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Original subtitles

ELLE ET LUl

Flash !

Michel Marnay, le séducteur français a embarqué incognito sur le Napoli.

Pourquoi ?

Car Lois Clark et ses 20 millions de dollars seront Ă  New York pour l'accueillir.

Bonne nouvelle pour nous simples mortels

parce que Michel Marnay dégage du circuit.

Cette fois c'est le mariage.

Et voilĂ  mesdames et messieurs,

la nouvelle croustillante vient de tomber.

Je précise que je parle depuis notre bon vieux Londres.

On raconte que Michel Marnay vogue vers l'Amérique

pour convoler enfin en justes noces

avec une fille de la noblesse industrielle,

une Mlle Lois Clark.

L'héritière des Ciments, enfin, les cailloux et le sable.

Il semble que ce soit tout. Bonsoir.

- Signor Marnay ? - Non. Il est Ă  bord ?

M.Marnay, vous voulez bien me signer cette photo de vous ?

Mettez quelque chose d'inoubliable.

Qui soit croustillant.

Du français, c'est merveilleux.

Ça veut dire quoi ?

''Vous êtes très charmantes

''mais vous avez de bien vilaines manières.''

Pardon ?

Je crois que vous lisez mon télégramme.

Un instant.

Comment savoir si c'est le vĂ´tre ? Vous ĂŞtes qui ?

Je suis Michel Marnay.

Ne me dites pas que c'est vous ?

C'est très personnel. Vous pouvez me dire ce qu'il dit ?

Il dit ''En souvenir d'une belle et chaude nuit,

d'un orage au-dessus du lac de CĂ´me et de vous.''

Et vous, c'est vous ?

C'était plutôt bien ?

C'était bien ?

Ça remplacerait le base-ball un jour ?

Vous l'avez encore perdu ?

J'ai un ennui, un ennui grave.

C'est sûr, à faire le fou au lac de Côme.

Pauvre petit cœur.

Je dois parler Ă  quelqu'un.

Je ne suis pas très douée pour ça.

Je parle beaucoup, c'est un vice.

Vous avez l'air honnĂŞte.

Ah oui ?

Je peux me fier Ă  vous ?

Je crois.

Venez avec moi.

Le capitaine a aussi l'air honnĂŞte.

Le commissaire semble aussi très honnête.

On va dans votre cabine ou la mienne ?

La mienne.

La mienne est plus près.

La mienne est ici.

Non que je sois prude

mais ma mère dit qu'on ne suit pas un homme dans les mois en 'R.

Votre mère doit être très belle.

Vous vous appelez comment ?

Terry McKay.

Et je voyage seule.

Ce n'est pas ça qui vous ennuyait, n'est-ce pas ?

- C'est parfait. - Je savais que vous aimeriez.

Vous m'avez sauvé la vie,

je m'ennuyais à périr,

pas une seule femme séduisante à bord,

vous imaginez neuf jours comme ça ?

Terrible ! Très peu pour moi.

La vie doit resplendir,

pétiller comme du champagne rosé.

J'ai eu peur, je me suis dit, les belles femmes ne voyagent plus.

C'est clair.

Et enfin je vous ai vue.

J'étais sauvé, je l'espère. Cigarette ?

Non, merci.

Vous avez de bons résultats avec cette tirade ?

Ça m'étonnerait.

Vous, étonnée ? Ça m'étonnerait.

C'est une mauvaise blague. Je pourrais aussi en faire.

- J'en suis sûr. - C'est certain.

Je confirme.

Alors j'y vais. Comment va votre fiancée ?

Elle a attrapé froid.

Quel dommage. Au lac de CĂ´me ?

Elle n'y était pas.

La Dame du Lac n'était pas... ?

C'était sa meilleure amie.

Des gens très sociables.

Ce bateau va horriblement vite.

Il ne nous reste que huit jours et demi.

Quelque chose s'opposerait

à ce qu'ils pétillent comme du champagne rosé ?

Ne me dites pas que c'est lui ?

Il est plutĂ´t bien.

Il est bien.

Il est oĂą, en ce moment ?

Il rend visite Ă  ses parents.

Il m'envoie en voyage d'affaires de temps en temps,

voyez-vous, c'est aussi mon patron.

Il n'approuverait pas le champagne ?

C'est très touchant, lui et vous...

Très beau, j'apprécie.

Il doit être très fascinant.

Vous imaginez son pouvoir de séduction

alors que je peux résister

Ă  votre charme ?

Je vais vous laisser.

Après tout, il me reste le court de tennis, le loto

et bien sûr le jeu de palet.

Vous ne vous sentez pas de trop ?

Oh si.

Permettez que j'emmène ma fierté prendre l'air.

A moins que vous acceptiez de...

Dîner ? Je serais ravie.

Ce serait charmant.

On vous a sûrement nourri aux Mémoires de Casanova.

Nullement.

Vous avez entendu parler de ce gredin.

Vous avez dû connaître quelques femmes...

Quelques n'est sans doute pas le mot.

Et vous n'avez pas beaucoup de considération pour elles.

Mais votre jugement est toujours juste.

Pardon, signor...

Je vous réserve cette table pour tous les soirs ?

Pourquoi pas ?

Parlons de vous maintenant.

Pas ce soir, on parlera de moi un autre soir.

Très bien.

Un autre.

- Votre nom s'il vous plaît ? - McKay.

On en était où ?

Ah oui ! Comment s'appelle cet étrange pays d'où vous venez ?

Le Kansas.

Et ensuite ?

New York. J'ai chanté dans un club de 22 h à 3 heures du matin,

le directeur me courait après dans son bureau jusqu'à 4 heures

et je rentrais chez moi.

Il est apparu un soir,

il a dit que je n'étais pas faite pour un endroit pareil.

Il m'a dit que...

Je n'ai rien dit.

- Il m'a dit... - Que vous pouviez faire mieux.

J'ai fait des études.

Pour devenir une charmante épouse.

C'était l'idée. Ce n'est pas bien ?

C'est ce que je pensais mais ça ne s'est pas fait.

Ça nous amène à aujourd'hui. On lit en moi à livre ouvert.

Ça ne fait qu'une page.

Il n'y a qu'une page !

Pardonnez-moi...

VoilĂ , merci beaucoup.

C'est gĂŞnant.

Quel bel appareil vous avez lĂ  !

Il prend de très belles...

On n'a aucun intérêt à être vus ensemble,

vous savez, les gens aiment parler.

Disons-nous adieu.

- Quoi, vous avez peur ? - De vous ? Non.

On est sur le mĂŞme bateau,

il reste huit jours,

vous pourrez vous promener au soleil.

Et s'il pleut ?

Non, ce n'est pas bien.

Je vois. Surtout pour vous.

Tout Ă  fait.

M'afficher avec vous c'est me retrouver dans le journal,

je crois préférable qu'on se sépare.

Faites-moi descendre.

J'étais monté et je n'arrivais plus à descendre.

- Tu sais faire ça ? - Bien sûr.

Tu es un sacré bonhomme.

Vous devez en être un sacré aussi.

Comment ça ?

Tout le monde parle de vous.

On dit quoi ?

Je n'en sais rien, ils me font quitter la pièce à chaque fois.

Fais attention, tu vas te faire mal.

A ton âge je me suis cassé la jambe.

Ça va maintenant ?

Ça va.

De quoi vous vous plaignez ?

Je ne me plains pas, je pensais que...

Désolée.

Un champagne-cocktail.

- Des cigarettes ? - Au petit comptoir.

Vous avez du champagne rosé ?

Un champagne-cocktail.

Vous avez du champagne rosé ?

J'ai changé de table pour dîner seul.

Moi de mĂŞme.

Dommage que ce soit comme ça,

notre dîner était si agréable l'autre soir.

- Vous parlez le java-navais ? - Pardon ?

C'est vraiment tromper son monde.

Tout le monde nous regarde.

C'est affreux.

- Qu'est-ce que vous dites ? - C'est affreux, je m'en vais.

Non, je m'en vais.

Vous me laisseriez seule ici ?

L'heure n'est plus aux politesses.

Escale de quatre heures à Madère.

Retour impératif à bord à 18 heures.

Vous allez par lĂ  ?

- Je vais voir une dame. - Même à Madère ?

Cette fois c'est ma grand-mère.

- Désolée. - Ce n'est rien.

Elle vit sur la colline, vous voulez la rencontrer ?

J'en serais ravie. Montez.

Quel endroit divin.

Parfait.

Je veux la rencontrer.

Vraiment ? Je vais voir si elle est lĂ .

Janou ?

Elle n'est pas lĂ .

Regardez.

Elle doit ĂŞtre dans la chapelle.

Bonjour Jacques.

Tu te souviens de moi ?

Quel est le secret de cet endroit ?

Quelque chose donne envie de murmurer.

Quelle paix.

C'est un autre monde.

Le monde de ma grand-mère.

Dites-m'en plus sur elle.

Mon grand-père était diplomate,

ils ont vécu partout, c'était son dernier poste.

Il est mort ici alors elle est restée auprès de lui.

Il repose près de la chapelle.

Je crois qu'elle doit attendre impatiemment

de le rejoindre.

Je peux te présenter Mlle Terry McKay ?

Elle vous a prise pour ma fiancée.

Enchantée.

Je disais que vous me plaisez beaucoup.

Merci, j'en suis ravie.

Excusez-moi, je vais m'asseoir un instant.

Je prie de plus en plus lentement

et mes genoux

sont aussi vieux que moi.

- Vous êtes anglaise ? - Américaine.

J'ai une affection particulière pour l'Amérique.

Ça a été le premier poste de mon époux après notre mariage.

On a passé notre lune de miel à Washington.

Vous avez une maison ravissante.

J'aimerais y rester pour toujours.

Vous êtes trop jeune pour ça, ici on s'assied, on se souvient.

Il faut se fabriquer ses souvenirs.

Vous voulez voir la chapelle ?

Je peux ?

Ça fait combien de temps Michel ?

Voyons...

Tu étais encore enfant de chœur.

Alors entre aussi,

ça ne te fera pas de mal.

Je vais préparer du thé.

Je n'avais jamais vu des couleurs comme ça.

Tout est si vivant.

MĂŞme l'herbe semble plus verte.

Oui, il pleut beaucoup ici.

Qui s'occupe du jardin ?

Un vieux jardinier. Le voilĂ .

Trois enfants depuis ma dernière visite.

Emile dit que la France a besoin d'hommes

alors il a fait sept filles.

Sept ?

Excusez-moi, je vais voir le reste de la famille.

Le thé sera bientôt prêt.

Je peux vous aider ?

- OĂą sont vos tasses ? - LĂ .

Je vais le porter.

Désolée, j'ai dû me séparer de ma gouvernante,

je dois surveiller mes dépenses.

J'avais compté que je mourrais à 75 ans

et je suis encore lĂ  Ă  77 ans.

Si je ne meurs pas, je dois commencer à économiser mon argent.

Vous l'aimez ?

C'est charmant. Qui l'a fait ?

Michel.

Il l'a peint pour moi.

C'est très bon.

Il est très talentueux.

Pardonnez-moi, Je ne savais pas ça.

Hélas, il est aussi très critique.

Résultat, il n'a plus rien fait depuis.

Quel dommage.

Et puis Michel est trop occupé

Ă  vivre.

Les choses lui viennent trop facilement,

il est toujours attiré par l'art qu'il ne pratique pas,

l'endroit où il n'est pas allé,

la fille qu'il n'a pas rencontrée.

Je n'ai pas honte de vous avouer

que je m'inquiète pour lui.

Pourquoi ?

Un jour la vie présentera sa note à Michel

et il aura du mal Ă  la payer.

Mais je me sens mieux quand je le vois avec vous.

Je ne comprends pas.

Il va se marier, se poser...

Vous ne le voyez pas en pantoufles, avec une pipe ?

Il y a loin de la coupe aux lèvres

et tout peut arriver sur un bateau.

Croyez-moi ma chère,

Michel n'a aucun défaut qu'une femme ne saurait corriger.

J'ai vu toute la famille, les sept filles.

Je l'ai félicité et gentiment discuté avec sa femme.

Vous vous entendez bien ?

Vous seriez surpris.

Elle seule a dĂ» parler.

Quand vous étiez petit, que vous n'étiez pas content,

vous trépigniez par terre et vous deveniez tout rouge.

Qu'est-ce que vous avez raconté ?

Que vous ne faites plus ça.

Quand vous n'ĂŞtes pas content vous vous sentez de trop.

Vous avez discuté de quoi ?

On dirait que j'ai raté beaucoup de choses.

Je crains qu'on doive partir.

Tu entends ?

Janou, joue-nous du piano avant qu'on parte,

c'était une grande pianiste.

Elle va jouer.

Mais Michel, regarde mes mains.

C'est vous qui l'aurez voulu.

Je n'aime pas les sirènes de bateaux.

Mettez ça.

Il est beau.

- Vous l'aimez ? - Oh oui.

Je vous l'enverrai un jour.

Je ne peux pas aller plus loin,

c'est la frontière de mon petit monde.

Un monde parfait,

merci de m'avoir laissée entrer.

Au revoir.

Dieu vous bénisse.

Je reviendrai vite te voir.

C'est vrai

et je t'écrirai très souvent, tu verras.

Je t'en prie.

Au revoir.

On va avoir un orage.

On a changé de cap.

Merci pour cette charmante soirée.

Merci pour ce qui aura été le jour le plus merveilleux de ma vie.

Vous avez été adorable avec ma grand-mère.

Je lui écrirai.

Ce serait gentil.

Bonne nuit.

On va vers une mer agitée.

Bonne nuit.

Si vous me dites ''Un sou pour vos pensées'', je saute.

Je vous croyais couchée.

A quoi bon ? Je ne peux pas dormir.

Moi je ne fais que tourner et me retourner dans mon lit.

Vous rĂŞviez ?

Ce n'est pas un rêve, je suis réveillé.

Ce serait plutôt un désir.

Mon père disait toujours

''Les désirs sont nos rêves éveillés.''

- Votre père disait ça ? - Il buvait beaucoup.

J'ai écrit une chanson sur les désirs.

Elle était jolie.

Rien que ça ?

Non, ce n'est pas ça. Je voulais dire...

Qu'elle n'est pas mal.

Un jour j'apprendrai votre langue

et je serai drĂ´le moi aussi.

Désolée. C'était comment ?

J'ai oublié mais ça disait

que si on veut très fort dans sa tête,

que si on veut de tout son cœur

et si on veut assez longtemps et assez fort...

On a ce qu'on veut à Noël ?

On arrive demain matin.

Il sera lĂ  ?

Et elle ?

C'est le moment si on a une chose sur le cœur.

Je n'ai jamais travaillé de ma vie.

De ma vie je n'ai jamais travaillé.

J'ai pensé à ça.

- Qu'est-ce que vous dites ? - Je n'ai rien dit.

Oh si.

Que j'aime les choses très chères,

les fourrures, les bijoux.

J'ai dit ça ?

On a été habitués tous les deux à une vie de champagne rosé.

Ce sera difficile de...

Vous aimez la bière ?

Oui mais...

C'est mauvais pour la ligne.

Mon père disait toujours

''C'est drôle, les choses qu'on préfère

''sont illégales, immorales, ou font grossir.''

Il buvait comme un trou.

Qu'est-ce que votre père penserait de moi

qui n'ai jamais travaillé ?

Pas une fois.

Ce n'est pas

que j'en suis incapable, ça non,

mais je ne le saurais pas du premier coup.

Il me faudrait au moins six mois pour savoir si...

Si quoi ?

C'est difficile Ă  dire.

Après tout, pourquoi vous prendriez le risque ?

Mais si je travaille fort et assez longtemps,

si les vœux se réalisaient, vous feriez quoi ?

Qu'est-ce que vous voulez me dire ?

Qu'il me faudrait six mois pour savoir

si je mérite de dire ce que j'ai sur le cœur.

C'est la plus jolie chose...

Je vais retourner me tourner dans mon lit.

Je vais réfléchir, je vous dirai demain matin.

- Vous allez par lĂ  ? - Non,

je vais marcher un peu.

Le mariage est une décision sérieuse pour moi.

Je sais.

- Vous aimez les enfants ? - Oh oui.

- J'étais si inquiet. - Je ne savais pas qu'on arrive.

Je suis à peine habillée.

Si tout se passe bien pour nous deux,

dans six mois

on sera en juillet...

J'ai mis le lieu par écrit.

Lisez bien, qu'on soit bien d'accord.

''Chéri''...

C'est moi ?

''1er juillet, 17 heure, 102e étage,

''Empire State Building.''

LĂ .

Le pus haut gratte-ciel, tu ne peux pas le rater.

Notre marche la plus haute vers le paradis.

Mais prends l'ascenseur.

A nos retrouvailles !

Prends soin de toi.

Quelle joie.

Et pour moi donc. La traversée a été bonne ?

Très sympathique.

Mlle Clark ?

Pour la photo.

Encore une autre.

C'est bien, encore une autre, Mlle Clark, merci.

- Ça ira ? - C'est parfait.

Pardon, je suis vraiment confuse,

j'ai un rendez-vous.

Quelle joie, vraiment.

Non, c'est fini.

Laisse-moi te regarder. Quelle joie de te retrouver !

La mer a été agitée ?

Elle n'a pas été vraiment calme.

Pardon monsieur.

Excusez-nous.

Quelle joie de te revoir.

Quelle joie d'être rentrée Ken.

Le mariage de Marnay et de l'héritière est annulé

Vos malles sont arrivées. Et les clés ?

Ne déballez pas,

je déménage.

Bonne chance.

J'espère que vous travaillerez bien.

Les termes sont satisfaisants mais...

Ça ne dépend pas de vous mais des clients.

Oui, chantez, on discutera plus tard.

Je comprendrai si je ne vous trouve pas.

Oui.

Allez, chante mon cœur,

tu sais que c'est le printemps mon cœur,

pourquoi ne pas le montrer ?

Feins d'être gai mon cœur

même si tu es triste mon cœur.

Il ne doit pas le savoir.

L'amour n'est pas un jeu facile,

jamais deux cœurs

vraiment ne battent Ă  l'unisson.

Allez, danse, mon cœur

C'est une romance mon cœur,

continue donc de feindre.

Ne désespère pas mon cœur,

nous partagerons peut-être mon cœur

ce grand bonheur.

S'il doit venir, il viendra vite.

S'il ne doit pas venir

aucune force au monde

n'y pourra rien.

Tu sauras que c'est le printemps mon cœur.

Allez, chante mon cœur

parce que si tu chantes

jamais...

il ne saura

Qu'est-ce que ça a donné ?

C'est des applaudissements, non ?

Peut-être pour votre dîner à deux dollars ?

- Je vous engage Ă  long terme. - Six mois.

- Ce n'est pas très long. - Oh si.

Tu sauras que c'est le printemps mon cœur.

Allez, chante

jusqu'Ă  ce que nous sachions !

Je vous ai apporté quelque chose.

Vous ĂŞtes si gentille.

Mais vous ĂŞtes ma plus gentille pensionnaire.

Mais je ne paierai pas un sou de plus.

Qui vous demande plus d'argent ?

Je suis ravie de vous avoir.

Vous ĂŞtes si gaie. Quel est votre secret ?

Je ne sais pas.

Ma maison est à moitié vide,

j'ai des rhumatismes, mon mari m'a laissée avec 5 enfants

et ils ont tous honte de moi.

Désolée.

Il ne faut pas, vous devriez ĂŞtre heureuse.

Aucun garçon ne vous courtise alors pas de mariage

et sans mariage, pas d'enfants qui ont honte de vous.

Bonne nuit. Ne lisez pas tard pour vos yeux.

Je ne m'inquiète de rien.

Je plaisante sur le mariage mais ça peut être très beau,

mariez-vous si vous trouvez l'homme.

Je ne sais pas oĂą vous le trouverez

mais n'épousez pas un fainéant comme j'ai fait.

C'est aussi simple de tomber amoureuse d'un riche.

On peut ne pas l'aimer de suite mais ça s'apprend en six leçons

mais n'épousez pas un fainéant. Le mien est le roi.

J'espérais que vous en aimeriez un.

Je devrai travailler. si je ne vends pas ma peinture

Ne renoncez pas, votre peinture est...

Je ne renonce pas, je ne sais faire que ça

mais je dois faire de l'argent, beaucoup,

et pour ça, il faut manger

MĂŞme le nouveau Marnay a faim.

- J'ai une bonne nouvelle. - Quoi ?

- J'en ai vendu un. - Lequel ?

La femme, j'en ai tiré 100 dollars.

- De quoi tu te réjouis ? - Je suis peintre.

Moi aussi mais ça ne me réjouit pas.

Mlle McKay, ma cliente préférée ! Bienvenue.

Merci.

Vous ĂŞtes ravissante.

Je sais. Je ne l'ai pas achetée ici.

- Ça fait des mois. - J'étais partie.

Vous nous avez manqué.

- Vous aussi mademoiselle... - Lane.

Je veux quelque chose de si beau...

Simple mais Ă  couper le souffle.

Bien sûr. Mlle Webb, regardez qui est là.

On se demandait ce que vous deveniez et vous voilĂ .

Ce n'est pas merveilleux ?

Mlle McKay est ici et on se demandait...

Mlle McKay, ici ?

Montrez-lui tout ce que vous avez pour la retenir

et je réglerai tout.

C'est ce qu'on se demandait.

Je savais que vous comprendriez.

Merci beaucoup.

Les deux sont parfaites.

Excusez-moi.

On fait livrer oĂą ?

Je ne sais pas encore, je vous appellerai.

Ça ira, n'est-ce pas ?

Pas de... compte ?

Je sais.

Au revoir Mlle McKay.

Revenez vite.

Ne disparaissez plus.

Merci. Au revoir Mlle Webb, Mlle Lane.

Terry.

Qu'est-ce que tu fais ici ? Qui t'a dit que j'étais là ?

Je vois.

Quelle heure est-il ?

16 heures 55.

- Je suis ravie de te voir. - Et moi !

J'ai tant Ă  te dire, on boit un verre ?

Non, je suis pressée.

J'ai tant Ă  te dire.

Appelle-moi un autre jour.

Non, tu ne pourras pas, je serai mariée.

Tu vas... ?

Oui, et je suis en retard. Quelle heure est-il ?

16 heures 56.

J'ai fait tout ce chemin pour te donner l'heure.

Oui, au revoir Ken.

Bonne chance.

Merci.

Je suis si excitée.

Je croyais la 34e rue par lĂ , c'est l'inverse.

Je gagnerai du temps si je descends ici.

Tenez.

Qu'est-ce qui presse ?

Je vais me marier, soyez le premier à me féliciter.

Merci beaucoup.

Vous descendez ?

Non.

Vous avez quelle heure ?

17 heures 10.

Vous descendez ?

Docteur...

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Je ne sais si elle remarchera un jour Ă  voir les radios.

Elle ira mieux dans six mois.

Vous êtes l'homme qu'elle réclamait ?

C'est quelqu'un d'autre.

Elle allait justement l'épouser.

On l'a prévenu ?

Non, elle refuse.

En attendant votre pronostic, et vous ne direz rien avant six mois,

elle ne veut pas qu'il sache.

C'est raisonnable.

Elégant.

Je crois.

Excusez-moi.

On n'était pas sûrs de pouvoir vous reparler.

Mon père,

c'est si étrange.

- Vous savez... - Il m'a expliqué.

Alors vous savez que j'avais rendez-vous pour me marier.

Et alors que j'avançais pour devenir une bonne fille

j'ai été renversée au carrefour de la 34e rue.

Je suis la seule fautive.

J'avais rendez-vous lĂ -haut.

Je ne voulais pas qu'il attende.

Ça aurait été si beau.

Mariée...

Des enfants...

Pardonnez-moi mon père, je suis un peu faible.

Je ne fais aucun exercice.

Michel Marnay embarque pour Madère

Janou.

M.Michel, elle m'avait chargé de vous envoyer ça.

J'allais le poster aujourd'hui.

C'est pour la jeune femme qui vous accompagnait.

Orphelinat

Bonjour Mlle McKay.

- Comment allez-vous ? - Bien et vous ?

- Bien. - Et toi Patsy-Jane ?

Bien.

Elle a un jupon en flanelle rouge.

Ça tient plus chaud.

Sûrement. Vous avez répété la chanson ?

Vous la savez bien ?

Je la savais hier.

Vraiment ?

Venez, on va essayer.

Moi aussi j'ai répété.

Chantez avec moi.

Désire, ça arrivera

Désire encore.

Les soucis s'en iront

Les rêveurs disent que les rêves se réalisent

et c'est bien vrai.

Les désirs sont les rêves qu'on rêve.

Quand on est éveillé

le rideau de la nuit s'écartera.

Si tu es sûr

au fond de ton cœur,

si tu désires assez fort,

assez longtemps,

tu le découvriras.

Désire, ça arrivera.

- Chantez encore ! - On va recommencer.

Désire, ça arrivera.

Désire encore,

les soucis s'en iront.

Le dirlo.

Vous n'êtes pas fâché ?

Mais quand on dirige autant d'enfants

ça pose problème.

Je ne sais pas...

Je les aime bien.

Moi aussi mais ils ne m'aiment pas.

Ils m'appellent Hareng Saur.

Ce sont des petits sauvages.

Mais la musique a des charmes

qui adoucissent les sauvages.

Si elle a eu tant d'influence en si peu de jours,

je me demandais...

Vous pensez Ă  la mĂŞme chose que moi ?

La musique a des charmes,

j'aime les enfants, les enfants m'aiment.

Je vais sortir d'ici très bientôt.

J'aurai impérativement besoin d'un travail à ma sortie.

- Ce ne serait qu'un essai. - Je sais.

La paie sera minime.

Je sais.

Payez-moi juste assez pour que je ne vous appelle pas Hareng Saur.

Je voudrais leur faire la surprise.

Ne dites rien, je ne dirai rien.

Pas un mot.

On ne dira rien.

On sait garder un secret.

Onze jours avant Noël

Vous ĂŞtes devenu bien meilleur peintre.

Ou vous bien meilleur critique.

Six mois de dur labeur, vous n'avez pas perdu votre temps.

J'ai tout vendu sauf celui-ci,

je l'ai fait retirer quand vous m'avez appelé.

Merci.

C'est le meilleur.

Je n'en ai pas honte.

Vous ne voulez pas le vendre ?

Non, pas du tout.

Je m'en séparerais bien

mais je ne veux pas en tirer de l'argent.

Je croyais que vous le gardiez

parce que vous cachiez un chagrin d'amour.

Non, les chagrins d'amour ce n'est pas mon genre.

La vie est ce qu'on en fait,

maintenant je prends du plaisir lĂ  oĂą je le trouve.

A la prochaine.

- Joyeux Noël. - A vous aussi mon ami.

Un jour avant Noël

Michael, vous ĂŞtes donc Ă  New York. J'ai eu du mal Ă  vous trouver.

Vous avez disparu si longtemps mon ami,

j'ai pensé à vous matin, midi et soir et entre ces moments là.

Quoi ?

Je sais que vous avez été occupé mais vous viendriez bien au théâtre ?

Je laisserai le billet Ă  votre hĂ´tel.

On va oĂą maintenant ?

Michael, c'est à vous de me le dire c'est votre soirée après tout.

Je ne connais plus rien, je viens de rentrer.

Bonsoir.

Laisse-moi lui dire.

Je vais le rattraper.

C'est terrible.

Pour ta première sortie tu tombes sur lui.

Je n'ai pu dire que ''Bonsoir''.

Le spectacle est fini, le garçon a eu la fille.

On s'en va ?

Pourquoi rentrer ? Tout le monde sort.

Je te le redemande, laisse-moi t'aider.

Et je te le redis,

si tu paies ma rééducation il n'appréciera pas

et je ne veux pas de ça.

Tu n'apprécieras pas si je le retrouve ensuite.

Alors il doit savoir.

Non parce qu'il voudra m'aider, et si je ne récupère pas

il n'appréciera pas. Alors moi non plus, alors toi non plus

et ce sera affreux.

Sauf si je peux marcher vers lui, je veux dire... courir vers lui,

il n'en saura rien.

J'ai un travail, j'ai un budget, et si tout se passe bien,

si je suis une gentille fille, j'aurai ce que je veux Noël prochain.

Merci. Bonne nuit Lois.

Vous ne venez vraiment pas ? La soirée commence à peine.

Non, merci, une autre fois.

Joyeux Noël à tous.

Ce théâtre n'était pas une très bonne idée.

Joyeux Noël Lois.

Alors l'ami, on pleure sur son sort ?

Il y a plus grave.

Moi par exemple,

je vis sur la 186e rue et ils me refusent l'entrée du métro.

Bonjour.

- Elle n'est pas très bien. - Quel dommage.

Mais elle veut vous voir, entrez.

Joyeux Noël.

J'ai une mauvaise nouvelle pour vous,

le médecin refuse que je vienne.

Je serai revenue dans deux heures.

C'est la fête de Noël, leur premier spectacle en public.

C'est mon équipe.

C'est notre entraîneur, doc.

Docteur.

Vous ne voulez pas qu'elle soit malade ?

Vous n'avez pas vraiment besoin du piano.

Essayez une fois sans moi.

Au pire vous pouvez coincer au début

mais Aloysius trouve toujours le la.

Bien sûr.

Je veux entendre ça.

Vous voyez ? Allez...

OĂą est Patsy-Jane ?

Elle a mal Ă  la gorge, elle ne pourra pas chanter.

Viens ici chérie.

Une nouvelle robe en plus.

Bonjour Mlle McKay.

Tu veux monter sur scène ?

Alors écoute,

tu vas avec les autres, tu fais semblant de chanter.

Tu fais comme ça...

Ils n'y verront que du feu.

- Merci Mlle McKay. - De rien.

Viens ici le diapason.

Un, deux...

Pas trop fort, il y a un gosse lĂ -haut.

C'est bien, c'est merveilleux.

Vous voyez, vous n'avez pas besoin de moi.

Allez défendre les couleurs de l'orphelinat.

Joyeux Noël Mlle McKay.

Au revoir, bonne chance.

Ce n'est pas vraiment un joyeux Noël pour vous.

Pas vraiment.

Vous êtes bien installée ?

Oui, ça va.

Au besoin

vous m'appelez.

Comment ça va Terry ?

Quel bonheur de vous voir.

Pour moi aussi.

Vous allez bien ?

Oh oui, je me repose.

Ça faisait longtemps.

Oui, c'est vrai.

Quel bonheur de vous voir.

Vous l'avez déjà dit.

- Je peux ? - Oui, asseyez-vous.

Je ne reste qu'une minute.

Ça ne vous dérange pas ?

Vous savez comment je vous ai trouvée ?

Je cherchais dans l'annuaire le numéro d'un certain McBride

quand j'ai vu le nom de Terry McKay.

Je me suis demandé

''ce serait Terry McKay, ma vieille amie ?''

Et c'était moi.

Je me suis dit que je n'avais pas été très gentil avec Mlle McKay.

Après tout j'avais rendez-vous avec elle.

Et je ne l'ai pas honoré.

Ce n'est pas une façon de traiter une vieille amie.

Alors je me suis dit ''Tu dois t'excuser''

et me voilĂ .

C'est très aimable.

Oui, je crois.

Je me suis souvent demandé comment vous alliez.

Vraiment ?

J'ai aussi souvent pensé à vous.

Vous n'avez pas été fâchée que je ne sois pas venu ?

D'après vous ?

Sûrement, au début.

Oui, c'est vrai, j'ai été furieuse au début.

Je me suis dit ''Comment il peut faire ça ?

''Pour qui il se prend ?''

Vous avez attendu jusqu'Ă  quelle heure ?

Voyons, j'ai attendu jusqu'Ă ...

Minuit ?

Ensuite, vous avez fait quoi ?

J'étais vraiment fâchée. Vous imaginez, là-haut...

Dans l'orage...

Ensuite, vous vous ĂŞtes dit quoi ?

''Pourquoi tu ne rentres pas te saouler ?''

- Vous n'avez pas fait ça. - Non ?

Peut-ĂŞtre un petit coup toutes les heures pendant un mois.

- Vous m'en voulez ? - Non.

Au minimum j'aurais pu vous envoyer un mot.

Quand vous y pensiez vous ne saviez peut-être pas où j'étais.

Vous avez juré de me demander des comptes si on se revoyait,

Non ?

On avait dit qu'on ferait notre possible pour venir

et que si on ne venait pas c'est qu'il y aurait une sacrée raison.

Par exemple ?

Et l'autre ne devrait pas poser de questions parce que les questions...

La vie doit resplendir, pétiller comme du champagne rosé.

Alors on ne posera pas de questions.

J'espère.

Cigarette ?

Imaginez, faire tout ce chemin, dix rues pour...

Et Ă  la place voilĂ  que je promets de ne poser aucune question.

Parce que j'allais le faire. En un sens, c'est injuste.

Je sais.

Je ne sais pas pourquoi mais quand je suis avec vous je...

Pas d'alliance ?

J'avais cru que...

Au théâtre hier ?

Non, c'était...

Cela dit sans offense.

Comment ça va Michel ?

Vous pouvez poser des questions ?

Je croyais que tout allait bien jusqu'Ă  hier soir.

LĂ  j'ai su qu'il y avait quelque chose entre nous,

ne serait-ce qu'un océan.

Et j'ai acheté un billet.

De bateau ?

Oui, pour ce soir.

Vous ĂŞtes heureuse ?

Et vous ?

Je ne sais pas.

Je m'inquiète pour l'avenir.

Ce qu'on pensera de moi.

On dira ''Encore lui, le peintre fou.

''Il doit avoir un problème.

''il n'aime pas les femmes !''

Il ne leur parle mĂŞme pas ?

Il parcourt les sept mers et Ă  chaque femme

il demande ''Vous serez oĂą dans six mois ?''

- Et elles y sont ? - Partout.

A la tour Eiffel, aux pyramides, partout, Ă  attendre.

Mais pas lui. OĂą il est ?

Il attend.

On change de sujet ?

Joyeux Noël.

J'allais oublier.

Il y a six mois, qui eût dit qu'on passerait Noël ensemble ?

J'ai un cadeau.

Je n'en ai pas pour vous.

Vous ne saviez pas que j'allais...

De toute façon ce n'est pas vraiment un cadeau de Noël.

VoilĂ  pourquoi mes lettres revenaient.

Elle vous le destinait, vous vous rappelez ?

Je me rappelle.

Je vous l'aurais envoyé

mais je ne vous ai retrouvée qu'aujourd'hui.

Au revoir Terry.

J'ai fait un tableau de vous comme ça

avec le châle.

J'aimerais vous le montrer.

Courbet dit que... c'est mon marchand,

que c'est mon meilleur tableau.

Je pensais ne jamais m'en séparer

mais pourquoi le garder plus longtemps ?

Et une femme est passée à sa galerie

et l'a beaucoup aimé.

Elle a peut-ĂŞtre vu ce que j'y avais mis pour vous.

Je lui ai dit de lui donner parce qu'elle était pauvre

et aussi parce que...

Il m'a dit...

Enfin bref,

j'ai dit de lui donner.

Elle ne pouvait pas l'acheter.

Comme c'est l'époque de Noël...

Vous connaissez mon grand cœur.

A quelle heure votre bateau ?

Le bateau ?

- Pourquoi ne m'avoir rien dit ? - Chéri !

Si le destin devait frapper un de nous,

il fallait que ce soit toi ?

Ne me regarde pas comme ça.

Je suis la seule fautive.

J'avais les yeux en l'air

vers le 102e étage.

L'endroit le plus proche du paradis.

Tu y étais.

Ne t'en fais pas.

On n'a pas besoin d'un miracle.

Si tu peux peindre,

je pourrai marcher.

Tout peut arriver, non ?

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