Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Je t'ai dit d'y aller ?
On le met où ?
- C'est urgent, on a besoin d'aide.
- On est déjà plein, c'est niet.
On se laisse plus envahir.Maintenant,
on trie, on trie, on trie.
A qui est la vieille Alzheimer ?- Mme Jeanin ?
Brun veut que je transfère une patiente.
- Tu veux la mettre en bas ?
- 3 jours qu'il est en crise.
- On s'en occupe.
Brun veut que t'examinessa fille.
- Une grossesse extra-utérine.
Faut lui dire.
La porte claque.
- Merde.
Y a quelqu'un ?
Cri
- Calmez-vous ! Calmez-vous !
Vous m'entendez ? Je fais de mon mieux !
Aboiements
Hurlement
- Cette nuit, ça a merdé.
- Le problème, c'est le California.
- Brun peut peut-être comprendre.
- Non, Brun comprendrait pas.
De toute façon,il a rien à proposer.
- T'as accepté les vieux ? - Non.
- Les autres décident pour moi, maintenant ?
- Ta fille, ça va ?
Heureusementque t'as pu utiliser le service.
- Je dois retourner à Poincaré.
Il y a de la négligencedans l'EHPAD.
- Leur hygiène est déplorable.
- C'est de la maltraitance.
- Oui, on peut pas les laisser repartir à l'EHPAD dans cet état.
Je rouvre les chambres de Simoni.
Vous vous doutez bien,c'est illégal.
- Pourquoi ?
- On fait pas de la médecine avec de l'affect.
Ils doivent retourner à l'EHPAD.
- On les a sauvés d'un naufrage,
on me demande de les remettreà l'eau. Je peux pas.
Musique intrigante
Générique
Musique lente
Je sais pas quoi vous dire.
Je comprends pasce qui vous a pris.
"On va mettre des maladesdans un service désaffecté",
vous vous êtes dit ça ?
Vous avez cru qu'on allait mettre les huit vieux ici ?
Ta petite dame, Alyson.
Elle a eu quoi comme soins ?
Combien de toilettes ?
Et ce chien, c'est quoi ?
Hospitaliser
des malades ici, c'est l'idée de qui ?
C'est votre connerie à tous les deux ?
C'est grave.
Pour les malades.
C'est dangereux pour vous. Tu le sais.
- Un hôpital, c'est fait pour hospitaliser. Pas pour trier.
- Réponds. Tu sais que c'est dangereux pour vous ?
- Personne n'en voulait.
- On n'avait pas le choix.
Un hôpital sans lit peut pas marcher.
Fallait soit ouvrir, soit fermer.
Vous faites tout à moitié.
- Je fais tout à moitié ?
- Non, pas vous.
L'hôpital.
- On va essayer de réparer tout ça.
On les ramène et on passe par le circuit officiel.
On va trouver de vraies solutions. Je m'y engage.
Musique dramatique
- Merci.
- Pardon ? - Il est où, mon chien ?
- Le Dr Wagner s'en occupe.
Vous êtes aux urgences
de Poincaré. On s'occupe de vous.
Vous inquiétez pas.
- C'est retour à la case départ.
On va bien s'occuper de vous.
Vous allez être bien ici.
On va faire votre toilette, vous donner à manger.
- Oui, bien sûr.
- Vous permettez ?
- Elle vient de m'appeler.
- Oui ?
- Dr Olivier Brun. - Je sais.
- Je le fais entrer ? - Oui.
- Vous pouvez rentrer.
- Asseyez-vous.
Comment va votre fille ?
- Ca va, merci.
- Vous traversez un moment difficile.
On est là pour vous aider.
- C'est qui, "on" ? - "On" ?
- Vous dites "on". "On" sait, "on" est là.
C'est qui, "on" ? - Personne.
C'est une formule, c'est moi.
Les équipes, vos collègues.
- La famille de l'hôpital.
- C'est ça.
Je cherche une solution pour soulager votre charge de travail.
- Vous voulez me virer ?
- Non, pas du tout. On a besoin de vous.
- Vous dites encore "on".
- Oui, j'ai dit "on".
- Vous me reprochez d'avoir rouvert les chambres.
- C'était une erreur.
Tout le monde peut se tromper.
Le tri, l'organisation, la gestion
des effectifs,
c'est beaucoup de travail et de responsabilités.
Il est temps de prendre du recul, de déléguer.
Vous vous concentrerez sur les malades,
la prise en charge. - Qui prend ma place ?
- Personne. - Qui ?
- Personne, c'est de la réorganisation.
- Qui ? Wagner ?
Simoni ?
- J'ai proposé au Dr Larouchi.
- C'est mieux ?
- Quelqu'un sait pour la réunion ?
- Non.
- C'est quoi, tout ça ?
- On enterre Kim, ce soir.
Il part à la fin du mois.
- Donc on fait Halloween.
- On est au mois d'août.
En novembre, on n'a pas pu. Du coup, on a décalé.
Personne sait pour la réunion ?- Non.
- Réorganisation du service.
Une nouvelle organisation ?
Ouais.- Nouvelle nouvelle organisation.
- Plutôt nouvelle nouvelle
nouvelle organisation.
- A moins que, je sais pas,
ce soit une nouvelle nouvelle nouvelle
nouvelle organisation du service.
Raclement de gorge
- Hum...
On vous a réunis pour parler de la nouvelle organisation.
Petits rires
Lazare, tu peux...
Alyson.
Hugo et David, vous continuez à la médecine fast.
- Donc, comme hier, en fait.
- Oui, mais différemment.
Je serai à la passerelle avec Stella et Lazare.
On va être radical. On prend que les urgences
ou la bobologie avec retourà domicile. Fini les bed blockers.
Chloé. Tu seras là où je pourrai pas être.
- Tu seras mon bras droit.
Sans mauvais jeu de mots.
Arben.
Tu seconderas Olivier au déchocagepour les urgences.
- Et le SMUR ? - On ferme.
Jour, nuit, on ferme.
Des questions ?
- Oui.
J'ai une dame de 89 ans au secteur 2.
- Justement,
j'allais venir aux arrivées de ce matin.
- Mme Jeanin ? - Ouais.
- Et Monsieur je sais plus.
- M. Gérard.
Retour à domicile.
Ils nécessitent pas d'hospitalisation.
On les inscrit pas.
- Carrément ?
- Olivier ?
- Vous voulez pas les voir ?
- Non.
J'ai vu le dossier, on peut pas les garder.
- Faut retirer l'affect.
En route, on y va.
- Lazare et Stella, allez-y.
- C'est quoi, ce délire ?
Il y a pas de retour à domicile possible.
Vous avez dit que vous les preniez.
- Je sais.
- On fait quoi ?
- C'est plus lui qui décide.
On les ramène au California.
Musique dramatique
- Ca va, Mme Jeanin ?
- Oui. - C'est pas froid ?
Gémissement
Ca fait mal ?
- Oui. - Vous avez mal au ventre ?
- Oui.
- Je vais regarder.
Gémissement de douleur
Bips
Ca va, monsieur ? - Ca va.
- Je vous augmente l'oxygène. Ca va aller mieux.
Merci.
- T'es un bon chien. Oui.
- Ca va aller, monsieur.
- Respirez.
- Ne bougez pas, monsieur.
Tout va bien.
- Voilà, tout va bien. - C'est bon.
- Tu prends de quoi noter.
- Je t'écoute.
- Plaie ouverte au niveau
de l'arcade.
Plaie de 3 cm sur la pommette droite.
Cri
Fracture du nez avec une plaie sur le nez, 3 cm.
Ecchymoses et plaies sur le torse à gauche.
Cri de douleur
Une plaie de 3, 4 cm sur le coude, suspicion de fracture.
Traces de morsure.
Vous avez été mordu par un chien ?
- Je lance une prophylaxie ? - Oui.
- Je peux partir ?
J'ai des petits
seuls à la maison.
- Vous êtes qui ?
- Le monsieur qui l'a accompagné.
- D'accord. Mets-lui une perf et un Prodaf,
un bilan bio complet et les toxiques.
On va vous perfuser.
- Vous savez ce qui s'est passé ?
- Je sais pas.
J'étais chez moi, j'ai entendu...
des bruits, des cris, des aboiements des chiens.
J'ai vu cinq types qui sont partis.
Je l'ai retrouvé dans le local poubelle.
Je l'ai ramené.
- Vous avez appelé la police ? - Il m'a dit non.
"Pas la police, pas la police.
"Ramène-moi à l'hôpital."
- Il a de la famille ? - Je sais pas.
- D'accord.
- Je peux partir ? - Oui, allez-y.
- Merci. Au revoir. - Merci.
Vous êtes à l'hôpital.
- Regardez-moi.
On va soulager votre douleur.
Rassurez-vous, tout va bien se passer.
- Son bilan hépatique est pourri.
- Les transas, ça dit quoi ?
- Deux fois la normale.
- Ca, ça va.
Et la bili ?
- La bili est à 78.
Tu vois,
il y a pas de quoi s'inquiéter. - C'est élevé.
- Et le reste ?
- Le reste a l'air normal. Mais elle a mal au ventre.
- Elle est venue pour ça.
- Elle me regarde plus pareil.
- Elle te regarde plus pareil ? - Non.
Elle me regarde plus pareil.
Peut-être que tu culpabilises
de l'avoir ramenée au Calif.
- Au Calif ? - California.
- Si... Si...
Si tu le sens pas, fais un scan.
- Son ventre est chirurgical ? - Non.
- Pas la peine de faire un scan.
Fais un Normacol. - Un Normacol ?
- Oui, un lavement.
- Je sais ce qu'est un Normacol.
- Va pas l'emmerder avec un Normacol.
- Non.
- Hugo !
- Quoi ? - Ton gars
te demande à la passerelle.
- Quel gars ? - Je sais pas.
Un gamin, 18 ans.
Il te connaît.
- Il a dit qu'il me connaissait ?
- Il m'a dit : je veux voir le jeune et beau Dr Wagner.
C'est lui, là-bas. Tu le connais ?
- Ouais, je le connais.
Victor ! Merci.
Ca va ?
- Oui.
- T'es tout seul ?
- Oui.
Je peux vous parler ?
- Oui, viens.
- C'est bon ? - Oui, merci.
Je peux t'aider ?
- Je veux être hospitalisé.
- Ici, c'est compliqué.
Bah... Ailleurs, sinon.
- Tes parents sont où ?
Ils sont pas là, je leur ai pas dit.
Je fais ce que je veux, j'ai 18 ans.
J'ai peur de leur faire du mal.
- Lazare ! Je m'en occupe.
- Suis-moi.
Cri- Bougez pas.
- Ca saigne, je fais un point ?
- Avec les morsures, non.
Faites un pansement compressif.- Je m'en occupe.
- C'était quoi, comme chien ?
- Un espèce de pitbull, je crois.
C'est bon ?- Ouais.
Désolée, j'appuie.
- J'ai du mal à respirer.
- Vous avez une côte cassée.
Je vais repiquer, bougez pas.
Doucement.
Voilà, c'est passé.
Il a quoi avec le Prodaf ? - Il a que ça.
- Mets-lui de la morphine.
- On en a plus, on est en rupture.
- On est en rupture ?
- Encore, oui.
- Il reste quoi ? - Topalgic,
Acupan, Kétamine si tu veux.
- Kétamine.
- Combien ? - 1 mg.
Attendez, restez là.
Bougez pas, je dois repiquer. Bougez pas.
Tu vas rester ici
pour l'instant.
D'accord ?
Je vais essayer
de te trouver un spécialiste à qui tu pourras parler.
- Hugo.
- Quoi ?
- Viens voir.
Ca va avec ton patient ? - Oui.
- C'est mieux qu'on switche.
- Qu'on switche ? - Chloé va s'en occuper.
- Il a demandé à me voir.
- Ca fait beaucoup d'affect.
- Avec Chloé, y aura moins d'affect.
- Exactement.
Et il y a assez à faire avec le reste.
- Surtout pas d'affect.
Il répète que ça.
On fait pas de la médecine sans affect.
- Nous, ça se passe bien.
Hein, Laz ? On le trouve cool, Larouch'.
- Ouais, il carbure à la passerelle.
Ouais. - C'est dégueulasse.
- C'est des pâtes sans gluten.
- Kim !
Qui a validé les pâtes sans gluten ? - Je sais pas.
- C'est dans tous les internats.
T'as le choix.
C'est abusé.
On est pas tous d'accord.
- Comme Larouchi, on est pas tous d'accord.
- T'es en fixette sur Larouch'.
- Je le trouve super brutal.
C'est votre Messi, mais il gère rien.
- Elle dit juste qu'elle préfère bosser avec Larouchi.
- T'es modérateur des débats, toi ?
- Non, chacun ses préférences. C'est tout.
Bonjour.
Ils huent.
- S'il vous plaît ! S'il vous plaît !
Un instant, merci.
- Je viens vous voir concernant la fête de ce soir.
Cris
Comme vous le savez...
L'hôpital traverse de grandes difficultés.
Ca me semble déplacé.
Je trouverais plus raisonnable de reporter cette fête.
- C'est une interdiction ferme et définitive ?
- C'est mon ressenti et donc c'est un conseil.
- On fait ce qu'on veut. - Oui.
On garde.
- Bonne fin d'appétit. Merci.
Ils huent.
- Elle a pas tort.
- Tu veux pas faire la fête ? - Je suis d'accord.
C'est déplacé de faire la fête.
- Les deux points de vue se défendent.
- Tu vas me contredire à chaque fois ?
Je te contredis pas. - Si.
C'est systématique.
- Je mets de la nuance.
Je te donne mon avis. - A chaque fois...
Hé, stop.- Les gars, tranquille, calmez-vous.
On s'engueulait pas comme ça,quand y avait du gluten.
- Voilà. - C'est pas vrai.
- Il s'appelle Victor Barret. Il a 18 ans.
Il est sous Haldol depuis l'âge de 15 ans,
il a fait des bouffées délirantes avec hallucinations
et tentatives de passage à l'acte.
On a plus de secteurs fermés sur l'hôpital,
il faut nous le prendre.
OK, je patiente.
- Alors ?
Oui, je suis toujours là. J'écoute.
OK, merci.
J'ai fait toute la région. Hôpitaux, cliniques, centres spécialisés.
- Appelle les parents, qu'ils viennent le chercher.
- Il est majeur, j'ai pas le droit.
- Tu lui dis de le faire.
- Il voudra pas.
- Essaie de le convaincre.
Oui ?
Oui.
Mme Belkacem, son bilan hépatique.
- Qu'est-ce qui t'empêche
de le mettre là ?
- C'est un schizo.
- Et alors ?
- On fait de la réa. - Justement.
Vous avez du personnel toute la nuit pour le surveiller.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Elle veut mettre un malade psy
dans un lit de réa, j'ai dit non.
- Un malade psy ?
Il a 18 ans,on trouve de place nulle part.
Ici, on pourrait le surveiller.
Avec les urgences qui ferment, on cherche des solutions.
- Tu vas trouver une meilleure solution.
- Tu m'as appelé ?
- Ouais, rentre.
- Il y a quoi ? - Je mets Victor au California.
- Mon patient ?
- Ouais.
Pas de place et Larouchi veut pas le garder.
Je le connais ? - Non.
C'est un schizophrène agitéde 18 ans.
- Je suis contre. - Moi aussi.
- Là, il est calme. Ca ira. - Il peut faire une crise ?
- Oui, il en a fait trois ici.
Il peut se foutre en l'air.
- C'est pas une bonne idée.
- On le shoote.
- On va pas le shooter.
- C'est pas une solution. - Enfin,
il y a pas 36 000 solutions.
Chloé a raison. - T'as demandé à ma mère ?
- A ton avis ?
Vibreur - Pardon.
Ouais ? Maintenant ?
OK, j'arrive.
Désolé, je dois y aller.
- On fait quoi ?
- Je le shoote, je le mets au California, ça va bien se passer.
- Carrément.
- Pourquoi elle nous pose la question, alors ?
- C'est cet hôpital.
Fallait le fermer ou l'ouvrir complètement.
- Tu l'as déjà dit.
- Allez.
- Comment vous vous sentez ?
- Mieux.
Avec le produit, j'ai moins mal.
Le truc, c'est que j'ai encore du mal à respirer, mais ça va.
J'ai eu peur.
J'ai cru que j'allais mourir.
- Vos examens sont rassurants,
mais vous avez du sang dans le poumon.
Mais ça ne saigne plus, on a vérifié deux fois déjà.
- C'est pour ça que je respire mal ? - Oui.
On continue de vous surveillerjusqu'à ce soir,
mais on ferme à 20 h. Donc...
Si tout va bien, faudra rentrer chez vous.
- Ce soir ?
- Oui, s'il y a pas de raison de vous garder.
- Vous avez vu ma tête ?
- On va mettre en place des infirmiers tous les jours.
- Je peux pas rentrer chez moi.
Je peux pas.
Vous m'avez vu, docteur.
(- On va continuer de surveiller. Et puis,
on fera un point cet après-midi.)
- Promis ?
- Allez, on vous laisse vous reposer.
Essayez de dormir un peu.
- On y va ?
- Tu pars pour Carpentras ?
- Quoi ?
- Ton père m'a dit que tu partais à Carpentras.
T'aurais pu m'en parler avant.
- Je pars pas.
Faut pas écouter ce qu'il raconte.
- C'est pas normal qu'il m'appelle.
- Il est très fatigué.
- Il est pas fatigué.
Il déraille complètement.
T'en as conscience ?
Quelqu'un s'occupe de lui ? Médicalement.
- Ouais.
- Qui ?
- C'est moi.
- Faudrait déléguer.
Je peux t'aider, si tu veux.
- Je sais.
- Faut que t'arrives à te détendre.
Dors un peu.
- Je me sens pas très bien ici.
Brouhaha au loin
J'entends des voix.
- Là, il y a vraiment des voix.
- Les benzos lui font rien.
Je suis au California.
Avec Victor, il dort pas. Je peux augmenter les benzos ?
- Je sais,
mais il angoisse trop.
Faut patienter.
- Je comprends, OK.
Je reviens, OK ?
Musique dancehall
Kim !
Kim ! - Ouais ?
- Vous pouvez faire moins de bruit ?
- Il y a personne, on dérange qui ?
- S'il te plaît.
- Je bosse dans une chambre de garde.
- Merde, désolé. Je savais pas.
- Tu peux éteindre la musique ?
- Ca te fait chier, la fête ?
- Non, j'ai besoin de calme.
- T'es bizarre.
- T'as changé. - Si tu veux.
Soupir
- T'en es où, avec le déchocage ? Il y a plus que lui.
- Comme t'as droit à ton repos compensateur, je reste.
Je surveillerai le malade, c'est plus raisonnable.
- Ah non.
Non.
Je prends la garde ce soir,
tu prends ton repos.
L'idée, c'est de te soulager,
le malade doit rentrer.
- C'est un peu court pour le laisser partir.
- Donne-moi une raison qui nécessite une hospitalisation.
- C'est plutôt un ensemble de petites choses.
- Faut arrêter avec l'affect.
C'est compliqué, mais on doit se blinder. D'accord ?
On n'a pas une bonne raison de le garder.
- C'est pas tenable.
Ca va pas s'arranger, ce soir.
- On fait quoi ?
- Vous faites quoi ?
- Vous avez un entrant.
- Very funny.
- Je suis sérieux.
Homme, 18 ans avec troubles du comportement.
- Ouais, le schizo.
Ta mère a dit non. - Je sais.
- Hugo, tu viens ?
Tu m'expliques ?
- Bien sûr.
Homme, 18 ans, avec troubles du comportement.
- C'est quoi, ce mélodrame encore ?
- Il y a aucun mélodrame.
T'as un patient, je me fiche que tu veuilles t'en occuper ou pas.
Je te laisse pas le choix. Il est là, il est à toi.
- T'es pas lucide.
- T'as refusé un gamin de 20 ans.
Il est mort dans le SMUR.
C'était de la réa pourtant.
Là, c'est un schizophrène qui a besoin de surveillance.
Tu vas le surveiller.
On te demande de faire ta part du travail.
- On fait quoi ?
- Prends les transmissions. On va le surveiller.
Il toque à la porte.
- Ca va ?
L'hémoglobine reste stable.
Vous saignez pas.
Ca vous inquiète, mais faut rentrer chez vous.
On peut pas vous garder.
Je vais organiser votre retour pour que ça se passe bien.
D'accord ?
- Je veux pas partir.
Gardez-moi, s'il vous plaît.
Je suis en sécurité ici.
- Je sais.
Mais je peux pas.
- Une nuit.
Juste une nuit.
Musique dramatique
- Pourquoi t'as appelé l'hôpital ?
- T'es malade et t'as besoin d'aide.
Musique douce
- J'ai cru que vous m'aviez oublié.
- Non, non.
Ca va ? - Ouais, ça va.
- On va pas très loin.
- Ca va, la douleur ?
- Ouais.
J'ai un peu mal à la poitrine, mais ça va.
- D'accord, ça va passer.
Je laisse allumé ?
- Ouais, je préfère. - D'accord.
Si besoin, je suis à côté.
Docteur.
Merci.
- Ca va aller.
Je voulais te remercier de l'avoir accepté.
- Ici, on accepte personne.
On fait juste notre travail.
Musique lugubre au piano
- C'est quoi, ça ?
- C'est Halloween. - Halloween ?
- Ils fêtent Halloween là-haut.
- C'est pas très à-propos.
- Effectivement.
- Mes bien chères soeurs, mes bien chers frères.
Nous sommes réunis
en l'honneur de notre frère Kim,
petit interne parti trop tôt.
Propos en arabe
Prions pour lui.
Prière en latin
Amen.
Musique festive au piano
- Sympa, le déguisement.
C'est cool, t'as fait un effort.
- Merci.
- Tu bois un truc ?
- Arrête de t'inquiéter, elle va pas si mal.
- Quoi ?
- Arrête de t'inquiéter, elle va pas si mal.
- Elle est dans un cagibi, elle a besoin de soins.
C'est une vieille dame.
Elle serait pas mieuxà l'hôpital.
Elle aurait pas plus de soins ni plus d'attention.
- Ouais, OK.
- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Rien, t'as rien dit.
- Admets que Poincaré, c'est pourri.
Il y a rien qui fonctionne.
- Tu comprends rien, mais t'as un avis sur tout.
Tu parles de ce que tu connais pas.
- Tu me supportes plus. Quoi que je dise, ça va pas.
- Non, parce que tu banalises tout.
Poincaré, c'est toute ma vie. J'ai tout vécu ici.
Voir cet hôpital s'effondrer, c'est violent.
T'entendre en parler comme ça, c'est insupportable.
Ola
Musique intrigante
- Tu trouves qu'on a changé ?
- Toi, ouais. Moi, pas trop.
- Je tiens très fort à vous, Dr Lévêque.
- Moi aussi, je tiens très fort à vous, Dr Wagner.
Très fort.
Vibreur
C'est David.
- Réponds.
- Ouais ?
- Calme-toi, je comprends pas.
Essayez de respirer.
Hurlement
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Il crache du sang !
Faut l'emmener aux urgences ! - Crie pas !
Vous m'entendez, monsieur ?
Respirez.
Doucement.
Je vais chercher de l'oxygène. - Vas-y.
On s'occupe de vous.
- Tiens, aide-moi à mettre ça.
Respire, respire.
Faut garder le masque.
- Oh putain.
- On a quoi ?
- Hémoptysie brutale avec insuffisance respiratoire.
Branche-moi ça.
Respiration haletante
- Allez, respire. Voilà.
Respire.
- Il fait un pneumothorax gauche.
- Faut le remonter au déchocage. - Pas le temps.
- On est pas sur la voie publique.
- Si, justement.
Passe-moi son dossier.David, son dossier !
Hugo, en réa, ils ont des culots globulaires.
Prends ce que tu peux. Ca va saigner.
Arben, préviens Chloé.
Ramenez les sacs du SMUR, de quoi intuber
et ponctionner. Alyson,
on va exsuffler.
- Au doigt ? Sans IDE, c'est chaud.
- David nous aidera.
Moi ?
- Oui, toi.
Allez !
- Va chercher des gants et des ciseaux.
- Ca va, Bunny ?
Tada.
Tu leur diras pas.
Bonne nuit, Bunny.
Musique de tension crescendo
- Généreux. Généreux, encore.
Là, c'est bon.
Scalpel.
Cri
- Vous êtes sûrs ?
- On va le sauver, je l'ai déjà fait.
Olivier, comme un flingue.
Putain, compresses !
- Merde.
Ca marche pas. - Compresses !
- Ca marche pas. Ca marche pas !
Cri
Compresses ! Compresses !
Il désature !
- David, ça va ?
- Compresses, bordel !
Il faut l'intuber. Ils foutent quoi ?
Va chercher le matériel, Alyson !
Vite !
Hakim ! Reste avec moi !
Reste avec moi !
- Ta mère t'a donné son accord ? - Hein ?
- Ta mère t'a donné son accord ?
- Oui, je te le dis, crois-moi.
Je l'appelle ?
- Non, je te crois.
- Je vais l'appeler.
- Non. - Je m'en fous de la réveiller.
- La réveille pas pour ça.
- T'es sûr ? - Oui, c'est bon.
J'ai que des culots d'urgence. Du O négatif.
- Super.
Il est bon ?
- Pas dégueu.
- Merci beaucoup.
Musique rythmée étouffée
- J'arrive pas à savoir si c'est le coeur ou les basses.
Une tamponnade péricardique.
- Tamponnade ? - Ouais.
- Passe ton stétho.
T'as raison.
- Faut le transférer au bloc.
- C'est trop tard.
Il va s'arrêter.
- On se prépare à masser. - Ca sert à rien.
- Faut le ponctionner au bloc.
- Elle a raison.
C'est la seule solution.
Bips qui s'accélèrent
182, il va faire
un arrêt.
- On ponctionne maintenant.
A l'aveugle ?
C'est du délire.
- Une autre idée ? - Pas le choix.
Alyson, compresses, bétadine.
Hugo, une seringue de 60 et un trocart.
- On le ponctionne, là ?
- Oui, on le ponctionne.
Merci.
Merde, j'ai rien.
- Essayez au niveau du sternum.
Là.- Là ?
J'ai toujours rien.
- Faut enfoncer plus.
- Je risque de toucher le ventricule.
- C'est quoi, une tamponnade ?
- Faut y aller plus profond.
- Je risque de perforer le coeur.
- Il a raison, faut essayer.
- Bon, j'y vais.
J'ai du sang.Je suis dans le ventricule ?
Je suis dans le coeur ? - 170.
C'est le centre d'épanchement.
T'es dans l'hématome.
- T'es sûre ? - Oui.
- La fréquence cardiaque diminue.
Ca diminue encore.
- On va te sauver, mon gars.
Tu m'entends pas,
mais on va te sauver.
- C'est bon là.
Ca va le faire.
Bips réguliers
Hugo.
Musique dramatique
Café ?
- Non, merci.
Café, Alyson ?- Ouais.
- Bon.
Voilà ce que vous allez faire.
Vous allez tous partir.
Je vais rester ici.
Je vais m'occuper des malades.
Déclarer le décès de Mme Jeanin. Je prends tout sur moi.
Personne n'a à savoir comment on en est arrivés là, OK ?
- Moi aussi, je reste.
C'est mon idée, le California.
C'est mon service.
J'assume.
- Moi aussi, j'assume.
- Moi aussi.
- Oui, nous aussi.
- Ouais.
Suis-moi.
Musique dramatique
Faut pas que tu restes.
Ils partiront pas sans toi.
Il y a longtemps que je sais
que je dépasserai jamais ça.
Toi, ta carrière t'attend.
Musique tragique
La porte claque.
C'est fini,
allez... au lit !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.