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- Ce que je préfère chez vous,
c'est le dosage entre pragmatisme
et légère démence.
- Vous êtes notre "Promesse-jeunesse".
- Pour la couv,
Nana et des barreaux de prison.
- Je vous ai envoyé la couverture.
- Le truc avec le cerveau ?
Ca, non.
- Vous voulez décider de tout ?
- Y aura un cerveau.
Prendre les enfants pour des cons, c'est pas intelligent.
- Elle rigole ?
Musique de Noël
...
*...
*... Le chien pleure.
- Quoi ?
...
*Sonnerie d'appel
*...
Tiens !
Elle rit.
*- Allô ? - Allô, ma chérie ?
*Inaudible
Oh, j'ai un peu mal au ventre, mais ça va.
*- Tu veux annuler ? - Non, pas le jour même
pour un mal de ventre !
Mais...
Hypothétiquement, si j'annulais, tu m'en voudrais ?
C'est vrai que Noël,
quand on compare l'argent qu'on y laisse
et le bonheur qu'on y trouve, globalement,
on est déficitaires.
T'es mignonne. Et Iris ?
Elle en dit quoi ? Elle s'en fout, non ?
Bah oui, comme d'hab.
- C'est exactement ça.
Soigne-toi bien, je t'embrasse fort, fort, bisous.
Trop bien, mémé annule le dîner de Noël.
- Pourquoi "trop bien" ?
- Je peux aller à la soirée de mon boss.
J'échappe à 2 heures de train pour aller boire du lait de poule.
C'est fou la chance que j'ai !
- Et mémé, ça va ?
- Elle a juste boulotté trop de pralinettes.
C'était mon cadeau, donc je provoque ma propre chance.
Ce soir, tu seras encore toute seule ?
- Je sais pas. - Tu t'en fous, t'aimes pas Noël.
- Je pourrais faire un dîner improvisé.
- La soirée de merde. - Pas forcément.
Je préfère passer Noël avec Michel Houellebecq
qu'avec le roi d'Angleterre qui a quelque chose de prévu.
- En vrais gens, t'invites qui ?
- Je peux faire un texto groupé et viendra qui voudra. C'est sympa.
- Ouais.
- Et...
Pour ce qu'on te disait avant que votre grand-mère appelle ?
- Oui, pour ça... Bah... Ecoute, c'est comme ça.
- Tu le prends pas mal ?
- Attends, c'est elle qui t'a largué.
- Vous allez peut-être vivre une grande histoire d'amour.
Même s'il y a une micro-chance,
ne passez pas à côté.
Avant de m'en parler, vous auriez pu vérifier
si ça marchait.
Mais vous alliez pas vivre clandestinement.
Ca limite la sphère amoureuse.
- Et on aurait dû se voir dans son appart pourri.
- Je comprends.
- Merci.
- Parlez, sinon c'est bizarre.
Il hésite.
- Je pense à lui tout le temps. - Quoi ?
- C'est fou, ce temps.
- Ah oui, c'est...
En venant, j'avais trop chaud avec mon manteau, là.
Et sinon, ton livre ?
- Elle a dit au boss d'aller se faire enculer.
- Quoi ? - Non, c'est lui qui m'a dit...
Pour être "Promesse-jeunesse", je devais changer
la couverture. Je voulais pas, il s'est énervé.
On s'est dit des choses insultantes et donc il va pas le publier.
T'aimerais être invité à un dîner improvisé ?
- Passe le bolduc.
- Pour le dîner, ouais, je serais content, mais...
Pour le livre, tu peux plus faire marche arrière ?
C'est dommage de pas être publiée pour une couverture.
- La couverture symbolisait l'incompatibilité
entre nos philosophies de vie.
- Mets ton doigt ici.
- Je vais faire ce dîner surprise, ça me donne l'occasion de cuisiner.
Et quand bien même je voudrais faire marche arrière,
il veut plus entendre parler de moi. Je m'entends pas avec les abrutis.
- Pardon, Iris, je peux te donner un conseil ?
- Je lui ai dit, elle est con.
- Bon conseil, d'ailleurs. - T'es pas con,
mais tu te rends pas service.
La sortie tombe à l'eau parce que tu trouves
que le mec est un abruti.
Pour toi, tout le monde est un abruti.
A un moment,
Iris, tu devrais mettre de l'eau dans ton vin.
Elle acquiesce.
- Je sais.
Je vais faire un couscous.
Percussions rythmées
- Un couscous pour Noël ?
- Oui.
- Oh ?
C'est une première. Un couscous pour Noël ?
- C'est pas interdit.
- C'est pas conseillé.
- Pourquoi ?
- Ca brouille les pistes.
- Bon, cinq cuisses de poulet. - C'est parti.
C'est bien, ça casse les codes. C'est fait pour ça, les artistes.
- Je suis institutrice.
- Vous faisiez pas un livre ?
- Ah oui !
- Il est pas fini ?
- Boh...
- C'est pas facile, hein ?
Piano doux Allez !
...
- Vous pensez à Tom ?
- Oui. Enfin, quoi ?
- Vous goûtez la tome ? - Non, merci.
- Iris ?
- Zoé ?
- Oui ! C'est fou, ça ! Qu'est-ce que tu fais là ?
- Bah... Je fais mes courses pour un couscous.
- OK, tranquille.
- Et toi, ça va ?
- Avec le costume, j'ai un peu chaud, mais ça va.
- Tu faisais pas de la musique ?
- Hou là ! Ca fait longtemps ! C'est fini, ça.
- T'avais pas eu une Victoire ?
- Si, deux. Je faisais pas de la zik pour avoir des prix.
Je faisais ça parce que j'avais des trucs à expulser.
Ce milieu, ça marche qu'à la thune, ça m'a dégoûtée.
Toi, tu mets ta vie sur un morceau
et y a un connard : "On rajouterait pas un synthé ?"
Si t'es pas un pantin, tu te laisses pas avoir.
Alors je leur ai dit d'aller voir ailleurs.
Ils l'ont fait.
- Ah ouais.
- Vous goûtez la tome ?
- Non.
Elle hésite.
- Désolée, faut que j'y aille. - Y a pas de "souce".
- Ca m'a fait plaisir. - Joyeux Noël.
- Ouais.
- Bon couscous. - Merci.
- Salut, Iris. Monsieur, un peu de tome ?
- Allô, Catherine ?
Je suis désolée. Euh...
Sincèrement désolée de...
Enfin, que...
que notre dernière rencontre se soit déroulée comme ça.
Certaines choses que j'ai dites...
Par exemple, sur votre haleine...
Je vais pas lui dire, ça rappelle des mauvais souvenirs.
Mais ça, je le regrette vraiment.
En tout cas, réflexion faite,
je vous laisse mettre ce qui vous chante en couverture,
et je vous présente mes excuses...
très sincèrement.
Ce sera mieux en vrai.
- Pourquoi ce sera mieux ?
Elle hésite. - J'ai l'impression
que vous direz pas à Manuel ce qu'il a envie d'entendre,
mais j'arrive pas à savoir si vous pouvez pas,
ou si vous voulez pas.
Bon.
Il vaut mieux que ce soit moi qui parle à Manuel.
Je vais l'appeler, lui expliquer, je vais lui parler de lui,
en espérant qu'il oublie ce qu'il pense de vous.
- Merci, Catherine. Sincèrement. J'espère que ça va marcher.
- Y a peu de chances, mais tentons le coup.
Entrechoquements
- Tom est là ? - Non.
Je crois qu'il est allé m'acheter un cadeau.
- Si vous avez rien de prévu, j'imagine que si, mais...
Je fais un petit Noël, si vous voulez venir.
- On sera chez notre fils, à Oslo.
- Vous partez quand ?
- Dans 20 minutes.
- Je vais vous laisser.
- Y a pas d'urgence, il nous reste 20 minutes.
Même les compagnies aériennes envoient des émojis.
- J'aime pas trop ça :
c'est censé faciliter les échanges, mais ça prête à confusion.
- Parfois, ça peut être bien sympathique.
Elle acquiesce.
Un peu d'eau ?
- Non merci, mais je peux utiliser vos toilettes ?
Musique douce
...
- Iris ?
- Euh...
Merci encore
et vous saluerez Tom,
j'aurais aimé le croiser, mais...
- Iris. - Oui ?
- C'est mon manteau.
- Pardon, je sais pas ce qui m'a pris. Où j'ai la tête ?
- C'est pas grave, tenez.
- En plus, ils se ressemblent pas. - Non.
- J'espère que je vous ai pas trop dérangée.
Attendez, il faut pas que j'oublie ma viande.
- Oui, ne l'oubliez pas.
- J'étais en train de partir. Je vous laisse.
Bonjour Tom, et au revoir Catherine, merci surtout.
C'est pour moi ? Non, je rigole.
Eh bien... bon voyage.
- Bon Noël, Iris.
- T'as déjà été amoureux ?
- Bah ouais.
- C'est pas évident.
- J'ai été amoureux deux fois.
Une fois, à dix ans, de ma maîtresse, et une autre fois.
- Ah ouais ?
- Ca fait 12 ans que ça dure, mais je lui ai jamais dit.
- Depuis 12 ans et tu lui as jamais dit ?
- Ca fait 12 ans et demi.
- Mais... Je peux te poser une question ?
- Ouais.
- C'est... C'est une femme ?
- C'est pas une femme, c'est...
Quand elle marche, on dirait un cygne.
Quand elle parle, on dirait des gouttes de pluie.
Et quand elle rit...
on dirait de la mandoline orientale.
Même quand elle fait rien, elle est divine.
Quand je suis à côté d'elle, je suis le plus heureux.
Et elle est super sympa.
- Tu m'en as jamais parlé. Je la connais ?
- Des fois, je me dis que si je lui disais tout ça,
y aurait une petite possibilité qu'elle ne se sauve pas.
- Mais dis-lui, non ? Enfin... Ca vaut le coup de tenter le coup.
- Faudrait du courage.
Ah, le couscoussier est là !
Prends le sac, on va le caler dedans.
Vas-y, celui-là.
Le couscous, c'est mon plat préféré.
- Viens avec ton frère !
- Non, Noël avec mon frère, c'est en tête-à-tête.
Ca fait 30 ans, alors...
- Parfois, on peut changer.
- Et t'as pas peur qu'il y ait trop de monde ?
- Au contraire, c'est sympa.
- Ou à l'inverse, tu te retrouves avec trois pelés.
- A trois, c'est sympa aussi. Même à deux, ce serait sympa.
Doux chant de Noël
...
Sonnette Elle crie.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Le gâteau magique.
- Ah ? Bah oui, d'accord.
- C'est bien Garvezeck ?
- Non, c'est la porte à côté.
- On m'avait dit "face".
- Ah. - Bonne soirée.
Il frappe.
Bonsoir. Le gâteau magique.
- Super, merci !
- De rien. Brouhaha festif
...
*- On le met en 5e position sur la 3e corde.
*On fait 3 en 1.
...
*On fait la 4e note avec l'annulaire.
...
... Sonnette
- Ah ? Bonsoir.
- Bonsoir, je vous dérange pas ?
- Euh non, ça va...
- Je fais ma tournée de Noël, vous auriez un petit billet ?
- Ah, euh... Oui. Bah, je... Oui.
Attendez.
10 euros, ça va ?
- Au-dessus, ils m'ont donné 20.
- Normal, ils sont deux. Vous voulez du couscous ?
- Non merci, j'en ai déjà mangé ce midi. Joyeux Noël.
- Ah... Joyeux Noël.
*Musique dansante Bonjour.
- Salut !
- Je vous rends votre escabeau.
- Depuis le temps, j'avais oublié qu'il était chez vous.
- Bah oui.
- Comme ça, c'est fait.
- Voilà.
- Vous voulez un verre ? - Je veux pas vous déranger.
- Entrez. On improvise un Noël des amis, c'est relax.
Y a du champagne dans la bibliothèque, servez-vous.
- Merci.
- Je vois pas à quoi ça ressemble, les fantômes.
- Non, mais y a pas un type de fantômes.
Ce qui est intéressant, c'est quels aspects ils prennent.
Tu parles de fantômes invisibles, y a aussi les fantômes visibles.
- Je suis pas sûr d'y croire.
- Faut bien que les morts deviennent quelque chose.
- Pour les fantômes, oui, on sent leurs présences.
*Sonnerie d'appel
*- Allô ?
- Catherine ? Je vous dérange pas ?
*- Non, j'étais sortie fumer.
- C'est bien. Je me demandais si vous aviez des nouvelles de Manuel.
*- Je lui ai laissé un message
*et je vous promets de vous tenir au courant.
- Pardon, je suis impatiente.
*- Ca vous empêche pas de passer une bonne soirée ?
- C'est gentil. Et vous, tout se passe bien ?
*- Oui, sauf que Tom a pas pu partir, il a perdu son passeport.
- C'est pas vrai ? Le pauvre !
Mais... il devait être dégoûté !
*- Pas tant que ça. Dans le fond, ça l'arrange :
*il fait des crises de nerfs en avion.
- Et il passe Noël tout seul à Paris, du coup ?
*- Non, il est à la campagne, il va peindre.
*Il doit passer une bonne soirée. Vous savez, Tom...
*Faut que je vous laisse, y a la bûche.
- Bien sûr, pardon. Bisous... Euh, au revoir.
*- Bisous.
Chant de Noël
...
Porte
- Iris ? T'es toute seule ?
- Ouais.
- Mets pas ton sac à dos, là. - Pardon.
- C'était bien ? Y avait du monde ?
- Mm ? Et vous ?
- Une voyante m'a dit
que j'aurais jamais les seins tombants.
- Ah.
- T'as réparé le vase ? - Ouais.
- Je vais me coucher.
- Vous voulez pas du coucous ?
- Je veux bien. - Tu me prends des couverts ?
- Ouais.
Bon bah... Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Sonnette
J'y vais !
Oh !
- Désolée, on peut pas rester.
- Même pas 5 minutes ?
- Avec des enfants de 4 pères différents,
Noël, c'est n'importe quoi.
Tu penses rester une heure chez chacun,
mais le temps de se garer, en plus, j'ai présenté Guillermo.
Eh ben, d'ailleurs : Guillermo, Iris.
- Bonsoir. Vous voulez pas juste boire un verre ?
- On doit encore passer chez Patrick,
mais je voulais te donner ton cadeau.
- C'est trop gentil, fallait pas.
- C'est pas que Noël, c'est ton anniversaire.
- Merci.
- J'espère que ça va te plaire, je sais pas.
Oui, quoi ?
Patrick, je viens de me coller 3 Noëls, ta bûche, rien à foutre !
La vie, c'est dur, m'emmerde pas pour une heure de retard.
Si quand j'arrive, y a la moindre réflexion,
ou si je sens 1 mg de reproche dans tes yeux,
je pose les cadeaux sur le tapis
et je me casse. Me fais pas chier, j'arrive !
Elle soupire.
T'aimes bien ?
- Oui, mais j'ai pas les oreilles percées.
- Je le savais. Quelle conne, j'en étais sûre.
- C'est pas grave. - Non, c'est nul.
Je les reprends et je t'offrirai autre chose ?
- Bah... - Tu montes à cheval ?
- Euh... non.
- Tu pourrais lui offrir une selle !
Elle rit.
...
Quand elle rit, on dirait de la mandoline orientale.
- N'importe quoi !
Désolée, faut vraiment qu'on y aille. Je le reprends ?
- C'est déjà gentil d'y avoir pensé et d'être passés.
- On se voit à la rentrée et bon anniversaire.
- Merci.
- Au revoir.
- Au revoir. - Au revoir.
Piano doux
...
Percussions
...
...
...
...
Percussions rythmées
...
- Il est pas là.
Il promène le chien.
- Ah ?
- Par là.
- Merci.
...
- Bonjour, Iris. - Bonjour. Vous allez bien ?
- Oui. Il fait chaud pour un 25 décembre.
- Oui, mais il fait quand même froid, dans l'absolu.
- Vous voulez vous asseoir ?
- Oui.
Les gens disent que l'amour, ça s'explique pas,
mais je suis pas d'accord :
je suis amoureuse de vous et je sais pourquoi.
Je suis souvent pas d'accord avec les gens,
mais ce qui m'attriste, c'est pas d'être en désaccord,
c'est qu'on a des logiciels si différents
qu'ils entendent pas ce que j'essaie de dire.
Et ça rend les échanges... décourageants.
Mais j'ai envie d'échanger.
Depuis que je vous ai rencontré, ça m'inquiète moins.
Si j'étais pas d'accord avec vous, ça me réjouirait.
Vous comprendriez mon raisonnement, et j'écouterais le vôtre,
car vous avez quelque chose de très rare :
votre vision du monde est parasitée par aucun narcissisme.
Quel que soit le sujet, vous êtes toujours à la bonne distance.
Et ça, ça crée un espace qui permet aux autres de trouver une place.
C'est cette sensation d'avoir ma place qui me rend amoureuse.
J'aime d'autres choses moins fondamentales,
mais néanmoins valables.
Votre façon de fumer,
le volume de votre voix,
votre façon d'entamer les conversations.
Vous avez toujours des bons débuts de conversation.
C'est direct, mais délicat.
Et puis, quand je suis avec vous...
j'ai l'impression que rien n'est grave.
Ca me rend amoureuse de vous.
Et je sais que si on avait une histoire, une aventure...
Je sais même pas comment appeler ça...
Les chances pour que ça débouche
sur une situation heureuse sont faibles, mais...
J'ai fait mes calculs et...
j'ai estimé que ça valait le coup d'essayer.
Voilà.
- Vous savez ce que je supporte pas ?
- Quoi ?
- De pas pouvoir vous dire tout ce que j'aime chez vous.
Si je le disais à voix haute...
Iris, dans quatre ans, j'ai 70 ans.
J'ai de l'arthrose aux genoux.
Le reste de mon corps est discutable.
J'ai beau avoir de l'humour, je suis souvent taciturne.
J'ai une femme que j'aime.
Notre histoire,
on passerait plus de temps à parler de ses limites qu'à la vivre.
Moi aussi, j'ai fait mes calculs.
Elle acquiesce.
- Pourquoi on n'est pas arrivés au même résultat ?
- Soit je suis plus intelligent,
soit ma responsabilité d'aîné m'oblige à être plus raisonnable.
- Alors, rien ?
- C'est pas le mot que j'aurais employé.
- Je le gardais avec moi.
Il me faisait penser à vous. Il vous fera penser à moi.
- Merci.
- Tom...
Vous pouvez juste me caresser la joue ?
- J'aurais trop peur de pas m'en remettre.
- On se remet de tout.
- Non.
Et c'est tant mieux.
Elle démarre.
Signal de messagerie
Elle allume la radio.
*"Must of got lost" (J. Geils Band)
*...
*... - Mm !
*...
...
Can't find what you're looking for?
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