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Original subtitles

- Je suis soûlante. - Pourquoi tu changes pas ?

- T'imagines pas ce que je dis pas.

- Il est nouveau,

ce tableau.

- Il est moche.

Tu l'aurais acheté pour moins cher ?

- Oui !

Ca me plaît.

- Les gens font tout pour éviter

les désaccords.

- Les gens confondent désaccord et conflit.

- Pour être éditée,

il va falloir vous adapter.

Souffle

Quelqu'un approche.

- Tu sais

ce que je supporte pas ? L'injustice.

Je suis charismatique, intelligente, belle,

j'ai une bête de personnalité.

Qui va à Londres pour interviewer le Premier ministre ?

- Thomas. - C'est pas injuste.

Il est super.

- Tu crois que c'est parce qu'il est super ?

- Ils avaient peur que tu sois trop délicate.

- C'est une blague ?

Ils m'ont refilé la foire aux inventions.

- Le salon. - C'est parce que je suis une femme.

C'est pour ça.

Si tu veux un bon sujet, faut être un homme

ou être moche. Je suis aucun des deux.

- Ca se discute. - Pardon ?

- Les inventions, c'est vachement plus intéressant

que le Premier ministre.

- Un bon sujet, c'est pas un sujet intéressant.

C'est un sujet qu'on veut regarder.

- Certains ont envie d'un sujet intéressant.

- Laisse tomber.

T'écris ton livre ? - Oui.

- C'est long, hein. - Ouais.

C'est dur d'écrire,

mais réécrire, c'est pire. - C'est pour les gosses.

Si tu vas pas à Londres,

c'est pas parce que tu parles pas anglais ?

- Si, aussi.

Percussions rythmées

- Je vais vous manger.

- Si tu veux venir,

on y va le week-end prochain. - Tu viens à la chorale ?

- Je pars chez l'éditrice. J'ai mon train à 9 H.

- T'y vas ? Génial !

- On dit qu'on écrit mieux quand on est entouré de nature.

- Ca a pas participé à la cagnotte ?

- J'attendais de voir ce que les gens mettaient.

- Moi, j'ai mis 70. - 70 euros ?

- Je veux pas passer pour un plouc.

Les autres, c'est des avocats, des médecins. Il y a un mec...

Il a mis 200 balles.

- C'est quoi le cadeau ? - Une photo.

- Si vous voulez radiner,

vous pouvez masquer le montant.

- Si on masque le montant, ça crée de la suspicion.

Celui qui organise la cagnotte voit le montant de chacun.

- C'est son mari. Il va lui répéter.

- Il y a des chances, ouais.

Si j'avais une femme, je lui dirais.

- Toi, avec le slip orange, c'est pas Thoiry, ici.

- C'est quoi, cette mode des cagnottes ?

- J'y pense plus pour les anniversaires des amis

que pour celui de ma mère.

Juliette, c'est pas une amie.

- Moi non plus. On prend le métro ensemble. Elle m'attend.

Comme elle m'attend,

le peu de matins où j'arrive avant, je l'attends aussi.

C'est devenu un rendez-vous quotidien, mais je la trouve con.

Si je pouvais, je ferais

le trajet seule. - C'est trop tard.

- Ouais, je sais.

- Tu sais à combien est la cagnotte ?

1 230 euros. - Pour une photo ?

- Non, mais c'est ridicule. C'est choquant.

- Je participe pas.

- C'est des malades.

- Et toi ?

- Je vais participer. Si j'osais, je participerais pas.

Bon... Jonathan, arrête avec ça, maintenant.

- On court pas !

Musique paisible

...

- Vous avez dépassé.

- J'ai vu.

- Vous désirez agrémenter votre voyage

d'une boisson ?

- Qu'est-ce que vous avez ?

- 10 cookies.

- 10 ? - C'est les meilleurs.

Je fais des réserves pour la maison.

- Et de 10 ! - Je vais prendre un cookie.

- J'ai plus de cookie.

- Ah...

Bah...

Vous m'en vendez un ?

- Je suis pas intéressé.

- Vous voulez pas m'en vendre un ? Vous en avez 10.

- Si j'ai acheté 10 cookies, c'est que j'en voulais 10.

- Vous saviez pas que c'était les derniers.

- Et alors ?

- C'est pas pareil quand il en reste

ou quand c'est les derniers.

Vous avez dit que c'était

les meilleurs.

- Je parlais à mon fils. Vous seriez pas au courant.

- J'ai pas eu d'autre choix

que d'écouter. Je suis à 80 centimètres de vous.

- Fallait les acheter en premier.

- Je veux pas les cookies, je veux un cookie.

Tu me vends le tien ?

- Non.

- Voilà. Il veut pas. Je veux pas. Foutez-nous la paix.

- Euh...

C'est quoi le 2e meilleur ?

- Il y a que les cookies qui sont bons.

- Bon... Je vais prendre un brownie, s'il vous plaît.

(Merci.)

L'enfant se délecte.

...

*- Dans quelques instants, nous arriverons

*en gare. Assurez-vous, avant votre descente,

*de ne rien oublier à bord.

Musique enjouée

...

Bips de téléphone

...

*- Exemple avec cette vidéo de l'académie de Montpellier,

*où les recrues dansent.

*- C'est un bijou à la fois esthétique

*et protecteur. Il contient un liquide

*qui dégage une odeur d'excréments

*qu'on peut libérer par un mécanisme que j'ai conçu.

*- Comment avez-vous eu cette idée ?

*Ce serait pas lié au mouvement MeToo ?

*- Bah, en fait, je me suis demandé ce qui pouvait repousser quelqu'un.

*L'odeur, c'est un truc assez puissant.

*Par exemple, dans le métro, quand il y a un sans-abri qui sent,

*les gens se décalent. Moi, je me suis dit bêtement :

*"Une femme qui pue, on n'a pas envie de la violer."

*- C'est fou, ces idées qui nous traversent.

*Comment on actionne le mécanisme ?

- Bonjour ! Cri

Je voulais pas vous effrayer.

Je savais pas comment m'annoncer.

Vous êtes...

- Mais vous êtes... Vous êtes le mari de Catherine ?

- Oui. Et vous, celle qui doit réécrire ?

- Elle m'avait dit que vous arriviez demain.

- C'est ce qui était prévu, mais j'ai changé d'avis.

Elle vous a prévenue. - Oui.

J'ai laissé mon téléphone dans le four pour me concentrer.

- Je suis désolé de vous avoir fait peur.

J'ai sonné. Vous avez pas dû entendre.

- Non, je regardais ma cousine.

Enfin... Pardon, je...

Je me suis mise ici, mais ça doit être votre chambre.

- C'est drôle, quand même.

- Oui, c'est drôle.

- Donc, c'est vous Iris.

- Oui, c'est moi Iris.

C'est votre maison ?

- Oui, c'est ma maison.

- D'accord. Vous êtes le mari de Catherine.

- Oui.

C'est... C'est mon pull ?

- Ah ! Oui, c'est parce que...

Je pensais que personne le saurait.

J'allais le remettre et le rendre propre.

Oh, un chien ! - Elle s'appelle Tulipe.

- Oh, c'est joli. Et vous ?

- Tom.

- Celui-là, il est de vous ? - Oui.

- J'aime bien.

- C'était la bonne dimension pour cacher le compteur.

- Ca se vend combien ? - Plus cher que ce que ça vaut.

- C'est bien pour vous.

- Oui. C'est injuste,

mais quand l'injustice est en sa faveur, on se rebelle pas.

- S'en apercevoir, c'est bien.

Quand c'est en ma faveur, je trouve pas ça injuste.

- Ca l'est peut-être pas.

Vous avez beaucoup de mérite.

- On est les deux seuls à penser ça.

Je mets tous les haricots verts ? - On est trois.

- Trois pour quoi ?

- Pour penser que vous avez du mérite. Catherine m'a dit

qu'elle était épatée. - Ah !

Si elle lisait ce que j'ai écrit, elle serait atterrée.

C'était juste un mot.

- Lequel ?

- Belliqueux.

- Le livre parle de quoi ?

- Il parle de...

d'une petite fille qui s'appelle Nana.

Beaucoup de choses la dérangent.

En gros, elle veut changer le monde.

Il y a trop de choses absurdes.

Elle se fait passer pour une sorte de prophète.

Il y a ceux qui croient que c'est un prophète, une prophète.

Et... Et il y a ceux...

Enfin... Pardon.

Au début du livre, une dame se promène dans la rue.

Pardon. Je raconte mal. J'ai honte. Je préfère pas en parler.

Je voudrais ne plus y penser.

Ce que je voudrais vraiment,

c'est que mon livre s'écrive tout seul.

- La satisfaction est pas la même.

- Je m'en fous complètement.

Bip du four Ah, le clafoutis !

- Ah !

Voix au loin

- Je sais ce que je veux, mais pas comment l'atteindre.

C'est assez frustrant.

C'est pareil en peinture ?

- Je suis pas vraiment d'accord.

Quand on peint ou quand on écrit, c'est la même chose.

Il faut s'interdire de savoir où on va

ou de savoir ce que sera le tableau dans son état final.

J'ai l'impression que pour peindre, pour peindre de façon authentique,

il faut pas vouloir glisser ses idées dans le monde.

Il faut essayer de le vider de toute vue particulière.

Moi, aujourd'hui, je fais une chose assez simple

et qui m'avait pas paru toujours évidente.

C'est commencer par regarder.

Elle acquiesce.

Il m'arrive de m'endormir.

Elle rit.

...

- Je comprends.

Je le termine ? - Oui.

Tirez une carte.

Elle hésite.

Elle acquiesce. C'est quoi ?

- Je vous le dis ? Il acquiesce.

Huit de carreau. - Remettez-la.

C'est quoi votre couleur préférée ? Elle réfléchit.

- J'en ai pas vraiment. - C'est pas grave.

Vous savez siffler ?

- Oui. - Allez-y.

Sifflement

Elle s'exclame.

- Quoi ?

C'est pas vrai !

Voix au loin Musique tranquille

... ...

...

- JOYEUX ANNIVERSAIRE

JOYEUX ANNIVERSAIRE, JULIETTE

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Cris de joie et applaudissements

...

- Iris ! T'es là !

J'ai eu peur que tu rates le gâteau. - Non, quand même.

- C'est Claude ? - Bon anniversaire.

- J'ai entendu parler de toi.

- Ah bon ? Elle dit quoi ?

Juliette réfléchit.

- Juliette ! - Je te présente mon mari.

- Ah ! - Il est comme toi.

Il est caustique.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Voilà Iris, avec qui je travaille à l'école, et Claude,

son petit ami.

C'est celle avec qui je prends le métro, le matin.

- Et certains soirs.

- Hors vacances scolaires.

- J'ai l'impression

de vous avoir déjà vue. - Oui, moi aussi.

- Vous êtes venue au cabinet ?

- Cabinet de quoi ?

- Gynéco. - Non. J'ai le même

depuis toujours. A la sortie de l'école,

si vous êtes venu la chercher. - Non.

Ca m'énerve. - C'est pas important.

- J'ai envie de savoir. - Moi aussi.

- Vous êtes pas la soeur

de Justine ? - Non. Vous allez à la piscine ?

- Oui. - Ah !

- Maillot de bain rouge !

- Non, vert.

- Je suis daltonien.

- Oui, ça doit être ça, alors. C'est marrant.

- Tu fais quoi ? - Je cherche de la chantilly.

Le mari de Juliette... - Lolo.

- C'est pas

à la piscine que je l'ai vu.

J'ai bien le souvenir que c'est un con.

- Ca m'étonne pas. Je le sentais pas.

- Ah ! - Il a l'apparence du mec sympa.

Il va poser des questions sur ta vie, d'où tu viens,

mais ses messages dans le groupe, c'était ceux d'un mec rigide.

Je dirais même "psychorigide".

En fait,

c'est un gros fils de pute.

- Je vais faire avec ça.

Il est sec, le gâteau. - C'est immangeable.

C'est fatiguant à manger, quoi. C'est ma 2e part.

- Pourquoi t'en as repris ?

- Lolo m'a resservie. J'ai pas su dire non.

C'est débile.

Si j'en veux pas, je vais pas m'assécher l'intestin

pour être polie. C'est dingue.

- Oui, c'est dingue. Jette-le.

- Je peux pas. Jette-le, toi.

- Bah...

Rire Quand on est 20,

c'est débile de faire un gâteau. Au moins, t'en prends un bon.

Oh !

Euh... Pardon. En fait, je me moquais pas du gâteau

ni de celui qui l'a fait.

Il est un peu sec.

Se forcer à manger, c'est tout autant gâcher que de jeter.

- C'est à qui, ça ?

- C'est à moi. C'est à moi.

- C'est quoi au-dessus ? De la compote ?

- Ah... Oui, pardon. Oui, je...

je trouvais ça rigolo de rajouter des ingrédients.

Je fais toujours des expériences. Là, conclusion :

c'est très bon avec ou sans.

C'est vraiment... vraiment exquis.

- Je suis désolée.

J'espère que vous l'avez pas mal pris.

Propos indistincts

C'est bon avec la compote ? - C'est pire.

Musique dynamique

- Merci. Ca me touche tellement ! - C'est rien.

- Merci, ma chérie. - J'ai pas participé

au cadeau commun. J'ai un autre cadeau.

- Ah ! Un cadeau pas commun.

- Exactement. C'est une bague anti-viol.

Si t'appuies sur la pierre,

n'appuie pas, ça libère une odeur immonde, genre de crotte,

et ça fait fuir l'agresseur.

Ca a reçu la médaille de bronze

au salon de l'invention.

- Tu savais pas pour le cadeau commun ?

- Je trouvais sympa de faire un truc personnalisé.

- Un truc personnalisé, c'est une bague au caca.

- Quand elle marche toute seule,

elle imagine qu'elle va se faire violer.

- Oui, oui.

- C'est plus rassurant.

Juliette acquiesce. Essaye-la

pour voir la taille.

C'est quoi ?

- Je l'ai pris sur la table.

- Je comprends pas.

Il suffisait de mettre dans la cagnotte.

- Certains aiment pas faire comme les autres.

- Non, c'est pas que je supporte pas,

c'est juste que... Il s'exclame.

- C'est vous.

La fille du train qui nous a volés.

Elle a volé un cookie pendant qu'on dormait.

- Mais vous êtes fou. - Pardon ?

Moi, je suis fou ? Bouge pas.

- C'est vrai ?

- Quoi ? Pas du tout.

Ca dépend quel train, mais je crois pas.

- Qu'y a-t-il ? - Personne ne bouge.

Ecoute-moi bien.

Regarde autour de toi.

Dis-moi si tu reconnais une personne qui nous a volé quelque chose.

- Ok. - Ok ? Prends ton temps.

Musique calme

...

- Elle !

C'est elle !

- T'es sûr ? - Sûr à 100 % !

Elle avait

le même t-shirt.

- C'est vrai, Iris ?

- Pardon. Je suis désolée. J'aurais pas dû mentir,

tout à l'heure.

C'est vrai,

j'ai volé un cookie,

mais il faut le contexte.

C'est pas une excuse,

mais vous aviez acheté 10 cookies

et c'était les derniers.

Je vous ai proposé de vous en racheter un.

- Et regardez ce qu'elle a dessiné dans mon cahier, en plus.

- C'est quoi ?

- C'est un pénis.

Cris choqués

- Je pensais

que c'était à vous.

- Tu dessines des bites

pour mon mari ?

- Mais non.

- C'est quoi ton souci ?

- Je le savais pas.

Mais enfin, pour moi, c'était juste...

Exclamations écoeurées

- On sort.

- Ca pue la merde !

- Je vais gerber.

- Je sors d'ici.

- C'est sa bague de merde !

Elle s'est déclenchée. Retire-la.

- Oh, merde ! - Enlève.

Enlève-la. - Elle est coincée.

- T'as les doigts qui gonflent.

- Poussez-vous !

...

- Je vais gerber.

...

Musique énergique

...

- Tire ! - Faut pas forcer.

Il faut mettre un corps gras. - Je vais chercher du beurre.

- Mets dans l'eau !

- Partez pas !

On va trouver une solution. - Enfonce-la.

Spasmes Laisse-la dedans. Laisse-la.

Oh là là !

C'est un prototype. T'as dû appuyer dessus.

- Arrête.

- T'as pas fait exprès.

- Arrête.

- Ca marche bien.

- Quoi ? Iris gémit.

- Là, clairement, personne n'a envie de te violer.

- Mais ferme ta gueule.

Ta gueule !

Ta gueule ! Mais ta gueule !

Ta gueule, avec tes remarques de merde

et ton cadeau de merde !

De merde !

T'as tout gâché !

Casse-toi de chez moi.

Et crois-moi,

nos trajets en métro,

c'est terminé.

Terminé !

Dégage !

Musique douce au piano

- "C'était donc simple",

pensa Nana avec un sourire.

Il suffisait de se faire détester pour obtenir la paix.

Elle comprit pourquoi le jeune voisin était si désagréable.

Elle se tourna, et en le regardant,

elle eut l'impression qu'il était triste.

D'une tristesse que les mots ne peuvent pas consoler.

Alors, pour la première fois,

Nana cessa de parler.

Elle s'approcha du voisin et posa sa main sur son bras.

Et dans le coeur du voisin, il y eut une grosse vague.

- Pourquoi t'as pas dessiné mon sexe ?

- Quoi ?

- Si tu voulais aller à la campagne, on aurait pu aller chez mes parents.

Je sais que tu voulais être seule,

mais tu m'appelles même pas.

Et on va ensemble

à un anniversaire, et...

tu fais rien comme les autres.

Mais moi, je suis là. Je suis comme les autres.

Tu viens pas à mon récital.

Je sais. Tu m'as déjà entendu le jouer.

Quand tu dessines une bite sur un cahier,

c'est facile de faire des poils marrons.

Il y a toujours un feutre marron.

Tu lui as fait des poils roux.

Je me demande pourquoi ma copine choisit

de dessiner la bite de son ex.

- Visuellement, je trouvais ça plus drôle, c'est tout.

Je...

Je dessinerai la tienne la prochaine fois.

- Tu fais tout pour que je te quitte.

- Mais t'es fou !

Je fais tout pour qu'il me quitte.

- Il doit être fatigué, ce garçon.

- Je suis fatigué.

Porte

"So much trouble" (Izia)

...

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