Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Waouh !
- Pas sur la t�te ! Pas sur la t�te !
Auteuil, en voiture !
En voiture, Auteuil, 5 francs !
Merci.
En voiture, Auteuil ! Merci.
En voiture !
5 francs Auteuil !
*- Bienvenue � la r�union d'Auteuil.
Dans la premi�re...
Le 13, �a peut �tre bon.
*- Premi�re, troisi�me...
- J'enl�ve le prix, c'est pour offrir ?
Non, c'est pour moi.
Mais enlevez le prix quand m�me, le prix, �a g�che tout.
- Vous permettez ? 2 et 7 jumel�s.
Encouragements, cris.
- C'est une des derni�res que nous avons en r�serve.
- Vous n'en avez pas une moins grosse ?
Non.
- Moi, j'aime les maigrillottes, les fluettes.
Les maladives.
Elle risque pas de se d�gonfler pendant ?
Pendant quoi ?
Ah...
Ben tiens...
Et alors ?
C'est perdu.
*- Pour les enqu�teurs, il ne s'agit que d'une piste.
Quelqu'un vient.
Difficile de mettre un nom sur ce visage.
- Je mourais de faim. - Mange, mon petit.
Je t'envie.
C'est normal, r�sultat d'une vie �quilibr�e.
Moi, je cavale, toi, tu as ton boulot.
Tu pars � l'heure, tu rentres � l'heure.
Tu manges � l'heure.
Tu es fatigu� ?
Fatigu� ? Ma pauvre ch�rie...
Mort.
- Froisse pas ton veston. - Ah, le veston...
Et les petites annonces ?
- Bon, parlons d'autre chose.
Une journ�e enti�re � tirer des sonnettes.
Tout �tait d�j� pris. - Ca ira mieux demain.
- Ca pourrait difficilement aller plus mal.
Ils m'ont tout fait, m�me le handicap.
Pardon ?
Rien !
C'est pas racontable.
Mange ton steak.
C'est du cheval.
Tu veux un �uf dessus ?
Il est dur ? - Pas dur, mais il r�siste.
M�me en steak. Ca a l'air d'une blague.
Mais attends que �a tourne.
Alors l�, y en a qui vont comprendre.
Je me donne six mois !
Pour quoi faire ?
Pour faire fortune !
Je reviendrai sous une pluie d'or.
Comme Lawrence Olivier dans "Les Hauts de Hurlevent".
En habit noir, avec jabot.
Le concierge, qui me traite de maquereau,
...viendra m'ouvrir la porte de ma Daimler...
...et je le frapperai dans les parties.
Il fait �a L. Olivier ?
Oui, il fait �a.
Ir�ne.
Ir�ne, mon p'tit.
C'est le moment le plus grave de notre existence.
Je prends un pari avec la vie, un pari tragique.
Je r�ussis ou je disparais.
Ca t'impressionne, �a fait plaisir.
- Dis, ton pari avec la vie, �a peut pas attendre un peu ?
Oh...
Je peux...
...rien faire ? - Rien !
Mais tu as partag� le pain noir et tu partageras le g�teau.
Tu me pr�tes 200 F et je t'associe.
C'est une sorte d'assurance vieillesse.
Prends-les dans mon sac.
Sans indiscr�tion, tu comptes aller o� faire fortune ?
- On fait fortune n'importe o�. - Ne va pas trop loin.
La derni�re fois, tu es revenu en auto-stop.
- Pour le moment, je me demande.
Cris et encouragements.
Le 7, ce veau...
Ir�ne: - Ne va pas trop loin.
La derni�re fois, tu es revenu en auto-stop.
Montez, je vous en prie.
Il ricane.
- Et voil�, un de perdu, 10 de retrouv�s.
- Pour un coup de bol... - On est vraiment verjots.
- Vous �tes une bande de rigolos. - Oui.
Eclats de rire.
Vous me demandez pas o� je vais ?
On lui dit o� il va ?
Dis-lui qu'il va � Istanbul.
- A Istanbul - O� ?
- A Istanbul - Ah, mais pas du tout.
- Si on vous le dit. - Arr�tez !
C'est quoi ce revolver ?
Un Luger.
Vous en �tes content ?
Hm, hm.
- D'abord, pourquoi Istanbul ? Vous ne savez pas qui je suis.
Dis-lui qu'on s'en fout.
On s'en fout.
- Parfait, mais j'en connais un qui n'ira pas � Istanbul, l�.
Il pouffe de rire.
Je n'ai m�me pas de passeport.
Dis-lui qu'il n'en a...
...pas besoin. - Vous n'en avez pas besoin.
- Et comment on va � Istanbul sans passeport ?
Dans un cercueil.
Ca, c'est de l'artisanat fran�ais.
C'est du fini. - C'est du meuble.
Coups de klaxon. - Voil� les p�p�res.
Je peux garder mon cabas ?
- Bonjour, G�g�ne. - C'est quoi �a ?
Pas le cadavre ?
Le vrai cadavre a fil�.
Il a saut� de voiture sur la nationale 7, un voyou.
Celui-l� en fera un beau. - Je ne pense pas.
- Mais si. - Il est trop grand pour le costume.
- On fera des retouches. - Je suis difficile � habiller.
- Va chercher le costard. - Qui veut une bi�re ?
Je vous pr�viens,
...les coutures vont p�ter. - Pas de commentaire.
Ca tiendra jusqu'� Istanbul - Je n'irai pas !
- S�r, pas de bi�re ? - Non !
Non !
- J'ai pas pris la chemise, elle n'ira pas.
Vous faites combien de taille ? - 38.
Qu'il garde la sienne.
Du jaune ?
C'est quelle couleur ?
Jasmin, c'est...
Elle est jasmin.
Elle a l'air jaune.
Non, jasmin.
Enfilez-le.
O� je me change ?
- Ben ici. - Ici, on te dit.
- Et merde. Laissez �a tranquille.
Un calcif � pois !
- Du moment qu'on admet la chemise jasmin.
Si le bouton saute,
...il va paumer son fendard. - Non, il sera allong�.
Passez le veston. - Ca craque.
La doublure.
- Une doublure qui fait du bruit ? - Vous connaissez pas...
...les doublures en soie ?
Le bruissement...
...des doublures en soie. - Il est juste, mais bien.
Il est parfait.
Montez l�-dedans.
Ben, aidez-le !
- Oui, j'ai pas l'habitude.
Regarde-moi �a.
Avec les chaussures !
Otez vos godasses.
Je peux pas tout faire.
Asseyez-vous.
Allongez-vous.
- Faudrait savoir. - Allongez-vous !
- Bon, j'ai laiss� aller, mais l�, je pr�viens.
Je suis connu, vous aurez des ennuis.
- J'ai jamais vu quelqu'un de connu faire du stop sur la route.
J'ai des amis...
...dans la police !
- Cher monsieur, jusqu'ici, vous �tiez d�licieux.
- Merci. - Mais vous devenez chiant.
- Ah. - Oui.
Tape-lui sur la t�te. - Comment ?
Allez, en voiture.
Allez, en voiture !
Coups de klaxon.
Et la priorit� ?
- Si c'est �a Istanbul, c'est pas terrible.
On dirait Paris.
*Morceau de samba.
- Ca, patron, c'est la mort de la p�tanque.
*Fanfare de majorettes.
- C'est terriblement vulgaire, �a plaira.
Content, Choupinet ?
- Ravi, mais ne m'appelle pas Choupinet !
- Tu sors ou on doit te porter ?
Comme vous voulez.
Avance, andouille.
Approchez, je vous prie.
Avance !
- Attention ! Je ne me laisserai pas bousculer.
Surtout par des Turcs.
Le gros p�p�re pourrait �tre l� pour me r�ceptionner.
Ca se fait.
Qui ?
Ben, le gros en noir,
...avec des lunettes. - Il est mort, accident d'auto.
- Et les autres ? - Morts aussi.
C'est terrible.
- Monsieur, o� est l'argent ? - C'est l'�ternelle question.
- Si vous ne r�pondez pas, je vais �tre dans la d�solation...
...de vous assassiner.
C'est vulgaire, mais pour 10 millions,
...les gens les mieux �lev�s deviennent vulgaires.
- Combien ? - 1 milliard.
Mes salauds...
Ne soyez pas vulgaire.
- Tu pourrais me pr�senter.
- Mirabelle, une camarade.
- Vous trouvez pas �a poilant ? - Quoi ?
- Ce qu'il a dit: "une camarade."
Ha, ha, ha, ha !
Ils �clatent de rire.
C'est fini ?
Merci.
- Il est dr�lement rembourr� votre veston.
Non, je suis un peu bossu.
- Ca porte bonheur, comme les pompons des marins.
Vous permettez ? - Laisse les pompons tranquilles.
Monsieur et moi parlions argent. - Oh !
- Je sais o� il est. - J'en �tais s�r.
J'irai vous le chercher.
Mais je suis forc� d'y aller seul.
Amusant.
- Allez-y avec George. - Non, seul.
- Tapez-lui sur la t�te. - Non, pas sur la t�te !
- Alors ? - Quoi ?
- Vous pr�f�reriez Henri ? Tr�s agr�able, Henri.
Ah ouais, ouais...
- Monsieur, je fais partie d'une bande redoutable.
Si j'arrive avec quelqu'un aux trousses,
...je suis un homme mort.
Comprenez-moi, monsieur.
Si je vous laisse partir, qui me dit que vous reviendrez ?
Je vous donne ma parole.
Il pouffe de rire.
C'est un peu l�ger, non ?
J'ai trouv�.
Tu vas l'accompagner. - Non.
- Bon, tuez-le. - D'accord !
J'irai avec elle. - Donne-lui un revolver.
A elle ! - Vous savez vous en servir ?
Evidemment.
- S'il a menti, une balle dans la t�te.
- Non, surtout pas la t�te.
On verra.
Alors ?
*Samba.
- Mais o� on va ? - Commence pas.
Si tu vas pas chercher les sous, je tire.
Et si tu veux te sauver avec les sous, je tire.
J'esp�re qu'on va se marrer.
Y a pas mal de choses � faire. Faut les faire dans l'ordre.
Monte.
Quelle adresse ?
On vous a sonn� ?
- O� vous voulez. - J'aimerais aller dormir...
T'es gonfl�e, toi.
- T'as d�j� fait �a dans un taxi ? - Oui.
- Et sur les balan�oires ? - M�me sur la grande roue.
Oh, formidable...
Et dans un lit, jamais ?
Gna, gna, gna...
Et ta s�ur ?
Tu sais quoi, Choupinet ? - Non.
- On nous suit, na, na, na.
Allez plus vite !
- Je vais comme je vais, c'est mon taxi.
500000 F pour vous.
C'est parti !
- Au fait, tu t'appelles comment ?
- Mullaney Alfred. - Quel �ge ?
- 28 ans. - Mon �il.
- 40. - Quel menteur.
- Moi, j'en aurai 42 le soir de No�l.
Oui.
- Qu'est-ce que �a peut nous foutre ! ?
- 1 million si vous semez ce corbillard !
C'est parti !
Non, soyez raisonnable.
- Ecoute, ne sois pas timide, viens.
- Vous �tes tr�s courageuse, je le sais.
Mais nous ne pouvons... Non, attendez.
- Mais viens, viens ici. - C'est ma chemise.
Le jour va se lever.
- T'as pas un peigne ? - Ben non.
- Oh, je... Oh, merci.
Arr�tez !
Dommage.
Tu l'as d�j� fait...
...dans une caravane ? - Oh toi !
Oh, et ma brique ! ?
Et le pourboire ?
Ouais, celle-ci.
O� qu'il est ?
Parti, l�-dedans.
- Merci. - Avec une dame.
Et maintenant, regarde.
Ecoute ce doux bruit.
- C'est pas des billets de banque ? - Oh si.
- Oh, ce que tu es intelligent, toi...
Oh, l'argent, l'argent, l'argent, oh, l'argent...
Bon, maintenant, si on passait aux choses s�rieuses, hm ?
- T'as un canif ou des ciseaux ? - Non.
- M�me pas une lime � ongles ?
- Non, j'ai juste un revolver.
- Il va pleuvoir des millions.
Oui, fais pleuvoir.
Apr�s, on fera encore l'amour.
Regarde bien, crac !
Avec �a, on peut acheter la rue de la Paix.
Avec �a, Electricit� De France.
Et avec �a, la gare...
Et voil�.
Mais qui nous a fait �a ?
- S�rement quelqu'un qui joue au Monopoly.
Bien s�r, nous sommes d��us, mais qu'est-ce que l'argent ?
L'essentiel, c'est ce qui s'est pass� entre nous.
Tu n'as pas l'habitude,
...mais �a a �t� un �v�nement, une date, �a a �t�...
Ca a �t�...
...minable !
Voix d'Ir�ne: - Ne va pas trop loin.
La derni�re fois, tu es revenu en auto-stop.
- Ah, vous vous y �tes laiss� prendre.
Pardon ?
- Le feu giratoire, le pi�ge � cons.
On se dit: "Tiens, voil� de la scandinave...
...ou du britannique", et crac, les poulets, la loi.
Allez, montez. - Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu entends, Marcel ?
Ca arr�te les voitures la nuit, �a tue, �a viole...
...et �a joue les innocents.
- Des innocents, y en a pas. - Fouille-le.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous sentez la framboise. - Oh, Marcel ?
Il dit qu'on est bourr�s.
Je ne sais pas ce qui me retient...
- Votre amour des hommes, � la brigade, c'est connu.
- C'est vrai, mon amour des hommes ?
Les gars en causent ? - Oui.
- Marcel, qu'est-ce qu'on fait ? Je m'assois ou quoi ?
Sur la chaise...
...�lectrique !
Allez, monte. - C'est quelle marque ?
- Saint-�tienne, t'as � redire ? - Non.
Alors, monte !
Tes papiers.
Dans mon veston.
O� est ton veston ?
- J'allais justement le chercher. - Tu entends �a, Marcel ?
- J'ai chang� de veston pour monter dans le cercueil.
- Le cercueil... Tu entends �a, Marcel ?
- Du sang-froid, chef, ne le tuez pas.
- Si vous ne me croyez pas, prenez la premi�re rue � droite.
Vous m'arr�terez...
...au cimeti�re. - Tu crois pas si bien dire.
H� !
Marcel.
Je te laisse 5 minutes, t'as quelle heure ?
- 10 h 24. - Moi, j'ai 26.
Mets-toi � 26. - 26 ? Ca m'�pate.
- A 26 ! - Oui, d'accord, mais...
- Pass� ce d�lai, on va te chercher sous un d�luge d'acier.
- Je retarde, mais �a m'�pate.
Ah vous revoil�, vous.
Pas pour longtemps.
On m'attend. - Content de vous revoir.
- Ben, on ne dirait pas. - Oh, je me m�fie des r�deurs.
J'ai perdu mon commis. - On ne garde plus le personnel.
Il a p�ri dans l'accident.
- Oh... - Terrible.
- Oui. - Asseyez-vous.
- Je m'inqui�tais pour vous. Une bi�re ?
C'est pas de refus.
- C'�tait un bon gars, mon commis. - Vous avez toujours mes papiers ?
Je ne jette jamais rien.
T'as faim ? - Peut-�tre bien.
Tiens.
- Qu'avez-vous fait du veston ?
- Elle est bonne celle-l�, c'est vous qui l'avez.
Le v�tre, pas le n�tre.
Alors, parlons-en !
Vous savez ce qu'il y avait dedans ?
- Des billets ? - Oui, de Monopoly.
Ca ne vous �pate pas ? - Rien ne m'�pate plus.
A gens bizarres, choses bizarres.
- Il est fameux ce fromage. - C'est du coulommiers.
Il est comme �a.
- Dites, vous qui circulez beaucoup,
...vous avez des nouvelles de K. ? - Il serait mort dans l'accident.
Comme tout le monde.
- Reprenez du fromage, hein ? - Non, merci.
- C'est emb�tant. - Ben, vous le finirez.
Non, je parlais...
...du veston.
Vous auriez d� le rapporter.
Il va y avoir d'autres accidents.
Quelqu'un entre.
Elle ne vous pla�t pas, il y a trop de mousse ?
Bonjour, G�g�ne.
Non, tire-toi !
Il tire.
- Le tuez pas. - Je tue jamais, j'intimide.
Ecoutez, non...
Bon, d'accord.
- Alors, ces papiers, on les a ?
- Mais on me tire dessus ! - T'entends quelque chose ?
Merci de votre aide, citoyen. - C'est mon devoir.
- Marcel ! Ca fait bien devant monsieur.
14 �tages multipli�s par 200 fen�tres.
Angoissant.
12 portes par palier, 6 paliers par �tage fois 14 �tages,
...vous vous rendez compte, chef ?
*Musique funky.
Il sonne.
- Excusez-moi, mais le... les...
Les boutons sont jamais au m�me endroit.
Enfin, je cherchais la minuterie.
- Mais entrez donc, mon lapin.
- Je suis le voisin du dessus. - Entrez quand m�me et fermez.
Oui, oui.
Monsieur, dame.
Oui, votre musique �tait un peu forte, alors...
Le disque saute. Ah, c'est mon pied.
- Qui c'est ce fromage blanc ? - Le gars du dessus.
Voici ma maman. - Enchant�.
Elle rote. - Par ici.
- Qui c'est ce fromage blanc ? - Le gars du dessus.
- Qui c'est ce fromage blanc ? - Je suis le gars du dessus.
Oh ! L�, l� ! Oh...
Qui a fait �a ?
- C'est moi, je pouvais pas dormir, alors j'ai nettoy� mon revolver.
Ca ou compter des moutons.
- Et la balle est partie. - Ben oui.
Et vous avez les flics au cul.
Je d�teste la flicaille.
- C'est votre pi�ce de repos ? - Oui, �a te pla�t ?
- Oui, mais... - Tant mieux, car on va y rester.
J'adore les yeux bleus ! - Mais les miens sont noisette.
- Je m'en fous ! C'est la 1re fois que tu baises une n�gresse ?
Ben oui.
Alors, tu vas aller de surprise...
...en surprise.
- Vous aussi, parce que je suis minable.
Oh, merveilleux.
Ben ?
C'est pas croyable.
- Il s'emmerde pas, le gars du dessus.
*Morceau blues.
- Ben, mon lapin, pour un gars qui avait pas faim.
Tous les fromages blancs...
...sont des menteurs. - Pas Alfred.
Alfred n'est pas menteur.
Il m'avait dit...
...qu'il �tait minable, il est minable.
- Tous les fromages blancs font l'amour comme des moules !
Eug�ne faisait �a bien.
Il t'a vol� tes bijoux.
- Je fauche pas, j'ai quand m�me de bons c�t�s.
- Je vais te pr�ter une chemise. Celle de Titi ou celle de Boubou ?
- La chemise de M. Boubou...
...ne m'ira pas au teint, dommage, tout est de si bon go�t, mesdames.
Il sifflote.
Tadada, tada...
- Tiens, bois �a sans respirer.
C'est ce que prend le chef quand il a ses bourdonnements.
- J'avais dit: "pas sur la t�te".
A nous ?
- Je sais plus, mais je suis s�r que je l'ai dit.
Hm...
Fermez, fermez.
- O� est le commissaire ? - L�-bas.
C'est lequel ?
Celui qui triche.
- Yam aux 6, sec ! Qu'est-ce que vous en dites ?
Vous aviez pas pris...
...tous les d�s. - Vraiment ?
Ben, vous me ferez le foyer des �tudiants.
De nuit et sans arme.
Allez.
M. le commissaire ?
- Que lui voulez-vous ? - Monsieur est comme un auxiliaire.
Non, c'est trop.
Un de mes amis, h�las, d�pourvu de pi�ce d'identit�,
...est tomb� cette nuit sur votre patrouille d'�lite.
- Un feu giratoire bris� par coups de feu.
Bien men�, � Versailles, il risque sa t�te.
Pas la t�te !
- Silence dans la cage !
- Voici les papiers que l'�tourdi avait oubli�s chez moi.
Bien entendu, je r�ponds de ce gar�on.
Ben moi, je refuse de sortir...
...pour me faire tuer.
Tr�s curieuse.
- Sa t�te ? - Sa chemise.
Dirait-on pas la palmeraie de Tizi-Ouzou ?
- C'est la palmeraie de Tizi-Ouzou.
- Embarquez-moi �a au quai de Orf�vres.
Pas d'histoire avec l'Afrique.
"Remember".
Hein ?
- Le coup de l'�ventail, Abdel Kader.
Ah oui.
M. le commissaire, asseyez-vous.
Sans vouloir entra�ner la France dans une campagne coloniale...
...fort co�teuse, je l'admets, pourrait-on traiter...
Il vous ach�te !
J'ai tout vu.
Il a vu.
*- Il y a longtemps que je t'aime,
...jamais je ne t'ou...
Bo�te � meuh.
Non.
Vous avez un port d'arme ? - Non, pourquoi ?
Je disais �a comme �a.
- Vous avez �puis� toutes les joies de la vie.
Je suis navr� pour vous.
A Auteuil, Purcell, on va manquer la 3e.
Quoi, la 3e, le prix Messina ?
Steeple-chase, 3400 m.
Non, 3200.
Exact.
Il se maquille quelque chose ? - Oh, blas� comme vous �tes...
Dites toujours.
- Mandibule. - Mandibule ?
Je le jouerais pas,
...c'est une carne, m�me pas une mule.
Elle n'a jamais �t� affich�e. - Elle le serait � 40 contre 1...
...et m�me mieux aujourd'hui que �a ne nous �tonnerait pas.
Je mets dix sacs pour vous ? - Qu'est-ce que vous dites ?
- Je mets dix sacs pour vous ? - Vingt.
Quinze ?
D'accord.
Rel�chez...
...le N�gre !
Ah non !
Coups de feu.
Y a d'autres endroits.
Marcel, c'est valable pour tous. - Oui, quand m�me.
*Quelqu'un r�le de fa�on inintelligible.
Sir�ne.
- Nice weather to run, no ? - Pla�t-il ?
Oh...
Pardon.
Pardon, madame. - Alors, toujours actif, Alfred ?
- Tout le monde me r�clame, o� vas-tu ?
- Manger, je vois que tes affaires doivent �tre florissantes.
- Ca boume, hier, j'ai loup� un milliard d'un rien.
- Dis donc... Je te d�pose ?
- Tu peux m'amener � Auteuil ? - Oui.
- Si je suis pas trahi, je gagne le paquet dans la 3e.
Mandibule, �a te dit rien ? - Rien.
- Ir�ne, tu peux te pr�parer � mettre ton magasin en g�rance...
...et � changer de voiture.
Tu te souviens de notre conversation ?
- Tu voulais �masculer le concierge. - Non, je me donnais 6 mois...
...pour faire fortune, j'aurai mis une semaine.
Il sifflote.
Tu trouves �a naturel ?
Sans vouloir diminuer tes m�rites, je m'interroge.
Je m'interroge: sauras-tu tenir le rang de femme combl�e ?
Sauras-tu porter les bijoux, recevoir ?
J'apprendrai.
En attendant, si tu veux bien, on va s'arr�ter une minute.
Que tu sois dingue, �a va, ridicule, �a me g�ne.
Moi, ridicule ?
Tu n'es pas � Tizi-Ouzou.
Dans la 3e, 5e et 7 e...
- Tu ne joues pas, Choupinet ? - Je ne joue jamais.
- T'as pas un tuyau ? - J'en ai jamais.
Tu connais pas...
...un cheval ? - Non, mais je jouerais Mona Girl.
Fille de Fanfaron et de Mona Lisa.
Elle aime le terrain sec, supporte la distance et vire bien.
Mont�e par le petit Delaunay, j'y verrais une jolie chance.
*- Le num�ro 13, Perblock,
...sera mont� par Gu�rin...
...en remplacement de Norbert.
Max, ce vieux Max !
Je te mets fifty-fifty sur l'affaire de ta vie.
Du 40 contre 1, y a qu'� pousser. - Ben, pousse tout seul.
Bonne chance.
C'est bon, Max.
- Tiens, tu pousseras �a en hypocrite au dernier moment.
- Sur Mandibule ? - T'es dingue ?
- Ben, vous disiez... - Laisse faire.
Mona Girl, allez, va.
Pardon.
*- Les jockeys se mettent en place.
- Ah, mais c'est le vieux Samy !
Sam, je sens que je vais te faire une fleur.
- J'ai un gagnant dans la 3e. - Tout le monde en a un.
- C'est un coup s�r. - Tout le monde a un coup s�r.
- Tu me pr�tes 5000 balles et je te rembourse apr�s.
- Freddy, t'as jamais rembours� personne.
Absolument jamais, alors l�che-moi le coude.
H�, h� ?
- L'as, quarante fois gagnant. - Bravo.
Il siffle.
- Il a vu qu'on l'a vu ? - Oui.
- Vous l'avez vu ? - Ouais.
- Il m'a vu ? - S�rement pas.
- T'as qu'un p�tard dans ton sac ? - J'ai un peu de monnaie.
Pourquoi ? - Pour miser.
- Oh, ce serait une grosse erreur.
- Non, l�, on joue, on regarde et on passe au guichet.
- Il est avec une poule. - Elle t'a vu ?
- Faut voir. - Va voir !
- Choupinet, j'aurai combien sur les b�n�fices ?
- 50%, je suis comme �a. - Mon cul !
Oh...
- Oh... - 75% ou rien.
- D'accord, 75%. Tope l�.
Le 7, 30 fois gagnant. - Vous avez entendu ? "Gagnant".
Deux tueurs le suivent.
- Il les a vus ? - Faut voir.
- Va voir ! - Et s'ils m'ont vu ?
Qui vivra verra.
*- Les chevaux, au d�part !
- Oh, ce paum� a jou� Mandibule, faut �tre la reine des billes.
- C'est un fer � repasser !
Rendez-moi �a !
- Qu'est-ce qui nous obligerait ? - J'ai ce qui faut dans mon sac.
Merci.
- Y a des choses o� il est pas fortiche, Alfred.
Mais les canassons, c'est son truc.
Cloche. - Faites tomber les billets !
Cris et encouragements.
- Patte folle est d�j� largu�e. - "Patte folle", pauvre con.
- Elle cherche l'�curie. - Pauvre con, attends l'arriv�e.
Vas-y, Mandibule !
Dis, t'as pas l'impression que...
Elle se r�serve.
- Une toque blanche qui file, une ! - Qui c'est ?
- Mona Girl, l'affaire du jour. - Ah oui ?
Exclamations.
Oh, oh !
Hennissement.
- Je ne crois plus en personne.
T'es qu'un paum� !
- Dis, tu veux bien nous suivre ? - S�rement pas.
- Mais si. - Mais non.
- On va te taper sur la t�te. - Oui, devant 20000 personnes ?
- Oui, monsieur. - Par moment...
Ah non, pas �a, non ! Non, pas le cyanure.
C'est du th� citron.
D'ailleurs, il est d�licieux.
- C'est la premi�re fois que je bois du th�.
- Ben, laisse-m'en, que j'en go�te.
- Au fond, je veux bien m'en faire une petite larme.
- Vous rendez-vous compte, monsieur, que vous m'avez �norm�ment bless� ?
- Je suis vraiment confus.
- Vous m'aviez promis de revenir avec l'argent.
- Je croyais qu'il �tait dans le veston.
- Quel veston ? - Celui du macchab�e.
- Et qui est mort ? - Moi.
- Ah, et apr�s �a, vous vous �tonnez que l'on vous tape sur la t�te.
- Comme on ne me croirait pas, dis-lui ce qu'il y avait...
...dans le veston. - Des billets de Monopoly.
Hm, quand je pense...
C'est int�ressant, �a.
J'aime.
Quand il n'y a rien, il n'y a rien.
C'est net.
Mais quand il y a quelque chose,
...ce quelque chose cache souvent autre chose.
Le po�te avait raison qui parlait des choses...
...qui sont derri�re les choses.
- A�e, a�e, a�e, a�e, a�e...
Vous comprenez pourquoi c'est notre chef ?
- Il nous faut ce veston.
Aujourd'hui m�me.
A vos ordres !
C'est bien le diable si � nous 2 on ne retrouve pas l'endroit.
- Qui �a ? - Toi.
Ca va pas ?
- Bon, allons-y, messieurs !
A moins que vous pr�f�riez que j'y aille seul.
Si je vous donne ma parole.
Excusez-moi.
- Je retrouve rien, j'ai plus ma t�te forc�ment.
- Monsieur est moins fut� qu'hier.
- C'est pas la rang�e H, c'est moi qui l'ai faite !
Je m'y connais...
...dans les rayons.
Oh, s'il faut tout reprendre � z�ro...
- Faut exclure la rang�e V, je l'ai faite.
- Mais elle �tait comment cette roulotte ?
- Ext�rieurement, elle �tait blanche.
Oui, blanche avec des bandes rouges et une antenne de t�l�.
Je me souviens aussi de rideaux � rayures.
Non, on la retrouvera pas...
- C'est pas �a, non ? - Oui, oui !
Coup de feu.
Non, mais dites donc !
Vous �tes dingues !
On vous ach�te...
...votre carriole 3 millions ! - Combien dites-vous ?
- 3 millions, net d'imp�ts.
- Gustave, s'ils proposent 3, c'est qu'elle en vaut 6.
10, pas moins.
- Dites, vous abusez pas de la situation ?
De quoi je me m�le ?
Et ce genre... - Laisse.
- Bon, je vais chercher le veston.
- 5 millions, allez. - R�ponds pas Gustave.
- 6 ! - Allez, on s'en va.
- Elle est dure en affaires, m�m�re.
- M'appelez pas m�m�re, je m'appelle Marie-Martine.
Oh, j'aurais dit...
...Mauricette ou Georgina. - Et ta s�ur ?
Va chercher le con.
Pas si con que �a.
- Allez, 9 millions 5. - Voil�, tu te fais avoir.
Qu'elle s'occupe...
...de ses fesses.
- Non, mais... - Laisse.
Ca va, calme-toi.
- Laisse-moi ! - Il se tire !
Il se tire avec le paletot !
- H�, attendez, on peut causer !
6 millions ! 4 !
3 ! 2 !
Je vous donne la voiture et la bonne femme !
H�, attendez-moi !
H�, attendez-moi !
Il les siffle.
Il chantonne.
- Allez, le veston ! - Non.
- Qu'est-ce que tu en as fait ? - Ben, et celui-l� ?
Non, l'autre.
- J'ai jamais eu d'autre veston.
Tadadam, tsi...
- Si tu le rends pas, on va se faire attraper.
- Soyez pas vache. - Ah...
Tsim, tsim, tadam...
- Il a cach� le veston.
- Il a fait �a pour nous taquiner.
Il va nous le rendre.
Hein, Choupinet ?
Hm, hm, hm, hm...
Du feu.
Vous allez dire de ma part �...
Merci. Dites � votre champion de boules...
...qu'il aura sa pelure contre 50 millions.
- 25 millions, �a vous irait pas ?
Vous avez gard� le pantalon.
- M. Kruger et moi savons qu'il y a des choses...
...qui cachent d'autres choses.
Ce veston n'a pas de prix, puisqu'il n'y a rien dedans.
Et si vous m'�nervez,
...j'augmente ! - Bon, on y va, M. Alfred, allez.
- On se revoit bient�t, Choupinet ? - M'appelle pas Choupinet.
C'est vulgaire.
- C'est interdit. Vous en avez un autre dans 15mn.
Je m'en fous.
C'est interdit !
- Soyez gentil. - Non.
- Je vais me f�cher ! - Aucune importance.
Mais simplement...
- C'est interdit. - Oui, mais...
- Vous ? - Suivez ce train.
C'est parti !
Alors, pas encore revolv�ris� ?
- On avait dit combien ? - 1 million.
Ca fera 2.
Ben, doublez ! - Sur le trottoir ?
- Je fais pas �a pour 2 briques.
- 4 ! - C'est parti !
Il repart, on repart aussi ? Vous doublez la mise ?
Pas s�r.
Suivez le cabas jaune. - Je touche combien ?
Vous n'avez pas honte ?
D'accord, alors,
...je mets le compteur.
H�, une minute !
Je ne serai pas 2 fois marron !
- Je reviens. - Signez-moi d'abord un papier.
Des courses � 4 briques, aucun taxi n'en a jamais fait.
Alors, je veux pouvoir raconter �a aux copains.
Mais sans papier, on ne me croira pas.
- Alors, quoi ? - Ben, mettez...
Je reconnais devoir 40000 nouveaux francs...
...au chauffeur Buisson.
Faites comme chez vous.
- Tenez, �a doit �tre � vous. - Vous pouvez les garder.
- Il faut que je vous explique, madame.
Je m'appelle Martine.
C'est pas... commun.
Figurez-vous qu'il y a 5 minutes, par inadvertance...
- Racontez-moi �a � l'int�rieur, on est en plein courant d'air.
Bris de verre.
- Ma petite Martine, vous �tes gentille, mais...
Non, mais... Si vous aviez un verre de lait.
Oui, non, bon...
- Tu me le pr�teras, hein ? - Oui.
Oh, enfin...
C'est pas tous les jours f�te.
Je vais quand m�me vous presser un jus de pamplemousse.
Mais il n'y est plus !
- Hein ? - Mon veston !
- Il est l�. - Mais non, l'autre !
L'autre, dans la rue...
Bonjour, les petites filles.
Oh, par exemple...
En voil� un beau veston.
Il est � qui ?
A moi.
Oh, et o� l'as-tu trouv� ?
- Laissez-nous ou on appelle...
...nos mamans.
- Tu ne sais s�rement pas mentir. Tu es s�re qu'il est � toi ?
Je l'ai trouv�.
Chose trouv�e,
...chose gard�e.
- Ben, mon petit doigt va me dire o� tu l'as trouv�...
- Dans le cabas de la bonne. - Avec qui tu faisais...
...des salet�s.
- On va le dire � nos mamans...
...et elle sera renvoy�e.
- A cause de toi. - Oui.
- Alors, je ne ris plus, je vous propose une affaire.
Je rach�te le veston, j'attends votre prix.
- A toi de dire un prix. - 5 francs.
Va te faire...
...cuire un �uf. - 10.
- 100 millions. - Chose vendue,
...chose perdue. - C'est �a.
"Je reconnais devoir...
"...40000 nouveaux francs...
...au chauffeur Buisson".
Il a le veston, chef.
Maintenant, � vous.
- Un veston, �a se joue � la passe anglaise.
Ca se joue toujours...
...� la passe anglaise.
- 2 manches perdantes, �a te va ?
Mais c'est pas du jeu, sinon...
Nous, on joue comme �a.
- Elle est la meilleure du quartier.
- La meilleure de Paris. - Du monde.
- On verra, allons-y. - H�.
Veston contre veston, donne le tien.
C'est pas de la tarte.
- Amstramgram, pique et pique et col�gram...
Amstramgram !
A toi. - Pourquoi moi ?
- C'est la r�gle. - C'est comme �a qu'on joue.
12, perdu.
Elle va te d�molir.
- Pourquoi tu veux ce veston ?
- Pour les boutons, je les coudrai sur la robe de Julie.
Qui c'est Julie ?
Sa poup�e.
- 8, gagn�. - Tu l'as dans le baba !
- Des boutons comme �a sur ta poup�e, �a sera laid.
- Non, puis c'est mon veston. - Chose trouv�e, chose gard�e.
Ben, dis donc, c'est haut.
7, t'as perdu !
Je vais gagner.
Pour la premi�re fois de ma vie, je vais gagner. Tiens, 6 !
C'est pas croyable, �a.
O� est le d� ?
- L� ! - Alors !
Oui, je vais gagner, pour la premi�re fois de ma vie.
Je vais gagner,
...les mouflets, vous allez voir �a.
6 ! Qu'en dites-vous, petites connes ?
- Pas de gros mots ! - Ou on arr�te.
- C'est la r�gle - Et �a, c'est la r�gle ?
Merde. Pardon, mesdames.
T'as pas honte, Alfred ?
Je pr�f�rais la marelle.
T'as paum�.
- Toi, l'engelure, passe-moi le veston.
Non, celui-l� ! - Non, je l'ai gagn�.
- Vous allez surtout gagner une paire de tartes.
A 3, j'avoine.
1 ! 2 ! - Donne-le-lui, il bat.
C'est une pure arnaque.
- Passe devant, faut y aller.
O� �a encore ?
Ben, � Istanbul
Qu'est-ce qui se passe ?
O� il est, G�g�ne ?
G�g�ne !
- G�g�ne ! - De quoi je me m�le ?
- O� il est cet enfoir� ? J'aime pas �a.
- Il est au troquet. - Ou � la cave.
- Ben, dites donc, les actions sont en baisse.
Oh...
L'investissement...
...dans l'acajou n'a pas �t� payant, souvenez-vous.
- J'aurai l'air de quoi � Istanbul ? - Montez.
Et G�g�ne ?
Oh !
Il a raison.
La ferme, va voir au troquet.
Oh, c'est pas la peine.
Il est l�, G�g�ne.
- G�g�ne. - Oh, G�g�ne.
Pauvre G�g�ne.
Te fais pas de mouron, mec.
La poin�onneuse est en marche avec m�zigue aux commandes.
Il va tous les repasser ton P�p�re.
M. le pr�tentiard, d'abord, pis son fils,
...pis ses neveux, pis ses cousins de province,
...pis sa s�ur, toute la basse-cour.
Coups de feu.
Pas d'autres conneries...
...en vue ? - Si !
C'est intelligent.
Non, mais c'est comme �a.
Coup de feu.
Ca va pas, non ?
- Ben �a, c'est la meilleure.
Merde, � quoi on joue ?
Monsieur.
Il est peut-�tre temps de nous asseoir autour d'une table.
- Oui, s'il vous pla�t. - Oh...
Je suis venu n�gocier.
N�gocier quoi ?
Ca.
- Chose trouv�e, chose gard�e.
- Dites � ce cave de ne pas s'en m�ler.
- Ne vous m�lez pas de �a. - Merci.
A part ce veston, il n'existe aucun diff�rend entre vous et moi.
- Elle est bien bonne, et G�g�ne ?
- G�g�ne... - Ben, il est...
Oui, y a G�g�ne.
Ce qui est fait est fait.
Mais ce qui reste � faire reste � faire.
Et � bon chat, bon rat.
Tintement de cloches.
Admettons.
Bien, habillons le mort.
Ah non, pas G�g�ne !
Il ira dans mon caveau, c'est une copie du Sacr�-C�ur.
On a le cave.
J'oubliais le cave.
- Et allez donc ! Je vais � Istanbul, j'y vais plus !
- Vous irez � Tahiti. Mon fourgue est � Tahiti.
- Et j'y d�barque en costume noir ?
- Vous le porterez sur le bras. Votre chemise grise fera tr�s chic.
Elle est pas grise.
Elle est jasmin.
Blanche.
Enfin, blanc cass�.
Alors, elle est sale.
Je vous en prie !
De toute fa�on, je serai l�-dedans. - Il a raison.
- Chef ? - Mon petit ?
Faut l'habiller avant de le buter.
- Il a raison. - Vu.
Je m'en charge. - Vous me semblez comp�tent.
Merci.
- Je vais me changer.
J'ai envie de garder mon foulard, non ?
- Un foulard dans un cercueil, quel plouc.
- Dites � ce hotu de ne pas servir de telles r�flexions.
- Ne servez pas de telles r�flexions.
Alfred !
Allez, viens t'asseoir.
Pourquoi ?
Pour qu'il te tire...
...dans la nuque. - Vu.
Allez.
- C'est quoi comme marque ?
- Un Luger. - Oh ! L�, l� !
D�j� vu, �a.
- Pr�t ? Je me d�concentre, moi.
- Attention ! Si tu tires comme �a, c'est moi qui vais la prendre.
Ah oui.
- Orientez-le vers le ciel. - D'accord.
Non, un peu plus.
- Comme �a ? - Oh, vous pouvez faire mieux.
- Pas sans m'accroupir. - Alors, accroupis-toi !
- L�ve-toi. - C'est du bricolage !
- Dites-lui de ne pas la ramener.
- Dites, ne la ramenez pas.
- Ce foulard fait d�braill�.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Oh...
Coup de feu.
Ca y est, �a recommence.
Mais...
Qui a fait �a ?
Lulu.
- Mais c'est pas vrai ! - Si, on t'a vu.
Vous �tes incurable.
Il chantonne.
Pouce ! Pouce !
J'ai dit: "Pouce" !
Messieurs, j'ai analys� la situation � t�te repos�e.
Ma d�cision est prise: je n'irai pas � Istanbul
- Quoi ? - Ni � Istanbul ni � Tahiti.
H� l�, h� l�, h� l�, h� l�...
Vous nous faites un caprice ?
Je vous offre la perle de l'Oc�anie,
...le soleil, on se baigne � No�l...
Tenez, lisez.
Le paradis � 14 heures d'avion, c'est tentant.
Si on m'avait offert �a � votre �ge...
- Y a pas �crit qu'on se baigne � No�l, mais � P�ques.
- Il est comme �a avec vous ?
Oui, il discute tout !
- Allons, Freddy, le r�cif de corail,
...la maison de Gauguin, le chant du ukul�l�,
...le soir, sous les manguiers.
- Puisque vous en �tes � l'audiovisuel, permettez.
Le Bosphore, hein ?
C'est pas de la merde, non plus.
La Corne d'Or, la mer Noire, la Mosqu�e Bleue.
Et les minarets: vous avez d�j� entendu l'appel du muezzin ?
Il imite l'appel du muezzin.
La fascination de l'Orient. - J'ai connu.
Ah oui ?
- Devant la mosqu�e de Soliman le Magnifique.
Elle s'appelait Gertrude.
Elle avait dans les hanches...
...ce balancement qu'ont les femmes qui ont beaucoup march�.
On a failli se fixer l�-bas, on pensait � une maison.
Puis, les intermittences du c�ur...
Finalement, elle a ouvert sa maison � Caracas.
- "La Mano" ? - Vous avez connu ?
- Of course. - J'avais achet� le terrain 300 F/m.
Aujourd'hui, avec le go�t des cong�s pay�s pour la paella,
...�a p�se 1 milliard. - Et encore.
Et encore ?
- Avec des bungalows dessus... - Evidemment, l'immobilier.
C'est la finalit�. Vous voyez grand.
Je vois moderne.
J'ai pas cru au terrain, �a me ronge.
Est-il trop tard ?
Quand on g�ne, on g�ne.
Je m'en vais, tenez.
Chef !
Il s'en va.
- Mais je sais o� aller, j'ai une femme, un foyer.
- Qu'est-ce que �a peut nous foutre ?
Les affaires red�marrent.
Je le sens. - Voil�.
On promote � tout va:
...moiti� hacienda, moiti� clapier.
- On refourgue... - Et on fait la culbute.
- On repromote en Sardaigne et on attaque l'Afrique.
- 20000 km de plage. - Quelle promenade.
Y avez-vous song� ? - Oh l�.
Bon, je m'en vais !
Chef !
Quoi ?
Il part !
Et alors ?
- Voil�: "Et alors ?"
- Nous serons des pionniers: les prolos partiront le vendredi.
Retour le lundi avec des souvenirs de p�che aux requins.
Ou de perles.
- La perle se p�che plut�t aux li es de la Sonde.
- Nous irons. - Nous irons aussi � Zanzibar.
- Aux Galapagos. - Dans la baie d'Along.
Ah, le cri des cormorans, le soir, sur les jonques.
Cro�, cro�, cro�.
- Pardon, �a, c'est le cri du perroquet bleu du Mato Grosso.
Le cri du cormoran, c'est:
...Croaaa, croaaa, croaaa !
- Refaites-moi �a. - Volontiers.
Croaaa, croaaa, croaaa !
Ah, en effet.
Il y a des dizaines de milliards � gagner.
Des centaines !
- Excusez-moi. - Quoi encore ?
- Lulu ? - Alfred ?
- Tu veux bien t'asseoir ?
Je peux lui taper sur la t�te ? - Si �a vous amuse.
- Non, pas sur la t�te. - Si, monsieur.
Et voil�, pardon.
Il chantonne.
- Ils ont de ces jeux...
Vous disiez ?
- Je ne sais plus, je suis �tourdi.
Le vertige...
...des b�tisseurs.
Il faudra que la rive gauche du M�kong reste snob.
Et l'Afrique ?
- Refourgu�e. Pour un bol de riz par jour,
...la main d'�uvre asiat'...
...grimpera des trois pi�ces.
Et nous r�investirons avenue Matignon,
...comme tant d'autres.
Ir�ne !
Attends !
J'ai trouv� ton mot.
- "Je d�jeune chez maman." C'est �a qui te bouleverse ?
- Oh, connais-tu l'ivresse des cimes ?
Tu as bu ?
- Rappelle-toi Lawrence Olivier. - Tu me l'as d�j� dit.
- Et �a, tu connais: Ouh ! Ouh ! - Qu'est-ce que c'est ?
- Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques.
Ouh ! Ouh ! Ouh ! - Mais arr�te.
Quoi ?
- Mais on te regarde. - Erreur, on croit regarder...
...un homme ordinaire. - Bon, maman m'attend.
- Mais non, maman vient avec nous.
- Elle vient o� ? - A Istanbul, � Tahiti,
...� Saint-Louis !
- Tu veux pas t'allonger avec une bouillotte ?
- Nous glisserons avec ta m�re sur le Bosphore.
La, la, la, la...
Elle en capeline, et toi, nue.
- On verra �a � la maison. - Ah non, sur la go�lette...
...que je vais acheter.
Enfin, je pourrais m�me envisager un trois-m�ts.
J'ai l'oseille, puisque j'ai gagn�. - Tu as gagn� quoi ?
- Mon pari ! - Mandibule est arriv� ?
- Non, j'ai gagn� mon pari avec la vie.
Alfred, seul contre tous !
Alfred a gagn�, il est bourr� � bloc, Alfred !
Alfred ! Alfred !
Tu sais, ce veston vaut un milliard.
- Tu ne me fais plus rire, mon ch�ri, et maman non plus.
Oh, ta m�re !
- Tu ne l'emm�nes plus ? - Oh non, elle est folle, ta m�re.
Voix de petite vieille: Aaah... Aaah...
- Quand cesseras-tu d'�tre un enfant ?
Les martingales infaillibles, le tuyau de bourse increvable,
...le cheval du si�cle et maintenant, le veston magique.
Tu m'auras tout fait.
J'ai pas besoin de mensonges, mon ch�ri.
Je t'aime comme tu es. - Oui, mais...
- Alors, plus de milliard ?
Plus de veston ? - Ah.
Plus de veston.
On n'en parlera plus jamais.
Tu as de la chance.
- T'as raison, j'ai un de ces pots, moi.
Il siffle.
Taxi ! Taxi !
- Suivez le courant. - Jusqu'o� ?
- Au Havre. - Pour combien ?
- Rien, vous �tes associ�.
C'est reparti !
Il chantonne.
Il imite le cri du cormoran.
Sous-titrage MFP.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.