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Belle et puissante Chicago,
les po�tes de la ville ont chant�.
Carl Sandburg l'appelait "boucher de porc pour le monde,
outilleur, empileur de bl�,
joueur avec des chemins de fer
et le manutentionnaire de fret du pays ;
orageux, rauque, bra wling,
ville des grosses �paules."
Ses grands gratte-ciel font d'elle un joyau
parmi les villes de la terre.
Ses longs boulevards rectilignes palpitent de vie et de vitalit�.
Ses monuments magnifiques et ses fontaines �claboussantes
faire d'elle l'envie du monde.
Mais, comme toutes les grandes villes, Chicago a ses secrets,
qui sont rarement �crits ou chant�s.
Derri�re ses lignes audacieuses de beaut�
se cache un monde cach�.
Voici la ceinture noire de Chicago '5, une prison sans barreaux.
Ici, derri�re une ligne de couleur invisible
vivent pr�s d'un demi-million de Noirs.
On a dit � ces gens qu'ils devaient vivre ici,
et le genre de travail qu'ils font
leur est balis�.
Vous voyez ces maisons ?
Il y a une g�n�ration, les blancs les habitaient.
Mais maintenant, ils sont bond�s de Noirs.
Cette maison que vous voyez est la maison de la famille Thomas.
Voici Hannah, la m�re du plus grand Thomas.
Suivons-la dans sa kitchenette d'une pi�ce,
o� elle vit avec ses trois enfants.
Voici Vera, la grande soeur.
Et ce gar�on est mon pote, le fr�re du plus grand.
Il chasse l'un des rats
qui infestent cet immeuble.
Et voici plus grand lui-m�me, lisant et r�vant
sur les machines et les avions.
Il voulait �tre un explorateur, un pilote,
toutes les choses qu'un jeune homme veut faire,
mais il est noir, et quand tu es noir,
il vaut mieux garder vos r�ves enferm�s dans votre c�ur.
Il a d�j� �t� forc� sur le chemin
de r�bellion violente contre son sort dans la vie.
Voici le portrait du p�re de plus grand
qui a �t� lynch� dans le sud il y a 12 ans.
La famille s'est enfuie � Chicago, et depuis lors,
Hannah a lutt� contre vents et mar�es
pour �lever ses enfants.
Oh, voil� le rat que ce copain cherchait.
Maman ! Maman ! Maman !
- Quel est le probl�me? - C'est encore ce rat.
- Oh Seigneur. - J'ai peur! J'ai peur!
Ne le laisse pas te mordre, mon pote !
- J'ai peur ! J'ai peur ! - Je l'aurai cette fois !
Il y va, il y va !
Mon pote, ferme la porte ! Ne le laissez pas sortir !
Tue-le! Tue-le!
J'ai compris! J'ai compris! J'ai compris!
C'est assez, plus grand.
Tu es mort, mort, mort !
On t'a eu cette fois, oi' man Dalton.
Regarde ce coquin, il pourrait t'�gorger
s'il vous a mordu pendant que vous dormiez.
Il mesure plus d'un pied.
S'il vous pla�t, sortez-le!
Ah, n'ayez pas peur, il est mort.
- Maintenant regarde-le ! - Arr�te �a, plus gros !
Bigger, tu es le plus grand imb�cile que j'aie jamais vu !
- Qu'est-ce que j'ai fait maintenant ? - T'as fait peur � ta soeur
presque � mort.
Gar�on, parfois je suis d�sol� de t'avoir donn� naissance.
Je ne t'ai pas demand� de me donner naissance.
Tu aurais peut-�tre d� me laisser l� o� j'�tais.
Tu fermes ta gueule impertinente et tu jettes ce rat hors d'ici.
D'accord, mon pote, c'est toi le croque-mort.
D'accord, patron.
S'en aller.
Un enterrement de premi�re classe � venir.
- Salut, Panama ! - Est-ce plus grand?
Ouais, il vient de tuer ce rat.
Mec, j'ai faim, alors ne me tente pas avec ce rat.
C'est exactement ce dont j'ai besoin.
Tu ferais mieux d'aller acheter une arme, mec.
Vous ne pouvez pas les fabriquer.
Si d'autres personnes peuvent les fabriquer, je le peux.
Allez.
Le plus gros arrive, mademoiselle Emmett.
Veuillez vous asseoir et vous reposer.
Puis-je vous pr�parer une tasse de caf� ?
Non merci, Mme Thomas.
Le caf� d�range mon c�ur, tu sais.
Miss Emmett, on vient de tuer un rat, gros comme �a.
Vous voyez ce sang ? C'est l� que le plus gros l'a tu�.
Nous l'appelons "oi' man Dalton".
mais pourquoi tu l'as appel� le vieux Dalton, mon pote ?
Parce que c'est un rat.
Et je lui dis toujours "plus grand, moins sage
vous pourriez dire 'M. Dalton.'"
nous facturer 15 $ par semaine pour cette kitchenette moche.
Maintenant, plus grand, en tant que chef de la maison...
Il n'y a qu'une pi�ce ici et il n'y a pas de t�te.
Oui, je sais, mais d�s que tu commences � travailler,
vos sentiments vont changer.
Tu entends �a, plus gros ?
Quel genre de travail vais-je avoir ?
Il y a une ouverture dans la famille Dalton elle-m�me,
le m�tier de chauffeur.
D'apr�s nos dossiers, vous �tes un bon conducteur.
Il l'est, mademoiselle Emmett !
Mais nous devons fournir � M. Dalton tous les faits.
Ici, sous "ant�c�dents",
vous avez omis de mentionner le vol de trois pneus de voiture
d'un garage color�.
C'est � peu pr�s �a, plus gros ?
Oui, c'est � peu pr�s �a.
- D'autres soucis depuis ? - Non.
Je vais vous recommander � M. Dalton
ce matin, plus grand.
Merci Seigneur, mes pri�res ont �t� exauc�es.
Maintenant, plus grand a un travail
et il prend un nouveau d�part dans la vie.
Je suis si heureux pour toi, plus grand.
Maintenant, au revoir.
Au revoir mademoiselle Emmett, et que Dieu vous b�nisse.
Vous aurez de mes nouvelles d�s que j'aurai parl� � M. Dalton.
Garde la t�te haute.
Je suis plus grand et je conduis la grosse voiture de M. Dalton !
Attention, tout le monde !
Les 12 cylindres arrivent sur le trottoir !
Hey, qu'est-ce que tu veux dire par ce feu rouge ?
Tu veux que je te donne un ticket, hein ?
Regarde, maman, plus grand rit.
Oh, je ne ris pas.
Ce travail n'est pas pour moi.
Tu vas voir ta copine, hein ?
Regardez, plus grand, vous avez un bon travail maintenant.
Tu pourrais trouver une meilleure fille qu'une simple serveuse
dans une bo�te de nuit, quelqu'un de sympa que tu peux �pouser.
Je t'ai dit de ne plus me parler
� propos de bessie, n'est-ce pas ?
Dis, o� �tais-tu tout ce temps ?
Je t'attends ici depuis plus d'une heure.
Oh, plus grand, ne sois pas en col�re contre moi, ch�rie.
- Vous pouvez me f�liciter. - Qu'est-ce que tu racontes?
Je vais chanter, plus gros, enfin.
Ernie me donne une pause.
Ah Ernie.
Je vais chanter demain soir pour la premi�re fois.
Ta bessie n'est plus serveuse, ch�rie.
Ernie dit que j'ai beaucoup de talent.
Ouais, et tu as beaucoup d'autres choses qu'il aime aussi.
Aw, plus grand, ne sois pas jaloux.
Tu sais que je t'aime.
Plus grand, je suis tellement excit�.
Bon sang, je chante pour les gens pour la premi�re fois de ma vie.
�coute, on peut faire des choses maintenant.
Nous aurons de l'argent.
D'accord, mais bient�t nous n'accepterons plus d'aide
d'Ernie ou de n'importe qui, tu entends ?
Plus gros, qu'y a-t-il ?
Es-tu f�ch�?
Nous devrions �tre heureux.
Allez, ch�rie, amusons-nous un peu.
Allons voir un film.
Impossible aujourd'hui. Je dois y aller.
A plus tard, hein ?
Bigger, o� vas-tu ?
A plus tard chez Ernie.
Lance un match serr� pour les s�nateurs.
Et les pr�visions de demain promettent de la pluie
qui pourrait annuler le dernier match de la saison.
Maintenant, c'est la huiti�me manche ici.
Zachary est pr�t maintenant.
Voici plus grand maintenant.
Ici '5 le terrain.
Trop pr�s. Balle une.
Bessie t'a parl� de la pause que je lui accorde ?
Ouais je sais.
Elle a de la classe, cette fille.
Je vais la mettre au sommet du monde.
Tu aides beaucoup de filles, n'est-ce pas, Ernie ?
Mais ne te fais pas d'id�es marrantes sur Bessie, tu vois ?
Zachary ne donne rien au b�b� qu'il puisse obtenir.
Tr�s bien, il est pr�t � lancer � nouveau.
Maintenant, �coutez, les gars.
Gus, tu restes avec moi.
Ai, tu veilles sur la plate-forme I.
- -Quelle heure? - Minuit.
- Qu'est-ce qui mijote, plus gros ? - Tenez-vous loin de moi, fruit.
On ne peut pas parler ici, allons � l'arri�re.
Panama, soyez � la porte d'entr�e.
Moi et gH allons toucher le joint rapidement.
Plus gros, ce pistolet que vous avez fabriqu�, tirera-t-il ?
Je sais, �a va bien s'occuper de blum.
Il y a peut-�tre un syst�me d'alarme.
Et alors? Quand les flics arriveront, nous serons � dix p�t�s de maison.
Supposons qu'un flic pince l'un de nous ?
Ne criez pas, on s'en occupe.
Que faites-vous les punks?
Vous complotez quelque chose.
Sortez ou je vous jette !
Toi et qui d'autre ?
Je n'aime pas votre culot.
Allez-y doucement, Ernie.
Je vais appeler les flics.
Quelle ovation pour un gars formidable.
Oh, non, vous ne le ferez pas !
Maintenant, plus grand, nous avons un travail � faire.
Vous allez payer pour ce t�l�phone !
Il est plus de 12h30.
O� diable est Gus ?
Tra�ner autour de la viande peut-�tre.
Il ne vient pas. Il a peur de Rob un homme blanc.
Il nous fait manquer ce travail, je vais le r�parer, alors aidez-moi.
Nous avons encore du temps, plus gros.
Ne soyez pas si nerveux.
Voici Jack maintenant.
- —O� est Gus ? - Il ne viendra pas.
Il a dit que l'arme que vous avez fabriqu�e ne tirera pas.
- — Il a dit qu'on allait se faire prendre. - Il ment.
Il a peur de Rob un homme blanc.
Nous pouvons le faire sans lui.
Blum est toujours ouvert.
Oh, c'est trop tard maintenant.
Panama, dis aux gar�ons qu'il n'y a plus de travail.
Vous dites que Gus a peur, mais c'est vous qui avez peur.
Vous avez peur et vous devrez faire le travail.
Tu!
Reprends-le, sale n�gre.
Dites: "Je suis un l�che menteur, puant et jaune."
- Allez, plus gros, d�coupe-le ! - Dis-le maintenant !
Plus gros, on a encore le temps de faire le boulot.
Reprends-le. Dites: "Je suis un l�che jaune, puant et menteur!"
Je suis un l�che menteur, puant et jaune.
- _ -obtenir! - Plus c'est fou !
J'ai fini !
Flic. Dispersion.
Tu n'es pas en col�re contre moi, est-ce que tu es plus grand ?
- Oh, laissez-moi tranquille. - Je sais ce que tu ressens.
Moi? Je suis plut�t content que nous ne l'ayons pas fait.
- Il �tait trop tard pour le faire. - Ne m'en fais pas, plus grand.
Tu as battu le vieux Jack pour qu'on ne puisse pas retirer ce travail.
- Tu es un menteur. - - plus grand, tu n'es pas fait
pour ce genre de travail.
Tu �tais effray�, et je suis s�r heureux
tu avais peur parce que j'avais peur aussi.
Tu ferais mieux de sourire quand tu me dis des choses comme �a.
Dites, que diriez-vous d'un cin�ma toute la nuit ?
J'ai quatre morceaux.
D'o� tirez-vous quatre bits ?
Je ne fais pas de gros travaux.
Je vole juste des petites choses que les blancs ne manqueront pas,
et s'ils les ratent, ils ne s'�nervent pas trop, tu vois ?
- En bas devant. - H�, mec, �carte-toi !
Asseyez-vous, vous !
Maggie, combien de fois veux-tu que je te rappelle
que M. John ne mangera pas sa nourriture par terre?
Il veut qu'il soit servi sur la table.
Oui m'dame. J'ai oubli�.
Maintenant sois gentil et gentil avec M. John, percival.
je 7! Soyez de retour dans deux minutes.
�coute, toi, je te parle d'homme � homme.
Craquez !
Si tu n'y vas pas, je 7 ! Vous envoyer � l'usine de hot-dogs.
Si je travaillais � cet endroit,
moi et le chien nous battrions pour cette viande.
Si un homme, Dalton, me nourrirait � moiti� aussi
pendant qu'ils nourrissent ce chien, je prendrai ce travail.
Qu'est-ce que tu veux?
Ils m'ont envoy� travailler ici.
D'accord, mais vous ne vivez pas ici.
Vous continuez par la porte de derri�re.
M. Dalton, le gar�on Thomas est ici.
Faites-le entrer.
Helen, ma ch�rie, voici le gar�on que la rel�ve a envoy�.
Vous avez �t� fortement recommand� pour le poste.
J'esp�re que vous l'aimerez.
Oui je suis.
On dit que tu g�res tr�s bien une voiture.
Oui Monsieur.
Je pense qu'il serait sage de lui injecter
dans son nouvel environnement � la fois
pour qu'il se sente en confiance.
Tr�s bien, mon cher.
Souhaitez-vous lui demander quelque chose ?
Non, vous l'interviewez.
Je pense que je vais aller dans ma chambre.
Dois-je appeler Peggy ?
Non non.
Je vais bien.
C'�tait Mme Dalton. Elle est aveugle.
Elle a un profond int�r�t pour les gens de couleur.
Avez-vous apport� le papier?
Asseyez-vous, plus grand.
Maintenant, qu'en est-il de ce probl�me de vol ?
Tu ne volerais pas maintenant, n'est-ce pas ?
- Oh, non, monsieur. - Bien,
Je vais te donner une chance, plus grande.
Le salaire est de 20 $ par semaine qui va � votre famille,
mais je vais vous en donner cinq suppl�mentaires pour vous-m�me.
Vous aurez vos v�tements et vos repas.
Vous aurez votre propre chambre dans la tour.
- Comment �a sonne? - �a a l'air bien, d'accord.
Si vous vous inqui�tez de quoi que ce soit,
tu viens me voir et on en reparlera.
Oui Monsieur.
- Oh, Peggy. - Oui, M. Dalton ?
Bigger va conduire pour nous.
- —Montrez-lui ses devoirs. - Oui, M. Dalton.
- Plus gros... - Oui, monsieur.
A 8h30, tu conduiras ma fille
aller � l'universit� et l'attendre.
- Oui Monsieur. - C'est tout pour le moment.
Venez, plus grand.
Gee, c'est un b�b�.
Vous aimez les voitures, n'est-ce pas ?
Oui, la seule chose que j'aime mieux qu'une voiture
- est deux voitures, madame. - Faire attention.
M. Dalton n'aime pas les exc�s de vitesse et autres.
Madame, vous pensez que je peux essayer un peu
juste pour s'y habituer ?
Oui, mais soyez s�r et v�rifiez le gaz et l'huile.
Portez toujours votre uniforme lorsque vous conduisez.
- Oui. - Soyez ici � 8h00
pour conduire mademoiselle Dalton.
Vous �tes libre jusque-l�.
Oui je suis.
Bessie, bessie !
C'est la voiture de votre patron ?
G�� ! C'est une p�che !
Ouais! Mon patron veut que je l'essaye !
Je pars jusqu'� la nuit !
Allons faire un tour au bord du lac, vue sur la rivi�re !
Hot-dog!
Je vais chercher mon maillot de bain.
- Comment je vais? - Vous agissez
tout comme ces gens blancs.
Aussi bon que cette fille blanche
tu vas rouler ce soir?
B�b�, je ne t'�changerais pas contre toutes les blondes de Chicago.
Menteur.
Dis, est-elle jolie ?
Je ne l'ai pas vue.
Pourquoi demandez-vous? T'es jaloux ?
Non! N'ai-je pas tout ce qu'elle a?
Ne t'inqui�te pas, b�b�, tu as vraiment ce qu'il faut.
Je ne sais pas si je rampe ou si je marche.
Mais nous ne pouvons pas nous arr�ter maintenant, nous venons juste de commencer.
Nous devons tout voir.
Qu'en est-il de ces montagnes russes l�-bas ?
Euh, d'accord.
Mais tu dois me tenir si j'ai peur.
J'aime toujours te tenir, b�b�.
Parfois tu es en haut, parfois tu es en bas !
C'est comme la vie !
Et vous ne savez jamais quand vous allez monter ou descendre !
J'ai quelque chose d'important � te dire !
Qu'est-ce que vous avez dit?
Je suis heureux!
Qu'est-ce que tu as dit?
Je ne peux pas t'entendre !
Je suis heureux!
Eh bien, l'eau est merveilleuse.
Viens avec moi, plus grand.
Je ne peux pas, je dois garder un �il sur la voiture du patron.
Oh, oubliez votre patron blanc pendant un moment.
S'il ne l'aime pas, laissez-le faire un bloc.
Tu ne vas pas me souhaiter bonne chance
avec mon chant ce soir, ch�rie?
J'aimerais bien �tre chez Ernie
pour t'entendre chanter ce soir,
mais je dois conduire cette fille blanche.
Regarde cet oiseau, c'est ce que je devrais monter
l�-haut dans le ciel, mais ils ne veulent pas que je le fasse.
Qu'est-ce que tu racontes?
Je ne veux pas �tre chauffeur.
Je veux piloter des avions.
Regardez ce gars qui navigue vers le soleil, libre comme l'air.
Aw, ch�ri, ne sois pas si amer.
Vous ne pouvez pas changer le monde entier.
N'est-ce pas suffisant que nous soyons ensemble,
qu'on s'aime?
Enl�ve ce froncement de sourcils et embrasse-moi.
Bonsoir, madame.
Un nouveau chauffeur, hein ?
Quel est votre nom?
Plus gros. Bigger Thomas, madame.
C'est un dr�le de nom.
O� l'avez-vous obtenu ?
Ils viennent de me le donner.
Vous avez un match ?
C'est bon, plus grand.
Appartenir � un syndicat ?
Oh non. Je ne plaisante pas avec ce genre de gens.
Tu ferais mieux de rejoindre un rapide
ou le p�re exploitera votre chemise.
Vous n'�tes pas un tattletale, n'est-ce pas ?
- Non. - Eh bien, je n'y vais pas
� la biblioth�que universitaire.
Je vais vous dire o� vous arr�ter.
Et si quelqu'un te demande, je suis all� � l'�cole, tu vois ?
Oui.
Je pense que je peux te faire confiance.
Apr�s tout, je suis de ton c�t�
et cet ami � moi aussi que je veux que vous rencontriez ce soir l'est aussi.
Mais, madame, je ne veux rencontrer personne.
Oh, ne sois pas stupide. Vous aimerez Jan.
Il a toutes les r�ponses � vos probl�mes.
Il n'est pas comme une m�re et un p�re qui font du travail missionnaire.
Il se bat pour les gens de couleur.
Attendez-moi dans ce parking.
Je veux r�cup�rer Jan.
Je reviens dans une minute.
Bigger, je veux que tu rencontres Jan Erlone.
- Comment vas-tu, plus grand ? - Tr�s bien, monsieur.
Allez, secouez. N'ayez pas peur.
Et ne m'appelez pas "monsieur".
Je m'appelle Jan.
Entrez l� plus grand.
Je conduis.
C'est bon.
Dites, plus grand, avez-vous d�j� entendu parler d'un endroit
a appel� Ernie du c�t� sud ?
- Non monsieur. - Oh, ils me disent
ils ont des spectacles au sol bang-up l�-bas.
Bonne musique, danse, bonnes boissons.
Demandons � quelqu'un o� il se trouve.
Oh, oui, je connais l'endroit.
C'est au 63e et au parc sud.
Bien.
Je suppose que nous vous semblons assez �tranges, n'est-ce pas, plus grands ?
Oui. Non.
Oh, tu vas t'habituer � nous.
Nous ne nous soucions pas de la couleur, plus grand.
Pour nous, un homme est un homme.
Quand je pense � la fa�on dont mon peuple traite votre peuple,
Je deviens tellement fou.
Je suppose que tu ressens la m�me chose parfois, n'est-ce pas, plus grand ?
Je ne sais pas.
�coute, plus grand, je sais ce que �a fait de marcher dans les rues
habill� comme tout le monde, se sentant comme tout le monde,
ressemblant � eux, mais exclus
pour aucune autre raison que le fait que vous �tes noir.
Un jour, on va casser ce syst�me Jim Crow,
et quand on le brisera, il restera bris�.
Bonsoir, madame.
Vous �tes juste � temps.
Le combat sera termin� dans une minute
et le spectacle au sol commence.
Tu n'arrives pas, plus grand ?
Faut garer la voiture, madame.
Bien s�r qu'il vient.
S'il n'entre pas, je ne le ferai pas.
Il est parfaitement le bienvenu, madame.
- Mais, madame, la voiture. - Oh, madame, madame, madame.
Personne ne blessera la voiture de maman.
Entrez, M. Bigger.
- Bonsoir, g�n�ral. - Ce n'est pas un g�n�ral,
c'est un mar�chal.
Ils te connaissent tous ici, plus grand.
- Des amis � vous ? - Certains d'entre eux.
Tu as dit que tu ne connaissais m�me pas l'endroit.
Table pour deux ou trois, monsieur ?
- Pour trois. - Tres bien Monsieur.
Quelle ambiance ! C'est �lectrique.
Je l'aime.
Eh bien, plus grand, � notre amiti�
et � ce monde nous allons gagner.
Mesdames et Messieurs,
Le palais d'Ernie propose d�sormais pour votre divertissement
la deuxi�me partie du programme de ce soir.
On dirait que plus gros a ramass� un poussin riche et blanc.
Ouais, Lola vient de me le dire.
Qu'est-ce qui t'emp�che de jouer avec un punk comme plus gros ?
Il se trouve que je l'aime, Ernie.
Oubliez-le et cette fille blanche
et mets ton c�ur dans ta chanson.
Et maintenant nous vous pr�sentons un tout nouveau chanteur,
La derni�re d�couverte d'Ernie, bessie mears.
Je pense que vous conviendrez avec moi qu'Ernie peut choisir
la plus charmante et la plus douce des fleurs.
Allez, bessie.
Ne soyez pas timide.
Voici votre chance.
Je vous donne bessie mears !
Maintenant, donnez-lui un coup de main.
Mesdames et messieurs, je voudrais chanter
une petite chanson pour toi.
C'est un nouveau j'esp�re que vous allez aimer.
C'est ce qu'on appelle "le genre de r�ve".
Aime-moi parce que je suis seul
aime-moi parce que je suis sauvage
aime-moi parce que je suis seulement
un genre d'enfant qui r�ve
Rends-moi � toi pour toujours,
jamais et un jour
n'est-elle pas incroyable ?
Toutes les personnes de couleur sont si dou�es.
Tu ne crois pas, plus grand ?
Bigger, tu ne t'amuses pas ?
Ah, j'ai 7 ! Te suivre pour toujours
peut importe ce que vous faites,
Je vais tout briser...
Plus grand, je sais ce que tu penses.
Vous avez l'impression que les blancs ne laissent que les gens de couleur chanter du blues.
Mais un jour, tu pourras t'exprimer
de la fa�on que tu veux.
Aime-moi parce que j'ai mal
mettez-moi ici � l'essai
s'il te plait ne sois pas abandonn�
pourquoi, elle vous conna�t, plus grand.
Ouais, c'est ma copine.
C'est pour �a que tu ne voulais pas venir ici avec nous ?
Mesdames et Messieurs,
nous vous pr�sentons maintenant une nouvelle attraction,
le roi incontest� du bebop,
le professeur donne des coups de pied !
Bigger t'a certainement jou� un sale tour, ch�rie.
Se pr�senter avec la fille de son patron,
et la nuit m�me o� tu as chant� ta chanson.
Lola, j'ai failli tomber mort juste l�
au milieu de mon acte quand je l'ai vu assis l�,
main dans la main avec cette fille blanche.
Bessie, tu as vraiment mis le paquet.
�coutez, mademoiselle Dalton veut vous voir.
Elle veut que vous veniez � sa table.
Oh, laissez-moi tranquille.
Retournez vers elle si vous aimez tant �tre avec elle.
Oh, tu es jaloux. C'est mon travail.
Elle m'a demand� de lui montrer celui d'Ernie
et elle veut te rencontrer.
Mais je ne veux pas la rencontrer.
Oh, il y a plus grand maintenant.
Qu'est-ce que tu fais ici, plus grand ?
O� est-elle?
Elle s'habille, madame.
Je ne pouvais plus attendre.
Je devais juste te dire � quel point j'aime ton chant.
Ici.
Laisse-moi te donner �a.
Merci.
Montre-moi le chemin pour rentrer � la maison
Je suis fatigu� et je veux aller me coucher
h�! Donne moi un peu.
Ne sois pas si avare.
Vous vous d�foncez. Calme-toi, ch�rie.
Plus gros, bois une gorg�e.
Dites, plus grand, pouvez-vous chanter?
- Non. - Oh, allez.
Balancez-vous bas, doux char, venant pour...
Quel est le probl�me?
- Ce n'est pas l'air, madame. - eh bien, alors tu la chantes.
Toutes les personnes de couleur sont cens�es chanter, n'est-ce pas ?
Je suppose qu'ils ont oubli� de m'apprendre, madame.
C'en est une bonne.
Tiens, plus gros, prends une autre gorg�e et puis c'est bon.
H�, donne-moi un peu de �a.
H�, tu tapes assez fort sur la bouteille, ch�rie.
Pas plus lourd que toi.
Ch�rie, repartons ensemble
comme nous l'avons fait la derni�re fois.
On ne se voit pas assez souvent.
Oh mince.
Je dois aller � Detroit demain matin.
D�troit ? Tu ne m'as pas dit �a.
J'ai promis � maman.
Tante em a attendu une ann�e enti�re
pour que je lui rende visite.
Je dois. Quel ennui.
Dis, pourquoi tu ne viens pas avec moi ?
Je ne peux pas laisser mon travail comme �a.
Oh, tu ne m'aimes plus.
H�, je ne veux pas que tu t'�vanouisses.
�coute, il est plus de 14h00.
Ton p�re va devenir m�fiant.
Nous vous d�poserons � la maison.
N'importe quoi, tu dois aller directement au lit.
Tu ferais mieux de tirer ici, plus gros.
Bonne nuit ma ch�rie!
Je t'appellerai demain matin.
C'�tait super de vous rencontrer, plus grand.
Assurez-vous de ramener Mary directement � la maison, voulez-vous ?
Oui Monsieur.
Oh j'ai oubli�.
Assurez-vous de les lire, voulez-vous ?
Je vais les lui expliquer.
J'ai bu un petit verre...
Bien...
Aide moi.
Quel est le probl�me? Effray�?
Oh !
�a va, mademoiselle Dalton ?
Je suis s�r que je suis ivre !
Je vais appeler Mlle Peggy pour vous aider.
Non non Non!
Je ne veux pas qu'elle me voie comme �a.
Emm�ne-moi par l'escalier de service.
Ce n'est pas mon travail, mademoiselle Dalton.
Ne me laisse pas seul.
Chut.
Mlle Dalton, c'est votre chambre ?
Essayez de vous lever.
Chut.
Chut ! Silence, mademoiselle Dalton.
�a va, mademoiselle Dalton ?
Tes cheveux sont comme des petits fils noirs, c'est marrant.
Mlle Dalton, allez vous coucher.
S'ils me trouvent ici, ils me tueront.
Ne me quitte pas.
Je sens que je vais mourir.
Ah, plus gros.
Aidez-moi, s'il vous pla�t.
Ils vont me tuer, ils vont me tuer.
S'il vous pla�t.
Tu es bon, plus grand.
Marie?
Marie, y a-t-il quelqu'un ici avec vous ?
Hey o� �tes-vous?
Ch�rie, es-tu malade ?
R�ponds-moi, ma ch�rie.
Vous puez l'alcool.
Tu es ivre.
Mon pauvre enfant.
Mlle Dalton.
Mademoiselle Dalton !
Bonjour, mademoiselle Peggy !
Bonjour, plus grand!
Tu n'as pas oubli� que tu dois conduire mademoiselle Mary
� la gare, avez-vous?
Bonjour?
Bonjour? Plus gros!
Es-tu l�, plus grand ?
Oui, c'est moi !, y
Je me souviens!
J'arrive tout de suite.
Oh, j'oubliais, je veux que tu les lises, plus gros.
Je vais lui expliquer !
Ah, te voil� !
Votre petit-d�jeuner vous attend.
Je dois aller r�veiller ce pauvre enfant.
J'ai sonn� trois fois et elle n'a pas r�pondu.
Oh, plus gros, voudriez-vous fermer le registre de la fournaise ?
50 chaud ici.
J'ai peut-�tre mis trop de charbon hier.
Oui !
Mais mangez d'abord votre petit-d�jeuner !
- Mme Dalton ! - Qu'est-ce qu'il y a, Peggy ?
Miss Mary n'est pas dans sa chambre.
- Savez-vous o� elle est? - Non.
- Quelle heure est-il? - Il est sept heures et quart,
et plus grand attend pour la conduire � la gare.
Alors o� est-elle ?
Marie?
Marie?
Oh, Peggy, va voir si elle est � la biblioth�que
ou le salon !
Qu'y a-t-il, ch�rie ?
Marie va rater son train.
Elle n'est pas dans sa chambre.
- Je ne comprends pas. - Eh bien, ne t'en fais pas.
Peut-�tre qu'elle n'est pas entr�e,
pass� la nuit avec des amis.
Non, Henry, elle est venue hier soir.
- -Tr�s tard. - Oh.
Je lui ai parl�.
Oui? C'est la r�sidence des Dalton.
Qui appelle S'il vous plait?
Monsieur Erlone !
Eh bien, juste un instant, s'il vous pla�t !
C'est M. Erlone.
Il veut parler � mademoiselle Mary.
Dis-lui qu'elle n'est pas l�.
Elle est partie.
J'aimerais que ce type arr�te de lui t�l�phoner.
Peut-�tre que Mary est all�e directement � Detroit.
Je ne pense pas qu'elle �tait dans n'importe quel �tat
aller � D�troit, Henry.
Elle �tait ivre hier soir.
Je l'ai entendue tr�bucher
et je suis all� voir si je pouvais l'aider.
- — Elle �tait trop ivre pour parler. - Bon dieu.
O� est ce chauffeur ?
Peggy ? O� est le plus grand ?
Plus gros?
Ah, te voil� !
M. Dalton veut vous parler.
Oui je suis.
Bonjour, plus grand!
Bonjour Monsieur.
A quelle heure avez-vous ramen� mademoiselle Dalton � la maison hier soir ?
Je ne sais pas, monsieur.
Il devait �tre environ deux heures du matin.
Pourquoi �tait-il si tard ?
Qu'est-il arriv�?
Je les ai conduits � beaucoup d'endroits.
- Ils buvaient. - Ils?
�tait-elle avec quelqu'un ?
Oui Monsieur.
Un gentleman, elle l'appelait M. Jan.
Bigger, viens ici une minute.
Oh cher.
J'ai tellement honte.
Devons-nous demander � ce gar�on de couleur
� propos de la consommation d'alcool de Mary ?
Je lui ai interdit de revoir ce type.
Mary est une petite idiote.
Plus grand, est-ce que ce camarade jan
donn� beaucoup � boire � mademoiselle Dalton hier soir ?
Oui Monsieur. Elle est morte.
Oh, eh bien, il s'est occup� d'elle, bien s�r ?
L'a ramen�e � la maison ?
Oui, monsieur, elle ne pouvait pas marcher.
Il l'a amen�e dans la maison ?
Oui, monsieur, il l'a port�e dans ses bras.
Ils sont entr�s dans la maison.
Il �tait donc ici ?
Je me souviens d'hier soir.
J'ai eu l'impression que quelqu'un �tait l� dans la pi�ce
quand j'ai essay� de parler � Mary.
Hum, je n'aime pas �a.
O� est Marie maintenant ?
Je vais appeler Britten.
C'est tout, plus grand.
C'est sa chambre.
- — D'o� avez-vous pris le gar�on ? - L'agence de secours.
J'aimerais que tu me laisses regarder ces gens
avant de les embaucher.
Ce bon c�ur qui est le v�tre
vous attirera des ennuis un de ces jours.
Oh, j'aime les n�gres,
mais je les aime � leur place.
Que cherches-tu, Britten ?
Ce gar�on n'est l� que depuis hier soir.
Bien?
Eh bien, que pensez-vous de cela?
On dirait qu'ils ont plant� un membre du gang
directement dans votre propre maison.
Regarde �a.
Les travaillistes m�nent le combat.
�crasez le corbeau de Jim.
Lutte pour l'�galit� raciale.
- Comprenez-vous, M. Dalton ? - Ceci est incroyable!
Allez, je veux parler � ce chauffeur.
Cet enfant ne veut tout simplement pas quitter ces agitateurs du travail
et leur politique folle seule.
Je l'ai pr�venue, je l'ai fait.
Je lui ai dit qu'elle aurait des ennuis.
Je parie qu'ils vont commencer � interroger tout le monde maintenant.
Oui?
Bigger, M. Britten veut vous parler.
Tu vois, on dirait que tu es le premier.
Allez-y, plus grand.
Si ce n'�tait pas pour mademoiselle Mary et ses mani�res sauvages,
cette maison tournerait comme une horloge.
Entrez.
Entrez, mon gar�on, entrez.
Je veux te parler.
- Est-ce que c'est � vous? - Non monsieur.
- Oui Monsieur. - D'o� les avez-vous trouv�s ?
R�ponds-moi, n�gre.
M. Jan me les a donn�s.
Oh, donc tu admets que tu fais partie de sa tenue, hein ?
Non, monsieur, non, monsieur.
Je l'ai vu hier soir pour la premi�re fois de ma vie.
Il m'a donn� des livres.
Arr�te �a, Britten.
Qu'est-ce que �a a � voir avec la recherche de Mary ?
Peut-�tre plus que vous ne le pensez.
Jan est la derni�re personne � avoir vu votre fille.
Comment savez-vous qu'il ne l'a pas fait
s'inscrire avec sa tenue avec du chantage en t�te ?
Ou peut-�tre vous envoyer une demande de ran�on ?
Mon Dieu, Britten, tu es fou !
Laissez ce gar�on tranquille.
Il va bien.
Ce n'est pas sa faute si Erlone a forc�
ces brochures sur lui.
Comme vous le dites, monsieur Dalton.
Il est d'accord avec toi, il est d'accord avec moi.
S'il vous pla�t, M. Dalton, je ne veux pas travailler ici,
Je veux aller a la maison.
Quel est le probl�me, mon gar�on?
Est-ce que je t'ai fait peur?
Ce n'est rien.
Tu devrais me voir quand je deviens vraiment fort.
Tu m'as dit exactement ce que je voulais savoir.
Maintenant, prenez quelques heures de cong�, plus gros.
Mais sois l� ce soir, j'aurai peut-�tre besoin de toi.
Moi aussi, mon gar�on.
J'ai peut-�tre encore quelques questions � vous poser.
Monsieur Dalton, aimeriez-vous
pour que je m'occupe d'erlone pour toi ?
Oui, mais vas-y doucement, Britten.
Ces agitateurs ouvriers ont le don de cr�er le scandale
dans les journaux.
Je serai tr�s heureux de le voir maintenant.
Je vais d�couvrir ce qu'il fait vraiment.
Donc vous n'avez pas vu mademoiselle Dalton hier soir, hein ?
Non, je te l'ai dit, non.
Et tu n'as pas donn� � ce n�gro
ces pamphlets puants la nuit derni�re ?
D'accord, je l'ai fait.
Et j'ai vu Mary hier soir.
Et alors?
Vous savez pourquoi je ne l'ai pas dit en premier lieu.
Je ne sais rien du tout, supposez que vous me le disiez ?
Son vieil homme ne m'aime pas
et je ne voulais pas lui causer d'ennuis.
De quoi s'agit-il, de toute fa�on ?
Je pose les questions, tu y r�ponds.
Est-ce que vous et mademoiselle Dalton �tiez ivres hier soir ?
Oh, allez, on a bu quelques verres, mais...
Tu as d� la porter � l'�tage jusqu'� sa chambre.
Je ne l'ai pas port�e dans sa chambre !
Erlone, tu es un mauvais menteur !
Bigger m'a dit que tu devais la porter jusqu'� la maison.
Il n'a pas pu te dire �a.
Dites, de quoi s'agit-il ?
Si vous voulez savoir ce qui s'est pass�,
Je l'ai laiss�e dans la voiture avec plus gros
et j'ai pris un taxi pour rentrer chez moi.
Eh bien, maintenant, il y a une jolie histoire.
Je peux juste vous imaginer dire �a � un jury,
comment tu as laiss� une fille blanche ivre
seul avec un n�gre.
Erlone, o� est cette fille ?
Ses parents veulent savoir !
Quoi, elle n'est pas all�e � D�troit ?
Tu sais tr�s bien qu'elle n'est pas all�e � D�troit.
Mais je les ai appel�s ce matin
et ils m'ont dit qu'elle �tait partie !
Bien s�r, vous avez appel� pour savoir si elle avait manqu� � la famille.
Que veux-tu dire?
Erlone, je ne sais pas � quel jeu tu joues,
mais tu mens depuis que je suis entr� dans cette pi�ce.
Dis-moi d'abord que tu n'�tais pas ivre la nuit derni�re,
alors tu me dis que tu l'�tais.
Alors tu me dis que tu n'as pas vu mademoiselle Dalton hier soir,
alors tu me dis que tu l'as fait.
Alors tu me dis que tu l'as ramen�e � la maison
et puis tu me dis que non.
Je vais te donner une chance de plus.
Dites-moi o� est mademoiselle Dalton !
Je ne sais pas!
Tr�s bien, mon gar�on, tu l'as demand�.
Tu ne me parleras pas, je t'emm�nerai
o� ils font parler des gens comme vous.
Vous voulez dire que vous m'arr�tez.
Qu'est-ce que tu penses?
Et l� o� tu vas, les nuits sont assez fra�ches,
alors tu ferais mieux de te rhabiller.
Quel est le probl�me, plus grand?
� quoi tu penses?
De comment nous vivons et comment ils vivent.
Laisse-les faire � Dieu, fiston.
Dans son royaume, tous les hommes sont �gaux.
Ouais je sais.
Mais nous ne vivons pas l�-bas.
Tu sembles inquiet � propos de quelque chose, fiston.
Vous n'aimez pas votre nouveau travail ?
Bien s�r, je sais que ce n'est pas ce dont tu r�vais,
mais tu travailles dur.
Quelque chose de bien va arriver.
Dieu r�compense toujours ceux qui attendent.
Maman, o� sont les enfants ?
Plus grand, �a rend mon c�ur heureux
de t'entendre poser des questions sur la famille.
Ce travail te fait beaucoup de bien.
Vera va au cours de couture
et mon pote vend ses papiers.
Cet enfant a bien chang� depuis que vous avez commenc� � travailler.
Mon pote n'a pas de p�re,
et il adore simplement le sol sur lequel vous marchez.
Fiston, ne fais jamais rien pour que mon pote ait honte de toi.
Tu pars?
Je croyais que tu avais dit que tu �tais libre jusqu'� ce soir ?
Je voulais te cuisiner quelque chose de bon.
Oh je comprends.
C'est encore cette bessie.
A bient�t, maman.
Ne travaillez pas trop fort.
Pas de g�n�ral non plus ?
Ont-ils pris votre uniforme ?
Ils l'ont mis � la retraite
apr�s 20 ans de bons et loyaux services.
Vous avez vu bessie quelque part ?
Donnez-moi un dollar, je vous dirai o� elle est.
Eh bien, plus grand,
tu sais que je te l'aurais dit pour rien.
Elle est au palais.
OK, les gars, je dois me d�brouiller.
Mon Dieu, bessie, ton coeur.
Pourquoi n'accordes-tu pas une pause � Ernie ?
Il t'en a donn� un.
�coute, Lola, arr�te de faire des courses pour Ernie.
J'essaie seulement de t'aider, esp�ce de drogu�.
Tu veux continuer � chanter, n'est-ce pas ?
Alors devenez sage et jetez le corps.
Mon petit ami a un travail et si Ernie se rafra�chit,
Je me prom�ne, tu vois ?
C'est ton enterrement, ch�rie.
Salut, plus grand !
Oh, bonjour, plus grand!
Je te vois, Bess, je dois y aller !
Jolie, n'est-ce pas ?
Si d�licat.
Rappelez-vous, mademoiselle Mary me l'a donn� hier soir.
Elle vit toujours.
Je ne supporte pas ces choses.
�tes-vous fou?
-Pas de chance, peut-�tre. -Quel?
�coute, je dois te parler.
- Qu'y a-t-il, ch�rie ? - Je ne peux pas parler ici.
Allons � l'arri�re.
Comment quelqu'un peut-il �tre aussi cruel
� une fleur si d�licate ?
Oh ouais?
Tu ne ferais pas de mal � une fleur,
mais tu volerais un centime des yeux d'un mort.
Plus grand, tu ne t'es pas fait avoir
dans un d�sordre, avez-vous?
�coute, si je devais me d�brouiller,
Voudriez-vous venir avec moi si je partage la p�te ?
Deux whiskies.
Si tu m'emmenais avec toi, tu n'aurais pas � te s�parer.
D'accord, mais c'est pour la vie ou la mort.
Pour les donjons, tu vois ?
Tu me fais peur, plus grand, qu'as-tu fait ?
Cette fille o� je travaille...
Je savais que c'�tait cette fille, je le savais.
Pipe vers le bas !
Que pensez-vous que c'est, une �glise?
Et cette fille ?
Elle a fini de s'enfuir avec un mec.
Erlone, il est dans la politique, les syndicats et tout.
- Enfui ? - Hein?
Ouais, enfuie, elle est folle !
Personne ne sait o� elle est.
- Ils la cherchent. - Qu'est-ce que tu vas faire?
Ils pourraient penser qu'elle a �t� kidnapp�e, tu vois ?
Plus gros, c'est fou.
Nous pouvons dire que nous l'avons fait, bien s�r,
�crivez-lui, demandez de l'argent et obtenez-le aussi !
- Tu vois, on encaisse... - Mais elle viendra !
Elle ne le fera pas.
Plus grand, comment savez-vous?
Je sais juste.
Bigger, tu sais o� est cette fille.
Oublie o� elle est, elle ne se montrera pas, c'est tout.
Je suis idiot de ne serait-ce que t'�couter.
�coute, on peut avoir 10 000 $.
On lui demandera de laisser l'argent quelque part.
Ils veulent r�cup�rer la fille.
Bigger, as-tu fait quelque chose � cette fille ?
Tu dis �a encore et je te gifle.
Tiens, bois-le.
Plus gros, tu n'aurais pas d� le faire.
La police sera apr�s nous.
Nous serons pris.
Ne m'oblige pas � faire �a, plus grand.
Ils ne penseront pas que nous l'avons fait.
Ils penseront que nous avons trop peur.
Ils pensent que c'est Erlone qui l'a fait, ils l'ont d�j� dit.
J'ai peur et j'ai froid, j'ai l'impression qu'il fait nuit.
Et je suis perdu.
Allez, sortons d'ici.
Une...
Deux...
Trois.
Le troisi�me, celui juste en face
de la pharmacie, vous voyez?
- C'est le b�timent. - Mais plus gros, je...
Je veux que tu sois dans cette fen�tre du milieu
au dernier �tage demain soir.
Ils vont jeter l'argent de la voiture ici.
Comprendre?
Allez, je vais vous montrer.
Nous serons pris, je le sais.
La police surveillera.
Je travaille dans la maison o� ils habitent !
S'ils envoient quelqu'un pour surveiller, on ne touche pas � l'argent, tu vois ?
S'il vous pla�t, plus grand.
Je veux que tu sois l� demain soir,
vers 11 heures, une voiture arrive en faisant clignoter ses phares.
Lorsque vous voyez cela, clignez des yeux trois fois avec ceci.
La lettre va lui dire
jeter un paquet hors de la voiture.
Obtenez ce paquet,
Parce que l'argent va �tre dedans !
Plus grand, s'il te plait, je ne veux pas mourir.
Qui parle de mourir ?
On va chercher l'argent et on s'en va quelque part.
New York, Harlem, Canada, peut-�tre !
Trouvez-moi un .38 et des balles.
Je veux �tre pr�t si quelque chose glisse.
Demain matin, ils recevront ma lettre.
Je vais le mettre sous leur porte moi-m�me.
Dis, mon gar�on !
Es-tu le gars qui a conduit Miss Dalton
- et erlone ici ce soir-l� ? - Oui Monsieur.
Dis, est-elle vraiment aussi jolie que �a ?
Oui, monsieur, c'�tait une brave dame.
Eh bien, pourquoi dis-tu qu'elle l'�tait ?
Je veux dire, elle m'allait bien, monsieur.
Eh bien, que pensez-vous qu'il lui est arriv� ?
Je ne sais pas, monsieur.
Ils l'ont peut-�tre kidnapp�e.
Kidnapp�, hein ?
Je veux t'interviewer plus tard.
Je veux peut-�tre l'angle du chauffeur
sur cette histoire.
Henri, est-elle vivante ?
Oui, Helen, elle est vivante.
- -Dieu merci. - Dis � Britten de venir tout de suite.
Oui Monsieur.
Ils demandent une ran�on de 10 000 $.
- Ils le veulent ce soir. - Donnez-leur !
Donnez-leur tout ce qu'ils veulent!
Je veux r�cup�rer mon pauvre enfant !
Des nouvelles, M. Dalton ?
Oui, tu avais raison, Britten.
Une note de ran�on.
C'est Henry Dalton qui parle.
Je veux parler au commissaire Holmes tout de suite.
Elle est donc vivante.
Dans quel lit l'ont-ils trouv� ?
Honte � toi.
Aw, sortons de ce joint.
Parce que nous sommes ivres et app�t�s.
Allez, les gar�ons, allons-y.
Si vous me demandez, c'est une astuce politique.
Britten s'en sert pour salir Erlone.
Ouais?
Alors qui a envoy� la note?
La fille ou Erlone ?
Les gar�ons, juste un instant.
M. Dalton est pr�t � faire une d�claration.
Je vais te demander de faire quelque chose,
et c'est tr�s important.
Veuillez l'�couter.
La fa�on dont vous g�rez cette affaire
peut bien signifier la vie ou la mort
� quelqu'un de tr�s proche de cette famille.
Je tiens � vous informer que ma fille, Mary Dalton,
a �t� kidnapp�.
je viens de t�l�phoner � la police
et demand� que M. Jan erlone soit lib�r� imm�diatement.
Je veux qu'on sache que je ne souhaite pas
de porter des accusations contre lui.
J'annonce ici publiquement
que je m'excuse pour son arrestation.
Quand est-ce arriv�?
On pense que c'est arriv� hier soir.
Que demandent-ils ?
Ils r�clament 10 000 $.
Avez-vous d�j� eu des nouvelles de votre fille ?
Non, pas directement,
mais nous avons re�u une lettre des ravisseurs.
C'est la lettre dans ta main ?
Oui, c'est la lettre.
Allez-vous payer la ran�on ?
Oui, je vais le payer.
Messieurs, vous pouvez sauver la vie de ma fille
en disant dans vos papiers que je paierai comme indiqu�.
Dites aux ravisseurs � travers vos papiers
que je n'appellerai pas la police.
Bonjour, laissez poste de police de rue?
Bonjour Sid, c'est Joe.
�coute, je suis chez les Dalton.
Ouais, dis � Erlone que le vieil homme
a demand� sa lib�ration.
Il s'excuse.
Ouais, c'est un boulot arrach�.
Oui, ran�on !
Il dit qu'il va payer !
Dites-leur qu'ils obtiendront ce qu'ils veulent.
Mais pour l'amour du ciel, rendez la fille de M. Dalton.
- Vous avez une id�e de qui ils sont ? - Je n'en ai pas.
- Pouvons-nous voir la lettre? - Non, j'ai �t� pr�venu
de ne pas le rendre public.
Quoi?
Il dit qu'il peut prouver qu'il n'�tait pas l� ?
Ouais.
D'accord, je t'appellerai plus tard.
H�, je viens d'appeler la police.
Erlone �l�ve Cain et dit qu'il ne sortira pas de prison.
Dit qu'en restant o� il est,
il prouve qu'il n'a rien � voir avec �a
ou tout autre enl�vement.
Ouais, et il dit qu'il va poursuivre M. Dalton
pour fausse arrestation.
Il pr�tend qu'il a une douzaine de t�moins
qui jurera qu'il n'est pas venu ici cette nuit-l�.
Ne pars pas, plus grand, je veux te parler.
- Vous avez menti � propos d'Erlone ? - Non monsieur!
Erlone pr�parait un alibi, c'est tout.
Eh bien, quelqu'un ment.
Ouais, et c'est Erlone qui ment.
Et nous pouvons le prouver avec ce gar�on
qui l'a conduit ici en voiture.
En fait, la premi�re fois que j'ai parl� � Erlone,
il a admis qu'il �tait ici!
Allez, plus grand.
Le gang de travailleurs exige une ran�on de 10 000 $
pour le retour en toute s�curit� des millionnaires.
La victime est la ch�rie du dirigeant syndical
qui a �t� vu pour la derni�re fois avec elle.
L'affaire est interpr�t�e comme une agression subversive
contre la propri�t� priv�e.
Compris, Charlie ?
Ne pleure pas, tout ira bien.
Viens t'allonger.
Vous avez un t�l�phone ici ?
- Oui Monsieur. - Oh merci.
Eh bien, voici mon vieil ami de couleur.
Tu aurais d� �tre d�tective, mon gar�on !
Tu avais raison!
Oh, tire.
C'�tait un enl�vement !
Il fait chaud ici.
Dis, tu ne penses pas que le vieil homme
m'enverrait-il un petit verre, n'est-ce pas ?
On dirait que vous pourriez en supporter un vous-m�me.
Allez, assieds-toi.
Et que penses-tu de toute cette excitation, mon gar�on, hein ?
Juste entre vous et moi, c'est un travail d'amateurs.
Mince, ils auraient pu demander 100 000 $ et l'avoir,
et ils demandent 10 000 $.
L'alimentation des poulets.
Regarde ici, mon gar�on.
Tu dis qu'Erlone �tait l� cette nuit-l�
et il dit qu'il ne l'�tait pas.
Tu es le h�ros dans tout �a,
et je vais te mettre en premi�re page !
Au fait, Erlone �tait-il vraiment l� ce soir-l� ?
-Oui Monsieur. - tu l'as vu ici ?
Oui, monsieur, je l'ai conduit et mademoiselle Dalton ici
dans la voiture.
Ils ont d� la tuer alors, vous ne pensez pas ?
- Ils doivent avoir, monsieur. - Qui?
Les ravisseurs. -droit.
Eh bien, maintenant que nous sommes tous les deux d'accord sur le fait qu'elle est morte,
supposons que je l'aie tu�e.
Eh bien, qu'est-ce que je ferais?
Dis, que se passe-t-il ici ?
Nous t'attendons.
Juste une minute, les gar�ons, regardez ceci.
Laisse-moi voir, oh, ouais, j'ai besoin d'argent pour m'enfuir.
J'�crirais une note de ran�on, collecterais l'argent
avant de d�couvrir qu'elle avait �t� assassin�e.
N'est-ce pas, plus grand ?
Qu'y a-t-il, farley, tu me parles
- comme si vous aviez le dts ! - Que ferais-tu, mon gar�on ?
Arr�te de taquiner ce coon, tu vas lui faire peur !
D'o� vient toute cette fum�e ?
Je pense que ce gar�on essaie de tous nous faire sortir d'ici !
H�, voyons ce qui se passe l�-bas.
Qu'est-ce qu'il y a, mec, tu as peur ?
O� vas-tu, plus grand ?
Farley, tu as vraiment secou� ce gamin !
Oh, ce gar�on a peur facilement.
C'est d�licieux!
Continuons le plaisir.
Allez, les gars !
Pourquoi ne t'occupes-tu pas de la fournaise, mon gar�on ?
Quand j'ai vu cette fum�e,
Je pensais que la maison �tait en feu !
H�, laisse ce gar�on tranquille !
Ne perturbez pas le spectacle !
Et maintenant nous avons un corps dont nous devons nous d�barrasser,
aucune trace, personne ne sait jamais.
L'enterrer ?
Non, c'est trop difficile.
Quelqu'un pourrait vous voir !
Eh bien, que feriez-vous avec le corps?
Je te le dirai! Feu!
Ouais, c'est ce que je ferais.
Je br�lerais le corps,
dans un four comme �a, par exemple.
N'est-ce pas, plus grand ?
Vous ne pensez pas �tre all� assez loin ?
Ce gar�on va s'�vanouir !
Pourquoi ne sortez-vous pas ces cendres, plus grosses ?
Ce feu est vraiment bouch�, il y a de la fum�e partout.
Alors vous divertissez les hommes de journaux !
Eh bien, il y a un temps pour tout !
Je vais le faire.
Eh bien, bougez-vous et faites-le!
Si vous ne savez pas comment fonctionne ce four,
Je vais te montrer.
Allez, les gars, le spectacle est termin�.
Pas de rancune, plus grand.
Allez les gars!
Essayons.
Dire.
H�, h�, les gars, attendez une minute !
- Qu'est-ce que c'est? - Regarde �a.
- Un os! - Et alors?
Laisse moi voir �a.
C'est une vert�bre.
�a vient d'un corps.
- Un corps humain ? - Ouais, un corps humain !
�tes-vous s�r? Laissez-moi voir.
C'est une boucle d'oreille !
Et une bague !
Mon dieu, c'est la boucle d'oreille de mademoiselle Dalton !
O� est ce gar�on ?
On dirait qu'il est parti.
Mais pourquoi l'a-t-il fait ?
Une fille blanche morte, le n�gre court.
Que pensez-vous arriv�?
Ouais, il est parti, on ferait mieux d'�tre britanniques.
Bien s�r, nous a jou� pour des ventouses.
Jumpin 'Jupiter.
Je vois tout maintenant.
Ce gar�on de couleur savait que nous recherchions des radicaux,
et il nous menait par le nez dans chaque mot qu'il disait.
Oh, mon gar�on, �tions-nous stupides.
Dites, Britten, laissez-moi voir cette demande de ran�on.
Je parierais mon dernier dollar
que ce n�gre a �crit cette chose.
Ouais, et le vieux cerveau ici cherchait des rouges.
Tais-toi, ce n'est pas dr�le.
Donnez-moi le capitaine Summers.
Je suppose qu'il est daltonien.
Capitaine Summers, c'est Britten
chez les Dalton.
Envoyez une recherche dans toute la ville pour trouver un Thomas plus grand.
Voici sa description : N�gre, 25 ans.
Bessie !
Quel est le probl�me, plus grand?
- Ils sont apr�s nous ! - La police?
Allez, apportez deux couvertures !
D�p�chez-vous, d�p�chez-vous!
- Vous avez l'arme ? - Ouais.
Allez!
On va se faire prendre, je le sais.
Ils ne nous auront pas.
La premi�re qu'ils feront en me cherchant
va dans ta chambre, je devais t'amener ici !
Qu'est-il arriv� ? O� est cette fille ?
- Elle est morte. - Oh mon Dieu!
Mais je n'abandonnerai pas, ils doivent se battre pour moi.
Tu m'as dit que tu n'allais jamais tuer.
Je n'ai pas tu� !
C'est la v�rit� si jamais j'ai dit la v�rit� !
Vous l'avez tu�e.
Oublie cette fille, on doit penser � nous !
S'ils te trouvent ici,
tu vas pleurer et tout dire.
Allez!
Donnez-moi le pistolet.
- Allez. - Plus gros.
Tu es fou.
C'est le premier endroit o� ils vont chercher !
Ils se souviendront que tu as dit de laisser l'argent de la ran�on ici.
Tais-toi, je sais ce que je fais.
Je vais me cacher ici parce qu'ils pensent
J'ai trop peur de venir ici.
Je suis plus intelligent qu'eux, allez !
Quel est le probl�me?
Que se passe t-il ici?
Que voulez-vous ici?
�coute, si tu sais ce qui est bon pour toi,
tu nous diras o� se cache ton fils.
Plus gros?
Pourquoi le veux-tu ?
Il travaille, il n'a pas de probl�me !
Oh ouais? Nous le cherchons
sur chaque bloc de cette ville.
Il a viol� et tu� une fille blanche l� o� il travaille.
Non non!
Bigger n'a rien fait de terrible comme �a.
Il ne ferait pas �a � sa pauvre vieille m�re.
Bigger n'a tu� personne !
Ne dis pas �a de mon fr�re,
Je vais te tuer, je vais te tuer !
Calme-toi, fils.
Ouais, ce gar�on est un ange !
Il fabrique des armes � la maison !
Monsieur, plus gros c'est pas mal.
Ce sont les gens avec qui il court
qui l'a induit en erreur.
Si vous savez o� est votre fils et que vous ne le dites pas,
tu es aussi coupable de meurtre !
Si je savais o� il �tait,
Je ne le dirais jamais � des gens comme toi.
C'est cette fille qui lui a caus� des ennuis.
- Quelle fille? - Bessie mear, c'est une chanteuse.
Vous savez o� elle habite ?
- Dans le... - Ferme ta gueule, Vera.
Ces hommes ne sont pas nos amis.
D'accord, nous le trouverons !
Nous le faisons toujours.
Ne pleure pas, maman.
Peu importe ce qu'il arrive,
nous devons garder notre famille ensemble.
Pr�parez-vous, les enfants,
nous avons rendez-vous avec dieu.
Nous allons � l'�glise.
Tu rentres chez toi, ce gars l�-haut est recherch�
pour viol et meurtre.
Vas-y, rentre chez toi, et ne te m�le pas
dans quelque chose comme �a, continuez!
Dis, tu penses suivre la m�re
nous conduira � Thomas?
Ne soyez pas na�f.
Le chef garde l'angle de mears pour lui !
La politique, et on doit suivre la m�re.
Eh bien, les commandes sont des commandes.
S'appuyant sur le bras �ternel
quelle camaraderie
quelle joie divine
appuy� sur tes bras �ternels
amen!
Quelle b�atitude
quelle paix est la mienne
s'appuyant sur les bras �ternels
pench�, pench�
s�r et s�curis� de toutes les alarmes
pench�, pench�
s'appuyant sur les bras �ternels
notre p�re c�leste,
J'invoque ton saint nom ce soir,
implorant de l'aide.
Mon fils a de s�rieux ennuis, seigneur.
Et ici � genoux,
Je vous supplie de baisser les yeux.
Aies piti�...
Et aidez-moi � sauver mon premier-n�...
Qui s'est �gar� jusqu'ici
du pli.
Le soleil ne brillera plus pour nous.
Oh, viens manger.
Plus gros,
Tu as froid!
Vous tremblez !
Oh, ce n'est rien, mais cette chemise blanche fait de moi une cible.
Laisse-moi t'acheter un pull.
Non, non, trop dangereux.
Plus gros,
pourquoi as-tu tu� cette fille ?
Je ne voulais pas.
Je ne pouvais pas m'en emp�cher.
Qu'est-il arriv�?
- J'�tais dans sa chambre. - Sa chambre?
Pourquoi es-tu all� l�-bas?
Elle �tait ivre, elle s'est �vanouie.
J'ai d� la porter jusqu'� sa chambre.
Elle me l'a demand�.
Je l'ai mise sur le lit.
Puis sa m�re aveugle est entr�e
avec sa main tendue comme �a.
J'avais peur que sa m�re le d�couvre
J'�tais dans la chambre et j'ai pris un oreiller
et je l'ai mis sur le visage de la fille.
Je voulais qu'elle se taise.
Quand sa m�re est sortie, j'ai enlev� l'oreiller, et...
La fille �tait morte.
Vous l'avez �touff�e.
Oui, mais je ne voulais pas !
Pourquoi n'as-tu pas dit � sa m�re ce qui n'allait pas ?
J'�tais effray�!
Effray�!
Toute ma vie j'ai entendu parler d'hommes noirs tu�s
� cause des filles blanches, et j'�tais l�.
Je devais me d�barrasser du corps.
Je l'ai emmen�e en bas au sous-sol,
et mettez-la dans la fournaise.
L'a br�l�e.
Plus gros, ils diront que tu l'as viol�e.
Ils disent que tous les hommes noirs font �a, donc �a ne fait aucune diff�rence
si je l'ai fait ou si je ne l'ai pas fait.
Ch�rie, laisse tomber.
Cela pourrait faciliter les choses.
Oh, non, je ne ferai jamais �a !
Je n'aurais pas d� t'amener ici.
Que vas-tu faire de moi ?
Je ne sais pas.
Donnez-moi une autre bouteille.
Quand tu entres dans cette pharmacie,
assurez-vous qu'il n'y a personne.
Assurez-vous que personne ne vous suit !
- Bonsoir Miss. - Bonsoir.
Je veux une bouteille de Schenley's,
et un de ces pulls l�-bas.
Quelle taille?
- Moyen. - Pour toi?
Ouais.
Une r�compense de 10 000 $ est offerte
pour la capture du plus grand Thomas,
n�gre violeur et meurtrier
qui est traqu� par la police
dans tous les quartiers de la ville.
Le crime brutal de Thomas a caus� plusieurs
et organisations patriotiques
de s'unir aujourd'hui pour offrir la r�compense de 10 000 $.
Thomas, il y a deux jours, dans l'emprise
d'une passion sexuelle engourdie par le cerveau
ma�tris� Mary Dalton,
l'a assassin�e, puis a fourr� son corps dans une fournaise rugissante
pour d�truire les preuves de son crime.
Il a �t� r�v�l� que Mary Dalton avait �t� d�capit�e...
Si je savais o� il �tait,
Je le remettrais s�rement � la police,
et je refuserais la r�compense.
C'est ce que tu voulais?
Ouais, c'est combien ?
Huit dollars.
Un immense cordon policier
a �t� amen� sur le c�t� sud,
la zone o� le plus grand Thomas a �t� vu pour la derni�re fois.
On croit qu'une r�compense de 10 000 $
assurera la capture du n�gre
avant que de nombreuses heures se soient �coul�es.
Dans le monde entier,
il n'y a pas de meilleure cigarette que Lucky Strike !
Et pour te donner cette cigarette plus fine,
la chance paie plus!
- Quel est le probl�me, snippy ? - J'ai un bon tuyau !
- Eh bien, renverse-le. - —Je sais o� plus grand Thomas
et sa petite amie se cachent.
O�?
Qu'en est-il de la r�compense, est-ce que je l'obtiens ?
Allez, parle vite.
Au coin de la rue dans ce b�timent vide.
Entrer!
On dirait que nos tourtereaux ont vol� la Coop.
Ils t'ont certainement jou� un sale tour, snippy.
Je vois une chemise blanche, �a doit �tre lui !
Sortez, allez, les gars !
OK, suivons-le.
Les rapports sont que plusieurs hommes n�gres
ont �t� assaillis et s�v�rement battus
dans divers parcs des c�t�s nord et ouest aujourd'hui.
Une nouvelle sp�ciale vient de tomber.
La police vient de localiser l'immeuble abandonn�
o� le grand Thomas et sa copine se sont cach�s.
Lorsqu'il a �t� vu pour la derni�re fois, le grand Thomas s'enfuyait seul.
Par cons�quent, on pense que la jeune fille s'est �chapp�e
avant l'arriv�e de la police,
abandonnant le tueur � son sort.
Les renforts de police se retirent
d'autres parties de la ville
et se pr�cipita vers le c�t� sud.
Ouvrez l�-dedans !
H�, toi, ne respecte-tu pas au moins
une femme qui a un b�b�?
Ce n�gre n'est pas l�-dedans.
Vous autres, allez-y !
�coute, parce qu'un homme noir est un meurtrier,
- est-ce que cela nous rend tous coupables ? - Batte-le!
Et c'�tait cens� �tre mon jour de repos.
L�che cette arme, n�gre !
Abandonnez-vous si vous savez ce qui est bon pour vous !
Attention, il tire du haut du r�servoir !
Venez les gars, on va l'avoir !
OK, Paul, baptise-le.
Ne gaspillez pas d'eau sur ce n�gre, tirez-lui dessus !
Tais-toi, l�, je dirige �a.
Laissons la loi s'en charger.
Regarde, il grimpe sur ce panneau !
Bon, coupez l'eau !
Voir!
Regarde-le.
Tenez votre feu, les gar�ons!
Il est pi�g� l�-haut, et je le veux vivant.
Descendez, Thomas.
Vous allez attraper un rhume mortel l�-haut.
Eh bien, c'est un canard mort maintenant.
Il va faire chaud ce soir dans la vieille ville.
Dans le sud d'o� je viens,
on ne perd pas de temps � essayer un n�gre.
- On vient de le lyncher ! - Ouais?
Et nous d�pensons un quart de million de dollars
pour l'essayer dans un bel immeuble comme celui-l�.
Oui, et qui paie pour �a ?
Toi et moi,
et nous payons tous... Toi, et toi, et tous !
Ordre!
Commandez au tribunal !
Dites juste un mot, M. Dalton.
J'ai 500 amis l�-bas
�a va sortir ce raton laveur,
et le ficeler jusqu'au premier poteau t�l�graphique.
�a me rend malade d'entendre cet avocat
noircir le nom de ma fille.
Commandez au tribunal !
Je ne permettrai pas ces perturbations.
Monsieur le Procureur de la R�publique,
vous pouvez maintenant reprendre votre examen.
Maintenant, Mme Dalton, essayez de r�pondre.
Mary avait pr�vu d'aller � D�troit ce matin-l�.
Je l'ai entendue arriver tr�s tard,
et je voulais savoir ce qui s'�tait pass�.
Lui as-tu parl� ?
Oui, plusieurs fois,
mais elle n'a pas r�pondu.
N'est-il pas possible, Mme Dalton,
que votre fille �tait d�j� morte � ce moment-l� ?
J'ai cru entendre un murmure,
- une vue. - Je proteste!
Objection refus�.
J'essaie d'�tablir la pr�sence
du pr�venu dans la chambre du d�funt.
Vous n'�tes pas oblig�.
Cette confession sign�e contient l'admission
que ce gar�on �tait dans cette chambre,
et personne ne le conteste !
Nous avons plaid� coupable ici,
et la question est le degr� de cette culpabilit�.
Je soutiens que le bruit entendu par le t�moin dans cette pi�ce
�tait une protestation
venant de Mary Dalton alors qu'il subissait une attaque criminelle !
Objection!
Il n'y a pas un iota de preuve
- qui soutient votre argument. - Jetez cet avocat v�reux.
Le conseil de la d�fense a raison.
Cette affirmation ne figure pas dans l'acte d'accusation.
Votre t�moin, monsieur.
Madame Dalton,
quand tu te tenais pr�s du lit de ta fille,
avez-vous senti une forte odeur d'alcool?
Je m'y oppose, Votre Honneur !
Je pr�tends que Mary Dalton �tait ivre,
et que l'accus� devait la porter jusqu'� sa chambre
� sa demande !
Votre honneur, ceci a �t� une tentative
salir l'une des plus grandes familles de Chicago !
Votre honneur,
si le tribunal ne permet pas � Mme Dalton
pour r�pondre � cette question,
alors j'appellerai des t�moins
pour t�moigner des habitudes alcooliques du d�funt !
Vous pouvez r�pondre � cette question, madame Dalton.
Votre fille n'�tait-elle pas ivre ce soir-l�, Mme Dalton ?
Oui.
Tr�s bien, reviens.
- Reculez, l�, revenez. - Dis, qu'est-ce qu'il y a l�-dedans, mon pote ?
Ils viennent d'en finir avec Mme Dalton.
Maintenant, ils vont griller cet amant n�gre, erlone.
�a devrait �tre un bon spectacle, allons-y.
Reculez, revenez, allez, revenez !
M. Erlone, vous voulez dire vous asseoir et dire � ce tribunal
celui de votre libre arbitre...
N'ob�issant aux diktats de personne,
aucune coercition ou ordre d'un groupe ou d'un parti...
Tu veux nous dire
que tu d�fends ce meurtrier
quand il a tu� la fille que tu aimais,
et a essay� de te faire mourir pour son crime ?
Oui!
Je dis juste �a.
Et de plus, j'ai demand� � mon bon ami, M. Max,
venir ici et le d�fendre gratuitement.
Maintenant j'ai tout entendu.
Conduis, lumi�re bienveillante, que ton r�gne vienne.
Je ne veux pas para�tre noble,
mais je dois te dire ce que je ressens,
et tu peux en faire ce que tu veux.
�clairez-nous, M. Erlone.
J'essayais d'aider ce gar�on � �tre libre,
�tre un homme.
Pour moi, il n'y a pas de noirs ou de blancs,
et j'ai offert mon amiti� plus grande.
J'ai fait une erreur.
Oh, tu l'as fait, n'est-ce pas ?
Et cette erreur �tait de penser
qu'apr�s avoir maltrait� les gens pendant 300 ans,
Je pourrais marcher jusqu'au premier homme noir dans la rue,
lui serrer la main et lui faire sentir que tout va bien.
Je sais maintenant � quel point cette haine raciale est profonde.
J'aurais aim� que Dieu le sache alors.
Oh, tu regrettes ce que tu as fait, hein ?
Non, je ne regrette rien.
Et si Mary �tait vivante ici aujourd'hui, elle serait d'accord avec moi.
Pour son bien, je m'assieds ici et dis
J'ai gaff� en essayant de suivre
le plus noble �lan de mon c�ur.
Je suis pour le plus grand Thomas, il n'a pas � �tre pour moi.
J'�tais pour lui alors,
- et je suis pour lui maintenant. - C'est scandaleux !
Ces pamphlets que tu as donn�s au grand Thomas cette nuit-l�,
ils pr�nent l'�galit� raciale, n'est-ce pas ?
Oui, le genre de soci�t� en laquelle je crois,
il n'y a pas de noirs ou de blancs.
Oh, donc tu approuves les hommes n�gres
avoir des relations avec des femmes blanches, hein ?
Et peut-�tre avez-vous encourag� Thomas
avoir des intimit�s avec Mary Dalton ?
C'est au-del� de la d�cence !
� quel point, monsieur, le meurtre est-il d�cent ?
M. Erlone n'est pas jug� ici !
Le d�funt a apport� ce t�moin
en contact avec le pr�venu.
L'accus� a �t� influenc� par ce t�moin.
J'ai le droit de d�terminer dans quelle mesure
ce t�moin a incit� cet accus� au meurtre.
Monsieur le Procureur de la R�publique,
veuillez vous limiter aux questions juridiques en cause.
J'�tablis un mobile pour ce meurtre !
Non, tu ne l'es pas.
Vous essayez d'inculper une race de personnes !
Et vous essayez d'attaquer le parti politique.
Une jeune fille innocente
a �t� scandalis� et assassin�.
Votre Honneur, je demande la permission de m'adresser � la cour !
J'ai plaid� ce gar�on coupable
avec le droit, qui est le mien en vertu des lois de l'Illinois,
pr�senter des preuves de circonstances att�nuantes.
Mais, votre honneur,
J'accuse la mauvaise foi de la part de l'�tat.
Il a mis les n�gres en proc�s,
et plus grand Thomas est refus�
le droit d'�tre jug� en tant qu'individu.
Maintenant, apr�s m�re r�flexion,
Je retire mon plaidoyer de culpabilit�.
Et avec l'autorisation du tribunal,
J'inscris un plaidoyer de non-culpabilit�
au nom du grand Thomas.
- Ordonnance au tribunal ! - Vous ne pouvez pas dire
un meurtrier est coupable un jour,
et se retourner et dire qu'il n'est pas le prochain !
C'est du cynisme.
�tes-vous s�rieux au sujet de ce changement de plaidoyer ?
Je suis, votre honneur, je n'ai pas d'autre choix.
Le plaidoyer ne peut pas �tre modifi� !
L'�tat a accept� un plaidoyer
- de coupable. - C'est une question
au tribunal de trancher.
Il n'y a pas de pr�c�dent dans l'histoire de nos tribunaux
pour un tel changement de plaidoyer.
R�alises-tu
que votre changement de plaidoyer
prend la culpabilit� de l'accus�,
ou degr� de culpabilit�, hors de mes mains?
Je m'en rends compte, votre honneur.
Alors, je ne peux rendre qu'une seule d�cision
selon la loi.
J'ordonne maintenant qu'un jury soit constitu�.
Pourquoi, c'est une farce,
un gaspillage de l'argent des contribuables !
Si un proc�s avec jury est le seul moyen d'�tablir les faits,
alors je prendrai ce risque
malgr� un aveu sign� !
Le monde doit savoir ce que signifie ce proc�s !
Pardon.
Puis-je vous parler, monsieur?
Et qui �tes-vous?
Je suis un ami du grand Thomas.
Puis-je faire quelque chose pour l'aider ?
Tu sais o� est Bessie Mears ?
La police n'arrive pas � la localiser.
Ernie m'a fait la chercher,
mais je ne trouve ni peau ni cheveux d'elle.
Elle a d� quitter la ville.
C'est la chose la plus bizarre de toute l'affaire.
Cette fille a juste disparu dans les airs.
Je me demande o� elle est.
D'ailleurs,
que dit Thomas d'elle ?
Il ne veut m�me pas parler d'elle.
Si vous entendez parler d'elle,
donne moi une bague.
Merci Monsieur.
Dis, mon pote.
Vous souvenez-vous o� plus grand et sa copine se cachaient ?
Ouais, c'est dans un immeuble vide de l'Indiana.
C'est ce qu'ils disent dans les journaux.
C'est bien, lis toujours les journaux, fiston.
�coute, je veux fouiner par l� ce soir.
Je veux que tu viennes avec moi.
Si nous trouvons quelque chose, il y a 10 $ pour vous.
- Qu'est-ce que tu mijotes, cerveau ? - Ta gueule.
J'ai une intuition folle.
Je veux y jouer.
Fils, il n'y a qu'un seul chemin vers le salut.
Tu n'as qu'� te mettre � genoux
et dis tout � Dieu avec un c�ur humble,
et il t'entendra.
Promets-moi que tu prieras ?
Fils?
J'irai bien, maman.
Plus grand, si tu le dis,
Je vais en tuer quatre ou cinq pour toi.
Vas-y doucement, mon pote.
Tu dois �tre un homme maintenant, et ne pas pleurer.
Je ne pleure pas.
Personne ne me verra jamais pleurer !
Max �conomisera plus, Mme Thomas.
Il convaincra le jury et leur fera voir
comment cette chose est arriv�e.
Nous gagnerons ce combat, plus grand.
Je ne veux plus me battre, M. Jan.
Ils vont me tuer.
Je sais cela.
Laisse-moi tranquille.
�coute, plus grand, quand tu as tu� cette fille que j'aimais,
Je me sentais comme cette foule dehors.
Je voulais te tuer aussi.
Mais au fond de moi,
Je savais que �a ne r�soudrait rien.
Cela n'aurait signifi� que plus de haine et de meurtre
entre les noirs et les blancs,
et c'est ce que nous devons arr�ter
combattant c�te � c�te.
Eh bien, aucune trace de Bessie Mears, Panama.
�a n'a pas march�.
Zut, je dois �tre fou.
Devrais-je changer de marque, peut-�tre ?
Changer de marque n'aiderait pas, patron.
Ces flics ont inspect� chaque centim�tre de cet endroit.
On ne trouvera rien,
OK, mon pote, je suis un sportif.
Voici vos dix dollars.
Allons-y, hein ?
Tu avais raison, Panama.
Cette fille a d� prendre sa poudre d'�puisement.
- Dire_. - Ouais?
Vous savez o� vivent certains de ses parents ?
Je ne sais pas, patron, je ne sais pas.
Peut-�tre que sa logeuse vous laissera fouiller dans ses affaires.
Ce n'est pas une mauvaise id�e, Panama.
Vous devez rejoindre le FBI.
Allons voir sa logeuse.
Quel est le probl�me, patron?
Frappez une allumette, Panama.
J'ai failli me casser le dos.
Aidez-moi � sortir d'ici.
Ai-je vraiment le dts,
ou voyez-vous ce que je vois?
Bon dieu au ciel !
C'est elle!
C'est bessie !
C'est donc ce qui lui est arriv�.
Oh mon!
Tout ce que je fais est mauvais.
J'essayais seulement d'aider plus grand,
et maintenant ils diront qu'il a fait �a aussi.
Mademoiselle Mears,
Je comprends pourquoi ils ne t'ont jamais trouv�.
Ils cherchaient dans les caves et les placards,
et tu flottais au-dessus de leurs t�tes.
Gosh, j'ai eu mon scoop!
J'ai suivi mon intuition.
Allez, Panama.
Nous avons besoin d'un verre !
Nous avons besoin de deux verres !
Bonjour Max.
Farley parlant.
Regarde, voici l'affaire,
Je vais te donner la drogue sur la mears girl.
Je l'ai trouv�e!
Mais coupez-moi l'histoire � l'int�rieur.
Attendez une minute, ne vous excitez pas maintenant !
La fille est morte.
Ouais, elle a �t� pouss�e dans la cage d'ascenseur
de ce b�timent vide.
C'est pourquoi les flics ne l'ont pas trouv�e.
Je suis d�sol�, Max.
�a n'a pas l'air bon pour votre client.
Eh bien, qu'est-ce qui vous fait penser que plus gros l'a fait ?
N'importe qui aurait pu le faire.
Peut-�tre que ce pigeon de selles l'a fait.
Peut-�tre qu'il est tomb� sur elle et qu'ils se sont disput�s.
Peut-�tre, peut-�tre.
Si tu parles � Thomas,
et appelez-moi � mon bureau � 9h00.
Pendant ce temps, je vais v�rifier avec la police sur snippy.
D'accord.
Au revoir, mon pote.
Je pars travailler.
Une histoire.
Merci.
Je me souviendrai de toi tant que l'herbe poussera.
Qui a tu� Bessie Mears ?
Je l'ai fait.
J'attendais que �a vienne, M. Max.
Bon Dieu, mon gar�on !
Oui je l'ai fait.
Ce n'�tait pas difficile de tuer Bessie
apr�s avoir tu� cette fille blanche.
Eh bien, plus grand, pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?
Nous faisons face � un proc�s avec jury, et vous avez plaid� non coupable.
M. Max, vous savez qu'ils ne sont pas
va me tuer pour avoir tu� Bessie,
ils vont me tuer pour avoir tu� cette fille blanche.
Maintenant vous savez tout !
Vous connaissez la v�rit�.
Bigger, comment puis-je vous aider maintenant ?
Vous n'avez pas � m'aider, M. Max, rentrez chez vous.
Maintenant tu peux me d�tester comme les autres.
je ne te d�teste pas,
mais bessie t'aimait.
Comment as-tu pu la tuer comme �a, que s'est-il pass� ?
Je me cachais avec Bessie dans ce b�timent vide.
J'�tais fatigu�.
J'avais froid.
Je n'avais pas dormi depuis deux jours.
J'ai envoy� Bessie acheter une bouteille de whisky.
Je ne pouvais plus garder les yeux ouverts.
Puis je me suis endormi et j'ai fait un r�ve.
Puis j'�tais dans ce m�me cauchemar que j'avais chaque nuit
depuis que j'ai tu� Mary Dalton.
J'�tais � genoux sur un tas de charbon.
J'essayais de cacher un paquet
pour que personne ne le trouve jamais.
Il y avait quelque chose de terrible et de sanglant dans ce paquet.
Tout � coup la fleur que Mary Dalton a donn�e � bessie
est tomb� juste devant moi.
Vous ne pouvez pas l'enterrer ici.
Ils la trouveront toujours.
Regarde l�-bas
o� tout est blanc.
Mettez-la l�-bas.
Personne ne la trouvera jamais.
J'ai serr� cet horrible paquet dans mes bras,
et alla le cacher l� o� elle l'avait indiqu�.
Je marchais dans un grand champ de coton.
Autour de moi, tout �tait blanc.
C'�tait un bon endroit pour cacher le paquet.
j'�tais de retour � la ferme
o� j'habitais quand j'�tais petit.
Je me sentais libre et je n'avais plus peur.
J'�tais de retour � la maison.
Et il y avait mon p�re
les Blancs avaient tu� quand j'�tais enfant.
Je courus vers lui et tombai � genoux.
J'�tais si heureux que je pleurais.
Je savais que rien de mal n'allait plus jamais m'arriver.
Tout � coup, j'ai senti que ce n'�tait pas mon p�re
qui me tenait la main.
J'ai lev� les yeux et j'ai vu M. Britten.
Il avait trouv� le paquet et se moquait de moi.
Ah !
Non non!
Je me suis r�veill� dans la terreur.
J'�tais seul dans le b�timent vide.
Bessie �tait partie.
Bessie !
Bessie !
J'ai vu Bessie sortir de la pharmacie.
Puis j'ai vu ce pigeon de selle, snippy, venir d'une porte,
et regarde le b�timent dans lequel je me cachais.
J'ai compris ce qui se passait.
Bessie avait eu peur et m'avait d�nonc�,
tout comme elle m'avait trahi dans mon r�ve.
Peut-�tre que les flics m'attraperaient,
mais je devais la payer pour ce qu'elle avait fait.
Elle revenait pour s'assurer que je ne m'enfuirais pas.
Quel est le probl�me, plus grand ?
Je vais te tuer.
Plus grand, plus grand !
Plus gros!
Plus grand, non !
Je l'ai jet�e dans une cage d'ascenseur.
Je me suis dirig� vers l'escalier de secours.
J'avais tu� Bessie,
et s'�tait coup� de tout.
J'�tais libre de les affronter et de me battre avec eux.
J'allais vendre ma vie au prix fort.
C'est comme �a que �a s'est pass�, M. Max.
Maintenant, vous pouvez tout leur dire.
Bonjour?
Farley, c'est pour toi.
Merci, boucl�.
Bonjour?
Oh, bonjour, Max.
Eh bien, c'est quoi la drogue ?
- Quoi? - Il admet qu'il l'a tu�e ?
Ouais, mais je viens d'avoir une conversation avec snippy
en bas au si�ge.
Il dit que Bessie Mears n'a m�me jamais soup�onn�
qu'il les traquait.
Thomas a eu l'id�e que sa copine
et ce pigeon de selles, snippy, travaillaient ensemble.
Il pensait qu'elle restait avec lui
juste pour le livrer � la police.
�coute, Max, ce type a d� devenir fou.
Alors il a tu� cette pauvre fille pour rien.
On dirait qu'il vous a mis sur la sellette cette fois, M. Max.
Je me demande ce que je peux faire pour ce gar�on maintenant.
Ouais, la peur a hant� Thomas jusqu'� la toute fin.
Eh bien, Max, n'oublie pas notre accord.
Souviens-toi que tu m'as promis l'histoire int�rieure.
Que diriez-vous de quelques d�tails, hein ?
Alors elle ne m'a pas d�nonc�.
Elle s'est accroch�e � moi.
Elle �tait vraie !
M. Max, je vais mourir.
D'accord.
Mais j'esp�re que ce qui m'est arriv�
n'arrivera pas � un autre gar�on noir.
Non, plus grand, je continue ton affaire.
Je ferai tout mon possible.
�a ne sert � rien, M. Max, ils vont me tuer.
Mais je suis content de t'avoir connu avant de partir.
Je ne savais pas qu'il y avait des gens comme toi dans le monde.
Au revoir, plus grand.
je vais continuer � me battre
pour que les n�gres puissent vivre sans peur.
Je ne pleurerai pas quand ils m'emm�neront sur cette chaise,
mais je me sentirai en moi comme si je pleurais.
Monsieur Max,
dites � monsieur, monsieur... Dites � jan bonjour.
D'accord, plus grand.
Au revoir.
Au revoir, M. Max.
Un autre gar�on est parti
un gar�on que nous connaissons va mourir
il rentre � la maison ce soir
rencontrer un juge sup�rieur
qui peut regarder au-del� de sa peau,
et regarde dans son coeur
oh, seigneur, laisse la mis�ricorde pleuvoir sur lui
et laver ses p�ch�s.
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