Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
For best IPTV provider, please visit: www.IPTV.CAT For best IPTV provider, please visit: www.IPTV.CAT
For best IPTV provider, please visit: www.IPTV.CAT For best IPTV provider, please visit: www.IPTV.CAT
M. Van der Kamp.
Je ne savais pas que vous étiez un amoureux des arts.
J'aime faire une exception quand j'ai une invitée.
Galathée de Pompignac.
Monsieur le chevalier de Seingalt.
Personne ne nous a prévenus
que la plus charmante apparition ne serait pas sur scène ce soir.
Vous opposeriez-vous à ce que nous vous tenions compagnie ?
N'est-ce pas un péché mortel que de dissimuler quelque chose d'aussi beau ?
Monsieur...
Il me plaît de laisser nos péchés à l'appréciation
de Celui qui les a inventés.
Touché.
Mais au fond...
N'est-ce pas le seul moyen de véritablement se voir soi-même,
dans le reflet du regard d'un autre ?
Voltaire !
Ne disait-il pas aussi : le secret d'ennuyer est celui de tout dire ?
Galathée.
Seriez-vous tentée de nous accompagner à une fête à la campagne ?
- Pourquoi pas. - Excellent.
Ma calèche vous récupérera à la sortie.
Après que les foules se soient dispersées, bien sûr.
Et que les épouses jalouses soient rentrées chez elles.
PASIANO, ITALIE, 1742 16 ANS PLUS TÔT
Jeune fille ?
Bonjour !
Quoi ?
Est-ce le chemin le plus court pour Pasiano?
Oui.
- Vous allez au mariage ? - Après votre approbation, madame.
C'est évident.
- Peut-on connaître votre prénom ? - Non.
On y va.
La voilà !
Et si tu te rendais utile ?
- Elle est à l'étage ? - Oui.
Ma chère. Entrez.
La porcelaine de Chine marron ou bleue ?
Je dirais...
Marron, chère comtesse.
Formidable. La marron.
Tout doit être parfait pour le mariage de ma fille.
Ça n'arrive qu'une fois.
Adriana sera aux anges.
Je ne savais pas que la comtesse avait une autre fille.
La fille de la gouvernante.
Qui lit Voltaire.
Il n'est pas n'interdit de lire, si ?
Que pensez-vous de ce qu'il dit ?
Certaines parties m'intéressent.
La liberté de penser est la vie de l'âme.
Ça a du sens à mes yeux.
Vous pouvez l'emprunter si vous voulez.
La comtesse ne vous en voudra pas.
Merci.
Lucia.
Giacomo.
Giacomo Casanova.
Et...
Que faites-vous ?
- J'étudie pour devenir prêtre. - Vous ?
Vous n'avez pas l'air d'un prêtre.
C'est juste l'opportunité pour moi d'étudier.
Pour qu'un jour, j'atteigne l'échelon de la société auquel j'aspire.
- Ça a l'air compliqué. - Non. Non, pas vraiment.
Je vous ai offensé. Je...
Je dois y aller.
Heureusement, la variole ne nous a pas encore touchés.
Oui mais deux des servantes de mon amie ont contracté la variole.
N'oubliez pas, chers amis, de toujours en faire trop et d'éclipser les autres.
Nous le savons tous, les salles de bal de Venise sont des zones de guerre.
- Excusez-moi, monsieur ? - Oui ?
Le comte aimerait discuter avec vous d'une affaire de l'Église.
Bien sûr.
Je vous prie de m'excuser.
- Je ne saurais assez vous remercier. - Elles avaient l'air recevables.
Vous pourriez en épouser une pour grimper.
- Non. J'ai résolu de me marier par amour. - Pourquoi ça ?
Je passerai plus de temps avec ma femme qu'à parader dans les bals de Venise.
Ce doit être ça, le vrai bonheur. Vous ne croyez pas ?
- Puis-je vous montrer quelque chose? - Je vous en prie.
Venez.
Attention.
C'est magnifique.
Je trouve que l'eau est magique.
Elle prend la forme de tout ce qu'elle remplit.
Je crois que je n'y avais jamais pensé sous cet angle.
Vous me trouvez bête.
Pourquoi un miracle n'en serait-il pas un
juste parce que quelqu'un d'autre ne le voit pas ?
Merci.
Vous voulez entrer ?
Oui.
"L'homme est libre au moment qu'il veut l'être."
Le livre.
- Vous pensez que c'est vrai ? - Oui.
Je crois que l'esprit est aussi puissant.
Vous pensez que je suis une paysanne innocente.
Je ne sais pas quoi penser à votre sujet.
Je vais faire le tour du monde et épouser quelqu'un que j'aime vraiment.
Nous serons les acteurs de notre changement.
Oui.
Mais on me rappelle constamment que le mariage se terminera.
Vous retournerez à Venise et je resterai là,
dans ma prairie, près de mon lac.
Non.
Messieurs.
Bonne nuit.
Oh, navré.
Savez-vous que le cheval est l'animal terrestre avec les plus grands yeux ?
Comme leurs yeux sont sur le côté,
ils bénéficient d'un champ de vision de 350 degrés.
On dirait que vous avez lu tous les livres de la bibliothèque.
J'aime la puissance absolue des chevaux et leur opiniâtreté.
Quand on les regarde dans les yeux, on voit leur pure tendresse.
Il n'y a rien que j'apprécie plus que la tendresse.
Vous travaillerez avec opiniâtreté à Venise, pour développer votre carrière ?
Il me faudra peut-être des mois pour me faire des alliés.
Mais j'espère qu'un jour, cela portera ses fruits.
Vous réussirez.
- Vous pensez ? - J'en suis sûre.
Où est votre ami français amusant ?
Il est parti avec une connaissance d'affaires.
Il semble plutôt prévisible, non ?
À vrai dire, je le trouve ennuyeux.
Il n'a pas l'air très français, si ?
Et pourquoi pas ? Il tente bien de faire fortune partout.
Il passe des heures à s'apprêter.
Et on dit qu'il couche avec toutes les riches épouses de Paris.
Oh.
Contrairement à moi, qui reste fidèle à la femme qu'il désire.
Excusez-moi.
Madame.
Galathée. Quelle chance de vous voir ici.
M. Jamieson. C'est une chance pour moi.
En Amérique, les choses bougent.
J'ai hérité de l'entreprise de tissus de ma mère.
Elle l'a créée à un jeune âge. Elle mérite d'être reconnue pour cela.
M. Jamieson.
Dans le monde des affaires féminin, c'est peut-être dans l'ordre des choses.
Mais dans notre milieu,
les femmes sont appréciées pour des talents plus suaves.
Les affaires sont les affaires.
Vendre de la fourrure, c'est comme vendre du café.
Je crois que si les femmes pouvaient prendre des choses en main,
- la société serait plus efficace. - En effet.
Moi, je préfère que les femmes portent de la fourrure plutôt que de la vendre.
Vous n'êtes pas d'accord, monsieur ?
Je n'oserais pas prétendre comprendre le fonctionnement de l'esprit féminin.
Je peux vous assurer que cela n'en vaut pas la peine.
Peut-être, M. Van der Kamp,
que si nous avions le droit d'occuper des fonctions gouvernementales
ou de faire de la politique,
nous serions plus nombreuses à vouloir s'engager dans des choses de ce genre.
Vous voulez faire de la politique ?
Pour quoi faire ?
Pour la raison qui vous fait parler : pour être entendue.
M. Jamieson, si c'est si merveilleux sur vos côtes,
on ne peut que se demander ce qui vous a amené aux nôtres.
L'argent afflue pour soutenir les troupes britanniques et françaises.
Je suis ravi d'être utile.
C'est un âge d'or pour un marchand comme moi,
qui fait fortune là où elle se trouve.
Madame, pardonnez ma franchise.
Mais en écoutant M. Jamieson,
je constate que son approche commerciale est similaire à la vôtre.
C'est pourquoi c'est une profession si recherchée.
J'imagine que la clientèle est inépuisable.
Les eaux dérobées sont douces et le pain mangé en secret savoureux, non ?
Fichtre.
Je suis vraiment surpris qu'une femme de votre profession cite la Sainte Bible.
Même pour une femme de ma profession, la littérature peut être très édifiante.
Ah, le cygne est arrivé.
Les rumeurs ne rendent pas justice à votre vivacité.
Monsieur de Seingalt ?
Une question me trotte dans la tête.
Laquelle ?
Qu'est-ce qui vous a poussée à vous cacher du monde ?
Un peu de mystère ne fait pas de mal.
Vous refusez aux gens le plaisir d'admirer votre beauté ?
Je trouve ça extrêmement libérateur
de décider moi-même de ce que je veux montrer ou non au monde.
Il n'y a rien que les hommes désirent plus que ce qu'ils ne peuvent avoir.
Je n'ai jamais acheté la compagnie d'une femme.
À ce qu'on dit, elles achètent la vôtre.
Il n'y a pas de mal à apporter de la joie à une femme.
- Dans le boudoir et en dehors. - Comme vous êtes généreux.
Voilà. Vous vous moquez encore de moi.
Ne le prenez pas mal, monsieur.
J'imaginais que vous aviez des choses plus importantes à accomplir dans la vie.
Comment une telle blancheur peut-elle être si méchante à la fois ?
Vous devez l'avoir compris, vu la grande quantité de femmes dans votre vie.
Combien d'hommes ont croisé votre route contre de l'argent ?
C'est mon métier. Quelle est votre excuse ?
Lorsqu'on ne croit pas en l'amour, on est libre de coucher avec qui l'on veut.
Et les femmes ?
Croient-elles en l'amour quand vous les courtisez ?
Si c'est le cas, elles font erreur. Je n'ai jamais rien promis.
Peut-être pas avec des mots.
Mais je parie...
qu'elles pensent avoir vu de l'amour à travers vos actes.
À travers vos attentions.
À travers votre charme.
Et je parie que je pourrais faire en sorte que vous me désiriez ainsi.
- Vous faire me supplier, même. - Impossible.
- C'est une provocation ? - Un cauchemar.
- Tentant ? - Assez.
Intéressée ?
Peut-être.
À Bologne a lieu une réunion de femmes savantes.
Elles parlent de philosophie et de religion.
Et elles se plaignent des hommes, je suppose.
Les hommes n'y sont pas autorisés.
Existe-t-il pire qu'un tas de vieilles filles rabougries
sans rien entre les jambes à part des livres ?
Monsieur ?
Oui.
- Madame ? - Oui, s'il vous plaît.
Merci.
Notre épouse Adriana a l'air un peu dépassée.
Je ne pourrais jamais me marier ainsi.
Ce n'est rien de plus qu'un arrangement financier.
Dans cette société, l'amour est un luxe que la plupart ne peuvent se permettre.
Mais je crois que personne ne décide.
L'amour vous tombe dessus.
Lucia.
Attendez, attendez !
Lucia.
Lucia, je ne peux pas.
Pourquoi ? Pourquoi pas ?
L'honneur d'une fille est essentiel.
Je ne vous ôterai pas cet honneur.
Et si je vous le demandais ?
Je refuserais.
Non, non, non. Attendez !
C'est peut-être notre seule occasion.
Alors épousez-moi.
Sérieusement.
Dans sept ou huit mois,
mon poste à Venise sera garanti.
Je reviendrai avec bien plus à vous offrir que ce que j'ai aujourd'hui.
Si seulement vous pouviez accepter de m'attendre.
Le voulez-vous ?
- Oui. - Oui ?
Je reviendrai pour épouser votre fille.
Avec votre approbation, bien sûr.
Croyez-moi...
Rien ne me rendrait plus heureux que de rendre heureuse votre fille.
Ce ne sera pas long. Promis.
- Au revoir, Francesco. - Au revoir, Lucia.
On y va.
On étudie depuis des heures.
Nous avons encore beaucoup à voir
avant que vous ne deveniez une mondaine vénitienne.
Je vous le demande à nouveau :
pourquoi pensez-vous qu'Adam et Ève ont renoncé au Paradis ?
Peut-être parce qu'ils ne savaient pas qu'ils menaient une vie parfaite.
Ils étaient parfaitement inconscients des imperfections du monde.
Les nouveaux penseurs sont désemparés.
Ils essaient de s'ancrer sur la raison et l'émotion
et usent de la science pour trouver la preuve d'une vie spirituelle.
Serait-ce possible ?
Certaines choses ne peuvent pas coexister.
La raison et la logique ne sont pas liées à l'émotion.
Elles sont aux antipodes, comme l'eau et le feu. L'une annule l'autre.
Ma chère, ne t'inquiète pas.
Tu as tout ton temps pour adopter cette façon de penser.
Nous en discuterons plus en détail à mon retour...
La comtesse est de retour de Venise.
Elle aimerait vous voir.
Qu'est-ce que tout cela ?
Je veux que tu sois éblouissante
quand Casanova reviendra à Pasiano pour demander ta main.
Merci. C'est magnifique.
Lucia !
Retire cette robe. Enlève-la ! Retire-la, il faut la brûler !
Arrête, tu vas la déchirer ! Non, arrête, s'il te plaît !
Non ! Arrête !
- La comtesse a la variole. - La comtesse a la variole.
- Il faut brûler ce qu'elle a touché. - Tout ce qu'elle a touché, immédiatement.
Tout. Tout !
Vite ! Tout. Tout ce qu'elle a touché.
Non, non !
Non, non, non.
Quand Giacomo arrivera, tu devras le renvoyer.
Dis-lui que j'ai rencontré quelqu'un d'autre.
- On pourrait lui dire la vérité. - Il voudra me voir.
Tout autant que tu désires le voir.
J'ai entendu des histoires sur Venise.
Je n'ai plus ma place dans son monde.
S'il t'aime, il t'épousera.
Ma vie est ruinée. Je ne ruinerai pas la sienne.
Dis-lui que je n'ai pas pu l'attendre.
Lucia ?
Luci...
Elle n'est pas là.
Allez-vous en.
Lucia ?
Rentre à la maison.
Rentre à la maison.
Luca, rentre. Rentre à la maison.
Pardonnez-moi.
Peut-être que vous êtes trop fatigué.
Un homme doit accepter un certain ralentissement de son corps.
Nous nous entendons bien la plupart du temps.
Mais en présence d'une femme aussi sublime,
je crains qu'il ne soit plutôt timide.
Je ne vous fais rien payer.
Comment allez-vous manger ?
Non, non.
Mes insuffisances ne vous porteront pas préjudice.
Profitons simplement de la compagnie de l'autre.
Vous attendez un autre invité ?
Non.
Non, le reste de ma journée vous appartient.
Je vous présente mes excuses, M. Jamieson.
J'avais oublié qu'un autre client avait réservé mon temps.
Ne vous en faites pas, madame.
- Madame. - Vous êtes blessé ?
Juste un petit désaccord. Rien d'inquiétant.
Je vous en prie, entrez.
- Je ne sais pas vraiment... - C'est exactement...
Je vous en prie.
Je ne sais pas exactement ce que je peux faire pour vous.
Vous ne souhaitez pas de rencontre intime
et je ne suis pas l'épouse d'un riche homme d'affaires.
Je suis donc perdue quant à l'objectif de votre visite.
Je sens de la colère en vous.
Que je couche avec des femmes riches vous offense ?
Pas le moins du monde.
Bien que votre carrière ait peut-être été entravée par vos loisirs...
C'est pour ma carrière que je suis à Amsterdam. J'ai une grande ambition.
Je suis là car je ne pense qu'à vous depuis notre dernière rencontre.
Vous savez qu'on me le dit souvent ?
- Je veux passer plus de temps avec vous. - Non.
Non.
Je ne serai pas une autre de vos conquêtes.
Dans deux semaines, je pars pour Paris.
Je parie qu'entre temps, vous allez me désirez.
Me supplier de coucher avec vous.
- Ça n'arrivera jamais. - Mais si c'est le cas ?
- Montrez-moi ce que vous cachez. - Et si vous perdez ?
Vous me paierez combien ?
J'ai une certaine somme de côté pour mon projet professionnel.
Je vous donnerai tout.
Vous risqueriez votre avenir sans réfléchir juste pour me voir ?
Non, je veux plus que ça. Je veux conquérir votre cœur.
Quelle intention curieuse pour quelqu'un qui ne croit pas en l'amour.
Mon cœur est régi par la logique.
Dans ce cas, vous n'avez rien à perdre et beaucoup à gagner.
On commence demain ?
Je cherche un endroit pour...
Excusez-moi ? Je cherche un endroit pour vivre.
- Monsieur, pourriez-vous m'aider à... - Je suis désolé.
Puis-je vous aider, ma chère ?
Qu'est-ce qui vous amène en ville ?
J'ai entendu parler des réunions.
Les femmes savantes ?
- Où en avez-vous entendu parler ? - À Pasiano. D'où je viens.
Les hommes en parlaient.
Ce ne devait pas être très flatteur.
Non, madame. Mais je n'y ai pas prêté attention.
J'aime me faire mon propre avis.
Merci pour votre gentillesse.
Mes cicatrices ont tendance à offusquer les gens.
Vous êtes au bon endroit. Pour les réunions.
Voulez-vous que je vous présente aux autres ?
Ce serait formidable.
Ne voyez-vous pas que tout existe déjà ?
Toutes les réponses sont déjà en nous.
Même celles aux questions qu'on ne pensent pas à poser.
Dois-tu toujours revenir à cette obsession pour la compréhension innée ?
Eh bien, Maria...
Pour ma part, je trouve cela assez fatigant.
- Vraiment. - Oh ?
C'est parce que tu ne crois que ce que tu peux prouver.
Que dis-tu des choses dont nous ressentons l'existence,
mais que nous ne pouvons pas démontrer ?
La raison n'est que la coquille de la conscience.
Sous celle-ci, nous avons des émotions, oui.
Dans nos cœurs, là où personne ne nous voit,
nous osons ressentir, faire confiance, être instinctives.
Mais quand on affronte le monde,
notre intérieur doit être aussi présentable que le reste.
Lucia ?
Te souviens-tu, enfant, comme tu savais d'instinct
qui serait bon avec toi et qui serait cruel ?
Mon chien.
J'avais un chien. Luca.
Quand un inconnu s'approchait,
Luca savait instantanément s'il allait lui faire du mal ou le caresser.
J'ai souvent pensé "Si seulement nous étions si fins"... Peut-être alors...
que la vie serait moins douloureuse ?
Que veux-tu, Lucia ?
Je te vois.
Tu écoutes, tu lis, tu nettoies.
Mais qu'attends-tu de la vie ?
Qu'espères-tu pour toi-même ? De quoi rêvais-tu quand tu étais enfant ?
Je voulais parcourir le monde.
Voyager.
Lire, apprendre.
Absorber autant que possible.
Pourquoi ne m'accompagnerais-tu pas ?
Nous pouvons voyager. Nous pouvons lire, apprendre.
C'est vrai !
Notre première destination sera Venise.
- Pourquoi ? - Tu seras ma secrétaire.
J'ai besoin de quelqu'un qui comprenne la valeur d'une conversation intelligente.
Et tu as des rêves à réaliser.
Faut-il que ce soit à Venise ?
Pourquoi ? Où est le problème avec Venise ? Tu connais ?
VENISE, ITALIE
Galathée.
Ça veut dire "La Magnifique".
Ça te va bien. Je peux t'appeler Galathée?
Je vais devoir m'habituer à être "La Magnifique".
L'essentiel, c'est que quelqu'un voie en toi plus que ce que tu pensais receler.
Regarde.
- Magnifique. - C'est sublime.
Il y a un bal ce soir.
Je sais combien les Vénitiens attachent de la valeur à la beauté.
Pourquoi me soumettrais-je au tourment de leurs railleries ?
Tu sais que c'est la saison du théâtre à Venise ?
Adriana.
Je reviens.
Vous portez une très belle robe.
Merci.
Nous sommes-nous déjà rencontrées ?
Je crains que non, madame.
Votre mari doit être tellement fier.
Et le vôtre ? Est-il fier ?
Je n'ai pas encore de mari, madame.
À ce propos...
Avez-vous entendu parler d'un jeune prêtre, Giacomo Casanova ?
Aux dernières nouvelles, il était à Paris.
Sa réputation est impressionnante.
Son frère, Francesco, vit encore dans leur demeure familiale. Demandez-lui.
Savez-vous s'il est marié ?
Marié ? Casanova ? Non, c'est l'un des plus...
Devez-vous toujours m'embarrasser ainsi ?
Avec vos commérages ?
Qui êtes-vous ?
C'était un plaisir de vous rencontrer.
Je vous souhaite le meilleur.
Ne perdez pas votre temps à chercher Casanova.
Croyez-moi sur parole :
il vous brisera le cœur.
Bonne chance.
- Madame. Nous avions rendez-vous ? - Non, c'est juste que...
J'aimerais qu'on peigne mon plafond.
J'aimerais, si possible, voir votre travail au préalable.
Bien sûr. Entrez.
Je vous en prie.
C'est à propos de mon frère, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Quand les gens veulent une de mes peintures, ils me font venir.
Si je ne suis pas à leur porte dans l'heure, ils engagent quelqu'un d'autre.
Les seules qui se donnent la peine de venir ici
sont de jeunes et sublimes femmes à la recherche de Giacomo.
Pas de chance. Il est à l'étranger.
Je parie que vous mentez à toutes les filles qui le cherchent.
Cette fois-ci, c'est vrai. Il est parti pour Paris ce matin.
- Nous sommes-nous déjà rencontrés ? - Non.
Non, je ne crois pas.
Il y a quelque chose dans votre manière de vous comporter...
Et qu'en est-il de sa carrière ? Son avenir ?
Ce n'est pas exactement ce qu'il avait prévu.
Mais il parvient à charmer des personnes influentes partout.
Et qu'en est-il de l'amour ?
Ne cherche-t-il pas à prospérer dans ce domaine ?
Très doué.
Qui est-ce censé être ?
Mon frère a de nombreuses amours, de toutes sortes.
Il les enchaîne les unes après les autres. Parfois, deux à la fois.
Savez-vous ce qui le rend si insatiable ?
- Mon frère ? - Je n'en ai aucune idée.
Dans ce cas, je vais vous le dire.
Une peine d'amour.
La trahison d'une femme a fait de lui ce qu'il est.
Tu ne peux pas bouder ici pour toujours.
J'ai gâché ma seule chance en amour, et pour quoi ?
Pour rien.
Il n'a pas suivi ses rêves.
Et qu'en est-il de tes rêves ?
Tes espoirs pour ta propre vie ? Tu y penses ?
Que devrais-je espérer ?
Aucun homme ne voudrait de moi.
Pourquoi les hommes seraient toujours ceux autorisés à vouloir ?
Tiens. Prends ça.
Prends-le.
Regarde.
Tu dois être capable de te reconnaître pour savoir qui tu es.
La vraie beauté est ici.
Et personne ne peut y toucher sans ton autorisation.
C'est ça, ton pouvoir.
Tout ira bien.
Nous allons dans un endroit particulier.
Où ça ?
Dans l'endroit qui se rapproche le plus du paradis.
Il n'existe aucune attente ici.
Il n'y a pas d'homme. Personne pour te dire ce que tu peux faire ou non.
Mon amie !
- Ça faisait si longtemps. - Je sais.
Voici Galathée. Elle m'accompagne.
Quelle beauté.
Je voulais lui montrer ton affaire.
Bien sûr, ma chère.
Galathée n'a pas d'héritage familial.
Elle se demande comment construire sa vie
sans dépendre d'un mariage.
Mes filles viennent me voir pour les mêmes raisons.
Elles veulent être indépendantes mais en sécurité.
Pas à la merci des rues.
Je m'occupe des femmes qui apprécient la compagnie des femmes.
Je facture quatre sous à mes invitées et je paie mes filles un sou par passe.
Et je veille, bien sûr, à ce qu'elles soient nourries, vêtues et soignées.
- Je t'ai choquée ? - Pas du tout.
Les filles sont-elles autorisées à partir si elles le souhaitent ?
Bien sûr.
Mais pourquoi le souhaiteraient-elles ?
Apprendre à te donner selon tes conditions...
est une forme d'émancipation.
C'est ce que les hommes ne veulent pas que nous ressentions.
Tu comprends ?
Sais-tu quelle est la règle la plus importante dans ma vie ?
Ne pas rester trop longtemps au même endroit.
Ça rend passive et on s'ennuie.
Alors, qu'en dis-tu ?
Es-tu déjà allée à Amsterdam ?
AMSTERDAM, PAYS-BAS, 1744
Viens.
Vous ne goûterez rien de tel aux Pays-Bas.
Je vous le promets.
Incroyable.
Je vous l'avais dit.
Quelqu'un comme vous...
Vous auriez sûrement pu avoir tous les partenaires que vous désiriez ?
À ce qu'on dit, vous prenez toutes les partenaires que vous désirez.
Je n'oserais pas vous insulter mais...
vous avez toutes les opportunités du monde.
Pourtant, vous reportez vos ambitions pour coucher avec la moitié de l'Europe.
Mes plans ont quelque peu déraillé.
Une fille, autrefois, m'a profondément blessé.
Par simple curiosité :
pourquoi ne pas partager un peu plus de vos...
techniques de séduction tristement célèbres ?
Vous devez en avoir quelques unes, vous-même.
Dans ma profession, ce n'est qu'une question de pragmatisme.
Mais dans votre cas...
Pourquoi ces femmes vous adorent aussitôt ?
Galathée.
Si je veux une femme, je l'ai.
Rien ne m'excite plus que de la voir lâcher prise.
C'est le pur frisson du désir.
Le plaisir de caresser doucement sa peau délicate.
Le plaisir irrésistible de conquérir à la fois son cœur son esprit.
Et puis, une belle lettre, une touche de douceur.
- Elles avalent ça, vraiment ? - Absolument.
Et enfin...
quand elle est déchirée entre l'exaltation et l'épuisement...
je la regarde dans les yeux et elle s'abandonne.
Et l'extase commence.
Ridicule.
C'est une pure tentation, ma chère Galathée.
Et je sens que vous êtes à deux doigts de vous abandonner aussi.
Vous ne pourriez pas être plus éloigné de la réalité, monsieur.
Existe-t-il une chose qui vous ferait renoncer à tout ça ?
Il n'existe pas de concept plus angoissant que l'amour à mes yeux.
C'est la luxure en laquelle je place ma foi. Elle paie mon loyer.
Puis-je faire appel à vous demain soir ?
J'ai besoin de m'entretenir avec toi.
Nous sommes venues à Amsterdam pour une bonne raison.
Je suis mourante.
Je le sais depuis un certain temps.
Amsterdam est l'endroit idéal pour toi en ce moment.
Je pense qu'ils seront plus tolérants envers ton état après mon départ.
Non, pitié.
- Non, je ne peux pas vivre sans toi. - Si.
Je sais que tout ira bien pour toi.
Non.
- Si, ma chère. - Non.
Je veux que vous partiez.
C'est tout ce qu'il me reste.
Pitié, ne les vendez pas.
Madame ?
J'ai besoin de travailler.
C'est quoi, ce bordel ? Tu es un monstre !
Je ne paierai pas !
Mon argent.
Elle a voulu voler mon argent.
Je vais la prendre.
Au Spinhuis, ils sauront quoi faire d'elle.
Hé !
Rends-le moi !
Aujourd'hui, nous examinons les effets de la variole sur les tissus de la peau.
Comme vous le savez,
la maladie attaque la peau, causant des boutons ou des macules
qui apparaissent généralement sur le front et se propagent à tout le corps.
Puis-je ?
Cela pourrait soulager les tensions provenant des cicatrices.
C'est tellement fascinant.
Le travail que vous faites ici.
Ce doit être difficile à comprendre pour vous.
Vous seriez surpris de ce que je peux comprendre.
Un sage comme vous devrait savoir qu'on ne juge pas sur les apparences.
Alors je suis doublement désolé pour vous.
Je crois que vous ne ressentez pas que de la pitié.
Jamais je ne...
Vous n'avez pas à avoir honte.
Pour vous, c'est un soulagement. Et moi, ça m'aide à survivre.
Quel mal y a-t-il à cela ?
Couchez avec moi.
Dans les champs et les fleurs...
et enlacés, nous trouverons un sens et mettrons fin à toute souffrance.
S'il vous plaît, revenez demain. Je vous paierai volontiers le double.
Je viens pour mes effets personnels.
J'espérais que vous auriez une heure de libre.
Je suis très flattée mais je m'apprêtais à sortir dîner.
Peut-être une autre fois.
Bien sûr.
En attendant, je ferais peut-être mon affaire ailleurs, alors.
Avec la sublime Madame Kees, par exemple.
Je vais vous accorder quelques instants, dans ce cas.
Comme vous semblez toujours me surprendre...
j'espère vous rendre la pareille ce soir.
Merci.
Vous n'avez jamais pensé à vous marier ?
Quel est l'intérêt du mariage ?
Outre faire d'hommes talentueux des autocrates
et de femmes brillantes leurs esclaves ?
Qu'en est-il de l'amour ? La complicité ? L'engagement ? La famille ?
Je tiens à mon indépendance.
De surcroît...
la plupart des hommes que je connais vivent leurs moments les plus heureux
lorsqu'ils échappent à leur mariage.
Avec vous, vous voulez dire ?
Ou n'importe quelle femme de ma profession.
Le désir semble être en conflit avec l'engagement.
Est-ce exact ?
Quand un homme a revendiqué quelque chose comme étant sien,
il passe à l'objet suivant.
Les hommes sont ainsi.
Et vous êtes bien placée pour être experte en matière d'hommes ?
Je le crois, oui.
Voyons, ne boudez pas.
Vous niez ?
Je ne vous vois pas vous dévouer exclusivement à une seule personne.
Qu'en est-il du frisson de la chasse ?
Du plaisir du désir avant qu'il ne soit assouvi ?
Oui, mais je nie avoir un état d'esprit singulier.
Alors, dites-moi...
Pourquoi n'êtes-vous pas marié ?
J'ai fait ma demande, une fois.
Et elle a dit oui.
Et puis, elle a changé d'avis.
N'avez-vous jamais aimé depuis ?
J'ai appris à ne laisser personne d'autre capturer mon cœur.
Eh bien...
Votre démonstration est convaincante.
Je vous l'accorde.
Les questions, l'attention...
J'ai l'impression d'être le centre de votre univers.
Je commence à craindre que vous le soyez.
Vous aimez me torturer.
Comment ça ?
Vous feignez de ne pas ressentir ce que je ressens.
Vous feignez de ne pas désirer comme je désire.
Je vous l'ai déjà dit...
Je suis gouvernée par la raison, non par le désir.
Alors, puis-je vous embrasser ?
Si vous êtes si sûre de ne pas succomber au désir...
quel est le danger ?
Vous n'avez pas menti.
Votre retenue est remarquable.
Mon prochain rendez-vous. Je dois me préparer.
Mais demain... Je viendrai vous chercher de bonne heure.
- Je ne peux pas... - S'il vous plaît ?
Juste une journée.
Une journée.
Une. Partez.
Partez !
Parlez-moi de cette fille.
La fille qui vous a blessé.
S'il vous plaît...
Ne me parlez pas de Lucia.
Pouvez-vous me dire pourquoi vous l'aimiez, au moins ?
Pour son esprit ? Pour sa beauté ?
Pour sa façon de voir le monde.
Ça a changé ma façon de le voir.
Elle voyait des miracles là où les autres voyaient l'ordinaire.
Quelque chose vous tracasse.
Je dois partir pour Paris demain.
Mais je n'ai pas envie d'y aller.
Jacques, mon chéri. Où êtes-vous ?
Toujours à Paris ?
Cela fait trois mois. Mes lettres vous sont-elles parvenues ?
Je ne fais qu'écrire ce que je préférerais vous chuchoter à l'oreille.
S'il y a une chose pour laquelle je suis douée, c'est l'amour.
Cela peut sembler anodin mais j'en suis fière.
J'ai appris comme un chien errant apprend à nager :
en étant fourrée dans un sac avec le reste de la portée
et jetée dans une rivière à fort courant.
Je n'ai pas coulé.
J'ai rejoint l'autre rive.
Dépêchez-vous. Il me tarde de vous voir.
Galathée.
Cher de Seingalt.
Apparemment, le destin déjoue encore nos retrouvailles tant attendues.
Si vous ne souhaitez pas rentrer, faites-moi au moins savoir pourquoi.
Notre union nous a apporté quelque chose de merveilleux.
J'aimerais partager ça avec vous.
Mais si nécessaire, je me débrouillerais seule.
Témoigner de l'amour est bien plus important que d'en recevoir.
Votre Galathée.
Êtes-vous sûre que ça va ?
J'ai un peu froid, rien de plus.
C'est bon de vous voir.
Allons nous mettre au chaud.
Il paraît que monsieur de Seingalt est toujours en France.
Vraiment ?
Il courtise la jeune fille d'un riche comte.
Vos choix en matière de sentiments ne me regardent pas
mais cet homme est vraiment...
Galathée !
- Vous allez bien ? - Oui.
Oui.
Venez.
Peut-être pourrons-nous nous reposer ici.
- Femme répugnante ! - Vieille sorcière dégoûtante !
Quel est cet endroit ?
Le chemin qui mène au diable.
- Mange ça, sale dégueulasse. - Espèces de putes.
- Ma pauvre petite. - Je te connais.
Non, non !
Vous ne m'avez jamais demandé pourquoi j'avais choisi cette vie.
J'étais sûr que vous aviez de bonnes raisons.
Dans notre société, on parle pour les femmes.
On doit dire et faire ce qu'on nous dit, je n'avais pas envie de ça.
Je veux être libre.
C'est la seule profession qui m'accorde mon indépendance.
Mais cette prétendue indépendance ne vous étouffe-t-elle pas, parfois ?
D'une certaine manière, vous appartenez à beaucoup de monde.
Je pourrais vous offrir une autre façon d'être libre.
Comme vous le savez, je dois retourner à New York dans quelques jours.
Pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi ?
Tentez votre chance aux côtés des femmes entrepreneures là-bas.
- Vous ne voulez pas de moi. - Oh, bien sûr que si.
Je sais que vous ne ressentez pas encore la profondeur de mon affection pour vous,
mais avec le temps, ça pourrait arriver.
Et en attendant, ne pouvons-nous pas être amis ?
- Voire des associés ? - M. Jamieson.
Je porte un enfant.
Le Français.
Je ne suis pas naïve au point de croire qu'il prendra soin de nous.
Ni naïve au point de penser que vous voudrez de moi dans cet état.
Galathée.
Je me soucie peu de ce genre de détails.
Une vie est une vie.
Et une bénédiction.
Vous ne devez plus rien me cacher.
Plus de secrets, plus de masque.
Nous sommes deux amis.
Le bateau part la semaine prochaine.
Vous avez le temps d'y réfléchir.
Monsieur.
Si vous ne venez pas à Amsterdam pour moi,
peut-être que cela vous convaincra.
Comment réagiriez-vous si je vous disais
que vous pouviez voir votre bien-aimée Lucia ?
Elle est profondément marquée par le destin mais sinon, elle est la même.
Le passé ne peut être réparé mais l'avenir peut être corrigé.
Elle est ici.
Elle vous attend.
Je vous la montrerai exactement telle qu'elle est maintenant.
Mais je vous en prie...
Ne jugez jamais une vie que vous n'avez pas vécue vous-même.
À vous, pour toujours. Galathée.
Lucia ?
Lucia ?
Galathée ?
Ne me reconnaissez-vous pas, mon amour ?
C'est impo...
Lucia ?
- Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ? - Je n'avais aucune raison.
Aucune raison de croire que vous ayez voulu voir tout de moi.
Je ne peux pas...
Je ne sais pas comment...
Je ne peux pas.
Partez.
Lucy Jamieson fut enterrée le 11 février 1802
dans le cimetière de l'église Saint-Paul à Flatbush, New York.
Elle est morte plus de 30 ans après son mari.
Trois enfants sont nés durant leur mariage.
Elle prénomma l'aîné Jacob... pour Giacomo.
C'était une femme d'affaires accomplie. Elle n'a plus jamais porté de voile.
Dans ses mémoires, Casanova décrit Lucia
comme la seule femme qu'il ait jamais offensée.
En mémoire de ERWIN OLAF
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.