All language subtitles for Corbeaux.2024.S01E05.FRENCH.720p.WEB.H264-SiC.srt - fra(2)

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Original subtitles

- Laisses-en pour les autres! - Ou ils sont, les autres?

- Ils doivent s'en venir, là. - On avait dit 8h00.

- Allô. - Salut.

- Ou sont les clés du truck? - Je sais pas.

- Pourquoi vous êtes ici? Venez faire ça dans la maison.

- Elizabeth, elle voulait absolument que ça se passe ici.

- Mais je comprends pas. Ca pue, puis on gèle.

- C'est pas si pire.

- T'es bien belle, toi. Tu t'en vas ou de même?

- Voir un show à Québec. - Hm!

- OK, Victoria m'attend, là.

- Je t'aime.

- Ca, là, est-ce que j'ai le droit?

- C'est bon!

Tu vas voir, ils sont écoeurants!

- OK, j'en prends trois. OK, bye!

- Bye. - Bye.

- Maude, as-tu pensé aux chandelles

qu'Elizabeth t'a demandées?

- Ah, non... pas pantoute. - Pourquoi les chandelles?

- Je vais aller les chercher. - Je vais y aller avec toi.

Comment tu vas, toi?

- Il y a une couple de semaines,

Léa m'a dit qu'elle aimerait ça rencontrer son père.

- Oui... tu devais t'en douter un peu.

Elle vient d'avoir 18 ans, c'est normal.

- Quand j'en ai parlé à David...

il m'a dit qu'il voulait faire un test de paternité

pour être sûr.

- Oui.

- J'ai reçu les résultats hier.

- C'est pas David le père de Léa?

C'est qui, d'abord?

- Je t'en reparle, OK?

- Coudonc, Elizabeth et Corine sont passées par Tadoussac?

- Elles sont peut-être perdues. - Elles n'ont pas de GPS.

- Mais oui, elles ont un GPS. Qui n'a pas de GPS?

- Venez nous aider! Come on!

- C'est quoi ça?

Shit! shit! - C'est qui, ça?

(exclamations)

(voix entremêlées)

- What the fuck! Fuck...

(efforts)

C'est quoi, ca? - Elizabeth, c'est qui?

- Shit!

- Elizabeth, c'est qui ça? - Oh my God!

(respirations haletantes)

- What?

- Ah, shit! Shit... C'est M. Moreau.

- Hein? - C'est M. Moreau!

C'est sûr qu'il va me reconnaître!

- On lui a donné quelque chose. - Quelque chose?

- GHB. - Quoi? Mais vous êtes malades?

- A cette heure-là, il va voir sa femme.

- On a attendu qu'il sorte. Personne nous a vus.

(gémissements)

- Il est en train de péter au frette, tabarnak!

Tabarnak, tabarnak!

- OK, là, il a vraiment l'air à mal respirer.

Il faut l'amener à l'hôpital. - Non, on peut pas.

Ca va nous mettre dans le trouble.

- Non, non! Toi et Corine, vous allez être dans le trouble.

Pas nous autres. - Non!

Là, là, on est toutes dans le même bateau.

- Fuck! Fuck! Fuck! - What?

(paroles indistinctes)

- Il va être correct.

- Nous, tu nous dis ce qu'il se passe?

- Je suis désolée, j'aurais dû vous avertir,

mais j'étais sûre que vous alliez paniquer.

- Fuck! Qu'est-ce que t'en penses?

- Je vous promets qu'on lui fera pas de mal.

C'est pas ça, l'idée. - C'est quoi, l'idée?

- Ouais, c'est quoi, l'idée?

- Je vous présente... le juge Eugène Moreau.

Il a passé sa carrière à ignorer la souffrance des femmes,

acquittement.

Sentence bonbon aux agresseurs,

il a jamais pris le bord des victimes.

C'est lui aussi qui, en 2008, m'a condamné à 3 ans de prison,

alors que tout ce que j'ai fait,

c'est me défendre contre mon mari.

Mon mari qui venait de me fracturer le nez,

puis de me fêler les 2 côtes.

- Ah oui... je savais pas que c'était lui.

- Cet homme-là représente à lui seul tout le système patriarcal

qui nous tourne le dos.

- Ca ne me dit toujours pas ce qu'il fait ici.

- Pour évoluer, il faut poser des gestes.

Il faut passer à l'action.

Ce soir, on va passer de victimes à femmes libres.

Il va retrouver ses esprits bientôt,

et on va en profiter chacune notre tour

pour lui raconter ce qu'on a vécu.

Ce soir, M. Moreau aura pas le choix de nous écouter.

Justice réparatrice.

(aboiements au loin)

- C'est le chien du voisin.

- Ca pourrait attirer l'attention.

- Hé, vous faites ce que vous voulez...

mais moi, j'embarque pas.

- Je comprends l'idée, là, mais ça reste un enlèvement,

puis si on se fait pogner, ça...

- Non, moi, je peux pas.

- Vous voulez rester des victimes toute votre vie,

c'est ça?

(aboiements au loin)

(soufflement du vent)

(geignement du chien)

(pleurs)

Bon, une affaire de réglée.

J'oblige personne à rester.

Mais la sororité, c'est notre force.

Partir maintenant, c'est abandonner les autres.

- Qu'est-ce qui se passe?

Vous avez peur?

Regarde, moi aussi, j'ai peur, mais... fuck ostie!

Non, savez-vous de quoi j'ai encore plus peur?

J'ai peur de vivre dans un monde avec cet ostie-là

puis d'autres juges comme lui

qui continuent de se fermer les yeux sur ce qu'on vit.

Ecoutez-moi bien.

A soir, c'est pas une soirée comme les autres.

C'est le moment qu'on décide de si on est des victimes

ou si on est des fucking battantes.

Là, on ne peut plus attendre que le monde change.

Pis lui, là...

il représente toute la pourriture du fucking système!

Le système qui nous écrase et qui nous rit en pleine face!

Là... c'est assez.

Si vous partez maintenant,

c'est pas juste les autres que vous abandonnez.

C'est toutes les femmes qui vont venir après nous autres.

Fait que...

Il y a quelqu'un qui veut partir?

- On le force à nous écouter, puis...

on le ramène chez eux?

- Promis.

- OK.

Moi aussi, je reste.

- OK.

(respiration saccadée)

- Puis il y a une autre fois ou j'étais rentrée

pour prendre un verre avec des amis.

Hugo m'avait accusée d'être partie sur la cruise

parce que ma blouse était un peu décolletée.

(gémissements)

Fait qu'il m'a brûlé les seins avec sa cigarette!

J'ai été 2 ans avec...

Je savais que si j'étais restée, je serais morte!

(respiration haletante)

- J'avais 19 ans.

Un soir, après les cours...

je suis allée prendre une bière avec mon prof...

Fabrice Auclair.

On a parlé de la pièce qu'on était en train de monter.

Il m'a proposé de me ramener chez moi.

Puis... quand on s'est stationnés...

il s'est penché pour m'embrasser.

Au début... j'ai figé.

Après, je lui ai dit d'arrêter, mais...

Ca l'a excité, fait que...

il m'a sauté dessus.

Fait que... J'ai fermé les yeux, puis je...

j'ai attendu que ça finisse.

Je l'admirais tellement.

Ce soir-là...

C'est comme s'il m'avait tuée.

(grandes inspirations)

- Je sais que je vous ai toujours parlé de l'enfer

que j'ai vécu avec J-F Dubuc l'année passée.

Mais ce soir, je...

Ce soir, je...

Je vais vous conter quelque chose

que j'ai jamais dit à personne.

(tremblements)

Je...

- Vas-y, on est là.

(respiration saccadée)

(pleurs)

- Je peux pas.

(sanglots)

- L'entendez-vous?

La souffrance...

la peur qui paralyse jusqu'à en perdre la voix!

Tout ça, ça compte pas dans vos palais de justice!

Ca prend des mots, des preuves...

(pleurs)

... des souvenirs parfaitement limpides,

comme si c'était possible d'avoir les idées claires!

Ca va prendre quoi pour que ça change?

Si j'ai insisté pour qu'on se voie ce soir, un 18 avril...

c'est qu'à pareille date, il y a 262 ans,

Marie-Josephte Corriveau était mise à mort.

Elle a été pendue suite à un procès bâclé

qui a duré quelques heures à peine.

Elle a été exposée dans une cage.

Les hommes en ont fait une veuve noire

alors que tout ce qu'elle avait fait,

c'est s'affranchir d'un mari qui la maltraitait.

Si la Corriveau avait vécu à notre époque,

elle serait ici... avec nous.

Marie-Josephte Corriveau...

toi qui as souffert de l'injustice,

toi qui as été châtiée, humiliée,

toi qu'on a voulu faire taire et qui as payé de ta vie...

on s'est réunies en ton nom

parce qu'on souffre, nous aussi,

mais surtout parce qu'on refuse le statut de victime.

(grande inspiration)

Répétez après moi.

Devant l'humiliation. - Devant l'humiliation!

- Devant les violences quotidiennes,

les agressions, les injustices.

- Devant les violences quotidiennes,

les agressions, les injustices.

- Devant le harcèlement, devant ceux qui nous bâillonnent!

- Devant ceux qui veulent contrôler notre corps,

devant ceux qui nous méprisent!

- Devant ceux qui veulent contrôler notre corps,

devant ceux qui nous méprisent!

- Donne-nous le courage! Donne-nous le courage!

(respiration haletante)

- Maude! - Non, Fanny, laisse-la partir!

- Aide-nous à trouver la force!

- (au loin): Aide-nous à trouver la force!

(sanglots)

(voix lointaines indisctintes)

(vacarme)

(éclat de verre)

- Tout le monde est correct? - Fuck! C'était quoi, ça?

(toux)

- Oh, shit! Fuck!

- Oh, shit! - Oh, non!

- Non, non, non! - Il est mort?

- Bien, non, ostie! - Oh my God!

- (Fanny): Il ne respirait plus.

Il était mort.

- Donc, ce que vous dites,

c'est que les portes de la grange ont claqué,

que les chandelles se sont éteintes.

Comment vous expliquez ça?

- Je sais pas. Un courant d'air?

Il y a eu comme un gros coup de tonnerre.

- OK, puis une fois dans le noir,

le juge qui était attaché à sa chaise

serait tombé à la renverse.

C'est bien ça?

- Oui, puis j'imagine qu'il a eu peur, comme nous autres.

- Il s'est peut-être poussé avec ses jambes,

puis il est tombé par en arrière.

- Quand on est allés vous chercher,

vous avez dit: "Je l'ai pas tué."

- Bien oui, c'est vrai, je l'ai pas tué!

On l'a pas tué personne.

- Bien oui, il a été tué par un courant d'air!

- Donc, le juge s'est retrouvé au sol...

- Vous savez que la non-assistance

à une personne en danger, c'est criminel?

- Oui, mais j'ai voulu aussi, j'ai...

J'ai essayé de l'...

- Non, il y a personne qui a essayé de l'aider.

L'autopsie était très claire.

Vite comme ça, on parle de séquestration,

non-assistance à une personne en détresse, outrage à un cadavre!

- OK, je veux parler à un avocat.

- Non, vous allez nous dire la vérité!

- C'est beau, c'est beau.

On va vous apporter un téléphone.

- Une demande d'avocat, tu niaises pas avec ça, crisse!

- Tu dépasses les limites, là.

- Parce que toi, t'en dépasses pas des limites.

- Là, son avocat va lui dire d'arrêter de nous parler.

T'as mis trop de pression!

- T'as raison! On va prendre notre temps.

Juste 5 meurtres en 5 jours! Pas de presse!

- OK, OK, OK, OK.

En tout cas, ça se réchauffe sur Elizabeth Veilleux.

- Oui, si on achète la version de Fanny.

Mais il y a encore des bouts qui sont bien durs à avaler.

- Elizabeth Veilleux, c'est la seule qui avait un vrai mobile

pour enlever le juge Moreau.

En plus, elle a beaucoup d'ascendants

sur toutes ces femmes-là, puis c'est une freak de la Corriveau.

- OK, on attend pas. On fait venir les autres femmes.

Je veux voir le big picture.

Après son appel, vous lui faites parler des autres meurtres, OK?

- Blanchette, il y a quelqu'un pour toi.

Léa Demers.

- T'as dit que je pouvais t'appeler.

- C'est correct. Qu'est-ce qui se passe?

- J'essaie de comprendre pourquoi ma mère s'est suicidée.

Puis là, j'ai parlé à un gars, un ancien ami de ma mère.

Il m'a dit des affaires. - Quel genre d'affaires?

- Il me l'a pas dit clairement. Il était mal à l'aise.

Mais de ce que j'ai compris,

il pense que ma mère se serait déjà fait agresser.

Je le "truste" pas, ce gars-là! Je me demande...

Je me demande si c'est pas lui qui aurait agressé maman.

Il s'appelle Eric Gagnon.

Penses-tu que tu peux checker

si vous avez quelque chose sur lui, s'il te plaît?

- Est-ce qu'il habite à Saint-Vallier,

proche de la track de chemin de fer?

- Oui. Pourquoi?

- On l'a déjà rencontré pour autre chose.

Je suis pas supposée te dire ça, mais...

non, il n'a pas de dossier criminel.

- Mais... tu peux quand même m'aider, hein?

Je sais pas, peut-être aller l'interroger, au moins?

- Je vais voir ce que je peux faire.

Sinon...

Je me demandais, est-ce que t'étais au courant

que ta mère faisait partie d'un groupe de femmes?

Un genre de groupe d'entraide.

- Oui.

Mais elles se sont vues récemment chez nous.

- Chez vous dans la maison?

- Non, dans la grange.

Mais moi, j'étais pas là, j'étais à Québec.

Pourquoi?

- On a juste des papiers à remplir par rapport à ta mère.

- Merci pour le café, puis tout.

- Fais attention à toi, Léa.

- Comment ça, elle est pas là?

- Je suis allé à son bureau, il y avait personne.

- Je suis pas cave!

Je sais ce que ça veut dire: "Elle est pas là!"

Je veux savoir pourquoi elle est pas là!

- Son char est toujours là, il a pas bougé.

Je sais pas ce qui est arrivé.

Elle a dû sortir par une des 15 autres portes!

- Fuck! Tabarnak!

- Elle s'est poussée? - Oui.

Lance un avis de recherche pour Elizabeth Veilleux, OK?

Dans les médias, partout. Puis, informe les filles. Go!

Fuck!

- Merci beaucoup.

OK.

- C'était quoi ça? - Non, non, non!

- Ostie, il est mort!

- Bien, non, ostie! - Il est mort!

- Oh my God! - OK, il a pas de pouls!

Appelle le 911, je vais essayer de le réanimer.

- Non, c'est hors de question!

- Voyons donc! Ca va laisser des traces!

(voix entremêlées)

Silence! Tu ranges ça!

- On peut pas le laisser de même!

- Passe mon cell, moi, je vais appeler.

- OK, comment tu vas expliquer ça aux policiers?

- Pas compliqué, je vais leur dire la vérité!

(sanglots)

Vous l'avez enlevé, vous l'avez drogué!

Puis vous vous êtes pointée ici sans avertir personne.

- Penses-tu qu'ils vont te croire?

Il y a personne qui a les mains propres ici.

Je vous ai laissé le choix, vous avez décidé de rester.

Là, il faut pas laisser de traces.

Nathalie, Wendy, vous m'aidez à nettoyer.

Corine, Fanny, vous vous occupez de lui.

- Ah, puis tu me donnes ta job sale en plus?

Occupe-t'en, toi, du corps!

- Tu comprends pas? C'est moi qui décide!

- T'es une ostie de folle!

- T'es pas mieux que tous les gars qui ont fucké nos vies!

- Il va falloir trouver une place pour l'enterrer.

- Le sol, il est encore gelé!

On sera jamais capables de creuser!

- Le sol, il est gelé, ostie! Le sol, il est gelé!

- On va trouver de quoi!

- Fanny, une fois que c'est fait, tu vas voir Maude.

Pas un mot sur ce qui s'est passé ici!

Il faut se tenir.

- Maude?

Comment tu vas?

Tout le monde est parti.

Il ne faut rien dire. Le juge n'est jamais venu ici.

(La porte d'entrée s'ouvre.)

- (Léa au loin): Allô?

Maman?

- Pas un mot à Léa.

Promis? - T'es ou?

- Repose-toi, on s'appelle.

Puis, ton show, c 'était cool? - Oui, oui, oui, c'était nice!

(vacarme)

La porte de la grange doit être mal fermée.

J'ai pas envie que ça me gosse toute la nuit.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- On reprend ça?

- Mon avocat m'a dit de garder le silence.

- C'est correct, mais nous, on a encore des choses à vous dire.

Toutes vos amies sont en direction du poste.

On va pouvoir comparer votre version avec la leur.

Alors, s'il y a des choses que vous voulez préciser ou changer,

c'est maintenant.

- Autre chose, Elizabeth Veilleux manque à l'appel.

Savez-vous ou on peut la trouver?

- Bon, si je comprends bien, dans votre groupe,

vous étiez toutes au courant des histoires

de chacune d'entre vous.

C'est bien ça?

Jules Latraverse a agressé votre nièce, Magalie Couture,

dans un party.

Est-ce que c'est pour ça que vous avez joint le groupe?

- Oui.

J'ai vécu des affaires de mon bord.

J'ai été agressée par quelqu'un de ma famille.

Il est mort aujourd'hui.

Mais quand j'ai appris pour Magalie...

c'est venu me chercher.

C'a réveillé des choses.

- Je comprends.

Alors, Nicolas Millen a violenté Nathalie Dupuis.

Wendy Prescott a été maltraitée par Hugo Ménard.

Corine Piché a été violée par son professeur Fabrice Auclair.

Ils sont tous morts dans les 5 derniers jours.

Qu'est-ce que vous pensez de tout ça?

- Je sais pas!

- Pensez-vous que ça peut être lié

d'une manière ou d'une autre...

à ce qui s'est passé dans la grange?

- Il en manque juste un.

L'homme qui s'en est pris à Maude Demers.

Est-ce que c'est Eric Gagnon?

- C'est qui, d'abord? - C'est important, Fanny.

Elizabeth est sûrement sur ses traces.

Personne veut un autre bain de sang.

- Jean-François Dubuc.

- OK, des Jean-François Dubuc, j'en ai douze.

- Le J-F Dubuc qu'on cherche... Qu'est-ce qu'elle m'a dit?

Ah oui, il vit à Sainte-Foy.

Il y a une compagnie de rénovation

qui s'appelle Réno Dubuc.

- Réno Dubuc...

C'est bon, je l'ai.

- Répondeur.

M. Dubuc, sergente-enquêtrice Blanchette.

On a des raisons de croire que votre vie est en danger.

Rappelez-moi le plus vite possible, s'il vous plaît.

Oui. Puis?

- Toujours pas de nouvelles d'Elizabeth Veilleux.

En tout cas, si elle a traversé la frontière,

c'est avec un faux passeport.

- Wendy Prescott, Corine Piché, personne sait rien?

- Elles veulent toujours pas me parler.

Je te laisse mariner.

- Puis Nathalie Dupuis?

- Avec son fils, ç'a été plus compliqué.

On l'a gardé sous surveillance jusqu'à ce matin,

puis là, elle est en chemin pour le poste.

En tout cas, Eric Gagnon est en sécurité.

Toujours rien sur Jean-François Dubuc?

- Son char est resté à job et il est pas rentré chez eux.

Sa femme avait pas l'air surprise.

Elle l'a pas dit de même,

mais j'ai le feeling que c'est un courailleux.

- OK. Bon, bien, on se tient au courant.

- Ca fait longtemps que vous travaillez pour J-F Dubuc?

- Presque un an.

J'ai vérifié,

le système de sécurité a été désactivé à 9h30 hier soir,

puis il a été réactivé un peu après 10h.

- Donc, ça pourrait être lui.

- Ou peut-être son partner Matéo.

- Selon sa femme, il est à Toronto.

- Ah oui, c'est vrai...

- Ecoutez...

Même sa femme sait qu'il collectionne les maîtresses.

- Je suis sa comptable, sa vie privée, ça me regarde pas.

- La série de meurtres qui se passe à Lévis,

il y a des chances que ce soit Jean-François le prochain.

Pas besoin de vous dire que les gars

qu'on retrouve sont pas beaux tout de suite.

Fait que...

C'est qui que Jean-François fréquente?

- Bonjour, vous avez bien rejoint Fanny Boisvenue.

Laissez-moi un message.

(bip du répondeur)

- OK. Fanny, t'es ou, là?

Parce que j'aimerais juste savoir si ça marche toujours

pour la cérémonie pour maman.

J'ai eu zéro nouvelle de personne.

J'ai appelé Nathalie, j'ai appelé Wendy.

Personne m'a rappelé. Fait que je... je comprends pas.

Juste... rappelle-moi, OK?

Bye...

- Ca faisait 3 jours que Jean-François était parti

à Montréal pour voir des clients.

On s'était ennuyés.

On a soupé ensemble, puis...

Après, on est venu prendre un dernier verre ici,

Il y a un client qui avait laissé

une bonne bouteille pour J-F.

- Puis après? Son char est encore là.

On a pris mon auto pour aller au motel.

J'imagine que j'ai pas besoin de vous faire un dessin.

Vous avez dormi là? - On a baisé, puis...

Quand j'ai dit qu'on pouvait plus continuer de même,

qu'il fallait qu'il parle à sa femme...

On s'est pognés. J'ai sacré mon camp.

Quel motel? Quelle chambre?

- Là, ce que vous me dites,

c'est qu'il y avait un morceau de la cage de la Corriveau...

dans la grange.

- Oui.

- C'est bizarre, cette cage-là est dans un musée de Québec.

- En tout cas, Elizabeth est sûre

d'avoir un morceau de la vraie cage.

- Comment c'est possible?

- Il paraît que la cage a été déterrée autour des années 1850.

Ils l'ont trouvée dans un musée à Salem, aux Etats-Unis,

il y a une couple d'années.

Mais Elizabeth dit qu'il y a un petit bout de la cage

qui était resté à Québec dans le temps.

Pour Elizabeth, la Corriveau, c'est le bout de la marde.

- OK...

J'aimerais ça que vous me parliez

de la mort du juge Moreau.

Qu'est-ce qui s'est passé exactement?

- Ca, je veux...

Je veux pas en parler.

- Pourquoi?

Si vous voulez, je peux vous lire la version de Fanny,

puis... vous me dites ce que vous en pensez.

"Il y a eu un grand coup de vent.

"La porte de la grange a claqué.

"La lumière puis les chandelles se sont éteintes.

"La grange a été plongée dans le noir.

"J'ai allumé la flashlight de mon cellulaire, puis...

"On a vu que la chaise du juge avait été renversée

et qu'il était mort."

Il s'est sûrement cassé le cou en tombant par en arrière.

- C'est pas exactement comme ça que ça s'est passé.

- (toutes): ... devant ceux qui nous bâillonnent!

- Devant ceux qui veulent contrôler notre corps!

Devant ceux qui nous méprisent!

- Devant ceux qui veulent contrôler notre corps!

Devant ceux qui nous méprisent!

- Donne-nous le courage! - Donne-nous le courage!

- Maude! - Non, Fanny, laisse-la partir.

- Aide-nous à trouver la force!

- A reprendre le contrôle sur nos vies!

(pleurs)

- On a suivi, Elizabeth.

On a été fucking connes.

C'a dérapé.

Elle nous a fait répéter des affaires.

- Quel genre d'affaires?

(sanglots)

(voix entremêlées indistinctes)

- On a perdu le contrôle.

C'était comme... C'était comme une sorte de trance.

(sans son)

Je sais pas combien de temps ç'a duré.

(sans son)

Je pensais qu'ils allaient nous faire du bien, mais...

(voix entremêlées lointaines)

Mais c'est devenu tellement dark.

(voix entremêlées indistinctes)

- Est-ce que tout le monde est correct?

- C'était quoi ça? - Je sais pas!

(toux)

- Oh, shit! - Fuck!

- (Wendy): Il y avait quelque chose avec nous dans la grange.

C'est ça qui a tué le juge.

- J'ai vu que vous avez passé un séjour à la maison Bonenfant

pour des problèmes d'alcool.

Est-ce que vous avez consommé ce soir-là?

- No fucking way. J'étais 100% clean.

- Le lendemain matin, vous êtes partie à votre chalet, c'est ça?

- C'est le chalet à mes parents. Une petite maison dans le bois.

Je voulais me sortir ces images-là de la tête.

- Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait nous confirmer

que vous étiez bien là les 4 derniers jours?

- M. Dubuc?

(sirènes au loin)

(respiration haletante)

(♪ pop en anglais ♪)

(respiration haletante)

- Ostie...

M. Dubuc!

M. Dubuc, je m'appelle Gabrielle Blanchette.

Restez avec moi, je vais appeler l'ambulance.

(respiration haletante)

(bips d'un électrocardiogramme)

D'après moi, il a réussi à sortir

par la fenêtre de la toilette puis il aurait été se cacher

au fond du stationnement derrière les containers.

- Pourquoi l'agresseur ne l'a pas suivi?

Il aurait pu aller l'achever.

- Trop risqué, il y avait un client

dans la chambre juste à côté.

- As-tu parlé au client? - Oui, il n'a rien entendu.

J'attends des nouvelles des 2 autres clients

qui étaient au motel hier.

Ils ne m'ont pas encore rappelé.

Dubuc est dans un état critique, mais il est stable.

- Il faut juste espérer qu'il s'en sorte.

- Les techniciens fouillent la chambre.

S'il y a des traces d'ADN, ils vont le trouver.

- On pourrait examiner la blessure derrière le crâne,

voir s'il y a des pigments de peinture bleue

comme avec les autres victimes.

- Déjà fait. C'est confirmé.

C'est la même arme qui a été utilisée.

- OK, OK, OK, ces trois-là étaient ici

quand Dubuc a été attaqué

et Nathalie Dupuis était sous surveillance.

- Il reste Elizabeth Veilleux. - Elle a toujours pas de traces.

- Nous, il nous reste à parler à Corine.

S'il y en a une qui sait de quoi c'est elle.

- OK, puis les trois autres, leurs histoires, elles matchent?

- Celles de Nathalie et de Fanny, oui,

mais Wendy Prescott a l'air de dire

que Fanny était au courant pour l'enlèvement.

C'est elle qui aurait donné les heures de visite

à Corine et Elizabeth.

- OK, oui, c'est possible.

- Elle a aussi l'air de dire

qu'il s'est passé quelque chose de surnaturel dans la grange.

- Surnaturel? - Oui...

Mais anyway... sa version fitte pas avec l'autopsie,

puis celle des deux autres est pas crédible non plus.

Elles parlent de chandelles qui sont éteintes,

de portes qui claquent.

- Je suis d'accord,

elles ont l'air de s'être patenté une version,

mais elles sont pas capables de la livrer comme du monde.

Est-ce qu'on va voir Corine? Ses alibis ont été vérifiés?

- Pas encore, je suis là-dessus. - Go!

- Go...

- Asseyez-vous.

- Je vous écoute.

- Qu'est-ce que le Père Edouard vous a dit

à propos du passage de votre mère l'autre soir?

- Rien, il a rien compris de ce qu'elle racontait.

Sauf que là, moi, j'ai parlé à un gars

qui pense que ma mère se serait déjà fait agresser.

(halètement)

Ce serait dans le temps de la chorale.

- (sanglots): Seigneur, je vous demande pardon!

J'aurais dû...

J'avais des doutes, mais...

le Père Edouard est tellement impliqué, tellement aimé.

- Qu'est-ce que vous voulez dire?

- J'ai entendu ce que votre mère a dit

au Père Edouard l'autre soir.

- (Gabrielle): Vos amies nous ont tout raconté.

- C'est du bluff.

(soupir)

- Vous voulez pas nous parler du soir de la grange?

C'est bien correct.

On en a en masse sur vous.

Enlèvement.

Séquestration. Complot.

Homicide. Outrage à un cadavre.

C'est passible de prison à vie, ça.

- C'est sûr que si vous venez un petit peu de notre bord,

puis que vous nous aidez à retrouver Elizabeth...

- Il est encore temps d'éviter

qu'il y ait une nouvelle victime.

(rire)

- C'est une belle qualité, la loyauté.

Malheureusement, Elizabeth Veilleux,

elle pense pas comme vous autres.

Elizabeth s'est poussée.

(reniflement)

Elle a foutu le bordel,

puis elle vous a toutes laissées dans la marde.

- Fanny nous a parlé de votre témoignage dans la grange.

(pleurs)

Quand je suis allée interroger la directrice de l'école

j'ai eu l'impression

qu'elle voulait protéger Fabrice Auclair.

S'il y en a qui l'ont couvert,

on va les faire payer, comptez sur moi.

Mais là...

êtes-vous en train de faire la même chose?

Protéger votre amie?

C'est lourd ce que vous portez.

Là, c'est le temps de nous parler Corine.

- Corine... Elizabeth vous a manipulées.

Pas juste vous. Toute la gang.

(sans son)

Vous êtes sûre qu'elle a pas essayé de vous rejoindre

pour vous dire ou est-ce qu'elle se cachait?

(reniflement)

- Non.

- Vos réunions sont toujours dans la grange aux Demers?

- Non, c'était la première fois.

- C'était ou d'habitude? - Chez Elizabeth.

- On est allées...

une couple de fois au chalet des parents de Wendy, mais...

les filles trouvaient ça trop long

et la route était pas belle.

(bêlement de la chèvre)

(respiration saccadée)

- Bonjour, vous avez bien rejoint Fanny Boisvenue.

Laissez-moi un message.

(bip du répondeur)

- (en pleurs): Fanny, je...

Je sais ce qui est arrivé à maman.

C'est arrivé il y a 20 ans.

Fanny, c'est le curé!

C'est lui qui s'occupe de la chorale!

Je suis née d'un fucking viol, Fanny!

Maman!

(sonnerie de téléphone)

- Bernier.

- (Mike): On vient de trouver l'adresse du chalet

des parents de Wendy Prescott.

On est en route.

- Nous on est en route pour aller voir Dubuc à l'hôpital.

- Je te tiens au courant. - Bye.

(pleurs)

- Elle a enlevé un juge, égorgé un chien,

puis on l'a trouvée dans le fond du bois.

Fait que ça prendra 15 heures s'il le faut,

mais vous ne la lâchez pas!

- J'ai rien à vous dire.

- Ils sont tous morts! Tous!

- On l'a échappée quelque part, je sais pas ou!

(halètement)

- (Gabrielle): Pourquoi 23h05 précisément?

- C'est à cette heure-là que le mal se met en chasse...

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