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PIRATES OF MONTEREY Pirates de Monterey
TOUT AU LONG DE L'HISTOIRE, LES HOMMES ONT LUTTÉ
POUR OBTENIR DE NOUVEAUX INSTRUMENTS DE DESTRUCTION,
CAR POUR EUX CELA SIGNIFIAIT SOUVENT
LA DIFFÉRENCE ENTRE EXTlNCTION ET LA SURVIE.
C'était au début du siècle dernier quand la jeune république
du Mexique a lutté vaillamment contre les ravages
des pirates royalistes pour sauvegarder son plus riche bijou
la Californie.
♪ Donnez-moi une señorita blonde ♪
♪ et je serai heureux, monsieur. ♪
♪ Qu'il y ait des filles ♪ ♪ partout où je vais. ♪
♪ Donnez-moi juste ça et rien d'autre. ♪
♪ Filles brunes. ♪
♪ Filles blondes. ♪
♪ Qui remarque la différence la nuit ? ♪
♪ De grandes filles. ♪
♪ Petites filles. ♪
♪ Pourvu que ce soit une fille. ♪
Pio, il y a une semaine je t'ai enlevé ton banjo.
Hier ta guitare.
Et maintenant, ma voix.
Oui, si tu continues à chanter sur les femmes.
Tu ne penses qu'a ça depuis qu'on a quitté le Mexique.
- Je suis romantique. - Oui je le sais.
Et je sais qu'à chaque heure le danger augmente sur cette piste.
On doit être attentif, ne pas penser aux femmes.
Vous n'y pensez pas capitaine.
Je le fais pour nous deux.
Lorsque la cargaison sera dans les chariots pour Los Angeles,
vous verrez comme la route sera courte.
Elle filera devant nous
comme une jeune femme timide, douce et charmante jusqu'à Monterrey.
Je l'espère.
Voyons si on peut faire accélérer les hommes.
Plus vite.
Voilà, señor, Los Angeles. La ville de Los Angeles.
La cité des anges.
Anges !
J'espère qu'on aura de la chance d'en croiser un au crépuscule.
Pio, je répète que notre mission est dangereuse
et secrète.
Si tu en parles à quelqu'un, homme, enfant ou femme,
je te coupe la gorge, non d'une oreille à l'autre, mais en rond.
Señor, je ne pers pas mon temps à parler aux hommes et aux enfants.
Avec les femmes, pourquoi perdrais-je mon temps
à bavarder ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien, la diligence va partir pour Santa Barbara.
Une coutume, mes compatriotes crient pour se souhaiter bon voyage.
Laisse les hommes ici avec les mules.
Tu iras acheter les chariots et je peux veiller sur toi.
Comme vous voulez, señor.
Eh bien, qu'attendez-vous là ? Tranquillement.
Cachez les mules derrière cette colline.
Et restez caché jusqu'à mon retour.
Capitaine, regardez.
Une dame.
Deux dames.
Elles filent comme si le diable les poursuivait.
Oui, et si elles continuent ainsi, elles le trouveront.
J'espère que vous n'êtes pas blessé, Mlle.
Merci.
Je pense que je vais bien.
- Au secours, ils m'ont tué ! - Filomena.
Non, madame, vous êtes bien vivante.
Ça allait si vite que les roues ne pouvaient pas le suivre.
Filomena,
arrête de pleurnicher maintenant.
On doit rejoindre la diligence.
Oui Señorita.
- La diligence du Nord ? - Oui, il ne faut pas la rater.
Eh bien, c'est déjà perdu.
Non.
Mais vous arriverez à temps pour la suivante.
Mais pour le Nord elles partent une fois par mois.
Je ne peux attendre.
Quel remède, nous n'avons pas d'ailes.
Si les dames sont pressées d'aller au nord,
elles pourraient nous rejoindre.
Pio !
Rejoignez-nous et dînez sur la place.
Señor, il est logique qu'un homme ne s'occupe pas de 2 femmes
dans un voyage si difficile,
mais nous serions flattées si vous nous escortiez.
Ce serait avec plaisir, señorita,
mais notre itinéraire est différent du vôtre.
Si vous nous laissez réparer la roue, vous serez vite en ville.
Vous êtes très aimable.
L'Américain est difficile à convaincre,
mais l'autre semble captivée par tes charmes, Filomena.
C'est de la chance, n'est-ce pas señor ?
C'en n'est pas, je dirais. Si tu ne te tais pas...
Señor, ces deux dames ne s'intéressent pas à nos affaires.
Elles sont de la haute société.
Peu importe ce qu'elles sont, n'oublie pas.
qu'il y a des familles nobles traîtres à la République.
Tu ne fais confiance à personne, compris ? De personne.
Personne.
30 pesos ?
Voleur.
Penses-tu avoir affaire à un paysan stupide ?
Regarde cette roue.
Elle est tellement pourri qu'on la broierait avec les doigts.
Et tu as l'audace de demander 30 pesos.
Tu m'as pris pour un idiot ?
Fais attention à ce que tu réponds.
Demander 30 pesos pour ce chariot est une insulte.
Allez, avant que je te casse le crâne,
combien en veux-tu maintenant ?
30 pesos.
Ne marchande pas, Pio, on a besoin de chariots.
- Donne-lui ce qu'il veut. - Laissez-moi faire.
Nous sommes amis, hein?
Toi et moi venons du Nord.
Je sais que tu n'es pas têtu.
Je te respecte et je t'apprécie.
Je connais ta famille.
Ta femme est la plus belle que je n'aie jamais vue de ma vie.
Et vos enfants sont si doux,
si propres, si bons.
Combien veux-tu ?
30 pesos.
D'accord,
tu auras tes foutus pesos.
Mais si l'un des chariots se brise, je reviendrai te chercher
pour te mettre les pièces dans la gorge
Tu es un bandit ! Madame.
Vous êtes un homme d'affaires avisé, señor.
Il faut être avec cette bande de voleurs.
Excellent, même si vous ne pouvez pas trop marchander
quand des chariots sont nécessaires pour aller vers le nord.
Exact. C'est un si long voyage.
C'est pareil que...
Non.
Nous allons...
nous allons par une autre piste
Et vous partez bientôt ?
Très bientôt, dès que nous aurons chargé les chariots.
Mais, señora, depuis que je vous ai vue,
juste la pensée de devoir quitter Los Angeles
Cela m'attriste.
Ne soyez pas trop peiné.
Très bien.
Tout est prêt, señor.
Excellent travail, les gars se sont bien comportés.
Vous entendez les gars ? Le señor vous félicite.
Maintenant mangeons et voyons si les filles de Los Angeles
sont aussi mignonnes que les nôtres.
Ce sera une bonne nuit, señor.
Cantines, danses, musique.
Donnez-moi une belle dame...
Désolé, Pio, personne ne quitte le camp ce soir.
Mais j'ai promis aux gars.
C'est pas possible.
Juan restera de garde
et les autres seront de retour à minuit, je le promets.
Je promets de garder un œil sur eux moi-même.
Je ne peux prendre de risque, Pio, on reste ici se reposer.
Nous partirons à l'aube.
Qui va là ?
Au secours, capitaine, ici près du chariot !
- Juan, qu'y a-t-il ? - je ne sais pas, señor.
Deux hommes près des chariots.
Je voulais les arrêter.
Pedro, Arturo, poursuivez-les.
Prend soin de lui.
Quelqu'un en sait trop ici, Pio, on se met en route de suite.
Oui señor.
- La voie est libre, Capt ? - Oui je crois.
Penses-tu que c'étaient des royalistes ?
Peut-être, capitaine.
Le blason de la dague appartient à une famille noble.
Ce n'était pas l'arme d'un petit voleur ordinaire.
À cause d'eux j'ai raté une magnifique nuit à Los Angeles
avec cette Filomena.
Tu iras à nouveau.
Dis-moi, Pio, as-tu déjà pensé à autre chose qu'aux femmes ?
Si jamais je le fais,
ce sera parce que je suis un vieil homme.
Et je prierai le capitaine de me tuer comme un mulet.
Ne t’inquiète pas, amigo,
là où nous allons, il y a des femmes.
- Pas comme Filomena. - Mieux.
Pour toi, la dernière est la meilleure.
Et l'autre señorita est plus que belle, non ?
Va-t-elle te manquer ?
Non, capitaine, je vous laisse ça.
Bonne bouffe, musique.
Eh bien, señor,
j'assure que si je pouvais exprimer un troisième souhait.
J'en demanderais une belle...
C'est vraiment fantastique.
Vous semblez très surpris, señor.
Bien plus que surpris.
Que faites-vous ici ?
J'ai faim.
Oh, ça n'explique tout ?
Nous étions dans un chariot avec les pommes.
C'est très intéressant.
Et j'en ai mangé une.
- Est-ce toi ? - Moi, señor ?
- Pensez-vous qu'elles et moi ? - Les as-tu cachés ?
Je peux jurer par ce que vous voulez
que je n'imaginais même pas.
Qu'avez-vous vu à part les pommes ?
Des oranges
Qui vous a envoyée espionner ?
Nous n'espionnons pas.
La señorita doit se rendre à Santa Barbara.
Je l'ai entendu dire que vous alliez vers le nord...
Et vous avez décidé de nous utiliser.
Qu'avez-vous à dire ?
J'ai terriblement faim.
Qu'elles mangent.
Avec plaisir, señor.
Merci, señor Pio.
Comme je suis stupide, mon Dieu.
La nourriture.
- Señorita. - Merci.
La partie la plus tendre de la poule.
Elle va fondre dans la bouche
comme mon cœur fond en vous regardant.
Allez-vous-en.
Pio, viens ici.
Tout de suite, capitaine.
Je reviens tout de suite, ma colombe.
Fouillez les chariots, assurez-vous qu'il n'y a plus d'invités.
Oui capitaine,
mais je ne comprends pas.
Vous dites ne pas vouloir de femmes ici, absolument interdit.
Et vous les laissez rester.
Si la dame est sincère, le voyage sera agréable pour Santa Barbara.
Vous avez aimez le dîner, mesdames ?
Votre nourriture est exquise, señor.
Je ne sais dire à quel point j'apprécie votre générosité.
Merci.
J'ai l'intention de vous payer pour tout.
Bien sûr, certainement.
Et n'imaginez pas qu'un tel voyage ne coûte pas cher.
Je n'ai pas supposé que ça l'était.
Je promets de vous récompenser généreusement à Santa Barbara.
Dois-je attendre jusque-là, señorita ?
Nous avons beaucoup d'or ici.
Très bien, señora.
Dans mon pays, une faveur n'est pas toujours payée en or.
Alors, que suggérez-vous ?
Je n'y ai pas encore pensé,
on a le temps.
Pio veillera à votre confort cette nuit.
- Reposez-vous bien. - Merci.
SANTA BARBARA La fête de la moisson.
Un grand jour, aujourd'hui.
Santa Barbara est toujours joyeuse à la moisson.
Ce soir, ils danseront et chanteront.
Et il est possible qu'il y ait un mariage.
Je regrette que notre voyage soit terminé.
J'aurais aimé que Santa Barbara soit à 160 km d'ici.
Je prends ceci comme un compliment, señor.
- Prévoyez-vous d'être ici longtemps ? - Juste ce soir.
Demain, nous poursuivons le voyage.
Vers Monterrey peut-être ?
Non, señorita, je ne vais pas à Monterrey.
Si vous voulez bien stopper, señor, nous descendons ici.
Il faut brûler un cierge à San Cristobal
le remercier d'être arrivées saines et sauves.
Au cours du voyage, j'ai exprimé notre gratitude au señor.
Encore une fois, merci beaucoup.
Merci ? C'est tout, señorita ?
Tout ?
La promesse n'était pas de me récompenser à Santa Barbara ?
Bien sûr.
Et je veux tenir ma promesse.
Filomena.
Je pense qu'il y en aura assez, señor.
Votre mémoire n'est pas très fidèle, señorita.
Je suggère un autre type de récompense.
Je souhaite l'honneur de danser la première danse avec vous ce soir.
Ma chère, gardez à l'esprit que c'est impossible.
Une señorita dans sa position ne peut pas danser en public avec un...
Eh bien, un étranger.
Filomena,
je ne vais pas rompre la promesse
faite à celui qui a été si gentil et généreux.
Señor,
ce soir, la première danse sera à vous.
Merci, señorita.
Señora,
il y a de la danse en ville ce soir.
Voulez-vous en réserver une pour moi ?
Évidemment j'assisterai à la fête
et si le señor veut danser avec moi,
je ne ferai pas l'erreur de le refuser.
Señora !
S'il vous plaît ne me serrez pas, je ne suis un raisin à presser.
- Vous dansez bien nos danses pour... - Un Américain ?
J'ai passé tant de temps ici que j'en connais les coutumes.
Et les aime presque tous.
C'est très gentil merci.
C'est charmant, non ?
Magnifique.
Ce fut une très belle nuit.
Maintenant, on se dit au revoir.
Au revoir, quand on commence à se connaître ?
Il est tard et je pars pour le Nord, demain.
Vous avez un proverbe que j'aime beaucoup.
"Aujourd'hui est le lendemain qui hier nous inquiétait."
"C'est aujourd’hui le futur qui nous préoccupait hier."
C'est exact.
Ne laissez pas demain gâcher ce soir.
Apparemment la musique et l'animation
ont stimulé votre imagination, señor.
Peut-être qu'une promenade sous les étoiles m'éclairerait.
Je ne devrais pas faire ça.
Pourquoi ? C'est une fête.
Cette fleur me rappelle une coutume.
Non, pas celle-là, celle-ci.
C'est la fleur de mon nom.
- Marguerita. - Marguerita ?
Un joli nom.
Savez-vous son nom au Missouri ?
- Comment ? - Maggie.
Maggie ?
Ça ne retient pas l'attention.
Notre diminutif est Rita, c'est plus joli.
C'est une question d'opinion, Maggie.
Je n'aime pas.
Señor, me prenez-vous pour l'une de vos Maggie ?
Pas l'une d'entre elles, vous êtes la seule Maggie.
Ma Maggie.
- Bonjour l'ami. - Bonjour Juan.
Bonjour capitaine
- Pedro, où est Pio ? - Dans ce chariot.
Debout paresseux, dormir par un matin comme ça ?
Pourquoi pas ?
Il est comme autre matin.
Non, non, c'est un grand matin.
Qu'arrive-t-il ? Pour que vous parliez ainsi.
Peut-être n'ai-je jamais ressenti ça.
Pio, connais-tu la plus belle chose au monde ?
- Quoi ? - La femme.
Et vous me dites ça ?
Préparez les chariots, je reviens.
Où allez-vous, Cpt ?
Prendre le petit déjeuner avec la señorita.
Transmettez mes salutations à ma bien-aimée Filomena.
Bonjour.
Êtes-vous M. Kent ? - Oui.
Désolé de devoir vous dire que Miss Navarro n'est plus là.
Elle et sa maîtresse sont partis à l'aube.
Parties ? Où sont-elles allées ?
Je ne sais pas, señor.
Des hommes sont venus et ils sont partis dans la nuit.
Mais elle vous a laissé une lettre, señor.
Dans la nuit un baiser; Dans la lumière du jour, adieu.
Vous devez oublier aussi
puisque vous imaginer si bien les choses
il devrait être facile pour vous
d'imaginer que ce n'est jamais arrivé. Adieu.
Merci señorita.
Pio, dépêche-toi, nous devons sortir d'ici.
Qu'y a-t-il ?
Je ne sais pas, mais on va le savoir. Dis-le aux hommes.
Préparez les chevaux !
Et que ça saute !
Je me laisse avoir avec le plus vieux truc du monde,
une jolie femme.
Pensez-vous qu'elle était monarchiste ?
J'aurais aimé connaître la réponse, Pio.
Señor, regardez.
Qu'est-ce que c'est, Cpt ?
Une embuscade, ça répond à votre question.
- Que faisons-nous ? - Continuer.
- Passer le feu ? - Oui.
- Mais... - Réponds pas, fais ce que je dis.
Il faut passer le feu !
Courage, Pedro, nous devons passer.
Halte ! Sergent !
Je suis le sergent de Gomara.
Pourquoi entrez-vous dans la caserne de Monterrey ?
- C'est interdit. - Parlez avec respect.
- Savez-vous à qui vous avez affaire ? - Pio.
J'apporte une lettre du vice-roi du Mexique au gouverneur.
Laisse-moi voir ça.
Pardons, señor, mais ces derniers temps nous devons être prudents .
Venez avec moi que je vous présente à son Excellence.
Pio, prends un fusil, cache-le et apporte-le-moi.
C'est d'accord.
Allons-y !
Carlos !
Philip, mon ami !
Bonjour, mon ami, quel plaisir de te voir.
Et moi de te voir, Carlos.
Tu continues tes blagues.
Oui, et si je ne visais pas bien tu serais un gringo mort.
Tu aurais des ennuis pour avoir tué un visiteur innocent.
Que fais-tu à Monterrey ?
Tu étais censé être un homme marié avec...
Non, je suis toujours un marchand d'armes, c'est moins risqué.
Je pensais qu'au Mexique on t'en guérissait.
J'apporte des fusils, le Sgt. m'emmène chez Son Excellence.
Je vais le faire, sergent.
Je peux faire ça, puisque tu nous apportes des fusils, je t'accompagne.
Vous êtes amis depuis des années.
Exact, Excellence.
Après West Point, il a combattu avec nous au Mexique,
où j'ai eu le plaisir de servir avec lui.
Il est trop modeste, Excellence.
Au Mexique, il ma sauver d'un peloton d'exécution.
Et vous lui rendez sa faveur, señor.
Vous nous rendez service avec ces fusils.
Notre situation ici n'est pas très bonne.
señor.
Bien que ce soit un mensonge,
nous n'avons une centaine d'hommes dans le fort.
C'est peut pour protéger la capitale des monarchistes.
Devez-vous vous attendre à une attaque ?
señor, on peut s'attendre à tout.
On nous a informés qu'il y a un navire sur la côte,
peut-être le "San Felipe".
Il navigue le long de la côte
pillant les villes, rasant et brûlant tout.
- Ce sont des pirates ? - Oui, des pirates royalistes.
- Carlos, allez voir, s'il vous plaît. - Oui señor.
- Commandant. - Carlos.
- Excellence. - Bonjour, Commandant.
C'est le chef de poste, Commandant de Rojas.
Señor Philip Kent de la St. Louis Armement Company.
- Major. - Enchanté, señor Kent.
Il nous a apporté des fusils du Mexique.
Splendide, Excellence.
Nous craignions qu'il n'arrive pas ici.
À un certain moment, je l'étais aussi.
À propos, il y a un petit homme dehors qui insiste pour vous voir.
- Oui, c'est Pio. - Pio ! Il est ici ?
Votre Excellence, le sergent Pío Sebastián Descantes
m'a donné des ordres lors de mon instruction.
Nous étions ensemble au Mexique
où mon ami a réussi à me l'enlever.
- D'accord, fais-le entrer. - Merci señor.
Pio !
Carlos !
Comment allez-vous, mon ami ?
Je vais bien, et vous, don Juan ?
Toujours à courir les femmes ?
Eh bien, oui.
Non.
Merci, Pio.
Commandant, peut-il cherchez un endroit pour les gars et les chevaux
Bien sûr.
Cuisine et écuries sont à votre disposition.
Que votre séjour à Monterrey soit agréable, señor Kent.
Merci, major
Tu partageras ma chambre pendant ton séjour.
Allez, Pio.
En voilà un.
Son tir est-il cinq fois plus rapide que celui de nos fusils ?
Je donne ma parole à Son Excellence.
Avec ces fusils, 100 hommes équivaudront à 500.
Ils sont chargés par la chambre plutôt que la bouche, sans baguette.
Avec la balle va la poudre à canon.
Et un percuteur prêt à faire du feu.
Eh bien, c'est incroyable.
La vitesse du tir doit être terrible.
Combien de temps pour l'entraînement des troupes à cette arme ?
- Le temps voulu par votre Excellence. - Splendide.
Excellence, ce fusil rend ceux que nous avons inutiles.
Vous avez parfaitement raison.
Nous vous en sommes reconnaissants.
Mme Sola et moi vous souhaitons à la réception de ce soir.
- Et votre ami Carlos. - S'il vous plaît, señor.
J'aimerais avoir le plaisir de vous faire la surprise.
Attends ce soir et tu verras.
ce que j'ai fait depuis qu'on ne s'est pas vu.
- Comme vous voulez, Carlos. - Merci señor.
Excellence. - Content de vous voir, docteur.
Señora.
Chérie, voici ton Américain.
C'est un beau garçon.
Dame de Sola. Bonsoir, Excellence.
Désolé, Excellence, le commandant a eu du mal à me trouver un costume.
Mary, señor Philip Kent.
- Ma femme, señor. - Madame.
Bienvenue au fort, señor.
Ravie, madame.
Capitaine, êtes-vous marié ?
Il est célibataire, Maria. Mais vous vous ne l'êtes pas.
Mon mari plaisante, señor.
Il est trop beau célibataire pour rester ici longtemps libre.
Te voilà, Philippe. Je t'attendais.
Tu es très élégant.
Joli travail, commandant.
Maintenant, Excellence, ne retardons plus la nouvelle.
Ma chère, le grand moment est arrivé.
Oui.
- Pardonnez-moi, messieurs. - Excellence.
J'espère que vous vous amusez, M. Kent.
- Si vous me le permettez. - Merci, commandant.
Excusez-moi, docteur.
Chiquilla, je vais annoncer les fiançailles.
Señoras, señoritas et caballeros,
J'ai l'immense plaisir de vous annoncer le prochain
mariage de mon ami le lieutenant Carlos Ortega
avec notre belle visiteuse de Los Angeles.
señorita Navarro.
- N'est-elle pas Votre señorita ? - Si.
Alors ma Filomena doit être là.
Pio, tu ne connais pas Filomena et n'as jamais vu la señorita Navarro.
Que dites-vous ?
- Pendant 3 jours et 3 nuits... - Tu as entendu !
Tu fais comme si tu ne la connais pas, je te l'ordonne.
Mon ami, je veux te présenter ma fiancée,
la femme la plus charmante du monde.
Margarita.
Voici mon ami Philip Kent.
Señorita
Qu'en penses-tu ?
Cette surprise valait la peine d'attendre ?
Sans aucun doute. Je te félicite, Carlos.
Et à vous, señorita, beaucoup de bonheur.
Très aimable.
Les deux personnes que j'aime le plus au monde.
C'est la plus belle soirée de ma vie.
Et donc tu feras la première danse avec Margarita.
Mais Carlos, je ne devrais pas la faire avec toi ?
Bien sûr, Carlos.
Non, il a fait un long chemin et une mission dangereuse.
Il n'y a pas de meilleure récompense. S'il te plaît, j'insiste.
C'est gentil de faire semblant de ne pas me connaître.
Vraiment ? Je ne suis pas si sûr.
J'aurais voulu vous voir ce matin-là, mais il a fallu partir de suite.
Bien sûr, je comprends pourquoi.
Nous ne pouvions prévoir cela.
Peut-être pas.
L'important est de ne pas blesser Carlos.
Oui, ce serait mieux de quitter Monterrey maintenant.
Ce n'est pas la meilleure façon de le protéger.
Que voulez-vous dire ?
Simplement que...
Que je ne suis pas la femme qu'il doit épouser.
Eh bien.
Les baisers à Santa Barbara ne signifient rien pour vous ?
J'ai été engagé par Carlos.
Ça vous donne tant de satisfaction d'être sûr de vous ?
Nous accordons trop d'importance à cette affaire.
Comprenez qu'un homme a doit de s'amuser après un long voyage.
Vous dansez très mal, señor.
Eh bien, mon ami, tu es parti très vite.
Que s'est-il passé ?
J'avais pas envie de danser.
Je te comprends.
Après Margarita, les autres filles m'ont paru fades.
Dis-moi, Philip,
n'est-elle pas la plus belle que tu ais rencontrée ?
Elle est très belle.
Et est aussi douce que belle.
Parfois, j'ai du mal à croire que j'ai autant de chance.
Qu'une telle femme m'aime.
Tous les amoureux pensent pareil.
Que sais-tu de l'amour, vieux gringo ?
Je perds mon temps avec toi
Au revoir mon ami.
- Sergent, surveillez-le. - Oui señor.
Le docteur vite !
Que s'est-il passé, señor ?
Carlos a été attaqué par cet homme, il lui a tiré dessus.
Sergent, emmenez-le en cellule et doublez la garde du fort.
Oui señor.
Reculez,
je m'occupe de lui, señor.
Pouvez-vous me dire exactement ce qui s'est passé ?
Ils voulaient voler les fusils.
Personne d'autre que nous n'était au courant.
Quelqu'un le savait.
Remettez les fusils dans l'armurerie.
Je vais voir le prisonnier et le faire parler.
Je découvrirai qui sont ses complices.
Vous inquiétez pas, c'est pas grave.
Je l'examinerai mieux dans sa chambre.
- Où est le prisonnier ? - Là, major.
Stupide, idiot, j'aurais dû les laisser te tuer.
Tout se passait à merveille et tu as merdé.
Les nouveaux fusils, vous les vouliez.
Écoute,
tes intentions sont bonnes,
mais ce n'était pas le moment.
Il faut attendre mes ordres, Manuel.
Le gouverneur va se méfier de tout le monde
et compromettre notre entreprise.
Pas moyen que je puisse m'enfuir ?
Non,
ils me tiendraient responsable de ce qui arriverait.
Écoute, Manuel,
tu vas devoir rester ici un certain temps
et ne pas parler.
Mais ils vont vouloir me torturer et si je...
Non, je l'empêcherai...
et m'occuperai de l'interrogatoire.
♪ Donnez-moi une señorita blonde ♪
♪ et je serai un heureux, señor. ♪
Señora.
Tais-toi, señor Descantes.
Je ne te connais pas, c'est ce qu'ils m'ont dit de faire.
Vous ne me connaissez pas, et je ne vous connais pas non plus.
Quelle belle première rencontre.
On dit que la première rencontre est la meilleure, señor.
Pourquoi la première ? Et la deuxième, et la troisième ?
Et peut-être que la quatrième est meilleur.
Permettez-moi de me présenter.
Pio Descantes, Sgt de l'Américain, le Cpt Kent.
Salut, Señor Pío, je suis la gouvernante de Miss Navarro.
Et je m'appelle Filomena.
C'est un honneur, señora.
Puis-je espérer qu'a l'occasion
des festivités vous m'accordiez une danse ?
Vous savez danser, non ?
Comme si tu ne le savais pas.
Oh, bien sûr señor.
En attendant la danse.
En attendant notre danse.
- Bonjour señora. - Señor, Kent.
Eh bien, comment va le patient se repose-t-il confortablement ?
Merci mon ami, je vais bien.
Merci d'être là, j'étouffais entre les femmes et les concoctions.
Et le prisonnier ?
Ont-ils réussi à le faire parler ?
De Rojas l'a interrogé et présentera un rapport au gouverneur.
Alors nous saurons.
Il a gâché ma fête de fiançailles.
Ça me fait penser, Margarita,
que les invitations pour les festivités doivent êtres annulées.
Annulées ?
Auriez-vous la bonté ?
On ne peut laisser les invités sans fêtes.
Et je me serai debout dans 2 jours.
Le docteur a dit non.
Et les invités ? Qu'allons-nous faire ?
Pourquoi ne pas demander au señor Kent d'accompagner Margaret ?
Ainsi, elle peut assister aux fêtes et les invités ne seront pas déçus.
Bien sûr, pourquoi n'y ai-je pensé ?
Philippe, mon ami, acceptes-tu ?
Je pense que ce sera quelque chose d'excitant.
Reste au lit aussi tant que tu le souhaites.
On ne manquera aucune fête jusqu'au jour du mariage.
Je ne m'attendais pas a tant d'enthousiasme.
Qu'en penses-tu ma chère,
peut-on faire confiance à ce Casanova ?
J’ignorais cette nouvelle face du caractère du señor.
Je ne pensais pas qu'il aimait autant danser.
Il y a bien des choses sur moi que vous ignorez, señorita.
Nous aurons le temps de faire connaissance.
Bien, tout résolu.
Maintenant, Carlos doit se reposer pour récupérer.
Il faut le laisser seul.
Sachant que le compagnon de ma fiancée est si beau,
je pense que la jalousie me guérira.
Merci mon ami.
Ne t'inquiète pas, Carlos, je prendrai bien soin d'elle.
Au revoir, Marguerita
Attendez une minute, señorita.
Le destin se réjouis de nous voir unis à nouveau.
Destin ?
Dites-moi, pourquoi faites-vous ça ?
Pourquoi m'avoir insulté ?
Car j'ai dit que ce serait excitant d'être à ses côtés ?
Oui.
Car je le pensais.
Comme ce que vous m'avez dit à Santa Barbara ?
Pas exactement.
Où que vous soyez, tout est très excitant
et c'est ce qui me plaît et m'attire.
Hier, je vous ai supplié de quitter Monterrey.
Pourquoi vous ne partez pas ?
Parce que trop de choses sont arrivées à mon ami Carlos.
Alors vous comptez rester indéfiniment ?
Tant que cela ne sera pas clarifié, oui.
Au fait, vous avez laissé tomber ça hier soir.
Donc, vous ne pouvez pas faire avouer quoi que ce soit à cet homme.
C'est inutile, Excellence,
j'ai tout essayé : faim, soif, fouet.
- Rien ne le fera parler. - Il faut le faire parler.
Jusqu'à ce qu'on connaisse les noms de ses complices,
le fort est en danger.
Je crois que nous pourrions le faire.
Vous croyez ? Comment ?
Major, vous n'interrogez que le prisonnier.
Que voulez-vous dire ?
Que quelqu'un avec des méthodes différentes pourrait le faire avouer.
J'aimerais voir la personne capable de le faire.
J'ai obtenu de bons résultats dans des cas similaires.
Peut-être que la technique yankee le surprendrait.
Un autre système peut obtenir des résultats, major.
Cela vous dérangerait si le señor essayait ?
Non, si votre Excellence le souhaite.
Allez-y.
Quand verra-t-il le prisonnier ?
Eh bien, c'est inutile jusqu'à demain,
le prisonnier est inconscient.
Manuel, je t'apporte des nouvelles.
Des mauvaises nouvelles.
Que se passe-t-il ?
Son Excellence a donné à l'Américain la permission de t'interroger.
Peut-être te fouettera t-il, ou te torturera.
Manuel,
tu penses pouvoir le supporter
sans rien dire ?
Je ne peux pas être sûr.
Le geôlier viendra bientôt t'apporter ton repas.
Et les gardes?
J'ai arrangé ça.
Écoute-moi.
- Ils te tireront dessus. - Quoi ?
Mais ne t’inquiète pas,
ce sera sans balles, à blanc.
Comprends-tu ?
Je crois que oui.
Mes félicitations, señor Kent.
Je ne pensais que vous auriez pu les entraîner en une semaine.
La vitesse est incroyable.
Oui, charger et tirer est aussi rapide que le prétendait señor Kent.
- Regardez les cibles. - J'en suis sûr, señor.
Major, retournez au fort et placez les fusils dans l'armurerie.
Oui, votre Excellence.
Vous avez diverti M. Kent et nous serons en retard pour la fête.
Ces fusils gâchent notre journée.
Désolé d'avoir interrompu vos activités sociales,
mais les fusils sont importants.
Ce n'est pas grave. Nous sommes prêtes.
- Au revoir chéri. -À plus tard, ma chérie.
Le tir sur cible c'est bien passé ?
Désolé que tu n’ai pas vus, ils manient très bien les fusils.
Tu joues toujours au malade ?
Ne crois pas que j'aime ça.
Nous pouvons tous être jaloux même de notre meilleur ami.
Allez, tout le monde ce bouge.
- Amuse-toi bien, ma chère. - Je vais essayer, Carlos.
Ils forment un beau couple, lieutenant.
Oui.
Ce n'est pas très amusant de faire semblant.
Faire semblant ?
Prétendre être de bons amis,
rire de choses qui ne nous sont pas drôles.
Au contraire, tout cela est très drôle.
Dites-moi, est-ce vrai qu'il y a une Maggie à St Louis ?
Une à St Louis , une à la Nouvelle-Orléans, une a Mexico.
Et une autre à Santa Barbara ?
Il y en avait une.
Pas différent des autres ?
Pas différente des autres.
Qu'essayez-vous de faire, pourquoi s'enfuir ainsi ?
Je voulais que vous me suiviez.
Philip.
S'il te plaît, Philip, revenez.
Il faut que je vous dise quelque chose.
J'ai menti en disant que je ne m'amusais pas à faire semblant.
Je n'ai pas fait semblant.
D'être avec vous,
rire, danser,
cela aurait été merveilleux si vous n'aviez pas fait semblant non plus.
Je n'ai pas simulé,
je l'ai fait pour, Carlos.
L'engagement entre votre ami Carlos et moi
nos familles l'ont fait quand nous étions enfants.
J'ai réalisé que j'étais pas amoureuse de lui, quand..
Quand quoi ?
Quand j'ai dansé avec vous à Santa Barbara.
Pourquoi vous être enfuie le lendemain ?
Je ne me suis pas enfuie,
Carlos a envoyé des amis me chercher.
La nuit où Carlos a été blessé, avez-vous rencontré des amis ?
J'allais voir le Père,
lui avoué que j'étais amoureuse d'un autre que mon fiancé.
C'est ça que vous vouliez dire ?
Oui.
Mais il y a autre chose.
Vous pensez que je suis une espionne ?
Eh bien,
oui, c'est possible
Alors écoutez,
et essayez de me croire.
Ma famille est monarchiste,
mais moi non.
Filomena et moi on s'est cachés dans le chariot à Los Angeles
car nous nous enfuyions.
Nous savions juste que vous alliez vers le nord.
Vous devez me croire, Philippe.
Vous devez.
Je vous crois.
Cela ne change en rien notre situation.
Vous mentiez en parlant des autres Maggie,
N'est-ce pas ?
Ça n'a pas d'importance.
C'est la seule chose qui m'importe.
Entrez.
- Bonjour, tante. - Bonjour, Marguerita.
Viens t'asseoir à côté de moi.
Je veux te parler.
Oui ?
Qu'est-ce qui t'inquiète, jeune fille ?
Qu'est-ce qui m'inquiète ?
Allons, rien.
Personne ne veille la nuit pour rien.
Depuis minuit, je t'écoute monter et descendre.
Le mariage est une affaire sérieuse, Tante,
et des complications ont surgi.
L'attaque sur Carlos et...
Et l'Américain.
Les yeux ne trompent pas, ma chère.
Ils sont très vifs quand les gens que j'aime souffrent.
Tu ne peux pas épouser Carlos,
Ça rendrait trois personnes très malheureuses.
Toi, Carlos
et señor Kent.
Il t'aime, l'Américain,
et tu l'aimes aussi.
Oui je l'aime, tante,
mais je suis la fiancée de Carlos.
Philippe n'acceptera pas le bonheur aux dépens d'un ami.
Et tu lui as demandé de partir ?
Philippe est parti ?
Lui et son homme, Pio, sont partis récemment.
Mais il ne serait pas difficile de les rattraper.
Et qu'en est-il de Carlos ?
Je m'occupe de Carlos.
Dépêche-toi.
Oh, tante, merci.
C'est bon d'être à nouveau libre, n'est-ce pas, señor ?
Tant de confusion et ces femmes,
c'était comme étouffer un homme.
Savez-vous, señor, que ce Filomena n'était pas si ?
Elle m'a dit qu'elle avait une belle propriété
avec des moutons et des cochons.
Mais pourquoi les cochons nous intéresseraient, n'est-ce pas ?
Je crois que notre choix est le meilleur.
Une fille par-ci, une autre par-là, sans leur accorder d'importance.
Il fallait que je vienne, Philip, il le fallait.
señor, je vais en avant avec les mules.
Tu ne peux pas nous blesser ainsi.
Tu ne peux pas me laisser
Tu n'es pas honnête avec toi-même ou avec Carlos, tu sais ça ?
Carlos ne peut être heureux avec une femme qui ne l'aime pas.
Je t'aime, Philip,
mon mariage avec Carlos serait un mensonge.
Si je pouvais en être sûr.
Moi j'en suis sûr,
je suis sûr d'une chose dans ma vie.
Allons voir Carlos pour lui dire la vérité.
Désolé de vous interrompre, señor,
mais vous devrez retarder la visite.
Maintenant, vous venez avec nous.
Levez les mains et avancez vers nous..
Nous sommes trois contre un, señor.
Emmenez-les au a l'hacienda.
Señorita.
Major de Rojas,
le sergent a perdu la tête.
Dites-lui de nous laisser partir.
Je suis désolé señorita.
Mais peut-être que M. Kent en tant que militaire comprend.
Comprendre quoi ?
Que je reprends la haute Californie
et il faut déblayer les routes des témoins prématurés.
et fouineur.
Je vois, maintenant tout est clair.
Pour l'armurerie cette nuit-là, et l'embuscade.
Oui, et l'attentat de Los Angeles.
J'ai tout combiné.
Le prisonnier évadé, vous l'avez fait tuer.
Oui,
j'avais peur que si vous le menaciez, il cède.
Vous savez,
je le connaissais très bien.
C'était mon frère.
Votre frère ?
Vous êtes inhumain.
Il fallait le laisser s'enfuir.
Cela m'aurait rendu suspect.
Et notre cause compromise.
Mais sa mort sera vengée, señorita.
C'était de sa faute.
Quand je m'emparerai du fort...
Vous en emparer ? Avec quoi ?
Venez, je vais vous montrer.
Regardez.
Le "San Felipe".
À bord il y a des hommes pour s'emparer du fort.
Je vais les armer de nouveaux fusils.
Vous êtes fou, les fusils sont dans l'arsenal.
Oui, sous ma garde, señor.
Souvenez-vous ?
Sergent de Gomara,
retournez au fort et soyez prêt a livrer les fusils à mon ordre.
Très bien, señorita, installez-vous confortablement.
Retour à la route et personne ne va à la mer.
Très bien, major.
Vous restez de garde ici .
Vous devez comprendre,
elle ne pouvait faire qu'une chose, aller le rencontrer.
Autre chose aurait été malhonnête.
- Malhonnête ? - Oui.
Vous ne pouvez l'épouser si elle aime Philip.
Ils s'aiment tous les deux, vous ne comprenez pas ?
Si je comprends.
Je comprends que mon meilleur ami m'a trahi.
Et ma fiancée a été infidèle.
Et que vous,
qui aviez l'obligation de la protéger,
fait qu'ils aillent ensemble, et l'organisé.
Carlos, ce n'est pas vrai.
J'étais avec eux et rien ne s'est passé.
Rien ?
Vous appelez ça rien un homme qui oublie, devoir et honneur ?
Philippe n'a pas oublié.
Il est parti ce matin pour vous, Carlos.
Vous voulez me faire croire ça.
Carlos, qu'allez-vous faire ?
Je vais le découvrir par moi-même.
Carlos !
Lieutenant !
- Vous êtes ici depuis longtemps ? - Qui sait.
Trois ou quatre heures.
- Avez-vous vu un couple ? - Un couple ?
Un grand américano avec une jeune señorita ?
Exacte. Où sont ils partis ?
Oui, je vais vous montrer.
Par ici, señor.
- Que signifie... ? - Silence.
Et le major ?
Il attend à la plage le Cpt. Córdoba.
Mets-le à l'intérieur.
Écoute, Carlos, s'il te plaît, laisse-moi t'expliquer.
Je n'en ai pas besoin.
Si j'avais eu une arme, Kent, je t'aurais tué en entrant.
Ça n'aurait rien résolu, tu devrais nous écouter.
Pourquoi ? Avant, si je t'avais écouté.
Qu'avez-vous à dire.
Alors, écoute maintenant. Philippe et moi nous aimons.
On se bat sans pouvoir l'éviter.
Nous allions tout dire quand Rojas nous a arrêtés.
De Rojas ? Qu'a t-il à voir avec ça ?
Viens à la fenêtre et regarde.
- Le « San Felipe » ? - Oui.
C'est ce navire.
C'est le traître, Carlos, il essaie d'attaquer le fort.
Bienvenue, capitaine Córdoba.
Mes salutations, major. tout est prêt ?
Je peux vous assurer que tout est prêt.
Eh bien, je vais ordonner de débarquer immédiatement.
- Major de Rojas. - Oui.
Nous avons arrêté le lieutenant.
Bien.
Cpt, quand ils auront débarqué, emmenez-les à l'hacienda.
À terre, vite.
Garde à vous !
Sergent Gomara, restez ici.
Les autres rompez les rangs.
Qu'y a t-il ? Je ne comprends pas.
Parlez, sergent.
Je ne sais rien.
Laissez-moi trois minutes avec lui, Excellence.
Venez avec moi, lieutenant.
Ouvrez la porte.
Ouvrez-là.
Ils sont à l'hacienda de Rojas,
Tout les deux.
Mais il m'a dit autre chose.
Arrêtez, vous !
Prends le sabre.
Allez, venez vite !
Retour aux barques !
- Es-tu blessé, Philippe ? - Non.
Comment vas-tu Carlos ?
Je vais bien, mon ami,
mais chaque fois qu'il y a de l'action, je suis inconscient ou blessé.
Eh bien, bonne chance, mon ami.
- Au revoir, Carlos. - Marguerita.
Allez, ne va pas si loin.
Comme garçon d'honneur, j'ai ce privilège.
Il ne faut pas gâter Maggie.
Maggie ?
Qu'est-ce que tu attends, idiot ?
Pourquoi ?
Adaptation d'un st existant. Revu le 17/10/21 J.Y.
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