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Original subtitles

Escucha mi último texto.

Ésto es lo que aún soy.

Ésto es lo que voy a dejar.

La tendresse aux mains des hommes se fait

à coups de pick-up.

Los árboles aúllan las palabras más secretas.

Los amores se pierden entre dos ejércitos de ocupación.

Ya no hay lugar para una miseria, una mano extendida, una lágrima.

Nos matamos para no enfrentar la cuestión del bien y del mal.

Esta vez, me voy de verdad.

Yo no te dejo, pero me voy.

Te dejo mi valija.

Era de mi padre cuando él tenía mi edad.

Es aquella de la que te hablé.

Ahí están las fotografías que he reunido de todo el mundo.

Hay cientos de ellas, pero hoy ya estoy harto.

Por eso es que me voy.

Encontrarás la valija en casa de Mickaël, el amigo del que te hablé.

Ya verás que preparé una pieza donde contaba exponer las fotos.

Confío en ti para que hagas ese trabajo en lugar mío.

Así mi pena se renueva sin cesar,

y me encuentro perdida

yeux, comme à tous les yeux.

Como a todos los ojos que hubiesen querido posarse en mí,

me fixer, si Jeunus était condamné pour jamais

à l'oubli de tous, j'avais de

plus en plus faim de sa bonté.

Con sus besos, sus abrazos amistosos, era como un cielo, un cielo sombrío

donde yo entraba y donde hubiese querido quedarme,

pobre, sorda, muda, ciega.

Ya me estaba acostumbrando.

Nos veíamos como dos buenos niños,

libres de pasear en el paraíso de la tristeza.

Nos entendíamos, bien emocionados, trabajámos juntos.

Pero después de una caricia penetrante, él decía:

"qué extraño te parecerá cuando yo ya no esté,

"todo aquello por lo que has pasado.

"Cuando ya no tengas mis brazos bajo tu cuello,

"ni mi corazón para descansar, ni esta boca en tus ojos."

Buen día.

Buen día.

¿Linda?

Sí.

¿Puedo darle un beso?

Claro.

Venga, vamos a ponernos por ahí.

Siéntese.

¿Quiere un té?

Muchas gracias, pero prefiero un pastís.

Un pastís.

Entonces serán dos.

Aquí está.

Salud.

Salud.

¿De dónde viene este trompo?

Viene de un amigo que conocí en Afganistán.

Pero de esa especie tengo mejores.

Fíjese, es como el trompo, el movimiento casi perpetuo.

Bueno, pasemos a las cosas serias.

¿Qué es lo que quiere saber?

¿Sébastien?

No me pregunte si soy su padre, si él es mi hijo, mi sobrino,

o yo su suegro.

Llegó aquí un día, sin que yo sepa por qué.

Se quedó, se fue, volvió.

Siempre traía cantidad de fotos,

pero nunca me las quiso mostrar.

Pensaba hacer un libro o una exposición.

Cuando venía se instalaba en la pieza más pequeña de la casa,

una suerte de celda.

Pero también preparó otra pieza para exponer todas las fotos.

Él se fue sin hacerlo y creí comprender

que él deseaba que usted tome el relevo.

Encontrará esa pieza en la planta baja y la célula en el segundo piso.

Sébastien, ¿aquí es donde me has conducido?

En este mundo donde todo se derrumba, hace falta más que nunca vivir de pie,

aprovechar la más mínima luz,

ser dueño de las pasiones,

como del cansancio, de los demonios, comme de sa fatigue, de ses démons, comme

des ailents de son cœur.

Sébastien, cómo hubiese querido acompañarte en tu viaje,

pero también comprendo tu deseo de estar solo.

Siempre volveré a ver ese cielo verde del amanecer,

el sol que se elevaba al final de nuestra última madrugada,

el jardín, sorprendido por la primera luz,

el estanque tan negro y tan pesado.

¿Puedo tomar un cigarrillo?

¿Sabe cómo conocí a Sébastien?

Un flechazo.

¿Sabe lo qué es?

No.

Pero claro, por supuesto.

¿Está componiendo la música de la que Sébastien me habló, no?

Exacto.

Sébastien vous a parlé de mon pso, mais

je pense également du roman qu'il a

l'intention de commencer.

Sí, lo sé. Le tengo mucha fe.

¿Y usted?

Sí, claro.

Como en mi suma.

En ambos casos, hay que ver.

De todas maneras le hacía falta dejar atrás su pasado.

Usted sabe como yo que Sébastien es muy pesimista sobre el mundo actual.

Imagino que podrá verlo al mirar sus fotos

y ordenándolas como él deseaba.

¿Ahora quiere un té?

Sí, gracias.

Puedo hacerle un té de Argelia, Ceylan, Assam, Dechy,

loto, bergamota, jazmín, té de menta.

Yo funciono a té.

Si toco el whisky, es borrachera asegurada.

Me gustaría un té de menta.

¿Qué es lo que la divierte?

Nada.

¿No tiene nada que decirme sobre usted?

Soy un músico nómade que se instala por un tiempo variable

en casa de amigos que tienen un piano y que quieren albergarme.

Llevo siempre conmigo toda mis variedades de té.

Le propongo quedarse aquí todo el tiempo que quiera.

Très bien, j'accepte.

Je reviens demain.

Merci.

À côté de son cher corps endormi, que

d'heures des nuits j'éveillais, cherchant pourquoi

il voulait tant s'évader de la réalité.

Mais, après une peine et trente caresses, il

disait, « Comme ça te paraîtra drôle, même

quand je n'y serai plus, ce par

quoi tu as passé.

» Tout de suite, je me pressentais, lui,

parti, en proie au vertige, précipité dans l

'ombre la plus affreuse, la mort.

Je lui faisais promettre qu'il ne me

lâcherait pas.

Il l'a fait vingt fois, cette promesse

d'amant.

C'était aussi frivole que moi, lui disant,

« Je te comprends.

Je n'ai jamais été jalouse de lui.

Il ne me quittera pas, je crois.

Que devenir ?

Par instants, j'oublie la pitié où je

suis tombée.

Lui me rendra forte.

Nous voyagerons, nous chasserons dans les déserts, nous

dormirons sur les pavés des villes inconnues, sans

soin, sans peine.

Que je me réveillerai, et les lois et

les mœurs seront jugées.

Grâce à son pouvoir magique, le monde, en

restant le même, me laissera mes désirs, joie,

mon chalence.

Pour la vie d'aventure qui existe dans

les livres d'enfants, pour me récompenser, j

'ai tant souffert, me la donneras-tu ?

Il ne peut pas.

J'ignore son idéal.

Il m'a dit avoir des regrets, des

espoirs.

Cela ne doit pas me regarder.

Mais sa douceur aussi est mortelle.

Je lui suis soumise.

Ah, je suis folle.

Un jour, peut-être, il disparaîtra merveilleusement.

Mais il faut que je sache, s'il

doit remonter à un ciel, que je vois

un peu l'assomption de mon petit ami.

Michael, j'ai ouvert la valise, mais je

n'ose pas encore regarder les photos.

J'étais en train de composer en pensant

à Proust.

Vous connaissez ?

Bof.

Le questionnaire de Proust.

Oui, j'en ai entendu parler.

Où aimeriez-vous vivre ?

Là où est Sébastien.

Votre idéal de bonheur terrestre ?

Vivre avec Sébastien.

Vos héroïnes favorites dans la vie réelle ?

Celles qui révalisent avec les hommes.

Vos héroïnes dans la fiction ?

Rita Ewards dans La Dame de Shanghai.

Vous connaissez ?

Ah oui, comment ?

Votre vertu préférée ?

La compassion.

Votre occupation favorite ?

Regarder la mer.

Qui auriez-vous aimé être ?

La Dame de Shanghai.

Le principal trait de votre caractère ?

La patience.

Quel serait votre plus grand malheur ?

Devinez.

Ce que vous voudriez être ?

Enfant.

La couleur que vous préférez ?

Toutes les couleurs de la mer.

Pourquoi ?

Parce que.

Votre devise ?

Va voir là-bas si j'y suis.

Ça s'arrête là ?

Oui.

Je vous rendrai l'appareil un autre jour.

Ah ben oui, pourquoi pas.

Maintenant, je vais monter.

J'ai peu de temps pour achever mon

psaume.

Quant à vous...

Oui, oui, je sais, la valise.

Qu'est-ce que pour nous, mon cœur,

que les nappes de sang et de braise,

émis le meurtre et les longs cris de

rage, sanglots de tout enfer envers son tout

ordre ?

Et toute vengeance ?

Rien.

Mais si, tout encore.

Nous la voulons industrielle, prince, sénat, périssé, puissant,

ce justice, histoire.

Abbas.

Ça nous est dû.

Le sang, la flamme d'or.

Tout à la guerre, à la vengeance, à

la terreur.

Mon esprit, tournant dans la morsure.

Un passé république de ce monde, des empereurs,

des régiments, des colons, des peuples.

Assez.

Qui remuerait les tourbillons de feu furieux que

nous et ceux que nous imaginons frères ?

À nous, romanesques amis.

Ça va nous plaire.

Jamais nous ne travaillerons au flot de feu.

Europe, Asie, Amérique, disparaissait.

Notre marche vengeresse a tout occupé.

Cités et campagnes, nous serons écrasés.

Les volcans sauteront et l'océan frappé.

Oh mes amis, mon cœur, c'est sûr,

ils sont des frères, noirs inconnus.

Si nous allions, allons, allons au malheur.

Je me sens frémir.

La vieille terre sur moi, deux ans plus

à vous, la terre fond.

Ce n'est rien.

J'y suis.

J'y suis toujours.

Écoutez, à présent, un autre accord.

Alors maintenant, voyons ce qui se passe si

je plaque deux accords en même temps.

Comme un accord supplémentaire, insaisissable, qui fait toute

la richesse de l'assemblage.

Mais au fond, sans le savoir, j'ai

toujours composé comme ça.

Alors pour vous, je crois qu'il faut

être prudente.

Joie, bonheur, misère, pouvoir, est-ce que je

sais ?

Selon la formule de Sébastien, 1 plus 1

égale 3.

Ah oui, tiens, j'ai oublié ça pour

vous ce matin.

Excusez-moi.

Merci.

Chère Linda, je suis déjà loin.

Je ne me lève plus pour ne pas

déranger la bête soumise qui m'étouffe avec

une telle fidélité.

Je suis pris à ce piège vivant, à

cette mâchoire qui se durcit au fur et

à mesure que je me débat, que je

me révolte, et brusquement lâché, le démon me

laisse seul.

Je ne me sens pas loin de toi.

Je t'embrasse.

À propos, as-tu ouvert la valise ?

Sébastien, tu me manques.

J'entends hurler.

Là ne vient-on pas de crier ?

Est-ce dans la rue ?

Moi qui ai perdu la sagesse, qui suis

damnée et morte au monde, on ne me

tuera pas.

Comment vous le décrire ?

Je ne sais même plus parler.

Je suis en deuil.

Je pleure.

J'ai peur.

Un peu de fraîcheur, Seigneur, si vous voulez,

si vous voulez bien.

Je vous dérange.

Papa Mégant pour l'odeur, Victor Hugo pour

la coulère.

De toute façon, elles seront finies d'ici

2-3 jours.

Je n'ai jamais été jalouse de lui.

Il ne me quittera pas, je crois.

Que devenir ?

Il n'a pas une connaissance.

Il ne travaillera jamais.

Il veut vivre somnambule.

Seule sa bonté, sa charité lui donnera-t

-elle le droit dans le monde réel ?

Par instant, j'oublie la pitié où je

suis tombée.

Lui me rendra forte, nous voyagerons, nous chasserons

dans les déserts, nous dormirons sur les pavés

des vides inconnus, sans soin, sans peine.

Chère Linda, j'écoute ce soir une voix

humaine perdue dans la campagne.

Le ciel est bas comme fermé.

Une voix humaine, un chant d'oiseaux un

peu de vent qui se lève derrière la

forêt.

Tout cela, peut-être, forme l'arsenal usé

de nos pauvres moyens de défense contre le

mal.

Alors, qu'est-ce que vous voulez boire

?

Je sais pas.

Euh, whisky, pastilles, jus de pommes, jus de

pêche, mangue ?

Je veux bien jus de mangue.

Je vous ai amené le questionnaire de Proust,

ça vous dit ?

Oui, ça va, si ça vous amuse, oui.

Quel est pour vous le comble de la

misère ?

Le comble de la misère ?

Accorder un piano.

¿Adónde le gustaría vivir?

Aquí donde estoy.

¿Su ideal de la felicidad terrestre?

El vagabundaje.

¿A qué falta le tiene más indulgencia?

A las notas falsas.

¿Cuáles son los héroes de novelas que usted prefiere?

Les babarres, les pionniclés, pim pam poum.

¿Las heroínas de la vida real?

Todas las que se llaman Linda.

¿Su virtud preferida?

La inconsciencia.

¿Su ocupación preferida?

Dormir.

¿El principal trazo de su carácter?

Sería la amnesia.

¿Lo que más aprecia de sus amigos?

Que no se queden.

¿Su principal defecto?

Difícil clasificarlos.

¿El color preferido?

El color de sus ojos, mi querida.

¿Por qué?

Porque a veces me gusta hacer cumplidos.

¿Qué odia por encima de todo?

El ruido.

Y el clavo de olor.

¿El personaje histórico que más desprecia?

Todos los verdugos.

¿El hecho militar que más admira?

Ninguno.

¿El don de la naturaleza que quisiera tener?

Me gustaría volar como las aves migratorias.

¿Cómo le gustaría morir?

Rápido.

Et à présent de votre esprit ?

Présent.

Querida Linda, ¿podré resistir a esta espantosa alternancia

de victorias y derrotas?

A estas lívidas caídas en las que me precipito,

en el mismo momento en el que estoy en plena subida,

a estos fríos que me asaltan, que me hacen temblar,

antes de que el calor me invada entero, protegido, armado.

Cuando te digo esto, trato de no pensar sino en mí,

un defecto que tú conoces bien.

Pienso en ti y en Mikael,

me los imagino perfectamente conversando bajo la pérgola.

Pienso sobre todo en la galería, tan complicada de organizar.

Te dejo un beso.

Conocemos el pequeño pellizcón de la angustia en el centro mismo de nuestra felicidad,

un brusco empujón de las sombras

sobre todo aquello que ya no vive en nosotros.

Todo se vuelve débil, incoherente, raro.

Ya no nos levantamos

para no molestar a la bestia sumisa que nos ahoga

con tanta fidelidad.

¿No tiene nada que decir?

No.

¿Y usted?

Yo tampoco.

Entonces nunca sabré nada de usted.

Sí, familia muerta en la deportación, ya se lo dije.

Una mujer de ojos verdes que yo amaba,

que se fue sin dejarme un hijo.

Digamos que para mí la música

c'est une sorte de bouche true.

¿No está exagerando?

No.

Tengo que terminar rápido mi salmo, me están esperando.

Cada uno de nosotros quiere dominar sin sufrir,

juzgar sin resolver, poseer sin participar, consumir sin temer,

expulsar sin transformar.

Estamos atrapados en un pánico tal, y en un orgullo tal

que nuestra confianza sólo nace en nuestros propios medios de destrucción.

Te dejo un beso.

Estamos agobiados por un velo de ignorancia

y de estrechas quimeras.

Monos de hombres caídos en la vulva de las madres,

nuestra pálida razón nos esconde el infinito.

Queremos mirar.

Las dudas nos castigan.

Las dudas.

Muerto el pájaro nos golpea con su ala

y el horizonte se aleja en una fuga eterna.

Perdón.

Está muy silenciosa esta noche.

Vaya a dar una vuelta a la galería y lo verá.

No ahora, más tarde.

Bueno, adivino.

A veces hay que saber hacer silencio, como decimos en la música.

Decididamente tiene todo que aprender, querida Linda.

Le voy a explicar como hacer unos huevos perfectos.

Primero hay que comprar huevos muy frescos.

Lo eran.

Hay que acercar la cáscara lo más cerca del fondo

para dejar caer el huevo.

Me quedaron bien, en todo caso.

Así las yemas no se romperán como aquí.

Perdóneme, se me han roto.

Y luego, se cocinan a fuego lento

para que las claras no hagan esta costra en el borde.

Se lo prometo, no habrá más costra.

Hay que salar sólo las claras y no las yemas,

porque la sal producirá pequeñas manchas blancas

que se fundirán sobre las yemas.

Como aquí.

Sí, ya veo.

Voy a necesitar respiración artificial.

Para el servicio de mesa, es con un tenedor

y no con una cuchara, que se sirven los huevos al plato.

Eso se puede disscutir.

¿Va a ir a cocinar un huevo?

No, yo tengo la receta pero no lo haré mejor que usted.

¿Puede mañana dejarme un paquete en el correo?

No tengo medio de transporte, ya sabe.

Tengo la partición, la he dejado en su cuarto.

De acuerdo.

Tierras nuevas por allá, en un perfume de humus y de hojas,

tierras nuevas por allá bajo las sombras más vastas de este mundo.

Toda la tierra, los árboles, por allá,

con un fondo de viñas negras, como una biblia

de sombra y de frescura en el desarrollo de los más bellos textos del mundo.

Y estos nacimientos de prodigios, frescura y fuente de frescura,

en la frente del hombre memorable.

Y es un gusto de cosas interiores,

como un gran título previo, la evocación de las fuentes.

No sé si es el momento de un almuerzo así,

pero pensé que hacía falta festejar el final de su salmo.

Es muy gentil, Linda.

Gracias.

Tome.

Ah, gracias.

Lo escucharé más tarde.

Seamos dignos.

¿No lo probará?

Bebamos a la salud de Sébastien.

¿Foie gras del Périgord o foie gras de Landes?

No lo sé.

Tengo que mirar el envase.

Tengo que hacerle una confidencia, Linda, que me guardo desde hace un rato.

He empezado a componer algo de música

que llamaré variaciones alrededor de Linda.

¿Fondo blanco?

Es una pena con un vino así.

¿Fondo blanco?

Querida Linda, aquí, al pie del muro resquebrajado,

en el pueblo humeante, cerca de una casa que aún se está quemando

y donde las cenizas te hacen picar la garganta

como la pelusa de los castaños en primavera,

una primavera que está tan lejos,

así se vive sobre los escombros de mi alma.

Los rostros de estos soldados están grasosos de sudor y de barba,

y sus gestos son torpes, como el de hombres demasiado cansados.

Titubean al marchar, listos para el contrataque,

gracias a una última reserva de energía,

de coraje, un último, maravilloso, resorte irrompible.

Te dejo un beso.

Sí, sentirás un rasguño en la mejilla,

un pequeño beso, como una araña loca

correrá por tu cuello, y tú me dirás

"busca", inclinando la cabeza, y nos tomaremos el tiempo

de encontrar ese bicho que viaja mucho.

El poeta te dice: "espléndida es la belleza."

dira ses longueurs et ses pitiés immondes et

ce qui lui viendra de haine, ô sale

fou dont le travail divin déforme encore les

mondes, quand la lèpre, à la fin, mangera

ce corps doux.

Hubiese querido mostrarle a los niños esos dorados del oleaje azul,

esos peces de oro,

esos peces cantarines,

les écumes de fleurs embercées mais derades,

dérades, ces dinéfables vents moyés par instants.

Mire, he seleccionado unas quince fotos, a las que llamo fotos-faro.

No sé si hice bien, pero las hice ampliar y copiar.

A mi entender, serán como soles

alrededor de las cuales las otras fotos gravitarán como planetas.

Vous avez poussé à bout les âmes qui

vivent encore.

Vous êtes si moulés et pétrifiés dans le

lieu commun, si monstrueusement épris de la symétrie,

si furieusement ennemis de la beauté, de la

liberté, de la pensée et de la vie.

Vous êtes si stupidement satisfaits d'amener le

monde à l'égalité et aux commodités du

régime cellulaire.

Vous avez si peu besoin de l'air

et de la vue du ciel.

Vous vous vantez si haut de rogner toutes

les tailles, d'arracher toutes les ailes, d

'éteindre tous les feux, qu'enfin les âmes

qui vivent encore n'en peuvent plus et

demandent d'être délivrées à tout prix.

Et qu'un jour, ce sera une allégresse

d'entendre un fou qui proposera aux hommes

de marcher nuit et de brûler le monde.

Maintenant, je pense qu'il est temps d

'essayer de faire se côtoyer, comme dans la

vie, le bien et le mal.

Está muy bien.

Ha integrado y sobrepasado la fórmula de Sébastien.

Mientras que los rojos escupitajos de la metralla

silban todo el día por el infinito del cielo azul,

ciel bleu, les garlates ouvertes et du roi

qui les raille croulent les bataillons en masse railler burlar

dans le feu.

Tandis qu'une folie épouvantable broie les faits

de cent milliers d'hommes à tafumant, pour

moi, c'est la mort.

La pauvre mort, dans l'été, dans l

'herbe, dans ta joie, nature, ou toi qui

fis ces hommes, saint homme.

Il est un dieu qui rit au nappe

d'amasser des autels, à l'encens, aux

grands calices d'or, dont le percement des

haussanas s'endort.

Querida Linda, ¿qué son para nosotros, mi corazón,

las capas de sangre y de brasas,

los mil asesinatos y los largos gritos de rabia,

los sollozos del infierno trastocando todo orden,

y el aquilón todavía sobre los restos y toda la venganza?

Nada.

¿Pero si lo quisiéramos?

Industrial, príncipe, senado, muertos, poder, justicia, historia

bas, ça nous est dû, le sang, la

flamme d'or.

Tout à la guerre, à la vengeance, à

la terreur, mon esprit.

Tournons dans la morsure, pas à passer république

de ce monde, des empereurs, des régiments, des

colons, des peuples, assés, qui remueraient les tourbillons

de feu furieux que nous et ce que

nous imaginons, frères.

À nous, romanesques amis, ça va nous plaire.

Jamais nous ne travaillerons au haut flot de

feu.

Europe, Asie, Amérique, disparaissait.

Notre marche vengeresse a tout occupé.

Cités et campagnes nous seront écrasées, les volcans

sauteront et l'océan frappé.

Oh, mes amis, mon cœur, c'est sûr,

ils sont des frères, noirs inconnus.

Si nous allions, allons.

Allons, ô malheur, je me sens frémir.

La vieille terre sur moi de plus en

plus avoue.

La terre fond.

Ce n'est rien.

J'y suis.

J'y suis toujours.

Je t'embrasse.

Bonsoir.

J'ai l'impression que je ne vous

ai pas vues pendant des siècles.

Oui, moi aussi.

Qu'en êtes-vous ?

C'est éprouvant, n'est-ce pas ?

Et comment ?

Il va falloir beaucoup de patience.

Je peux vous en prendre une ?

Bien sûr.

Et vous ?

Pour moi, ça fait longtemps que je n

'ai pas eu une telle envie de travailler.

Je crois que je vais y passer la

nuit.

Variation autour de Linda.

C'est beau.

Vous voyez, je roule pour vous.

Merci, c'est gentil.

Vous voulez pas un petit coup de whisky

?

Ça va vous remonter.

Si je veux bien, oui.

Dans mon verre ?

Oui.

Vous n'avez besoin de rien ?

On va garder tout ce qu'il faut.

Le whisky, les mandarines, les cigarettes, le briquet,

le crayon, la gomme, tout.

Non, ça va, merci.

Bon, je vous laisse.

Bonsoir.

Voilà.

Ça, c'est bien.

Chère Linda, il faut éviter les pierres qui

tombent, confortables espérances qui ne sont plus d

'aucun secours, ou trouver les vrais espoirs, les

espoirs déraisonnables.

Je t'embrasse.

Chère Linda, peut-être un soir matin, où

je boirai tranquille, en quelques vieilles villes, et

mourrai plus content, puisque je suis patient.

Si mon mal se résigne, si j'ai

jamais quel corps, choisirai-je le nord, ou

le pays des vignes ?

Ah, songer est indigne, puisque c'est pure

perte.

Et si je redeviens le voyageur ancien, jamais

l'auberge verte ne peut bien m'être

ouverte.

Très beaux, ces assemblages.

J'ai une nouvelle à vous annoncer.

Je dois partir ce matin même pour Hambourg,

diriger le PSOM.

Oh, merde !

Rassurez-vous, je continuerai à composer même en

mon absence.

Et à combien de temps ?

Je sais pas encore.

Bon, je reviendrai très vite.

De toute façon, vous aurez de mes nouvelles.

Vous allez supporter la solitude ?

Oui, mais...

Vous allez beaucoup me manquer.

De toute façon, j'ai beaucoup à faire.

Ah, voilà mon taxi.

Bon.

Bon, ben, adieu.

Mais non, bien sûr.

Je reviendrai très vite.

Je vais continuer à composer dans l'avion.

Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable

?

Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un

sable ?

S'ils ont monté toujours, que verrait-on

là-haut ?

Un pasteur mène-t-il cet immense troupeau

de mondes cheminant dans l'horreur de l

'espace ?

Et tous ces mondes-là, que les terres

vastes embrassent, vivront-ils aux accents d'une

éternelle voix ?

En ma vie, je n'ai que toi.

Je vais te faire belle.

La plus grande grâce de ce monde, c

'est qu'après n'importe quel crime, au

fond de la pluie noire d'échéance, il

nous soit encore donné le droit d'aimer.

Chère Linda, cette photo m'a été donnée

par un ami de rencontre.

Regarde-la bien.

C'est un lépreux.

La première impression que j'ai éprouvée en

regardant cette photo, tu auras sûrement la même

que moi, c'est que sa présence est

plus forte que celle de n'importe quel

chef d'Etat.

Quand je le vois là, je ne pense

pas à la lèpre, je pense à lui,

à personne d'autre.

Je voyais bien que ses yeux n'étaient

plus des yeux, mais derrière, il y avait

mieux que le regard, cette espèce d'écran,

très mystérieux.

Les courbes des yeux sont en rapport avec

celles de la bouche.

Et en fait, cette asymétrie, toutes ces asymétries

dans son visage, au lieu de lui conférer

justement la laideur, lui donne une sorte de

multiplicité absolument extraordinaire.

La carte de ce visage m'évoque un

volcan, une montagne sur laquelle serait passé un

torrent de pluie qui aurait raviné, modelé naturellement

un paysage.

Puis, si je regarde les oreilles, qui sont

grandes, des pavillons, on voit qu'il est

aveugle, on peut imaginer que ses oreilles ont

grandi à mesure que ses yeux rétrécissaient.

Et puis, il y a ce menton légèrement

en avant.

Enfin, c'est un visage, pour moi, de

sérénité.

Je t'envoie cette photo en pensant que

le travail que tu fais ne pouvait s

'achever sans son omniprésence.

Je sais maintenant que ce que je cherche

est tout près de moi.

Je t'embrasse en attendant de pouvoir t

'embrasser.

Je serai près de toi dans quelques jours.

Sébastien.

Chère Linda, je ne traverserai plus ces pays

faciles et dorés que je ne regrette pas.

Je suis prêt.

J'entre de face dans mon avenir.

Ô mort, je vais cesser de te frôler.

Ô ma vie, ô mon enfance, ô mon

amour, les brûlants débuts de juillet lorsque je

jouais autour de France avec des billes sur

les dessins du tapis de ma chambre.

J'atteindrai ces terres inconnues que j'ai

parfois déjà frôlées et qui me livreront je

ne sais quelle clé.

Je t'embrasse.

Chère Linda, jour de joie, enfin mon roman,

m'a rendu mon amour.

Nous voilà maintenant étreints l'un l'autre,

écrasés du bonheur de notre mutuelle embrassade.

Je reverrai toujours ce ciel vert du petit

matin, ce soleil qui se levait au bout

de notre dernière aube, le jardin surpris par

la première lumière, les temps si noirs et

si lourds.

Je t'embrasse.

On ne reconnaît jamais la joie sur le

moment car elle n'est jamais telle, car

la couleur qu'elle prend ne ressemble jamais

aux mille couleurs qu'elle a prises et

l'on croit chaque fois que c'est

un sentiment nouveau et inconnu, mais c'est

toujours l'espoir et c'est toujours la

joie, la joie changeante, la joie jamais recommencée.

Chère Linda, j'ai l'impression de sortir

d'un long silence, silence où je m

'étais emmuré vivant et où j'ai craint

à un moment de t'avoir enfermée aussi.

M'accompagneras-tu jusqu'ici, une oasis de

rêve où je terminerai mon roman à tes

côtés ?

Je pars demain matin, puis je rentre, c

'est promis.

Comme j'ai hâte de voir ton travail,

je sais que pour toi, comme pour moi,

rien ne sera plus comme avant.

Je me sens si léger, je sais maintenant

que ce que je cherche est tout près

de moi.

Je t'embrasse en attendant de pouvoir t

'embrasser.

Sur l'autre cassette, tu trouveras un texte

déjà ancien qui t'aidera, j'espère, à

m'attendre.

Je m'appelle Khaled, je suis un ami

de Sébastien.

Je lui ai prêté ma moto pour qu

'il réalise l'un de ses rêves, aller

à Tombouctou, la légendaire.

Son aller-retour devait durer deux jours.

Après une semaine, je me suis inquiété de

son sort et suis parti à sa recherche.

J'ai trouvé la moto quasi détruite, mais

étrangement, ses affaires étaient au complet.

Toutes les recherches ont été vaines.

J'ai retrouvé une enveloppe dans sa saharienne.

Je vous envoie, sans savoir ce qu'est

devenu Sébastien, les cassettes qui vous étaient destinées

ainsi que celle-ci, en espérant, inch'Allah,

que Sébastien vous reviendra un jour.

Hélas, je dois vous dire qu'il y

a peu d'espoir de le retrouver vivant.

Le démon fait partie de ceux que nous

aimons le plus et que nous n'avons

cesse d'oublier pour mieux en mesurer l

'absence et la déplorer.

Nous savons toujours où il est, par quelle

bouche il nous séduit ou nous provoque, dans

quelles mains il nous attend pour nous flatter

ou nous étouffer, avec quel pas il vient

vers nous, par quel sourire il nous fait

pleurer, sachant nous tenir en haleine, en silence,

ne s'offrant jamais en spectacle quand notre

pauvreté nous tourmente et se faisant fruit, amour,

blessure, quand nous savourons, quand nous aimons, quand

nous saignons.

Nous vagabondons autour des sources empoisonnées.

Je vous le demande, qui d'entre nous

n'a jamais eu froid, n'a jamais

tremblé sous ce tissu inusable, n'a jamais

tenté de le perdre ?

Le démon ne recule devant aucun sacrifice pour

faire pourrir l'hélice, tendre les rivages de

brume, gâter les fruits qu'on espérait depuis

des semaines.

Si nous sommes ainsi les témoins peureux de

Dieu, nous sommes surtout les témoins hallucinants du

démon.

Nous accourons du plus petit coin de notre

existence où nous nous sommes réfugiés pour dire

la vérité, la vérité du démon, bien sûr.

Et quand nous commençons à parler en voulant

dénoncer, mettre au banc, dévoiler, alors nous nous

apercevons avec stupeur et angoisse que c'est

nous-mêmes que nous dénonçons, que nous mettons

au banc, que nous dévoilons.

Nous ne nous sommes pas encore habitués au

triomphe public du mal.

Nous ne pouvons supporter de le voir entre

toutes les mains, goûtant à toutes les confidences,

se mêlant à la foule des soldats ivres,

président au massacre collectif, parodiant la justice, les

églises, les dogmes, se mêlant de donner un

avis aux techniciens et aux savants pour achever

les maquettes de nos prochains supplices.

Assoiffés d'honneur, de titres et de héros,

et pour finir, s'endormant sur l'épaule

d'un condamné quand l'aube se lève.

Cette intempérance du mal ne laisse sur notre

corps que des plaies vides et sans signification,

qui ne savent plus le nom des armes

qui les avaient ouvertes.

Vous êtes si stupidement satisfait d'amener le

monde à l'égalité et aux commodités du

régime cellulaire, vous avez si peu besoin de

l'air et de la vue du ciel,

vous vous vantez si haut de renier toutes

les tailles, d'arracher toutes les ailes, d

'éteindre tous les feux, qu'enfin les âmes

qui vivent encore n'en peuvent plus et

demandent d'être délivrées à tout prix.

Et qu'un jour, ce sera une allégresse

d'entendre un fou qui proposera aux hommes

de marcher nus et de brûler le monde.

Saurons-nous protéger les âmes qui vivent encore

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