All language subtitles for Juego de amor prohibido 1975

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Original subtitles

JEU D'AMOUR INTERDIT - MCMLXXV

Il est 08H10. Tu vas �tre en retard.

Tu as peur d'aller chez le barbier ?

Tu pourrais aller � la salle de bains.

La cuisine n'est pas le meilleur endroit pour une coupe de cheveux.

Pas d'accord ?

Peu importe, continue.

C'est le d�but des vacances, pas vrai ?

Oui, pourquoi ?

�a fait 2 ans.

Deux ans de quoi ?

Deux ans que je ne suis pas venu dans cette maison.

Pas exactement.

Aujourd'hui, on est le 14.

Tu es arriv� le 07.

T'inqui�te, j'ai une bonne m�moire pour les dates.

Ouais, une excellente m�moire.

Qu'y a t-il ? Tu veux partir ?

Pour moi, tu peux partir quand tu veux !

Il y a diff�rents peignes pour te coiffer les cheveux.

Je t'en ach�terai un,

comme cadeau d'anniversaire.

Je trouve amusant que tu aies peur d'aller chez le barbier.

Tu penses qu'ils se souviendront de toi ?

Je pars.

Ma 1�re classe est � 09H00 et je vais �tre en retard.

J'esp�re que vous profiterez de ces courtes vacances.

M�me si en revenant, vous aurez accompli vos travaux.

Rien de tr�s compliqu� pour la plupart d'entre-vous.

Ecrivez.

Pr�ts ?

Vous voyez, c'est un sujet litt�raire

depuis la nuit des temps.

Il est dans toutes les litt�ratures

� la fois espagnole et universelle.

Vengeance retard�e.

Celui, chagrin�, qui ne peut l'exaucer dans cette courte vie terrestre,

revient d'entre les morts pour finir ce souhait tant attendu.

Je veux que vous analysiez la puissance suggestive de ce mythe.

Melle Julia...

Miguel.. Racontez-moi ce dont nous parlions.

H� bien ! La classe est termin�e.

Ainsi, Miguel et Julia peuvent travailler sur leurs sujets.

A bient�t.

Bonnes vacances � tous.

Essaie, tu auras peut-�tre plus de chance.

Quelqu'un que je connais pourrait me reconna�tre.

Allez, Julia. Je t'en prie...

C'est pas le moment d'avoir peur.

Va devant, Julia. Je m'assois sur le si�ge arri�re.

OK.

Que faites-vous ici ?

Comme vous pouvez voir, on fait du stop.

Je vais pas loin, je peux vous laisser � la station-essence.

Quelqu'un s'arr�tera s'il n'est pas trop tard.

N'�tes-vous pas en vacances ?

Non. J'habite � c�t� dans un endroit calme.

Je ne suis donc pas press� de partir.

On vous a autoris� � voyager par vous-m�mes ?

Bien s�r, pourquoi n'en serait-il pas ainsi ?

- Merci, Don Luis. - Merci.

Y a un probl�me ?

Vous pouvez nous avancer un peu plus ?

D'accord, je vous avance.

Je m'en doutais quand je vous ai vu.

Ces deux-l� ont s�rement fait une fugue.

Une bonne chose que vous n'ayez pas ralenti.

Les flics l'auraient remarqu�, tout comme moi.

Descendez-nous ici, s'il vous pla�t.

Personne ne vous emm�nera. Sauf peut-�tre les flics.

Vous allez venir chez moi.

Je vous invite � diner, vous restez la nuit... si vous voulez.

Et votre femme ?

Non, je vis seul. Enfin presque seul.

Entrez.

Bonsoir, Jaime.

Julia et Miguel, deux de mes �tudiants.

D'ailleurs, Jaime en �tait un aussi.

Mais c'�tait il y a longtemps.

Il vit ici maintenant.

Vont-ils rester ici ?

Oui, ils dormiront dans la grande chambre.

Jaime est...devrais-je dire...

Vous l'aimerez.

- Je sers � souper dans le salon ? - Non, dans la cuisine.

Dans le bureau, comme d'habitude.

Ils sont comme la famille.

Allons-y.

Quel silence.

Un ange passe. C'est pas ce qu'on dit ?

Amusez-vous, vous �tes si loin de chez vous.

Pour votre premi�re nuit...

de libert�.

Nous prendrons le caf� dans la biblioth�que.

C'est juste une petite partie de ma biblioth�que.

H� bien ! Don Luis...

je ne pensais pas que vous feriez tant d'argent comme professeur.

�tre votre professeur est le cadet de mes soucis.

- Vraiment ? - Oui.

Je ne comprends pas.

Ce n'est pas dur � comprendre.

A 25 ans, j'ai eu 2 dipl�mes,

un grand h�ritage,

et 24H par jour pour le d�penser... en quoi ?

J'ai essay� la chasse, j'aimais �a. Mais c'�tait trop sanglant.

Avec les livres, on prend le risque de croire qu'ils serviront pour le feu.

Comme a agi le pr�tre dans Don Quichote.

Le th��tre �tait aussi une de mes grandes passions.

J'y ai mis du temps et de l'argent. J'ai form� un groupe amateur.

L'argent collect� fut donn� � la soci�t� de Wagner.

Mais �a a fini par m'ennuyer,

comme tout le reste.

Dites-moi...

Enseigner ne vous ennuie pas ?

Je fais �a depuis des ann�es.

J'ai l'impression que je vais trouver un nouveau hobby.

- Vous avez des munitions ? - Bien s�r.

Puis-je...?

Puis-je les voir ?

Bien s�r, ouvrez la vitre.

Ne jouez pas avec �a, c'est dangereux.

Prenons un caf� et nous c�l�brerons cette rencontre.

Je suppose que vous pr�f�rerez une seule chambre.

Bien s�r.

C'est bien ce que je pensais.

Vous attendez depuis longtemps pour passer la nuit ensemble.

Rien de neuf pour nous.

Cette pi�ce est presque une partie d'un mus�e.

Un cadeau des mes grands-parents � mes parents.

Nous devrions dormir dans une chambre diff�rente.

- Ce serait dommage de... - Pas d'inqui�tude !

Je suis content que cela serve � quelque chose.

M�me si cela n'est pas neuf pour vous deux.

Au moins, essayez de passer... une heureuse nuit.

Merci.

Ne croyez pas ce que Miguel vous a dit.

C'est la premi�re fois, n'est-ce pas ?

Que voulez-vous dire par l� ?

Oui.

C'est la premi�re fois.

On se d�shabille ?

Qu'y a t-il ?

Rien...

Rien...

Excuse-moi un moment.

O� vas-tu ?

Tu voudrais voir le spectacle, pas vrai ?

Un spectacle divertissant, vous ne croyez pas ?

D�sol�, Jaime.

Je suis un peu excit�.

Gifle-moi.

Gifle-moi, mon vieux !

Non, pas ce soir.

- J'ai pas envie de jouer. - Non ?

Alors, dans ce cas...

Voici le peigne pour couper les cheveux.

C'est tr�s pratique.

Avec l'arriv�e des jeunes, j'avais oubli�.

Essayons maintenant.

As-tu pens� qu'ils pourraient tout raconter ?

Ils connaissent tom nom et savent o� tu as �tudi�.

Ils sont tr�s jeunes.

Des gosses de cet �ge ne font pas ces choses.

Si j'avais eu des doutes, je ne les aurais pas emmen�.

Je le savais, tu m'as souvent aid�.

J'ai besoin que tu m'aides.

Vous n'avez besoin de personne, Don Luis.

Don Luis, Don Luis... je t'ai d�j� dit de ne m'appeler que "Luis".

Ne t'adresse pas � moi formellement.

Des ann�es et des choses se sont pass�es depuis mon enseignement.

Mais je pr�f�re m'adresser � vous comme je l'ai toujours fait.

Depuis ta venue, cette maison est devenue un endroit solitaire.

Personne jamais ne vient.

Ni parents ni amis...

Personne...

Avant je recevais et faisais la f�te de temps � autre.

J'ai cass� tout �a d�s ton arriv�e.

Oui.

Cette maison est devenue une �le.

Tu sais pourquoi ?

Je sais, je sais, pour me prot�ger !

Qu'essayez-vous de me dire ?

Juste ce que je disais.

Maintenant...

tu dois m'aider.

Je suis s�rieux.

Tu dois m'aider.

Il doit �tre tr�s tard.

On s'en fout !

Je ne m'inqui�te plus.

Ma maison et tout �a ne me concernent plus.

On doit penser � ce qu'on va faire.

On restera pas ici le reste de notre vie, n'est-ce pas ?

Aujourd'hui, nous sommes les chanceux, pas d'inqui�tude.

Une voiture nous prendra �ventuellement.

- Pourquoi tu rigoles ? - Pour rien.

Je pensais � quelque chose d'idiot.

Restez aussi longtemps que vous voulez. C'est une sage d�cision.

Personne ne viendra vous chercher ici.

Jaime, cuisine autre chose.

On dirait que ces petits jeunes ont bien faim.

Il y a un village dans les parages.

On pourrait marcher.

Oui, allons-y !

A plus tard, Don Luis. Nous allons marcher.

H�, on va marcher.

Il est tr�s occup�, allons-y.

Don Luis. Pouvez-vous ouvrir la grille, elle est ferm�e � cl�.

Jaime, nous voudrions marcher, pouvez-vous ouvrir ?

Don Luis.

D�sol�, Miguel. Vous me parliez ?

Nous voudrions nous promener mais on ne peut pas sortir.

Bien s�r, la grille est ferm�e.

H� bien... ouvrez-nous.

Je crois que vous n'avez pas compris.

Bien s�r

que je comprends. Vous avez parl� � nos parents...

ou � la police ?

Vous me croyez capable d'une telle chose ?

Personne mais personne ne sait que vous �tes l�.

Vous �tes s�r ?

Oui, tout � fait.

Vous �tes en s�curit� ici.

De toute fa�on, nous voudrions nous promener.

Nous revenons bient�t.

Miguel, je veux partir !

Vous l'avez entendu Don Luis. Ell est nerveuse et veut partir.

Je veux partir, vous m'entendez ?

Ouvrez la grille !

Par ici, allons-y !

Non, Miguel.

Vous ne partirez pas tant que je ne l'ai pas ordonn�.

Oh, vraiment ?

Laissez-moi, Miguel. Allez, laissez-moi.

Nous partons, vous entendez ? Nous partons !

Don Luis... je vous en prie.

Non, Miguel.

C'est impossible.

Continuez.

�a veut dire quoi, �a ?

Nos parents savent peut-�tre et ils viendront nous chercher.

�a ne peut �tre que �a.

Tu crois ?

Oui, j'en suis s�r.

- Don Luis. - Oui ?

Le diner des enfants devrait �tre cuit.

Bien s�r, qu'as-tu en t�te ?

Je ne sais pas, demandez-leur.

Leur demander, pourquoi ?

Je sais mieux ce qui est bon pour eux.

Non, pas besoin de leur demander.

A leur �ge, il faut de prot�ines, de la nourriture sans graisse.

Viande, poissons, oeufs, lait, ces choses-l�...

Il faut les tenir en forme.

Tr�s en forme.

Tu n'as pas perdu ton app�tit.

Ils ne r�ussiront pas � m'inqui�ter.

S'il a appel� nos parents, pourquoi prennent-ils tant de temps ?

Ils viendront, ne t'inqui�te pas.

Arr�te de manger ! Tu me rends nerveuse !

C'est pas tr�s grave.

D'abord, nos m�res vont pleurer.

Plus tard...

nos p�res hurleront... tu sais, la routine.

T'as r�ussi, je n'ai plus faim !

On nous a enferm�s comme de petits enfants.

C'est marrant, non ?

Fiche-moi la paix.

Ils peuvent venir.

Laisse-les. Don Luis, nos parents, qu'ils nous trouvent ensemble, au lit !

Ils nous auraient pas permis de rester plus longtemps loin de la maison.

- S'ils savaient o� on est. - Oui.

Mais ils ne savent pas.

Don Luis n'en a parl� � personne.

Alors, pourquoi tout �a ?

Oui...

C'est quoi ce jeu ?

Regarde !

Ils nous ont laiss� quelque chose !

Ils sont gentils de nous apporter le petit-d�jeuner.

Tu sais quoi ?

J'ai faim. Laisse-moi voir ce qu'ils ont apport�.

Julia... la porte est ouverte.

Allons-y.

C'est pas une belle journ�e ?

C'est une superbe matin�e, n'est-ce pas ?

�a suffit, Don Luis !

C'est suffisant !

Qu'y a t-il ? Le d�jeuner n'�tait pas bon ?

Vous avez l'air f�ch�s.

OK.

Vous voulez marcher dans le jardin...

Allons couper une de ces branches.

Prenez �a.

Allez. Miguel, coupez cette branche, s'il vous pla�t.

- Bonjour, Don Luis et cie. - Bonjour.

J'ai ramen� votre commande.

Merci, laissez-la ici.

- Ici ? - Oui.

Vous avez des visiteurs.

Nous ne sommes pas en visite.

- Nous sommes... - Exactement !

Les enfants de ma soeur.

Ils passent leurs vacances avec moi.

Tr�s bien.

Merci, Don Luis. A bient�t.

- Y a pas de quoi, Damian. - Au revoir, bonne journ�e.

Cette branche, Miguel...

Je vous ai dit que vous ne pouviez pas partir.

Dites-nous pourquoi.

Quelque chose vous manque ici ?

De la bonne nourriture, un bon lit...

Vous enfermer au sous-sol est temporaire.

Vous serez bient�t install�s confortablement.

Vous aurez un confort que vous n'avez jamais exp�riment�.

Il y a beaucoup de livres dans la maison.

Ils sont l� � votre disposition.

Tant que je consid�re qu'ils vous sont appropri�s.

Je peux vous amener une t�l�, m�me en couleur.

N'est-ce pas, Jaime ?

On veut juste s'en aller !

Je me fiche de ce que vous voulez !

Vraiment, je ne suis pas int�ress�.

Qu'allez-vous faire de nous, Don Luis ?

Je me sens oblig� de r�primer votre envie de partir

qui en fait, neutralise vos meilleures qualit�s.

Qui font partie de vous.

Mais... vous croyez avoir le droit de...

Relax, Miguel.

- Vous r�alisez ce que vous avez fait ? - Non, qu'avons-nous fait ?

J'ai laiss� la grille ouverte juste pour voir vos r�actions.

Et vous avez essay� de vous �chapper !

Bien s�r, vous vous attendiez � quoi ?

J'attendais votre ob�issance !

- Je vous avais pr�venu ! - Vous vous attendiez � quoi ?

Vous �tes ici et vous ne partirez pas.

Voil� pourquoi il faut vivre en harmonie.

Je vous pr�viens.

Si nous n'y arrivons pas, ce sera tr�s difficile

de rester ensemble sous ce toit.

Vous �tes totalement fou.

Vous comprendrez au fur et � mesure du temps.

Je dois appliquer d�s maintenant une action corrective.

Qu'avez-vous dit ?

Vous m'avez entendu.

Une correction.

Relax, Julia.

Vous �tes pardonn�e cette fois.

Quant � Miguel...

Je vous pr�viens. Si vous me touchez avec ce b�ton...

Jaime, viens ici !

Vous voyez ?

C'est une arme tr�s pr�cise.

Il n'osera pas tirer.

C'est votre opinion personnelle, Julia.

N'est-ce pas, Jaime ?

Miguel, soyez pr�t pour votre punition.

Quelle punition as-tu en t�te, Jaime ?

Voyons...

J'ai trouv� !

Je vais vous punir comme un m�chant gar�on.

Don Luis, cette plaisanterie ne va t-elle pas un peu loin ?

Vous savez, Miguel. Comme les m�chants gar�ons...

- Baissez votre pantalon. - Quoi ?

- Baissez votre pantalon. - Non, Miguel ! Non !

Prudence, Jaime !

Une de ces balles pourraient facilement traverser sa t�te.

Ce serait dommage.

N'est-ce pas, Miguel ?

Baissez votre pantalon.

N'oubliez pas vos sous-v�tements.

Ne vous m�prenez pas. Je ne vais que vous fesser.

Tr�s bien, Miguel.

A partir de l�, les choses vont aller mieux.

Allons-y, Jaime.

�a les calmera pour un moment.

Don Luis.

Oui, Jaime ?

- Rien, je vais � la cuisine... - Attends, monte au grenier avec moi.

Je cherche de l'aide pour trouver quelque chose.

- Relax. - Silence, laisse-moi.

Je t'en prie !

Tu es bless�e ?

Je me suis griff�e avec les ressorts du matelas.

C'est rien.

J'avais presque oubli� ce que la peur signifiait.

A une �poque, un cri dans la nuit m'aurait terrifi�.

J'aurais eu la chair de poule

� l'id�e d'�couter une histoire de fant�me.

Maintenant, j'ai connu assez d'horreurs.

Les choses horribles sont si famili�res

qu'elles ne peuvent plus m'effrayer.

Qu'en as-tu pens� ?

Pas mal.

Cette pi�ce Macbeth a �t� un vrai succ�s.

Le cercle Wagner l'a inaugur�.

M�me les m�dias ont parl� de nous.

Nous �tions un bon groupe.

Quoiqu'amateurs, nous faisions �a s�rieusement.

Toujours tr�s exigeants.

Ah, tr�s bien !

A genoux !

Au nom de la grande Institution Sacr�e.

Je vais pr�parer le diner.

Il y a assez d'amusement au sous-sol.

H�, attends !

J'admets vouloir jouer quand je descends ici.

Mais nous ne sommes pas l� pour �a.

Je veux trouver une chose int�ressante pour ces gamins !

Viens !

Viens et regarde �a.

C'est quoi tout �a ?

C'�tait � l'oncle Alberto.

L�, ouvre !

Laissez-moi voir.

Un type marrant, cet oncle Alberto.

Le pauvre, il aimait les plaisanteries. Il a pass� sa vie � collectioner.

Regarde �a !

Un jour, je te montrerai la collection enti�re.

Voil� ce que je cherchais.

Vous vous attendez pas � ce que je l'ouvre...

N'aie pas peur.

C'est pour une plaisanterie plus amusante encore.

Je t'en parlerai plus tard.

Il y a quelqu'un � la grille.

N'aie pas peur, Jaime. C'est le gars du restaurant.

J'ai t�l�phon� pour le diner.

Nous allons manger ensemble, avec les enfants.

Je vais leur permettre de quitter le sous-sol.

C'est dimande de P�ques. Une bonne journ�e pour un repas de famille.

Te montre pas pendant que j'ouvre.

H� bien...

un caf� serait tr�s bien.

Je vous l'apporte.

Vous avez aim� la nourriture ?

J'ai l'impression que vous n'avez pas faim.

Qu'y a t-il ?

Je vais mettre de la musique.

On laissse tomber Wagner.

Je vais choisir quelque chose de plus appropri� pour P�ques.

Mange quelque chose.

Allons...

Don Luis !

Don Luis !

Vous m'entendez ?

Bien s�r que je vous entends, Miguel.

Qu'y a t-il ?

Julia et moi, on part. Vous comprenez ?

Vous dites �a parce que vous avez une arme ?

Oui !

Voil� pourquoi il dit �a !

N'est-ce pas une raison assez puissante ?

Le caf� est pr�t.

Dommage de l'avoir fait, Jaime.

Malheureusement, les gamins n'en veulent pas.

Nous assumons que la porte est ferm�e.

Bien s�r.

Voici les cl�s.

Donnez-les moi !

Non !

Miguel peut venir les chercher.

Je vous pr�viens. Si vous passez la porte, je tire !

Allez, Miguel. Soyez pas comme �a.

Si vous voulez les cl�s...

venez les chercher.

Laissez tomber et donnez-moi les cl�s !

Ne veniez-vous pas les chercher ?

- Plus pr�s. - Je vous pr�viens, je vais tirer !

H� bien...

Si vous osez prendre les cl�s

je devrai vous prendre cette arme.

Tire !

Tire, Miguel !

Tire !

Si vous vous conduisez bien...

un jour, je vous emm�nerai dans le grenier,

je vous montrerai la collection de farces de l'oncle Alberto.

Mais vous devez bien vous tenir, vous comprenez ?

Tr�s bien m�me.

Et en plus, vous devez �tre plus malin.

Il est embarrassant d'avoir des �l�ves stupides.

Et si je vous poignardais dans la gorge ?

Un autre article amusant de l'oncle Alberto.

Jaime, sers le caf�.

Dans la biblioth�que.

Nous aimons beaucoup le prendre en cet endroit.

Vous n'aimez pas le caf� non plus ?

Le caf� est un stimulant.

Un d�ca, peut-�tre, Jaime ?

C'est possible.

Rappelle-moi d'amener les affaires des gamins au sous-sol.

Portez des v�tements frais. Il faut bien les changer parfois.

Oui, Julia. J'ai dit "parfois".

Pas bien du tout.

J'ai utilis� d'autres m�thodes.

Je devrais �tre amical et compr�hensif.

Mais vous voyez,

votre attitude me force � me conduire diff�remment.

H� bien !

Je dois vous punir � nouveau !

J'esp�re que vous ferez moins le difficile.

Je vous donnerai pas ce plaisir. Je dois baisser mon pantalon ?

Non, c'est trop humiliant.

- Soulevez votre pull et chemise. - Pourquoi ne pas nous tuer ?

Qu'attendez-vous ?

Approchez-vous, Miguel !

Pourquoi faites-vous �a ?

Jusqu'o� allez-vous aller ?

Retirez votre chemise afin d'�tre plus � l'aise.

Comment dirais-je ? Plus libre et agile...

Prenez �a.

Prenez �a !

Allez, prenez-le !

Que voulez-vous que je fasse ?

Vous comprenez ? Julia doit �tre punie.

Qui serait le plus indiqu� que vous ?

Je ne comprends pas.

C'est tr�s clair, Miguel.

Il te dit de me fouetter.

Miguel, vous pouvez commencer !

Non, ce jeu est termin�.

C'est fini !

Vous �tes s�r ?

Vous...

Vous ne me faites plus peur.

Pas cette fois !

Vous avez pris trop de libert�s.

Trop.

Ils pensent aussi que l'arme est une farce. Montre-leur, Jaime.

Montre-leur avec ce vase.

Frappe-moi.

Qu'est-il arriv�, tu as peur ?

Tu as peur ?

Non.

Mais si.

Vous attendez quoi, Miguel ?

Non non non. Plus fort.

Beaucoup plus fort !

Comme un homme.

Assez.

Tu les as enferm� au sous-sol ?

Oui.

OK.

Les voil�... calmes et relax�s.

Ils vont doucement s'habituer. Tu verras.

Pourquoi vous faites �a ?

C'est une difficile question et une difficile r�ponse, Jaime.

Quand quelqu'un suit son id�e,

difficile d'expliquer pourquoi il le fait.

Si je te posais la question � toi,

me donnerais-tu une r�ponse ?

Les deux n'ont rien � voir.

Regarde !

L�-bas, au loin, la ville.

Emplie de gens que je ne connais pas.

Mais je pourrais les aider

� d�terminer mon avenir.

Je pense que les gens ont besoin

de quelqu'un comme moi, qui est capable de les guider.

Pense � ces gamins.

Ils ont fugu�, � la poursuite d'une aventure absurde

sans savoir eux-m�mes ce qu'ils cherchaient.

Mais je suis venu vers eux

avec assez d'�nergie pour les emp�cher de fuir.

Et �a c'est important, Jaime...

que des personnes telles que moi soient capables d'�tre stricts !

D'appliquer cette fermet� � des fuyards...sans r�elle destination !

Quand ma photo �tait dans tous les journaux, vous m'avez offert un abri.

Je suis votre d�biteur.

Je vous aide comme paiement.

Pas besoin d'autres explications.

Allez, Jaime.

Ne joue pas au gar�on ob�issant. Ce r�le ne te sied point du tout.

Tu continueras parce que tu aimes ce jeu autant que moi.

Je vais pr�parer le diner.

Je veux aller me coucher t�t.

C'est le dernier jour des vacances. Demain, je dois me lever t�t.

Il est 08H10.

Vous allez �tre en retard.

La voiture sera au point mort. Ils ne doivent pas entendre le moteur.

Revenez vite, je le sens pas.

Pas de probl�me, ils sont d�j� apprivois�s.

- D'accord, mais... - Et souviens-toi...

dis-leur que je suis chez moi.

Porte cette arme quand tu iras au sous-sol.

A ce soir.

Regardez... on va demander.

Police ! Vous �tes le professeur de Luis Espinosa Castror ?

Oui.

Quelque chose ne va pas ?

Vous connaissez ces gamins ?

Ou, bien s�r.

Ce sont mes �tudiants en pr�-universit�.

Quelque chose leur est arriv� ?

Ils ont fugu� et nous faisons une enqu�te.

Vous pouvez partir, on se verra plus tard.

OK.

Salut.

J'am�ne une autre couverture.

Le temps a chang�.

- Il vient avec vous ? - Non.

Partirons-nous d'ici vivants, Jaime ?

Je ne sais pas, Julia. Je..

Va chercher l'arme !

- Il ne la porte pas. - Prends cette bouteille !

Allez !

Vous nous aiderez � quitter cet endroit, hein ?

Je ne pense pas pouvoir. Don Luis surveille la maison.

Il est au travail, les vacances sont termin�es !

Ne soyez pas na�f ! Il a d�missionn� !

Il aime �a encore plus !

Il surveille l�-haut, avec son arme.

Si vous me croyez pas, sortez.

On se cachera pas.

On vous portera comme bouclier, il osera pas tirer.

Vous pouvez m'utiliser comme otage

mais �a marchera pas.

Pourquoi ?

Je suis sous le choc !

Laisse-moi vous parler.

Parlez mais soyez prudent.

S'il devait tirer, il le ferait m�me si vous me tuez.

C'est tout ce qu'il ressent pour vous ?

Vous �tes son ami, pas vrai ?

Pas exactement.

Pourquoi vous restez, alors ? Pourquoi vous l'aidez ?

Il m'a sous sa coupe encore plus que vous.

On ne comprend pas. Pourriez-vous expliquer ?

�a s'est pass� il y a deux ans.

La police me recherchait.

J'avais besoin de me cacher.

Je n'avais aucun endroit o� aller, et j'ai pens� � Don Luis.

Je pensais qu'il comprendrait la situation.

Il l'a comprise mais...

Qu'avez-vous fait ? Pourquoi la police vous poursuivait ?

Je vous le dirai un jour.

Nous avons beaucoup de temps devant nous.

A vos ordres, Commissaire.

- A vos ordres ! - Des nouvelles ?

Rien, commissaire.

On doit insister, quelqu'un doit savoir. Un �tudiant, un prof.

J'ai boug�, � votre tour.

Oui, je vois.

Pas aujourd'hui obligatoirement. Peut-�tre demain...

Je suis d'accord, nous ne devons pas nous pr�cipiter.

Echec � la reine.

Il vous fait confiance. Il vous laisse le r�volver.

Je prends votre reine avec mon chevalier.

Voici sa salle de classe. La classe pr�-universitaire.

- Ils sont pr�sents ? - Avec le prof de litt�rature.

- On entre avec votre permission. - Je vous en prie.

La premi�re chose que j'ai remarqu� dans vos travaux.

Echec.

Mais...

N'y pensez pas plus.

Echec et mat.

Allez au Diable.

Vous devez apprendre � perdre, Miguel.

Elle vous pla�t ?

Beaucoup.

Je vais l�-haut. Don Luis peut se poser des questions.

Non, attendez.

Elle vous pla�t beaucoup.

Je vous l'ai dit.

- Je monte. Don Luis demandera... - Jaime...

Je comprends qu'elle vous plaise.

C'est vraiment une fille super.

Elle est g�niale...

pour tout.

Je le suppose.

Vous ne pouvez pas imaginer.

Le prix serait assez �l�v� ?

Non !

Alors, que voulez-vous ?

Je ne pensais pas que vous pourrriez tomber si bas.

Ecoutez, je dois quitter cet endroit.

Je peux partir, je n'en peux plus !

Comme toujours, il est l�-haut.

Il esp�re avoir une chance

de jouer encore avec nous.

Je n'en peux plus, Jaime. Vous devez m'aider !

Vous devez me lib�rer de lui.

Je vous en supplie. Je ferai ce que vous voulez.

Sortez-moi d'ici, Jaime. Je n'en peux plus.

Je suis s�r que vous �tes le seul � pouvoir m'aider.

Dites-moi quoi faire, Jaime. Sortez-moi d'ici !

Sortez-moi d'ici, Jaime !

Relaxez-vous, Julia.

Ne vous inqui�tez pas.

Au fait, Miguel.

Il y a une chose que je ne comprends pas vraiment.

Quand vous dites que vous voulez partir...

A quoi vous vous r�ferrez ?

Partir et faire face � vos parents et les gens qui vous attendent dehors ?

Ou juste... quitter le sous-sol ?

Je ne vois pas ce que vous voulez dire.

Vous pr�f�reriez faire face aux autres plut�t que Don Luis.

Ou vous pr�f�rez peut-�tre que personne ne vous contr�le ?

Je ne comprends toujours pas.

Vous me comprenez, Julia. Non ?

Oui...

Moi aussi, j'ai mes id�es.

D'abord, analysons la situation.

Il faut calculer ce qui se passe hors de ces murs.

OK, quand les avez-vous vu pour la derni�re fois ?

Je ne sais pas.

Le jour pr�c�dent les vacances.

Ils ont parl� de quelque chose de particulier ?

Non...

Non, monsieur.

Vous n'avez pas remarqu� qu'ils portaient des sacs de voyage ?

Non, je n'ai pas fait attention.

Asseyez-vous !

Votre nom, Melle ?

Votre nom ?

Maribel.

Maribel quoi ?

Garc�a Hidalgo.

Avez-vous entendu les commentaires sur les p�r�grinations de vos coll�gues ?

Je sais pas, je me souviens pas.

Je suis tr�s nerveuse. Je jure que je ne sais rien !

Ce gamin veut parler.

Dites-moi.

Je m'appelle Alfonso D�az Carri�n.

Vous avez quelque chose � dire ?

- Oui ! - Alors, allez-y.

Toutes les personnes interrog�es ont menti, monsieur.

Ils essaient de cacher la vraie raison de la fuite de Julia et Miguel.

Ils ont dit qu'ils voulaient partir de chez eux

pour avoir des relations sexuelles libres.

Loin de leurs parents et de tout type d'autorit�.

Je vois.

Jaime !

Tu es l�, Jaime ?

Jaime !

Jaime !

Salut.

Je ne vous avais pas entendu.

- Tu viens du sous-sol ? - J'�tais avec les gosses.

Et ton arme, alors ?

�a n'est plus n�cessaire. Ils sont d�j� apprivois�s.

Il ne faut pas baisser sa garde.

Faut toujours la garder.

Don Luis !

Quoi ?

Y a des nouvelles.

Les gosses... veulent rester.

Ils ont d�cid� de ne plus partir.

Ils ont de la nourriture, ils n'ont pas � travailler...

Ils peuvent �tre ensemble...

Que peuvent-ils demander de plus ?

L'arme n'est plus n�cessaire.

Vous cherchez quelque chose, Don Luis ?

O� sont les armes ?

Je les ai nettoy�. �a vous d�range ?

Non... pas du tout.

Je les replacerai quand j'en aurai termin�.

Et quelles sont ces nouvelles au sujet des gosses ?

- Ils veulent rester ? - C'est �a !

Je vois.

J'ai une id�e.

Ils n'ont plus besoin de rester au sous-sol.

En outre...

avec cette pluie,

c'est trop humide.

Pr�parons un diner pour c�l�brer cette d�cision.

OK.

Un diner haut-de-gamme.

Et pendant le dessert, vous pourriez jouer une de vos pi�ces.

Encore mieux, vous pourriez l'interpr�ter.

Je suis s�r que les gosses aimeraient �a.

Ne m'apportez plus de rapports.

Si les barons veulent me d�serter, je m'en fiche, c'est leur affaire.

La peur ne m'affecte pas

tant que la for�t de Birnam se dirige vers Dunsinane.

Qui est-ce gar�on, Malcolm ?

N'est-il pas n� d'une femme ?

Les esprits qui connaissent l'avenir

m'ont dit:

�N'aie pas peur, Macbeth. Aucun homme na�t d'un femme

ne pourra atteindre Macbeth ni lui nuire".

- Bravo ! - Tr�s bon !

Vous avez aim� ?

Vous �tes un grand acteur !

H� bien...

J'aurais mis plus d'emphase si j'avais eu l'�p�e sur moi.

Mais Jaime a insist� pour que je ne l'utilise pas.

Un verre vous fera du bien.

A quel acte �a correspondait ?

Un moment tr�s tragique, Julia.

Macbeth essaie de recouvrer son courage mais en vain.

Il se berce d'illusions.

Mais il sait

que tout est perdu.

Il perd sa force.

Oui...

Il le sait.

Comment le sait-il ?

C'est plus facile quand le jeu

est sur le point d'�tre perdu.

Peut-on le ressentir ?

Est-ce vrai ?

Oui !

Jaime...

Je suis content.

Il n'y aura rien d'autre � expliquer.

Il n'y aura aucune surprise.

Bonjour !

Salut, Jaime !

N'est-ce pas une belle matin�e ?

Oui.

Comment s'est pass� la 1�re nuit en temps que ma�tre de maison ?

Quel ennui. Il n'y a que de la musique classique ici.

Il me faut de disques modernes.

Nous allons en acheter.

Qu'en penses-tu, Jaime ?

Oui, bien s�r.

Nous avons besoin de pas mal de choses ici, pas vrai ?

Attention !

�a vous causera un probl�me mais comprenez

Moi, comprendre ?

Je sais que, pour vous, enseigner �tait un hobby, mais...

mais apr�s tant d'ann�es, je pensais que...

vous auriez acquis une �thique professionnelle.

D�sol� mais ma d�cision est d�finitive.

Je vais voyager en Europe et serai loin plusieurs mois.

D�sol�.

Adios.

Vous �tes tous satisfaits ?

Dommage que vous ne soyez jamais devenu un professionnel.

Vous auriez fait un grand acteur.

Merci.

Au fait...

je peux retirer le maquillage et chercher d'autres v�tements ?

Bien s�r, vous ne resterez pas ainsi le reste de votre vie.

Rien ne dure jamais, Julia.

Allons, �pargnez vos discours.

Nous avons trouv� ce ch�quier dans votre bureau.

Il faut une signature.

Les gosses veulent arranger la maison, ils en ont besoin.

Vous serez celui qui va s'occuper de tout cela.

Soyez sport.

Le blocus �conomique

est la seule arme qui me reste.

Bien s�r, tu pourrais me tuer.

Mais �a ne r�soudrait rien.

On s'attendait � ce que vous refusiez.

Mieux vaut que vous vous changiez.

Ce serait dommage d'ab�mer ces v�tements.

Allez, signez !

Ce ne sera pas facile de me convaincre.

Tu vois, Jaime. Il dit que ce sera pas facile.

Il devrait �tre plus coop�ratif.

Souvenez-vous...

vous avez promis que cette maison serait un paradis de confort.

Comme vous le voyez,

le type essaie d'�tre persuasif.

J'essaie de vous convaincre d'une fa�on amicale.

Avec courtoisie.

Avec beaucoup de...

courtoisie !

�a a l'air bien.

Tr�s bien, tu penses que l'on me reconna�tra ?

Evite les endroits o� tu seras reconnu et conduis-toi normalement.

Merci.

Apr�s la banque, le shopping et ensuite je reviens.

H� !

T'as oubli� le ch�que.

Quel idiot ! J'ai pris le miroir.

Avec la fureur du d�part...

OK, � plus tard.

Esp�rons que Don Luis a sign� le ch�que correctement.

Apr�s l'affrontement...

Difficile pour lui s'il rencontre quelqu'un.

En outre, avec sa d�gaine...

N�anmoins, c'est dangereux. Mieux vaut �viter les sorties.

Mais je comprends que tu vas t'ennuyer dans cet endroit.

Il est tr�s tard, Jaime.

Miguel... va revenir.

�a t'ennuie ?

Non, pas le moins du monde.

Je me souviens ce que j'ai dit dans le sous-sol il y a peu.

Je vois.

C'est pour �a que tu as couch� avec moi ?

Non.

Ce n'est pas la raison.

Je pense que tu aimeras.

C'est la m�me ambiance qu'� ton �ge.

H� bien, plus ou moins.

Les Beatles n'�taient m�me pas encore l�, pas vrai ?

Ils d�butaient � l'�poque.

Bien s�r.

- On danse ? - Oui !

Toi aussi, Jaime !

Non, vas-y danse !

On a mis un rock en ton honneur !

Pas besoin de...

On peut danser ensemble, nous trois !

Tu danses mal. Et d'une fa�on obsol�te.

On joue pourquoi ?

Tout sauf de l'argent. Ce serait stupide.

Nous allons trouver quelque chose d'int�ressant, pas vrai ?

Le perdant sera puni par les deux gagnants.

OK.

Super !

Je vous pr�viens, j'ai pas l'intention de perdre.

Je me suis beaucoup entra�n�.

Ne soyez pas des b�tes !

Vous perdrez ensuite !

Pr�t !

Feu !

�a suffit, je vous en prie !

�a suffit ! J'en peux plus !

Tu as perdu et tu dois r�sister !

Tu perdras ensuite !

Bonjour!

- J'ai votre commande. - Bonjour.

Je l'am�ne � l'int�rieur ?

Non. Laissez-la ici, merci.

Votre neveu et ni�ce sont encore l� ?

Comment vous le savez ?

Vos commandes sont plus importantes maintenant.

Parfois, nous avons des invit�s.

Les gamins ont d� faire �a, non ?

Oui, oui.

Tr�s marrant.

- OK, au revoir. - Au revoir.

Je laisse le panier ici.

Merci beaucoup.

J'ai commenc� le jeu

et vous vous �tes veng�s. Jusqu'ici, tout va bien.

Mais � un moment, il faudra que �a cesse.

Pourquoi ?

Ma situation devient inqui�tante.

Je suis sur le point de craquer.

Je ne tiendrai pas plus longtemps enferm� dans le sous-sol.

Vous essayez quoi ?

Vous vous attendez � ce que les gosses aient piti� de vous ?

Non.

Je veux n�gocier avec eux...

pas avec toi.

Parce que toi...

Nous trois, nous prenons les d�cisions.

Vous comprenez, nous trois !

Oui... vous trois.

Je comprends.

Mais je ne peux rien offrir � Jaime !

Mais � vous deux...

Quoi ?

J'ai de l'argent � la banque.

Je peux vous donner ce que vous voulez !

Pas besoin.

On a pas encore d�pens� la moiti� de ce que vous nous avez donn�.

Vous ne vous rendez pas compte ?

Je vous offre beaucoup d'argent.

Dites-moi...

Dites-moi combien pour une vie s�curis�e.

Vous pourriez aller � l'�tranger !

Pour l'instant, nous allons nulle part.

On est bien ici.

Pas vrai ?

C'est presque l'aube.

Comme Dracula, tu retournes dans ta tombe � l'aube !

C'est juste une pr�caution.

Quelle pr�caution ?

Toutes les maisons sont vides, personne ne vient jamais !

Miguel, tu es nerveux ! Que se passe t-il ?

Je ne suis pas nerveux et il ne m'arrive rien !

Tu es s�r ?

Oui, s�r !

N'�carte pas l'offre de Don Luis.

On aurait pu prendre le fric.

Quoi ?

On pourrait partir. C'est sans issue.

- Tu veux partir ? - Bien s�r.

Dans ce cas...

dis-lui que nous acceptons son offre g�n�reuse.

Que feras-tu, Julia ?

Les choses ont chang� mais apr�s 2 mois dans cet endroit,

faudra prendre une d�cision.

Laisse-moi r�fl�chir.

Et toi, Jaime. Combien de temps tu vas rester dans ce pi�ge � rats ?

La ferme !

Pas besoin de tes conseils !

Allons � l'int�rieur.

Je veux y r�fl�chir.

Demain, je vous ferai part de ma d�cision.

Il est mort ?

Non, il est encore vivant ! Vite, un bandage !

Le num�ro d'urgence, je vous prie.

Tu te rends pas compte ? Faut un docteur ou il meurt !

Ne fais pas l'idiot, ce serait une erreur !

Il a besoin de soins m�dicaux, ou alors il mourra !

Du calme, il ira mieux demain.

Tu vois pas ? S'il meurt, on sera mis en examen !

Tu te comportes comme un gamin apeur�.

Bien s�r, t'as rien � perdre !

Tu n'appelleras personne !

Tu vas faire quoi ? M'arr�tez avec ton arme ?

Ce sera pas n�cessaire.

Vous �tes satisfaits ?

Vous deux m'avez montr� votre virilit�.

C'�tait votre intention ?

Vous n'�tes que deux gamins.

Allez, un verre nous fera du bien � nous trois.

Je vais chercher de la glace et des verres.

Ne faites rien de stupide.

Promis ?

Julia, tu viens seule ?

Oui.

O� sont-ils ?

Ils dorment.

Pourquoi es-tu venue ?

Pour te tuer.

Ce sera facile.

Desserre juste le bandage.

Je sais.

Pourquoi tu veux faire �a ?

D'abord...

pourquoi avoir essay� de te suicider.

Je n'ai aucun int�r�t dans la vie.

Mais je l'ai fait pour vous punir.

Vous vous seriez tous sentis coupables.

Vous auriez �t� inculp�s de meurtre.

C'est ce que je pensais.

Dis-moi pourquoi tu veux me tuer.

Miguel...

a d�cid� de te demander de l'argent et de partir.

Et tu ne veux pas que �a arrive, hein ?

Tu ne veux

qu'aucun des deux ne te quitte.

Non.

Je ne veux pas.

Tu veux les garder avec ma mort, pas vrai ?

Miguel est un l�che,

il sera mort de frousse d'�tre inculp� de ton meurtre.

Bien s�r.

Il sera dans la m�me situation que Jaime.

Il se sentira aussi coupable,

pers�cut�,

ayant besoin d'un abri.

Tu as tr�s bien compris, Julia.

Viens, Julia.

Avant,

signe ceci.

On aura besoin d'argent.

Oui, bien s�r.

Cesse de t'inqui�ter.

Je n'ai ni amis ni parents.

Personne ne me r�clamera.

Adieu, Don Luis.

Julia !

Juste un avertissement !

Miguel est tr�s jeune

et t�t ou tard, il sera fatigu�

de tout �a.

Concernant Jaime,

tu as d�j� vu ce qu'il m'a fait.

Ne lui fais pas confiance malgr� sa peur.

Ne leur fais pas confiance, � aucun des deux.

C'est pourquoi tu dois porter sans arr�t cette arme.

Il est mort.

Il a repris conscience et enlev� son bandage.

C'�tait une erreur de le laisser seul toute la nuit.

On peut dire la v�rit�. C'�tait pas notre faute, on �tait innocents.

Personne ne nous croirait.

Si tu veux partir, vas-y !

J'ai pas l'intention de partir.

Ces salet�s ne vous d�go�tent-elles pas ?

On ne peut continuer � vivre ainsi !

Il faut nettoyer de fond en comble !

Vous m'entendez ?

Il faut arranger cet endroit.

Je veux que la maison soit comme on l'a trouv�.

Trad: Uncle Jack 2016 !

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