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ACTUALITÉS UNIVERSAL
GUERRE AÉRIENNE AU-DESSUS DE LA CHINE
Cinq jours après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor,
Le Pentagone rappelle Les pilotes américains
qui se sont vaillamment battus pour préserver le territoire chinois
des attaques implacables de l'armée japonaise.
Qui reçoit ce message ?
Le général Claire Chennault et ses Tigres Volants
dont les unités mercenaires ont repoussé les bombardiers japonais
qui survolaient la Chine à leur recherche.
Un par un, ces vaillants Américains quittent la Chine
et rejoignent leur unité pour combattre dans le Pacifique Sud,
avec les remerciements de Tchang Kaï-Chek
et de tout le peuple chinois.
Je suis Greg Boyington, un de ces vaillants mercenaires,
sauf que j'étais encore en Chine,
pour tout dire, j'étais encore au lit,
victime d'un avion au carburateur usé.
Nous voulions quitter la Chine,
mais Chennault n'avait pas payé tout le monde et on attendait encore,
même si ça s'annonçait mal.
Greg, c'est moi, Freddy.
- Le Dr Richards vous a vus entrer ? - Ça va.
Il place les invités.
D'accord, allons-y. Ça va, Norm ?
Tu tiens debout, au moins ?
Je suis garçon d'honneur. Va falloir te porter toute la soirée ?
- C'est quoi, son problème ? - Il est sur les nerfs.
Je crois qu'il s'identifie à Charlene, le stress de la mariée.
T'as pas l'air en forme, Greg.
- Ça va aller ? - Ouais.
- Sérieusement, ça va ? - Oui, vous avez une bouteille ?
C'est parti.
CHINE, DÉÇEMBRE 1941 (10 JOURS APRES PEARL HARBOR)
COMBATTANTS VOLONTAIRES "LES TIGRES VOLANTS"
BOMBARDIER PRÊT
CIBLE PRINCIPALE ATTEINTE DANS 5 MN
PARÉ POUR LE LARGAGE
Mon équipier avait prévu un mariage de dernière minute
avec une indienne rencontrée à Calcutta.
J'avais accepté d'être son témoin.
Il n'est pas en état d'être déplacé !
Alors mieux vaut le laisser là.
Oui, jusqu'à ce qu'il dessoûle.
Chers amis, nous sommes ici
pour unir cet homme et cette femme par les liens du mariage.
Si quelqu'un ici a une raison de s'opposer à ce mariage,
qu'il parle ou se taise à jamais.
Je vous déclare mari et femme. Embrassez la mariée.
Fichons le camp d'ici.
Filez, Doc. Ça ira pour moi. Y a une tranchée.
Fichons le camp !
Où est-elle ?
- Derrière ce bâtiment. - C'est sûr ?
Elle est où, cette tranchée, Greg ?
J'aurais juré qu'elle était là.
- Le général me doit une fortune. - Je veux pas le savoir.
- Il me doit cinq Zéros. - Je veux pas Le savoir.
Et il me donne un coucou pas fichu de quitter le pont.
J'ai fait une bonne trempette.
Chennault ne payera que si les Chinois payent.
D'une façon où d'une autre, il me paiera.
Dites-lui que je veux le voir.
Comment ça va, fiston ?
Pour tout vous dire, général, je suis en colère.
- Vous n'êtes pas mort. - Mais je suis fauché.
Que faites-vous de la cause ?
Je suis réglo, on a un contrat. Vous me devez 500 S par Zéro abattu.
Vous m'en devez six.
Je n'ai pas cet argent.
Les chiens ne sont pas réglementaires.
Jetez-le dehors, si vous voulez.
Pas de chance.
- Ça suffit. - Je serai payé, Chennault.
Vous paierez, quoi qu'il arrive.
Quand je vous disais que Chennault était un escroc...
Je ne serais jamais venu si je n'avais pas eu des dettes
que je voulais rembourser.
Me voilà donc sans un sou et ficelé comme une dinde de Noël.
Un grade de major et mon propre service dans les Marines
mättendaient à Calcutta, à 800 km de là.
Je décidai de voler un avion et de décoller de cet endroit.
Allez. grimpe !
Qui a autorisé ce vol ?
LES TÊTES BRÛLÉES
Peu importe que ça vous plaise ou non.
- Vous êtes second lieutenant. - C'est une blague ?
J'ai lu vos états de service dans les Marines, Boyington.
On a failli vous renvoyer il y a 4 ans pour vous être soûlé et battu.
Soyez reconnaissant d'avoir un poste.
Pour ma part, je ne vous laisserais pas nettoyer les toilettes du camp.
Vous êtes trop bon !
On dit "monsieur".
Mon contrat a été conclu avec l'amiral Nimitz
et apprquvé par le Secrétaire d'Etat à la marine.
Je suis réincorporé comme major.
Pas de chance. C'est raté.
Pas du tout, mais vous n'êtes pas au courant.
Vos consignes sont arrivées
etje me suis permis de vous assigner un poste.
Vous serez à l'arrière des combats du Pacifique Sud,
sur une petite île, Espritos Marcos. Vous allez détester.
C'est le trou du cul du Pacifique.
Bienvenue à bord... lieutenant Boyington.
Major Boyington.
Débarrassez-vous de ce chien. Ce n'est pas réglementaire.
Prenez-le en sortant.
Il est enragé ?
Il déteste les cons.
Je suis le major Boyington, au service du général à Washington.
Je sais que ça semble bizarre,
mais la gouvernante du général est morte
et il a décidé qu'il voulait son chien dans le Pacifique.
Oui, je suis censé partir dans trois jours,
mais vous pouvez peut-être me trouver un vol plus tôt.
Pour être sincère,
je ne m'entends pas trop avec ce chien etj'aimerais rentrer.
C'est parfait.
Qu'il ne décolle pas. J'y serai dans 10 mn. Merci, sergent.
Major Boyington ?
Oui, j'ai perdu mes bagages à Honolulu.
L'organisation était nulle.
J'ai dû emprunter cet uniforme.
- C'est le chien du général ? - Exact. Il est beau, non ?
Ça oui ! Un vrai champion.
J'étais de retour dans les Marines et en route pour le Pacifique Sud.
LA GUERRE DANS LE PACIFIQUE
Les troupes japonaises ont battu les alliés, en nombre inférieur.
Avec cette défaite, le moral des Américains baisse
alors que les îles du Pacifique tombent une à une.
Guère mieux dans le ciel,
où les pilotes japonais, forts d'années de combat contre la Chine,
donnent du fil à retordre à nos pilotes inexpérimentés.
Nos ingénieurs travaillent
à un avion plus rapide et plus maniable,
pendant que les vifs Zéros fondent
sur nos courageux pilotes de combats surpassés en nombre.
L'avancée des Marines à terre
rend les combats aériens primordiaux.
La victoire dans le ciel garantira la victoire au sol
et une fin rapide des hostilités.
Sergent !
Je cherche le colonel Lard.
Deuxième baraquement.
Merci, sergent.
Vous commencez mal, Boyington.
Pourquoi ça, commandant ?
Vous êtes censé être un vrai as.
Six Zéros !
Mais j'en ai assez de serrer la vis à tous ces as.
Je n'ai pas besoin d'en avoir un de plus.
Surtout pas un poivrot allergique au règlement. Compris ?
J'ignore ce qu'a dit le colonel Matherson,
mais on ne s'est pas entendus, c'est tout.
Je voudrais bien démarrer ici.
Vous vous payez la tête de qui ?
Le rapport du transport aérien sur les arrivées.
J'ai un major Boyington à bord. Major !
Il est monté à bord à Calcutta.
Il rapporte son chien au général Moore depuis un village du Texas.
Ce ne serait pas vous, par hasard ?
Je peux voir ce rapport ?
Merci.
Tout ça doit être une erreur.
- Ah oui ? - Bien sûr.
Pour commencer, le général vient de Pennsylvanie et pas du Texas.
Je ne suis pas major
et il n'est pas réglementaire
d'importer un animal sans une autorisation militaire.
À votre place, je transférerais ça au QG du général
pour leur signaler le problème, si vous voulez bien faire.
Bien sûr que je veux.
Et comptez sur moi pour le faire.
Vous vous croyez vraiment malin ?
Quoi que je réponde, je m'attirerai des ennuis.
Écoutez bien, lieutenant.
Il n'y a que deux livres sur cette île
et ils régissent tout ce qu'on y fait. Vous savez de quels livres je parle ?
L'un d'eux doit être le Code des Marines.
Dans le mille. L'autre est le Code de la navigation.
Avez-vous déjà vu l'un de ces deux livres ?
Pendant mes classes, j'ai feuilleté le Code une ou deux fois,
mais je dois avouer que j'ai des lacunes.
Pour être franc, j'attendais un résumé.
On m'a dit qu'il faisait 1000 pages.
1256 pages.
Et chacune de ces pages va réglementer votre vie
ou vous pourrirez au trou.
Dehors. Présentez-vous à vos quartiers.
Vous êtes aux arrêts. Ça vous dit quelque chose ?
- Assigné à résidence. - Exact.
Jusqu'à ce que je sache qui se moque de qui avec ce rapport.
- Rompez ! - A vos ordres.
Pentagone, bureau de l'amiral Nimitz.
Un appel de l'étranger pour l'amiral Nimitz.
L'amiral est en conférence. Qui le demande ?
- Qui est à l'appareil ? - Son fils, Ted.
Un instant, s'il vous plaît.
C'est primordial.
Pour vous, amiral.
Teddy ! Où es-tu, fiston ?
Excusez-moi, amiral ?
- Qui est-ce ? - Greg Boyington à l'appareil.
On m'a dit que c'était mon fils.
J'ai dit à votre aide de camp que j'appelais de la part de Ted.
Où est-il ? Est-ce qu'il a reçu les biscuits de sa mère ?
Bien sûr, monsieur. Un peu en miettes, mais délicieux.
J'en ai même goûté un.
Vous vous souvenez de moi ?
Je vous ai écrit une lettre de Kumming.
On m'a répondu que je serais réintégré dans les Marines comme major.
Oui.
Votre ordre a dû être négligé.
On m'a nommé second lieutenant. Je devais vous le dire.
Si vous êtes à Kumming et Ted à Honolulu,
vous ne pouvez pas l'avoir vu.
C'est une longue histoire.
J'aimerais l'entendre.
Et c'est là qu'on m'a transféré à...
Ted était à...
On s'est vus dans le sud-est.
On a bu un verre avant que...
...en avril.
J'entends mal.
Pardon ?
Bon, que voulez-vous ?
J'ai été réintégré comme second lieutenant
etje préférerais être major.
Pourriez-vous régler ça ?
Vous êtes un as, n'est-ce pas ?
Pouvez-vous en parler à quelqu'un ?
Où êtes-vous ?
À Espritos Marcos.
J'enverrai une dépêche au général Moore.
Il rectifiera votre grade.
- Voyez son bureau demain matin. - Merci, amiral.
Et quand vous verrez Teddy, demandez-lui d'écrire à sa mère.
Comptez sur moi, amiral, mais Teddy est très pris par le...
Raccrochons, je ne vous entends plus.
Bonne chasse.
Où est le chien ?
C'est une poule mouillée, ce chien.
Qui êtes-vous ?
Hormis le fait que l'alcool n'est pas réglementaire,
vous avez mauvais goût.
- Ce truc est un tord-boyaux. - Et à part ça ?
Je viens du QG du général.
J'ai reçu un rapport sur vous du colonel Lard.
Vos états de services battent tous les records.
Très drôle, mais j'ai assez ri pour ce soir. Dehors.
Être plus aimable vous éviterait des ennuis.
Si je veux des conseils spirituels, je me soûlerai avec l'aumônier.
J'ai aussi lu que vous étiez l'un de nos meilleurs pilotes.
Vous avez descendu six Zéros avec Chennault.
Ce fut un plaisir. Etje vais vous mettre dehors.
Il y a 10 ans, ça m'aurait amusé,
mais aujourd'hui, j'aime autant user de mon grade.
Je suis le général Moore.
Très drôle.
C'est parti, rigolo.
Attendez, le rigolo se met à l'aise.
C'est pas vrai !
J'ai encore fait le coup.
À Betty Grable !
J'ai deux mots à vous dire, Greg.
Pour Lard...
La ferme.
Vous êtes sous ses ordres.
Lard est un con de première.
Quant à vous, vous êtes le roi des cons.
Vous pilotez votre bouche avec la cervelle au point mort.
Mais peut-être qu'au moment opportun,
je pourrai vous aider. Ce n'est pas sûr.
On verra ça.
Général, je suis un pilote de combat.
Vous en avez beaucoup de qualifiés ?
J'ai lu les rapports.
Vos bleus tombent comme des mouches.
Vous ne volerez plus, Greg, il faudra vous y faire.
Vous avez 35 ans. C'est trop pour un pilote.
Il faut des réflexes, au combat.
- Sauf votre respect... - Vous n'avez aucun respect !
Et c'est ce qui me plaît chez vous.
Tenez. Prenez ça.
C'est ça, mon chien ?
Mon chien ne serait pas aussi laid.
Gardez-le, si vous voulez. Je vous le confie jusqu'à mon retour.
Ah, j'oubliais...
J'ai reçu ça pour vous.
Je devrais pouvoir calmer Lard.
Et ne buvez plus cette saleté.
Un problème, major ?
Appelle-moi Greg, d'accord ?
Pas de problème. Je suis Larry Casey.
- Je suis arrivé hier soir. - Enchanté, Larry.
C'est pas la joie, hein ?
Cette paperasserie n'en finit pas.
Que font-ils de tout ça ?
J'en sais rien.
Je remplis ces demandes d'approvisionnement depuis 15 jours.
Si vous voyiez à quoi j'ai droit.
Ça peut pas être pire.
0h que si !
Je m'occupe des passages en cour martiale
pour le sud-ouest du Pacifique.
Alors ?
Je débarque etje suis censé mettre au trou
ces types qui étaient au combat.
Sans rire ? Fais voir.
C'est une grosse responsabilité.
Je n'ai pas la formation pour prendre ces décisions.
Je vais en parler au colonel Lard.
Attends un peu.
J'ai beaucoup d'expérience Ià-dedans.
- C'est vous qui devriez le faire. - Oui.
Larry, c'est ça ?
- Oui. - Je vais te dire.
Échangeons. Prends l'approvisionnement.
Je m'occuperai de ça.
- Je ne sais pas... - Moi, si. Laisse-moi t'aider.
Merci.
- Mais... - Salut, vous.
Je ne comprends pas. Pourquoi vous voulez...
On a le droit?
Que dirais-tu de sortir de ce trou pour intégrer une unité de combat ?
Je suis venu pour ça !
Je suis pilote, pas gratte-papier.
Je vais former une escadrille.
Excusez-moi, major, mais...
Il se trouve...
que j'ai quelques notions de protocole.
Pour commencer,
les majors ne peuvent pas former des escadrilles de combat.
Et les escadrilles sont formées au Pentagone.
C'est le protocole.
Je ne m'occupe pas du protocole.
Où allez-vous trouver vos pilotes ? Ils sont tous en poste.
Pas ceux-là.
Vous rigolez...
Ces types sont tous des cas.
Et moi aussi.
Ce type est un capitaine avec quatre victoires
et une tendance à puncher ses officiers supérieurs.
Jerry Bragg : footballeur au lycée, premier de sa promo de pilotes.
Buveur et indiscipliné... Coups et blessures.
Pas mal pour quatre mois de service.
Celui-là frappe les officiers et vole du whisky.
Un Marine comme je les aime ! Ses états de vol m'inquiètent,
mais on arrangera ça.
Pourquoi ils seraient ici ?
S'ils ne sont pas là, on n'en veut pas.
Votre attention, s'il vous plaît.
Écoutez !
Je suis le major Boyington.
C'est moi qui vous ai fait venir.
À l'appel, en rang devant le lieutenant Casey.
Second lieutenant Robert Anderson.
Lieutenant Donald French.
Lieutenant T. Joseph Wiley.
Lieutenant Robert Boyle.
Lieutenant Jerome Bragg.
Capitaine James W. Gutterman.
Second lieutenant Michael Swinson.
Second lieutenant Fred Josephson.
Gauche... Gauche...
À mon ordre. Gauche... Halte !
RÉSERVE D'APPROVISIONNEMENT DE LA BASE
ENTRÉE INTERDITE MALARIA
Je suis Greg Boyington.
Je suis censé décider qui passera en cour martiale
et qui retournera au combat.
Eh ! C'est mon whisky !
Lieutenant Wiley. T.J., c'est bien ça ?
Comment vous avez récupéré ça ?
Le lieutenant est aux arrêts pour avoir cassé le nez
d'un pilote de transporteur.
Il refusait de transporter 15 caisses de whisky
et il les a confisquées.
Je l'ai convaincu de partager avec moi.
Vous êtes au régime sec ?
Je forme une escadrille. Servez-vous.
J'ai lu tous les dossiers de cour martiale de la région.
Je vous ai choisis pour votre goût des ennuis
et parce que vous êtes les seuls au sol.
Ceux qui refuseront d'intégrer mon escadrille
seront recommandés pour la cour martiale.
Ceux qui accepteront seront engagés. Des questions ?
J'en ai une, major.
J'écoute.
Et si je te cognais ?
Tu te ferais casser les dents.
Ça ne changera rien pour moi,
vu que j'ai déjà tabassé un colonel à Sydney.
Alors un major...
Et un vieux, en plus.
- Et si je tentais le coup ? - Va savoir.
ENTRÉE INTERDITE MALARIA
20 sur le major.
Arrêtez, une quarantaine.
- N'entrez pas. - C'est une bagarre.
Ça suffit, major.
J'ai dit : "Ça suffit."
Amenez-le !
Lève-toi !
T'en veux encore ou t'en as assez ?
J'en ai assez.
Pas mal, pour un vieux.
Quelqu'un d'autre ?
Je ne sais pas pour eux, grand-père, mais je marche.
Et le Pentagone, Ià-dedans ?
Tu es accroc au protocole ?
Et les avions ?
Pour être franc, je comptais les voler.
Ça va pas être facile.
Tu marches ou pas ?
- T'as quel âge, d'abord ? - 35 ans.
J'ai jamais vu un pilote de combat de plus de 25 ans.
Maintenant, si.
Je vole encore bien mieux que je ne cogne.
Alors tu dois être un sacré pilote.
D'accord, grand-père. Je marche.
Tu passeras en cour martiale avant moi.
Vous allez bien vous amuser.
Comment ça ? Aucune présentation en cour martiale ?
Désolé, mon commandant. Je vois ça tout de suite.
Oui, mon commandant.
Non, mon commandant. Nous avons beaucoup de nouveaux
et il y a beaucoup de paperasserie.
Oui, mon commandant. Beaucoup.
Comptez sur moi.
Lieutenant, j'ai eu un appel du haut commandement.
Aucune des assignations
en cour martiale n'est passée.
Eh bien, c'est que...
Où sont-elles ?
Vous avez eu 10 jours.
Il s'occupe des ravitaillements.
Je me suis occupé des cours martiales.
- Boyington ! - Tout est en règle.
- Le commandement n'a rien reçu. - Il ne recevra rien.
J'attends votre explication.
Tout de suite, major!
J'ai désapprouvé les demandes de sanctions.
Vous ?
Combien ?
Toutes.
Vous avez
désapprouvé toutes les demandes de cour martiale
- des trois mois passés ? - C'est exact.
Vous blaguez ?
Non, colonel.
À mon avis,
si ces types remettent ça, il faudra sévir.
Mais d'ici là, pourquoi ne pas plutôt les remettre au combat ?
Vous êtes fichu.
Les Marines, c'est fini pour vous.
Trop, c'est trop.
Vous êtes fini.
Je vais vous renvoyer d'où vous venez !
Je n'ai pas de chance avec mes supérieurs.
Tu devrais accélérer les choses.
Tu as raison.
Si je pouvais refaire voler ces types,
je pourrais en faire la meilleure escadrille.
Ils avaient des tripes et c'est ce qu'il faut.
Mais je devais voler des avions avant de les voler eux.
Où les trouver ?
L 'endroit idéal était lé QG du général,
de l'autre côté de l'île.
Je vais localiser les escadrilles. Vois si tu nous trouves une base.
Un lieu isolé, mais qu'on puisse atteindre avec peu de carburant.
Si on est pris,
on ne verra pas la lumière du jour pendant 30 ans.
Et alors ?
J'ai passé mes meilleurs moments dans le noir.
Jim.
On doit quitter cette île d'ici 12h ou Lard nous tombera dessus.
C'est le temps qu'il lui faudra pour faire taper toutes les charges.
Allez, vas-y.
D'accord, grand-père.
Lieutenant, pourquoi est-ce que j'attends dehors depuis 45 mn ?
Excusez-moi, monsieur, je ne comprends pas.
Ce n'est pas vous qui avez remis le rapport médical de l'escadrille ?
Non, vous devez faire erreur.
Je n'ai pas toute la journée !
Vous vous fichez bien de mes ennuis.
Peu vous importe
que 20 pilotes de cette escadrille aient la fièvre jaune ou la malaria.
Désolé, je ne comprends pas.
Vous avez une escadrille qui rentre, non ?
Vous parlez de la 214 ?
Bien sûr que je parle de la 214 !
Vous voulez dire qu'il y a des cas de malaria parmi ces hommes, docteur ?
De quoi on parle depuis tout à l'heure, fiston ?
Eh bien, monsieur...
C'est la première fois que j'en entends parler.
Ce n'est pas une chose qu'on crie sur les toits. Si ?
Non, en effet.
J'ai besoin que tout soit en règle
pour qu'une escadrille entière soit emmenée en quarantaine par avion.
Etje suis pressé.
Je ne suis au courant d'aucune évacuation sanitaire,
monsieur.
C'est normal. Je dois voir le rapport de leur médecin
avant de dire s'il s'agit d'une malaria active tricyculaire
ou d'un cas d'hyper-jaunicite dormante qui imiterait une malaria.
Deux symptômes quasiment identiques...
sauf pour un œil averti.
Leur médecin a peut-être fait un mauvais diagnostic.
Pourriez-vous vous en occuper ?
Oui, monsieur. Bien sûr.
- Lieutenant. - Oui ?
Il me faut des formulaires vierges, si le diagnostic change.
Comment pourriez-vous changer de diagnostic
sans examiner le patient?
En comparant les toxines sanguines aux taux de globules blancs.
Beaucoup oublient.
Alors que cela nous ferait gagner un temps fou.
- Oui, je suppose. - vous avez bien raison.
Je vous sors les dossiers médicaux de la 214.
Le colonel Warfield est à Sydney. Prenez donc son bureau.
- Merci, lieutenant. - De rien.
- Comment ça s'est passé ? - Pas mal.
- Je nous ai trouvé une base pas mal. - Où ça ?
Sur une petite île à 100 km au sud. La piste n'est pas terminée.
Les Seabees ont interrompu les travaux avant la fin.
J'ai des photos aériennes.
On doit pouvoir décoller.
Avec des réservoirs de secours, ça devrait aller.
Ce sera juste, mais ça devrait aller.
Je ne sais pas, Jim.
T'as pas eu le meilleur,
ce qui en fait la base idéale.
Il y a un hôpital à moins de 5 km du bout de la piste.
Cet hôpital est le point d'entrée principal de tout le personnel médical
de sexe féminin.
Cette base commence à me plaire.
J'ai croisé 30 infirmières qui y étaient.
Leurs quartiers sont près de la plage.
On fait un Luau, ce soir ?
D'accord. Très bien.
Que Casey vole un camion et amène les hommes.
On décolle demain à 8h en avion médicalisé. Qu'il soit discret.
Non ? T'as trouvé des avions ?
Escadrille 214.
Il se trouve par chance que je suis le médecin officier en chef.
J'ai eu les dossiers.
Toute l'escadrille a la malaria.
La pire épidémie de toute ma carrière de deux heures.
J'ai fait le nécessaire pour mettre tous les pilotes en quarantaine.
- Tu penses rester major longtemps ? - Il y a 15 jours, j'étais lieutenant!
- Une seule question. - Envoie.
Et l'ordre de vol ?
Si le colonel Lard sait ça, on est morts.
J'y ai beaucoup pensé.
Un sacré bon whisky !
D'où il sort ?
J'ignorais qu'il y en avait sur l'île.
Eh bien...
Je préfère ne rien dire.
Il est volé.
Je vais vous dire.
Quand on m'a livré cette bouteille,
je me suis demandé
qui pouvait bien m'offrir une bouteille de whisky.
J'avais oublié que vous étiez là.
- A Dorothy Lamour. - Oui !
Comment ça va avec Lard ?
Super. Il veut me virer pour trahison.
Vous avez tenu plus longtemps que je n'aurais cru.
- Vous avez des plans, pour ce soir ? - Non.
Je pensais boire cette bouteille.
- Ça vous dit, un Luau ? - Un quoi?
Un Luau.
Un Luau ! Il y aura des filles ?
Trente infirmières. Et une caisse de whisky.
Vous me voulez quoi ?
Rien.
Vous ne m'aurez pas comme ça, Greg.
Laissez-moi une minute.
Le temps de retirer ces étoiles. Je me suis rendu à l'évidence,
les filles ne sortent pas avec un général.
On s'ennuyait à Vella La Cava.
Ça allait quand les Seabees étaient la,
mais après leur départ, c'était mort.
- Tiens donc. - Je vous assure.
On y a passé six semaines et les seuls gars étaient les toubibs.
Y en avait un bien,
mais pour 30 infirmières. Il fatiguait, à la fin.
Comment s'appelle-t-il ? J'y vais, je le saluerai.
Jim Reese, du Tennessee. Il était très mignon.
Et il sortait avec 30 infirmières ?
Peut-être pas 30. Je dirais une vingtaine.
Les infirmières adorent les médecins.
Venez voir un truc.
Attendez un peu.
Vous ne m'emmenez pas dans un coin ?
Mais non.
On se connaît à peine.
On nous a mises en garde contre les pilotes.
Pour tout dire, je suis un peu médecin aussi.
Vous êtes médecin ?
J'évite de les porter dans le camp,
parce qu'on arrête pas de venir me demander de l'alcool.
C'est pas un peu inhabituel, ça ?
- Un médecin pilote ? - C'est très rare.
Écoutez, si vous êtes médecin... Vous voyez ce que je veux dire ?
Ça change tout.
Je l'espérais bien.
Entre les infirmières et les toubibs, c'est pas pareil.
Comme si on appartenait au même club.
Vous avez raison.
Avec des réservoirs de secours,
je pourrais aller de Vella-machin-truc
à Bougainville
et revenir.
Je suis crevé, là. On est obligés de parler de ça ici ?
Je reconnais que nous avons besoin d'une escadrille.
Et si je vous disais que vous avez sous vos ordres
une escadrille qui rentre
15 jours en avance avec la malaria ?
Ces avions n'auront pas de pilotes pendant 15 jours.
D'accord. Et si c'était le cas ? Et les pilotes ?
C'est la question des pilotes ?
Bien sûr. Ils sont tous en mission.
Il vous faudrait 20 pilotes disponibles.
Très bien, général.
Si je trouve ces 20 pilotes sur l'île, j'aurai escadrille et missions ?
Il n'y a pas un pilote disponible sur cette île !
Laissez tomber !
- Erreur! - Où ça ?
Ici, là... Il y en a plein la plage.
Tous ces gars sont vos pilotes ?
Oui.
Le capitaine Gutterman est la pire catastrophe du Pacifique.
Plusieurs de ces officiers attendent la cour martiale.
Tous.
Enfin... attendaient.
Je les ai trouvés comme ça.
Chut. J'essaie de dormir, chéri.
D'accord, c'est ça !
En tout cas, ils sont
- disponibles. - Ils savent piloter ?
Cette bon sang d'escadrille sera la meilleure de tout le Pacifique Sud.
Dites oui etje vous promets un paquet de Zéros.
Je dois retenir Lard pendant 15 jours ?
Vous vous rendez bien compte que si vous ne battez pas tous les records
en 15 jours, ça sera fini pour vous ?
Tentez le coup.
Laissez-les tenter leur chance.
Quelle escadrille ?
La 214.
D'accord. S'ils rentrent en avance, vous avez 15 jours.
- On n'aura pas fait plus court. - Merci.
Vous avez un nom ?
- Celui qui leur ira le mieux. - Allez-y.
Les Têtes Brûlées.
J'ai pas envie d'en parler, T.J.
C'est oui ou c'est non ?
Mon infirmière en pinçait pour un toubib de Vella La Cava.
Ils vont se fiancer. J'allais faire quoi ?
Comment il s'appelle ?
- J'en sais rien. - Jim Reese ?
C'est ça, Reese.
Comment tu le sais ?
J'ai eu le même problème, mais j'ai bien manœuvre.
Je veux voir ce type.
ÎLE DE MUNDA
Les voilà.
Avant de pouvoir décoller,
je devais m'occuper de la 214.
Ces types n'avaient tué que des moustiques.
En six semaines de combat, ils avaient perdu six avions
et n'avaient pas descendu un seul Zéro.
Vous parlez d'un palmarès !
- Vous remplacez la 214 ? - Oui. Boyington.
Red Buell. J'aimerais savoir
pourquoi on doit rentrer voir le toubib.
- On aurait tous la malaria. - Je suis désolé.
On n'a rien et il restait 15 jours de combat.
Vous savez comment sont les gratte-papiers de l'arrière.
C'est ces gars-là, la relève ?
C'est eux qui sont malades.
Ils sont malades, mais ils veulent voler.
C'est ce qui fait des pilotes le fleuron des Marines.
Vous n'y croyez pas vraiment ?
Je suis censé vous escorter jusqu'au complexe hospitalier.
- Vous êtes prêts, major ? - On y va.
Dites-vous qu'au pire, vous aurez droit à un tour à Sydney.
Certains peuvent à peine voler. Prenez soin des autres.
Et si vous en plantez un, je vous démolis.
Bon rétablissement à tous.
On n'a rien ! Je n'arrête pas de le dire !
- Hé. grand-père ! - Quoi ?
Tu comptes pas me faire monter dans ce coucou.
On va décoller par paires.
Je décolle en dernier etje reprends la tête.
Formation serrée.
Vella La Cava est à environ 80 km au sud.
Seuls quatre d'entre vous ont combattu.
Gutterman, Anderson, French et Boyle.
Vous serez chefs de vol. Peu importe votre grade.
Pour ceux dont c'est la première fois,
entre ces coucous et ceux de vos classes,
il n'y a qu'une différence : le petit bouton sur le manche.
Si vous appuyez dessus, il tire de vraies balles.
Allons-y, les gars.
Bon. On ne nous laissera pas ces coucous très longtemps.
Il va falloir assurer.
J'ai appris des trucs en Chine.
On peut abattre ces Zéros.
Il faut juste savoir y faire, etje vais vous apprendre.
Commençons par apprendre à voler en formation.
Alignez-vous mieux que ça.
Une bonne assiette et on vole droit.
Gutterman, arrête de me coller, tu vas toucher mon aile.
On doit voler en formation serrée, T.J.,
Tu sais ce que c'est ?
C'est ma formation qui a été serrée. Je flippe à mort, dégage.
Accroche-toi à ton manche, ça ira !
Dégage de là, Jim. Je ne blague pas.
- Désolé. - Qu'est-ce que tu fiches ?
Tu m'as tiré dessus !
Excuse-moi.
- Ça va, Jim ? - Je ne sais pas. Attends.
J'ai des ennuis, Pappy. Mon aileron droit est foutu.
J'ai touché la gâchette par erreur. C'est sensible, ce truc.
Tu vas voir ta gueule, T.J. !
Quels sont les dégâts ?
Je me déporte sur la droite.
J'arrive à compenser un peu,
mais l'atterrissage va être dur.
OK. Gardez tous vos distances.
Je vois la piste. Et maintenant ?
Boyle et Anderson, montez nous couvrir à 10000 pieds.
Les autres, posez-vous et dégagez la piste.
Je faccompagne, Jim.
D'accord.
Bienvenue à Vella La Cava !
On va enfin s'amuser un peu !
On a des pilotes !
Fais un passage. Je reste à ta droite.
J'arrive pas à redresser. Je tente le coup.
Il s'est crashé. Allez le chercher !
Casey, réquisitionne une Jeep, il est à 10 km.
D'accord, Pappy. Je m'en charge.
Merci, mesdames. C'est par là.
- T'énerve pas, Jim. - Jimmy!
Je t'avais prévenu.
- J'ai 20 billets sur Jim. - Tenu. Et cinq de plus à 2 contre 1.
- Et toi, French ? - Je marche.
- Sur qui? - sur Wiley.
Casey, tu paries ?
- Je mets 20 billets sur T.J. - OK.
- Vous allez être basés ici ou pas ? - Bousille-Ie, T.J. !
Super.
- C'est gentil d'être passés. - Lequel tu préfères ?
- Le capitaine est mignon. - T'as 10 S ?
- Oui. - Assomme-Ie !
Je ne comprends pas.
Debout, il nous faut un vainqueur pour les paris !
Tu vas l'avoir !
Vous commandez ce cirque ?
Provisoirement.
Je vous informe que cet aérodrome sera interdit au personnel médical.
Compris ?
- J'ai besoin de soins médicaux. - Moi aussi !
Écoutez.
Il y a erreur. Ces hommes...
- Vous ne faites pas bonne impression. - Vous non plus, chérie.
Bienvenue à Vella La Cava, messieurs. Allons voir les quartiers.
- Casey, viens voir. - Oui.
Prends un homme et allez voir ce qu'il reste du zinc de Jim.
D'ici 8 jours, on aura un arrivage de chasseurs japonais à San Mintos.
Ils font la piste.
Nos bombardiers risquent de trinquer.
Économisez le carburant,
parce que le retour ne sera pas évident.
Si on tapait un ou deux réservoirs à Pelatau ?
J'ai des nouvelles de vos deux pilotes.
Le capitaine est juste commotionné,
mais le lieutenant est tombé du 2e en faisant le mur des infirmières.
Je l'ai mis dans une chambre pour l'examiner,
mais j'ai été prendre ma trousse et il a remis ça.
Où est-il ?
Le lieutenant Wiley est porté disparu quelque part dans l'hôpital.
Enfin des renforts !
Depuis le départ des Seabees, j'ai un horrible souci.
J'ai perdu 15 kg etje frôle l'attaque.
La guerre, c'est l'enfer. Vous devez être Jim Reese.
Ou ce qu'il en reste.
Je vous échange les plans des lieux contre un coup de main.
La 214. On est là pour 15 jours. Plus si la chasse est bonne.
Sortez votre gilet pare-balles, major.
On a prévenu l'hôpital qu'un gradé
arrivait demain après-midi.
Je crois qu'il veut vous arracher les yeux.
Voyons ces plans de l'hôpital.
Nous sommes là pour trouver le lieutenant Wiley, qui est en danger.
Posez la main sur une infirmière
et vous aurez à en répondre.
C'est ça. PGPPY Ï
Allons-y.
- Tu es sûre qu'on peut? - Oui, Sheryl prendra ma garde.
- Salut. - Marie, remplace-moi. Tu veux ?
- Salut. - Je peux bien prendre cinq minutes.
Tu es sûre ? Et les blessés ?
Ils dorment.
I - Salut. - Eteins, mon chou. Tu veux bien ?
Ici, le commandant Delmonte. Qui est de garde ?
Nos bombardiers
tombaient sous les Zéros de plus en plus nombreux.
Il fallait les empêcher de s'installer à San Mintos,
mais c'était en territoire ennemi.
Faire l'aller-retour avec une bande de pilotes novices était dangereux.
J'en profitai
pour leur apprendre à feinter et à descendre les Zéros.
Gutterman et Wiley, faites le pendule.
Moins nerveux, Boyle.
Bien reçu, P399)'-
Allez, T.J. !
Tu dois le suivre de près et passer sous lui.
Écoutez, bande d'abrutis.
Nos Corsairs ne virent pas comme des Zéros.
Ils sont plus légers, on est plus rapides.
Essayez de virer avec lui et il vous ouvrira le ventre.
On vole par deux pour ça.
Pour qu'avec un Zéro aux fesses, vous puissiez faire le pendule,
retourner la situation et le descendre.
- Pigé ? - Oui, grand-père.
- Bien reçu. - On a compris.
D'accord. Casey et French, essayez.
Bragg et Anderson.
C'est mieux !
Vous commencez à piger le truc.
Gutterman, trop près.
Changement de cap : 256.
On fait un passage à San Mintos.
On est prêts, grand-père.
Ouvrez l'œil.
Si on a de la visite, restez groupés.
Ne rompez la formation que sur mon ordre.
Ne vole pas aussi près.
Sinon, tu m'abats ?
Ça s'est déjà vu.
Bon, suivez-moi.
Et évitez les arbres.
Vous êtes trop bas.
- Fichons le camp. - P309)',
je me suis pris un palmier.
Fallait remonter!
J'étais concentré sur la piste, j'ai pas vu les palmiers.
J'ai l'aile gauche endommagée.
Wiley ! Tu as arraché tout le bout de ton aile !
Je perds de l'altitude. Greg ?
Mets les gaz.
Je reste avec cet abruti pour le couvrir. Allez-y, vous.
Si tu veux fapprocher, là, ça me va.
Très amusant, T.J.
D'accord, Jim. Reste avec lui.
Dirigez-vous vers la base de Pelatau.
Je ramène les gars.
Ça marche.
Comment ça va, colonel ?
Vous vous croyez vraiment malin ?
On a déjà eu cette conversation.
Vous me posez toujours la même question.
Voici la liste des charges contre vous :
"refus d'obéir à l'ordre direct d'un supérieur,"
"détournement de 20 avions,"
"vol d'un numéro d'escadrille,"
"constitution d'une escadrille sans l'accord du Pentagone"
"et conduite indigne d'un officier."
À quoi j'ajouterai : "usurpation du titre de médecin,"
pour faire un compte rond.
Vous en avez oublié, colonel.
Insubordination, alcoolisme et tapage...
Je ne veux pas être trop gourmand.
Virez votre cul de planqué.
J'ai parcouru les états de service des hommes de cette "escadrille".
Le capitaine Gutterman est la honte de notre uniforme.
Il est de tous les trafics,
de l'alcool de contrebande aux bas de soie volés.
Le lieutenant French a presque passé sa carrière militaire aux arrêts !
Le lieutenant Wiley...
Il a détruit trois avions pendant ses classes
etje parie qu'il est en vol en ce moment.
- Vos informations sont inexactes. - Absolument pas !
En tout cas, elles sont dépassées.
Hier, Wiley a descendu le capitaine Gutterman. Ça fait quatre.
Cinq, maintenant.
Il s'est crashé sur la piste de Pelatau.
Lui, ça va, mais le zinc est fichu.
Vous voyez. Ça fait cinq.
Il vole depuis trois mois et c'est déjà un as.
C'est comme si vous étiez déjà au trou.
Obtenir le soutien du général Moore était bien vu,
mais, sauf le respect que je lui dois, il ne fera pas long feu non plus.
Je me charge sur-le-champ de vous faire passer en cour martiale.
Fichez le camp avant que je vous mette le menton à la place du nez.
Lâchez-moi. Vous êtes inconscient.
Pour qui vous prenez-vous ?
- Lâchez-moi ! - Adios, colonel.
Vous êtes en état d'arrestation pour insubordination.
- Vous... - N'approchez pas.
Je m'en servirai.
Ne me touchez pas. Quiconque enfreint le règlement
sous mon commandement ira au trou !
Etje me fiche de son palmarès !
Je vous ferai enfermer, major,
vous et votre bande d'ivrognes !
Fichez le camp d'ici.
Ne m'approchez pas.
Bien envoyé, P399)'-
La ferme, Don.
La ferme...
Comment ça va, Pappy ?
Ça va.
Où est T.J. ?
- Au sol, à Pelatau. - Et son avion ?
Fichu, mais ils ont un Corsair Ià-bas
qu'un pilote a abandonné il y a deux semaines.
On peut le prendre, mais il y a du boulot.
T.J. est dessus avec un mécanicien.
Il devrait rentrer cette nuit.
Je crois qu'il faut l'interdire de vol.
- Je lui parlerai. - Ça suffira pas.
Je le prends avec moi. Tu voleras avec French.
Je l'aime bien, ce gamin.
Il fait décoller les infirmières, mais en vol, il n'a pas d'instinct.
T.J. sera mon équipier. On a besoin de tout le monde.
S'il doit voler, je le garde.
Je me suis habitué à ses cris. "T'es trop près !"
Ça me garde réveillé.
Tu peux venir, Jim ? J'ai à te parler.
Lard nous a trouvés.
Il veut avertir le commandement de la flotte.
Le général Moore nous couvrira un moment,
mais si on ne fait pas un super palmarès vite fait,
on sera rapatriés dans des cages.
J'ai une autre mauvaise nouvelle.
J'ai parlé à un pilote de bombardier.
Il a reçu des ordres :
la 214 ne doit avoir aucune mission d'escorte.
On sait d'où ça vient.
Sans faire d'escortes, on n'aura pas de Zéros.
Les Zéros attaquent les bombardiers, pas nous.
Lard ne me laisse pas une chance.
Écoute, Greg.
Je ne l'aime pas non plus, mais soyons honnêtes.
Toi, tu ne lui as pas laissé une chance.
Ces types-là, c'est mon point faible.
Ils me montrent un code de conduite et il faut que je leur tape dessus.
Voilà un gros défaut.
J'en ai d'autres.
Eh ben... on est fichus.
Les Zéros ne viendront jamais se battre.
Ils n'attaquent que les bombardiers.
- T'as une idée ? - Oui.
Je t'écoute.
Je vais sortir ma bouteille...
et me soûler.
C'est pas un plan.
J'ai jamais parlé de plan.
Je dérange ?
Non, Jerry. Viens boire un coup.
J'étais à l'hôpital. Il y a un nouveau verrou.
T'en fais pas.
Anderson travaillait dans une quincaillerie.
Il nous fera un double de la clef.
T'as déjà vu la lumière ?
J'ai entendu des gars en parler.
Ça fout les jetons.
D'être là en sachant que c'est ton tour.
C'est pas dingue ?
J'ai pas encore vu un Zéro.
- Et ça me le fait déjà. - Ah oui ?
Oui, P399)'-
- Et si tu m'en parlais ? - Je vois pas ce que ça changerait.
Écoute, Jerry.
On n'a pas d'aumônier, ici.
Tu es sous mes ordres,
alors si t'as un truc qui te travaille,
parle-m'en.
Je pourrais t'aider.
Cet après-midi, j'ai eu l'impression...
que j'étais mort.
Si j'avais dû voler, je serais pas rentré.
C'est qu'une impression,
mais c'est réel.
Debout, Jerry.
Pourquoi ?
J'ai ce qu'il te faut.
Ça Va pas ?
- Hé, Bragg ? - Ouais ?
- Tu vois encore la lumière ? - Non.
Si je survis aux 10 mn qui viennent, je ne mourrai jamais.
Allez, Gutterman. Réveille-toi.
Tu t'es battu ?
Je sais comment faire.
Je sais comment les obliger à venirjouer.
Tu vas bien ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
On va les berner. Qu'est-ce que t'en dis ?
Sacré plan, pas vrai ?
Ouais, une idée monumentale.
Pourquoi tu dors pas un peu ?
Parce qu'on sera en vol dans 3h, avant le lever du soleil.
Y a du carburant, tout le monde vient.
T'es sérieux ?
Tu m'étonnes ! On va se faire Bougainville.
Ils enverront tous leurs avions jouer à chat avec nous.
Ils ont ordre de ne pas le faire.
Ils viendront.
Crois-moi.
Où tu vas ?
Organiser ça avec le général.
Tout le monde debout à 4h30.
J'ai dormi tout le long.
- Qu'est-ce qu'il voulait? - Il est soûl.
Je faisais un rêve franchement super.
Mais c'est fini.
Cette mission comptait.
Même si on avait eu San Mintos,
les Japonais installaient leurs chasseurs à Guam
pour marteler les bombardiers.
Problème étrange : ils refusaient de nous combattre.
À problème étrange, solution étrange.
J'avais toujours magouil/é,
comme pour mon grade et l'escadrille.
Bragg m'avait remis les idées en place.
Pourquoi passer ma carrière à tourmenter les Marines ?
Autant voir grand et commencer à se moquer des Japonais !
Dans 5 mn, on sera au-dessus de la piste de Bougainville.
Je veux une formation en V, comme les bombardiers.
Les Japonais doivent nous prendre pour des bombardiers.
Là, ils nous prendront en chasse.
Tout le monde monte à 13000 pieds.
Bien, les gars.
Vous avez raté le concours des chasseurs.
Vous voilà pilotes de bombardier.
Prenons leur fréquence et parlons comme eux.
Charlie One à bombardiers, nous sommes à 13000 pieds.
En approche finale.
Repérez vos cibles et mettez-vous en formation.
Reçu, Charlie.
Côté de base opérationnel, cap sur Guam.
HPA, cinq minutes.
Mitrailleurs, ouvrez l'œil.
Reçu.
Pour l'instant, on n'a pas de visite.
Formation serrée, tenez-vous prêts.
Bombardements dans 5 mn.
Ouvrez l'œil.
Envoyez les chasseurs.
Des bombardiers se dirigent sur Guam.
Restez en formation serrée. On approche de la cible.
Ici, Charlie One.
Première escadrille prête, descendons à 6000 pieds.
Tenez-vous prêts.
- Chefs d'escadrille, au rapport. - Vol A, prêt.
- Vol B, prêt. - Vol C, prêt.
Bien reçu.
Reprenez la fréquence habituelle.
- Ça y est, ils décollent. - Maintenez vos positions.
Préparez-vous au combat.
Ils nous ont bernés. On valeur apprendre.
Voilà les Japs.
Allons les accueillir.
J'en ai un au cul.
J'arrive, T.J.
Tu peux fapprocher ?
- Couvre-moi, French. J'en prends un. - Ça marche.
Joli, Pappy!
Deux invités à 7h. Vas-y, French.
Je te couvre, descends-les.
Casey, file-nous un coup de main.
Casey, où t'es passé ?
J'ai mes propres problèmes.
À gauche. À gauche, Jerry!
Ils se replient.
Ça y est, ils ont leur compte.
On rentre à la maison.
C'est fini.
On rentre à la base.
Combien on en a eu ?
J'en ai eu trois.
Et moi, deux.
DeuX,PaPPY-
Un pour moi.
J'en ai eu deux. Etj'ai pas vu la lumière.
Et toi, Wiley ?
Je me suis fait toucher. Etj'en ai eu aucun.
Au moins, tu ne nous as pas descendus. C'est déjà bien.
Et toi, PapPY ?
- J'en ai eu cinq. - Dix-huit ?
Ça doit être un record.
C'est la stricte vérité. 18 Zéros et pas de pertes.
Parfois, on a simplement de la chance.
Félicitations.
Les observateurs australiens confirment.
Vous avez abattu 18 ennemis.
Est-ce que vous avez un mot à dire à vos compatriotes ?
Vous serez un vrai héros, d'ici 48 heures.
Dites-leur que je n'étais pas seul
et qu'on a eu de la veine !
Dites que Pappy les a bien eus et qu'on leur a botté le cul !
"Pappy"
C'est peut-être un grand-père, mais c'est un sacré tireur.
Je sais. Je me crois malin.
Auriez-vous l'amabilité de laisser cette gloire de côté
et d'entrer un moment, major ?
Excusez-moi, je vais me faire fusiller.
Bravo. Pour des têtes brûlées, vous avez du sang froid.
Vous êtes accusé d'insubordination,
de constitution illégale d'escadrille, d'agression sur un officier...
C'est vous qui avez sorti votre arme.
Détournement de 20 avions et conduite indigne d'un officier.
Vous allez avoir de gros ennuis.
J'en doute.
Vous aimez jouer au scout, très bien.
Mais faites passer en cour martiale
une escadrille qui a descendu 18 Zéros et vous verrez la presse
et les gars des relations publiques !
- On verra bien. - Sûrement pas.
Général, je m'apprêtais à relever le major de ses fonctions.
Vous n'en ferez rien.
Boyington a raison. On est censés justifier l'effort de guerre.
Un gars assure,
et on le met au rebut? Ça n'a pas de sens.
Désolé de discuter, mais il est sous mes ordres
et en tant qu'officier des Marines,
j'ai le droit de demander qu'on le juge.
Mais vous n'avez pas le droit de le relever
contre mon consentement !
- C'est la même chose. - Pas du tout !
Il peut commander son escadrille jusqu'à la cour martiale. Vérifiez.
Tout est là. Mais je vous recommande de ne pas vous ridiculiser
en envoyant en cour martiale un héros national.
Notre boulot, c'est de gagner la guerre, et c'est ce qu'il fait.
Général, cet homme n'est pas un héros. C'est un minable.
Un alcoolique minable !
On ne peut pas commander des Marines sans suivre le Code.
On ne peut pas...
Je le ferai juger.
Major, vous êtes aux arrêts jusqu'à votre jugement.
Si le général le souhaite,
vous continuerez à dirigez ces... hommes.
Vous serez assigné à vos quartiers,
vous ne pourrez pas boire d'alcool,
et vous n'assisterez pas aux projections.
On verra qui gagnera cette bataille-là.
Je compte le faire renvoyer des Marines.
Je vais vous mettre dehors.
Vous êtes témoin. Cet homme me menace.
Alors filez avant qu'il vous tue.
À vos ordres.
Vous savez, Greg,
vous regarder attirer les ennuis est devenu mon loisir favori.
- Au moins, je garde mon escadrille. - Pour le moment.
Les filles sont encore ici ?
Oui, c'est pour ça que j'ai choisi cette île.
Y a un Luau de prévu ?
Affirmatif. Retirez donc vos étoiles.
La guerre, c'est l'enfer, hein ?
À Patsy Kelly !
- Patsy Kelly ? - Oui.
La 214 sous le commandement
de Pappy Boyington a remporté
plus de victoires aériennes
que toutes les escadrilles
qui étaient en action
dans le Pacifique à cette époque.
On a dit que partout où j'allais, je montais mon corps de Marines.
Il y avait une raison à ça.
Je n'aimais pas la façon dont on les avait montés avant moi.
Mes gars ont eu plus d'ennuis au sol et en vol
que toute escadrille de l'histoire des Marines.
La base était le paradis des ivrognes, des ratés et des voyous,
mais ça ne dérangeait pas les infirmières,
et ça ne me dérangeait pas non plus.
Certains d'entre nous ont survécu, d'autres sont morts,
mais on est restés des têtes brûlées.
Le major Gregory "Pappy" Boyington fut décoré
de la médaille d'honneur le 15 mars 1944.
Citez-moi un héros, je prouverai que c'est un bon à rien.
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