Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bihari
Bosnian
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Guarani
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Une restauration The Film Foundation's World Cinema Project
par la Cineteca di Bologna / L'Immagine Ritrovata
en association avec le Taiwan Film Institute,
la Cin�math�que Royale de Belgique et HOU Hsiao-hsien.
Taipei Story a �t� restaur� � partir du n�gatif image scann� � 4K
et du n�gatif son d'origine, pr�serv�s au Taiwan Film Institute.
Le g�n�rique, absent du n�gatif, a �t� reconstitu�.
On devrait monter des �tag�res ici,
pour la t�l�, la st�r�o et le magn�toscope.
Comme �a, on pourra regarder des vid�os dans le lit.
On dirait que tu vas devoir mettre de l'argent pour d�corer cet endroit.
J'�conomise.
Je paierai par mensualit�.
Mei a fait de moi son assistante particuli�re.
J'aurai une autre augmentation.
J'aurai probablement emm�nag� � ton retour d'Am�rique.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Pas mal.
Production : HUANG-LlU
Avec : HOU Hsiao-hsien, TSAI Chin
Sc�nario : HOU Hsiao-hsien CHU Tien-wen, Edward YANG
Montage : WANG Chi-yang, SUNG Fan-chen
Directeur photo : YANG Wei-han Son : TU Tu-chih
Producteurs : HUANG Yung, LIN Rong-feng, LlU Sheng-chung
R�alisation : Edward YANG
- Qui est l� ? - C'est pour le t�l�phone.
Vous �tes des rapides !
Voil� votre nouveau num�ro.
Merci.
All�, bureau de Mme Mei...
Elle ne travaille plus ici. De la part de qui, s'il vous pla�t ?
M. Wang... Oui, je me souviens. C'est Chin � l'appareil.
En quoi puis-je vous aider ?
Attendez un peu que j'�crive.
Et le num�ro de la soci�t� ?
Tr�s bien, je m'en chargerai pour vous.
Merci � vous.
- Qu'est-ce que tu fais ? - La Kuo-Chen, Inc. est l�.
Qui est le patron ?
Le type avec les lunettes.
Lesquelles ?
On se boit une bi�re ce soir ?
Lon revient d'Am�rique.
Toujours le proc�s du b�timent sur le dos ?
Tout �a, c'est pour l'avocat.
Une erreur de dix centim�tres lors de l'expertise.
Bien s�r, c'est retomb� sur moi.
Et puis la Kuo-Chen, Inc. a rachet� la soci�t�. Mme Mei est partie.
On dirait que je ne vais pas rester longtemps ici.
Je ne comprends pas ces grandes entreprises.
Elles ach�tent tout, m�me quand il y a des probl�mes l�gaux.
C'est peut-�tre l� qu'ils sont malins.
Quand un truc comme �a arrive, difficile de ne pas croire au destin.
Peu importe le soin, la pr�cision,
une petite erreur peut �tre fatale.
Tu ne me crois pas ?
Je d�teste �tre si pessimiste,
�a rend la vie triste.
Regarde ces b�timents.
J'ai de plus en plus de mal
� reconna�tre ceux que j'ai dessin�s.
Ils se ressemblent tous.
Comme si �a ne changeait rien
que j'existe ou pas.
M. Lai !
J'ai �t� pris dans les embouteillages pr�s de Yuanshan.
L'�quipe de cette ann�e est meilleure que la derni�re.
Bien s�r, aucune comparaison possible avec ton ancienne �quipe.
Comment c'�tait, Los Angeles ?
Comme Taipei.
Tous ces Ta�wanais...
Je ne suis pas sorti et j'ai regard� la t�l�.
Je vous ai enregistr� des matchs de base-ball.
Je vous les apporterai ce soir.
- Tu les as enregistr�s tout seul ? - Oui.
Combien de temps es-tu rest� � Tokyo ?
Une semaine.
Gwan m'a charg� de vous dire qu'elle ne reviendra pas tout de suite.
Ils n'ont pas encore termin� les d�marches pour les enfants.
Elle s'en sort bien ?
On dirait.
Kobayashi a eu une nouvelle augmentation.
La pension alimentaire est cons�quente.
Quand ce genre de choses arrive,
je me dis...
que je devrais partir.
Vous, les jeunes, il est de plus en plus difficile
de comprendre ce que vous avez dans la t�te.
J'ai ressenti �a � l'�poque...
Et je ne comprends toujours pas ce qui s'est pass�
entre Gwan et toi.
Comment fais-tu pour balancer la balle en �tant si tendu ?
Trop tard ! Pourquoi la lancer ?
Derni�re balle ! Derni�re balle !
Chin !
H�, Chin !
Le nouveau t�l�phone est install�.
Tiens... les cl�s.
Guo Xiong, on se retrouve demain au m�me endroit.
Lon !
Tu es de retour !
- Comment c'�tait l'Am�rique ? - Bien.
Comment va ta m�re ?
Comme d'habitude.
Viens, on mange ensemble.
Pourquoi rentres-tu ?
Je cherche l'acte d'�tat civil pour changer le lieu de r�sidence.
� notre �poque,
une fille c�libataire envisage m�me de quitter la r�sidence familiale !
Ram�ne-moi une bi�re.
Lon, quand veux-tu te marier ?
Tu dois perp�tuer ton nom de famille.
�a ne compte pas, ta s�ur mari�e porte le nom de son mari.
�a ne compte pas du tout.
Quand ta m�re reviendra-t-elle de voyage ?
Je ne sais pas.
Elle n'est pas en bonne sant�. Elle a peur de prendre l'avion.
Le climat en Am�rique lui fait du bien.
- Elle vit avec ton beau-fr�re ? - Oui.
C'est un sacr� personnage.
Il importe tous ces containers.
Sant�.
Le stock en bas a �t� refus�.
Je dois le garder chez moi.
Ils disent que j'ai trich� sur la marchandise.
Si tu ne triches pas,
tu ne peux rien gagner.
Je bosse dans les capsules et les tubes en plastique,
pas dans une fabrique de voitures !
Qui a besoin de contr�le qualit� ?
Allez.
On mange.
Lon,
tu connais un ami pr�t � acheter ce stock ?
Que je ne perde pas plus, je le vends seulement 600 000 dollars ta�wanais.
Je vais demander.
Mange.
Chin,
nous allons chez M. Lai.
J'ai des vid�os pour lui.
Je les regarderai peut-�tre jouer aux �checs.
Tu restes ou tu rentres ce soir ?
Je reste.
Alors j'y vais.
Lon !
Lon !
Oui ?
Tu es pass� par Tokyo en rentrant ?
Une escale seulement. Je ne suis pas rest�.
Lon ressemble de plus en plus � papa.
Le prix du march� a encore augment�.
Qu'est-ce que tu fais � la maison ?
Qu'est-ce que tu as fait, derni�rement ?
Mon nouveau copain a ce super endroit ! Tu dois venir.
Quoi ? Du vernis � ongles vert ?
Non, je l'ai fait avec un feutre.
Pas les moyens d'acheter du vernis.
Dis, s�urette, tu me pr�tes 5 000 ?
Allez, s'il te pla�t !
Le mois prochain,
la Kuo-Chen, Inc. dirigera cette soci�t�.
J'ai d�j� inform� les autres employ�s.
Bien s�r,
le personnel et le fonctionnement auront chang�.
En ce qui nous concerne...
votre position est particuli�re.
Vous n'�tes pas une secr�taire ni un manager.
Votre poste n'existe pas dans notre structure.
Je comprends, inutile de tourner autour du pot.
Nous avons besoin de vous pour du secr�tariat.
Je suis l'assistante particuli�re de Mme Mei.
Je peux �tre secr�taire autre part.
Comme elle est partie, je ne vois pas pourquoi rester.
Merci. Je comprends.
Bonjour, puis-je parler � Mme Mei ?
Pas l� ?
C'est Chin.
Non, rien.
Bonjour, vous �tes sur le r�pondeur de Lon.
Si vous avez besoin de moi, laissez un message
ou appelez � la boutique.
Bonsoir, bienvenue sur notre journal.
Apr�s avoir pass� en revue
199 propositions pendant 3 jours,
la r�union de l'assembl�e nationale s'est termin�e cet apr�s-midi.
Lon...
�a fait longtemps.
Quand es-tu rentr� d'Am�rique ? C'�tait comment ?
- On a essay� de me joindre ? - C'est la seule chose qui t'int�resse ?
L�-bas.
Attendez.
Madame, c'est pour vous.
Une bi�re.
- Trois bi�res. - D'accord.
J'ai vu ta voiture en bas. Je suis mont�e te voir.
Tu t'en vas aujourd'hui, � ce qu'il para�t.
C'est rien, j'ai besoin de repos.
Allons boire une bi�re.
Une bi�re ?
Encore ?
C'est une addiction ou un passe-temps ?
J'ai faim.
Si on allait d�ner avant de rentrer dormir, non ?
Voil� vos nouilles.
Tu es l�. Il est tard.
Tu dois avoir faim.
Mange ces nouilles avant qu'elles ne refroidissent. Tu te reposeras apr�s.
Ne r�veille pas le b�b�.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Chut,
il y a des moustiques.
Je rentre tard et tu ne me demandes rien.
Qu'est-ce que tu as dit ?
J'ai dit que je rentre tard et que tu ne me demandes rien.
Je n'ai plus de travail.
Tu as d�missionn� ?
Ou on t'a vir�e ?
Tu comptes faire quoi ?
Rester tranquille un moment puis chercher un nouveau travail.
Tu as besoin d'argent ?
Je peux t'en pr�ter.
Depuis le temps qu'on est ensemble. Tu ne me comprends toujours pas.
Nous n'avons m�me pas parl� depuis ton retour d'Am�rique.
� quoi ressemble l'Am�rique, par exemple.
L'Am�rique, c'est l'Am�rique, tu sais.
Apr�s ton d�part, j'ai eu si peur que tu ne reviennes pas.
Et si on partait en Am�rique ?
�a d�pend. Pour quelle raison ?
Si je m'associe avec mon beau-fr�re,
j'aurai besoin de beaucoup d'argent.
Comment va ton beau-fr�re ?
Parle-moi de lui.
Il veut faire des affaires avec toi, non ?
Un grand bonhomme.
1,80 m�tre,
plus de 100 kilos.
Il a travaill� dur dans la vie.
Il est parti de rien...
Il vit dans un quartier r�sidentiel de luxe appel� San Marino.
Il n'y avait que des Blancs, avant.
Les gens de couleur ne pouvaient pas acheter de maisons.
Et puis
les Ta�wanais ont commenc� � payer cash.
Il y a beaucoup de Ta�wanais, maintenant.
Il adore les armes � feu.
En Am�rique,
il m'emmenait faire du base-ball
ou du tir.
Il a d�j� tu� un homme,
un Noir.
Les policiers sont venus
et il a �t� acquitt�.
Il me dit
qu'aux �tats-Unis,
si tu vois quelqu'un de louche dans ton jardin,
tu peux le tuer
et puis tu le d�places dans la maison,
tu lui mets une arme ill�gale dans la main...
c'est �a l'autod�fense, sans avoir de peine de prison.
Quand j'ai d'abord emm�nag�, j'avais peur,
je ne dormais pas.
Je repensais � l'�cole primaire.
Tu t'entra�nais avec l'�quipe de base-ball, apr�s les cours.
Je me cachais derri�re la porte d'entr�e et regardais par la fen�tre.
Je te voyais passer,
apr�s l'entra�nement.
Je ne sais pas si c'�tait les rayons de soleil...
ou ta gamelle
qui pendait � ta batte
et faisait un cliquetis.
Je m'en souviens si clairement.
Les ventes ont baiss� cette ann�e, mais ce ne sont que des chiffres.
Pas la peine d'y penser...
Maintenant, on a quitt� le march�...
C'est pourtant une opportunit�.
Tu as pr�vu quelque chose ?
Si tu as une belle opportunit�, ne la laisse pas passer.
Bien que tu sois avec moi depuis longtemps,
ne pense pas que je souffrirai si tu travailles pour un autre.
Bien s�r,
je pr�f�rerais que tu restes avec moi.
Mais si je suis incapable de te donner un bon poste,
je m'en voudrais de te garder.
Cependant,
je serais embarrass�e de faire une telle chose.
Comment va Lon ?
Des projets ?
Il veut partir en Am�rique
et faire de l'import avec son beau-fr�re.
Et Ko ?
Qu'est-ce qu'il y a entre vous ?
Je ne veux pas �tre indiscr�te.
Je veux juste t'avertir.
Pas d'histoire avec un coll�gue.
C'est une grosse erreur, tu comprends ?
INTERDIT D'ENTRER - DANGER
Ling est l� ?
Ling ! Il y a quelqu'un pour toi !
D'ici, on dirait que tu vois tout le monde.
Et que personne ne peut te voir.
Pourquoi avoir besoin d'autant d'argent ?
Quoi ?
Vraiment ? Mais tu dois aller voir le docteur Li.
Ne va pas voir un type bon march�, compris ?
Je l'appellerai pour v�rifier.
Tu devrais emm�nager avec moi. Ne tra�ne plus par ici.
Monsieur Lai, je m'en vais.
D'accord.
Lon...
Maintenant c'est difficile pour moi.
Juste un mois, aide-moi � m'en sortir.
Va te faire foutre ! C'est quoi ce bordel ?
Lon ! C'est moi !
- Je klaxonne depuis un moment ! - C'est toi !
- Tu as un nouveau taxi ! - Il est � quelqu'un d'autre.
�a fait longtemps. Tu viens chez moi ?
- D'accord. Tu vis toujours l�-bas ? - Oui.
Allons-y.
J'ai conduit deux jours d'affil�e.
Je manque d'argent, je devais le faire.
O� est ta femme ?
Elle joue toujours ?
�a ne te fait plus rien ?
Souviens-toi. J'�tais grand comme �a quand j'avais 10 ans.
J'�tais lanceur !
Une courbe, un rapide,
j'ai bousill� mon bras.
J'ai plus de trente ans et je suis toujours aussi grand.
Dans le temps, on ne faisait que jouer. Entra�nement ! Entra�nement !
Williamsport !
Qui s'int�ressait aux livres ?
Et comment passer nos examens ?
Et tout va de pire en pire depuis le service militaire.
Je suis all� en prison une fois.
Ensuite, je n'ai plus trouv� de travail.
Qu'est-ce qui me restait � part conduire un taxi ?
L'air conditionn� souffle sur mon bras toute la journ�e.
Il devient sensible quand il va se mettre � pleuvoir.
- Bye bye ! - Qu'est-ce que tu...
- Pour les enfants. - Ne t'inqui�te pas !
- Non, ne fais pas �a ! - Prends-le.
- Dis au revoir � tonton. - Bye bye !
Ne conduis pas trop.
Un jour, j'irai � Harajuku.
Il y a des gens qui dansent dans le m�tro.
Et � Shibuya aussi.
De toute fa�on, tout est rigolo au Japon,
et tout est beau.
Un jour, j'irai l�-bas.
Dis-moi.
Comment je peux savoir si tu ne me dis rien ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Dis-le-moi.
Il s'agit des affaires de papa ?
Comptez, s'il vous pla�t.
Maman, tiens, voici 100 000 dollars.
Ne dis rien � papa.
Tiens, pour prendre un taxi.
Je dois me d�p�cher.
H�,
je te parle.
Combien par jour ?
Combien par jour ?
- �coute-moi. - Quoi ?
C'est ma copine, Chin. Elle peut bosser dans ton entreprise ?
- Notre entreprise... - C'est bon, alors ?
C'est une petite entreprise, non, pas possible.
- Pas possible. - Quel g�chis de talent !
- Lon arrive. - Bienvenue.
Je te pr�sente Mao,
Ming,
- et Allen. - Bonjour.
Voil� ma carte.
Voil� la mienne.
D�sol�, je n'ai pas de carte de visite.
Qu'est-ce que tu prends ?
Une bi�re.
H�, deux bi�res.
Alors, Lon, qu'est-ce que tu fais ?
Je travaille dans le tissu.
Le textile ?
Non, non ! Le tissu.
- C'est le textile. - Non, le tissu.
Je vends du tissu sur la rue Dihua.
J'ai une boutique de tissu.
Oh, tu vends du tissu.
Allen, tu n'as pas fini ta devinette.
Oui, raconte.
Lon vient d'arriver. Je recommence depuis le d�but.
Les Chinois, tu vois, ils en ont un tout riquiqui.
Michael Jackson en a un aussi. Il est plus grand.
Le Pape en a un, mais il ne l'utilise jamais.
Comme toi, tu l'utilises jamais.
Qu'est-ce que tu dis, l� ?
D�p�che-toi. Dis-nous, c'est quoi ?
Un nom de famille.
Lequel ?
Un nom de famille !
Un nom, quoi !
�a veut fr�quenter les pubs, mais �a pige pas l'anglais.
Ne ris pas. Je parle de toi.
Tu rigoles ?
Tu es un homme d'affaires.
Ce serait mieux que tu vendes des fruits sur le march�.
Tu joues souvent ?
Non, pour le plaisir. On parie, d'accord ?
Je vais bient�t m'en aller.
Tu ne joues pas le jeu.
On va faire comme �a. On va parier sur le temps, d'accord ?
Si je mets dans le mille en premier, tu restes une demi-heure de plus.
Si tu mets dans le mille en premier, tu peux partir. D'accord ?
Comme tu veux.
Avec cette fl�chette, tu me dois 4 heures.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu as jou� au base-ball, non ?
Et alors, quoi ?
Oui, j'ai jou� au base-ball et alors ?
- Que fais-tu ? - J'ai jou� au base-ball et alors ?
Du calme... c'est juste un jeu.
H�, tu te prends pour qui ?
Tu te rappelles l'�poque o� je me battais � l'�cole ?
Je me battais pour ne pas me laisser faire.
Un certain sens de la justice, peut-�tre.
Allons en Am�rique.
Je pense � vendre cette maison.
Chen Chi-yuan du Dragon Dor� de Taichung
au lancer.
Dans le mille !
Yang, tu en penses quoi ?
Aucun probl�me.
Ton vieux savait vraiment ce qu'il faisait.
Une maison comme �a sur Yangmingshan !
De la chance.
La guerre du Vietnam se terminait. Les Am�ricains rentraient chez eux.
D�s que nous l'avons achet�e, nous l'avons lou�e.
Quand mon p�re est d�c�d�, ma m�re est venue y vivre.
- O� est-elle, maintenant ? - En Am�rique, avec ma s�ur.
Je l'ai rencontr�e quand ta s�ur est partie aux �tats-Unis.
�a prendra combien de temps pour une maison comme �a ?
Pas trop de temps. Ce devrait �tre facile � vendre.
Si tu as besoin d'argent, demande-moi.
De toute fa�on, je garde ton acte de propri�t�.
Tu ne peux pas te d�barrasser de moi.
O� est Chin ?
Sacr�s gamins...
Les tenues sont de mieux en mieux, mais ils ont de moins en moins de talent.
Ils ont l'air en forme.
Ils se nourrissent mieux.
Tu es fort.
- Essaie �a. - Je peux le faire aussi. Regarde.
C'est d�go�tant.
Chin, je pars.
- Tu pars ? - Oui.
Je dois rentrer attendre le coup de fil de mon beau-fr�re.
Je vais lui envoyer l'argent.
Je serai occup�e demain soir. Quand reviendras-tu ?
Je serai chez moi dans les prochains jours. J'attendrai son appel.
Je reviendrai quand tout sera r�gl�.
Il ressemble � ce cultivateur de patates douces qu'on a vol�.
Oui.
Ils se ressemblent comme des fr�res.
- Il a essay� de me frapper. - Arr�te !
Mais je me suis enfui.
Regarde, je te montre.
Regarde, s�urette.
All� ?
C'est un �chec.
Allez !
Comment �a va ?
On se prend une bi�re ?
Il est tard. Tu fais des heures sup ?
C'est s�rieux ?
Nous avons m�me parl� de divorce.
J'ai des invit�s. Une autre fois.
H�, Lon !
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Quelque chose ne va pas.
Qu'est-ce que c'est ?
Ce ch�que... Viens, on va discuter.
Lon, on est amis, hein ?
C'est pour �a que je t'ai appel�.
Ce ch�que a �t� refus� trois fois.
Il avait promis de payer hier.
C'est pour �a que j'ai dit au patron que tout �tait OK. C'est un ami de Lon.
Mais ce type ne tient pas parole.
Qu'est-ce que je vais dire � mon patron ?
Pourquoi ne pas attendre le mois prochain ?
Le mois prochain ? Tu rigoles.
Pourquoi avoir pr�t� cet argent � mon p�re ?
Comment allons-nous faire pour partir ? Ton beau-fr�re attend l'argent !
Je m'en occuperai.
Je le savais ! Je te l'ai dit cent fois...
- Qui l'aurait aid� sinon moi ? - Il a des amis, non ?
Tu ne comprends pas.
Tu dis toujours �a. N'est-ce pas ? Tu ne connais pas mon p�re !
Il n'y conna�t rien aux affaires. Je te le dis, c'est sans espoir.
Il se plaint toujours de ceci, de cela, de sa malchance.
Toujours � chercher des profits stupides.
Toute ma famille souffre � cause de lui, et tu l'as aid� !
Tais-toi !
Putain !
Chin.
Chin.
Ne...
Qui l'aurait aid� ?
C'est ton p�re.
Je pr�f�rerais qu'on ne parte pas.
Kim !
Kim !
Kim !
Sui !
- O� est ton p�re ? - Il conduit.
Et ta m�re ?
- J'ai perdu. - Et alors ?
Demain, je remporterai la mise.
Maman.
Je vais te donner une bonne le�on !
- O� est-ce que tu crois aller ? - Je vais rentrer !
- Laisser les enfants � la maison... - D�gage !
- Pour jouer, en plus ! - Je vais rentrer !
- O� vas-tu ? - Laisse-moi ! Je vais rentrer !
J'y vais !
Arr�te ! O� vas-tu ? Rentre !
- Rentre ! - J'y vais toute seule !
J'y vais toute seule !
All� ?
Lon n'est pas l�.
Tu es sage.
Tu es avec grand-p�re. Tu es content ?
Dis "grand-p�re".
Quand es-tu rentr�e ?
Ce matin.
Sois un bon gar�on, c'est compris ?
Bien s�r que oui. Tu es un bon gar�on.
- O� voudrais-tu aller ? - Comme tu veux.
- Tu as faim ? - Non.
Regarde, la balan�oire est encore l�.
Chin et moi, on te regardait t'entra�ner, � l'�poque.
On �tait tellement proches.
Elle est au courant que je suis rentr�e ?
Elle s'�nerverait si elle savait que je sors avec toi ce soir.
J'ai appris qu'elle habitait toute seule.
Qu'elle s'en sortait bien.
J'ai toujours pens� qu'elle aurait d� �tre un homme.
Un homme ?
Parce que tu ne la connais pas.
Chez elle, les femmes sont malheureuses.
Elle le sait depuis qu'elle est petite.
Son p�re la frappait souvent
parce qu'elle d�fendait sa m�re.
Quand elle venait � l'�cole,
elle avait des bleus.
Tout �a, tu ne le savais pas.
Comment �a va avec sa famille ?
Elle a d�m�nag� de la maison familiale pour �chapper � son p�re.
Et sa m�re ?
Comme d'habitude.
De toute fa�on, �tre concubine, c'est �tre domestique � vie.
Quand j'�tais malheureuse,
tu es venu me voir � Tokyo.
Les d�marches juridiques sont termin�es pour les enfants ?
Le jour o� je t'ai accompagn� jusqu'� l'a�roport,
les souvenirs ont surgi dans la voiture.
N'y pense pas.
On y va ?
Je veux aller chez toi.
Il est tard,
tu dois rentrer chez toi.
Chin te garde tr�s bien.
Tu le sais tr�s bien.
Que tu aies choisi Kobayashi ou moi,
le r�sultat aurait �t� le m�me, non ?
Tu sais te mettre � la place des gens,
mais tu n'es jamais tomb� amoureux.
Tu vis dans ta bulle.
Les autres survivent gr�ce � ta compassion.
Lon,
le monde
n'est plus aussi simple qu'� l'�poque o� tu jouais au base-ball.
On a chang�.
Il n'y a que toi qui n'as pas chang�.
Je crois que m�me Chin s'�loigne de plus en plus.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Ces pubs japonaises, elles sont super, non ?
Tu ne les as pas regard�es ?
� qui sont ces cassettes ? O� les as-tu trouv�es ?
Elles �taient dans ce sac. Il y en a d'autres...
Ce n'est pas � toi ?
Je rentre chez moi.
Quand reviendras-tu � Tokyo ?
Ah bon ? Tu es chez Debby ?
Non, j'ai pas envie d'y aller.
Tr�s bien. On se parle plus tard.
Je t'appelle plus tard.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Pourquoi avoir menti ? Tu as vu Gwan, � Tokyo !
Lon.
Lon.
Lon, ne pars pas.
Lon !
Que s'est-il pass� ?
Cigarettes.
� ton tour.
Assieds-toi.
� ton tour, Lon.
- Combien ? - Sept et demi.
7 500.
- On parie combien ? - 200.
200 !
Autant ?
Je joue 600 chez Yang.
Alors, dis-moi combien.
� la boutique, on joue 30 ou 50.
30 ! Tu es s�rieux ?
J'y vais.
� bient�t !
Ne coupe pas.
Oublie.
Vite.
Les papiers sont dans la voiture. Ajoutez-la.
Mais ta voiture ne vaut rien.
Dis-moi si ce n'est pas assez.
H�, taxi !
Ling est l� ?
Il n'y a personne d'autre ?
Tu tentes l'examen d'entr�e � l'universit� ?
Tu as fini ton service militaire ?
Voil� le g�teau !
Elle est partie comme �a. Bordel !
Pourquoi pleurer comme �a ?
Ton �pouse est partie, c'est pas la mort !
Tu vas te lever. L�ve-toi, bouge un peu.
L�ve-toi !
O� �tais-tu ? Je te cherchais.
VIVE LA R�PUBLIQUE DE CHINE
Ne me br�le pas.
Une lanterne...
All�, Mme Mei est l� ?
Elle est partie en Am�rique.
Puis-je vous demander quand elle sera de retour ?
C'est Chin. Non, rien. Au revoir.
Je l'ai appel� plusieurs fois sans arriver � le joindre.
Il m'a dit qu'il appellerait, et j'attends toujours chez moi.
S'il �tait sinc�re, nous nous serions parl�s depuis longtemps.
S�urette, ne la joue pas � l'am�ricaine.
On est de la m�me famille !
S'il n'a pas confiance, alors oublie !
Tu me connais mieux que personne.
Ne me dis pas qu'il veut voir l'argent avant de se lancer.
Il aura son argent !
Si j'avais su, je me serais associ� avec un ami !
� gauche.
Mademoiselle, � gauche ou � droite ?
Pouvez-vous me ramener dans le centre ? D�sol�e.
Bonjour, vous �tes sur le r�pondeur de Lon.
Si vous avez besoin de moi, laissez un message
ou appelez � la boutique.
All�, Lon.
C'est moi, Chin.
Tu pourrais venir me chercher au karaok� ?
J'ai un petit probl�me. J'ai peur de rentrer toute seule.
Lon, je suis d�sol�.
Je t'ai m�l� � tout �a.
Tu ne peux pas encaisser le ch�que.
Mais garde-le sur toi.
Quand j'aurai l'argent, je te rembourserai.
Ne vous en faites pas.
Est-ce que �a influe sur ta relation avec Chin ?
Ne vous en faites pas.
Allons boire un verre.
Allons-y.
De quoi avez-vous peur ?
Vous ne pourrez pas vous cacher en permanence.
On vous trouvera un jour.
Avant...
il y avait un th��tre...
et un magasin de l�gumes, l�-bas.
Il y avait peu de voitures, � l'�poque.
Regarde toutes ces voitures, maintenant !
Ton grand-p�re vivait par ici...
Il avait une belle voiture, tu sais.
�a date du mariage de ton p�re.
Beaucoup de jolies filles... de l'autre c�t� de la rue.
J'avais � peine 17 ans, ton p�re me pr�tait de l'argent.
J'emmenais les filles directement � l'h�tel.
Que s'est-il pass� ?
Je croyais que tu �tais l�... J'ai vu ta voiture en bas.
Elle n'est plus � moi.
Prenons un taxi.
Tu as vendu ta voiture ?
Il a d� partir.
Raccompagne-moi l�-haut, d'accord ?
Je suis d�sol�e.
Ma r�action �tait exag�r�e, l'autre jour.
Oublions.
C'est du pass�, alors oublions.
Lon, marions-nous, d'accord ?
Se marier ?
Le mariage n'est pas une panac�e,
tu le sais.
Tu crois qu'il faut attendre qu'on aille en Am�rique ?
Oublie l'Am�rique.
Ce n'est pas non plus une panac�e.
Comme le mariage.
Un espoir fugace
qui te donne l'illusion que tout peut recommencer.
Et ton beau-fr�re ?
Mon beau-fr�re,
il est comme tout le monde.
Tu peux juste dire que je n'ai pas les moyens de rivaliser.
Pourquoi ne m'avoir jamais dit �a ?
Tu ne me comprends pas ?
Je m'en vais.
Lon, reste avec moi ce soir, d'accord ?
Pas ce soir.
Si je reste, je crains que ce ne soit � nouveau la catastrophe.
J'ai besoin de calme.
Parce que...
tout ce que j'ai fait derni�rement est tomb� � l'eau.
Personne pour me conseiller.
Je dois tout repenser.
Attendez une minute.
Rentre chez toi te coucher.
Ne viens plus emb�ter Chin.
Quand c'est fini, c'est fini, compris ?
Monsieur, cet homme � moto nous suit depuis un moment.
C'est votre ami ?
Ralentissez pour le laisser passer.
Arr�tez-vous sur le c�t�.
Attendez-moi une minute.
Je pr�f�re partir, je ne veux pas d'ennuis.
D'accord, allez, partez.
Salaud !
Sous les applaudissements et les drapeaux agit�s,
les Ta�wanais ont remport� la victoire � Williamsport.
� la quatri�me manche, Cai Song-huei a frapp� la balle.
Yu Hong-kai s'est pr�cipit� � la base pour le quatri�me run.
Puis Zhuang Kai-ping a eu une balle au sol,
Chen Hung-xing retourne au marbre pour gagner la manche.
On est � 5 contre 0.
On c�l�bre cette victoire.
Yu Hong-kai est notre chouchou
et Chen Hung-xing notre enfant ch�ri.
Le match est termin�.
L'�quipe junior de Ta�wan
est championne de l'ann�e 1969...
Acclamations de la victoire...
All� ?
Chin !
Je craignais que tu ne sois partie au travail. J'ai appel� t�t.
- Tu as un travail ? - Non.
Tr�s bien, voyons-nous tout de suite, alors.
O� �a ?
LE G�ANT DES NEW DATA
BUREAU DE TAIPEI
Voyons voir...
Tu peux venir travailler demain dans nos locaux.
J'�tais tellement occup�e.
J'ai besoin d'engager du personnel.
Bient�t, ce sera la salle informatique.
Un mod�le du genre.
Mon bureau sera par l�...
Le tien tout pr�s du mien...
La salle de conf�rence...
Qu'est-ce que tu en dis
si je la mets l�-bas ?
Tout le monde part en Californie du Sud. Mais c'est bien ici, non ?
Maintenant, nous pouvons amener l'Am�rique � notre porte.
Pourquoi aller si loin ?
Si tu pars en Am�rique, tu finiras dans une grande entreprise.
Tu comptes toujours aller en Am�rique avec Lon ?
Probablement pas.
Il ne sait toujours pas.
Il n'a pas encore pris de d�cision.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.