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Pour l'amour de Dieu, ne le laisse pas s'�chapper ! Tire, tire � nouveau !
Oh, March. Il s'est encore �chapper ce maudit renard. Cent fois maudit.
Cela t'amuse ?
Tu as encore �chou�. Tu as trop attendu.
C'est effrayant.
La troisi�me fois.
C'est la troisi�me fois en un mois. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Est-ce que je sais ?
Mon Dieu, Edwina !
Heureusement que tu es l�, Edwina.
Il ne t'est rien arriv� ? Pauvre de moi.
Oui, bien s�r. Regarde, March.
Remarque comme il tremble et comme son coeur bat, le pauvre.
- C'est bon signe. - Il bat tr�s fort.
Il peut mourir de peur. Qu'est-ce qu'on pourrait lui faire ?
Dis-lui de pondre un �uf. Cela lui conviendrait. Et � nous aussi.
- Viens. Fais quelque chose d'utile. - Comme je d�teste ce renard.
Il est sur le point de germer.
- Nous devrions couper l'arbre. - Ils se nourrissent des racines.
- Il va peut-�tre rena�tre. - Il est trop vieux.
En outre, il est tordu et il est laid et en �t� il avait � peine dix feuilles.
Mais il continue � vivre.
- � grand peine. - Mais le cas est qu'il vit.
- Oh, mon Dieu ! - Qu'est-ce qu'il se passe ?
Les g�teaux ! Je ne me souvenais pas des gateaux que j'ai dans le four.
Sauv�, March ! Et cuits juste � point.
Je voulais que tu les go�tes. Il y a quelque chose qui manque.
Bien que j'ai suivi au pied de la lettre la recette.
- Oh, mon Dieu... - Pourquoi dis-tu toujours "Oh, mon Dieu" ?
- Je ne mets pas beaucoup de farine. - Tu me rends nerveuse.
Quelle manie as-tu de r�p�ter la m�me chose.
Qu'est-ce que tu me disais ?
- Qu'est-ce que tu me disais ? - Qu'ils sentent bon.
Merci. N'abuse pas maintenant. Et enl�ve ton cul de ma table.
Ta m�re ne te l'a jamais dit...
les aliments tr�s chauds peuvent te br�ler l'estomac
et arriver m�me � t'obstruer les intestins.
March, tu veux enlever les pieds de la table. S'il te pla�t.
Merci.
Fin de l'�mission des "Oeuvres du pinacle de la musique universelle"
Bulletin du service m�t�o. De fortes chutes de neige sont attendues...
Tu sais que sans les poules que le renard nous a vol�es
nous serions maintenant presque � niveau ?
Tu as toujours confiance que nous allions de l'avant, non ?
Ce n'est pas que ce soit pour nous enrichir, mais, du moins, c'est � nous.
Et personne ne peut nous dire ce que nous devons faire.
Je sais d�j� que tu fais presque tout le travail.
- �a n'a pas d'importance. - Oui, c'est ce que tu dis.
Mais je ne sais pas, parfois ... Tu me fais me sentir coupable.
Nous avons tous de mauvais jours.
- March... Tu n'es pas f�ch�e ? - Non. Je ne suis pas f�ch�e.
Tu veux que je te fasse un massage ?
Oui, j'aimerai bien.
Super !
Qu'est-ce que tu lis ?
"Guide encyclop�dique de la campagne."
"Le renard roux est essentiellement nocturne.
Et a montr� qu'il s'adapte facilement aux changements
que fait l'homme dans son environnement.
C'est un vorace chasseur de volailles.
N�anmoins la valeur esth�tique de ce renard de notre faune
ne doit pas �tre ignor�e. Ce versatile carnassier, avec son astuce l�gendaire,
fournit de nombreuses �motions aux amoureux des for�ts et des champs."
Tu es excit�e ?
Excit�e jusqu'au bout des ongles.
�a te fait du bien ?
Beaucoup.
Je vais maintenant aller prendre un bain et m'accorder un moment de trempette.
Les sels de bain sont de mon c�t� du placard.
"Je suis vieux et j'ai raison. J'ai encore des tours dans mon pantalon."
- Qui a �crit �a ? - Je ne sais pas, ne me le dis pas.
- Allez, un, deux ... - T. S. Eliot.
Un prix pour mademoiselle. Soda et un tour avec l'oncle vivant.
March, que le sol est froid !
Quelle chaleur plus agr�able, on a envie de se mettre ici, March.
Merci de me r�chauffer le lit.
March ?
Ecoute...
Si nous manquions de capital et nous perdions la ferme,
qu'est-ce que nous ferions ?
Cr�er un num�ro de cirque. Qu'est-ce que j'en sais ? Allez, dors.
C'est bien.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Allez, venez manger.
March, qu'est-ce qui se passe ? Tu as � peine mang�.
Je n'ai pas d'app�tit.
Tu es partie tr�s t�t ce matin. Je ne t'ai pas entendu.
Oui.
- Qu'est-ce que tu as fait toute la journ�e ? - Rien. Je suis all�e faire un tour.
Il y a une cl�ture qui est tomb�e.
Quand tu veux partir, fais-le moi savoir,
parce que je n'aime pas �tre seule.
Je deviens nerveuse. J'ai entendu des bruits partout.
Et il n'avait pas le fusil de chasse. Tu l'as pris.
- C'est pass�. - Oui, c'est fini.
Ecoute, j'ai parcouru le catalogue et j'ai vu de beaux rideaux,
beige, avec une impression de feuilles bleu p�le.
Payables � 30 jours, nous ne d�boursons rien m�me dans un mois.
- Je vais te les montrer. Tu vas voir. - Attends, Jill.
- Pourquoi ? - Aujourd'hui j'ai vu le renard.
J'�tais aussi proche que toi maintenant. Et pourtant je ne lui ai pas tir� dessus.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas.
Il m'a regard�. Et je l'ai regard�.
Je n'ai pas eu peur. Il m'a juste regard�.
- Mais cela n'est pas logique. - Je sais.
Je n'ai rien fait que d'y penser depuis que je suis rentr�e.
- Est-ce que tu ne portais pas le fusil ? - Si, tu le sais.
Et si tu le portais, pourquoi est-ce que tu n'as pas tir� ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas. Ce serait peut-�tre une surprise.
Je ne sais pas. Il m'a regard� obstin�ment. Ses yeux se sont fix�s dans les miens.
Calme, devant moi.
- Et il n'a pas eu peur ? - Non.
Oh March. Ce n'est pas possible. Cela manque de logique.
- Eh bien, c'est comme �a. - Mais c'est absurde.
Oui je sais. Mais c'est arriv� comme �a.
C'�tait tr�s �trange.
Regarde, Euridice s'�chappe !
Euridice, Euridice !
- Euridice ! - Euridice !
- Allons-y... - Prends-la, March. Cours.
Allez, allez. Je l'ai, Jill, je l'ai.
Allez. Tiens-la bien. Tiens-la bien, Jill !
Tra�tresse. Tu vas voir...
Tra�tresse.
- Non, March. - Prends !
Tu aimes ? C'est froid, hein ? Tu en veux plus ?
L�ve-toi. Tu vas prendre un coup de froid. Tu as les cheveux mouill�s.
Viens voir qui rentre � la maison t�t, hein ?
Il faut fermer la cl�ture, sinon, elle recommencera � s'�chapper.
Pi�ge, elle n'y a pas droit ! H�, attends-moi !
- Mais qu'est-ce que c'est ? - Rhum chaud.
Rhum le matin, Turque pr�coce.
Et rhum pendant les apr�s-midi, tu vas br�ler.
�videmment qu'il donne de la chaleur.
March, dis-moi, est-ce que ce renard est une femelle ?
- Bon, je veux dire il avait... enfin, tu sais. - Des mamelles ?
Non, non. C'est un m�le.
Et comment tu le sais ?
Parce que je le sais.
March, j'avais raison pour cet endroit, non ?
Je ne me suis jamais sentie... jamais, crois-moi, comme � la maison, donc en s�curit�.
L'avoine a augment� de 15 cents. Avons-nous assez ?
Encore la m�me chose. Les oreilles sourdes et le regard lointain.
Chaque fois que j'ouvre la bouche, j'ai la sensation que je g�ne.
- Ne dis pas de b�tises. - Je ne peux pas m'en emp�cher.
- Tu as l'air si... - Et alors ?
Distante, absente, est-ce que je sais ?
Il semble que cela te co�te de me parler.
S'il te pla�t, je t'en prie. Ne me tiens pas si loin de toi.
D�sol�e, je n'avais pas remarqu�.
J'ai re�u une lettre de mon fr�re Robert.
- Recommand�e. - Ah, oui ?
- Comment va-t-il ? - Tr�s bien.
Il dit qu'il sort maintenant avec une fille qui est la soeur de Jim Collins.
Tu te souviens de Jim ?
Ce grand gar�on tr�s blond qui nous invitait pour aller � de nombreux endroits.
Oui, je me souviens de lui maintenant.
La derni�re fois que je l'ai vu,
c'�tait lors de l'excursion au lac l'�t� avant notre dipl�me.
- Tu �tais malade. - Oui, j'ai eu la grippe.
Nous �tions tous saouls.
Nous avons bu de la bi�re. Je me souviens la t�te me tournait.
Et tout � coup il a commenc� � pleuvoir. Et nous nous sommes dispers�s.
Il m'a pris par la main et nous avons couru jusqu'� la for�t.
Nous avons couru parmi les arbres.
J'ai tr�buch� et... il m'a pris m'a tenu dans ses bras.
Et il avait ses yeux dans les miens, grands et �tranges.
Il m'a attrap� par les �paules et m'a pouss� vers le bas
dans l'herbe molle et humide.
Comme son corps pesait sur le mien,
me pressant jusqu'� ce que je sente que je ne pouvais plus bouger.
C'�tait comme si j'�tais de l'argile molle
et qu' il imprime l'empreinte de son corps dans le mien.
C'est le renard !
Mon Dieu, March, regarde !
Les cartouches, les cartouches.
Qu'est-ce que tu veux ?
- Qu'est ce que c'est ? - Reste l�. Ne bouge pas.
- Qu'est-ce qu'il se passe ici ? - Qu'est-ce qu'il veut ?
- William Grenfield ne vit-il pas ici ? - Non.
- R�pondez maintenant, qu'est-ce qu'il veut ? - Je suis son petit-fils. Il n'est pas ici ?
Le vieux homme qu'il vivait ici avant s'appelait Grenfield.
- Oui, c'est mon grand-p�re. - Il est d�c�d� l'hiver dernier.
Il est mort ?
- Vous ne le saviez pas ?
Je me suis embarqu� il y a longtemps et ni lui ni moi n'aimions �crire.
- H�, �a ne vous d�range pas ? - Oh, March...
Laisse �a. Le fusil de chasse.
J'ai pass� des �t�s ici avec mon grand-p�re jusqu'� il y a encore quelques ann�es.
Maintenant, nous sommes � Port Hope remise en �tat et nettoyage des cales
et j'ai voulu venir le voir.
Cette maison... il l'a construite lui-m�me. �a a dur�... toute une vie.
Ce canap� avait �t� cass� et je me suis assis dessus et lui tirait les cheveux.
- C'est vrai, je l'ai rembourr�. - Vraiment ?
- Eh bien, c'est tr�s bien fait. - Merci.
C'est curieux de le revoir.
Voyez-vous ces initiales ?
P. G. ce sont les miennes. Paul Grenfield.
Je les ai grav�es et mon grand-p�re m'a vu
et il m'a fait manger debout pendant trois jours.
Vous �tes venu � pied du village ? C'est tr�s loin.
- On l'a fait plusieurs fois. - Oui bien s�r.
Bon, vous ne voulez pas vous s'asseoir et vous reposer un moment ?
Eh bien, je ne sais pas. Avec cette r�ception ...
Oh, non. Ne vous inqui�tez pas. Je vais faire du th�, ou pr�f�rez-vous du caf� ?
- Caf� serait mieux. - Je vais le faire.
Super. Cette vieille maison a bien chang�.
- Est-ce qu'elle s'est am�lior�e ? - Vous plaisantez ?
Il a �t� pr�f�rable de retirer le mur qui s�parait le salon et la salle � manger.
- Qui en a eu l'id�e ? - Moi. Compl�tement mon id�e.
- �a vous pla�t vraiment ? - Beaucoup.
Et ces rideaux. Et la mani�re avec lequel ils sont pos�s.
Nous avons essay� de faire aussi confortable que possible.
- Apr�s tout, c'est notre maison. - Je pense que �a va.
- Il est charg� le fusil ? - Bien s�r. Il n'y a pas beaucoup de visites ici.
De plus, ce renard nous cause beaucoup de pertes.
Ah, oui. Ils ont les terriers de l'autre c�t� de la montagne.
Mais vous en parlez comme s'il y en a qu'un.
Il est seul et il nous a attaqu� depuis des mois.
- �a semble dr�le ? - C'est formidable. Qu'est-ce que vous faites ?
On le tire de temps en temps.
Et presque toujours �a nous exasp�re, on crie et quand on sort nous trouvons que des plumes.
C'est dr�le.
- Comment vous appelez-vous ? - Jill. Jill Banford et Ellen March.
Et vous seules portez tout le poids de la ferme ?
Oui. Nous avons seulement des oiseaux de basse-cour mais �a non plus �a donne pas bien.
Peut-�tre avez-vous besoin d'un homme pour que ceci soit efficace.
Ce n'est pas une question d'efficacit�. Non, nous croyions qu'il y faudrait travailler dur.
Et pourquoi avoir commenc� ?
Eh bien... pour nous avoir une bonne vie. L'ind�pendance et tout �a.
Dites-moi, avez-vous tent� de parler avec elles ?
- Avec qui ? - Avec les poules. Je parle s�rieusement.
Mon grand-p�re l'a fait.
Il allait au poulailler et les a grond�es en leur disant affectueusement qu'elles co�taient beaucoup d'argent.
Le lendemain, j'ai trouv� des �ufs partout.
- C'est s�rieux ? - Bien s�r. Au moins une douzaine.
Et pas seulement �a. Elles les ont mis comme il voulait.
Frits, durs, pass�s � leau, � son go�t.
Ce serait g�nial !
Bon, je crois que c'est d�j� l'heure d'y aller.
- O� est-ce que vous allez loger ? - Quelque part au village.
Nous aimerions vous accompagner, mais les routes sont si mauvaises.
Non, �a g�le et vous ne pourriez pas revenir.
Je... en v�rit�, je l'inviterai bien � rester, mais...
Mais quoi ?
Non, rien, �a ne serait pas bien. Non par pour nous,
mais si �a s'apprend au village...
Oh, March... Tu penses quoi ?
Je ne sais pas. Le village ne me pr�occupe pas. Donc �a n'a pas d'importance pour moi.
Bon, alors il peut rester.
- Tu es satisfaite ? - Oui. March.
Oui, PLus on est de fous, plus on rit.
C'est un soulagement ne pas avoir � ressortir.
Je vais r�parer sa chambre. Bonne nuit.
Bonne nuit, Mlle March.
Bonne nuit.
Tit, tit, mangez, mangez.
Bonjour, n'est-il pas magnifique ?
Tr�s beau.
Beau ?
C'est tout ce qu'il y a � dire de cet oiseau extraordinaire
qui p�se au moins deux kilos ?
- Je l'ai eu dans une aile. - Oui, une pi�ce magnifique.
Et vous �tes un habile chasseur, M. Grenfield.
- Appelez-moi Paul. - Soit, Paul.
Il appr�cie qu'on appr�cie nos m�rites.
- Je vais le plumer. - Ne vous d�rangez pas. Je vais le faire.
Mlle March, leur donne � manger la nuit.
Ils s'endorment avec la digestion et ils sont plus actifs le matin.
- �a se voit qu'il a tr�s couv�. - Et il est sorti de la coquille.
�a fait longtemps qu'il vous d�range ce renard ?
Depuis que nous avons les poules.
Peut-�tre que je peux faire quelque chose a ce sujet.
Il est tr�s rus�.
Bravo, mademoiselle Banford, je vous f�licite. Faut voir.
- �a a l'air bien. - Merci.
- �a doit �tre tr�s bon. - C'est assez app�tissant.
Il ne faut pas flatter la cuisini�re sans le chasseur qu'il l'a rendu possible.
Il n'a aucun m�rite.
- Mais la cuisini�re m'a offert un succulent festin. - Ne soyez pas obs�quieux.
La v�rit� est que... Non, s'il vous pla�t. Pardon.
- Attention. Servez-vous. - Avec plaisir.
Que pr�f�rez-vous, aile, cuisse ou blanc, Mlle March ?
Je m'en fiche.
Pardon.
J'esp�re que �a vous pla�ra. Riz au safran.
Ne m'en donnez pas tant, s'il vous pla�t.
Un homme qui a pass� tant de temps en mer m�rite d'�tre choy�.
C'est impossible. Il n'y a personne qui sache cuisiner aussi bien.
Franchement merveilleux.
H�, c'est peut-�tre une impertinence, mais...
j'ai remarqu� que... il y a beaucoup de choses � faire ici.
Il y a des cl�tures bris�es et le toit de la grange.
Il n'y a pas assez de bois pour tout l'hiver.
Quoiqu'il en soit, il y a beaucoup � r�parer.
Dans 15 jours, je rembarque et je n'ai rien � faire.
Je ne sais pas si vous le permettrez, mais j'arrangerai bien ces choses.
M'exposant souvent � un refus, je pr�f�re demander.
Donc...
Je ne sais pas. March ?
- Pourquoi tu ne dis rien ? - Qu'est-ce que tu veux que je dise ?
Ce que tu ressens.
- �a n'a aucune importance. - Eh bien, je...
Bien s�r, je pense que ce serait formidable. Ce serait comme mon fr�re.
Ce serait bien s'il y a quelqu'un de plus dans la maison.
March ?
- Je pense que Mlle March... - Pour moi, il n'y a pas de probl�me.
�a n'a pas d'importance.
Satisfaite ?
Oui, satisfaite.
March, en v�rit� on pourrait c�l�brer �a avec quelques verres de cidre.
- Il faudra ouvrir le tonneau. - Je vais le faire.
C'est dans la cave. L�-bas, � droite.
Tu m'as promis que tu m'apprendrais � jouer de la guitare.
- Qu'est-ce que je dois faire ? - Mets le doigt sur la corde.
- Sur celle-ci ? - Maintenant cette autre, ici.
Tu appuies avec le bout des doigts sur les cordes. C'est �a.
Maintenant, joue. Joue.
- Quel g�chis. Je n'apprendrai pas. - Tu le fais tr�s bien.
- Ne te moque pas de toi. - S�rieusement. Tu le fais tr�s bien.
- Tu veux le remplir ? - Non, March, c'est d�j� le quatri�me.
- Tu n'as jamais aussi bien compter. - Non, Paul.
Elle a d�j� assez bu. Ne fais pas attention.
Je n'ai pas assez bu.
M. Grenfield.
Tu ne voulais pas faire la f�te ? Alors allons-y, la f�te doit �tre c�l�br�e.
La saison est longue et froide. La ferme n'est pas un paradis hivernal.
Donne-la moi, c�l�brons �a.
Il faut c�l�brer �a et au diable la neige,
au diable les poules et le tas de bois � br�ler.
Au diable le renard. Il ne faut pas l'oublier.
Tu ressembles au renard. �norm�ment.
- Surtout en mangeant du faisan. - Quelle b�tise tu dis.
C'�tait une demoiselle, jeune et belle, c'�tait un Don Juan, astucieux et truand,
Il l'a touch�e, elle lui plaisait et murmura "fais-le maintenant".
C'est formidable ! O� est-ce que tu l'as appris ?
Sur le dos, sur le dos. Laisse-moi le faire et tu verras.
Sur le dos, sur le dos. Demoiselle, tu ne seras plus jamais.
March, tu sais quoi ? Il me semble que tu es ivre.
- Moi ? C'est tout � fait absurde. - Tout � fait absurde ?
Oui, et sinon je le dis M. Greenfield.
Tu as navigu� sur beaucoup de mers, non ? Je suis ivre ?
Bon, je crois que...
Alors tu crois �a, hein ? Remplis-le � ras bord.
Elle l'a laiss� faire ce qu'il voulait avec tant d'ardeur que soumise il termina.
Il l'a encore fait et a �t� surpris de la revoir pour lui demander de le refaire.
Sur le dos, sur le dos. Laisse-moi le faire et tu verras.
Sur le dos, sur le dos. Demoiselle, ...
tu ne seras plus jamais.
Bon, �a suffit. March, �a va.
Allez, l�ve-toi. Ne fais pas l'idiote. Aide-moi � la soulever.
Tu es compl�tement folle.
- Pardon. - Allez, allons-y.
�a suffit pour aujourd'hui. Monte. Bonne nuit. Monte.
C'est bien, que de bois � br�ler ! �a nous durera toute la vie.
- Qu'est-ce qu'il dit ? - Que �a nous durera toute la vie.
- Oui, au moins une semaine. - March, regarde.
Nous pourrons tirer du tr�s bon bois � br�ler de ce tronc.
Je veux la convaincre qu'il coupe cet arbre, mais il ne m'en fait cas.
Je t'ai dit que cet arbre est vivant et je ne consentirai pas qu'il le coupe.
Laisse-moi t'aider.
- Je peux le faire seule. - �a p�se beaucoup.
Je r�p�te que je peux le faire, M. Grenfield.
Paul, tu te souviens ?
Mlle Banford.
Pour toi.
- Tu aimes ? Tu sais ce que c'est ? - Bien s�r, ce sont des alysses.
Je les ai trouv�es pr�s du ruisseau.
Merci.
Regarde, March, les jolies fleurs que Paul m'a apport�es.
- Figure-toi, elles sont belles, n'est-ce pas ? - Tr�s jolies. Et rares � trouver.
O� est-ce qu'est la jarre bleue ?
Est-ce que tu as d�j� termin�, March ?
Dans le feu il y a du bouillon chaud. Je t'en apporte une tasse.
- O� est Paul ? - Est-ce que je sais ?
J'ai trouv� une recette extraordinaire.
Nous pourrons faire des confitures avec toutes les pommes que nous avons ramass�es.
Est-ce que tu rappelles ?
Tiens, assieds-toi ici, allez.
Tu vas te r�chauffer imm�diatement.
Je ne crois pas que je r�agirai jamais. J'ai les mains glac�es.
Elles sont comme deux gla�ons.
Jill va maintenant faire de la confiture.
Toi, avec tes marmites et tes recettes, tu as conquis les �l�ments.
Magnifique, Jill. Tout simplement superbe.
Oh, March. C'est cruel. C'est extr�mement cruel.
En enfer. Va en enfer.
- Ellen, je dois te demander quelque chose. - Tiens, Euridice. Tu en auras bien assez.
Ellen, je veux me marier avec toi.
Depuis le premier moment o� je t'ai vue j'ai su que je voulais me marier avec toi.
- Il ne parle pas raisonnablement. - Ce n'est pas une question de bon sens mais de sentiments.
Je veux que tu te maries avec moi.
Que tu sois ma femme. Et je dois y parvenir.
Chaque fois que je te vois, je veux qu'il en soit ainsi.
- Il ne sait pas ce qu'il dit. - Si, je le sais. Je veux que tu sois mienne.
- Tais-toi, s'il te pla�t. - �coute-moi.
Dis-le
- Quoi ? - Que tu seras ma femme.
- Je ne peux pas le dire. - Si tu peux. Tu sais que tu peux.
�a doit �tre comme �a. Dis que tu peux. Dis-le, dis-le.
- Non, je ne peux pas. - Dis-le, oui tu peux.
Ellen,
je veux me marier avec toi.
Tu me crois, non ?
Ellen...
je te veux.
March, Paul, le th� est pr�t.
March, j'ai pens� que...
que tu aimerais prendre th�.
Mlle March me disait comment vous vous �tes rencontr�es � l'�cole.
- J'ai mal aux yeux ce soir. - Vraiment, Jill ?
- Un sou pour pour ce que tu penses. - Tu le gaspillerais.
- Je vais le risquer. - Est-ce que tu as d�j� pay� ?
Oui, quelquefois �a me co�te 25 centimes la semaine.
On joue � �a quand on n'a rien � faire.
Rien � faire ?
Quand on s'ennuie.
Ici, parfois, c'est tr�s ennuyeux.
- Je regrette d'entendre cela. - Il ne croyait pas qu'il esp�r�t entendre autre chose.
Pour moi, il est distrait.
Je m'en r�jouis.
- Quand dois-tu partir ? - Tr�s vite.
Les renards.
Les petits apprennent � chasser.
- Je d�teste leurs hurlements. - Ils se glissent si vite.
Mais la rapidit� ne sert pas toujours.
Tu ne peux pas courir dans la for�t et crier au cerf.
Il esp�re que je le vise.
Quand on sort chasser, il faut se concentrer.
C'est comme une force entra�nante en toi.
Ce n'est pas d�sormais ce que tu fais,
mais ce que tu sens.
C'est comme si ce que tu voulais �tait plus puissant que ce que voulait le cerf
parce que cette force �trange nous domine.
Et c'est ce qui tue la partie avant m�me de lui tirer dessus.
Le cerf essaiera de s'�clipser,
mais il sera inutile parce que ta volont� est plus forte.
Il ne sait m�me pas que le fusil repose sur ton �paule.
ni que tu vas appuyer sur la d�tente.
Parce que c'est ta volont� celle qui guide le coup de feu jusqu'� son coeur m�me.
Ta volont�.
- Et le renard ? - Quoi ?
Ta volont� pourrait-elle le frapper dans le coeur ?
- Bien s�r, et la tienne aussi. - Non, j'ai essay� et je n'ai pas pu tirer.
- Tu ne voulais pas sa mort. - Si, je la voulais.
Pour les poules et tout le reste.
Oh, �a suffit. Je ne r�siste pas � suivre en entendant ces conneries.
Je vais me coucher.
- Tu ne m'as pas entendu ? - Si.
- Tu ne viens pas ? - Si, dans un instant.
Bien. Ne tarde pas trop.
Est-ce que tu �teindras le feu ?
Attends.
- Tu ne m'as pas encore r�pondu. - � quoi ?
- Si tu veux m'�pouser. - Je ne peux pas r�pondre � �a.
Si tu peux.
Ellen, dis-moi oui.
Jill m'appelle, je dois y aller.
- Est-ce que tu me le diras ? - Par Dieu, Paul...
Dis-le. Tu te marieras avec moi ?
- Laisse-moi partir. - Mais dis-le d'abord.
- Dis-le. - Oui, oui, oui...
- Dilo. - Oui, oui, comme tu veux.
- Tu me le promets ? - Oui, tout ce que tu veux.
Mais maintenant laisse-moi, je dois y aller.
Oui.
Il est temps pour lui de partir d'ici.
Bonjour.
- Tu arrives tard. Tout est froid. - Ne t'inqui�te pas. �a suffit avec le caf�.
J'ai dormi comme une b�che.
Vraiment ? Moi non.
Tu sais, Mlle. Banford ?
Je pense que vous devriez faire chambre � part.
J'imagine que les nerfs de l'une ne laissent pas l'autre dormir.
J'ai une id�e.
Ellen et moi allons construire une autre chambre � c�t� de la cuisine.
Une autre quoi ?
Une autre pi�ce. C'est la chose la plus sens�e, surtout maintenant.
Je lui dis ?
- De quoi tu parles ? - Ellen.
Qu'est-ce qu'elle doit me dire ? Expliquez-vous.
Ellen et moi allons nous marier.
- C'est absurde ! - C'est vrai.
Comment peux-tu �tre auusi stupide ? Quelle folie. C'est un vagabond.
- Les vagabonds se marient aussi. - March, de quoi tu parles ?
Je ne pense pas que ce soit ton affaire.
C'est mon affaire d'�viter que tu g�ches sa vie.
Il est � toi et ne s'en rend pas compte.
C'est vrai, je n'ai pas � le donner � n'importe qui !
Par cons�quent taisez-vous tous les deux.
- Ellen, pourquoi ne lui as-tu pas dit...? - Je ne veux pas en parler maintenant.
Calme, mon gar�on. Calme.
Je ne pourrais jamais continuer � vivre dans la m�me maison que toi.
Je ne serais m�me pas la m�me pi�ce que lui.
Je vais mourir. Nous �tions des imb�ciles en le laissant rester ici.
Ce ne sera que quelques jours de plus.
Gr�ce � Dieu. Cet homme ne joue pas juste
Tu ne te rends pas compte, March ?
Tout ce qu'il veut, c'est la ferme. Il ne l'aura pas pendant que je vis.
- Ce n'est pas vrai. - Il le pense.
Est-ce pour cela que nous sommes venues ici ? Pour qu'un vagabond nous abuse ?
Si n'obtient pas ce qu'il veut, il t'abandonnera.
Crois-moi, il te quittera. Je ne resterai pas ici.
- D'accord nous le lui dirons alors. - C'est bien. D'accord.
Ne t'inqui�te pas pour lui. C'est une bestiole qui veut juste profiter de toi.
March, je suis si craintive. J'ai tellement peur.
Personne ne va te faire de mal. Il partira dans quelques jours.
Nous sommes si seules.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai tu� le renard.
- Quoi ? - J'ai tu� le renard !
- Cela nous a fait peur. - Vraiment ? D�sol�.
J'ai senti qu'il �tait l�.
- N'est-ce pas beau ? Descends le voir, Ellen. - Maintenant non. Demain matin.
- Descends. - Non, le matin, Paul.
- Il est beau. - Tu es contente qu'il soit mort ?
- Je crois que oui. - Je dois partir apr�s-demain.
Je toucherai mes payes en retard et je prendrai cong� du bateau.
- Faisons des plans. Nous allons nous marier. - S'il te plait, Paul.
Cela a �t� convenu.
Je ne peux pas quitter Jill si t�t. Elle d�pend de moi.
Il est temps pour elle d'apprendre � se d�brouiller.
- Je ne veux pas en parler maintenant. - Quand ?
Tu vas prendre le train ?
Oui, celui du matin.
- Apr�s-demain ? - Oui, apr�s-demain.
Quels projets as-tu ?
- Des projets ? - A propos de toi et de March.
Quand allez-vous vous marier ?
Nous n'en sommes pas encore s�rs.
Que veux-tu dire par l� ? Est-ce qu'il va partir sans concr�tiser ?
Je pensais que nous allions bient�t nous marier.
Tu y as pens� ?
- Oui, cela semblait la chose la plus simple. - Ensuite, on aurait fait des plans.
Oui, de la mani�re que nous les avons pr�vus.
J'aimerais savoir ce que c'est, si ce n'est pas trop de tracas.
Comprends que si March part bient�t, je vais devoir trouver une autre partenaire.
- Elle ne va pas rester ? - Non.
Il n'y a pas ici de place pour un m�nage. La ferme ne rapporte pas assez.
Il n'y a aucune chance de rester ici une fois mari�. Aucune.
Tr�s bien, dans ce cas nous irons dans le Vermont.
Tu as entendu cela, March ? Est-ce que tu savais qu'on va vivre dans le Vermont ?
Non. C'est premi�re nouvelle.
Franchement, Paul, tu devrais informer March de tes plans.
Elle a le droit de donner son avis. March, tu veux aller au Vermont ?
- Je ne sais pas. Je vais y penser. - Comment �a tu vas y penser ?
C'est bien. Je ne veux pas te forcer.
March, je n'arrive pas � sortir les comptes, est-ce que tu m'aider ?
Pas maintenant, Jill. Je vais me coucher.
- Laisse-moi t'aider. - Je n'ai pas besoin de ton aide.
- Ne sois pas comme �a. - Je t'ai dit que je n'ai pas besoin de ton aide.
Je ne peux pas arr�ter de penser que je suis une g�ne.
Non, cela n'est pas certain.
Voil� tu l'as, vantard comme un jeune coq.
La v�rit�, je ne comprends pas que tu aies � te discr�diter autant.
� t'humilier de cette mani�re.
�coute-moi, Jill, je ne me suis pas humili�e du tout.
Alors comment peut-on appeler le fait de consentir qu'un homme
te rende ridicule ? Mon Dieu, tu verras comment il sera
au moment o� tu le laisseras d�cider.
Autrement dit, si tu ne l'as pas d�j� fait.
Je croyais que tu avais plus de dignit�, March. Vraiment je le croyais.
Je r�p�te que je ne sais pas comment tu t'es laiss�e autant humilier.
Personne ne m�humilie, pas m�me toi.
Oui, clairement, si finalement la faute serait la mienne.
- Arr�tons, demain il sera parti. - Je suis contente.
- Le plus t�t possible, sera le mieux. Je le d�teste. - Vraiment ? Je n'en suis pas si s�re.
Que veux-tu dire par l� ?
March, je t'ai pos� une question.
Paul,
pouvons-nous parler un instant ? S'il te pla�t.
Je veux te demander une faveur.
Tu veux aller dans le Vermont ? D'accord, d'accord.
Mais tu dois t'y installer avant de te marier avec March.
C'est la chose la plus raisonnable que tu puisses faire.
Je le dis parce que tu n'as m�me pas d'endroit o� vivre.
Je sais que cela te semblera �go�sme, autant que je le dise parce que
je voudrais qu'elle reste ici.
C'est ainsi.
S'il te pla�t, je le prie seulement d'y penser et de donner du temps � March
pour qu'aussi tu penses � elle. Je te demande seulement cela.
Je consid�re �a comme un contrat.
Je l'aime. Et je vais l'emmener.
Peu importe ce que tu peux �tre pour elle.
Je ne sais pas ce qu'elle doit faire avec toi.
S'il te pla�t, �coute.
J'ai de l'argent, pas beaucoup. Mais tu peux tout garder
si tu la laisses en paix.
Pourquoi n'es-tu pas mari�e ?
Tu es attrayante avec de beaux yeux.
Et un joli corps. Mais...
il n'a jamais eu un homme.
Je crois que ce c'est ton probl�me.
Voil� ce que tu veux vraiment.
Ce dont tu as besoin.
J'ai faim, qu'est-ce qu'il y a pour d�ner ?
Eh bien, quelqu'un dit quelque chose. Cela ressemble � des fun�railles.
- Plus de caf� ? - S'il te pla�t.
- Jill ? - Non.
Bon, je vais en prendre.
- Quel train prendras-tu demain ? - Celui de onze heures vingt.
- Est-ce que tu penses emporter des affaires ? - N'aies pas peur que je ne resterai pas.
Je viendrai seulement chercher Ellen.
Quelle heure est-il ?
22 h 05.
- Tu ne vas pas te coucher ? - Je vais t'attendre.
Bon... dans un moment.
Je vais prendre le frais.
- Est-ce que tu viens avec moi ? - Maintenant ?
Allons-y.
March, tu ne vas pas sortir � cette heure de la nuit.
- Pourquoi pas ? - Avec cette robe ?
Tu vas mourir de froid. Ne fais pas de sottises, March.
- Il ne lui arrivera rien. - S'il te pla�t, ne sois pas folle.
Je ne tarderai pas. Et laisse la vaisselle, je la ferai plus tard.
Jill !
Elle va pleurer. T�t ou tard, ce sera le cas.
- Comment est-ce que tu peux �tre si s�r ? - Je le suis.
Je ne peux pas imaginer d�sormais ma vie sans toi.
Les deux vont de pair.
- Et si cela n'�tait pas certain ? - �a l'est, je le sais.
J'aimerais en �tre aussi s�re.
Est-ce que ... tout cela me semble si irr�el.
C'est comme si �a arrivait � une autre personne.
Est-ce que je te semble irr�el ?
Non.
- Quand je suis avec toi, non. - Maintenant je suis ici.
Oui, tu es ici.
- Mais, malgr� cela... - Est-ce que tu as peur ?
Non.
Peut-�tre que tu veux �tre avec Jill ?
Non, pas sp�cialement.
Tu dois avoir froid. Rentrons. Je vais raviver le feu.
Donne-moi la main.
Qu'est-ce qui se passe ?
Dis-moi. Qu'est-ce qui se passe ?
Je te d�sire, Paul. Je te d�sire.
Paul, Paul, S'il te pla�t, Paul.
Au train !
Une semaine, au plus deux.
- Paul, je... - J'ai besoin de toi.
J'ai besoin de toi. Ne t'inqui�te pas Rendez-vous dans une semaine.
Je reviendrai te chercher. Je reviendrai.
- Jill, �coute, s'il te pla�t. - Pars.
- Nous devons parler. - Il n'y a rien � dire.
Si tu te voyais. Tu dois avoir soin de toi. Tu ne peux pas continuer de cette mani�re.
Tu n'as pas mang� depuis deux jours.
- Je vais te pr�parer quelque chose. - Non, je...
Non, s'il te pla�t. Je ne peux rien avaler.
Regarde comme tu as les cheveux tout emm�l�s.
March, dis moi s'il te plait, qu'est-ce ce que tu veux ?
Je ne sais pas.
J'aimerais pouvoir te r�pondre.
J'ai �t� tr�s heureuse ici.
Et � mon avis, je me sens responsable de toi,
de notre petit monde.
Mais quand je suis avec lui, je d�sire son contact.
Et quand il me serre dans ses bras,
je me sens comme fondue dans sa peau. Et il ne reste plus rien de moi.
Par contre, s'il n'est pas... Je ne sais pas.
La confusion me domine.
March, tu dois ... �tre s�re.
- Que puis-je trouver ici ? - Toi-m�me.
Quelque chose qu'il ne pourrait jamais te prendre.
- Je ne voulais pas te faire de mal. - Ni moi.
Je t'aime depuis si longtemps.
- Je t'ai toujours aim�e. - Je sais.
Cher Paul, pardonne-moi, mais je n'ai pas d'autre choix que de t'�crire.
J'ai bien r�fl�chi, sur toi et moi.
Je vois que c'est totalement impossible. Je me suis rendu compte que je ne te veux pas.
Je ne peux pas t'�pouser.
Je sais ce que l'amour signifie, m�me dans le cas de Jill.
Je la connais et quand nous sommes ensemble, il me semble que je me connais.
Nous avons trac� une vie ici. M�me si �a ne peut pas durer,
tant que cela dure, cela a du sens. Je ne peux pas t'�pouser
Tout ce que je peux faire c'est te demander pardon et je te fais confiance pour me comprendre.
Je te supplie de me pardonner. Sinc�rement, Ellen March.
- Je ne veux pas le quitter. - Ne sois pas t�tue. �a suffit.
- Laisse-moi l'abattre. - A peine tu lui as fait une mortaise.
Je g�le, je g�le ! Allons-y, Jill.
C'est dr�le, hein ? Tr�s bien, Prends-le, vas-y. Allez.
Tu n'es pas n�e pour �tre b�cheronne.
Bien s�r qu'il ne tombera pas sur la cabane ?
- Non. Au pire, sur la cl�ture. - Bon, nous pourrons la r�parer.
Tu veux dire que je peux la r�parer ?
Les choses que je dois faire pour toi. Enfin.
On y va. �carte-toi.
March, oh, March. Regarde.
- Mon Dieu. Que faisons-nous maintenant ? - Ne t'inqui�te pas. Tout ira bien.
- Est-ce qu'elles vont l'abattre ? - Oui, enfin.
Nous ne t'attendions pas.
Quel domm�ge. Il est toujours vivant. Ah, elles ont travaill� dur.
March, tu ne dis rien ?
Oui, nous l'avons fait petit � petit, sans grand succ�s.
- Peux-tu me laisser termminer ? - Tu nous �pargneras du travail.
Jill craint qu'il tombe sur la cabane.
Non, je ne crois pas.
Edwina.
� l'int�rieur. � l'int�rieur.
Pr�t.
Tu ferais mieux de t'�loigner de l�.
Ne sois pas idiot, tout le monde peut voir qu'il penche de l'autre c�t�.
- Il peut se vriller. - Ne dis pas de b�tises.
Tu dois t'�carter.
Si tu dois le faire, n'y pense plus et fais-le.
Comme tu veux.
Laisse-moi, laisse-moi, Jill !
Elle est morte.
� peu pr�s 100 poules, une majorit� de blanches et rousse.
Une vache, des chevaux, quatre canards, 150 kilos d'aliment,
un moulin de bl�, 8 balles de foin et diff�rents outils de jardinage.
D�taillons maintenant les ustensiles.
Une table de salle � manger en pin, une horloge murale,
un fauteuil � oreilles, un fauteuil � bascule, deux fauteuils, un canap� victorien.
Soit dit en passant, M. Grenfield, j'ai remarqu� qu'il a un raccommodage.
Eh bien, je pense que tout est fait. Maintenant les effets personnels.
Mlle March, Mlle March ?
Ellen.
Que nous faisons avec les v�tements de Mlle Banford ?
Les v�tements ?
- Donnez-les. - Nous les livrerons � la bienfaisance.
Eh bien, si vous voulez prendre le train, d�p�chez-vous.
Les routes sont mauvaises et je dois conduire prudemment.
Ellen.
Allons-y maintenant.
- Il faudra r�parer le toit. - Oui.
Tout ira bien. Je sais que tu seras heureuse.
Le serai-je ?
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