,
il est exactement ce que tu imagines, sauf qu'il est déprimé.
Il n'est pas laid. Il est juste complètement repoussant.
Il n'a pas d'emploi.
J'ai cru comprendre qu'il écrivait des lettres. Je ne sais pas.
Et la maison m'a l'air bizarre. Pauline se donne trop de mal.
Tout est sens dessus dessous.
Ils ont enlevé la balançoire.
Allô ?
Il y a une semaine, tu n'étais pas certaine de partir.
Je peux vous rejoindre ?
Non. Je ne veux pas te voir. Je suis heureuse que ce soit fait.
S'il te plaît, ne dis rien à Claude avant qu'on ait parlé davantage.
J'ai pris ma décision, et tu dois l'accepter.
- Dors-tu ? - Oui.
- Te souviendras-tu de ça ? - Oui.
Je viens de parler à ton père.
Je te le dirai juste si tu ne t'en souviendras pas.
D'accord.
Tout le monde te trouve si drôle et charmant.
On me fait toujours des compliments à ton sujet.
Tu t'amuses ? C'est bien de voir Pauline ?
- Oui, je l'aime beaucoup. - Oui, mais elle est folle.
- Comment ça ? - Elle est vraiment hystérique.
C'est peut-être les hormones.
Tu n'as rien remarqué de différent chez elle ?
- Non. - Elle est enceinte. Elle me l'a dit.
Elle garde ça secret. Même Malcolm et Ingrid ne savent rien.
Je trouve ça impardonnable.
Maintenant, elle doit l'épouser.
Que pense-t-elle faire ? Se marier
et ne pas boire de champagne ? Ce serait mentir, alors.
Elle doit craindre une fausse couche. Ça arrivera sûrement.
En fait, elle doit hésiter à se marier.
C'est pour ça qu'elle ne lui dit pas.
Es-tu gelée, maman ?
Peut-être un peu.
Je n'aime pas ça.
Mon scrotum est plus long que mon pénis.
J'aime bien comment Claude m'admire.
Margot n'a pas l'air aussi folle que tu me l'as dit.
Ce qu'elle a fait à Alan et à Toby ce soir n'est pas assez fou ?
Ça l'était, c'est vrai.
Elle se fait du souci.
Oui, elle se soucie vraiment de Bruce.
Ça n'a rien à voir avec Bruce. Elle croit que tout le monde est autiste.
Quoi ?
Rien. Tu changes toujours d'avis.
J'essaie de décider si je suis d'accord avec toi.
Ne peut-elle pas être les deux ? Folle en se souciant ?
Faut-il être une seule chose ?
- Je suppose que non. - Bon, voilà.
C'est bien qu'elle soit venue pour le mariage.
Elle est belle, non ?
- Elle est attirante. - Un peu maigre, peut-être.
Mais c'est bien qu'elle soit là.
Baisons !
Merde !
Claude !
Je savais que je pourrais être amie avec lui
Beau coup.
Chéri, à ton tour.
Claude, ne te contente pas de frapper. Pense avant de le faire.
Désolé.
Bien joué.
Paul, que fais-tu ?
J'envoie sa balle au loin.
Et le coup de punition ?
- Je ne veux pas. - C'est plus intelligent.
Pauline ! Je t'ai dit que tu ne peux pas ! Tes pieds sont trop petits.
Vous avez enlevé les marquises.
Oui !
Bon.
- Bravo. - Ta gueule.
Allons, Claude.
Chéri, tu vas dans le mauvais sens.
Tellement stupide.
Maman, je suis désolé. Seigneur.
Voilà pourquoi je hais les jeux. Je hais ce que ça me fait.
Attendez ! On n'a pas fini !
Malcolm ?
As-tu déjà remarqué que Pauline a du mal à te regarder dans les yeux ?
Et qu'elle regarde juste au-dessus de ta tête ?
Je crois savoir ce que tu veux dire.
Je pense toujours avoir un truc dans les cheveux.
Ce n'est pas nécessairement mauvais, Paul. Mais c'est ce que tu fais.
Claude, as-tu déjà vu ta mère grimper à un arbre ?
Non.
On n'en a pas beaucoup l'occasion à Manhattan.
Quand Margot était enfant, elle grimpait partout.
Elle grimpait même à cet arbre.
Tu peux le faire, maman ?
- Peut-être plus tard. - Non, maintenant.
- Fais-le maintenant, Margot. - Montre-lui, Margot.
Je te l'avais dit.
Merde.
Que fait-elle maintenant ?
Elle est coincée.
Ça va ?
C'est bon.
Tu étais super en montant.
- Ne sois pas condescendant, Claude. - Allons, on rit tous, Margot !
Tu ris de manière gentille.
Claude y prend trop de plaisir.
- Ce n'est pas vrai. - Si.
Tu aimes te moquer de moi, me voir humiliée.
C'est méchant.
- Que fais-tu ? - J'ai un foutu insecte dans l'oreille !
Claude pourrait distribuer les programmes. Ingrid va chanter.
Veux-tu lire un poème ?
Tu sais que je n'aime pas parler en public.
J'ai une conversation dans une librairie en ville, vendredi.
Je regrette d'avoir accepté.
Une conversation ?
Je dois parler de mon travail devant un auditoire.
Je t'aurais invitée, mais ce sera ennuyant.
Quoi ? Dis-le.
Rien. Mais je viendrais. J'aimerais venir.
J'aimerais ça.
C'est bizarre, tu sais. Tu n'es donc pas ici pour mon...
Ça va, je comprends. Quand te l'ont-ils demandé ?
Il y a un certain temps. J'avais dit non, mais vu que je venais de toute façon,
et qu'en plus ça fait mousser les ventes...
Je vois.
T'ai-je dit que Becky s'est fait stériliser ?
Pourquoi ? Elle sort avec quelqu'un ? Elle est encore obèse, je suppose.
Je crois que c'est symbolique.
Je te parie que c'est maman qui paie.
- Il faut contrôler ses comptes. - J'y ai pensé, plus jeune.
Quand je baisais tout le monde. Tu t'en souviens ?
- J'ai fait pareil. - Pas comme moi.
Veux-tu qu'on compte ?
Non, Margot. Je ne veux pas qu'on compte.
Comment papa nous a-t-il poussées à baiser tant d'hommes ?
C'est le seul moment où on n'était pas complexées
et qu'on pouvait décrocher.
Ce n'était pas ça, je pense.
C'était juste qu'on y excellait.
Ta mère pense que Bruce est gai.
Non, elle a dit qu'il a le syndrome d'Asperger. Il est un peu retardé.
- J'ai le T.D.A. adulte. - Tu veux dire le T.D.A. juvénile.
Non. Pour une raison quelconque, j'ai la version adulte.
Je suis peut-être retardée.
- Allons ! - Allons !
- Hé ! Faites attention ! - Quoi ?
Attention à comment vous tirez sur son bras.
Vous pourriez le lui disloquer.
Ne nous dites pas comment traiter notre enfant.
Je me fous de comment vous le traitez. Ne le blessez pas.
- C'est une fille. - Elle m'a lancé un caillou.
C'est une petite fille.
Elle savait ce qu'elle faisait. Personne ne se frappe, dans notre famille.
Tu comprends ?
Ne t'en mêle pas, garce.
C'était les Vogler.
Que fais-tu ? Ils nous détestent déjà.
Ne me dis pas ce que je peux faire. C'est un cas d'abus.
Maman, elle était psychotique.
Arrêtez de vous en prendre à moi.
Mon Dieu.
Ça peut être à n'importe qui.
Que vont-ils nous faire ?
Ils ne nous feront rien, chérie.
Il faut abattre cet arbre.
Tu aurais dû voir son visage.
Margot l'a vraiment fâchée.
Où va-t-on se marier, alors ?
Dans l'entrée de la cour, s'il le faut.
Ta mère a commencé une guerre.
Il faut porter des souliers,
car ils pourraient lancer du verre.
- C'est déjà arrivé ? - Je ne suis pas sûre. Je pense que oui.
Non, c'est arrivé. Là, je m'en rappelle.
- Où vas-tu ? - En ville. Je reviens pour souper.
Allons, Margot, personne ne te blâme.
- C'est Dick Koosman ? - Oui. Il a une maison ici.
- Que fait-il avec maman ? - Bonne question.
Dick et sa fille nous ont invités à aller nager demain.
On ne les a pas invités au mariage.
Vous n'êtes pas vraiment amis.
On l'est assez pour être mal à l'aise. Maisy garde souvent ici.
Il fait l'entrevue avec moi vendredi.
Je t'ai dit qu'on collabore à un scénario ?
C'est une adaptation d'un roman de Dick.
Non, j'ignorais même que tu savais qu'il était ici.
Est-il un bon écrivain ? Pourquoi les gens l'aiment-ils ?
T'es toujours en compétition.
Peu importe si les autres sont dans le même domaine.
Il est en compétition avec Bono.
C'est vrai. Je ne crois pas
qu'il y a assez de place pour que chacun ait du succès.
Il n'y a que quelques places,
et les gens comme Dick Koosman et Bono les occupent.
Malcolm, pourquoi diable penses-tu que c'est
le bon moment pour dessiner ça ?
Désolé.
Je n'avais pas réfléchi. Désolé, Margot.
Vous êtes arrivés !
- Bonjour ! - Bonjour, Maisy.
Merci, Pauline.
- Bonjour. - Comment ça va ?
- Ça va ? - Je ne veux pas faire ça.
- Allons, ne fais pas la tête. - Ce n'est pas ça.
Je n'en ai juste pas envie.
Je veux rentrer et... J'ai du travail à faire.
Dick se fiche que tu sois pauvre.
C'est ça que tu... Ce n'est pas pour ça.
C'est juste que je déteste nager. C'est dégoûtant.
Mon erreur a été de dire que je viendrais.
Amuse-toi.
Parfait. On va s'amuser.
Les gens pissent dans la piscine.
Pas Dick et Maisy, j'en suis convaincue.
Je te parie 500 $ qu'il y a de l'urine là-dedans.
Au bout et on revient. Claude, dis "partez".
D'accord. Partez !
- Comment va ton père ? - Bien.
On avait le même directeur de thèse à Stanford. Tu le savais ?
Non.
Savais-tu que je sortais alors avec ta mère ?
Non.
- Pauline gagne ! Maman a triché. - Ce n'est pas vrai.
Tu n'as pas touché le mur, Margot.
Ce n'est pas grave. J'ai perdu de toute façon.
C'était serré.
Maisy, tu ne nages pas ?
Claude !
Ça va ?
Je l'ai !
Ça va, chéri.
- Désolé d'avoir ri, pour l'arbre. - Maintenant, on est quittes.
- Tu as un problème. - Comment ça ?
Je n'aime pas cette fille
et je n'aime pas comment Malcolm la regarde.
Allons, c'est sexy.
Non, tu ne l'as pas vu. Moi, oui. Tu as un problème.
Je ne m'en fais pas.
Il faut apprendre à Claude comment nager.
Il ne voudra pas. C'est trop tard.
- Es-tu censée boire ça ? - Non.
J'ai aimé ta dernière histoire. Harper's ? Celle au sujet de maman.
C'était très... Je l'ai beaucoup aimée.
- Ce n'était pas au sujet de maman. - Je crois que ça l'était.
En tous cas. Pourquoi ne veux-tu pas que Claude sache nager ?
Je n'ai pas dit que je ne voulais pas. Pourquoi ça te dérange ?
Ce n'est pas pratique à New York.
S'il veut apprendre plus tard, il pourra.
Pourquoi tu t'intéresses tant à ça ?
Ce n'est qu'une question de sécurité. Oublie ça.
C'est intéressant.
C'est la première fois que Dick nous invite chez lui.
Êtes-vous vraiment amis ?
Nous sommes voisins. Maisy est notre gardienne.
Je m'en fiche. Je trouve juste ça intéressant.
Es-tu excitée, pour ta conversation ? J'aimerais venir, si ça te convient.
Mon ami Blair m'a demandé comment c'était d'avoir une sœur célèbre.
J'ai dit que la célébrité ne me dérange pas.
Mon amie Alice Munro a fait un discours à Bennington.
- Je ne suis pas célèbre. - Connue, en tout cas.
- De très peu de gens. - Accepte le compliment.
Je ne l'avais pas vu comme un compliment.
Je connais une fille d'une rue vide
Froide comme de la glace mais gentille comme tout
Sèche tes pleurs, fille du dimanche
J'ai vu ton copain avec une autre
On dirait qu'il est dans un autre monde
Va te cacher, fille du dimanche
Elle ne peut pas rattraper
Tu chantes ?
Un peu.
Je peux te faire une suggestion ?
Tu devrais mettre du déodorant. Tu sens mauvais.
C'est mieux que je te le dise plutôt qu'une autre.
- Je pense que tu sens bon. Naturel. - Je pue.
- Ça cause le cancer. - Le déodorant ?
Ça contient des produits chimiques et des trucs qui sont très toxiques.
Je ne mourrai pas du cancer des aisselles.
Non, ça ira ailleurs, comme ton estomac ou tes testicules.
- Mes testicules ? - Ne ris pas. C'est sérieux.
Qui t'a dit ça, de toute façon ?
- Maisy ? - Oui.
J'espère que tu ne t'intéresses pas à elle. Elle est imbuvable.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Que je ne peux pas la supporter. Elle parle fort et est stupide.
Elle radote au sujet de choses dont elle ne connaît rien.
Elle a été acceptée à Harvard.
Des idiots se font accepter à Harvard tout le temps.
- Où es-tu allée, déjà ? - À Barnard.
Je pense que tu ne devrais rien faire avec elle.
On est juste amis.
Si tu fais quelque chose, utilise un préservatif.
Où vas-tu ?
Je sors avec Pauline, Malcolm et Dick.
Les enfants peuvent venir ?
Qui connaît-on qui soit gai ?
Comment je saurais quels gais tu connais ?
- Alan et Toby. - Et Bruce. Homosexualité et Asperger.
- Je ne sais pas si Bruce est gai. - Il pourrait l'être. C'est fréquent.
- Ta mère est enceinte. - Mais non.
- Oui. - Comment le sais-tu, Claude ?
Elle l'a dit à ma mère. Mais c'est évident, avec ses hormones.
Merde, Ingrid.
Tu vas avoir un petit frère ou une petite sœur.
Ma mère pense que ta mère n'est pas fiable.
Et alors ?
- Crois-tu ta mère baisable ? - Je l'ignore.
Elle est sexy, ta mère. Je me la ferais, si j'étais lesbienne.
Et même juste si elle me faisait de l'œil.
Ça n'arrivera pas.
Je ne me ferai personne.
- Qu'est-ce que c'était ? - C'était effrayant.
Margot ne parlait jamais.
On était sorties avec deux copains au secondaire.
Ron doutait que l'anglais était sa langue maternelle.
C'est vrai. Je pensais avoir une malformation au cerveau.
- Tu pensais être aphasique. - Je n'en suis toujours pas sûre.
- Mon Dieu, Margot. - C'est possible, Paul.
Tes diagnostics me frustrent vraiment.
- Malcolm, peux-tu ralentir ? - Quoi ?
Je peux conduire, si tu veux.
Non. Tu as payé le souper. C'est moi qui conduis.
Je vais te laisser payer ta moitié si tu ralentis.
Pauline et moi n'avons pas commandé de dessert.
Laisse tomber, Malcolm.
Margot voudrait conduire, si elle savait comment.
Mon permis est échu, mais je sais comment.
C'est pour le mieux. J'ai une théorie. Historiquement, les femmes ont
tant été réprimées que quand elles ont du pouvoir,
comme en conduisant, elles ne peuvent s'empêcher d'en abuser.
C'est comme celle d'Hannah Arendt sur Eichmann,
les gardes et les détenus qui changent de place.
- C'est une théorie charmante. - Oui, il la répète souvent.
C'est qu'une généralité. Certaines femmes conduisent bien.
Dit l'homme à la moustache qui se pense cultivé.
C'est censé être drôle.
Dis-tu ça à ma défense ou non ?
- Merde ! - Quoi ?
Non, c'est bon. Ça va. J'avais perdu les freins pendant un instant.
- Malcolm ! - Quoi ?
- Attention ! - Ça va, Margot !
Tu es vraiment incompétent.
Bon. Vous voulez vous reconduire vous-mêmes ?
Mon Dieu.
Tu devrais la suivre.
Viens chez moi ce soir.
- J'ai Claude. - Allons.
J'essaie de t'amener ici depuis le début de l'année.
Elle est enceinte.
- Pourquoi tu mets ça là ? - Je veux le garder.
J'ai déjà laissé un morceau de peau dans un cinéma.
Pour qu'il regarde des films pour toujours.
- Es-tu obsédé par Maisy ? - Non.
Tu regardes toujours ses seins.
- Tu as une moustache. - Ma mère la décolore.
- Où vas-tu ? - Tu commences à m'énerver.
Que fais-tu ?
- Je ne savais pas que tu étais rentrée. - Où d'autre serais-je ?
Josh et papa ne peuvent pas venir au mariage ?
On en a déjà parlé. Va te coucher.
Je peux dormir ici ?
Non, chéri.
On mettra un oreiller entre nous.
Bon. Juste pour ce soir.
Quand tu étais bébé, je ne laissais personne d'autre te prendre.
C'était peut-être une erreur.
Pourquoi c'était un secret ?
Je ne voulais pas que tu t'excites avant que ce soit vrai.
Ce n'est pas encore un vrai bébé.
Dans deux semaines, on fêtera ensemble, d'accord ?
Pourquoi l'as-tu dit à Margot ?
Parce que c'est ma sœur, et je lui fais confiance.
Qu'en penses-tu ?
Je ne veux pas de sœur.
Je vais chercher Wizard.
Margot a dit à Claude une chose que je lui avais confiée.
Et il l'a dite à Ingrid.
Je suis estomaquée qu'elle me fasse ça. C'est frustrant !
- Eh bien, c'est une chose... - Ne dis rien, d'accord ?
Tu sais quoi ? Contente-toi d'être là pour moi en silence.
D'accord.
Je dois faire si attention avec elle,
et tout le monde a le droit de se moquer de moi ?
- Je ne pense pas... - Malcolm, qu'ai-je dit ?
J'ai besoin que tu sois de mon côté. Pas que tu répares les choses.
Ingrid est vraiment bouleversée.
Merde ! C'est incroyable qu'elle me mette dans cette position.
Je ne te l'ai pas dit plus tôt,
je voulais pas que tu te sentes obligé de m'épouser.
J'ai su juste avant notre séminaire que j'étais enceinte.
Alors ? Qu'en penses-tu ?
Je n'en reviens pas encore que Margot l'a dit à Claude. Quelle folle.
Désolé. Je crois que je suis vraiment heureux.
Ingrid ! Viens ici, chérie.
SUR L'AMOUR
- Salut. - Salut.
Je regarde l'encens de Pauline et ses livres d'aide personnelle.
Je ne comprends pas.
Ça la fait paraître stupide, mais elle ne l'est pas.
Je n'aime pas la voir de cet œil.
Elle est si hypocrite.
Je suis excentrique avec ma thérapie,
mais elle a assez de médicaments ici pour endormir un éléphant.
- Elle se tient avec des idiots. - Malcolm n'est pas idiot.
- Claude, penses-y. - Il est chouette.
Pourquoi le trouves-tu chouette ?
Je parle plutôt de son intérêt pour les sectes et les ashrams.
- Elle était dans une secte ? - Il y a des années.
Lenny et elle adulaient un gourou qui lui-même adulait le Muktananda.
Il lui a fait boire l'eau de son bain.
Dieu sait ce qu'elle fait maintenant.
Margot ? Claude ?
- Wizard ! - Wizard !
Wizard !
- Depuis quand est-il disparu ? - Je l'ignore.
Ingrid l'a fait rentrer hier soir. Là, il est introuvable.
- Eh bien. - Wizard !
Tu as annoncé ma grossesse à Claude ?
- Je ne sais pas. - Tu lui as dit.
- J'ai dû dire quelque chose. - Oui.
Tu n'as pas à tout lui dire.
Il veut savoir. Si je ne lui dis pas, il devine.
Maman, où est Wizard ?
Je ne sais pas.
Tu ne l'as pas laissé sortir sur la route,
où il pourrait lui arriver du mal ?
Pourquoi penses-tu que j'aurais fait ça ? C'est terrible.
Je ne voulais pas dire exprès. Mais si tu sais quelque chose...
- Désolé. Je suis ici. - Je ne t'avais pas vu.
J'écris mes vœux.
Ça doit être approprié, mais drôle aussi.
Pas cucul, mais de l'humour sur nos personnalités.
Tu t'amuses ?
Oui, à part que Wizard s'est enfui.
Oui. On le trouvera.
Ou non. Je ne sais pas.
- Non. - Non.
Il est peut-être mort, en fait.
- Paul est contente que tu sois là. - Oui.
C'est le même grille-pain que quand on était enfants.
Paul est si bizarre.
Il paraît que tu as appris la nouvelle.
Oui. Félicitations.
C'est bien. C'est un peu difficile de bien l'absorber, c'est encore un peu abstrait.
Je n'ai pas encore réalisé
que je ne suis pas la personne la plus importante au monde.
J'ai hâte que ça arrive.
Je devrais te remercier. Je ne le saurais pas encore sans ton arrivée.
De rien.
J'ai peur de transmettre mes mauvais gènes au petit.
Dans ma famille, ils se lavent beaucoup les mains...
Pas moi, mais mon frère.
- Travailles-tu à quelque chose ? - À part le truc avec Dick ?
Ah, c'est vrai.
Et toi...
- Je travaille à des abstractions... - Personne ne remplit les bacs à glace.
- Désolée, que disais-tu ? - Non, ça va.
- Non, que disais-tu ? - Vraiment, ce n'est rien.
- Bon. - Je disais que je travaille
à des abstractions en gouache acrylique, mais ce n'est pas...
Je ne suis pas payé.
Je déteste cette question x "Que fais-tu ?"
- C'est toi qui me l'as demandé. - Je sais, mais...
On ne devrait pas parler de l'arbre.
Il y aura des gens et de la musique samedi,
plus que d'habitude.
Et ils peuvent venir boire du champagne,
mais tu leur dis. Ils t'aiment plus que moi.
En fait, je suis l'un des leurs.
Je n'aurais pas dû raser ma moustache.
C'est ça.
Ingrid a demandé si j'avais été gai. Sais-tu pourquoi ?
Non.
Bonjour. Je m'appelle Pauline, et voici Malcolm.
On s'est rencontrés. On est voisins.
Vous allez abattre cet arbre ?
On a grandi avec cet arbre
et on se marie en dessous samedi.
Ses racines poussent dans notre terrain. Il pourrit et tue nos plantes.
Le spécialiste a dit que l'arbre était en santé.
- Tu pourrais dire quelque chose ? - Quoi ?
Tu me forces à tout faire.
- Tu as parlé de l'arbre. - Non, c'était lui.
Désolée. Ce discours était mieux quand on le répétait chez nous.
Vous et votre femme,
désolée, j'oublie son nom, vous pourriez venir boire du champagne...
Il faut lui demander. C'est elle qui fait les plans.
Je vais rentrer.
Tu ne m'as pas donné la chance de dire ce que je voulais.
- J'aimerais le frapper. - T'as jamais frappé personne.
- Bien sûr que oui ! - Qui ?
Plein de gens. Tu ne les connais pas.
Ils ne sont plus là, car je les ai frappés.
Ne ris pas, Pauline. Ce n'est pas drôle. Je vais frapper ta sœur !
La menace n'est pas là-bas.
Elle est chez nous. Elle dort dans mon studio.
Je ne la frapperais pas vraiment.
Mais j'ai envie de le faire. Elle est si idiote.
C'est faux. Tu ne l'aimes pas, voilà.
Si, elle est idiote ! Tu es idiote.
- Mon Dieu ! - Vous êtes toutes deux idiotes !
Je suis si... J'essaie vraiment fort.
Tu ne le reconnais pas du tout !
- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Je ne sais pas.
J'ai la version émotive de ce qu'est le mauvais feng shui.
Je ne sais pas. Dis-le-moi. Tu comprends ces choses-là.
- As-tu bu tes thés ? - Oui, j'ai bu mes foutus thés.
Vraiment, quand tu y repenseras, tu verras
que je n'agis pas comme un fou, que c'est la bonne réaction.
Proportionnellement à ce qui se passe, c'est bon.
Faisons l'amour.
- Jim. - Salut.
Comment ça va ?
- Papa ! - Claude !
Salut.
C'est une décision difficile,
car Claude a beaucoup d'amis à l'école maintenant.
Mais c'est cher, et Bronx Science est une excellente école publique.
Je n'ai pas été accepté à Stuyvesant.
- Il n'est pas doué pour les tests. - Je suis allé à Stuy.
- Vraiment ? - Vraiment.
J'aimerais mieux rester à Packer, mais c'est si cher.
Josh est doué pour les tests, mais Claude pense de manière abstraite.
- Il est plus créatif. N'est-ce pas ? - Je suppose.
J'ai vu le manchot, qui a en fait deux bras, à la bodega.
Lui as-tu donné de la monnaie mêlante ?
Oui. Je lui ai donné des 5 cents et un 25 cents canadien.
Vous savez ce que j'ai essayé l'autre jour ? M'asseoir pour pisser.
As-tu déjà fait ça, Jim ?
Non.
Jamais.
C'était une blague. J'allais appeler Pauline x
"Devine ce que je fais ?"
Désolée d'avoir raté cette expérience.
Je pensais justement aux paroles
de mon père x "Pourquoi être debout si on peut s'asseoir ?"
C'en est un très bon exemple.
Ça m'a pris du temps avant d'essayer, j'avais honte.
Vous le faites tout le temps.
Jamais dans un endroit public. Je m'accroupis sans toucher le bol.
En tout cas, je le recommande. Il faut au moins l'essayer.
Jim, désolée pour la chambre.
C'est habituellement le débarras de Malcolm. C'est temporaire.
C'est parfait.
Margot, ouvre ton cadeau.
Ça me gêne d'ouvrir des cadeaux devant les autres.
- Et c'est la fin de semaine de Pauline. - Allons, Margot. Ouvre-le.
Allez, vas-y.
Elles ont l'air chaudes.
L'année dernière, au Vermont, tu avais les pieds gelés.
Merci.
De rien.
J'ai déjà des pantoufles.
Ça va. Deux paires valent mieux qu'une seule, non ?
Ça m'attriste de recevoir un cadeau que j'ai déjà.
- Pourquoi ? - On dirait que tu ne me connais pas.
Qu'a ton oreille ?
Je t'ai demandé de ne pas venir, et tu es venu quand même.
Il nous faut du temps pour en parler. Tu ne peux pas t'enfuir.
Bon, on est ici. Tu as le temps.
Eh bien...
Maintenant, tu me mets de la pression.
Qu'est-ce que c'est ?
Continue de conduire. Jim. Jim, non !
- Je veux voir. - Non.
Reste ici.
S'il vous plaît, aidez-moi.
- Il s'est fait frapper par une auto. - Jim.
Jim.
- Attention. Il pourrait mordre. - Je l'ai. Je l'ai.
Vite, il va mourir !
Il n'a rien fait.
Roger n'est qu'une créature innocente.
- Mon Dieu. - Margot.
Elle est insupportable.
Tu as payé, hein ?
Elle n'avait pas son portefeuille. C'était pas si cher.
Roger va vivre.
Je me contrefiche de Roger, et je me sens coupable de ça.
Je me sens horrible à cause de toi.
- J'aurais pas arrêté. - Bien sûr que si.
Non, je ne l'aurais pas fait.
- Je me déteste quand je suis avec toi. - Margot, je ne suis pas...
Je ne peux pas te parler si tu es comme ça.
Tu es comme Claude. Je me sens coupable à cause de toi.
Parfois, je te trouve odieux.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Je ne sais pas.
Avant que tu me donnes ton chandail, j'ignorais que j'avais froid.
Ramène-moi à la maison et va-t'en.
Si c'était quelqu'un d'autre, je comprendrais. J'aurais pitié.
Mais puisque c'est moi, je me sens horrible et très critique.
Je ne peux dire à Claude ce qui se passe,
mais il le faut. Je vais le faire.
Comment puis-je être toutes ces personnes ? Mariée à Jim,
baiser Dick, les vouloir tous les deux, puis aucun des deux ?
Je sais. On a l'âge où on devient invisibles pour les hommes.
Si un gars veut nous baiser, c'est tentant.
Que veux-tu dire ?
Je dis que si ton estime de toi vient du fait d'être baisable
et que ça commence à diminuer, c'est très dur.
J'ai presque eu une aventure aussi. Mais tu n'as pas à le faire.
Tu pourrais plutôt te faire donner une manucure.
Tu sais, je dis aux gens que tu es ma meilleure amie.
- Tu me manques vraiment. - Toi aussi.
Mais je pense que tu es venue à mon mariage
parce que j'habite à 2 km du gars que tu baises.
Allons, Pauline, à t'entendre, on dirait que je t'utilise.
Oui.
Tu as un...
- C'est parti ? - Je pense que oui.
Pauline, pourquoi tu te maries avec ce gars-là ?
Il n'est pas assez bien. Il est si grossier.
Il est comme ceux qu'on rejetait quand on avait 16 ans.
Ne fais pas une telle erreur.
Je n'ai peut-être pas le droit de le dire.
Mais tu sais que je dis vrai. Voudrais-tu que je mente ?
Avec qui devrais-je être, alors ?
Je ne sais pas. Quelqu'un qui est ton égal.
Tu es intelligente, brillante. Tu es drôle.
Tu es hilarante. Paul, tu es une bonne enseignante.
Tu es ouverte d'esprit. Tu es si belle.
Hé ! Hé ! Vous ! Ramassez ça.
Je vais appeler la police. C'est notre terrain.
Crétins.
Wizard !
- Qu'est-il arrivé à ton père ? - Il est allé au Vermont.
Il voulait pas venir au mariage ?
Je ne pense pas qu'il pouvait. Il ne pouvait pas.
- Tu veux me voir danser ? - D'accord.
Wizard.
Tu ne regardes pas.
- Où allez-vous ? - On doit rentrer chez nous.
- C'est ta copine ? - Non, c'est ma cousine.
- T'es une tapette ? - Non.
- Et toi, t'es une tapette ? - Non.
C'est un Vogler.
- Ce n'est qu'un idiot. - J'ai un caillou dans mon soulier.
Allez, Ingrid !
Menteur !
Ingrid, aide-moi !
Tu es gai. Tu es gai.
Non.
Tapette.
- Ne cours pas si vite. - Il m'a mordu.
- Qui t'a mordu ? - Un Vogler.
Laisse-moi voir.
Bon, ça suffit. J'appelle la police.
Non ! Ça va empirer les choses. Pourquoi tu leur as parlé ?
De quoi parles-tu ? Ce n'est pas de ma faute.
Ce garçon m'a mordu parce que tu t'es ouvert la bouche.
Claude, c'est méchant.
Tu chies dans tes chaussures et tu les baises !
Elle a écrit une histoire sur Lenny et moi.
Oui. C'est ici.
On parlait presque tous les jours, alors,
et elle ne m'a pas avertie.
Elle a laissé entendre qu'elle avait utilisé une ou deux choses.
Puis, on reçoit The New Yorker, on est abonnés,
et voilà l'histoire.
Les choses qu'on disait et qu'on faisait. Je les lui avais confiées en secret.
Ça a aidé à mettre fin à notre mariage.
Je l'ai lue et j'ai pensé x "Elle me déteste."
Elle ne te déteste pas.
Tu crois ?
Margot a essayé de me tuer quand on était petites.
Elle m'a mise sur une plaque, m'a saupoudrée de paprika
et m'a mise au four.
Jim est venu.
Écrit-il toujours ?
Je lui ai dit d'aller au Vermont sans moi.
J'aimerais qu'il écrive une histoire linéaire, pour changer.
Jim ne veut pas rendre la vie facile au lecteur.
C'est l'homme le plus gentil, mais il ne sait pas comment écrire.
Je ne le rejoindrai pas. Je reste ici.
On verra.
Ça va ?
Hein ?
Je ne t'ai pas demandé de faire ça.
Ce gars-là nous pointe du doigt.
Je suis intéressé par ton histoire "Enfants gâtés".
Le père est un personnage haïssable,
mais on a quand même pitié de lui.
Je voulais explorer cette relation père/fille.
Quand il s'accroche désespérément à elle, il l'étouffe en fait.
Il n'aime pas non plus la responsabilité d'être parent, sans vouloir l'avouer.
Il y a un combat sexuel émotionnel avec Daphné,
- que je trouve... - Il recherche l'isolement.
Je le vois toujours comme quelqu'un
qui s'identifie tellement avec les gens autour de lui
qu'il commence à perdre tout sens de qui il est.
Mais son seul recours, dans ton histoire,
- c'est d'abandonner sa fille bien-aimée. - Oui, c'est vrai.
J'écris de la fiction historique, alors je n'ai pas à répondre à ceci,
mais je me demande, pour quelqu'un qui écrit tant sur la famille,
à quel point c'est autobiographique ?
Mon père était une personne aimante.
Il avait ses mauvais jours, mais il était dévoué à ses enfants.
Je n'aurais jamais écrit ce portrait s'il était vrai.
Je pense en fait que le père pourrait en fait être un portrait de toi.
Je ne...
Pourquoi crois-tu que...
Nous nous inspirons tous de la vie.
J'ai fait réparer notre réfrigérateur l'autre jour,
à notre appartement à Manhattan,
et j'étais seule avec le gars.
Je pense qu'il venait de Porto Rico.
Il était... envoyé par Whirlpool,
qui, je crois, a fait notre réfrigérateur.
Même s'il a dit qu'il travaillait pour un organisme indépendant
qui fait affaire avec Whirlpool.
Je pense qu'il était retardé.
Il y avait...
Il y avait une colère en lui, et tout d'un coup,
j'ai eu peur pour ma vie.
J'ai appelé Jim à N.Y.U. et j'ai...
Je lui ai demandé de rentrer.
Je pense que c'est Frigidaire qui a fait l'appareil.
J'ai besoin... Je dois faire une petite pause.
Tu es un crétin.
- Je veux être seule, compris ? - Qu'y a-t-il ?
Je ne sais pas. Je te le dirai un jour. Vas-y.
Tu es sûre ?
Oui. Va avec maman. Je te verrai plus tard.
- Tu as dit "maman". - Tu sais ce que je veux dire.
Va avec Pauline.
Faut-il que je te fasse un dessin ?
Va avec elle.
Il y avait du sang sur le plancher,
il faisait froid, et il neigeait dans le couloir.
Il y avait des engins de torture bizarres,
et pour s'en sortir, il fallait se torturer soi-même.
Je n'avais pas peur quand ça arrivait.
C'était plutôt après. C'était comme si
j'étais là en tant que spectateur.
Je n'avais pas à faire tout ça.
Je peux t'apprendre à nager si tu veux. Pas besoin de le dire à ta mère.
Je ne veux pas vraiment.
- J'aime bien Malcolm. - Vraiment ? C'est bien.
Moi aussi. Je ne sais pas.
C'est difficile de trouver des gens
qu'on aime plus que notre famille.
Tu es le préféré de ta mère. Tu le savais ?
Elle t'a toujours aimé le plus, plus que Jim, même.
T'a-t-elle parlé ?
Je ne pense pas. À quel sujet ?
Ça va ?
C'est difficile de voir ta mère comme ça, hein ?
Être attaquée comme ça ?
C'était méchant, ce qu'il a fait. C'était vraiment odieux.
- Dick est un crétin. - Oui.
Tu sais,
ta mère vit un moment difficile.
Et peut être effrayante quand elle est fâchée.
Quoi qu'elle te dise, comme si elle dit qu'elle quitte ton père, tu dois savoir
qu'elle change souvent d'idée.
Je ne veux pas que tu t'en fasses avec ça maintenant.
- Il va l'abattre. - Bien.
Mon père est en retard. J'espère que je ne dérange pas.
Tu ne déranges pas, Maisy.
J'ai dit à Paul que je ne voulais pas que vous veniez.
J'ai trouvé ça intéressant.
- Qu'en a dit Paul ? - Je pense qu'elle a aimé ça.
C'est ça.
- Avez-vous parlé de moi après ? - Non.
- Je sais que tu mens. - Non, maman.
Je ne lui fais pas confiance.
Pauline m'a dit que tu la déçois.
- Pourquoi ? - Elle te trouve paresseux ici.
Ingrid offre toujours d'aider à cuisiner et à nettoyer.
Elle a fait des bracelets pour les invités. Même Malcolm a installé la tente.
Toi, tu attends que les autres fassent tout pour toi.
- Ce n'est pas vrai. - Ça l'est.
J'aurais dû mieux t'élever.
Je peux essayer de faire des popovers, si je me rappelle comment.
Laisse tomber.
Pourquoi me regardes-tu comme ça ?
Je vois à quel point tu as changé.
Ton langage corporel. Tu étais plus rond, plus gracieux.
Maintenant, tu es si raide, si blasé.
Je ne peux l'expliquer.
Mais c'est correct.
Tu es encore beau.
Peux-tu vraiment le faire toi-même ?
Pauline, tu veux que je l'abatte ou pas ?
Fais attention à la tente.
J'aimerais qu'il tombe sur les Vogler.
Je pense que c'est fini entre Margot et Dick. Il a été si cruel envers elle.
Et le pauvre Claude a dû assister à ça.
Elle devrait divorcer,
elle pourrait alors baiser qui elle veut.
Et Dick Koosman...
Je suis d'accord. Je déteste l'idée que Dick baise Margot.
Que veux-tu dire ? Tu veux la baiser ?
Pauline, ce n'est pas ce que j'ai dit.
Je sais qu'elle t'attire. Tu me l'as dit.
Je n'ai pas dit ça !
J'ai dit qu'elle était attirante quand tu m'y as forcé.
Elle ne s'intéresse pas à moi, en plus, mais ça ne changerait rien.
As-tu déjà fait quelque chose comme ça ?
- Comme quoi ? - M'as-tu déjà trompée ?
Non ! Je peux finir ?
Ces courriels que tu écrivais à mon étudiante ?
Est-ce que...
- Tu as dit que ce n'était rien. - En effet.
Mais... Peux-tu le redire ?
Je viens de le faire. Je peux abattre l'arbre, maintenant ?
- Tu n'as rien fait avec elle ? - Non.
Elle m'a envoyé un courriel après la conférence à l'université,
- et, tu sais, on était amis. - Oui.
Une amitié entre toi et une fille de 20 ans.
Pauline, combien de fois dois-je le dire ?
Pourquoi je ne te crois pas ?
Margot ne comprend pas pourquoi tu es avec moi,
et quand elle est là, tu cherches la bête noire.
- Tu me le jures ? - Oui.
Bon. Je suis désolée.
Ça va.
- Je vais te dire quelque chose. - Quoi ?
- Mais je ne veux pas te perdre, hein ? - Quoi ?
Je vais te le dire, mais laisse-moi...
Maisy.
- Je ne veux pas savoir. - On n'a rien fait.
On s'amusait.
Je me moquais d'elle parce qu'elle sort avec un sportif.
Je n'aurais pas dû me mettre dans cette position, je sais.
Nos lèvres se sont touchées. C'était à peine un baiser.
Et on a arrêté. C'était tout.
Nos langues se sont touchées.
Je ne veux pas minimiser. On s'est vraiment embrassés.
Je l'ai embrassée.
J'ignore pourquoi. Je ne l'aime même pas.
C'est une période difficile pour moi.
Qu'est-ce que tu penses ? S'il te plaît, dis-moi à quoi tu penses.
Est-ce que quelqu'un a vu Wizard ?
Non. Où est Maisy ?
Désolée. J'avais envie, j'ai utilisé ta salle de bain.
J'adore ta robe de mariée. Elle est si belle et originale.
- Est-ce que tout va bien ? - Rien.
Claude, veux-tu jouer au croquet ?
D'accord.
Voilà Dick !
Papa !
Malcolm...
- C'est presque fini ? - Presque.
Je n'ai rien fait ! Je n'ai rien fait ! Non !
Espèce d'enfoiré !
Va te faire foutre ! Non ! Non !
- Je ne veux plus jamais te revoir. - Crétin ! Elle ment !
Mon Dieu !
Il l'a cherchée partout pour la trouver
- Viens avec moi à New York. - Je ne peux en parler.
Bon. Mais tu ne peux l'épouser. Tu dois le quitter.
On trouvera quoi faire du bébé quand...
- Margot, je ne peux pas. - Écoute-moi.
Tu dois faire tes valises et partir d'ici.
Prends notre voiture et laisse-la au traversier.
Je peux faire des popovers.
M'aimes-tu ? Bien.
Ne te défoule pas sur moi. Je suis de ton côté.
Ce n'est pas vrai.
Je me suis tue parce que je voulais...
Non, tu ne t'es pas tue. Non, tu ne t'es pas tue !
Bon, je te l'ai dit. Et j'avais raison. Il a fait une chose horrible.
Tu ne connais pas cet homme. Ce qu'il a fait est criminel.
- Margot, je ne peux pas. - C'est de la pédophilie.
Va-t'en.
Becky et moi parlons de toi, du monstre que tu es.
C'est parce que maman m'a donné la maison ?
On parle de toi. Becky ne peut pas te supporter.
Becky dit que tu as presque un trouble de la personnalité.
- Que dis-tu ? - Ne puis-je rien avoir ?
À quoi pensais-je ? Je ne peux rien avoir.
Je t'ai fait confiance. Merde ! Tu es si méchante !
Tu me détestes. Tu es si méchante !
Sors de ma maison ! Va-t'en !
Je ne te reconnais pas. C'est comme si tu étais une autre.
Ingrid !
Ingrid !
Ingrid !
Ingrid !
Viens.
Bon.
- Il n'allait pas tomber. - Désolée. Je suis désolée.
Wizard !
Depuis quand tu sais conduire ?
Pourquoi tout le monde pense-t-il que je ne sais pas conduire ?
Je conduisais, avant.
Il faut appeler les gens et annuler.
Je peux quand même chanter ?
- C'est vrai, tu pues. - Eh bien, je ne porte pas de déodorant.
- Merde. - Quoi ?
Je pense que... Non. On n'a pas de freins.
- Ils marchent pas toujours. - Ça veut dire quoi ?
- Que crois-tu que ça veut dire ? - Que fait-on ?
Maman !
- Non ! - Merde !
J'ai gâché mes chaussures.
Maman, ça va ?
Ne regardez pas. Merde !
- Maman, qu'est-ce qui se passe ? - Rien.
Elle a fait dans ses culottes ?
Ça arrive à tout le monde, pas juste aux bébés.
Un jour, ça t'arrivera aussi.
J'ai laissé un message à maman et à Becky.
Mais maman ne sait pas se servir du répondeur.
Je l'entends bourdonner.
Attention, elle va pondre des œufs.
Bon, je vais lui dire.
Non. Je ne veux pas qu'il...
Et je le mettrai dans l'autobus. Salut.
Chéri, un autobus va au Vermont et part de la ville demain matin.
Je viens de parler à ton père. Il viendra te chercher.
- Tu ne viens pas ? - Non.
Pourquoi pas ?
Parce que je dois aider Paul et Ingrid.
Alors je ne veux pas partir demain.
Voilà Malcolm !
Non, chéri.
Je ne peux pas vivre seule dans cette maison.
Tout ira bien.
Je pourrais trouver un appartement à Brooklyn ou à Williamsburg.
Les gens vivent là, non ?
Non, tu ne vas pas vivre là. Il n'y a que des jeunes.
Mais que penses-tu de l'idée ?
Peut-être. Peut-être. On verra.
Si tu ne veux pas venir avec moi,
maman te laissera sûrement habiter avec elle.
Tu essaies déjà de me refiler à maman.
Ne dis pas ça. Tu viens avec moi.
Tu ignores même où tu vas vivre.
Tu devras peut-être aller chez maman toi aussi.
Quoi ?
Tu as dit que tu lui parlerais. Je suis désolée.
Qu'ai-je fait ?
Qu'ai-je fait ?
- Quoi ? - Rien.
J'ai ressenti tant d'amour pour toi, là.
Bonne nuit, maman.
Hé !
Tu ne peux pas écrire à ce sujet. C'est à moi.
Ce n'était pas à ton sujet.
Tu as déjà volé ma vie,
cette histoire sur Lenny et moi.
- C'est fictif. - On a dû divorcer.
Mon Dieu.
Ne t'inspire plus de moi.
Ça vaut aussi pour Ingrid, Malcolm et Wizard.
Nos vies ne sont pas à vendre.
Rends-le-moi. Allez.
Si je pouvais lire ton écriture, je serais furieuse.
Mais si jamais je vois une histoire avec une chambre d'hôtel, par exemple,
je vais t'éviscérer.
Tu as maintenant réussi à ruiner deux de mes mariages.
Tu ne portes pas de sous-vêtements.
J'ai chaud. Je suis enceinte. Fais-moi de la place.
Tu n'as pas chaud. Tes pieds sont froids.
Arrête de me toucher. J'ai si chaud. Touche mon front.
Tu fais de la fièvre.
Je ne fais pas de fièvre. Je suis enceinte.
- Es-tu toujours comme ça ? - Habitue-toi.
Maman et Becky partagent un lit. Toi et moi, on prendra l'autre.
Tu devrais aller au Vermont.
Tu sais, je pensais à ça,
si tu veux, toi et Ingrid pourriez aller au Vermont.
Pour tenir compagnie à Claude.
Jim t'adore.
Tu n'aimes pas Malcolm car il ne t'attire pas.
- S'il te plaît ? - Non.
Je ne ferai pas ça pour toi.
Vous avez parlé de moi aujourd'hui ?
Qu'avez-vous dit ?
Je lui ai dit que tu changes souvent d'avis.
Désolée, chérie. Quelque chose ne va pas chez moi.
- Je vais l'appeler. - Ne fais pas ça, je te le dis...
Il me faut des vêtements.
Il devrait ficher le camp de notre maison.
Bon, je lui dirai de ficher le camp de notre maison.
Tu l'as laissé dans ma chambre.
La tente a l'air si seule.
Il n'y a personne pour s'y marier.
Et elle est complètement écrasée.
Je suis un tel idiot. Ne me prends pas au sérieux.
Enfin, prends-moi au sérieux, mais pas la partie idiote, tu sais.
Je t'aime tant. S'il te plaît, épouse-moi.
Tu ne peux plus jamais faire ça. Tu comprends ?
Je te le promets.
Peu importe la tentation.
Je ne sais pas. Je ne sais pas.
J'ai mangé un peu du gâteau. J'ignore pourquoi, mais je l'ai fait.
Comment c'était ?
Bon.
Pas trop sucré ? Parfois, ils les font trop sucrés.
Peut-être.
Peut-être qu'il l'était. Je n'ai même pas remarqué.
Ils ont raté le gâteau. Comme c'est triste.
Tu me manques. J'aime notre petit bébé.
Tu me manques.
Tu me manques aussi. Peut-être qu'il nous faudrait un autre séminaire.
Je ne te comprends pas, chéri.
Chéri, je ne te comprends pas.
Voilà mamie et tante Becky, avec de la crème glacée.
Elles n'ont pas eu mon message.
Tu vois, elle ne se sert pas du répondeur.
Quoi, tu ne viens pas ?
J'arrive, j'arrive. Qu'a-t-il dit ?
- Maman ! - Mamie !
- Qu'a-t-il dit ? - Mamie !
- Bonjour, maman. - C'était Margot que j'ai vue ?
- Ne regarde pas, continue de marcher. - Où va-t-on ?
On va au terminus d'autobus.
As-tu fait quelque chose ?
Comment ça, quelque chose ?
Pourquoi le mariage n'a-t-il pas lieu ?
As-tu fait quelque chose ?
Pauline me blâme pour ses problèmes.
Je ne la comprends plus.
Pourquoi a-t-elle choisi ce gars-là ? C'est vraiment fou.
Elle dit que je suis sa meilleure amie, en plus.
On ne se voit jamais. On n'est pas proches,
même si on voulait l'être.
Mais est-ce que c'était vrai ?
Non. Combien de fois dois-je le dire ?
Mon Dieu, as-tu une si basse opinion de moi ?
C'est bien que tu partes. Je ne suis pas sympathique, là.
Vas-tu aller retrouver Pauline et mamie ensuite ?
Je ne sais pas. J'irai peut-être à l'église.
- Es-tu fâchée contre moi ? - Non, chéri, je ne suis pas fâchée.
Tout va bien. Je ne suis pas fâchée.
- Peux-tu venir avec moi ? - Non, tu le sais.
Il faut parler de ce qui va se passer au cours
- des prochains mois. - Je n'aime pas le Vermont.
Ton père sera heureux de te voir,
et Josh voudra sûrement passer du temps avec toi.
S'il te plaît, maman.
Arrête, d'accord ? Arrête.
Tu avais besoin que je te regarde quand tu jouais.
Comment ça ?
Quand tu as commencé à jouer avec des amis,
je devais te regarder sinon tu ne jouais pas.
Tu avais peur que je m'enfuie par la porte arrière.
Je ne sais pas où tu pensais que j'irais.
Notre cour ne menait nulle part.
Je me suis masturbé hier soir.
Quand tout le monde dormait, je l'ai fait dans la salle de bain.
Tu n'avais pas besoin de me le dire.
- Tu dois y aller. - Comment rentreras-tu ?
Je ne sais pas.
Peut-être que Dick me reconduira jusqu'au...
J'avais oublié le mot, au train.
Allez. Tu ne veux jamais me quitter,
et tu t'amuses toujours beaucoup quand tu le fais.
- Tu aimes t'éloigner de moi. - Non. J'aime être avec toi.
Elles font paraître ton visage trop large.
- À bientôt. - Au revoir, chéri.
Dis-moi "à bientôt".
Tu agis comme un bébé. Vas-y.
Attendez !
Attendez !
Attendez !
Attendez !
- M'as-tu vue courir ? - Oui.
C'était une longue course.
Je suis hors d'haleine.
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