All language subtitles for Corbeaux.2024.S01E04.FRENCH.720p.WEB.H264-SiC.srt - fra(2)

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Original subtitles

(reniflement)

(larsen)

(♪ Hey, hey Honey par HillTopTrio ♪)

- Attends.

Génial ton costume.

- Merci. Bye, Noémie m'attend.

♪ ♪ ♪

- Tu rentres à 8h00. - A 8h00?

Maman, come on!

- Gabrielle, là, t'as de l'école demain.

- Toutes mes amies rentrent à 10h00.

- Est-ce que tes amies ont un bulletin de marde comme le tien?

- Chantal, c'est l'Halloween.

- Puis rentre donc à l'heure que tu veux, je m'en câlisse.

Tu la couleras, ton année.

- (Clémence): Le juge Moreau a donné 3 ans de prison

à Elizabeth Veilleux.

Elle l'a jamais digérée.

Elle a tué son mari qui la battait.

- OK. Là, on en est ou avec l'autopsie du juge Moreau?

- Ca s'en vient, là. J'ai mis Gabrielle là-dessus.

- Quoi? C'est toi qui l'as envoyée?

- Bien, elle voulait rien savoir de prendre un break,

puis Mike et moi, on en a profité

pour se concentrer sur Elizabeth.

(vibration)

Excuse-moi, je te reviens.

Allô?

- La mort date de 4 à 5 jours.

Fracture de la première cervicale.

Il s'est cassé le cou. - Comment?

- Non concluant, mais il y a un hématome sur le côté de la

tête.

(déclics)

- Est-ce qu'il a été battu?

- Non, Ismael pense que c'est lié à une chute.

Ce serait à ce moment-là qu'il s'est cassé le cou.

Il avait du GHB dans le sang.

- Du GHB? - Oui.

Ils ont trouvé de la colle sur sa bouche et sur ses poignets.

Sûrement des marques de tape.

- OK, ça, ça ressemble à un enlèvement.

- Est-ce qu'il y a des empreintes, de l'ADN?

- Attends une minute.

- Ils ont trouvé un cheveu sur son chandail,

ç'a été envoyé au lab.

- OK. OK, c'est bon. Je te rappelle dans cinq. Ciao!

Bon, on a mis Lacroix sous surveillance,

mais je pense qu'il faudrait aussi

interroger Elizabeth Veilleux.

- OK. Mais, euh, c'est toi qui la questionnes.

- Je veux que tu me remettes avec Gabrielle.

- Non, non. Tu restes avec Mike.

- C'est elle qui "leade" l'enquête depuis le début.

Elle méritait pas de se faire jeter comme ça.

- Hé, je l'ai pas rejetée, je l'ai pas tassée, OK?

Je lui ai demandé de prendre 24 heures,

puis elle ne m'a pas écouté.

- Bon, ça va faire bientôt 24 heures, là.

Ton intention, c'est de la remettre, non?

- Regarde, on traque quelqu'un

qui s'en prend exclusivement à des hommes.

- Puis?

- Tous les yeux sont tournés vers nous.

Si je remets Blanchette sur le dossier, ça va faire jaser.

- Quoi, t'hésites à remettre 2 femmes sur l'enquête

parce que les victimes sont des hommes, c'est ça?

- Des hommes qui ont agressé des femmes.

Regarde, je sais pas, là.

OK, la pression vient de tous bords, tous côtés.

D'ailleurs, je suis pas sûr que Blanchette

est capable de gérer cette pression-là.

- Moi, oui. Regarde, je vais la surveiller de près.

Come on. - D'accord.

Mais c'est toi qui prends le lead.

(tintement)

(coups à la porte)

- Allô!

(coups à la porte)

- Allô?

(coups à la porte)

- Bonjour, je peux vous aider?

- Euh, bien, peut-être, oui.

Ma mère s'est suicidée, Maude Demers.

La veille de son suicide, elle a appelé ici plusieurs fois.

Je... me demandais si elle avait fini par parler à quelqu'un.

J'essaie de comprendre, c'est elle.

(vacarme)

- Ouvrez!

- Votre mère est venue l'autre soir,

c'est moi qui lui ai ouvert la porte.

Elle voulait parler au père Edouard.

- OK, le père Edouard, je peux lui parler?

- Il y avait des choses à faire à Montréal,

mais je vais lui dire qui vous êtes passée.

D'accord? - OK.

- Courage. - Merci.

(soupir)

- Elizabeth Veilleux?

- Oui.

- Enquêtrices Bernier et Blanchette.

On peut vous parler 5 minutes?

- Euh, c'est à quel sujet? Je suis attendue.

- C'est à propos du juge Eugène Moreau.

- Depuis votre sortie de prison,

vous n'avez jamais revu le juge Moreau?

- Non, jamais.

- Si on se fie à vos réseaux sociaux,

vous avez souvent commenté son travail.

"Un violeur en liberté",

"une autre bavure du misogyne en chef".

(petits rires)

J'en ai plein, ici.

- Moreau était un dinosaure de notre système de justice.

- Je me suis jamais gênée pour l'affirmer.

- Vous avez fait un petit peu plus que ça, non?

Vous ne lui avez pas fait des menaces de mort en 2013?

- Je me suis rétractée rapidement.

- Mais vous lui en vouliez.

- J'ai survécu à un féminicide. J'ai sauvé ma peau.

Mais Moreau m'a quand même donné 3 ans,

même si les avocats proposaient des travaux communautaires.

(toussotements)

Qu'est-ce qui lui est arrivé?

- Jules Latraverse,

Nicolas Millen, Hugo Ménard.

Vous les connaissez? - Pas jusqu'à ce matin.

C'est troublant, ce qui se passe.

- Tiens.

- Merci.

- Hé, t'es ou?

Ca fait une couple de jours qu'on essaie de te rejoindre.

- Dans le bois, dans le chalet de mes parents.

J'avais besoin de décanter. Coudonc, ils sont ou?

Ils sont pas arrivés? - Non.

Veux-tu un café? - Non, je suis correcte.

- Tu sens l'alcool, t'as recommencé?

- Je suis en contrôle.

- Pour Hugo... tu te sens comment?

- Comme vous.

Pour Jules puis Nicolas, j'imagine.

- T'es sûre que tu veux pas un café?

- Hum-hum.

Pour Maude...

Son suicide, drôle de timing, non?

- Quoi? Tu penses que c'est elle qui...

- Je sais pas. Sinon, c'est qui?

Sinon, c'est Elizabeth ou son petit chien de poche!

(larsen)

(jappements)

(respiration accélérée)

- Regarde, on vient d'avoir un appel anonyme

d'une cabine téléphonique, une femme.

Elle nous a donné une adresse puis elle a raccroché.

- (Clémence): Tu penses que c'est lié à notre dossier?

- C'est soit ça, soit on se fait niaiser.

De toute façon, on prend pas de chance, OK?

Elle dit qu'il y a un mort, alors vous y allez.

C'est à la pépinière Hamelin, dans le rang du Portage.

- Bien, elle a sûrement eu un empêchement.

- Empêchement, mon cul, ouais. - Voyons, dépompe!

Elizabeth aurait pas "caller" une rencontre

si elle avait pas l'intention de venir.

- Elle a juste pas le guts de se pointer.

- Pour quelqu'un qui est disparu de la map depuis 3 jours,

je me garderais une petite gêne.

Anyway, c'est n'importe quoi.

S'il y en a bien une qui recule pas ici, c'est Elizabeth.

- Ouais, on a vu ça l'autre soir, ouais.

- Hé, vous avez choisi de rester, hein?

On a tordu le bras à personne.

- Ce qui s'est passé dans les derniers jours,

t'expliques ça comment, toi?

- Oui, ça fait pas mal de colncidences.

- Etes-vous en train d'accuser Elizabeth?

- Est-ce que j'ai besoin de te rappeler

dans quel état t'étais quand elle t'a ramassée?

Elle t'a aidée à reprendre le dessus.

Si c'était pas d'elle, t'aurais jamais eu le courage

de quitter Nicolas.

Elle nous a toutes aidées!

- Pis Maude, elle...

Hein?

Est-ce qu'elle l'a aidée, hein?

- Maude, ça n'a rien à voir avec ça.

- Bien non, ça n'a rien à voir.

Elle s'est juste ouvert les veines 2 jours après!

- Puis les chandelles.

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui va en parler,

des osties de chandelles?

(pleurs)

Vous étiez là vous autres aussi. Vous l'avez senti.

- Senti quoi, Wendy?

Hein?

Qu'est-ce que t'as senti, au juste?

Parce qu'en ce moment, là,

la seule affaire que je sens,

c'est ton haleine de gin.

(expiration bruyante)

OK, là,

si Elizabeth voulait qu'on se voie,

c'est pas pour qu'on s'accuse entre nous autres.

Au contraire, OK?

Il faut qu'on se calme puis il faut qu'on se tienne.

(croassement)

(claquement de porte)

- Ah. Léa Demers, c'est ça? Soeur Ruth m'a parlé.

Je viens tout juste d'arriver de Montréal.

J'allais t'appeler.

- Pourquoi ma mère est venue vous voir l'autre soir?

Qu'est-ce qu'elle vous a dit?

- Je suis désolé, je peux pas.

Le secret de la confession, c'est ça.

- Moi, j'essaie juste de comprendre

pourquoi elle s'est tuée.

Elle n'a rien laissé.

Pourquoi? Pourquoi elle est venue ici?

Ma mère, là, elle ne m'a jamais amenée dans une église.

Elle était pas croyante.

- Maude et moi, on se connaissait depuis longtemps.

Du temps de la chorale.

- Elle était dans une chorale?

- Elle avait une voix superbe.

(battements d'ailes)

(croassement)

Des corbeaux.

Ils viennent de se faire un nid dans l'entretoit.

(inspiration profonde)

- Il paraît qu'il y a quelques jours,

elle a essayé de se confier à ses amies

sur quelque chose qu'elle a vécu,

mais elle n'a pas été capable.

Est-ce que c'est de ça qu'elle vous a parlé?

- A vrai dire, même avec moi,

Maude était très émotive et confuse.

J'ai eu beau essayer,

je suis navré.

- (chuchotant): C'est correct, c'est correct.

Hum.

Qui d'autre était dans la chorale?

- Ca fait longtemps,

mais je peux essayer de fouiller dans nos registres.

- (Corine): Allô?

- (Elizbeth): Comment ça s'est passé?

- Elles sont toutes sur le gros nerf.

Ton absence, ça n'a pas aidé.

- Tu as réussi à les calmer?

- Oui, je pense. C'était quoi ton urgence?

- J'étais avec la police.

Ils ont trouvé le corps du juge Moreau.

- Fuck! Voyons... Tu me niaises!

- Je n'ai pas réussi à en savoir plus.

- OK, bien, on fait quoi?

- Rien. De toute façon, on n'a rien à se reprocher.

- Pour l'instant, on dit rien aux autres.

Puis tout va être correct. Ca va bien aller.

♪ ♪ ♪

(sirènes)

(jappements)

(croassement)

(grésillement sur radio)

- Encore une fois, il a laissé ça bien à vue, Fabrice Auclair.

- Il n'y a presque pas de sang.

Clairement, il était mort avant d'être amené ici.

(croassement)

- Il était prof de théâtre au conservatoire,

d'origine française.

Pas de famille au Québec, pas de casier judiciaire.

- Il y a un angle mort. Il y a de quoi qu'on voit pas.

- Je sais pas.

- Il a le chiffre 3 de gravé sur la peau.

- 1, 7, 6, 3.

- Deux chiffres de plus puis on s'achète un billet de loterie.

Câlisse...

- "1763".

- On a commencé par fouiller du côté du Traité de Paris,

puis finalement, on a trouvé notre filon.

En 1763,

Marie-Josephte Corriveau a été pendue sur les plaines d'Abraham

après avoir été reconnue coupable

du meurtre de son mari.

- Marie-Josephte Corriveau, c'est qui, elle?

- La légende de Corriveau, ça te dit rien?

- C'est pas la sorcière qui tuait ses maris, ça?

- Exact. - Oui.

Mais dans la légende, la Corriveau était dépeinte

comme une tueuse d'hommes,

sauf que dans les faits, elle en a tué juste un.

Son mari.

Après avoir été pendue, les autorités britanniques

ont mis son cadavre dans une cage en fer

et ont suspendu ça sur une rue très passante à Lévis

pendant 40 jours.

(soupir)

- Intense, hein? Pourquoi ils ont fait ça?

- Un genre de message.

- Il y a des historiens qui pensent que la Corriveau

se faisait battre par son mari.

Elle l'aurait tué pour se défendre.

- La cage: un avertissement fait aux femmes.

- Exact.

- Comme: "Hey, les girls, endurez votre bonhomme

puis tenez-vous tranquilles, sinon, c'est ça qui vous attend.

- Hum.

- Donc, si votre hypothèse est bonne,

on "dealerait" avec un passionné d'histoire, c'est ça?

Un freak qui voue un culte à la légende,

un ostie de marde

qui se prend pour la Corriveau, c'est ça?

- Ca reste à préciser, mais tout nous ramène à elle.

La cage de Millen, les alliances aux doigts des victimes.

- L'os de corbeau dans la bouche, c'est quoi le rapport?

- Quarante jours dans une cage.

Le corps de la Corriveau a été mangé par les corbeaux.

(soupir)

- Et puis, c'est pas tout.

La Corriveau a été pendue un 18 avril.

- Jules Latraverse a été pendu le 18 avril.

- OK. Ca, c'est solide, ça. Donc, on continue de creuser ça.

- Good. Pat, toi, tu repasses le dossier de Lacroix au complet.

On cherche un lien avec la Corriveau.

Tu fouilles tout ce que tu peux.

- Lacroix était sous surveillance depuis hier soir.

Comment il a pu tuer Auclair?

- On attend l'autopsie. On sait pas à quand remonte la mort.

- C'est exact. OK, good job.

(vibration)

Mais... Ca nous fait un mort de plus, OK?

Ca fait 5 morts en 5 jours.

Ce qu'il faut, c'est qu'il faut retourner sur le terrain

et voir ce qui se passe avec Fabrice Auclair, OK?

Des empreintes, des témoins, c'est ça que ça nous prend.

Le crime parfait, ça n'existe pas.

- Il faut vraiment que je le prenne.

- OK, on lâche pas, gang. Let's go.

(ouverture et fermeture de porte)

- (Gabrielle): Allô?

- Gabrielle!

Ta mère est revenue.

- Murielle.

- Je l'ai entendue, je te le dis.

Je la sens, elle est là. L'as-tu vue, toi aussi?

- Non, c'est dans ta tête. Murielle, écoute-moi.

Maman est morte, OK? - Oui, mais...

- Non, elle n'est plus là. T'es en sécurité.

Là, je suis au travail,

mais je vais venir te voir tout à l'heure, OK?

- Promis? - Oui, promis.

Là, je veux que tu respires puis que tu te calmes.

A tantôt.

Bye!

(larsen)

(chantonnements au loin)

♪ ♪ ♪

(sonnette)

- (Léa): Rentre!

- Allô? - J'arrive!

- Esti...

(pas s'approchant)

Ca va?

- J'ai repensé à ça par rapport à maman.

- Hum, hum. - Je comprends pas.

T'es sa meilleure chum,

puis tu savais pas qu'elle a déjà été dans une chorale.

- Bien non, je savais pas.

- Puis est-ce que t'as pris mes textos?

- Ouais.

Pourquoi tu veux essayer de rejoindre ton père, là?

- Bien, je sais que ça va être bizarre

parce qu'on s'est jamais parlé puis...

Moi, je pense qu'il sait peut-être quelque chose.

Peut-être que maman s'est déjà confiée à lui, dans le temps.

- Ah, ma chouette!

Euh...

Tu sais,

David Juneau, là...

... c'est pas ton père.

- Bien oui, moi, elle m'a tout raconté.

Elle m'a dit qu'elle est tombée enceinte

puis pas longtemps après,

lui, il a déménagé en Oregon avec ses parents.

Quoi?

- Tu sais, quand t'as dit à ta mère

que tu voulais entrer en contact avec ton père,

bien, Maude a communiqué avec David.

Il était pas au courant qu'elle était tombée enceinte

quand il est parti aux Etats-Unis.

Quand il a appris ça, il a demandé un test d'ADN

pour être sûr que c'était lui, le père.

Le résultat est rentré la semaine passée.

C'est négatif.

(inspiration profonde)

- OK.

Mais... mais c'est qui, mon père?

- Maude le savait pas.

En tout cas, c'est ce qu'elle m'a dit, là.

Regarde, pourquoi tu ne viendrais pas

passer une couple de jours chez nous?

Ce n'est pas sain que tu restes toute seule icitte.

La police te laisse tranquille, au moins?

- Ils ne sont pas revenus.

Pas ici en tout cas. Je les ai vus chez Lacroix.

- Quoi? Votre voisin?

Bien, qu'est-ce qu'ils faisaient là?

- Fabrice enseignait ici au conservatoire depuis 8 ans.

- Est-ce qu'il donnait des cours hier?

- Oui, jusqu'à 8h00 hier soir.

- Il y a une patrouille qui est allée à son appartement.

On dirait qu'il est pas rentré chez lui.

Avez-vous une idée d'ou il aurait pu aller?

Est-ce que vous pourriez nous envoyer

la liste des étudiants qui étaient avec lui?

- Oui, oui, je vais m'en occuper.

Ca va être un choc pour eux.

- C'était quel genre d'enseignant?

- Exigeant.

Et proche de ses élèves.

- Trop?

Est-ce qu'il y a déjà eu des plaintes contre lui?

Des étudiantes ou... des collègues?

- Euh, pas... pas à ma connaissance, non.

- Etes-vous comédienne de formation?

- Dans une autre vie, oui. Pourquoi?

- Sans vouloir vous vexer, vous êtes rouillée.

- Pour me libérer de sa violence, j'ai tué mon mari.

Pour me punir, on m'a fouettée.

A répétition.

Puis, on m'a pendue.

Mon corps fut enfermé dans une cage,

puis suspendu pendant 40 jours.

Précisément ici, à l'angle de cette rue.

A la vue de tous, mon corps s'est putréfié.

Mon corps s'est fait dévorer par les corbeaux

qui m'ont arraché les yeux et la peau.

Depuis, pour me venger de cette injustice,

je hante vos esprits.

De génération en génération, j'habite vos pires cauchemars.

Vous vouliez me tuer:

vous m'avez rendue immortelle.

(déclics)

- Elizabeth, on a dit pas en public,

c'est ni la place ni le moment.

La police est allée chez Lacroix.

- Raison de plus. Tu ne reviens plus ici.

- Je vais faire ce que je veux, OK?

(déclics)

- Ah oui? - Oui.

- Qu'est-ce que tu vas faire? Tu vas appeler la police?

C'est ça, Fanny? T'es mal placée pour ça.

(déclics)

- Vous êtes sûre que vous n'avez rien entendu?

Auriez-vous aperçu un camion ou un pick-up

dans l'entrée de M. Auclair?

Non plus. Bon.

Ecoutez, s'il y a autre chose, n'hésitez pas à m'appeler.

Merci. Bonne journée.

- All right.

J'ai rien trouvé avec Lacroix puis la Corriveau,

mais j'ai fait des recherches

sur les terrains ou les corps ont été "droppés".

- Hum, hum.

- Tu sais, la tombe ou Ménard était à côté, là.

- Ouais.

- La pierre tombale juste en face appartenait

à Etienne Corriveau, un descendant de la Corriveau.

- OK.

- Puis Nicolas Mellin puis Fabrice Auclair?

- Alors, Auclair, lui, le terrain

a déjà appartenu à Louis-Etienne Dodier.

- Dodier, le mari de la Corriveau?

- Exactement.

Pour Mellin, le terrain sur lequel on l'a retrouvé,

ç'a déjà été la propriété de qui?

Un officier britannique qui a agi sur le procès en 1763.

- Wow!

Bravo, Roberge.

Merci.

Puis toi, Mike? Elizabeth puis la Corriveau?

- Je suis là-dessus.

- Hey, Mike, c'est rien contre toi, là.

C'est le dossier de Gabrielle depuis le début.

- Non, de toute façon, je lui donne pas 2 jours, là.

C'est une tête brûlée.

- Ah, come on.

- Elle t'a dit que sa mère était Alzheimer.

(chuchotant): C'est de la bullshit. Sa mère est morte.

- Quoi?

(chuchotant): Je la "truste" pas, cette fille-là.

Elle est pas clean.

(soupir)

(respiration bruyante)

- Fais-moi confiance. Elle est vraiment bonne.

- Il y a une ombre au-dessus de votre Elizabeth.

Beaucoup de colère.

De la rancoeur.

- Pensez-vous que...

Pensez-vous qu'elle serait capable de faire du mal?

(respiration bruyante)

- Votre fils...

Il sent des choses. - Dany?

Qu'est-ce qu'il a, Dany? - Il est sensible.

Dites-lui de ne pas avoir peur.

- Ce que son fils a vu,

est-ce que c'est en lien avec Elizabeth?

- Est-ce que je peux parler à Dany?

- Non. Non, on ne le mêle pas à ça.

- Si ça peut aider. - Hé, j'ai dit non!

Qu'est-ce que tu comprends pas?

Moi, j'arrête ça là, c'est trop. - Moi, je veux en savoir plus.

(vacarme, cris)

- La grange.

Vous aussi, vous avez senti des choses.

Promettez-moi de ne pas y retourner.

- Maman.

Eric Gagnon.

- T'es sûre de ça, t'as vérifié?

All right, merci, Roberge. Ciao!

- Il y a rien dans le dossier d'Auclair,

mais j'ai le feeling que la directrice le couvre.

Checke ça.

- Un show sur la Corriveau?

- Oui, texte et mise en scène, Corine Piché.

C'est une ancienne étudiante du conservatoire.

- Moi aussi, j'ai quelque chose. Elizabeth a eu de la visite.

Tu la reconnais?

- Oui, c'est Fanny Boisvenue.

- Tu m'as dit qu'elle travaillait

à la résidence ou habite ta mère?

- Elle est infirmière.

- OK. C'est quoi le nom de cette résidence-là déjà?

- Résidence Romero. Pourquoi?

- Car Roberbe vient de me dire que la dernière fois

que le juge Moreau a été vu vivant,

il s'en allait voir sa femme, qui est Alzheimer.

Ou tu penses? - Va chier.

- Envoye, réponds, Nath!

Réponds.

(expiration bruyante)

- Mme Boisvenue?

- Oui. Excusez.

- Ca va? - Oui, oui.

Je suis arrivée en retard.

- On a des questions à propos du juge Moreau.

J'imagine que vous êtes au courant.

- Au courant? - Que le juge Moreau est mort.

- Ah ouais?

Bien non, je le savais pas.

Je sais pas comment ils vont annoncer ça à sa femme.

- Est-ce qu'il venait la voir souvent?

- Oui, à chaque jour.

- Pourtant, hier, j'ai entendu Mme Moreau

vous demander des nouvelles de son mari.

Elle s'inquiétait de pas l'avoir vu depuis quelques jours.

Ca ne vous a pas sonné une cloche?

- Ecoutez, elle a l'Alzheimer.

Elle peut nous demander 15 fois si son mari est passé.

- Gabrielle?

- Allô! Euh, je vais venir te voir tantôt.

- Je peux vous raccompagner.

- Moi, c'est Clémence. Je travaille avec Gabrielle.

- Ah!

- Vous dites que M. Moreau venait la voir tous les jours.

Est-ce que c'était toujours à la même heure?

- Après le souper. Il arrivait à 7h tapant. Pourquoi?

- C'est qui sur la photo ici?

- Chantal.

- Chantal. C'est votre soeur?

- Non. La mère de Gabrielle.

C'est pas vous, la mère de Gabrielle?

- Non.

- Chantal est décédée, c'est ça?

- Non. Elle vient me voir souvent.

- Il va falloir qu'on y aille.

- Ca m'a fait plaisir de vous rencontrer. A bientôt.

- Je te rejoins.

- C'est qui, elle?

- En tout cas, sympathique, Murielle.

- Ouais.

- C'est qui, Murielle, déjà? - Ma mère, pourquoi?

- Ah! Parce qu'elle m'a dit que ta mère s'appelait Chantal.

- Ah ouais? - Hum.

- C'est l'Alzheimer, elle est bien mélangée.

- Fait que c'est qui d'abord, Chantal?

- OK, c'est quoi l'interrogatoire sur ma famille?

Moi, est-ce que je t'en pose, des questions,

sur ton chum puis ton fils?

- Mon fils s'appelle Ludo. Mon chum s'appelle Claude.

Ca fait 22 ans qu'on est ensemble.

C'est pas toujours facile,

mais on s'aime beaucoup, on travaille fort.

As-tu d'autres questions?

Ca fait un petit bout qu'on travaille ensemble.

Puis... je sais rien de toi.

- J'ai rien à dire.

(soufflement du vent)

(respiration bruyante)

(respiration accélérée)

(respiration accélérée)

(expiration profonde)

(tapement)

(expiration bruyante)

- Quoi?

(pas s'approchant)

- Hé!

Est-ce que tu me replaces?

- Ouais.

- Comment tu vas?

- Bien, c'est ce qui reste de ma mère, là.

(pleurs)

Le fucking tas de poussières.

- Moi aussi, j'ai perdu ma mère.

A 13 ans. Je sais que c'est pas facile.

Qu'est-ce que tu vas faire?

- Juste une petite cérémonie avec ses amies.

Quand je l'ai trouvée...

Tu sais, ça me sort pas de la tête!

- Est-ce que t'as de la famille, des proches?

- Vous êtes fatigants avec ça.

(pleurs)

- Si tu te sens trop mal, t'as ma carte. OK?

Appelle. Bye.

T'as lu le rapport d'autopsie d'Auclair?

- Ouais.

- Avec l'heure de la mort, ça peut pas être Lacroix,

il était sous surveillance.

- Ouais. Puis aucune preuve.

- Cinq meurtres, toujours pas de témoin. Ca se peut comme pas.

- Bien, il y a le petit de Nathalie Dupuis,

mais il est pas vraiment crédible,

puis elle ne nous laissera jamais lui parlé.

- Je vais t'arranger, je m'en vais la voir.

- Gabrielle! - Quoi?

- Je sais que... Murielle, c'est pas ta mère.

Je sais aussi que ta mère est morte

et que c'est Murielle qui l'a tuée.

- OK, t'as fouillé sur moi?

C'est quoi ton ostie de problème?

- Mon ostie de problème, c'est que je viens de me mettre

la tête sur le billot pour que tu reprennes l'enquête.

Et je te sens pas solide mentalement.

Les meurtres, c'est clair que ça vient jouer dans tes bibittes.

Moi, je veux savoir avec qui je travaille.

Et je veux surtout savoir s'il faut

que j'aille voir mon boss pour lever un flag.

- Murielle, c'était la blonde de ma mère.

J'avais 2 ans quand ils ont commencé à se fréquenter,

fait que c'est comme une mère pour moi.

Je dis à tout le monde que c'est ma mère

parce que c'est juste moins compliqué.

Sacre...

- Puis qu'est-ce qui s'est passé?

- Chantal, ma mère biologique, était rough avec elle.

Il y a un soir, elle a pété sa coche,

Murielle s'est défendue puis ça a dégénéré.

Fait que oui, l'enquête me brasse,

mais ça veut pas dire que je suis pas solide puis focus.

Est-ce que c'est correct?

- Je suis désolée.

- Astheure, est-ce que je peux faire ma job?

(soupir)

- Excusez pour le bordel. Est-ce que vous avez du nouveau?

- Concernant votre ex, non.

Mais j'aurais des questions à propos de votre fils.

- Il est à l'école.

Puis de toute façon, je veux pas qu'on le dérange avec ça.

- Je me demandais si vous avez parlé...

- Je veux juste qu'il oublie tout ça.

- Je comprends, mais c'est parce qu'on--

- Hé, son père est mort, OK?

(pleurs)

"Fanny Boisvenue".

Vous la connaissez? - C'est une amie.

Elle a oublié ça en venant prendre des nouvelles.

Puis Elizabeth Veilleux, ça vous dit quelque chose?

- Non.

♪ ♪ ♪

- Fanny connaît Elizabeth.

Fanny connaît aussi Nathalie.

- La dernière fois que le juge a été vu vivant,

il s'en allait à la résidence ou travaille Fanny.

- OK, on a reçu les résultats du lab.

Il n'y avait pas de sang sous le soulier de Léa Demers.

- OK, si c'est pas Léa qui a marché dans le sang, c'est qui?

- Ca veut dire que Fanny nous a menti.

Elle est allée dans la grange.

- Pourquoi elle nous aurait menti, crisse?

Je veux dire, Maude Demers s'est suicidée,

même l'autopsie nous l'a confirmé.

(Une voiture s'approche.)

(ouverture de portière)

- Eric! Eric!

Je le sais, là, que vous n'étiez plus vraiment proches,

mais t'es le seul que je connais

qui était dans la chorale de ma mère.

- Excuse, j'aurais dû répondre à tes appels, là.

C'est juste que je vois pas ce que je peux t'apprendre.

- Oui, mais...

Mais à cette époque-là, vous vous voyiez souvent, hein?

Vous étiez dans la même chorale!

- Ah, mais j'ai pas été dans la chorale longtemps.

J'avais une voix de cul. Pourquoi? C'est quoi l'affaire?

- Ma mère aurait vécu quelque chose à cette période-là.

J'essaie juste de comprendre pourquoi.

(pleurs)

S'il te plaît.

(expiration bruyante)

- Ecoute, je...

Je sais pas si ça peut avoir un lien, là, mais...

- Bon, on a un lien entre les 3 femmes.

Mais avec tout ce qu'on sait sur Lacroix, on peut pas le tasser.

- Il aurait pas pu tuer Auclair.

Mais peut-être qu'il était en duo avec Elizabeth.

- Ou Elizabeth en duo avec Fanny.

Fanny est infirmière, job stable, cover parfait.

- Il faudrait savoir si Fanny a un lien avec la Corriveau.

- Merci. Bon, c'était le fils du juge Moreau.

Le bracelet qu'on a trouvé chez les Demers,

c'était celui du juge.

- Il est bien sûr de ça?

- Oui, il comprenait pas ou était passé

le bracelet de son père.

Je lui ai envoyé une photo, il l'a reconnu tout de suite.

- Moreau a été retrouvé chez Lacroix,

mais il est forcément passé par le terrain de Maude Demers.

- Et Fanny les connaît bien.

♪ ♪ ♪

- Mme Boisvenue.

On aurait encore quelques petites questions pour vous.

- Tu peux pas attendre? Je comment mon shift.

- Pourquoi vous nous avez caché

que vous êtes allée dans la grange

quand Maude Demers s'est suicidée?

- Hein? Bien non, je vous jure, je suis pas allée.

- Pourtant, on a trouvé des traces de pas.

Si c'était pas vous, c'était qui?

- On a aussi trouvé le bracelet du juge Moreau

sur le terrain de Maude Demers.

- Je vous le dis, j'ai rien fait, je l'ai pas tué.

- Comment vous savez qu'il a été tué?

♪ ♪ ♪

- Elizabeth s'est poussée.

Elle a foutu le bordel

puis elle vous a toutes laissées dans la marde.

- Savais-tu que ta mère faisait partie d'un groupe de femmes?

Un genre de groupe d'entraide.

- J'ai entendu ce que votre mère

a dit au Père Edouard l'autre soir.

- Vous voulez pas nous parler de l'histoie de la grange?

- On a suivi, Elizabeth. On a été fucking connes.

- Pas un mot sur ce qui s'est passé ici.

Sous-titrage: MELS

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