All language subtitles for Richard Attenborough 1969 - Oh What a Lovely War

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Original subtitles

Les principales d�clarations des personnages historiques du film

sont fond�es sur des documents

et les paroles des chansons

sont celles chant�es par les troupes pendant la Premi�re Guerre mondiale

Voyez-vous �a, l'Archiduc a sa femme avec lui.

Je pensais qu'habituellement ils la gardaient cach�e.

C'est leur 14e anniversaire de mariage.

Je vois. C'est donc pour �a qu'elle est autoris�e � sortir.

C'est dommage qu'il se soit mari� en dessous de son rang.

Que vont-ils faire d'elle,

lorsqu'il h�ritera de l'empire autrichien ?

Peut-�tre que d'ici l�, madame,

L'Autriche n'aura plus d'empire.

Mon cher Monsieur Poincar�.

Ne me dites pas que vous avez un d�licieux potin.

Vous devez comprendre, ma ch�re,

que la France n'approuve pas l'Autriche en ce moment.

- Oh ? - Contre l'Autriche, je n'ai rien.

Mais leur ministre des affaires �trang�res...

Le comte Berchtold ? Il est absolument charmant.

Il souhaite faire la guerre � la Serbie,

alors il rampe vers le Kaiser pour obtenir de l'aide.

Je ne pense pas qu'il y ait une guerre.

Voil� un vrai diplomate.

Et si c'est le cas, il n'y a aucune raison de s'y impliquer.

Oui. Je veux dire, quel int�r�t ?

La Serbie est un si petit pays...

Ils manigancent toujours quelque chose, n'est-ce pas ?

La Serbie est petite, madame,

mais ce ne sera pas une petite guerre.

�a d�pende de vous et des Russes, n'est-ce pas ?

Si vous le dites. Veuillez m'excuser, madame.

Enchant�e.

Sir Edward.

- Mon cher Edward. - Poldy.

Votre Majest�, vous connaissez

le secr�taire britannique pour les affaires �trang�res,

Sir Edward Grey.

Le comte Helmuth von Moltke, Chef de l'�tat-major allemand.

Vous continuez � d�velopper votre arm�e et votre marine ?

Nous aimons nous occuper.

Oui, nous allons signer le...

Il m'a oblig� � mobiliser...

Le pr�sident fran�ais est encore en train de conspirer avec le tsar.

Ils devraient nous appuyer concernant la Serbie.

C'est tout � fait ridicule.

Ne pourriez-vous pas persuader votre roi de parler au tsar ?

Apr�s tout, ce sont des cousins.

Pourquoi ne pas demander au Kaiser ? C'est aussi un cousin de Nicolas.

J'esp�re que les Fran�ais ne vous ont pas encourag� � faire des folies.

L'Allemagne est avec nous. Ce serait g�nant.

- Parce que notre royaut� est allemande ? - Pr�cis�ment.

Je pense qu'on peut compter sur eux pour accomplir leur devoir.

Excellent. Excellent.

Apr�s tout, nous ne voulons pas d'une guerre.

La guerre ?

La guerre est impensable !

Il n'en est pas question !

Cela bouleverserait l'�quilibre des pouvoirs.

Nous, Allemands, sommes un peuple travailleur et s�rieux.

Nous avons acquis le droit d'avoir notre mot � dire dans les affaires du monde.

La R�publique fran�aise est le si�ge de la raison,

le centre de la civilisation et de la culture mondiales !

Attendez. L'Empire britannique est l'exemple le plus magnifique...

Messieurs !

Messieurs.

Pr�parez-vous pour la photo, s'il vous pla�t !

Les gentlemen italiens et turcs

peuvent-ils se rapprocher un peu, s'il vous pla�t.

Parfait. Tout le monde sourit !

Assassinat de l'Archiduc d'Autriche.

L'Archiduc autrichien assassin� !

L'Archiduc autrichien assassin� !

Attendez-moi ! Je veux voir l'empereur aussi !

Le comte Berchtold ? Le comte Berchtold !

Attendez-moi ! Comte Berchtold !

Votre Majest�, avez-vous sign� la d�claration de guerre ?

Votre Majest�, avez-vous sign� la d�claration de guerre ?

J'ai un rapport du commandant du quatri�me corps d'arm�e.

Les troupes serbes ont tir� sur nos positions

depuis des bateaux � vapeur sur le Danube.

Nos troupes, pour se d�fendre,

ont d� riposter au feu ennemi.

Un �change nourri s'en est suivi.

Assassinat, terrorisme...

Refus d'acc�der � nos demandes l�gitimes.

et cetera, et cetera.

L'Autriche en guerre contre la Serbie.

D'autant plus que les provocateurs serbes

attaquent d�j� les positions des troupes autrichiennes.

Les hostilit�s ont d�j� commenc�.

Mais ce n'�tait pas vrai. Les Serbes n'ont attaqu� personne.

Bien s�r que non.

Et comme l'attaque serbe n'a pas �t� confirm�e,

J'ai pris sur moi d'effacer toute r�f�rence � cet incident

de d�claration de guerre.

Vos Majest�s,

Vos Excellences, messires,

messieurs,

d�s que vous �tes pr�ts,

prenez place, s'il vous pla�t, pour le traditionnel jeu de la guerre,

avec des chansons, des batailles et quelques blagues.

L'Europe enti�re va exploser � tout moment.

L'Allemagne ne peut-elle arr�ter les Autrichiens ?

Apparemment, non.

Nous sommes le seul pays pr�par� � aider les Serbes.

Si la Russie se mobilise, l'Allemagne le fera aussi.

La France sera alors tenue d'aider la Russie.

La Grande-Bretagne doit expliciter clairement sa position.

Je pense que nous devrions tous rester calmes.

Le monde sera englouti dans la plus terrible des guerres,

dont le but ultime est la ruine de l'Allemagne.

Angleterre, France et Russie

conspirent pour nous d�truire.

Votre Majest�,

nous savons pertinemment que vous mobilisez l'arm�e russe.

Sur ma parole d'honneur, vous avez tort.

Je n'en doute pas, mais nous en avons la preuve.

- Voulez-vous ma parole d'honneur par �crit ? - Non.

Merci.

Dans ce cas, je ne peux que vous le r�p�ter,

� cette heure, pas un seul homme, pas un seul cheval n'a �t� appel�.

Je dois vous f�liciter d'avoir persuad� l'Italie � nous rejoindre.

Nos alli�s s'�cartent de nous comme des pommes pourries,

avant m�me que la guerre ne commence.

La mobilisation g�n�rale a �t� d�cid�e par le Conseil de guerre de St-P�tersbourg.

La France s'est �galement mobilis�e, Votre Majest� imp�riale.

L'encerclement de l'Allemagne est un fait accompli.

Nous sommes pris dans un pi�ge.

L'Angleterre ?

Elle ne s'est pas encore d�cid�e.

- Abandonnez le plan. - Il est trop tard.

L'engrenage est en mouvement.

Informez mon cousin, le roi George V,

par t�l�phone et par t�l�gramme, que mes troupes sont emp�ch�es,

de traverser la Belgique.

Elles sont entr�s au Luxembourg, monsieur.

L'obscurit� envahit toute l'Europe.

Nous ne reverrons plus la lumi�re de toute notre vie.

Avertissez le lieutenant Feldmann.

Il doit se retirer imm�diatement du Luxembourg.

Reculer maintenant serait d�sastreux. Nous devons aller de l'avant.

Tr�s bien.

Avancez vers le Luxembourg !

Les �p�es sont sorties !

Je ne peux pas rengainer sans victoire ni honneur !

Vous y veillerez tous,

que seulement dans l'honneur elles retourneront dans leurs fourreaux.

Que chaque homme regarde dans son c�ur et ses sentiments

et d�cide en lui-m�me quelle est son obligation.

Monsieur.

Ils ont envahi la Belgique.

Vous ne pouvez plus �viter le conflit.

Vous �tes attendu au commandement g�n�ral.

Votre Majest�.

La brigade du g�n�ral, marche !

Nous ne voyons aucune raison, m�me lointaine, pour un conflit.

Puis-je demander � Votre Excellence d'exprimer � Sa Majest�

ma profonde gratitude pour toutes les marques d'amiti� et de consid�ration

que j'ai re�ues au cours des huit derniers mois.

Et l'assurer du profond respect

que Sa Majest� le Roi d'Angleterre,

consacre � Sa Majest�, avec une sinc�re v�n�ration,

et exprimer l'espoir que cet �tat regrettable de guerre,

entre la Grande-Bretagne et l'Autriche, ne sera pas de longue dur�e.

Je suis extr�mement troubl� � l'id�e

de nous trouver en conflit avec l'Angleterre

puisque les deux pays sont si proches l'un de l'autre

politiquement et moralement, avec des sympathies et int�r�ts communs.

Permettez-moi de partager votre espoir que le pr�sent,

�tat de guerre si malheureux ne sera pas de longue dur�e

et que des relations normales seront bient�t r�tablies.

Maman, une fanfare ! Une fanfare !

Venez ! Venez !

J'arrive.

Papi, regarde ! C'est une fanfare !

Maman ! Maman ! Maman !

Par le centre, marche !

Un demi-penny de patates, s'il vous pla�t. L'ALLEMAGNE ENVAHIT LA BELGIQUE

Oh, j'aime vivre au bord de la mer

J'aime �tre au bord de la mer

- Bonjour, Sir Douglas. - Bonjour, Mlle Bates.

Oh, j'aime voir beaucoup de soldats

Oh, les soldats sont ce que j'aime voir

Et s'ils ont une �p�e et un cheval

Alors je les aime plus, bien s�r,

Parce que j'adore la cavalerie !

Oh, j'aime vivre au bord de la mer

J'aime �tre au bord de la mer

Oh, j'aime bien marcher le long de la promenade

O� jouent les fanfares tagada-chi-pom-pom

C'est vrai. Alors, venez. Le premier, s'il vous pla�t.

Brownley, Cecil. Un, s'il vous pla�t.

Merci.

- Lang, Mary. - Je vous remercie.

Prends-la, mon amour.

Smith, Florence Victoria.

Smith, Jack Henry.

Smith, Mary Emma. Merci.

Smith, Harry Arnold.

Smith, Elizabeth May.

Smith, George Patrick Michael.

Wilson, Rose.

Smith, Frederick Percy.

Smith, Dickie. Pardon, Richard.

Ancien sergent Smith, Infanterie royale l�g�re du Yorkshire.

- Splendide. - Un, s'il vous pla�t. Dalby, Gwen.

Je vous remercie.

Smith, Bertram Biddle.

Allez, viens.

Descendez de l�.

- Jack ! - Bonjour.

Allez, viens.

Ne soyez pas b�tes, nous sommes en vacances.

Harry.

Des patates chaudes !

Des patates chaudes !

Tiens, Freddie.

Des patates !

George !

Non.

George.

Grand-p�re, regarde, il y a un soldat.

Mesdames et messieurs,

pour votre plus grand divertissement,

le spectacle le plus fantastique du monde actuel,

l'arm�e fran�aise dans toute sa gloire !

Ses banni�res, ses uniformes vont passer maintenant

sous vos yeux. Rideau !

- Bonjour, soldat. - Bonjour, mon colonel.

- C'est un bon jour pour l'attaque. - Nous attendons vos ordres.

Une bataille gagn�e c'en est une o� l'on ne s'avouera pas battu.

Une saucisse allemande idiote a r�v�

qu'elle serait Napol�on.

Puis elle a rompu la promesse

faite en Allemagne

Elle a serr� la main de l'Angleterre et lui jura paix �ternelle.

Sans honte, elle parlait de paix, tout en se pr�parant � la guerre

Ses navires de guerre ont pris mer et ils avaient l'air impressionnant.

Mais quand l'Angleterre aboya, ils ont vite disparu de la vue.

Le Kaiser a dit, Faites attention si on les voit,

chaque marin que j'ai

se transformera en sous-marin !

La Belgique a bloqu� le Kaiser,

l'Europe lui a bott� les fesses

Sur son tr�ne, il avait du mal � s'asseoir,

et quand John Bull commencera � frapper,

il ne s'y assi�ra plus jamais.

Que le Kaiser retourne � l'�cole apprendre sa g�ographie.

Il a oubli� l'Angleterre,

l'Australie et le Canada, les Russe et les Japonais.

L'Angleterre semblait si petite, il ne pouvait pas la voir sur la carte...

La Belgique a bloqu� le Kaiser,

l'Europe lui a bott� les fesses.

Avec la joie de la victoire, nous crierons, Tends la main,

tu ne joueras aux soldats plus jamais.

Il ne s'y assi�ra plus jamais !

La Belgique a bloqu� Kaiser,

l'Europe lui a bott� les fesses.

Sur son tr�ne, il avait du mal � s'asseoir,

et quand John Bull commencera � frapper,

il ne s'y assi�ra plus jamais.

Sur son tr�ne, il avait du mal de s'asseoir,

et quand John Bull commencera � frapper,

il ne s'y assi�ra plus jamais.

Il ne s'y assi�ra plus jamais

Il ne s'y assi�ra plus jamais...

Le journal ! Le journal !

Bruxelles tombe !

Bruxelles tombe !

- Le journal ! Le journal ! - Ici, gar�on !

Lisez tout sur le sujet ! Bruxelles tombe !

Le champ de bataille est incroyable.

Des tas de cadavres gisent partout, fusils � la main.

Des milliers de morts, rang�e apr�s rang�e.

La nuit est tomb�e, et la pluie commence � tomber.

Les obus �clatent et hurlent.

Les tirs d'artillerie c'est le pire.

Nous sommes tous compl�tement �puis�s.

Quand je me couche la nuit, j'�coute les g�missements des bless�s.

Les canonnades se poursuivent.

Et chaque fois que �a s'arr�te, on entend les bless�s crier

au loin dans les bois.

Deux ou trois hommes deviennent fous chaque nuit.

Je ressens une grande piti�

pour une grande partie des civils, qui ont tout perdu.

Mais ils nous d�testent. L'un d'eux nous a tir� dessus.

Il a �t� imm�diatement arr�t�...

Arr�t� et fusill�.

Hier, nous avons re�u l'ordre d'attaquer le flanc ennemi

dans une for�t de h�tres,

mais les mitrailleurs ennemis nous ont vus et ouvert le feu.

Les pertes des deux c�t�s ont �t� vraiment terribles.

Sommes-nous d�moralis�s ?

Non !

Alors chantons ensemble.

Sommes-nous d�moralis�s ?

Non !

Pas tant que l'Angleterre r�gne sur les mers.

Peu probable,

tant que nous avons Jack sur la mer

et Tommy sur la terre, pas besoin de nous inqui�ter.

C'est une longue, longue route jusqu'� Tipperary

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.

Sommes-nous d�moralis�s ?

Non !

Laissez vos voix sonner et tous, chantons ensemble.

Sommes-nous d�moralis�s ?

Non !

Pas tant que l'Angleterre r�gne sur les mers

Peu probable,

alors que nous avons Jack sur la mer

et Tommy sur terre, pas besoin de nous inqui�ter.

C'est une longue, longue route jusqu'� Tipperary

Mais nous ne sommes pas d�courag�s

malgr� tout.

On vous a vu jouer au cricket et tout type de jeu.

Au football, au golf et au polo vous vous �tes fait un nom.

Mais maintenant votre pays vous appelle pour accomplir votre devoir.

Peu importe ce qui arrivera,

nous vous aimerons d'autant plus.

Alors venez et joignez vos forces comme le faisaient vos p�res auparavant.

Oh, nous ne voulons pas vous perdre,

mais vous devez y aller

Pour votre roi et votre pays

Les deux ont tellement besoin de vous

Nous vous d�sirerons et manquerons de vous

Mais de toutes nos forces

Nous vous encouragerons, vous remercierons, vous embrasserons

Quand vous reviendrez.

Oh, nous ne voulons pas vous perdre

Mais vous devez y aller

Pour votre roi et votre pays

Les deux ont tellement besoin de vous.

Nous vous d�sirerons et manquerons de vous

Mais de toutes nos forces

Nous vous encouragerons, vous remercierons, vous embrasserons

Quand vous reviendrez.

L'arm�e de terre et la marine ont besoin d'attention

Les perspectives ne sont pas bonnes, vous l'admettrez

Mais j'ai fait le r�ve d'un parfait recrutement

� mon avis, absolument n�cessaire.

Si seulement les autres filles faisaient comme moi

Je pense que nous pourrions y arriver seuls

Car je d�tourne de moi tous les pr�tendants...

sauf le marin et le fantassin.

J'ai une arm�e et une marine � moi !

Dimanche, je sors avec un soldat

Lundi, je suis prise par un caporal

Mardi, je sors avec un boy scout

Mercredi, un hussard

Jeudi, je me suis joint � un Scottie

Le vendredi, le capitaine de l'�quipage

Mais le samedi, je suis pr�te, si vous vous engagez pour un shilling,

� faire un homme de chacun de vous !

J'apprends au d�butant � faire face � la poudre

Cela donne un lustre suppl�mentaire � ma peau

Et je montre � la recrue comment faire le salut

et quand il pr�sente les armes, il tombe dans mes bras.

On est presque fier d'�tre une femme

Quand on fait d'un enfant un fier soldat

qui me dit, Je l'ai fait pour toi !

Je ne voulais pas le faire mais tu m'as fait t'aimer

Et je l'ai donc fait !

Dimanche, je sors avec un capitaine,

Lundi, un mitrailleur en vert

Mardi, un sous-marinier bleu

Le mercredi, un marine

Jeudi, un l�gionnaire

Le vendredi, un ou deux aspirants

Mais le samedi, je suis pr�te,

si vous vous engagez pour un shilling,

� faire un homme de chacun de vous !

Allez, les gars ! Il nous faut un million !

Un million !

- Soyez un homme ! Inscrivez-vous ! - Engagez-vous aujourd'hui !

Avez-vous un homme qui creuse votre jardin quand il devrait creuser des tranch�es ?

Il devrait creuser des tranch�es !

Y a-t-il des hommes valides dans la maison ?

Parce que samedi, je suis pr�te, si vous vous engagez pour un shilling,

� faire un homme de chacun de vous !

Vous avez entendu ce que la belle dame a dit !

- Nous avons besoin d'un million d'entre vous ! - Des hommes valides.

Venez, mes petits veinards ! Prenez le shilling du roi.

Nous ferons de vous un homme !

- Je vais te transformer en homme. - Je donnerai sens � ta vie !

Je donnerai sens � ta vie.

Nous donnerons sens � vos vies !

Un baiser de cette charmante dame pour le premier � se porter volontaire !

Vous, monsieur ! Et vous, monsieur ?

C'est exact, monsieur ! Avancez !

Faites un pas en avant maintenant ! C'est �a, mon petit veinard !

Maudie !

Allez, les gars ! Vous entendez ce que je dis ! On a besoin d'un million d'entre vous !

Bien jou�, mon gar�on. Je suis fier de toi.

Je suis fier de vous.

Tr�s bien, mon cher. Lil !

Accroche-toi � lui, mon amour.

C'est vrai, les gars ! Montez !

Trois autres ! Montez sur sc�ne ! L�ve-toi !

Vous, monsieur !

Rendez votre petite amie fi�re de vous.

Soyez un h�ros et faites un pas en avant, monsieur.

Merci, Monsieur.

Une jeune femme est encore partie sans escorte.

Vous ! Peut-�tre gros et la quarantaine, mais votre pays a besoin de vous.

Venez rejoindre l'arm�e !

Parce que samedi, je suis pr�te, si vous prenez ce shilling

� faire un homme de chacun de vous

� faire un homme de chacun de vous !

Qu'est-ce que tu fais ?

Retourne dans le rang, toi, mis�rable, toi.

Et vous tous,

� partir de maintenant, votre foutue vie n'en vaudra plus la peine !

L'envie de rire va vous quitter !

Maintenant, donc...

Fixe !

Fixe !

Tout � fait, mon gar�on.

Nous avons franchi la fronti�re belge. Nous serons � Mons

dans environ deux heures.

Vous voyez �a ?

Les commandants des forces britanniques,

Mar�chal Sir John French, et g�n�ral Sir Henry Wilson.

Ils vont certainement � une conf�rence importante.

Je dois avouer, je n'ai aucune envie d'aller � cette r�union.

Que pensez-vous que les Fran�ais vont dire,

quand ils sauront que nous n'avons que quatre divisions

- au lieu des six promises ? - Ils diront ce qu'ils voudront !

Bon sang, Wilson,

nous n'avons aucune obligation d'aider les Fran�ais.

Nous avons notre propre guerre � mener.

Quoi ?

Oui, eh bien, je n'ai aucun doute

qu'ils appr�cieront notre point de vue.

Il faut toujours se souvenir

de la classe sociale des g�n�raux fran�ais.

Surtout des commer�ants, je crois.

Et d'ailleurs je ne parle pas Fran�ais.

En ce qui concerne notre plan, en fait, j'ai calcul�

le nombre de v�hicules de transport dont nous aurons besoin

et m�me la quantit� de fourrage pour les chevaux.

Voulez-vous voir les chiffres ?

Eh bien, je pensais, vu le terrain...

Oui. Nous connaissons vos voyages � v�lo � travers la France, Wilson.

Je me rends compte qu'il est un peu tard,

mais pensez-vous que je devrais trouver un interpr�te

pour nous aider � la conf�rence ?

Ne soyez pas ridicule, Wilson !

Le plus important � l'heure actuelle

est de maintenir un secret absolu.

Je n'en ai jamais vu un avant.

Je crois que j'ai gagn� un prix.

- Moi aussi. - Tu l'as, mon gar�on.

Comme vous tous.

� gauche ! Marche !

Alors, c'est parti ! Trois coups pour deux sous !

Viens, mon gar�on. Et toi ?

Bien. Et toi, mon gar�on ?

Allez, avancez. Trois coups pour un sou.

- Bien, Jack, mon gar�on. - Ne tirez pas avant que je le dise.

Tiens-le bien, ferme et stable.

Les fusiliers britanniques sont les meilleurs au monde.

Non, sans trembler.

Appui sur la g�chette.

Parfait.

C'est parti.

- Ne cligne pas des yeux.

- �il gauche ferm�.

- Choisissez vos cibles avec soin.

Ne tirez pas avant mon ordre !

Bien, les gars. Ennemi devant, � 400 m�tres.

Cinq tours ! Tir rapide !

Cessez le feu !

Repos. Smith, tenez-vous pr�t jusqu'� la rel�ve.

Oui, monsieur.

�coutez �a.

Dans cette nouvelle exp�rience, vous pourriez �tre tent�s

autant par le vin que les femmes. Vous devez r�sister aux deux.

Ordre aux troupes. Sign�, Kitchener

le maudit Secr�taire d'�tat.

- Il fait chaud, hein sergent ? - Il fera plus chaud demain, mon gar�on.

Ils ont sorti les Suffolks et les Warwicks

et la plupart des hommes.

Nous rendrons votre m�re fi�re de vous.

Et l'arm�e fran�aise ?

L'arm�e fran�aise, rien � voir, mon gars.

On ne leur demande pas d'aide,

et ils n'auront aucune aide, m�me s'ils l'ont demand�e.

Alors, nous serons seuls ici ?

Eh bien, quelqu'un doit surveiller le magasin, non ?

Les voil� qui reviennent ! Fixez les ba�onnettes !

Ne tirez pas, ne tirez pas. Attendez.

Choisissez votre cible � 300 m�tres ! Wagstaff, petit mis�rable !

Tu tires quand je te le dirai !

J'aimerais savoir ce qui se passe.

Faites venir les gar�ons

pour lib�rer la vieille Angleterre.

Faites venir mon fr�re

Ma s�ur ou ma m�re

Mais pour l'amour de Dieu, ne m'y envoyez pas.

Ennemi devant !

Cinq balles, tir rapide !

Les premiers bless�s reviennent de France !

Les nouvelles !

Attention, l�.

Lisez tout sur le sujet !

Attention, les gars.

Infirmi�re !

Allons, dehors. Sortez !

- L'air vif avec la b�quille, Spinks. - Elle marche pas toute seule.

Allez ! Debout !

- Sans drapeaux, sergent ? - Tr�s dr�le, Burgess.

- Sergent ! - Oui, mon gar�on ?

Oh, sentez cette suie, les gars.

Charmant.

Faites-vous plaisir ! Regardez devant !

Attention !

Merci, sergent Dodds. Mettez les hommes � l'aise.

Repos ! Continuez.

Les ambulances sont pr�tes, sergent. Seulement les officiers.

Qu'en est-il des autres grades ?

Rien � leur sujet pour le moment, monsieur.

Tout ira bien, monsieur.

Le transport est par l�, si vous voulez bien me suivre.

- Continuez, sergent. - Monsieur.

Presque � la maison, George.

Bonjour, Smith. D�sol� pour votre jambe.

- Est-ce que �a va ? - C'est mieux que d'�tre � Mons.

- Oui. Bon voyage de retour ? - Oui, merci, monsieur.

Bien. Levez le menton, alors.

On se retrouve au front.

Maintenant, doucement. Baissez...

Tu perds ton temps, ch�rie.

Il est ficel�.

- C'est assez. - Et nous, alors, sergent ?

J'attends des ordres.

Voulez-vous signer, s'il vous pla�t, sergent ?

Nous sommes ici parce que nous sommes ici parce que

Nous sommes ici parce que nous sommes ici

Nous sommes ici parce que nous sommes ici parce que

Nous sommes ici parce que nous sommes ici

Bien, bien, bien.

Et si on reprenait le train, sergent ?

Tu repartiras assez t�t.

Tu repartiras assez vite, mon gar�on.

- Hourra, la rel�ve ! - Je t'aurai, Burgess.

- Qu'y a-t-il, caporal ? - Tout va bien, sergent.

Des chauffeurs sont volontaires pour transporter les hommes

� l'h�pital Millbank, pendant leur heure de d�ner.

Bien, faites-les se ranger. Je vais parler aux transports.

Bien, sergent.

Vous avez entendu. Mettez-vous en rang !

Dontemann, Gray !

Devant !

Les autres,

en deux lignes par la gauche, le long de la plate-forme !

Allons, allons ! Double file !

J'ai dit de s'aligner par la gauche !

Vous distinguez pas gauche et droite ?

Portez-le doucement, les gars.

Ne vous inqui�tez pas. Vous serez bient�t de retour au front.

On dirait un tas de femmes enceintes !

Mince alors, si c'est la fa�on de vous comporter au front,

aucune chance de gagner cette guerre !

H�, toi ! Attention, tu veux ?

Vous �tes de retour � Blighty maintenant !

Et je veux vous voir donner l'exemple !

Quelques jours, et nous allons vous remettre d'aplomb.

Crachez et faites briller !

Dans une minute, nous partons.

Nous allons descendre la rue, il vaut mieux avoir l'air vif.

Faites sortir les brancards, Caporal.

Maintenant, bougez-vous !

- Brancards, pr�ts. - Bien, maintenant, allez.

Formez deux rangs sur la gauche ! En avant !

Attention !

� gauche, gauche !

Par la droite !

Marche !

Rangez vos probl�mes dans votre vieux sac � dos

Allons donc ! Ramassez-les !

Arr�tez de sourire !

Souriez, souriez, souriez,

Tant que vous avez un briquet pour allumer votre clope,

Souriez, les gars, du style.

� quoi bon s'inqui�ter,

cela n'a jamais servi � rien.

Alors rangez vos probl�mes dans votre vieux sac � dos

Et souriez, souriez, souriez.

Derni�res nouvelles !

Les premiers bless�s rentrent de France !

Lisez tout sur le sujet !

Je vous remercie.

Je suis si heureuse d'avoir du vrai champagne.

Tant de gens, m�me distingu�s, servent du cidre de nos jours.

Je refuse le vin allemand, tant que la guerre est en cours.

Je pense que c'est un geste splendide, Stephen.

N'est-ce pas Olivia ?

N'est-elle pas adorable ?

Cette robe noire est magnifique.

Les femmes en deuil sont si d�primantes.

Allons, Elenor. Allons.

Tu ne crois pas �tre un peu insensible ?

Tous ces hommes qui se font tuer, tout �a.

Pas du tout.

Les hommes au front adorent la guerre.

J'ai re�u une lettre de Julian l'autre jour.

- Ah ? - Du champagne, monsieur.

Il a dit que c'est comme un grand pique-nique.

Personne ne lui reproche de se salir.

Oh, mon Dieu.

On ne dirait pas No�l, n'est-ce pas ?

Non, c'est terriblement ennuyeux.

L'entreprise de p�re a tellement souffert.

Nous avions tous convenu que les Fran�ais et les Allemands

ne devaient pas toucher aux mines de fer d'Alsace-Lorraine,

jusqu'� ce qu'un idiot de pilote fran�ais y aille et l�che une bombe.

Oh, mon Dieu. Quelle horreur.

Que s'est-il pass� ?

Il a �t� traduit en cour martiale.

- Splendide. - Ouais.

Nous esp�rons obtenir le contrat pour les casques.

Toute l'arm�e en a besoin.

Excellent.

J'ai pens� � demander � Nanny de tricoter quelque chose,

- vous savez, des mitaines, ces choses. - Bonne id�e.

Nous avons envoy� un colis au fils du chauffeur.

Un compl�ment digestif,

un kit pour allumer le feu, une boussole

et un tonique pour les nerfs.

- C'est tr�s bien. - Oui, c'est mon opinion.

Regardez.

Quoi, encore du digestif et le tonique pour les nerfs ?

Eh bien, t'aurais pas d� remercier le dernier paquet !

Dans la zone de combat,

La phosphorine apporte un soulagement imm�diat

de l'�puisement s�v�re

et de la tension nerveuse

r�sultante d'un constant feu d'obus.

Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as de la compagnie ?

Oui, tu sais, la derni�re fois � l'unit� d'�pouillage,

ils ont juste pass� un fer chaud sur mon pantalon.

J'en suis sorti avec davantage qu'� l'entr�e.

T'en as �crit un autre, alors ?

- Oui. - Eh bien, lis-nous un peu.

Si je devais mourir, ne pensez que �a de moi

Qu'il y a un coin dans un champ �tranger

qui sera l'Angleterre � jamais. Il y aura

dans cette riche terre, une poussi�re g�n�reuse cach�e.

Une poussi�re que l'Angleterre a port�e, fa�onn�e, sensibilis�e,

lui donnant des fleurs � aimer

des sentiers � parcourir.

Un corps respirant l'air anglais,

lav� par ses rivi�res b�ni par son soleil.

Eh, Mac. Tu entends ?

Oui. Ils cognent sur le bois de la voie ferr�e ce soir.

Non. C'est la colline 60.

Non, pas �a. �coutez.

Qu'est-ce que c'est ?

On chante.

Ce sont ces salauds de Gallois, dans la tranch�e suivante.

Non, les Boches.

C'est un hymne.

Non, c'est un chant de No�l.

Ils chantent bien pour un ramassis de b�tards, non ?

Plus fort ! J'entends mal.

Ferme-la. �coutez.

Joli, n'est-ce pas ?

Tr�s joli, les gars !

Salut, l'Anglais !

Salut, l'Anglais !

Il t'a entendu.

Salut !

Hein ?

Comment �a va ?

Je vais bien, merci.

Bonne nuit !

Joyeux No�l !

Eh bien, un bon jour de pass� !

- H�, c'est No�l. - Pas aujourd'hui.

Demain, grand nigaud.

J'avais oubli� que c'�tait No�l.

Tommy ! Tommy !

Il laisse pas tomber, hein ?

Quoi ?

C'est � vous maintenant,

de nous chanter une chanson de No�l, ja ?

- Ja !

Qui va chanter ?

Chante une des tiennes, Garbett.

Oui, une des tiennes, Ben.

C'�tait jour de No�l � la cantine,

Le plus beau jour de l'ann�e,

Le c�ur des hommes d�bordait de joie

Et les ventres d�bordaient de bi�re

Parla alors le soldat Shorthouse,

Le visage aussi brillant que du cuivre,

Disant, "On n'en veut pas de ton g�teau de No�l

"Tu peux te le mettre... "

Gloire � Dieu dans le ciel Et paix partout sur la Terre.

Voici le fils de Dieu,

Oh, voici le fils de Marie.

C'�tait No�l dans le harem

Les eunuques se tenaient autour

De centaines de belles femmes

allong�es l� sur le sol.

Quand est arriv� le gros sultan

contemplant ses parois de marbre

Et demanda, "Que voulez-vous pour No�l, mes gar�ons ?"

Et les eunuques r�pondirent "Une paire de... "

Gloire � Dieu dans le ciel Et paix partout sur la Terre.

Voici le fils de Dieu,

Oh, voici le fils de Marie.

Bravo, l'Anglais !

Chant de No�l anglais est tr�s beau.

H�, Tommy.

Vous �tes toujours l� ?

- Ouais !

Vous buvez un verre avec nous, ja ?

- Ja !

Vous aimez le schnaps allemand ?

- C'est du whisky. - Oui !

Envoyez-le !

Demain, on se retrouve au milieu !

Oui, au milieu de Piccadilly.

C'est dr�le de les entendre parler anglais.

Oui, eh bien, ils l'ont tous appris � l'�cole, n'est-ce pas ?

Rendez-vous dans la zone de p�nalit� !

Joyeux No�l !

- Joyeux No�l. - Oui, joyeux No�l.

Bonne nuit, l'Allemand.

Merci.

Jim ?

Cacao.

Oh, merci.

H�, Jack.

H� !

Bonjour, l'Anglais.

Il est temps de passer � l'action.

Quelle bonne id�e, Jerry.

Oui. Merci beaucoup.

Fritz.

Comment allez-vous, Fritz ?

Joyeux No�l.

Joyeux No�l.

Comment va le Kaiser ?

Freuter.

Comment allez-vous ? Hawkins.

Savez-vous quand la guerre va se terminer ?

Apr�s notre offensive de printemps, j'imagine.

- Comment sont vos tranch�es ? - Horribles.

M�me pour des porcs.

Quand il pleut, on a l'eau et la boue jusqu'aux genoux.

Vous n'en avez pas assez de la guerre ?

Avant la guerre, je vivais dans le Suffolk,

j'y ai laiss� une moto de trois cv et demi.

Et aussi une fianc�e.

Vous entendez, �a ?

Ce gars a une petite amie dans le Suffolk.

Vous pouvez lui envoyer un message,

pour lui dire que je vais bien ?

Si je vous �cris le nom et adresse ?

Ce doit �tre possible.

Une cigarette ?

De Virginie ?

Oui. � coupe droite.

Ah, non, merci. Je ne fume que du turc.

Essayez un cigare.

Je vous remercie.

Nous ne tirerons plus,

si vous ne commencez pas.

Vous entendez �a ?

Voil� qui nous conviendra !

Buvons � �a. Sant� !

C'est du schnaps �cossais.

Ce sont vos canons qui tirent ?

Non. C'est ces salauds d'anglais, pas nous.

Ils ne nous tireront pas dessus pendant que vous �tes l�.

Ne crois pas �a.

C'est sur nous qu'ils tirent.

Oh, eh bien...

Merci beaucoup,

et salutations au Kaiser.

- Bonjour, Monsieur. - Bien. Allez-y.

Oui, monsieur.

Bonjour, Monsieur.

Bien jou�.

Fraternisation, vous dites ?

Cela pourrait �tre interpr�t� comme une trahison.

On pourrait les faire fusiller tous.

Annulez toutes les permissions des unit�s o� �a s'est produit.

Et Bonne Ann�e � vous aussi.

Allez, viens. Allez, vite.

Fr�re Bertie est parti

Pour accomplir son devoir.

Avec un sourire sur les l�vres

Et l'insigne de lieutenant

brillant sur ses �paules.

Au d�part de son train, il a dit

Souvenez-vous de moi, les filles.

Fit au-revoir de la main et est parti � la guerre.

Criant ces mots path�tiques

Au revoir, au revoir...

S�che tes larmes, ma ch�rie

Bien qu'il soit dur, se s�parer, je sais,

J'ai une folle envie d'y aller.

Pleure pas, soupire pas.

Vois le bon c�t� des choses.

Bonsoir, ch�rie

Ch�rie, tchin-tchin

Nap-poo, toodle-oo, au revoir.

Fr�re Bertie est parti

Pour accomplir son devoir.

Avec un sourire sur les l�vres

Et l'insigne de lieutenant

brillant sur ses �paules.

Au d�part de son train, il a dit

Souvenez-vous de moi, les filles.

Fit au-revoir de la main et est parti � la guerre.

Criant ces mots path�tiques

Au revoir

Au revoir.

S�che tes larmes, ma ch�rie

Bien qu'il soit dur, se s�parer, je sais,

J'ai une folle envie d'y aller.

Pleure pas, soupire pas,

Vois le bon c�t� des choses.

Bonsoir, ma ch�rie.

Ch�rie, tchin-tchin

Nap-poo, toodle-oo, au revoir

Au revoir

Au revoir

S�che tes larmes, ma ch�rie

Bien qu'il soit dur, se s�parer, je sais,

J'ai une folle envie d'y aller.

Pleure pas, soupire pas,

Vois le bon c�t� des choses.

Bonsoir, ma ch�rie.

Ch�rie, tchin-tchin

Nap-poo, toodle-oo, au revoir

Oh, quelle belle guerre !

Qui ne voudrait pas �tre soldat ?

C'est m�me dommage de prendre la paie.

D�s que le r�veil a sonn�,

On se sent aussi lourds que du plomb

Mais on ne se l�ve jamais avant que le sergent

N'apporte notre petit d�j au lit.

Oh, quelle belle guerre !

Oh, � quoi bon des �ufs au bacon,

Quand on a de la confiture de prunes et de pommes ?

En rang, tourner � droite, droite

Comment allons-nous d�penser l'argent que nous gagnons ?

Oh, quelle belle guerre !

De l'eau jusqu'� la taille

De la boue glaciale jusqu'aux yeux

Un langage � faire rougir

jusqu'au sergent lui-m�me...

Qui ne voudrait pas s'enr�ler ?

C'est ce que nous demandons tous

Les pauvres civils nous font piti�,

Assis tranquillement pr�s du feu.

Oh, oh, oh, oh, oh

Oh, quelle belle guerre !

Oh, oh, oh, oh, oh

Oh, quelle belle guerre !

1914 - PERTES TOTALES ALLI�ES: 1.500.000

1915 - PERTES: 250.000 TERRITOIRE CONQUIS: 0 M�TRE

On se sent aussi lourds que du plomb,

Mais on ne se l�ve jamais avant que le sergent

N'apporte notre petit d�j au lit.

Oh, oh

Oh, quelle belle guerre !

Oh, � quoi bon des �ufs au bacon,

Quand on a de la confiture de prunes et de pommes ?

En rang, tourner � droite,

Droite !

Comment allons-nous d�penser l'argent que nous gagnons ?

Oh, oh, oh, oh, oh

C'est une belle...

Oh, oh, oh, oh, oh

C'est une belle...

Oh, oh, oh, quelle belle guerre !

Bonne Ann�e !

Smithey !

Smithey !

Bonjour, Mavis.

Bonjour, Sir John.

Oh, Smith. Il a �t� bless�, je vois.

Oui, monsieur, � Mons.

Eh bien, votre femme doit �tre heureuse de vous avoir � la maison.

Je ne suis pas mari�, monsieur.

Oh, non, non. Bien s�r que non. C'�tait votre...

Mon fr�re, monsieur.

Jack.

Il a �pous� la fille de la cuisini�re.

Oui. C'est exact. C'est bien �a.

Ils ont un charmant petit gar�on, n'est-ce pas ?

Oui. Une petite fille en fait, monsieur. Emma.

Le reste de la famille va bien ?

Eh bien, touchons du bois, monsieur.

Nous sommes cinq au front, monsieur.

Tr�s bien !

Rien de tel qu'un peu de tir, hein ?

Oui, monsieur.

Je dois y aller.

Demain, le 12 ao�t,

ouvre la saison de chasse. Continuez � faire du bon travail.

- Oui, monsieur. - Tr�s bien, alors.

- Tout va bien l�-haut, Mavis ? - Je m'en occupe, monsieur.

Eh bien, �coutez, venez me voir dans un mois environ,

Voir si nous pouvons vous retrouver votre ancien emploi.

- Qu'en dites-vous ? - Si je ne peux pas retourner au front,

Je pense que je pr�f�rerais trouver un emploi dans les munitions,

si �a ne vous d�range pas, monsieur.

Comme vous le souhaitez...

... Jack.

Allons-y, Mavis.

C'est mieux.

Bien, les gars. Vous pouvez enlevez vos masques maintenant.

Enlevez vos masques !

Pas toi, Leary.

- T'es de sentinelle. - Oui, sergent.

Des bombes la nuit derni�re,

des bombes la nuit pr�c�dente,

S'ils ne bombardent pas cette nuit,

jamais plus ils ne bombarderont.

Quand on est bombard�

On est effray� comme des lapins

"Dieu punit", qu'ils disent,

les artilleurs allemands.

Les bombes nous tombent dessus

Les bombes nous tombent dessus

Et seulement un trou d'obus

Pour quatre d'entre nous.

Remerciez votre bonne �toile,

Il n'y a plus de soldats

Parce que l'un d'entre nous

Pourrait le remplir tout seul.

Gaz�s la nuit derni�re,

Gaz�s la nuit pr�c�dente,

S'ils ne nous gazent pas cette nuit,

jamais plus ils ne nous gazeront.

Quand on est gaz�

on est malade comme des chiens

Le phosg�ne et le gaz moutarde

C'est beaucoup trop pour moi.

Ils nous mettent en garde

Ils nous mettent en garde

Un masque pour quatre soldats.

Remerciez votre bonne �toile

Que trois d'entre nous puissent courir

Le quatri�me peut donc tout seul s'en servir.

H�, sergent.

Les gars, debout ! Attention !

C'est mon cousin Bertie, l'unique officier de la famille.

Avez-vous consolid�e la tranch�e, sergent ?

Tout est correct, monsieur.

Sauf que nous avons perdu Laver, monsieur.

Dommage.

Le major Mallory veut parler aux hommes.

Vous pouvez les mettre au repos, sergent.

Repos !

Attaque d'obus !

Debout !

Allez, debout !

Vous pouvez laisser les hommes fumer s'ils le souhaitent.

Bien, monsieur.

Le major dit que vous pouvez fumer,

mais que je ne vous y prenne pas !

Maintenant, soldats,

Je viens juste d'avoir un colloque avec le colonel.

Nous pensons que vous avez fait un sacr� bon travail.

Nous vous f�licitons.

Je sais que vous avez eu la vie dure ces derniers jours,

bombes, obus, francs-tireurs...

Nous-m�mes n'y avons pas �chapp� non plus, je peux vous le dire.

Mais nous sommes tous l�...

Enfin, pas tous bien s�r,

et notre gaz �tait plut�t d�sagr�able,

avec ce maudit vent qui change.

Oui, en effet, monsieur.

Ces accidents se produisent en temps de guerre,

et le gaz peut nous permettre de gagner.

Bref, gardez le sourire,

vous �tes de bons soldats.

Le secteur est propre maintenant, Smith ?

Nous avons enterr� la plupart du 2e Yorks et Lancs, monsieur.

Encore quelques-uns et notre compagnie sera partie.

Je vois.

Bon, �coutez, laissez les gars tirer un peu.

- Attention ! - Attention, monsieur !

Bon Dieu.

Brancardiers !

Brancardiers ! Brancardiers !

Vous n'avez pas de brancardiers ici ?

J'ai peur qu'on les ait perdus � la derni�re attaque, monsieur.

J'attends la rel�ve du QG.

Bon, ce sont des gar�ons costauds.

Vous feriez mieux de les laisser se mettre � l'abri.

Merci, Monsieur.

� l'abri !

Satan� endroit, �a pue les corps en d�composition.

Je crains que ce soit in�vitable, monsieur.

La tranch�e �tait principalement remplie de Boches.

Oui, bien s�r.

Vous avez presque partag� la ligne de front

- pour quelques jours, n'est-ce pas ? - Oui, monsieur.

Oh, bien.

- Continuez, Smith. - Merci, monsieur.

Bon dieux ! Qu'est-ce que c'est ?

Un boche, monsieur.

Quoi ?

Une jambe, monsieur.

Eh bien, d�barrassez-vous-en.

On ne peut pas avoir des obstructions sortant du parapet comme �a.

Oui, monsieur.

- Sergent Smith. - Monsieur.

Enlevez le membre en trop.

On ne peut pas, monsieur. Il retient le parapet.

Et nous venons juste de consolider la tranch�e.

Eh bien, vous avez entendu le Major. Prenez une pelle et enlevez-le.

Bien, Bertie, monsieur.

O� diable vais-je accrocher mon mat�riel maintenant ?

Bon, les gars !

J'ai du travail pour vous !

Smithey.

Le r�giment de Johnny se d�brouille plut�t bien.

Du champagne, ma ch�re ?

Laissez-moi vous offrir un verre de vin.

Vous voil�.

Mar�chal Sir John French,

Commandant en chef de la Force Exp�ditionnaire Britannique.

N'est-ce pas l� Sir Douglas Haig, le nouvel homme ?

Maudit arriviste.

L'autre salaud, Robertson, est l� aussi.

Intrigue apr�s intrigue.

Le g�n�ral Sir William Robertson,

Chef de l'�tat-major imp�rial !

Willy, je suis si excit�e

d'apprendre ta nouvelle nomination.

On prend ces choses comme elles viennent, vous savez.

Sir Henry Wilsors est vert de jalousie.

Tr�s !

En parlant du diable...

Je n'ai rien contre Robertson personnellement

mais le nommer chef d��tat-major est un d�sastre !

Je suis s�r que Haig ne le pense pas.

Bien s�r que non. Maintenant Haig peut faire ce qu'il veut.

Tout � fait.

Le g�n�ral Sir Douglas Haig,

Commandant de la Premi�re Arm�e britannique,

et Lady Haig.

Une petite chevauch�e avant le petit-d�jeuner

- demain matin, Dorothy ? - Charmant.

N'oubliez pas l'essayage de vos nouvelles bottes, Douglas.

Oui.

Au fait,

nous d�jeunons avec le Premier ministre,

sans Sir John French.

F�licitations, mon cher !

Soyons prudents,

Haig a des amis puissants.

Que diable voient-ils en lui ?

Il chasse le faisan avec le prince de Galles.

Lady Dorothy �tait l'une des dames de compagnie

- de la reine Alexandra. - Ah bon ?

Alors maintenant, bien s�r, il a l'oreille du roi.

Haig ?

Sir Douglas Haig. Ce nom m'est familier.

Whisky...

Le commerce ?

J'en ai bien peur.

Tu te rappelles de Geoffrey ? Il �tait aide-de-camp de Ralph � Delhi.

Bien s�r.

Excusez-moi, Monsieur. Puis-je demander � Lady Haig une danse ?

J'en serais ravie.

Pourrions-nous discuter un peu, Douglas ?

Le probl�me c'est que les gens, ici

ne r�alisent pas que nous sommes en guerre.

C'est pourquoi nous avons besoin de la conscription.

Eh bien, je viens de me porter volontaire.

Oh, merveilleux. F�licitations.

Pour quoi faire ?

Le service hospitalier.

L'uniforme est si beau.

Pourvu qu'il y ait plus de gens comme toi.

Je vous avoue, mon cher,

sa Majest� esp�re vivement

que mon mari succ�dera � Sir John French.

Mon Dieu.

Douglas a toujours eu le sentiment

que French �tait tout � fait inapte pour ce poste.

Que pensez-vous de la petite amie de French ?

Une roturi�re.

L'est-elle ?

Il a toujours �t�

tr�s g�n�reux avec les dames.

J'ai entendu dire qu'il vous avait emprunt� beaucoup d'argent.

Il �tait commandant de ma brigade de cavalerie � l'�poque.

Quel mauvais go�t.

Consternant.

Haig.

Sir John.

Connaissez-vous Mme...

Camarades

Camarades

Depuis l'enfance

Partageant les peines communes

Partageant les joies communes

Le bon homme au bon poste, si je puis dire, monsieur.

Mais bien s�r que vous pouvez. Merci, mon ami.

Aux amis, dans le soleil ou l'ombre.

- Quoi ? Quoi ? - �coute.

Eh bien, Douglas,

comment avez-vous trouv� les hommes au front ?

Oh, tr�s courageux, monsieur.

Avec l'envie de se battre.

J'en suis tr�s fier.

Dites-moi, Douglas,

que pensez-vous de ce type, Kitchener ?

Eh bien, monsieur...

Oui, oui.

Un parfait inutile. L'�ducation vous emp�che de le dire.

Ce n'est qu'un maudit politicien,

et il se comporte comme un maudit g�n�ralissime.

Vous savez qu'il est venu � Paris dans son uniforme ?

Mon Dieu.

Le type n'a pas le droit.

Je veux dire, il n'est que secr�taire d'�tat � la Guerre.

Que s'est-il pass� ?

Eh bien, cela a soulev� des questions de protocole.

Nous devons faire quelque chose � son propos.

Je veux dire, il est plus dangereux

que l'ensemble de l'�tat-major allemand.

Quoi ?

Johnny.

Madame...

Johnny.

Excusez-moi. Ils jouent mon air.

Comment Haig est-il arriv� � ce poste ?

Vous ne m'avez pas dit qu'il avait �chou� aux examens d'entr�e � l'Acad�mie ?

- Le Duc de Cambridge... - Quoi ?

C'est un ami de la famille.

Oh, oui, bien s�r.

Pour �a.

Ils l'ont laiss� entrer de fa�on irr�guli�re.

Mais il est assez brillant.

Le genre minutieux.

Ambitieux, bien s�r,

mais qui veut bien faire.

Vous partez, Henry ?

- J'en ai bien peur, Douglas. - Si t�t ?

Nous esp�rons vous voir le week-end prochain, chez Isabel.

Charmant.

Venez, ma ch�re, ou nous ne rentrerons jamais.

- Bonne nuit, Douglas. - Bonne nuit, Henry.

Je suis s�r de le conna�tre, mais je ne me souviens pas d'o�.

- Bonne nuit, Monsieur. - Bonne nuit, Julius.

Franchement, je suis impatient qu'arrive la nouvelle ann�e.

Ils vont s'�crouler bient�t.

- Tout sera termin� dans quelques mois. - Oui.

Au fait, Douglas,

un dommage cette lettre au Times.

Apr�s tout, vous avez bien captur� Loos, non ?

Oui, mais j'aurais d� avoir un peu plus de soutien.

Enfin, vous pouvez toujours compter sur le mien.

- Bonne nuit, ma ch�re. - Bonne nuit.

- Bonne nuit, Douglas. - Bonne nuit, Johnny.

La voiture de Sir John French ! La voiture de Sir John French !

Ce type est un terrible intrigant.

Vous avez �t� fid�le assez longtemps, mon cher.

Eh bien...

Chez le Premier ministre demain, Dorothy.

Et un poste de mar�chal pour vous.

La voiture de Sir Douglas Haig ! La voiture de Sir Douglas Haig !

Aie.

Aie.

Voil� un obus !

Aie

Voil� un obus !

Maintenant, soldats,

descendez ces marches.

Cachez-vous dans vos trous

et dites vos pri�res.

Aie

Voil� un obus !

Et il va droit sur toi.

Attention !

Tu verras toutes les merveilles

Du "no man's land"

si un obus

te frappe.

Aie

- Voil� un ob... - Voil� un obus !

Aie

- Voil� un ob... - Voil� un obus !

Maintenant, soldats,

descendez ces marches

Cachez-vous dans vos trous

et dites vos pri�res.

Aie

- Voil� un ob... - Voil� un obus !

Et il va droit sur toi.

Tu verras toutes les merveilles

Du "no man's land"

Si un obus

Te frappe !

Allez, fais-nous Charlie Chaplin.

Allez, viens. Fais voir.

Tu verras toutes les merveilles

Du "no man's land"

Si un obus te frappe !

Messieurs.

L'Allemagne a tir� sa derni�re cartouche.

Les perspectives pour 1916 sont excellentes.

Permission de parler, monsieur ?

Bien s�r.

Si nous continuons sur cette voie,

la ligne de tranch�es s'�tirera

de la Suisse � la mer.

Ni nous, ni les Allemands pourront percer.

La guerre va se terminer dans une impasse totale.

Des sottises.

Une seule grande offensive suppl�mentaire et nous gagnerons.

Mes troupes sont excellentes

et sp�cialement entra�n�es pour ce type de guerre.

Ce n'est pas une guerre, monsieur. C'est un massacre.

Dieu est avec nous,

avec le Roi et l'Empire.

Nous sacrifions des vies

� raison de 5 000, parfois 50 000, par jour.

Bombardement intensif,

un moral sup�rieur

et encore une bataille !

Monsieur, dites-nous ce qu'il faut faire, et, par Dieu, nous le ferons.

Nous allons traverser les lignes ennemies.

Essaie celle-ci, Dickie.

Elle est bien, grand-p�re.

Allez, Dickie, mon petit. Elles sont toutes identiques.

Allez, viens.

Laissez-moi regarder celle-ci, s'il vous pla�t.

Il y a un long, long chemin � parcourir

jusqu'au pays de mes r�ves,

o� chantent les rossignols

et brille la lune blanche.

Il y a une longue, longue nuit d'attente

Jusqu'� ce que mes r�ves se r�alisent.

Jusqu'au jour o� je partirai...

- Nom ? - Connor.

- Chellis. - Hollande.

- Littman. - Horace.

Victoire compl�te.

La destruction du militarisme allemand.

Marche de la victoire sur Berlin.

Un feu lent et persistant sur les positions ennemies.

En ce moment,

mes hommes avancent � travers le no man's land

en paquet compact,

balayant de gauche � droite.

Les hommes sont prohib�s, sous peine de cour martiale,

de se prot�ger dans les trous d'obus ou abris.

Leur magnifique moral

fera fuir l'ennemi dans la confusion.

L'attaque se terminera alors � la ba�onnette.

J'ai le sentiment que chaque pas que je fais

est guid�e par la volont� divine.

BATAILLE DE LA SOMME: 60 000 MORTS

TERRITOIRE CONQUIS : 0 M�TRES

C'est tr�s insatisfaisant.

O� en sont les forestiers de Sherwood ?

C'est leur derni�re position en date.

- Un whisky, monsieur ? - Merci.

O� se trouvent les East Lancs ?

Dans le no man's land.

Ils sont lents � force de rester assis dans les tranch�es.

La plupart d'entre eux, monsieur, ne se rel�veront plus jamais.

Nous devons percer.

Ind�pendamment des pertes, monsieur ?

La perte de, disons, 300 000 autres hommes

peut nous conduire � des r�sultats excellents...

Hier nous avons perdu 30 000 hommes avant le d�jeuner, monsieur.

...les pertes n'entraveront pas notre capacit� � poursuivre l'offensive.

Dans tous les cas, il faut pr�parer une grande offensive l'ann�e prochaine.

Si les fain�ants � l'arri�re se portent volontaires, monsieur.

Tout � fait.

Nous sommes plut�t � court d'hommes, monsieur.

Oh ? Qu'en reste-t-il ?

Les nouveaux, d'Irlande, viennent d'arriver.

Je vois.

Ils sont indisciplin�s et sans entra�nement.

Ils sont quand m�me impatients pour affronter les Boches.

Ils viennent juste de descendre du train. La plupart sans manger depuis 48 heures.

Ils s'opposent � un ennemi affaibli et d�moralis�.

Ce qui leur manque en entrainement, ils le compenseront par leur bravoure.

Capturez la ligne allemande sans plus attendre.

Je pense que nous avons r�ussi.

O� sommes-nous, sergent ?

Je pense qu'il y a une petite accalmie.

Oui.

Quel bonheur, hein ?

Oui. Quelle tranquillit�.

Tireur !

Je me mettrais � couvert si j'�tais toi.

Le probl�me, c'est qu'on s'est trop bien battus.

Nous sommes arriv�s en avance sur nous-m�mes.

Oui.

Oui.

Qu'est-ce que c'est, sergent ?

Qu'est-ce que c'est ?

Quelqu'un qui crie.

H�, regardez.

Il y a un type dans ce trou d'obus l�-bas.

- O� ? - L� ! Tu le vois ?

Voil�.

En arri�re !

Revenez !

Est-ce un de nos gar�ons ?

On ne peut pas le dire d'ici. Trop loin.

Il a d� �tre bless� lors de la derni�re attaque.

Veut-il de l'aide alors ?

Non. Il nous dit de nous tirer d'ici.

Dieu, c'est facile � dire !

Ah, pour �a...

Baisse-toi, Seamus.

- Vous avez vu celui-l� ? - Il vient des n�tres !

- H�, ne tirez pas ! - Ne tirez pas !

Regardez ce que vous avez fait.

Bande d'idiots.

- Seamus. - Sergent.

Tu es le plus rapide.

Retourne au QG.

Dis � l'artillerie de garder leurs obus pour les Boches,

et qu'ils rel�vent un peu leurs putains de vis�es.

- Je dois traverser tout �a ? - Oui, bien s�r.

Ce n'est pas grand-chose.

- Ram�ne-nous des filles. - Bonne chance, mon gar�on !

Bonne chance, Seamus !

Eh bien, quelqu'un doit y aller.

Allons. Qui est le suivant ?

- �a ne me d�range pas, sergent. - Parfait.

Dis-leur que nous sommes des centaines coinc�s sur cette cr�te.

- Et, Driscoll... - Hein ?

Fais gaffe.

Ouais.

Bonne chance, mon pote.

Si on lui tire dessus, je le tue.

Ils l'ont eu, sergent.

Bon, je pense qu'il vaut mieux rester l� ensemble.

Ils ont commenc� � bombarder pour la prochaine attaque, sergent !

Restez assis, les gars.

Nous voil� hors de la guerre.

Bonjour, Madame Howard.

Vous �tes all�e � l'�glise aujourd'hui ?

(NOS HOMMES MEURENT EN VAIN) Je pense que nous allons commencer.

Pas besoin des parapluies.

Avant de vous parler,

je voudrais vous lire une lettre

de George Bernard Shaw � ma m�re.

Oui, oui, oui ?

- Votre p�re le sait ? - Dit-il :

Les hommes de notre pays

sont sacrifi�s par les erreurs de fous,

la cupidit� des capitalistes,

l'ambition des politiciens,

les convoitises, mensonges et ranc�urs

des assoiff�s de sang qui aiment la guerre

parce qu'elle ouvre les portes de leur petitesse

et leur conf�re pouvoir et popularit�.

Maintenant, chante-nous une chanson !

Pour la deuxi�me fois, la paix est propos�e

aux personnes civilis�es de ce monde !

Je n'aime pas le titre de la chanson.

� la fin de 1915,

Le pr�sident Wilson a offert un armistice imm�diat

qui serait suivi d'une conf�rence de paix.

Je n'aime pas les paroles non plus.

Et en avril de cette ann�e,

L'Allemagne elle-m�me a propos� la paix.

Comment le savez-vous ? Vous avez des amis l�-bas ?

Les termes l'offre allemande ne nous ont jamais �t� communiqu�s,

et je voudrais demander � Lloyd George quels sont ses objectifs de guerre.

Et je voudrais te demander ce que ton mari a pour le d�ner.

Les politiciens bavardent et la civilisation se vide de son sang.

Maintenant, vous parlez comme un tra�tre.

Les pacifistes sont des tra�tres.

Je demande � ce monsieur...

Ne me demande pas, j'en sais rien. Je suis stupide.

...d'imaginer la situation apr�s encore une ann�e.

Vous ne savez pas ce que vous faites.

Et les hommes d'�tat s'en lavent les mains.

Pourquoi ne pas vous laver le visage ?

Le vieux Douglas Haig les a fait fuir ! Il les a fait courir !

Qui vous dit cela ?

Les journaux.

Qui refusent de publier les lettres pacifistes,

qui d�forment les faits sur nos pr�tendues "victoires".

Nous sommes en train de tuer, lentement mais s�rement,

les meilleurs de nos hommes !

Parle pas � ma place !

Les fils de l'Europe sont crucifi�s sur les barbel�s

parce que vous �tes tromp�s et le r�clamez !

- Son fils est au front ! - Mon fils est au front !

La guerre ne peut �tre gagn�e !

Personne ne peut gagner une guerre.

Souhaitez-vous que cette guerre se poursuive encore et encore

jusqu'� ce que l'Allemagne soit r�duite en miettes ?

Va, Britannia, domine les mers.

Les Britanniques jamais, jamais ne seront esclaves

Va, Britannia, domine les mers.

Les Britanniques jamais, jamais ne seront esclaves !

Je ne veux pas aller � la guerre

Je pr�f�re rester � la maison

Me promener dans les rues

Et vivre des revenus d'une dactylographe

Je ne veux pas de ba�onnette dans mon ventre

Je ne veux pas qu'on me tire dans les couilles

Je pr�f�re rester en Angleterre

Dans la joyeuse, joyeuse Angleterre

Et mourir en baisant.

Allons, les gars, d�guerpissez.

Surtout ne vous ennuyez pas.

Eh bien, o� pouvons-nous aller ?

Chez ma belle-s�ur Flo.

Ta belle-s�ur Flo parlera du rationnement.

Ensuite, nous ferons le tour des bistrots,

et le vieux Charlie parlera des zeppelins.

Puis on descendra la rue, et je dirai...

Je dirai... Que faire ?

Et toi,

Allons chez ma belle-s�ur Flo.

Et on y arrive,

et elle nous dira tout sur le rationnement.

Ensuite, on va boire une pinte au bistrot,

et le vieux Charlie...

Oh, j'aimerais �tre de retour � ce putain de bataillon !

Parlez-vous

Le Sergent-Major s'amuse

Parlez-vous

Le Sergent-Major s'amuse

� l'arri�re, faisant semblant de travailler.

Inky-pinky parlez-vous

Quelle sacr�e chanson nous venons de chanter !

Parlez-vous

Quelle sacr�e chanson nous venons de chanter !

Parlez-vous

Quelle sacr�e chanson nous venons de chanter !

Et l'auteur devrait �tre fusill� !

Inky-pinky parlez-vous

Oh, la lune brille sur Charlie Chaplin

Ses bottes craquent

manquant de cirage,

Et son vieux pantalon a besoin d'�tre raccommod�

Avant qu'ils ne l'envoient aux Dardanelles

Oh, la lune brille sur Charlie Chaplin

Ses bottes craquent

manquant de cirage,

Et son vieux pantalon a besoin d'�tre raccommod�

Avant qu'ils ne l'envoient aux Dardanelles.

Compagnie !

Attention !

Halte !

� gauche, gauche !

Reposez, armes !

Repos !

Repos !

H�, caporal !

Vous �tes les renforts ?

Oui. On est en route pour Wipers.

Je n'irais pas l�-haut si j'�tais vous.

Il y a une p�nurie...

De quoi ? De munitions ?

Non. De cercueils.

Compagnie, attention !

Un officier d'�tat-major a saut� sur le dos d'un autre officier

Et un autre officier a saut� sur le dos de celui-l�

Un troisi�me officier a saut� sur le dos de deux autres

Et un quatri�me officier a saut� sur le dos de tous les autres.

Un officier d'�tat-major a saut� sur le dos d'un autre officier

Et un autre officier a saut� sur le dos de celui-l�

Un troisi�me officier a saut� sur le dos de deux autres

Et un quatri�me officier a saut� sur le dos de tous les autres.

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton

Quand un officier d'�tat-major a saut� sur le dos d'un autre,

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton.

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton

Ils ne faisaient que jouer � saute-mouton

Quand un officier d'�tat-major a saut� sur le dos d'un autre

Quand un officier d'�tat-major a saut� sur le dos d'un autre.

Bonjour. Ici le Commandant g�n�ral en chef.

Lib�rez la ligne, s'il vous pla�t.

La 8e division a-t-elle progress� sur la droite ?

Je vois. De lourdes pertes.

Non. Vous devez r�server l'artillerie. Nous utilisons trop d'obus.

Mais alors, o� se trouve la 8e division ?

Quoi ?

J'ai besoin qu'ils avancent sur la droite.

Je vous remercie.

70% de pertes lors de la derni�re attaque.

Il y a un coin de terre �trang�re qui sera pour toujours Angleterre.

En avant arm�e de cloportes

Marchant sans crainte

Avec notre brave commandement

Bien prot�g� � l'arri�re.

Il se vante et parade du matin au soir

Et il se croit tr�s courageux

Mais les hommes qui ont fait le travail

Sont bien morts et dans leurs tombes.

En avant arm�e de cloportes

Marchant sans crainte

Avec notre brave commandement

Bien prot�g� � l'arri�re

Amen.

� vos places ! En avant !

Chers fr�res bien-aim�s.

Vous serez heureux d'entendre quelques nouvelles de l'arri�re.

L'archev�que de Canterbury a fait savoir

que ce n'est pas p�ch� de travailler pour la guerre le jour du sabbat.

Et je suis s�r que vous aimerez aussi savoir

que le Grand Rabbin a absous vos fr�res juifs

qui mangeraient du porc dans les tranch�es.

De m�me, sa saintet� le Pape a statu�

que la consommation de chair le vendredi

n'est plus un p�ch� mortel.

- Il tarde d'avoir un Pape irlandais. - En effet.

Et dans le lointain Tibet,

le Dala�-lama a plac� ses pri�res

� la disposition des Alli�s.

Maintenant, mes fr�res,

demain �tant le Vendredi Saint,

nous esp�rons que Dieu regardera avec bienveillance notre attaque.

Nous allons maintenant chanter des Hymnes.

Num�ro 358.

L'�glise est la base...

Nous sommes l'arm�e de cloportes

Nous ne pouvons pas lutter

Nous ne pouvons pas tirer

� quoi diantre servons-nous ?

Et quand nous arriverons � Berlin

Pour �tre sa sainte �pouse

Et de l'ensemble,

Quel tas de pourriture sanglante

Sera l'infanterie de cloportes !

Amen.

Prions.

O Dieu, aide-nous

comme tu l'as fait � Mons.

Le ch�ur va maintenant chanter "Quel ami nous avons en J�sus"

pendant que nous prions en silence pour la r�ussite de demain.

Amen.

Quand cette sale guerre sera termin�e

... Quel ami nous avons en J�sus.

Finie la vie de soldat

... Pardonne nos p�ch�s et nos chagrins.

Quand je mettrai mes v�tements civils

... quel bonheur de le servir !

Oh, comme je serai heureux.

... Tous � Dieu dans la pri�re

Plus de parades d'�glise le dimanche

... combien de paix nous ambitionnons

Finies les permissions

Oh, quelle douleur inutile nous souffrons.

Je vais embrasser le sergent-major

Parce que nous ne nous rendons

- Comment il va me manquer - ... pas tous � Dieu

- ... dans la pri�re. - Comment qu'il va pleurer !

Amen

Mon Dieu,

voil� le moment id�al pour une attaque r�ussie.

Je me place entre Vos mains.

Terre de notre naissance.

Terre de notre naissance.

Les champs sont remplis de tentes, � Seigneur,

toutes vides � ce jour

� l'exception des lits en fer d�faits.

Chaque tente a �t� nettoy�e pour faire place aux bless�s

qui arriveront d�s le d�but de l'attaque.

Les m�decins disent qu'il y aura un nombre �norme

de morts et de bless�s, Dieu.

Je t'implore la victoire, Seigneur,

avant l'arriv�e des Am�ricains.

Que nous puissions nous sacrifier, si besoin est,

pour arriver � nos fins.

O Seigneur,

laisse maintenant ton serviteur partir en paix.

Compagnie, par escouades !

Rompez !

Escouade F, attention !

Soldats, attention !

Plus blanc que la chaux sur le mur

Plus blanc que la chaux sur le mur

Oh, lavez-moi dans l'eau o� vous avez lav� votre fille

Et je serai plus blanc que la chaux sur le mur

Sur le mur, sur le mur

Oh, lavez-moi dans l'eau o� vous avez lav� votre fille

Et je serai plus blanc que la chaux sur le mur

Marche rapide ! Gauche, droite, gauche, droite !

Oh, lavez-moi dans l'eau o� vous avez lav� votre fille

Et je serai plus blanc que la chaux sur le mur

Sur le mur, sur le mur

Sur le mur, sur le mur

O Seigneur, je t'en prie.

Ne laisse pas cette terrible guerre

causer toutes les souffrances auxquelles nous nous sommes pr�par�s.

Je sais que Tu entendras ma pri�re.

Je veux rentrer chez moi

Je veux rentrer chez moi

Je ne veux plus aller dans les tranch�es

O� les obus et la mitraille

sifflent et rugissent.

Emm�ne-moi au-dessus de la mer

L� o� les Allemands ne pourront pas m'atteindre.

Oh mon Dieu, je ne veux pas mourir

Je veux rentrer chez moi.

Emm�ne-moi au-dessus de la mer

L� o� les Allemands ne pourront pas m'atteindre

Oh mon Dieu, je ne veux pas mourir

Je veux rentrer chez moi.

1917 BATAILLE DE PASCHENDALE PERTES 244.897 - TERRAIN ACQUIS 900m

Je vous remercie, mon Dieu.

L'attaque est un grand succ�s.

Les combats ont �t� rudes,

mais il fallait s'y attendre.

Il y a eu un certain retard le long de la route de Menin,

mais le sol est couvert de cadavres ennemis.

Les premiers rapports indiquent

que nos victimes ne sont que de l'ordre de 60 000,

le plus souvent l�g�res.

Les bless�s sont vraiment tr�s contents.

Eh bien, c'est fini.

Bien. Emmenez-les, Caporal Smith !

Retournons au camion, les gars.

En file indienne.

En avant !

Les cloches de l'enfer font ting-a-ling-a-ling

Pour toi, non pas pour moi.

Et les petits diables chantent-a-ling-a-ling

Pour toi, non pas pour moi.

Oh, la mort, o� est ton aiguillon ?

� tombeau, ta victoire ?

Les cloches de l'enfer font ting-a-ling-a-ling

Pour toi, non pas pour moi.

Les cloches de l'enfer font ting-a-ling-a-ling

Pour toi, pas pour moi.

Et les petits diables chantent-a-ling-a-ling

Pour toi, non pas pour moi.

Oh, la mort, o� est ton aiguillon ?

� tombeau, ta victoire ?

Les cloches de l'enfer font ting-a-ling-a-ling

Pour toi, non pas pour moi

Merci, Monsieur.

Merci, Monsieur.

Monsieur, je me demandais...

Ou plut�t, le personnel s'est pos� la question,

peut-�tre que cette tactique d'usure est une erreur.

Elle nous �puise davantage qu'eux...

Ne pourrions-nous pas accro�tre nos efforts sur d'autres fronts ?

Insens�. Le front occidental est le seul v�ritable front.

Nous devons les broyer.

R�fl�chissez, notre population est plus grande que la leur,

et leurs pertes sont plus importantes que les n�tres.

Je ne vous suis pas, monsieur.

En fin de compte,

il leur restera 5 000 hommes et nous en aurons 10 000,

donc nous aurons gagn�.

En tout cas,

Je compte lancer une autre offensive globale.

Nous allons percer leurs lignes et... gagner !

Ration de rhum.

Les vieux soldats ne meurent jamais

Les jeunes le voudraient bien.

Ces pauvres diables continuent de g�mir dans le no man's land.

Quelqu'un devrait faire quelque chose.

C'est terrible, terrible.

On dirait un abattoir.

C'est vrai. R�veillez-vous. Debout.

L'ordre d'attaque a �t� donn�.

Nous sortons � 5h a.m.

Allez ! Bougez !

5 heures ? Un sacr� bon moment, hein ?

Si le sergent vole ton rhum, peu importe

Si le sergent vole ton rhum, peu importe

Bien qu'il ne soit qu'un foutu connard

Laisse-lui ta part.

Si le sergent vole ton rhum, peu importe

Peu importe.

Si les Allemands te bombardent, peu importe

Si les Allemands te bombardent, peu importe

Bien que les sacs de sable volent

Tu ne mourras qu'une fois.

Si les Allemands te bombardent, peu importe.

Peu importe.

OK. Allez, les gars. Allez.

Si tu restes accroch� sur les barbel�s

- Peu importe - Peu importe

Si tu restes accroch� sur les barbel�s

- Peu importe - Peu importe

Bien qu'il y ait de la lumi�re comme de jour

Quand tu meurs, ils arr�tent ta paie.

Si tu restes accroch� sur les barbel�s

Peu importe

Oh, peu importe.

Loin de Wipers, j'ai envie d'�tre

L� o� les tireurs allemands ne peuvent pas m'atteindre

Mon refuge est humide, mes pieds glac�s

En attendant qu'un obus m'envoie dormir.

Monsieur ! 5 a.m. monsieur.

- D�clenchez l'attaque imm�diatement. - Monsieur.

Si tu cherches l'ancien bataillon

On sait o� ils sont

On sait o� ils sont

On sait o� ils sont

Si tu cherches l'ancien bataillon

On sait o� ils sont.

Ils sont pendus aux vieux barbel�s

On les a vus, on les a vus

pendus aux vieux barbel�s

On les a vus, on les a vus

pendus aux vieux barbel�s

On les a vus, on les a vus

pendus aux vieux barbel�s

On les a vus, on les a vus

pendus aux vieux barbel�s

On les a vus pendus aux vieux barbel�s.

Allons ! On sort, les gars !

Allez, allez, plus vite ! Allez, les gars.

Notre contre-offensive a commenc� ce matin.

Progr�s satisfaisants.

Hier, le roi a inspect� les troupes.

Le probl�me, fut que

les hommes ont salu� des chapeaux au lieu de leurs drapeaux

� mesure que Sa Majest� passait � cheval.

Le roi a tenu les r�nes trop fermement...

Correction.

Le roi a tenu les r�nes... assez fermement,

Pas de r�flexions sur l'�quitation de Sa Majest� !

L'herbe �tait tr�s glissante, et la jument recula.

Je l'avais exerc�e tous les jours pendant un an.

Si c'est pas malheureux que ce soit mon cheval qui a renvers� le roi.

Il n'y a personne. Ils sont tous morts.

Mais non, ils sont juste � couvert.

- On va o� ? - En avant.

Il ne sert � rien de rester ici. Il faut continuer d'avancer.

�coute, d�s que le prochain obus �clate devant nous,

- tu me suis dans son trou, vu ? - Vu.

Cette mitrailleuse... Pourquoi nos artilleurs ne la font pas taire ?

Ils essayent.

Ils ne l'ont pas encore eue.

Essayons celle-ci.

J'aimerais attraper le con qui a lanc� ce fumig�ne.

Je ne vois fichtre rien.

Loin de Wipers, j'ai envie d'�tre

L� o� les tireurs allemands ne peuvent pas m'atteindre

C'est la vie, hein, sergent ?

Mon refuge est humide, mes pieds glac�s

En attendant qu'un obus m'envoie dormir.

Je vous tire de l� en un clin d'�il.

- J'en ai assez de tout cela. - Oui, et moi et les autres.

Allons chercher cette putain de mitrailleuse.

- Ils sont aussi effray�s que nous. - Tr�s bien.

O� crois-tu aller ?

Essayer d'avoir cette mitrailleuse, sergent.

Tr�s bien. Attention, maintenant.

- On vous couvrira. - Bien.

- On se voit apr�s la guerre, sergent. - Oui, chez ta belle-s�ur Flo.

- Vers 8 heures. - Plut�t et demie.

- Quoi ? - Je risque d'�tre un peu en retard !

Bien.

Bien.

Vous pouvez clore la bataille de la Somme.

Les derni�res pertes britanniques sont 607 784 officiers et hommes.

- Et les pertes fran�aises, monsieur ? - Pas encore connues.

Et le terrain conquis, nul.

Merci pour l'exemplaire du Times.

Je suis heureuse, malgr� tout, c'est quand m�me une victoire.

Ici, on ne le croirait pas.

Quelle incroyable boucherie.

Les hommes ont l'air �pouvant� quand ils reviennent

et tant de gens meurent.

On les a convoqu�s depuis la colline

On les a appel�s depuis la vall�e

Et le pays les a trouv�s pr�ts

� r�pondre � l'appel.

Ne laisse pas les larmes s'ajouter � leur malheur.

Au passage des soldats,

Et bien que ton c�ur soit bris�

Chante cette chanson joyeuse.

Garde le feu allum�

Pendant que ton c�ur souffre,

Bien que les hommes soient loin

Ils r�vent du foyer.

Pense qu'il y a un bon c�t�

aux situations les plus terribles

Regarde le c�t� positif

Jusqu'� ce que les gar�ons reviennent.

Allez, Harry, mon gar�on.

Il faut qu'on te pose par terre.

On a besoin de la civi�re, tu vois ?

On a re�u une liste de victimes.

Qui en fera partie ?

Excuse-moi, ch�rie.

Oh, encore un autre Arkwright.

C'est pas possible !

Milly, un autre Arkwright est mort.

Oui, je la connais.

- �a fait trois qu'elle a perdu. - Non, quatre.

Non, trois.

Ils les ram�nent la nuit maintenant.

Qu'est-ce que c'est ?

Une autre liste, Flo.

- Ils ont sorti le fils Ethel de prison. - Pourquoi ?

- Une autre grande attaque est � venir. - Oh, non.

Demandez � Flo. Elle est dans les munitions. Ils sont toujours les premiers � le savoir.

Est-ce vrai, alors ?

C'est vrai. �a recommence.

Ne t'inqui�te pas, ch�rie, ton Jack va s'en sortir.

- �a ne peut plus durer, n'est-ce pas ? - Bien s�r que non.

Ce doit �tre horrible, travailler l�-bas.

- �a va. - Je n'aimerais pas, tous ces hommes...

J'en ai eu assez avec l'ancien contremaitre.

Une fille a gagn� 3 livres gr�ce � des heures supp.

- Tant que �a ! - C'est vrai.

Ils paient une fortune.

C'est oblig�, apr�s l'explosion de la semaine derni�re.

Ils n'ont rien trouv�, hein ?

On fera des heures supp la semaine prochaine.

Combien gagnez-vous ?

Une nouvelle commande arrive.

C'est dr�le, on dit que c'est pour des linceuls.

- Oh, �a fait frissonner. - Milly.

Qu'est-ce que c'est ?

C'est les Yankees !

Allez, viens.

L�-bas

L�-bas.

- Notre infanterie... - Les r�serves ont-elles �t�...

Les Yankees arrivent Les Yankees arrivent

Les tambours r�sonnent partout

Pr�parez-vous, dites une pri�re

Passez le mot, Prenez garde !

On y va, nous arrivons,

Et nous ne reviendrons pas Nous serons enterr�s l�-bas.

Bonjour, Ben.

- Qui est-ce donc ? - Smithey. Jack Smith.

Bonjour, Jack.

- C'�taient les Allemands, hein ? - Ouais.

Ils pensaient rester ?

- Comment va, bien ? - Bien.

Ravi de te voir.

- Comment c'est dehors ? - Ils continuent de mitrailler.

J'en ai vraiment marre.

Sais-tu o� nous sommes ?

� Mons.

Premi�re grande bataille de la guerre.

De retour � la case d�part.

Non mais, quelle plaisanterie !

Mon fr�re Harry a �t� � Mons.

Ils meurent de faim en Allemagne, tu sais ?

Nous �tions � Mons tous les deux.

J'ai entendu dire que les Allemands deviennent bolcheviques.

C'est l� qu'il a �t� bless� la premi�re fois.

On dit que la marine allemande s'est mutin�e.

Il va y avoir une r�volution, comme pour les Russes.

Debout. Tout le monde dehors !

Puis il est revenu.

Le caporal Tanner, il a lu ce type, L�nine.

Il pense que tout va changer.

C'est forc�ment le cas, non ?

C'est logique.

On dit que la guerre s'arr�tera d'un moment � l'autre.

Mets ton masque, ou tu vivras pas pour le voir.

Halte !

D'accord. Allez.

Qui es-tu donc, le soldat inconnu ?

Non, monsieur, je suis le 294, Smith, J.

Il faut t'avancer. Il est 10h58.

T'es le dernier.

Allez, mon gars, suis la bande.

Mamie.

Mamie, qu'est-ce que papa faisait pendant la guerre ?

Quand ils nous demanderont

� quel point c'�tait dangereux

Oh, nous ne leur dirons jamais

Non, nous ne leur dirons jamais.

Nous dirons avoir dilapid� notre paie au caf�

�cartant nos amoureuses jour et nuit

Le boulot le plus chouette que nous n�ayons jamais eu.

Et quand ils nous demanderont,

Car ils vont certes nous demander,

Pour quelle raison nous n'avons pas eu

La Croix de Guerre,

Oh, nous ne leur dirons jamais

Non, nous ne leur dirons jamais.

Il y avait une ligne de front,

Mais, qu�elle soit maudite, o� �tait-elle ?

Et ils vont certainement nous demander

Pour quelle raison nous n'avons pas eu

La Croix de Guerre

Oh, nous ne leur dirons jamais

Non, nous ne leur dirons jamais.

Il y avait une ligne de front...

Mais seul le diable savait o� elle �tait

Sous-titres : e@plix

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