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Les lieux et les noms ont été modifiés. Cette histoire s'inspire de faits réels.
Les principaux événements que vous allez voir
ont effectivement eu lieu.
On a reçu l'appel d'une fille la nuit derniÚre
disant que sa colocataire avait disparu.
Elle s'était rendue au centre commercial hier et elle n'est pas revenue.
ArrĂȘte cette merde, Willie !
On n'y a pas prĂȘtĂ© trop d'intĂ©rĂȘt Ă ce moment lĂ ,
la fille avait 20 ans, donc...
Allez-y, suivez-le de prĂšs, suivez-le de prĂšs.
Oui, j'en suis sûr, je la remets.
Je me souviens du hibachi.
Une jolie fille, avec de longs cheveux bruns.
J'ai regardé l'horloge,
il était presque 4 heures,
et le gars qui travaille Ă mi-temps pour aider les clients
n'était pas encore arrivé.
J'ai regardé un instant pour m'assurer que tout allait bien.
Elle s'est dirigée vers la porte,
et c'est la derniĂšre fois oĂč je l'ai vue.
Je suppose qu'elle a quitté le magasin, puis disparu.
On l'a retrouvée morte dans sa voiture, à cet emplacement.
- Ouais ! - 24 heures plus tard ?
Plus ou moins !
Hier, j'étais de repos,
je bronzais dans le jardin de l'immeuble, au bord de la piscine avec Diana,
quand la colocataire de Diana Spenser,
Maggie est arrivée.
C'était son jour de repos aussi ?
Elles sont enseignantes, elles ne travaillent pas l'été.
Puis Maggie a dit qu'elle allait faire des courses.
Elle voulait savoir si on voulait y aller aussi.
Pourquoi quelqu'un aurait-il voulu la tuer ?
C'était... une personne si gentille.
Parlez-moi dâaujourdâhui, Evelyn ?
Je rentrais du travail, il y a une heure,
il était prÚs de 4 heures,
et je voulais acheter de la crÚme glacée...
pour le dessert.
J'étais sur le parking, prÚs de Baskin Robbins...
quand je l'ai...
vue...
j'ai reconnu la voiture de Maggie.
C'était bizarre de la voir ici,
en plein soleil.
Je me suis garée tout prÚs...
j'ai quitté ma voiture et je suis allée vers la sienne.
J'ai regardé à travers les vitres fumées
et j'ai reconnu sa serviette de bain et ses lunettes de soleil.
J'allais ouvrir la portiĂšre
mais cela avait l'air effrayant à l'intérieur.
Pourquoi avez-vous eu peur ?
Elle aurait pu ĂȘtre dans un de ces magasins.
Je ne sais pas !
J'étais à l'entrée du magasin à remplir des étagÚres
et cette dame s'est précipitée pour demander de l'aide.
J'ai tenté d'ouvrir la portiÚre, c'était verrouillé.
La dame m'a dit d'ouvrir la petite vitre et je l'ai fait.
- Qu'est-ce que ça donne, Sam ? - Oh, salut, Lee !
On dirait que la cause de la mort serait une asphyxie par strangulation.
- Comment ça va, Lee ? - Salut Pete !
- Tu connais Ted Roan du Laurel Star ? - Oui, bien sûr !
Willie...
qu'est-ce que tu fous ?
Tu mets tes empreintes partout sur l'auto.
Désolé chef, désolé !
Salut, Lee !
Salut Sam, assieds-toi, qu'as-tu ?
Eh bien...
il y a des blessures différentes sur les deux cÎtés du cou
une petite marque sous l'oreille gauche, contusion sous l'Ćil droit,
contusions causées par des coups qui ont dû la rendre inconsciente
mais qui ne sont pas la cause de la mort.
Et pour le sang sous son sein gauche ?
Eh bien...
peut-ĂȘtre la pointe d'un couteau, mais...
mais...
peut-ĂȘtre juste...
un bouton qui a crevé.
Mais...
ça pourrait-ĂȘtre la pointe d'un couteau !
Qu'as-tu Paul ?
Pas d'empreintes dans la voiture Ă part celles de la fille...
et de quelques uns de nos collĂšgues.
Tu as déjà parlé aux parents ?
Oui, et ils ne sont pas d'un grand secours.
- Et les photos ? - Dans deux bonnes heures !
Chef !
Le seul endroit proche des magasins pour se cacher pendant la nuit
c'est le centre de lavage, il n'est jamais fermé.
D'accord, trĂšs bien !
HĂ©, Willie !
Quel était le nom...
de cette femme que Ritchie Tom Keating avait agressée l'année derniÚre ?
Souviens-toi, c'était sur ce parking !
Oh, madame Martin Breman !
C'est ça, Breman !
Tu veux que j'appelle Keating ?
Oui, plus tard, je veux un rendez-vous avec elle.
Mais d'abord, dis Ă un de tes gars de ramener de la biĂšre.
Bien chef !
Chef !
Rendez-vous demain matin avec Mme Breman, elle ne veut pas venir au poste.
D'accord !
- Les photos, Chef ! - Bien, merci, Dan !
Lee, ta femme au téléphone !
Oh, dis-lui que je ne rentre pas dĂźner, Willie !
Et... heu...
pour ma femme ? Je serai rentré pour le dßner ?
Oh... heu...
- Ted est encore ici ! - Qu'il vienne !
Désolé pour l'attente, assieds-toi, une biÚre ?
Avec plaisir !
Du nouveau ?
Les photos de Willie !
- Ăteins la lumiĂšre. - Oui, bien sĂ»r !
TrĂšs bien !
Difficile de croire qu'elle ait pu se libérer un bras.
Ouais...
c'est certainement le tueur qui l'a détachée...
afin de la déshabiller plus facilement.
Pourquoi avoir arraché son short ?
Ă'aurait Ă©tĂ© plus facile de dĂ©faire juste la fermeture Ă©clair.
Celle-ci nous a été donnée par la fille qui l'a trouvée.
Son amie !
- PlutĂŽt jolie ! - J'allais le dire !
Une autre biĂšre ?
Lee, tu veux une autre biĂšre ?
Pourquoi me posez-vous des questions sur...
Ritchie Tom Keating ?
Il est libre ! Pourquoi ne pas lui demander ?
Ce n'est pas ma faute s'il est libre !
Une agression,
c'est la prison avec sursis dans cet état.
S'il vous avait...
violée, il serait en prison, je peux vous l'assurer !
Que voulez-vous savoir ?
Pensez-vous...
que Keating...
vous aurait tuée si...
vous lui aviez résisté ?
Tout ce dont je me souviens...
je ne voulais pas qu'il me viole,
je ne savais pas comment sortir de cette voiture.
Je comprends !
Non !
Non, vous ne comprenez pas !
Si c'Ă©tait votre femme, peut-ĂȘtre...
Chris, mon propre mari...
Tu l'as informé de ses droits ?
De chacun !
Et il a un avocat avec lui !
- OĂč est-il ? - Il est avec John !
- Tu veux une biĂšre ? - Non, non !
J'ai parlé avec Mme Breman.
Eh bien Ritchie...
nous y revoilĂ !
- Entrez Kearney ! - Salut chef !
Asseyez-vous !
Puis-je poser quelques questions Ă votre client ?
Allez-y !
Alors Ritchie, comment ça va depuis l'année derniÚre ?
Pas trop mal, j'ai un nouveau boulot...
depuis maintenant six mois.
OĂč Ă©tais-tu hier, entre 3 et 7 heures ?
- Je traßnaillais ici et là . - Précisément ?
Eh bien...
Une pause ou deux pour me soulager...
Quelqu'un t'a vu ?
Je n'aime pas que l'on me regarde dans ce cas lĂ !
Tu n'es pas allé à la station demander un outil par hasard ?
Non, ce n'est pas trop mon coin...
mais ce doit ĂȘtre sec maintenant.
OĂč vas-tu en gĂ©nĂ©ral ?
- Pas d'endroit particulier ! - Magnifique !
C'est un sacré alibi !
La fille morte avait des traces de couteau sur le sein.
- Tu les aimes ? - Ne répondez pas !
J'ai lu qu'on l'avait étranglée.
Peut-ĂȘtre que le tueur a voulu prendre son pied.
Je prends mon pied ici ou lĂ !
Des fois tu t'arrĂȘtes sur les parkings...
comme celui oĂč la fille a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte ?
Beaucoup de gens s'arrĂȘtent sur les parkings
peu pointent un couteau sur des femmes innocentes.
Si mon client se promenait dans le coin, pouvez-vous le prouver ?
Ou voudriez-vous coller Ă mon client le meurtre de Margaret Dawson, Chef ?
Passeriez-vous au détecteur de mensonge ?
Bien sûr !
Et plaise Ă Dieu...
dans sa grande miséricorde...
de prendre sous son aile...
l'Ăąme de notre bien aimĂ©e sĆur et nous confions le corps Ă ...
Vous devez avoir un sacré estomac !
Elle ne nous a jamais causé le moindre problÚme, Chef Tucker !
C'est la vérité !
Quand a-t-elle passé sa derniÚre nuit ici ?
Le week-end du 4 juillet...
j'ai fait quelques films.
Pourrais-je les voir ?
- S'il vous plaĂźt ! - Penny ?
D'accord !
Elle paraissait si jeune...
Elle se maquillait trĂšs peu,
juste du rouge Ă lĂšvres et du fard pour les paupiĂšres.
Elle nous avait appelés le semestre dernier...
pour nous raconter que lors d'une excursion
une dame avait demandé
qui était le professeur et qui étaient les élÚves.
C'est Donald Forbes,
il accompagne les filles lors des sorties.
Maggie le fréquentait.
Il enseigne... dans la mĂȘme Ă©cole.
Ăa... c'est Diana Spencer, sa colocataire,
elle était de repos ce week-end.
LĂ , c'est le fils de notre voisin, Len.
Je pense qu'il avait le béguin pour Maggie.
C'est un brave gars...
le voisinage est bon, Chef Trucker.
Oh, mon Dieu, Maggie !
Mon Dieu !
Ătait-elle dĂ©primĂ©e ces derniers temps, Miss Spencer, triste, mĂ©lancolique ?
Elle était pleine de joie...
comme toujours !
Elle rendait notre quotidien supportable jusqu'aux vacances du mois d'août.
Comment rendait-elle vos vies... plus supportables ?
Par un tas de petites choses...
comme le hibachi qu'elle venait d'acheter...
elle voulait cuisiner japonais...
du vrai japonais...
Pourquoi ĂȘtes-vous venue ici, chez votre sĆur,
de quoi avez-vous peur Diana ?
Juste...
ĂȘtre seule...
Que faisait-elle... Ă part de la natation ?
De la danse !
Elle allait souvent chez Ronnie.
Vous connaissez ?
Venait-elle seule ?
Non, elle était toujours accompagnée.
Elle avait...
une façon de danser...
trĂšs naturelle.
Je vous le dit, Lee, cette fille était trÚs sexy,
naturellement, beaucoup plus que la plupart des filles
qui essayent de l'ĂȘtre et ne le sont pas.
J'ai honte de le dire,
mais j'avais toujours un petit pincement de cĆur
quand elle venait et que je la regardais danser...
danser sans arrĂȘt...
Qu'est-ce qu'on a Sam ?
Selon le rapport médico-légal...
elle avait un taux élevé de monoxyde de carbone dans le sang.
Ce qui laisserait supposer qu'elle a passé du temps dans un garage.
On l'aurait attachée...
dans sa voiture, moteur allumé ?
Peut-ĂȘtre !
Alors quoi ?
As-tu une idée du nombre de garages qu'il y a à Laurel ?
Eh bien, j'en ai deux moi-mĂȘme...
et tu en as un...
- Désolé de vous prendre à l'improviste ! - C'est bon, Doc !
Avez-vous trouvé quelque chose d'intéressant dans le rapport.
Ăa fait deux jours, et je n'ai rien trouvĂ© du tout.
J'ai pensĂ© que peut-ĂȘtre,
vous pourriez m'aider sur le profil du tueur.
Je dirais que le tueur est quelqu'un de trĂšs intelligent,
ingénieux, vu la façon dont il a utilisé ce qu'il avait prÚs de lui,
comme la couverture par exemple...
compulsif également...
à la façon trÚs soignée dont il a disposé les objets.
- Bonjour, Docteur Fusco ! - Bonjour !
Docteur Taishe, Docteur Taishe, deux-cinq-six...
Oh, et au sujet de l'absence d'agression sexuelle,
Docteur ?
J'ai pensé à deux ou trois trucs...
d'abord il est établi que peu de pervers se vantent au grand jour d'un meurtre.
Mais aprĂšs des crimes sexuels,
il n'est pas inhabituel
que ces pervers essayent d'échapper à un jugement classique.
Mais dans notre cas, c'est autre chose...
le tampon à cÎté du corps.
Vous pensez qu'il n'a pas pu y arriver à cause de ça ?
C'est une possibilité !
Cela laisse penser que le tueur est un faible.
Qu'y a-t-il ?
Oh... rien...
Et pour l'absence de lutte ?
Eh bien, il y a deux possibilités, la plus évidente,
c'est que le tueur et la victime se connaissaient
et qu'elle fut donc surprise.
La seconde possibilité...
c'est qu'elle était trop effrayée...
trop effrayée pour lutter.
Il a d'abord pensé ça, puis a changé d'avis...
il a dit que la sensation de strangulation
était si horrible que Maggie aurait...
aurait lutté...
Ă moins d'ĂȘtre inconsciente.
Il a dit... qu'il y avait une forte probabilité...
qu'il recommence avec...
comment a-t-il dit...
« de frappantes similitudes ».
Pas seulement...
la strangulation, la voiture, le parking...
c'est quelque chose !
Je t'apporte une autre biĂšre.
HĂ©... tu vas bien ?
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
Les guignols vous ĂȘtes prĂȘts ? On recommence !
Un, deux, trois !
C'est peut-ĂȘtre un peu tĂŽt pour sâentraĂźner au foot, coach !
Ce ne sont pas des exercices de foot, Lee !
Le football est interdit l'été, dans les lycées.
Ces gars sont juste volontaires pour des exercices physiques.
Ne vous inquiĂ©tez pas, je ne vais pas vous arrĂȘter coach,
je veux voir Laurel gagner le championnat tout comme vous.
- Je peux vous parler une minute ? - Certainement !
Laissez vos culs en place !
Vous n'ĂȘtes pas venu Ă l'enterrement !
- Je n'ai pas pu ! - Ouais !
Je comprends, c'est sympa de venir ici aider le coach !
Je ne comprends pas grand chose au foot,
mais je connais pas mal de bons exercices.
Bien !
Peut-on vérifier vos aller-retour le 18 ?
Ăa s'est passĂ© comme je vous l'ai dit !
- Mais pas trĂšs flexible ! - Pourquoi devrait-ce l'ĂȘtre ?
Pourquoi aurais-je voulu faire du mal Ă Maggie ?
Ses amies disent que vous étiez « son petit ami attitré » !
- C'est ridicule ! - Elle vous voyait plus que les autres.
Elle voyait d'autres hommes, je voyais d'autres filles.
Ce n'était pas sérieux !
Ăcoutez, on en a dĂ©jĂ parlĂ©, que voulez-vous ?
Nous avons parlé aux autres professeurs, et l'un d'entre eux, Laura Twilly,
Ă dit quelque chose sur vous...
et Maggie sur une sortie au zoo au mois de mai.
- C'est exact ? - C'est exact !
Elle a dit que vous avez eu mal d'estomac et avez dĂ» retourner au bus.
- Est-ce exact ? - Oui !
Vous avez l'estomac fragile ?
- J'ai des nausées de temps en temps ! - à quels moments ?
Je n'aime pas ça !
Si vous devez me parler à nouveau, je veux un avocat à mes cÎtés.
Vous passeriez au détecteur de mensonges ?
Non !
D'accord, je passerai au détecteur de mensonges.
Je n'ai pas tué Maggie, Chef !
J'ai un appel un peu dingue, Chef !
- De qui ? - Un gars qui dit qu'il est médium !
Et qu'il pourrait nous aider Ă rĂ©soudre l'enquĂȘte.
Il a un indice ?
Non, c'est ça qui est dingue,
il dit ignorer sur quelle affaire nous enquĂȘtons.
Assoie-toi !
Parle-lui !
Désolé pour l'attente, Monsieur...
Mon nom est Franklin Wills !
Mr. Wills...
vous disiez donc ?
Je sors d'une longue période...
de repos et j'ai dit Ă ma femme
que je pensais pouvoir aider la police...
sur cette...
affaire difficile...
avez-vous une affaire difficile ?
Vous ne lisez pas la presse ?
Je n'achĂšte aucun journal ou magazine, je n'en lis jamais !
- Nous enquĂȘtons sur un meurtre ! - Un meurtre ?
Je n'ai jamais travaillé sur quelque chose...
d'aussi sérieux, mais je suis sûr qu'il s'agit de cela !
Chérie, c'est un meurtre !
Pouvez-vous m'en dire plus ?
Eh bien, une fille a été étranglée.
- Mardi der... - Attendez !
N'en dites pas plus !
Je vois une photo de la victime dans votre portefeuille...
vous la gardez sur vous...
depuis plusieurs jours...
- Comment le savez-vous ? - Sortez la photo et regardez-la !
Oui... je la regarde...
La victime Ă de longs cheveux...
clairs...
chĂątain...
elle porte un pull...
bleu !
- Mon Dieu, c'est exact, c'est... - S'il vous plaĂźt !
Ne parlez pas !
Je peux la voir...
elle était indisposée...
Ce n'était pas dans les journaux...
Je vous ai dit que je ne lisais aucun journal.
Oui mais...
les gens autour de vous les lisent et peuvent en parler...
Pas en ma présence,
ils savent que je dois avoir l'esprit clair pour ĂȘtre utile.
J'ai déjà aidé des gens à l'usine, ils me laissent tranquille.
Pourquoi ?
Ils lui ont fait enlever ses lunettes...
lorsque la photo a été prise.
- Vous parlez de lunettes de vue ? - Oui !
Eh bien, vous vous trompez, la victime ne portait pas de lunettes.
J'ai raison pour les lunettes !
Avez-vous ressenti quelque chose concernant une paire de lunettes
ayant un rapport avec le meurtre ?
Une paire de lunettes, qui ont des verres sombres...
mais ce ne sont pas de ces lunettes dont on parle...
Les autres lunettes sont plus importantes...
elles ont... une monture blanche...
et...
des verres entourés de strass.
Si Margaret avait de telles lunettes, je l'ignorais !
Un des yeux de Margaret était défaillant...
attendez, le...
gauche, oui...
le gauche.
FAIS LE VENIR ICI
Mr. Wills...
il serait préférable de continuer cette conversation de visu,
le chef va probablement vouloir vous parler.
Pouvez-vous venir ici maintenant ?
Je mange un bout, me rafraĂźchis, me change et le retrouve dans une heure.
- Vous savez oĂč est le commissariat ? - Officier...
je suis médium !
Ă l'exception...
des lunettes correctives...
il était dans le vrai !
Ă qui appartiennent-elles Ă ton avis ?
Mon Dieu...
- OĂč les as-tu trouvĂ©es ? - Dans son sac !
Je les gardais, une intuition...
personne n'est au courant Ă part moi.
Seigneur...
c'est l'Ćil gauche !
- Je suis Franklin Wills ! - L'inspecteur vous attend !
- Inspecteur chef Trucker ? - Hum !
- Franklin Wills ! - Vous ĂȘtes Ă l'heure, asseyez-vous !
Vous avez trouvé facilement ?
Oui, vous écoutiez la conversation, au téléphone, n'est-ce pas ?
Eh bien, j'étais intéressé...
j'ai cru comprendre que vous vouliez nous parler du meurtre.
Le meurtre, c'est bien pour ça que je suis ici ?
Mais excusez-moi si par moment, je pense Ă autre chose.
C'est totalement involontaire, vous pouvez me croire.
Mr. Wills, j'aimerais vous poser une question
au sujet des lunettes.
Quelles lunettes ?
Celles dont vous avez parlé au téléphone.
Je ne m'en souviens pas.
Vous ne vous souvenez pas avoir parlé...
de ceci ?
Non !
Vous souvenez-vous avoir parlé de son...
indisposition ?
Non, je devais...
ĂȘtre en transe.
Je...
J'espĂšre ne pas vous alarmer en vous disant
que je peux entrer en transe de temps en temps.
Vous me dites que vous deviez ĂȘtre en transe
lorsque vous m'avez parlé des lunettes et de ses rÚgles.
Ăa doit ĂȘtre important !
Eh bien cela...
peut me revenir.
Ouais...
bien...
Mr Wills ?
Ătes-vous en transe maintenant ?
Mr. Wills...
si vous entrez en transe, que dois-je faire ?
Rien, juste...
détendez-vous...
attendez...
je peux m'occuper de moi-mĂȘme...
je suis toujours revenu de mes voyages.
Avant de voyager, Mr. Wills,
j'aimerais vous poser quelques questions,
c'est la procédure dans les affaires de meurtre.
Bien sûr, je suis désolé, je vous en prie...
je veux vous aider !
Vous souvenez-vous oĂč vous Ă©tiez et ce que vous faisiez,
mardi dernier entre 3 heures et sept heures du matin ?
Eh bien, j'ai terminé mon service à 4 heures 15...
donc j'étais à l'usine jusque là ...
ma voiture était-elle réparée mardi...
non c'était lundi, donc, je suis rentré à la maison en voiture.
Vous ĂȘtes-vous arrĂȘtĂ© en route ?
Oui, je m'arrĂȘte toujours Ă la supĂ©rette,
pour acheter du lait, nous avons quatre enfants.
- Vous n'avez acheté rien d'autre ? - Non... je...
ma femme...
ça recommence...
Audrey ?
Robert, c'est toi ?
Je...
je vois deux voitures...
il y a...
deux...
voitures impliquées, le...
le corps a été retrouvé dans la petite voiture.
Il y avait une voiture plus ancienne...
une Buick...
ou une marque...
comme ça...
je vois c'est...
éclairé dans le fond...
elle est marron sur le dessus...
Continuez !
Ces...
voitures...
je dois penser à autre chose, je reçois encore...
il y a une Buick...
c'est une Buick...
je la vois et...
c'est une Volkswagen, le corps était dans la Volkswagen.
C'était sur le siÚge...
pendant le retour...
- Dans la Volkswagen, vous l'avez vue ? - Pourquoi ?
J'essaie de découvrir si la victime a été attaquée...
dans la voiture ou pas, vous auriez dĂ» la trouver...
Il y a une empreinte sur la poignée qui rabat le siÚge.
- Vous l'avez trouvée ? - Non !
Vous n'avez rien trouvé au niveau des pédales ?
La voiture a été entiÚrement vidée !
- Il n'y avait pas de trace d'argile ? - Non !
Il devait y en avoir !
Mr. Wills...
- Avez-vous un couteau ? - Non, s'il vous plaĂźt !
Attendez, oĂč en Ă©tais-je ?
Ătait-elle...
était-elle catholique ?
- Non, quelle différence ? - Non elle ne l'était pas...
ses ecchymoses...
ses marques étaient...
autour de son cou, mais elles ne...
sont pas...
elles ne sont pas partout autour de son cou...
OĂč sont-elles ?
Partout sauf...
elles sont...
sur le devant du cou et elles...
elles ne sont pas Ă l'avant...
non, non, elles ne sont...
pas Ă l'arriĂšre non plus...
les pouces de l'homme...
juste maintenir...
je suis dans la brume... les pouces de l'homme...
je...
je suis...
en train...
en train...
les mains...
autour de la gorge...
et le...
le tueur...
utilise sa connaissance...
des points de pression...
il utilise...
sa connaissance...
et il utilise la pression...
sur le cou de sa victime...
en lui...
appuyant...
oh mon Dieu...
Le coroner a conclu que les marques sur les cÎtés du cou
avaient été faites par une cordelette.
Il n'y avait ni pouce ni empreintes, Mr. Wills.
Il devrait, il devrait, revérifier à nouveau.
Si vous le faites vous verrez que j'ai raison !
La fille est morte,
et enterrée, on ne peut plus rien faire, Mr Wills, surtout sur les dires d'un...
D'un...
diseur de bonne aventure ?
- Je n'ai pas dit ça ! - Je sais ce que vous pensez !
Les insultes ne me dérangent plus !
Je vois...
je vois...
les habits...
autour de ses chevilles lorsqu'on l'a trouvée...
Pouvez-vous les décrire ?
Oui...
je peux...
ils étaient courts...
des bermudas jaunes, courts...
C'est sacrément bon !
C'est sacrément trÚs bon !
Les journaux ont dit qu'ils étaient courts,
mais ils n'ont pas dit qu'il s'agissait d'un bermuda jaune.
- Mais oui, c'est trÚs fort, Mr. Wills ! - Vous m'avez entendu au téléphone.
Je n'ai rien lu sur cette affaire !
Je serais impressionné si vous me disiez quelque chose
qui n'a pas été écrit dans les journaux ou dit à la télévision.
OĂč ses mains Ă©taient-elles liĂ©es, dans son dos ?
Nous ne savons pas si c'était devant ou derriÚre.
- Ses mains étaient déliées ? - Oui !
Comment...
est-ce qu'il les tenait...
des marques sur les poignets...
Non, que sur un poignet, l'autre été bandé.
Oui, et bien, vous auriez dĂ» retirer la bande,
mais je peux vous dire que ses mains
étaient liées dans son dos...
puis il l'a détachée...
les mains...
libres, afin de la déshabiller facilement...
il a commencé... il a commencé...
Ă lui retirer ses vĂȘtements...
mais il ne pouvait pas...
avec... ses mains liées...
il lui a donc libéré une main...
le bras... tombe...
tombe...
je suis sur le plancher de la Volkswagen...
La femme s'appelle Shirley Halstead.
Il est allé directement chez elle ?
Il y avait six personnes quand j'ai regardé,
l'endroit est une sorte d'église spiritualiste.
Il est resté quinze minutes.
Et qu'a-t-il fait ?
Il leur a juste parlé,
il semblait heureux, excité, et il est rentré chez lui.
Je veux que tu contactes chaque membre de cette église,
et que tu les interroges Ă propos de Wills.
Désolé de vous ennuyer à nouveau, Diane.
Ce n'est pas grave !
Est-ce que Maggie vous avait parlé de Shirley Halstead ?
Ou Franklin Wills ?
Ătait-elle intĂ©ressĂ©e par le spiritisme ?
- Vous ĂȘtes certaine ? - Oui !
Il faut sortir un peu.
Si vous ĂȘtes angoissĂ©e...
je serai heureux de mettre Ă votre disposition un agent.
Je n'ai pas envie de sortir simplement.
Pas encore !
TrĂšs bien !
Ă votre avis, Donald Forbes, sâintĂ©resse Ă l'occulte ?
Non !
Wills est né à Tarina en 1936,
il est allé au collÚge puis au lycée, fut diplÎmé en 1957,
et perdit son pÚre l'année suivante. Sa mÚre est toujours en vie
et habite toujours Tarina.
Wills a épousé Mary Ryan en 1964, et ils sont...
arrivĂ©s Ă Laurel la mĂȘme annĂ©e.
Et il n'a aucun casier judiciaire.
Et tu sais...
c'est vrai, il n'est abonné...
Ă aucun magazine ou journal quel qu'il soit.
D'accord, est-ce que Dan a pu parler aux membres de cette église ?
Ă six personnes jusque lĂ !
Ils disent tous que Wills est comme il le prétend...
un médium !
Tu m'en diras tant !
J'ai prévu un test au détecteur de mensonge pour demain.
- Bien ! - Chef, voilĂ , c'est tout !
- Dix-Quatre, terminé ! - Ouais !
Wills est l'un des plus consciencieux employés que nous ayons.
Il n'a jamais manqué un jour.
J'aimerais en avoir pleins comme lui.
L'absentéisme est un réel problÚme ici.
- Le 18 juillet, vous m'avez dit ? - Oui !
Il y a beaucoup d'études à ce sujet, mais jusqu'ici...
Franklin Wills, le 18 juillet...
oui, il a pointé à 4 heures 18.
à moins que quelqu'un ait pointé pour lui...
Mes hommes vont poser des questions sur vous.
- J'espÚre que ça ne vous ennuie pas ? - La procédure !
Pas de problĂšme !
Je me demandais quand vous avez eu...
ce don...
Vous savez je n'aime pas dire « diseur de bonne aventure »...
mais ce...
C'est un don !
Oui, je pense que c'est un don !
Quand avez-vous...
commencé à avoir ce don ?
Eh bien, mon pĂšre percevait des choses dans son enfance.
- Vraiment ? - Mais il a dĂ» arrĂȘter Ă cause...
de la position catholique de son pĂšre.
- Il vous l'avait dit ? - Non, c'est ma mĂšre !
- Vous ĂȘtes catholique pratiquant ? - Je l'Ă©tais jusqu'Ă il y a trois ans !
Vous avez dit quelque chose Ă propos d'aider votre prochain.
Pouvez-vous m'en parler ?
Il y a quelques années un homme est venu me voir pour sa fille.
Une adolescente qui avait fait une fugue...
il ne savait oĂč elle pouvait ĂȘtre...
J'ai pu lui dire...
exactement oĂč elle Ă©tait Ă Los Angeles.
Je n'y suis jamais allé, mais j'ai pu lui décrire.
Il s'y est rendu, et est allé voir la police...
ils ont attendu à l'endroit indiqué...
et elle est passée !
OĂč est-il aujourd'hui ?
Je veux dire, il ne travaille plus ici ?
Si, il est ici.
Vous voulez le rencontrer ?
Il a embauché.
Ma femme et moi étions désespérés,
jusqu'Ă ce que je parle Ă Franklin.
Je ne sais pas ce que l'on aurait fait sans lui.
Connaissez-vous Franklin Wills, mon PĂšre ?
PlutĂŽt bien !
Sa femme était plus croyante que lui.
Quand ont-ils cessé de venir à l'église ?
Ă peu prĂšs 3 ans.
Il a d'abord arrĂȘtĂ©, puis peu de temps aprĂšs elle aussi.
Je pense qu'il l'a influencée.
Il a une forte personnalité.
Avez-vous parlé avec eux de cette cassure ?
Je suis allé les voir,
Wills m'a dit qu'il ne se retrouvait plus dans le catholicisme
et qu'il était plus captivé par ses propres capacités
qui se développaient.
Vous en pensez quoi ?
Quelle est votre opinion sur Wills ?
Eh bien, pour ĂȘtre parfaitement honnĂȘte avec vous,
j'ai été soulagé qu'il ne vienne plus à l'église.
J'ai toujours pensĂ© qu'il essayait de lire dans ma tĂȘte.
Cela me mettait mal Ă l'aise.
Pourquoi voulais-tu me voir ?
Tu as lu un tas de bouquins, tu es une personne érudite.
Je plaide coupable !
Que penses-tu du spiritisme ?
Des conneries !
- Pourquoi ? - Il y a un gars qui se dit médium.
Il veut m'aider dans cette affaire.
Il s'est pointé avec quelques trucs, mais...
Des choses pertinentes ?
Oui, mais ne mets pas ça sur du papier,
je ne veux pas passer pour un clown, tu comprends !
Un tas de conneries, hein ?
Lee, un tas de gens,
qui ont lu beaucoup plus que moi
sont en désaccord avec moi à ce sujet, mais...
bon, je viens du Missouri !
Si tu devais écrire un papier là -dessus avec qui en parlerais-tu ?
Holnar,
le professeur Nicholas Holnar, une sommité.
Il dirige tout un district lĂ -dessus.
Keating est négatif au détecteur de mensonge,
et Forbes est en train de le passer...
Et rien d'autre ?
Il y a un gars du comté de Durrow, un motard, il est accusé de viol.
Libéré sous caution, il y a un mois,
Pour aller au travail
il passe tous les jours devant chez Margaret Dawson.
Dan dit que c'est un peu léger...
- Willie, dis à Dan de creuser ça ! - D'accord !
On reparlera de Forbes,
dĂšs que je serai de retour de mon entrevue avec le Dr. Holnar.
D'accord chef ! Bon vol, terminé !
J'aurai aimĂ© ĂȘtre affirmatif Ă ce sujet,
mais aprĂšs 40 ans de recherches sur les Perceptions Extra Sensorielles
je n'arrive pas Ă me faire une opinion sur ce qui l'est et qui ne l'est pas.
- Autrement dit, vous n'y croyez pas ! - Je n'ai pas dit ça !
Je pense qu'il y a dans ce monde
des tas de gens ayant des capacités de perceptions
qui vont bien au-delĂ de celles du commun des mortels.
Cependant, il y a aussi beaucoup de charlatans
qui profitent du malheur des autres.
Pensez-vous que Wills soit un charlatan, Docteur ?
A-t-il un travail ?
Oui, il travaille dans une usine.
A-t-il déjà tiré avantage de ses soi-disant pouvoirs ?
Pas Ă ma connaissance !
Nous continuons Ă enquĂȘter Ă son sujet.
C'est bon signe, si c'est la vérité !
Je dirais...
que ce qu'il savait concernant les lunettes de la victime...
et qu'elle avait ses menstrues, jouent plutĂŽt en sa faveur.
Mais restez sur vos gardes !
Sa modestie est la marque des bons médium,
mais ça peut ĂȘtre une bonne couverture en cas de tromperie.
Vous pouvez répéter, Doc, je suis un peu perdu !
Bien...
ça veut dire...
que vous commencez Ă comprendre les P.E.S.
Les médiums sont souvent mystérieux...
trĂšs difficiles Ă comprendre, obscurs,
la plupart de leurs révélations les plus fiables
sont présentées sous formes de questions.
- Exact, Wills fait ça ! - Vous voyez !
Ils mélangent les choses,
parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font ou ce qu'ils ont !
Vous voulez mon meilleur conseil Ă ce stade ?
Oui, bien sûr !
Ă moins d'avoir une opinion bien claire sur Wills,
essayez de l'accepter pour ce qu'il est peut-ĂȘtre,
un véritable médium.
Si c'est vraiment le cas,
il continuera Ă vous fournir des informations.
Si s'est un charlatan...
il ne pourra pas vous donner beaucoup d'informations.
Maintenant, les authentiques médiums se découragent trÚs facilement
vous devez l'encourager Ă vous aider.
Travaillez avec lui dans une approche positive.
J'aimerais procéder à un test.
- Ătes-vous d'accord avec ça ? - Bien sĂ»r, Ă 100% !
Bien sûr...
je peux effectuer un test par téléphone avec votre homme...
mais je prendrai un vol pour Laurel.
- Pour voir Wills personnellement ! - Merci, Docteur !
EspĂ©rons que nous pourrons ĂȘtre plus affirmatifs
lorsque j'en aurai fini avec Wills.
Forbes est négatif aussi.
Bien, mais il y a des moyens de tromper un détecteur de mensonges.
- Dans ce cas pourquoi l'utiliser ! - On a l'appareil, autant s'en servir !
Merde !
- Oui... - Chef, c'est Willie !
Ouais, qu'y a-t-il Willie ?
à propos de la fille Dawson, le pasteur a reçu un appel.
C'est un gars qui lui a dit qu'il avait besoin d'aide
car la police était aprÚs lui,
et qu'il ne se laisserait pas prendre vivant.
Ouais... ça se tient !
Le pasteur a gardé son calme et a continué à parler au gars
tout en nous appelant.
La compagnie de téléphone est sur le coup,
ils sont toujours en train de parler.
L'appel devrait ĂȘtre tracĂ© d'ici une minute.
D'accord...
Janet, tiens l'appareil, pendant que je m'habille, d'accord ?
Chérie, il va te donner des informations, prends-le !
Bien, je pense que l'appel vient de lĂ !
Oui, Rosehaven, route 101.
Rosehaven Motel, route 101 !
- Il est dans la 36. - Oui !
- Chambre 36 ! - D'accord !
- Dis-lui que je le retrouve lĂ -bas ! - Il vous rejoint, d'accord !
Qui est au Rosehaven Motel, chambre 36 ?
Je ne sais pas, un taré que Willie veut que je rencontre.
- C'Ă©tait pour ça ! - OĂč sont mes affaires ?
- Chef ! - Quoi ?
Sois prudent !
Oui, rendors-toi !
Bien sûr !
Il est dans la 36, en haut des marches, j'ai les clefs !
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra ĂȘtre retenu contre vous devant un tribunal.
Vous avez droit Ă un avocat et si... Ouvrez !
Et si vous ne pouvez pas vous en payer un,
un avocat vous sera commis dâoffice. Si vous prĂ©fĂ©rez...
Je n'ai pas besoin d'avocat !
- ArrĂȘtez-moi ! - TrĂšs bien !
Vous avez appelé le pasteur ce soir !
- OĂč Ă©tiez-vous le 18 juillet ? - Le 18 ?
- Mardi dernier ! - Chez mes parents, ils m'ont dit...
Parlez plus fort ! Que vous ont-ils dit ?
D'arrĂȘter la musique. C'est ce que j'ai dĂ©cidĂ© de faire.
Vous avez dit ne pas vouloir ĂȘtre pris vivant,
ça ne ressemble pas à quelqu'un qui veut faire de la musique.
- Est-ce que j'ai dit ça ? - Ouais !
Eh bien, j'avais un peu bu...
écoutez, j'étais fatigué !
J'arrive juste de Philadelphie...
Philadelphie ?
- Oui, mes parents habitent lĂ -bas ! - OĂč Ă©tiez-vous le 18 juillet ?
Je vous l'ai dit, avec mes parents.
à Philadelphie, toute la journée ?
Et Maggie Dawson ?
Et la musique que vos parents vous ont dit d'arrĂȘter ?
J'ai quitté ma femme et mes gosses à Laurel il y a six mois !
Je sais qu'elle est aprĂšs moi, elle essaie de m'attraper pour abandon.
Vous m'avez trouvĂ©, arrĂȘtez-moi !
Quelqu'un vous a vu Ă Philadelphie le 18 ?
Bien sĂ»r, ma sĆur, mon beau-frĂšre, leurs enfants, la grand-mĂšre...
- Mais de quoi s'agit-il ? - Appelez vos parents !
- Maintenant ? - Maintenant !
Donnez-moi le numéro de votre femme.
- De suite ? - De suite !
Mais pourquoi ?
Et pourquoi avez-vous appelé le pasteur en particulier ?
C'est le premier dans l'annuaire !
Oh, merde !
Vous avez raison, le pasteur.
Quelqu'un veut un verre ?
Hé, bébé, que penses-tu de la voyance ?
Tu vois, ce genre de choses ?
Est-ce que mon opinion vaut quelque chose ?
Non, je veux dire qu'en penses-tu ?
Je n'en sais rien, je n'y ai jamais réfléchi.
Il semble que Wills possÚde certaines capacités,
sinon comment aurait-il su pour les lunettes
et pour la position du corps ?
Et s'il avait vu Maggie avant nous ?
C'est soit l'un, soit l'autre...
Peut-ĂȘtre que ce fils de pute est un vĂ©ritable mĂ©dium !
Lee chéri, je n'aime pas ça !
Inutile de vous dire que...
vos idées sur cette affaire
ont suscitĂ© beaucoup dâintĂ©rĂȘt au commissariat.
J'espĂšre ne pas ĂȘtre trop prĂ©cis au risque d'ĂȘtre suspectĂ©.
Vous y avait pensé n'est-ce pas ? Ne mentez pas !
Je peux reconnaßtre quand les gens ne disent pas la vérité.
- Quel est le programme aujourd'hui ? - Si vous ĂȘtes d'accord,
j'aimerais faire le trajet de chez Maggie au magasin.
Il ne s'est rien passé ici !
Bien, ce n'est pas lĂ !
Elle est partie d'ici pour le magasin, mais elle n'est jamais revenue.
Je la sens maintenant...
jusqu'à présent je n'y arrivais pas, car je croyais quelle était...
d'une humeur triste, mais non...
elle était heureuse...
une jeune fille gaie !
Elle a descendu les marches de cette façon le jour de sa mort...
elle fait toujours ça quand elle est heureuse.
Pourquoi suis-je attiré par là ?
Je veux dire...
logiquement elle devait garer sa voiture par lĂ , mais je...
je continue de voir sa voiture par lĂ ...
Sa voiture était garée ici, n'est-ce pas ?
Oui...
son parking était en travaux ce jour là , elle ne pouvait pas l'utiliser.
Nous allons au centre commercial ?
Elle est passée à cette caisse...
OĂč est le terrain de jeu ? Je suis sĂ»r qu'il y en a un ici !
- Il n'y en a pas ici ! - Mais c'est par ici...
la victime arrivait de lĂ ...
- A-t-elle était attaquée ici ? - Non, mais quelqu'un la rejointe...
ici... et...
il y avait une Buick garée par là !
Que se passe-t-il ?
A-t-elle était frappée du cÎté droit du visage ?
Oui !
Je marchais...
et j'ai...
senti ce coup terrible...
oh mes dents...
alors...
quelqu'un...
l'a frappée ici...
je ne sais pas qui...
tout ce que je sais...
elle est partie...
avec lui...
en voiture...
- Que se passe-t-il Frank ? - Je ne sais pas !
Quâest-il arrivĂ© ? Dites-moi ce qui est arrivĂ© !
- Ce qui est arrivĂ© ensuite ? - OĂč l'a-t-il emmenĂ©e ?
OĂč l'a-t-il emmenĂ©e ?
- Essayez de vous souvenir ! - OĂč l'a-t-il emmenĂ©e ?
Je ne peux pas, je ne sais pas...
Les pouces sur son cou...
Les pouces...
les mains...
il serre...
trĂšs fort...
trĂšs fort...
salope...
Il y avait un garçonnet sur cette balançoire,
il y a quelques mois,
il avait 4 ans, il est tombé,
une chute terrible...
Ces mains autour de la gorge de Maggie ?
Sa mÚre était hystérique, il s'était cassé le bras.
Ces mains autour de la gorge ?
Il va bien maintenant, son bras est guéri !
Mais ces mains, bon sang !
Je ne pense pas ĂȘtre capable d'aller plus loin cette fois.
Bonjour ! Oh, je suis désolé !
Je ne voulais pas vous effrayer.
J'ai sonné, mais personne n'a répondu.
Quand est-ce que le Chef Trucker sera lĂ ?
Je ne sais pas !
Vous ĂȘtes ?
Franklin Wills !
Je pensais qu'il était avec vous.
Non... je l'ai quitté il y a une heure.
Ăa...
ça m'est revenu, je veux dire je me souviens...
avoir essayé de l'étrangler.
J'étais en transe et je voulais m'excuser.
Savez-vous quand il va rentrer ?
Il travaille tard !
Peut-ĂȘtre puis-je l'attendre ?
Je lui dirai de vous appeler quand il rentrera.
Ce ne seront pas des jumeaux, cela vous causait du soucis, non ?
- Oui ! - Ce sera une fille !
J'ai rarement...
des sensations Ă ce sujet, mais quand c'est le cas, j'ai raison.
C'est drĂŽle, je n'ai jamais su pour mes propres enfants.
- Soyez bénie ! - Excusez-moi !
- Tenez, prenez ! - Ăa ira, merci !
Je ne veux pas salir le vĂŽtre !
J'en ai beaucoup Ă la maison, s'il vous plaĂźt !
Tout le monde devrait avoir des mouchoirs en tissu.
Merci, je n'en ai pas besoin.
- J'aimerais que vous le gardiez ! - Je n'en ai pas besoin !
Prenez...
ce mouchoir...
prenez-le.
Vous ĂȘtes exactement comme je l'imaginais.
Je ne veux plus le voir ici !
Jamais !
Je ne lui ai pas demandé, c'est de...
Je me fous de savoir comment il est venu.
Jusqu'ici nous n'avons jamais eu de suspect Ă la maison.
Ce n'est pas un suspect,
il est possible qu'il puisse nous aider à résoudre le meurtre de Maggie.
Et ça c'est une autre premiÚre !
Depuis quand appelles-tu les victimes par leur petit nom ?
- Son prénom est Margaret, alors. - Oui !
Les autres hommes l'appellent Maggie aussi ?
Bébé, ça sonne comme de la jalousie. Nom de Dieu...
Et pourquoi as-tu sa photo dans ton portefeuille ?
Bon sang...
nous parlons d'une jeune fille morte, bébé !
- Une fille morte ! - Je le sais !
Je le sais !
Docteur Holnar ?
Mr. Wills...
C'est un plaisir...
et un honneur !
C'est trĂšs flatteur !
Je ressens quelque chose pour votre dos, ça vous incommode, Monsieur.
Effectivement c'est une douleur... c'est devenu chronique.
- Et votre genou droit ! - Il me fait souffrir assez souvent.
Bravo, Mr. Wills !
- Un test ? - Oui !
Puis-je toucher les habits de Margaret Dawson ?
- S'il vous plaĂźt ! - Non !
Voulez-vous que je vous explique le test ?
S'il vous plaĂźt !
Chaque carton de couleur...
correspond à une affaire policiÚre différente.
Un vol à l'école...
l'agression d'une femme sur un parking...
un vol à main armée...
un vol de voiture
et le meurtre d'une femme sur un parking...
l'affaire Dawson !
Il y a cinq séries d'indices...
pour ces cinq affaires un dans chaque...
enveloppe !
Il y a vingt-cinq enveloppes en tout.
Essayez de trouver...
cinq indices...
qui correspondent exactement aux cinq affaires.
Vous pouvez les toucher autant de fois que vous voulez.
Il y a une vieille Ford garée...
sur le parking, y a-t-il une possibilité...
qu'elle vous appartienne, Docteur ?
C'est la mienne en effet !
Un des suspects...
de l'affaire... Dawson, a-t-il une cicatrice...
au coude gauche ?
- Non ! - Les numéros, trois, cinq...
et neuf maintenant...
Je ressens, trois, cinq...
et neuf...
doivent avoir un rapport avec Dawson, ça signifie que les deux autres...
treize...
dix-neuf...
quinze...
quinze, trois, cinq, neuf,
quinze et dix-sept...
je les mets sur la pile Dawson...
Prenez votre temps, nous ne sommes pas pressés.
Je ne perçois rien !
Je ne vais pas y arriver !
Vous ĂȘtes debout depuis votre arrivĂ©e, asseyez-vous et reposez-vous un moment.
Je ne peux pas m'asseoir, si je m'assois je ne percevrais plus les vibrations.
Ou alors celles des gens qui se sont assis ici,
ça ne peut que m'embrouiller.
Deux, quatre...
non, ça n'a rien à voir...
quelqu'un a volé de l'argent dans ce coffre...
oui, on verra ça plus tard.
Lt. Younger, avez-vous assisté à une séance ?
- Non, je ne l'ai pas fait. - Voulez-vous essayer avec moi ?
Ăa alors, je viens de rĂ©aliser qu'il y a une personne...
qui connaissait le meurtrier : sa victime !
Pourquoi ne faisons-nous pas une séance, Margaret Dawson nous dira qui l'a fait !
Je dois rester...
quelque part...
oĂč...
les gens ne vont pas, j'étais distrait...
je sais oĂč...
je peux organiser une séance,
Ă Chesterfield, Indiana.
Un groupe de mĂ©diums de diffĂ©rents Ătats si rencontrent en ce moment mĂȘme.
Ils m'accepteront si je m'y présente...
avec un lieutenant de police...
et un professeur célÚbre.
- Ils vous accepteront ? - Oui !
Ils m'ont refusé la derniÚre fois sous prétexte que...
je n'étais pas assez puissant.
Ăa ne sert Ă rien ce genre de rĂ©unions...
c'est plein...
d'imposteurs...
je veux dire... de charlatans
ils se font bien jusqu'Ă un million de dollars...
sur le dos des pauvres gogos, je sais qui sont ces imposteurs,
je les connais tous !
Je peux démasquer un imposteur
avant qu'il ne tire la table avec son pied.
La sĂ©ance pourrait ĂȘtre une bonne idĂ©e, pour plus tard.
Mais maintenant,
que diriez-vous de revenir à la petite expérience que nous menons.
Travaillons sur notre vol à l'école, il y a deux garçons...
un... grand et avec...
des tĂąches de rousseur...
le petit garçon : sur le bleu !
Le vol à main armée...
six, huit...
dix-huit...
six...
il y a un truc qui cloche...
ce n'est pas le bon...
deux...
l'agression de la femme...
oui...
bien sûr...
il y a un an...
quelque chose s'est produit il y a un an
lĂ oĂč...
Margaret a été trouvée...
Ăa y est !
Si vous le souhaitez vous pouvez encore changer de place
n'importe quelle enveloppe.
Non, ça ira, je reste sur mon premier avis.
- Voulez-vous que je fasse autre chose ? - Non, ce sera tout, Mr. Wills !
- Merci ! - Merci !
J'ai terminé !
Ăa donne quoi ?
Deux sont bons !
- C'est tout ? - Oui !
- Disqualifié, hein ? - Pas nécessairement !
Deux sur vingt-cinq, doc, c'est mauvais dans tous les cas.
Non...
cinq sur vingt-cinq, aurait été de la chance.
Dix ou douze, aurait été un bon résultat.
MĂȘme sept ou huit, n'aurait pas Ă©tĂ© mal.
Alors ?
Eh bien, paradoxalement zéro, ou un ou deux, c'est encourageant.
Ce n'est pas le hasard, vous voyez !
Mais, attendez une minute, Doc, je ne comprends pas !
Son score extrĂȘmement bas indique
qu'il a perdu temporairement ses capacités,
la nervosité...
ou la peur du test.
- Donc vous ne pouvez rien en déduire ? - Pas sur les résultats du test !
D'un point de vue scientifique Wills est probablement un médium.
Beaucoup de gens sont au courant pour votre...
dos et votre genou ?
- Assez ! - Merci, Doc !
- J'ai apprécié ! - Je vous en prie !
Ne vous découragez pas !
Bonne soirée !
Deux sur vingt-cinq...
ça craint, quoiqu'en dise le doc.
Ăa te paraĂźt bon, toi, deux sur vingt-cinq ?
Calmez-vous, Chef !
Me calmer ? On est de retour au point de départ !
Et tu me dis de me calmer, nom de Dieu, me calmer, bordel de putain de merde !
Chef !
Je veux voir tout le monde demain !
Keating, le gars en moto, tout le monde !
Leurs avocats ne seront pas contents.
Les avocats aussi, et la Volkswagen.
Pourquoi la Volkswagen. Pour la démonter.
Je me tire, j'ai besoin d'un verre.
Ăa va aller !
La prochaine fois, laissez-moi enlever mon uniforme.
- Willie ! - Quoi ?
Qu'est-ce que je fais ici ?
J'ai parlé à Dan !
Je sais que tu comptes sur lui.
Quelle perte de temps !
C'est terminé avec Mr. Wills ?
Tu veux ta biĂšre ?
Je veux beaucoup plus...
je veux tout ce que tu pourras me donner.
Je...
je commençais à croire que tu ne voulais pas du bébé.
Je veux ce bébé...
plus que tout au monde.
Vraiment ?
Ouais...
allĂŽ...
allĂŽ...
Salut Frank ! Jim !
Quand, Chef Trucker ?
Ce n'est pas moi, Lee !
Ce n'est pas mauvais en fait !
C'est Wills !
Oui !
- Je pensais Ă vous ! - Vraiment !
Vous avez besoin de moi, quelque chose s'est passĂ© et vous gĂȘne.
Non ça va !
J'ai attendu votre coup de fil, hier soir.
- Ăcoutez, Franklin, je... - J'ai Ă©chouĂ© au test, c'est ça ?
Selon le Dr. Holnar, vous avez fait moins qu'au hasard.
J'aimerais passer un autre test !
Je dois vous dire qu'Ă certains moments je peux faire cet espĂšce...
de jeu de devinette, et d'autres oĂč je ne peux pas.
Le test était faussé.
- Je n'en voyais pas l'utilité ! - Ouais !
Je vous laisse, mais sachez une chose...
vous n'avez jamais été aussi prÚs
qu'Ă cet instant de votre vie de l'arrĂȘter.
Je vous remercie... au revoir !
Foutaises !
C'est bon !
Lee ?
Lee ?
Il n'y a personne !
Chef...
rentrez chez vous...
vous ĂȘtes Ă©puisĂ©.
Vous ĂȘtes lĂ -dessus depuis plus de seize heures.
HĂ©, Janet !
Pourquoi as-tu verrouillé la porte, que se passe-t-il ?
Quelqu'un a passé ça sous la porte !
Calme-toi chérie ! Tout va bien, calme-toi chérie !
- Qui était-ce, tu l'as vu ? - Non !
« Joyeux Noël » !
« Cher Lee, le charme de Noël
« réside dans l'idée que nous vivons
« dans la mémoire
« de nos amis ».
Celui qui t'a envoyé ça, était trÚs prudent.
Je n'ai trouvé aucune empreinte à part les tiennes et celles de Janet.
Une carte de Noël en plein mois de juillet !
- Janet doit ĂȘtre terrorisĂ©e ! - Merci Paul !
- Alors ? - Alors quoi ?
Est-ce Wills ? Est-ce Wills ?
- Relax ! - Ne me dis pas relax !
- AllĂŽ ? - Madame Trucker ?
- Oui ! - Demandez à votre mari s'il a déjà ...
fait ses achats de Noël !
Qui était-ce, chérie ?
Quelqu'un qui voulait savoir si tu avais fait tes achats de Noël.
Tu as reconnu la voix ?
Non !
On aurait dit un garçon,
ou peut-ĂȘtre un homme avec une voix pas trĂšs masculine.
Ou alors...
quelqu'un qui aurait déguisé sa voix.
- OĂč vas-tu, Lee ? - Je reviens !
- Lee, ne me laisse pas toute seule ! - Je m'en occupe !
Salut !
Je ne veux plus de coups de fil, compris !
- Quoi ? - Ni que vous frappiez Ă ma porte.
- Non ! - Plus aucune carte !
Cartes de NoĂ«l, cartes routiĂšres, ou mĂȘme cartes Ă jouer !
Compris, c'est entre vous et moi !
J'ignore de quoi vous parlez ! Je travaillais sur un projet...
C'est exactement de ça que je parle !
Vous parlez du test, vous ĂȘtes en colĂšre pour ça.
Je vais ĂȘtre clair, plus d'appel, ne frappez plus Ă ma porte,
et plus de carte, compris ?
Attendez, je veux juste vous aider.
Demandez Ă ma femme,
je suis sorti de ma retraite pour vous aider.
Je vais vous renvoyer Ă votre retraite !
Je ne comprends pas ce... hé !
Je vais te tuer, Wills !
EspĂšce de fils de pute ! Je vais te tuer !
On te trouvera devant ma porte
en train de la forcer ce sera à 100% légal, compris !
Lee, fais attention !
Wills !
Wills !
Je vais te choper, espĂšce de fils de pute !
EspĂšce de bĂątard !
Wills !
Wills !
On va te retrouver mort devant ma porte ! Fils de pute !
Wills !
Janet ! Janet !
Tu vas bien ?
Janet !
- Seigneur, ça va, bébé ? - Oui, et toi ?
Ă Seigneur ! Ă Christ !
Le fils de pute !
Pourquoi continue-t-il Ă venir ici ?
Pourquoi continue-t-il a venir ici ? Nom de Dieu !
- Comment es-tu sûr que ce soit lui ? - Qui d'autre, je n'en sais rien !
Je n'en sais rien !
Et je vais te dire, j'ai un putain de pressentiment...
Et alors ?
Ăa ne vaut rien devant un jury, Lee !
C'est le cabinet d'un de leur ami avocat.
Vous savez, j'étais vraiment inquiet l'autre soir.
C'était étrange, on aurait dit une tout autre personne.
Donc, quand vous m'avez appelé hier, eh bien, j'ai été surpris...
Oui, je suis désolé pour l'autre soir.
Devrais savoir quelque chose sur ces gens, ces scientifiques ?
Non, ils s'intéressent aux P.E.S.
Je vais vous présenter...
- Bonjour ! - Bonjour !
Mrs Willson, voici Mr Franklin Wills, et Mr. Fusco !
- Bonjour ! - Comment allez-vous ?
Ravi de vous rencontrer !
- Merci ! - Enchanté !
- Prendrez-vous un café ? - Oui, s'il vous plaßt !
- De la crĂšme et du sucre ? - Oui, merci !
Le chef Trucker...
nous a raconté...
votre premiÚre expérience P.E.S.
En retrouvant la fille disparue de cet homme...
qu'avez vous ressenti...
aprÚs cette premiÚre expérience ?
Cela m'a effrayé quelque peu !
Je l'imagine !
DerniĂšrement j'ai ressenti pas mal de catastrophes...
un tremblement de terre la semaine derniĂšre...
et un feu de forĂȘt en Virginie.
Ces flashes...
se produisent-ils quand vous le voulez ?
Oh, non, ils viennent comme ça !
Se produisent-ils avant un événement ou aprÚs ?
La plupart du temps avant, quelques jours avant.
Ces...
prémonitions, que vous préférez appeler des...
Ă tort des visions...
- Vous ne les voyez pas réellement ? - Eh bien, je les vois mentalement.
Comment décririez-vous ce que vous voyez ?
C'est comme si ça se passait en temps réel.
Des fois c'est en couleur et des fois en noir et blanc.
Lorsque cela vous arrive...
comment vous sentez-vous en tant que personne ?
Puissant !
Excité et...
épuisé !
Quelles autres sensations ressentez-vous ?
La satisfaction !
TrĂšs...
satisfait, je sens que mon...
énergie est partie.
Satisfait...
J'aimerais savoir,
vous avez des prémonitions sur les catastrophes, n'est-ce pas ?
Et ensuite elles ont lieu...
ces terribles événements dans lesquels des gens perdent la vie !
Comment pouvez-vous ĂȘtre satisfait ?
Comment pouvez-vous justifier cette satisfaction devant une tragédie ?
Vous savez qu'elle va se produire et causer la perte de nombreuses vies !
Je ne peux rien changer à ces tragédies,
j'ai juste la satisfaction de savoir...
ce qui va se passer, je ne me soucie pas de ce que je vois.
Je laisse glisser !
Non, non, non, non !
Il manque quelque chose !
Nous sommes des ĂȘtres humains rĂ©pondant Ă des stimuli,
et ces stimuli auxquels vous ĂȘtes exposĂ©,
lors de ces terribles visions,
provoqueront des réactions.
Vous devez y répondre !
Si vous ĂȘtes sadique vous vous sentirez heureux,
ou vous pourrez ĂȘtre effrayĂ© et confus,
mais il doit y avoir une réponse,
un certain type de sentiment !
Vous ĂȘtes des psychiatres, n'est-ce pas ?
Et vous m'avez menti !
Vous avez raison, nous sommes des psychiatres...
mais...
nous sommes aussi extrĂȘmement intĂ©ressĂ©s par les P.E.S.
J'ai déjà ...
vu des psychiatres, si vous voulez savoir.
Est-ce que l'on continue...
Franklin ?
- Oui ! - J'en suis heureuse !
Franklin...
nous parlions de votre absence de réaction
lorsque ces terribles visions se produisent.
Je n'y avais jamais pensé,
si je méditais sur ses choses, je serais terrifié !
Si vous méditiez sur cela,
essayeriez-vous d'éviter cette pénible expérience
sachant qu'elle va se produire ?
- Bien sĂ»r que je le voudrais ! - Que feriez-vous pour les empĂȘcher ?
- J'aime Dieu ! - Vous considérez-vous comme un croyant ?
Mon travail est ma religion.
Ces visions vous viennent-elles...
pendant vos heures de travail,
malgré toute l'activité autour de vous ?
- Oui ! - Le bruit ne vous dérange pas ?
Ă certains moments il le fait !
Mais il y a des fois ou votre travail et le bruit autour de vous
n'empĂȘchent pas la crĂ©ation
de l'état de transe comme vous dites.
Oui, je suis capable de m'hypnotiser moi-mĂȘme.
Bien, il est possible que...
nous nous fussions mal compris...
ou que nous ne nous comprenions pas au début !
Vous disiez...
que ces visions ou transes...
vous apparaissent...
sans que vous fassiez quoi que ce soit ?
Oui !
Vous disiez que vous devez les provoquer de temps en temps.
- Oui ! - Et pour le meurtre de cette fille ?
Pour les empreintes sur la voiture !
Oh, les gens, les locaux...
dans une petite ville comme Laurel.
Je ne voudrais pas travailler dans ces conditions.
Ce n'est pas de la politique,
vous me comprenez, Lee, mais si quelqu'un doit travailler
il doit le faire sacrément bien.
Peu importe !
Je ne me soucie pas de la façon dont il travaille,
mais s'il le fait, qu'il le fasse avec de bonnes intentions.
- Que viennent faire les empreintes ? - Parce que...
je ne pouvais obtenir de réponse claire de personne.
- C'était oui ou non, je l'ignore ! - Qu'en pensez-vous ?
Ăa me dĂ©goĂ»te, ils ne veulent pas rĂ©pondre.
Ils ne vérifient pas !
Mead County est l'un des plus grands comtés
et les gens sont des moutons.
- Et autre chose me dégoûte aussi. - Quoi ?
Les parents de Maggie Dawson !
Pourquoi nâexigent-ils pas des rĂ©ponses ?
Ils restent sagement chez eux sans broncher.
Ferais-je ça, si un de mes enfants était assassiné ?
Et vous que feriez-vous ?
Pourquoi les empreintes vous perturbent-elles ?
Parce que je leur ai dit oĂč se trouvaient les empreintes.
C'était tellement évident, comment ont-ils pu les louper ?
Sur le rétroviseur, l'aile de la voiture, la ceinture de sécurité,
des endroits oĂč l'on cherche normalement les empreintes !
Mais ils les ont loupées !
Je pense que vous voulez dire :
« Mince, l'individu a laissé des traces, pourquoi ne le prenez-vous pas ! »
« Vous pourriez m'attrapez, mais vous ne m'attrapez pas ! »
La personne qui conduit la voiture est...
un jeune homme...
je vois cette personne comme je vous vois...
traversant le parking cette nuit lĂ ...
il conduit la Volkswagen vers la place de stationnement...
aprĂšs que...
magasins et commerces aient fermé, il revient pour...
sa propre voiture...
il l'a déjà ...
recouverte avec...
une serviette et une couverture...
et il se dit...
« Est-ce que j'ai quelque chose sur moi...
« qui pourrait me compromettre ? »
Il a gardé sur lui...
les lunettes de soleil,
c'est un déguisement, au dernier moment...
il se débarrasse des lunettes de soleil...
maintenant, il sort de la voiture...
il verrouille et claque la portiĂšre...
puis...
fait demi-tour...
marche jusquâĂ sa voiture, monte dedans...
Cet individu pourrait-il recommencer, Franklin ?
Je pense que cette personne pourrait recommencer...
si les...
circonstances se présentent, mais pas de son propre chef.
Ătait-ce une personne ou des personnes ?
Pas des personnes...
une personne !
Cette personne peut-elle recommencer ?
Il faudrait qu'il y ait...
une séparation sentimentale...
une rupture...
un rejet, pour qu'il repasse Ă l'acte...
je vois un lien
le sentiment d'ĂȘtre pris. Ă mon Dieu...
des bruits de pas qui approchent...
un garage, elle coulisse...
elle coulisse...
la porte...
- Qu'y a-t-il avec le garage ? - Je le vois un endroit...
pour cacher le corps, jusquâĂ ces portes...
le centre commercial, tout proche...
OĂč est-il ?
Aux environs du centre commercial.
- Est-ce Wood ? - Wood...
une maison à deux étages, en face...
- Y a-t-il une lutte dans le garage ? - Je vois...
les habits...
détachée dans le garage...
Et la lutte ?
La personne qui mĂšne le bal est un homme,
je vois Ă travers ses yeux,
quand je passe derriÚre lui, pour voir, la lutte est terminée...
il enlĂšve les vĂȘtements de dessus le corps...
la lutte a été terrible.
- Maintenant elle est inconsciente... - Comment ?
Comment est-elle devenue inconsciente ?
Avec quoi l'a-t-il frappée ?
Pourquoi l'a-t-il frappée ?
Ă coups de poings...
Pourquoi ?
La premiĂšre fois...
c'était pour lui faire quitter le parking...
Pourquoi a-t-il continué ?
La seconde fois...
c'était pour...
la soumettre...
- Le nom ? - Pas de nom, pas de nom...
- Le nom Franklin ? - Je ne peux accuser personne !
- Son nom, Franklin ! - Je ne peux pas !
- Donne son nom ! - Je ne sais pas !
- Son nom ! - Pas de nom !
- Son nom, bon sang ! - Pas de nom !
OĂč suis-je !
J'ai dit des choses ?
Il sait...
c'est juste...
mĂȘme pour moi...
Lee, vous pouvez...
vous...
vous pouvez faire en sorte que le tueur se rende si vous voulez.
- Comment ? - Demandez Ă votre ami...
d'écrire un article...
sur moi...
vous avez noté...
tout ce que j'ai ressenti concernant ce crime...
mais je suis un inconnu.
Tout ce que vous avez Ă faire...
c'est d'informer la population...
sur mes capacités...
sur notre travail...
de nos relations...
du chemin parcouru ensemble...
Le tueur n'aura d'autre choix que de se rendre.
Je ne peux pas faire ça, Franklin !
Il y a...
il y a une femme qui souffre...
- Vous voulez dire Margaret Dawson ? - Non !
Il est Ă ses trousses...
vous en entendrez parler bientĂŽt !
Cela s'est-il déjà produit ?
Ou cela va se produire ?
Cela s'est produit ou va se produire ?
Je ne sais pas !
- Lieutenant Younger ! - Willie !
Je veux une voiture à chaque parking ce soir et également demain !
Et également devant la maison de Wills.
Je veux qu'on le suive, oĂč qu'il aille !
Oh non, non !
Mon Dieu, non !
C'est le couple qui a découvert le corps ?
Oui !
Aucune idĂ©e de qui ça peut ĂȘtre ?
On a trouvé une piÚce d'identité prÚs du corps !
- Une adresse dans le comté de Doral ! - Envoyez le sheriff pour qu'il vérifie.
Que peux-tu me dire lĂ dessus, Sam ?
Le corps porte des traces de coups, Lee !
Et quelque chose qui ressemble Ă une fracture du dos !
J'ai trouvé une paire de basket d'enfant, Sheriff !
- Continue de chercher ! - Andy !
HĂ© Sheriff, quand pourrons-nous partir ?
Allez vous installer dans une de ces voitures.
Salut Ted !
On peut faire quelques photos ?
Non, mieux vaut les laisser terminer !
Ăcoute, tu as fait...
- Tout ce qui était possible ! - Non !
Merde !
Non, oh mon Dieu, non ! Virginia, mon bébé !
Virginia, mon Dieu ! Mon bébé !
Son nom est Segretta, le pÚre est un maçon au chÎmage.
Le prénom de la gamine est Virginia.
HĂ© Lee !
Qu'y a-t-il ?
Voici Mr. et Mrs. Baron,
ils habitent la mĂȘme rue que les Segretta.
- Comment allez-vous ? - Veuillez répéter, Monsieur !
- Je regardais la télé dans ma chambre. - Pendant que je préparais le dßner.
J'ai regardĂ© par la fenĂȘtre et j'ai vu Ginnie.
Que faisait-elle ?
Eh bien...
Elle agitait le bras comme pour indiquer une direction
au conducteur d'une voiture.
- Ă quoi ressemblait-il ? - Je ne sais pas !
Il avait un blouson marron, il n'avait pas l'air trop vieux.
- Et la voiture ? - C'était une sorte de...
Une Pontiac de couleur...
bronze...
ou marron, une peinture métallisée !
Ils ont parlé un petit moment,
Ginnie Ă fait le tour de la voiture,
puis est montée dedans, j'ai trouvé ça bizarre.
Et, ils ont démarré doucement.
J'ai noté le numéro et je suis descendu le dire à ma mÚre.
- Et tu l'as ici ? - Bien sûr !
Bon, merci !
Ici le chef Trucker,
C'est pour un avis de recherche pour une vieille Pontiac !
D-V-1-6...
6-7 !
D-V-1-6...
6-7 !
à approcher avec précaution, le conducteur est dangereux !
- Qu'est-ce qu'on a ? - Mort par strangulation !
Des marques discontinues autour du cou.
Pas de signe...
d'abus sexuel !
Ăa ressemble beaucoup au meurtre prĂ©cĂ©dent !
Chef, la Pontiac a été repérée sur la 33Úme.
Chef, il est toujours sur la 33Ăšme,
il vient de passer devant la station service.
Bien, vous bloquez la 33 en haut et en bas,
ainsi que la 78 jusqu'Ă la ferme des Rondfield.
Tous les véhicules à sa poursuite.
Je pense qu'on va le coincer, ce fils de pute !
Qui appelles-tu, fils de pute ? Qui appelles-tu ?
- Qui essayes-tu d'appeler ? - Chef !
Qui appelais-tu ?
Vous allez bousiller cette affaire pour un vice de procédure.
Vous allez tout bousiller pour une putain d'erreur de procédure.
Je viens juste de parler...
Ă un de tes amis,
Franklin Wills !
Je ne lui ai jamais parlé.
Tu le vois souvent ?
Je ne lui ai jamais parlé !
HĂ© Ritchie...
qui tentais-tu d'appeler ce soir ?
Si tu as un complice...
mais que tu coopĂšres...
il y a une chance que cela réduise ta peine.
Il n'y a rien que vous vouliez dire, Ritchie ?
Non...
je ne le pense pas !
Cela pourrait faire la différence entre 20 ans et la perpétuité.
Ritchie...
tu es hypnotisé ?
C'est ça...
tu es hypnotisé ?
Vous entendez, Ritchie ?
Je suppose...
je suppose que j'entends.
- Un problÚme ? - Nous venons d'appréhender un suspect !
Pour le meurtre d'une gamine de 12 ans !
Est-ce qu'il conduisait une vieille Buick ?
- Une gamine de 12 ans, Franklin ! - Que conduisait-il !
- Une Pontiac ! - C'est comme une Buick !
Connaissez-vous Ritchie Tom Keating ?
Oui, nous avons travaillé ensemble, mais il y a plus d'un an.
Seigneur, c'est le...
suspect ?
Vous vous voyiez souvent ?
Nous avons à peine parlé.
Vous a-t-il tĂ©lĂ©phonĂ© la nuit oĂč Maggie Dawson a Ă©tĂ© assassinĂ©e ?
- Pourquoi aurait-il fait ça ? - Parce qu'il avait paniqué !
Il aurait voulu que vous l'aidiez.
Ritchie Tom Keating ?
C'est pour ça que vous en saviez autant sur le meurtre de Maggie ?
Lee !
Je suis médium !
Vous vouliez attirer l'attention.
VoilĂ pourquoi vous vouliez votre nom dans le journal.
Profiter de tout ça, hein, Franklin ?
Tout ce que je voulais, c'était vous aider.
Je vous l'ai dit je ne sais...
combien de fois.
Papa !
Dis Ă Darren que j'arrive.
Pouvez-vous me dire pourquoi...
quelqu'un...
voudrait assassiner une fillette.
Je l'avais vu !
Je vous l'avais dit...
vous ne m'écoutiez pas...
Je vous ai dit oĂč Ă©taient les empreintes, vous ne m'avez pas Ă©coutĂ©.
D'ailleurs...
j'aimerais beaucoup assister au procĂšs de Keating,
pouvez-vous arranger ça, Lee ?
Lee !
Je serais vraiment surpris si Keating...
ne disais pas la mĂȘme chose que moi !
Pourquoi ne mâappelleriez-vous pas aprĂšs la naissance du bĂ©bĂ© ?
Je perçois quelque chose...
ce n'est...
ce n'est pas trĂšs clair...
Rien de méchant, je suis sur qu'elle ira bien.
Mais pas Ă 100%.
Mais ce serait une bonne idée si on restait en contact !
Ritchie Tom Keating a été reconnu coupable
du meurtre de Virginia Segretta.
Le meurtre de Margaret Dawson est toujours ouvert
dans les dossiers de la police du Comté de Laurel.
Traduction Pat & Haggie pour l'UFSF Âź le 29/09/2016
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