All language subtitles for Parigi.è.sempre.Parigi.1951.BDRip.720p.x264.ITA-FRE

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Original subtitles

Le train de Modane est-il arrivé ?

- Le Modane... - Vous gênez la sortie.

Avez-vous vu passer des Italiens ?

Dégagez la sortie.

Pour le match de football France-Italie.

Dégagez la sortie, monsieur !

On en fait partie.

Vous êtes le groupe italien ?

Vos bus attendent dehors.

On vous attend ?

Vous viendrez avec nous ?

M. André !

M. Rafael !

M. André ! Madame, quel plaisir !

Comment allez-vous ? Je vous guettais à la fenêtre du train !

J'étais en retard. Placé ici, j'étais sûr de vous voir.

On a beaucoup parlé de vous.

Vous avez eu notre carte, puisque vous êtes là.

Notre fille est venue.

Ah, la petite ?

Si petite qu'elle a un fiancé !

Un fiancé ?

Elle a bien grandi !

- J'ai le journal. - Voici le fiancé.

Marcello, notre futur gendre. Le baron Rafael D'Amore.

- Où est Mimi ? - Dans le train.

Pour quel motif ?

- Encore une dispute ? - Je plaisantais.

J'y vais.

Reste ! Ne perdons pas Marcello.

Vous venez la chercher, baron ?

Ne ratez pas le bus qui est dehors !

On a l'air de quoi, nous ?

À peine arrivé à Paris, tu te disputes !

Que se passe-t-il ? On y va ?

Je ne descends que si Marcello s'excuse.

Les caprices ne sont plus de ton âge !

Le baron est là. Tu t'en souviens ?

Non.

Mais si, il était client de notre restaurant !

Ne me fais pas honte.

- M. André, où êtes-vous ? - Ici.

Des fourmis dans la jambe...

C'est notre Mimi ?

Qu'elle est belle et grande !

Il faut la voir debout. Lève-toi.

Elle est plus grande que moi !

On y va ? Maman nous attend. À Paris, notre temps est compté.

Ne me contrarie pas, viens avec Papa.

Je l'emmènerai voir les magasins, les théâtres...

Tu verras toute l'élégance de Paris. Viens !

Sans vous, je repartais par ce même train.

- Il manque la valise de Monsieur. - Tu es sûr ?

Puisque je vous le dis.

Qu'en avez-vous fait ?

Un porteur l'a prise.

- Vous saviez qu'on gérait les bagages. - Oui, mais...

- Et le numéro du porteur ? - Je l'ignore.

On part quand ?

- Une petite minute. - D'accord.

Dépêchons, s'il vous plaît.

Des enfantillages.

- Qu'y avait-il ? - La gamine ne descendait pas.

- On se revoit au déjeuner. - Vous ne venez pas ?

Des amis vont à New York, je dois les saluer.

- C'est quel hôtel ? - Le Lutétia.

- Alors au Lutétia ! - À tout à l'heure, merci.

- À midi pile. - Au revoir !

Venez avec moi, s'il vous plaît.

Tâchons de trouver cette valise.

Dites, c'était le bus italien ?

- Vous êtes du groupe ? - Oui, mais par hasard.

Où étiez-vous ?

J'ai pris un café crème et fait ma toilette, bien sûr.

Alors un instant. Philippe !

Ce monsieur a égaré sa valise. Vous pouvez la chercher ?

- Je m'en occupe. - Parfait.

Puis allez au bureau de la gare.

- Ils vous emmèneront à l'hôtel. - Bien.

Venez, monsieur.

Et moi, pour l'hôtel ?

- Je vous y accompagne. - Merci.

Elle n'a pas pu se perdre.

Restez là, je vais aux Bagages voir si je la retrouve.

- Bagages ? - Attendez-moi.

- J'attends ici. - Je reviens.

Vous êtes Italien ! Je parle italien.

Parfait !

Celui-ci vous conviendrait mieux.

Ça explique tout,

les rues, le métro...

et même tous les monuments.

C'est parfait.

Voilà. 95 francs.

Quatre-vingt-quinze...

Et cinq qui font cent.

Deux cents, trois cents,

quatre cents et cinq cents.

Minute ! Et cinq qui font mille.

Monsieur, votre plan !

C'est vrai. Quel étourdi !

Vous désirez autre chose ?

- C'est grand, Paris ! - Oh oui !

Messieurs.

- Les bus des Italiens sont repartis ? - Depuis environ 10 mn.

- Autant ? - Oui.

Venez, on ira en voiture.

Non, merci. Je préfère conquérir Paris tout seul !

Par ici, monsieur.

Monsieur est du groupe italien.

Pas besoin que tous le sachent !

C'est combien ?

Tu régales ?

T'as dévalisé une banque ?

50 francs, monsieur.

Cinquante...

Merci.

Allons.

Faites attention !

J'ai le gagnant du Grand Prix.

- Ah oui ? Qui ça ? - Bagheera.

Tu veux rire !

La valeur sûre, c'est Estella, la fille d'Espagnol.

Espagnol ! Un canasson, comme sa fille.

- Arrêtez donc ! - D'accord, allons-y.

Allons, Pierre !

Remue-toi, il est tard !

Voici la place de la Concorde, qui fait 280 mètres par 250.

Elle peut contenir six paquebots juxtaposés.

Au centre, là où fonctionnait la guillotine,

se dresse l'obélisque que Ramsès

avait élevé devant le temple de Louxor.

- Qui ? - Radamès. Celui de l'Aida.

Tu sais : "Radamès discolpati...“

32.

33.

En 1831. Il se trouve à côté d'ici.

Elle nous a souri !

Prenez vos photos, nous repartons.

Descendons.

Pour être ridicules avec notre petite taille ?

Elles sont géantes.

Bon sang, tu me fais rater chaque occasion.

34... 37.

34 et un, 35. Elle est seule, non ?

Elle en vaut trois.

Sapristi, quel morceau !

Que comptez-vous ?

Les obélisques.

Ça m'agace qu'il ait une jolie fiancée, lui.

Mais elle est Italienne. Alors...

Reprenons notre visite.

À votre droite, le jardin des Tuileries.

On le reverra calmement en visitant le Louvre,

le palais qu'on voit au loin.

Le site fait une surface

de 180 000 mètres carrés.

Trois fois celle du Vatican.

Depuis Gare de Lyon, vous allez jusqu'à Concorde.

Vous changez en direction d'Issy-les-Moulineaux.

Vous descendez à Sèvres-Babylone.

L'hôtel est tout près. Compris ?

Lui aussi est Italien ?

C'est ça, votre valise ?

- Oui ! - On l'a bien retrouvée.

Dis-moi, Christine ?

- Tu iras danser ? - Avec qui ?

En plus, je suis épuisée.

Tu seras ponctuelle ? Je sors avec Charles.

Je reviendrai tôt.

- Pour vous. - Merci.

Je peux vous aider ?

- C'est à vous ? - Oui.

Vous êtes encore là ?

Vous avez du mal à comprendre ?

C'est compliqué !

Je vais vers Sèvres-Babylone. Je peux vous accompagner.

Christine ?

Tu n'es plus épuisée ?

Oh, tais-toi.

Parmi les principaux monuments,

L'Opéra à gauche, le plus grand du monde...

Regarde !

La rue de la Paix avec la colonne Vendôme,

sosie de la Trajane.

- Où ça ? - Là-bas, regarde.

Après l'avenue de l'Opéra,

voici la célèbre rue de Rivoli.

À votre droite,

la statue en bronze doré de Jeanne d'Arc à cheval.

Elle s'élève là où elle fut blessée...

Pour voir, il faut s'arrêter.

C'est "à droite", "à gauche".

- Je comprends. - Faites un arrêt.

- C'est un survol. - J'en ai le torticolis.

On ne peut s'arrêter à chaque monument.

Visitons maintenant ce palais,

le Louvre, et ses trésors.

Que m'importe le Louvre ?

J'en ai assez de faire la girouette.

- On s'arrête. - Bien.

Préparez-vous à descendre.

Voici l'entrée principale du Louvre.

À l'intérieur, six musées.

On ne s'attardera pas...

Et si on visitait Paris tout seuls ?

Surtout les magasins ?

Que raconterai-je à mes amies, un musée ?

Après le match, tu te saouleras de vitrines.

Je dois toujours faire ta volonté !

Nous voici au Louvre. Restez groupés.

Vous voyez qu'il y a ici six musées :

étrusque, grec, romain, égyptien... Et la Vénus de Milo.

Là, les Antiquités égyptiennes. On passe.

Gare à la marche. Les Antiquités Orientales.

Restez groupés. La Victoire de Samothrace.

Madame, ne nous dispersons pas.

Au 1er, la Galerie d'Apollon. À gauche.

La Grande Galerie, longue de 270 mètres.

Stop. La Joconde. Vue ?

Salles latérales sans intérêt.

On descend. Sculptures diverses.

Fin de visite. On a tout le monde ? Partons.

À tant tourner, on n'a rien vu.

Dépêchons.

- Mais c'est que... Allons ! - Vite !

Nous étions devant.

C'est égal. Montez, je vous prie.

- Qui ose ? - Moi.

Ah, bon.

Tu veux qu'elle déborde ? Viens !

Rafael ?

Donne-moi du feu.

Tiens.

Tu vas donc jouer Bagheera.

Non, je joue Tantième.

Tu changes d'avis tout le temps !

Parce que j'y réfléchis comme il faut.

Tantième est favori, il rapportera peu.

C'est mieux que des fifrelins.

Je le répète : tu n'y connais rien.

Je ferai peut-être le doublé avec Bagheera.

Et alors, tu verras si je ne sais pas comment gagner aux courses.

Moi, je joue Estella.

Si elle gagne, ce sera un mois de fête !

Arrêtez donc avec vos rêves de milliardaires.

Allez, marchons !

J'espère enfin voir !

Lui pense au match, vous aux monuments.

Je ne viens pas pour les monuments.

Sur un mois, soit. Mais en un jour, je vois quoi ?

La cathédrale de Paris. Notre-Dame.

Notre-Dame de Paris ? On l'a vue au cinéma.

Ses tours font 38 mètres de haut.

La tour du milieu a été détruite ?

On ne l'a pas détruite ?

Pourquoi manque-t-elle ?

Rien ne manque.

- Elle n'y est pas. - Non.

Deux tours, donc. Et ces ponts, là-haut ?

Des travaux, sans doute. La nef centrale...

- Des travaux ? - Peut-être. Mais je l'ignore.

C'est que c'est passionnant.

Elle, elle préfère les vitrines.

La nef centrale et sa grande rosace

sont des chefs-d'œuvre du gothique.

Toto !

Allons-y !

Qu'y a-t-il ?

Elles sont trop élégantes.

Qu'en sais-tu, de l'élégance parisienne ?

On les suit à travers Paris ?

- Vite ! - Celle de droite est à moi.

Attendons ici. Ça pourrait être réservé aux dames.

Tu as raison.

- Crétin ! C'est le métro. - Qu'est-ce ?

Le chemin de fer souterrain. Viens !

On les a perdues !

On en verra d'autres.

Et si on se perd, sous terre ?

À Paris, il faut courir l'aventure.

On ressortira ailleurs.

Alors courons l'aventure.

On aura essayé la guillotine.

Je demandais où nous pouvons acheter les photos ?

Il nous faudrait Mimi.

Elle est au 3e avec Marcello.

Notre fille est là-haut.

On redescendra après.

- Ne cours pas, Andrea ! - Allez, viens.

Maintenant, va à gauche.

- Je le fais. - Encore.

- Lève un peu. - Que dois-je voir ?

- Un peu plus haut. - Ah, le voilà !

Il parait plus grand dans le film d'Ingrid Bergman.

Ça te plaît, Paris ?

On y fera notre lune de miel.

Il y aura six jours pour voir les vitrines.

Je te le promets.

Les enfants !

Vous vous embrassez sans arrêt !

Ça ne vous gêne pas ?

Franchement...

Elvira, vois comme c'est beau.

- Quoi ? - Regarde là-bas !

Tu as vu ce qu'on est haut ?

On dirait le lac de Castel Gandolfo.

On y jette une pièce ?

- Pourquoi ? - Comme à la fontaine de Trevi.

Regarde.

Un franc. Le lac ne m'en voudra pas.

Dépensier !

Allez, c'est le geste qui compte.

La chute sera longue.

Ne me touche pas. On nous regarde.

Voyons Paris au télescope.

Pendant ce temps, signe-moi ces cartes.

Écris lisiblement, surtout !

On n'y voit rien !

Mets bien ton œil au centre, Papa.

Attrape-les !

Toutes nos cartes postales, envolées...

Avec les timbres !

Il faudra retrouver les adresses.

- Elles arriveront. - Comment ?

Les Français sont polis, ils les posteront.

Se promener... Comment dit-on "promenade" ?

Je n'en sais rien !

- Et ton lexique ? - "Promenade".

- Et "hôtel" ? - C'est international.

Ah oui, hôtel.

Votre hôtel...

Avec notre adresse.

Pardon ?

Elle est folle !

Quel dragon !

Au revoir, on est au Lutétia !

C'était clair ?

- Avec ta tête de colporteur... - Quelle tête ?

J'aimais bien la blonde.

Je suis arrivée. D'ici, c'est très simple.

Il faut reprendre le métro dans ce sens.

- Quoi ? - Vous vous moquez de moi ?

Me moquer de vous ? Jamais.

Je dois vraiment y aller.

Il est déjà 11h. On m'attend pour manger.

Manger ? Je viens aussi.

Ma famille n'aime pas les touristes.

Adieu !

Je vous attends ici.

Allez donc visiter Paris !

Je suis seul à Paris.

C'est faux. On vous attend au Lutétia.

Personne ne m'y attend !

Je le jure. Personne.

Que voulez-vous donc faire ?

Me promener... dans Paris.

Vous pouvez vous promener sans moi.

C'est impossible. Sans vous...

Ça vous plairait donc tant ?

Énormément ! Allons-y.

Roméo !

Que voulais-tu ?

Aide-moi à retirer cette bouteille.

Écoute, Roméo.

J'ai besoin d'une faveur.

Bien sûr.

Des amis sont arrivés.

Je dois les retrouver. Pourrais-tu porter ma bouteille ?

- Sans problème. - Merci.

Je la reprendrai chez toi ce soir.

Chez moi, oui.

On fera 50-50. Ça te va ?

T'es un ami. Merci, Roméo.

- Combien ? - 20 francs.

Voici.

Attends, je vais t'aider.

Charles, Pierre !

Venez ici.

Au revoir, à bientôt.

N'oublie pas Estella.

Sois tranquille.

Tu lâches ta bouteille, aujourd'hui ?

Faut pas risquer le trop plein d'eau minérale !

Au revoir.

Vous êtes Américaine ?

Belge ?

Suisse ?

Anglaise ?

Je suis Suédoise.

Vous êtes Suédoise ! Je connais bien la Suède.

Ibsen, les fjords...

Greta Garbo, le roi Gustav...

Vous me permettez, mademoiselle ?

Veuillez m'excuser.

Ah, Paris ! Vous la connaissez... entièrement ?

Bien sûr.

Toute entière, même dans ses...

À Rome, on dit, et ce sont peut-être des commérages,

on dit qu'il y a des endroits...

Où... ?

Ce n'est pas que je... mais par curiosité !

Excusez-nous.

Ayant eu le plaisir de connaître monsieur,

ne pourrait-on organiser une petite soirée ?

Nous repartons demain, alors...

Si vous m'y autorisez, je vous prépare un petit programme.

Vous me comprenez ?

- Avec...? - Oui.

Voici ma femme. On se revoit ce soir.

Merci.

- Bonjour, madame. - Bon appétit.

- On ne mourra pas de faim. - Tant mieux.

Je ne comprends rien. Tu parles français, tiens.

Si tu vois “spaghetti" écrit en italien...

- C'est quoi ? - Je l'ignore.

À quoi servent tes cours de français ?

Pas à lire un menu.

Elle ne comprend pas l'italien.

Comment traduire “équipe" ?

On dit "escouade“ ou "escadron".

Dis-le en anglais : "team".

Ce n'est pas mieux.

Merci !

Vous permettez que je commande ?

Si vous trouvez “spaghetti"...

"D'avanzo" : les restes. Les touristes mangent les restes.

Non, le menu est pré-commandé.

Comme à la caserne.

- Ils sont partis ! - Qui ?

Les joueurs, voyons.

Plus de match, alors ?

Mais si, ils sont partis au stade. Faisons vite !

En cas de retard,

il y a Longchamp.

Le Prix de l'Arc de Triomphe.

La plus grande course de l'année. Très chic.

Quel spectacle ! Tu verras, Mimi.

Les élégantes d'Europe

et du monde.

Ce serait le comble de rater le match !

Venez, plutôt.

Volontiers, mais on ne pourrait plus trouver de billet,

même si c'était pour le Président de la République !

Prenez le mien.

Pourquoi ?

Je suis fatiguée, je reste ici.

Sans vouloir insister...

- Laisse-moi faire. - D'accord.

C'est plus pour les hommes, de toute manière.

Le Baron nous accompagnera.

Vous ne regrettez pas votre match ?

Qu'est-ce que j'ai ?

- Vous êtes belle. - Vous me l'avez déjà dit !

N'y touchez pas.

Avez-vous une photo de vous ?

- Pourquoi ? - Pour la voir.

Je crois que j'en ai une.

Toute petite.

J'étais coiffée autrement.

Peu importe. Faites voir.

Je la garde ?

Quelle idée ! Jamais de la vie.

Vous êtes fiancée ?

Pourquoi ?

Ai-je demandé si vous aviez une amie ?

- Aucune. - Je ne veux pas le savoir.

Il est beau.

- Qui ? - Votre fiancé.

Vous voulez que je sois fiancée ?

Ah non, tout le contraire !

Vous l'êtes ?

Tous les Italiens sont aussi curieux ?

Redonnez-moi la photo.

Franco, redonnez-moi la photo ou je me fâche.

Bien, comme vous voudrez.

Vous êtes fâchée après moi ?

Très fâchée ?

Oui, énormément.

La voici, je vous la rends.

Vous vous excusez ?

De quoi ?

De m'avoir mise en colère.

Je dois m'excuser ?

Alors, excusez-moi.

Paris est si belle.

Qu'y a-t-il ?

Les gens s'embrassent ainsi ?

Pourquoi pas ?

Devant tout le monde ?

On ne s'embrasse pas à Rome ?

Si, mais pas en public de cette façon !

Quand on s'aime...

C'est vrai.

240 francs. Donnez.

Je m'avance.

Prenez les billets !

Je les ai.

Vite, M. Rafael.

On est touristes !

À quoi rime cette plaisanterie ?

Je pensais vous faire plaisir.

C'est le Prix de l'Arc de Triomphe.

Je m'en moque, je suis venu à Paris pour le football !

Que faire maintenant ?

Ici, c'est plus amusant !

Vous parlez d'amusant, on va me casser le bras !

Vous n'auriez pas dû faire ça.

Combien faut-il pour le stade ?

- C'est cher. - Mais non, en temps.

Plus d'une heure, à l'opposé d'ici. Et les taxis sont rares.

Il faut vraiment une heure ?

Au moins. Oubliez donc le match.

- C'est pour les gamins. - Je sais, mais bon, le football...

Ce sont elles dont vous parliez ?

Ça vous dit, un beau doublé ?

On pourrait ?

Bien sûr qu'on peut.

- C'est très cher ? - 1.000 francs.

- Pas plus ? - 1.000 rapportent 10.000.

On nous paye ?

Bien sûr !

Bien sûr... à Paris, peut-être !

Vous la connaissez.

Estella.

Elle est bien ? Douée ?

Elle a une foulée... Elle remonte toujours, à la fin.

Elle ?

C'est celle au chapeau noir ou...?

Mais non, M. André !

C'est le numéro 12, Estella !

Le coup d'envoi, Toto !

Regarde celle-là !

Qu'elle est mignonne !

Nicolino, c'est un Italien de notre train.

Comment font-ils pour rencontrer ces jolies petites Françaises ?

C'est que tu n'as aucun charme.

Moi ?

C'est plutôt que ces Françaises ne parlent pas italien.

Pour voyager, il faut parler la langue du pays.

- Vous la parlez ? - Oui.

Et vous êtes seul ?

Forza Italia !

Ouvrez !

- C'est complet. - Comment ça ?

Les billets, c'est bien, mais il faut arriver tôt.

Tu vois ?

Tu as été trop longue à te changer.

Arrête, j'en ai assez de tes râleries.

Allons ailleurs. Il n'y a pas que le football à Paris.

Bien sûr.

Je suis idiot. J'aurais dû venir seul.

J'aurais été ravie.

Qui a marqué ?

Je me fiche du ballon. J'ai d'autres intérêts.

Allez, bouge-toi.

On ne vient pas pour moi.

Au moins, il n'y a pas que nous.

C'est complet.

Racontez-le à d'autres.

C'est complet. Essayez à côté.

C'est de ta faute, tu as voulu changer de chapeau.

Ça t'a pris une heure.

C'est normal.

Comme si nous autres Corses ne pouvions être élégants.

Tu as raison. J'aurais dû te laisser à la maison.

Ou m'envoyer au cinéma.

Et alors ?

Les gens ne sont pas à ta disposition.

Qu'y a-t-il ?

J'aimerais le savoir aussi.

Je ne peux entrer parce qu'il est tard.

Je suis un Italien de Rome.

J'ai fait 24 heures de voyage pour ne rien voir !

Ils sont pires que nous !

Les pauvres. Venir exprès et ne rien voir !

C'est absurde.

Rassurez-vous, vous entrerez, c'est garanti.

Complet !

Ces Italiens viennent voir le match.

Ils sont venus exprès de Rome.

- Alors vite entrez. - Tu as vu ?

Tu as vu ? Ils rentrent et nous pas.

Du calme, laisse-moi faire. Je vais arranger ça.

Venez, dépêchez-vous !

Nadine, montrez nos savons à cette dame italienne.

Nous avons de la fougère.

Du savon à la rose,

ainsi qu'à l'eau de Cologne.

Nous avons aussi

une nouveauté, du savon au citron.

Pas du citron, du savon !

C'est un savon parfumé au citron.

Une corbeille entière ?

Merci, un seul suffit.

Il vous faut autre chose ?

Des produits de beauté ?

Parfums, vernis, rouge à lèvres...

Alors, madame ?

Ce sera tout ? 125 francs.

Mais je le prends.

Je dois l'emballer.

Madame veut se faire coiffer ?

Notre institut de beauté est à votre disposition.

M. André ?

Je vais emballer votre savon.

Je ne comprends pas.

Italienne, oui.

Je vais faire un petit chef-d'œuvre.

Si vous voulez m'accompagner...

Entrez ici.

Asseyez-vous, je reviens de suite.

Allez ! Allez, Estella, du nerf !

Et alors ?

- Estella a gagné, non ? - Oui.

- Que recevons-nous ? - Rien.

- Pourquoi ? - J'ai doublé avec Blanchette.

- Et alors ? - Blanchette n'a pas fini.

Alors on ne gagne rien ?

M. André ?

Et si on faisait un autre beau doublé ?

Vous parlez des filles ou des juments ?

Des juments.

Les filles peuvent attendre.

- Elle m'a dit "merci bo...". - Merci beaucoup.

Et elle m'a souri.

Bien sûr.

Quel genre de femme est-ce ?

Sans doute un mannequin. On peut aisément l'inviter à dîner.

- Qu'entendez-vous par "aisément" ? - L'aventure vous dit ?

- C'est certain ! - Alors venez.

Allons, vite.

Allez-y.

- Vous êtes sûr... - C'est une évidence, voyons.

Croyez-moi, je connais ces femmes.

Ne perdons pas de vue leur voiture. Montez.

Ce qui m'a impressionné,

c'est son parfum. En lui rendant son gant.

Elle avait un parfum !

Les parfums de Paris !

Je le connais, même si son nom m'échappe.

Elles sont arrivées. Stop !

Une seule descend. Alors ?

Votre préférée ?

- Oui. Et vous ? - J'attends.

Que lui dire avec mon français inexistant ?

Alors je viens parler pour vous. Ne vous laissez pas troubler.

Descendons, allez.

Courage, voyons. Allons-y.

480. Je n'ai pas de monnaie.

Et de quatre.

Que fait-on maintenant ?

On la suit, on passe le portail. Venez.

On n'attend pas le signe à la fenêtre ?

Après 15 ans à Paris, je sais comment faire !

Un faux pas au début...

Tranquillisez-vous, je sais ce que je fais.

Allons.

Elle dit que c'est fermé le dimanche.

Dans ce cas, dites-lui

que je suis de passage à Paris. Si je ne peux voir...

Elle est allée appeler M. Bontems.

- Qui est-ce ? - Un directeur ?

Une chance qu'il soit là un dimanche.

Mon ami est arrivé ce matin de Rome.

De Rome ?

Apolloni nous envoie.

- Nous ? - Apolloni !

Un de mes vieux amis.

- Comment va-t-il ? - Apolloni ? Bien.

Un peu enrhumé, mais ça va mieux.

Quand il passe à Paris, il vient toujours me voir.

Un amateur de pièces rares, uniques.

Nous aussi, en quelque sorte.

Vous êtes chanceux...

Il va chercher une merveille. Une photo, peut-être.

Si elle est comme la bonne...

C'est un pistolet.

Il date du XIXème siècle.

Il est entièrement en or.

Très bien.

Oui, en or. Et puis constitué...

C'est la pièce merveilleuse...?

Désolé. Êtes-vous pressés ?

Voulez-vous que je vous montre la gamme de mes modèles ?

En train de développer.

J'arrive à faire des petits miracles, vous savez ?

Ce sont toutes des cages que j'ai construites.

Et les supports aussi.

Mais oublions-les.

C'est la mécanique qui est passionnante.

Que dit-il ?

Il veut vous montrer le mécanisme des oiseaux.

Pour la rue de la Paix,

il faut suivre la rue de Rivoli.

- On reste ici. - Pourquoi ?

- On va "faire" le métro. - C'est-à-dire ?

C'est le système infaillible du monsieur du stade.

À Paris, on se retrouve aux bouches de métro.

Sur vingt rendez-vous,

c'est facile qu'un des fiancés n'arrive pas.

Il faut avoir l'œil !

La jeune fille attend, s'impatiente, piétine.

Alors on lui dit... Zut, j'ai oublié !

"Mademoiselle, vous attendez quelqu'un ?"

Faut-il que vous soyez des Italiens si caricaturaux ?

On devrait confisquer vos passeports.

Je pars seul. Au revoir.

Quels airs alors qu'il est étalagiste de grand magasin !

- Vraiment ? - On me l'a dit.

Étalagiste, va !

D'accord, oui. Merci.

Désolé, on ne peut pas vous accompagner.

J'ai concours d'haltérophilie ce soir.

Mais c'est très facile.

À droite ou a gauche, on sort Place du Palais Royal.

Vous traversez le Louvre.

Profitez-en pour voir La Joconde

du grand Léonard.

Une belle idée.

On l'a déjà vue ce matin.

Elle a un peu son sourire, non ?

C'est vrai ! Et l'air mystérieux...

- On les laisse partir ? - Oui.

Bien sûr, Claudine passera vous chercher ce soir.

Oui, avec le tacot.

Ce n'est pas une Alfa Roméo, mais il roule bien.

On l'a laissé au garage, c'était le bazar au stade.

Mais ce soir, après le concours, on se retrouve tous les quatre

et on fait la bombe.

On fêtera sa victoire !

Qu'est-ce ?

Ce soir, après le concours d'haltères,

on s'amusera, on fera la bombe.

La fête, c'est la bombe.

Tu verras, mon cher, la bombe que je prépare.

Elle est drôle, la demoiselle !

- Au revoir ! - Au revoir !

À ce soir.

À 21h.

D'accord !

C'est pour rire ?

Rire de quoi ?

Tu penses sortir avec eux ?

Bien sûr. Pourquoi ?

C'est organisé, ils sont gentils, et on refuserait ?

Et ce soir, tu as intérêt à moins faire ta spirituelle,

ça cachera mieux ton mépris.

Fais donc moins l'intéressant.

Tu m'avais promis de me montrer Paris.

Et qu'as-tu vu ? L'Etna, peut-être ?

Tu parles ! Des monuments, un match, des musées...

Et même des haltères. Je te les lancerai à la tête !

Tu vas changer de ton, tu sais ?

Sinon, Paris, tu la verras seule.

- Le rêve ! - Vas-y. Adieu !

Avec plaisir !

Comment ça va ?

Beau match, pas vrai ?

Dites, vous n'auriez pas vu Mlle Mimi sortir du métro ?

- Si seulement ! - Pardon ?

Si seulement on l'avait vue, on aurait pu vous renseigner.

Merci, à plus tard.

Quel idiot.

Il a une fiancée si jolie.

Oui, si jolie.

Moi, je la tiendrais en laisse.

Moi aussi.

Vous ne me comprenez pas.

Vous êtes étrangère !

Touriste ? En vacances ?

Vous êtes Suisse ?

Italienne ?

En tout cas seule. Très seule !

Merveilleux, j'adore les Italiennes seules,

sans chaperons.

Quel bonheur de trouver une Italienne toute seule.

Je vais être un compagnon en or.

Comment dit-on...?

Sapristi, j'ai oublié !

Allez !

Elle a dit "pourquoi". C'est imprévu.

Que dit-on maintenant ?

Je cherche...

On a eu l'air ridicule.

Tu sais quoi ?

Vue de près, elle ne valait rien.

Très quelconque, pas vrai ?

Et ça, vous voyez...

Pour la durée.

Et ça dure longtemps ?

Combien dure-t-il ?

Ça dure... la durée de la note.

La "notte"... toute la nuit ?

La durée de la note.

De la note, oui.

Vous voyez, ici...

Bien sûr, il remonte le mécanisme...

Ah, c'est terminé.

Non, intermittent. On recommence quand on veut.

Ça va recommencer sous peu.

Oui, ça recommence. Oui, bientôt.

Un faux espoir, donc.

Alors je vais vous montrer ma plus belle création.

Mais si je peux dire...

Il veut nous montrer un modèle réduit d'oiseau.

L'oiseau est un canari.

Écoutez-moi ça.

Vous le tenez ?

Je dois encore parler un moment avec monsieur...

M. D'Amore et monsieur...

et M. Andrea.

Dis à Madame qu'on s'excuse

d'être venus chez elle

à déranger, un dimanche.

Je comprends un peu l'italien.

Le seul à n'avoir rien compris,

vraiment rien du tout, c'est mon ami.

Un taxi...

Quelle merveille !

Voyez la chance qu'on a.

Visiter Paris la nuit !

Une nuit d'émotions,

tour des cabarets.

Impossible.

Mais si, on ne peut laisser filer une telle chance.

Ce sera incroyable, élégant, merveilleux.

- Je dois rentrer. - Mais non, attendez !

- Écoutez-moi ! - Au revoir.

J'attendrai ici tous les soirs à 21h.

Vous avez ma parole.

Je vous attendrai chaque soir. Rappelez-vous-en.

Au revoir !

À bientôt.

- J'ai eu un admirateur italien. - Papa est avec toi ?

Qui l'a vu, Papa ? J'étais avec Marcello.

D'ailleurs, si cet idiot n'arrête pas, je le quitte !

Maman !

Que t'es-tu fait ?

Ça ne me va pas ?

Qu'as-tu fait ? Tu es folle !

- Pourquoi ? - On dirait Marie-Antoinette.

Je voulais surprendre Papa en me faisant belle.

Oh, mon Dieu...

Mais tu es belle telle que tu es au naturel.

- Le voilà. - Je me mets la tête sous l'eau ?

Oui, je pense que ce sera mieux.

J'arrive !

Que veux-tu ?

Ouvre, j'ai à te parler.

Parle, je t'entends.

Je dois te parler, mais en face. Ouvre !

Parle aux Gremier.

Tu es une idiote.

Et toi un abruti.

Bonsoir.

Tu es rentré ?

Non, je suis resté au stade.

C'était comment ?

À vrai dire, il y avait beaucoup de monde.

Vous avez gagné ou perdu ?

On a perdu 1.000 francs.

Pour le reste...

Tu te laves les cheveux ?

Et pour les sécher ?

Il y a le radiateur.

Tu vas mettre ta tête sur le radiateur ?

Dis-moi... tu avais la fenêtre ouverte ?

Non, pourquoi ?

J'entends un moineau chanter.

Tu l'entends aussi ?

Je l'entends mais...

Qu'il est mignon !

Écoute donc comme il chante.

C'est remarquable.

Regarde-le bien.

C'est un amour !

Combien de temps ça dure ?

Plus de 30 minutes.

Une heure...

Où l'as-tu trouvé ?

C'est une trouvaille de M. Rafael.

Il m'a emmené dans un endroit

et nous y avons trouvé... ça.

Au revoir et à bientôt.

Nous devons nous séparer.

Je ne veux pas énerver Paola.

Je vous accompagne.

Je vous en prie !

J'y suis jusqu'à minuit. Revenez demain !

Surtout ne cours pas.

Nos 30 minutes d'attente, tu t'en fiches.

Désolée, Charles.

Ce n'est pas grave.

Tu aurais pu t'en souvenir. Je t'avais prévenue qu'on sortait.

Ne te fâche pas.

Sinon tu t'enlaidis.

Tu te laisses toujours émouvoir, toi.

Calme-toi, chérie.

Vous êtes encore là !

Christine... Je pars demain.

Demain matin ?

Il fallait le dire !

J'aimerais danser avec vous ce soir.

Je vous ai dit que j'étais de garde, ce soir.

J'attendrai.

Je suis ici jusqu'à minuit.

Allez, change-toi.

Que fais-tu ?

Fais vite avant que je ne change d'avis.

- Ne t'attendris pas. - Tu es un ange !

- Quoi ? - Ton galure.

C'est vrai, je t'en remercie !

- J'ai droit à un bisou aussi ? - Bien sûr.

Tu n'as pas honte ? Ne profite pas de l'occasion.

Dis donc, du calme.

Trouve un autre sot qui passe ses dimanches ici.

Franco, on va danser ! Paola me remplace. Venez !

Merci beaucoup !

Prenez nos billets.

C'est pour la Gaité Montparnasse.

Yves Montand y chante.

On va entendre Yves Montand !

Tu es un vrai trésor !

Amuse-toi bien !

La 103.

Et si sa femme nous ouvre ?

On a rendez-vous avec son mari. Rien de mal à ça.

Je m'en occupe.

Bonsoir M. Andrea.

Mes enfants, du calme.

Il est tard, ma femme est là.

On y va ? M. Rafael est en bas.

- Descendez. - À plus tard.

J'arrive dans un instant.

- C'était qui ? - Les deux jeunes.

On s'était dit qu'on se reverrait vers 21h.

J'avais dit pourquoi pas.

Je ne m'en souvenais même plus.

Alors...

Que fait-on ?

Dis-moi tes idées.

Veux-tu qu'on aille au restaurant ?

Je n'ai pas très faim. Peut-être après.

Après quoi ?

J'avais pensé qu'on pourrait aller au théâtre avant.

On ne comprendra rien.

Pas une pièce de théâtre.

La revue. Les Folies Bergère.

Les billets se prennent des mois avant.

Les gens viennent de partout voir leurs spectacles.

Alors, allons au cinéma.

Encore pire. C'est peu adapté aux étrangers.

En français ou en anglais, on ne suivra pas.

Dis-moi, Andrea.

Tu te disais fatiguée...

Si tu dis qu'on ne peut aller nulle part,

Où allez-vous donc ?

Voir les fontaines.

Le dimanche soir, elles sont illuminées.

Ils ont proposé ça.

J'aime bien l'idée, je viendrai aussi.

- Toi aussi ? - Volontiers, oui.

Il faudra marcher.

Je serai bien chaussée.

Entre deux fontaines, il y a des kilomètres.

Sois tranquille.

À Rome, c'est différent.

Je suis ravie de venir.

Parfait, parfait.

Il gèle presque, je t'avertis.

Je porterai ma fourrure.

Je ne voudrais pas que tu tombes malade. La grippe se promène.

On tâchera de ne pas la croiser.

Andrea...

Dis-moi sans chichis ce que tu veux faire ce soir à Paris.

- Voir les fontaines. - Nues.

En couleurs.

Qu'y a-t-il ?

Je te connais depuis 20 ans.

Tu me connais... Fillette.

Allô ? Comment ?

C'est une femme que je ne connais pas.

Ah c'est vous ! Je disais que c'était une voix de femme.

Oui.

D'accord.

Dans peu de temps.

D'accord. Dans le hall.

Le hall...

Qui est-ce ?

M. Rafael.

Il va être de la partie ?

Que veut dire ce regard ?

On sera à pied, pas en taxi.

Vous avez déniché un bon guide, tiens.

Cesse de prendre cet air digne de la femme de Landru.

Regarde-moi.

Si je te demandais

après 20 ans de service, une permission de 4 heures,

me l'accorderais-tu ?

Non.

Parce que tu es comme toutes les autres femmes.

Jalouse, pesante, asphyxiante...

Une femme intelligente, supérieure, moderne,

dirait "oui".

Mon mari me demande quelque chose. Je dis oui.

Après 20 ans de travail,

ça lui plaît d'aller voir les endroits typiques de Paris.

Dans un but strictement artistique !

Moi, je lui dis oui.

J'ai mal à la tête.

Non, je ne descends pas.

Je ne suis pas à Paris pour faire ton bon plaisir.

Je reste ici, je ne sors pas avec eux.

Pas même en peinture.

Une femme doit être ainsi.

Supérieure.

Et voilà.

Ne prends pas cet air.

Tu dois me dire :

"Va, Andrea, je te le permets. Amuse-toi."

Si tu ne me le dis pas, je reste.

Va, amuse-toi.

Sans ironie ?

L'envie m'est passée.

Attention au chapeau.

Alors mieux vaut que je parte.

- Mais enfin... - Bébête !

Ce n'est que de la curiosité.

Pourquoi regarderais-je les Françaises alors que je t'ai ?

Toute belle et grasse !

Et vous, qu'allez-vous faire ?

Où veux-tu que j'aille ?

Voir les fontaines !

Il fait froid, disais-tu.

Oui, mais c'est un froid sec et sain, qui fait du bien.

Ne parle plus, va.

Au revoir.

Ne rentre pas tard !

Tranquillise-toi !

- Habille-toi. - Pourquoi ?

- Nous sortons. - Où ?

Je te le dirai.

- Seules ? - Quel mal y a-t-il ?

Sans Papa...

Papa a dit que les hommes devaient sortir seuls à Paris.

Alors nous, ce soir, on sort seules.

- Où est la brosse ? - Là.

Allez, dépêche-toi.

Eh bien, monsieur ?

- Je réserve vos places ? - J'ignore si elle viendra.

Le tour démarre bientôt.

Pouvez-vous attendre un peu ?

Bonsoir ! Deux places, alors.

On peut y aller ?

Madame Bianchi.

- Plaisir. - Enchanté.

Vous êtes donc trois. Allons de ce côté.

Il n'y a que deux places ici, vous irez dans l'autre bus.

Alors je vous laisse...

Vous vous retrouverez à chaque cabaret.

Au revoir.

Cela fait 7.000 francs.

- Marcel ! - Oui ?

- Tu as une place ? - Oui, une.

Emmène ce monsieur. Je pars en premier.

Vous me paierez à bord.

Ma chienne a visité le Louvre avec moi.

Elle vient avec moi dans le bus.

Elle est si intelligente, je veux qu'elle s'amuse ce soir.

Voilà, c'est ici. Rue Frochot.

250 francs. Vous avez de la monnaie ?

Oui, dans mon portefeuille. En revanche vous, jamais, M. Rafael.

Je n'ai que des grosses coupures. Merci.

Et pour vous.

Les enfants, un peu de tenue. Nous sommes rue Frochot.

M. André, attendez-moi ici.

On ne vient pas ?

J'ai l'habitude.

J'y vais d'abord pour tout préparer. Je reviens dans deux minutes.

Très bien.

Regardez, M. Andrea, c'est extra !

C'est magnifique !

Place !

Laissez-moi regarder seul.

J'aime beaucoup la blonde.

Nous attendons un ami.

Que dit-il ?

Angl... Oh non ! Italien.

Des Italiens !

Je m'occupe de vous.

Tous vos compatriotes viennent voir notre spectacle.

Vous n'en verrez pas de meilleur dans tout Paris.

C'est qu'on attendait un monsieur...

Il vous rejoindra.

Intéressant !

Avance.

Écoutez, on attend un de nos amis.

Le chasseur lui dira où vous êtes.

Tranquillisez-vous.

On n'a même pas de smoking.

Vous êtes très élégants ainsi. Venez.

Si vous n'aimez pas le spectacle, vous ne paierez rien.

Zézette !

Dis à Tony qu'il y a des touristes italiens.

Oh, ces Italiens !

Ma tante les adore. Je vais vite l'appeler.

Que vous êtes potelé !

Quel endroit incroyable, non ?

Dites-moi un peu.

Se retrouver ici...

Ça commence bien, tiens.

Voyez-vous ça...

M. André !

On regardait les photos et ensuite...

Quelle idée d'entrer dans ce genre d'endroit !

On nous a proposé "le meilleur spectacle de Paris" !

Alors qu'après...

Allons-y.

Pas par ici.

- Là. - Par derrière ?

Non, ni devant, ni derrière.

C'est juste qu'ici il n'y a rien à faire.

Pourquoi ?

Il est trop tôt.

On attendra longtemps ?

Ce n'est pas grave, on peut aller ailleurs.

Ce sera mieux.

Vu qu'on est ici, on pourrait...

Non, faites-moi confiance.

- Soit. C'est loin ? - À deux pas.

Jeunes gens...

Bonne nuit.

Le spectacle continue ailleurs, veuillez me suivre.

Mademoiselle !

On se voit plus tard, dans l'autre cabaret.

C'est entendu.

Devant la maison du Président de la République.

- J'entre comme ça ? - Pourquoi pas ?

- Et eux ? - Ils sont d'une fête.

- Une fête ? - Oui, un mariage.

Si jeunes ?

Mais non ! Ce sont les demoiselles d'honneur.

Je comprends mieux.

- Vous êtes formidable. - Vous plaisantez sans cesse.

Alors ?

C'est formidable !

Vous me le faites voir aussi ?

On peut regarder ?

C'est comment ?

Ôtez-vous de là !

Que faites-vous ?

Ça fait une demi-heure qu'on l'attend.

Vous me donnez des coups de pied ?

Désolé. Je croyais que c'étaient eux.

Je vous attendais dans la rue.

On ne vous voyait plus et il faisait froid.

Allons-y. Le taxi attend.

- Et l'endroit très proche ? - Impossible.

C'est trop tard.

Et maintenant ?

Ces films d'enfants vous amusent.

Mais celui que je peux vous emmener voir...

C'est autre chose !

Qu'a-t-il dit ?

Un film cochon.

Si seulement !

Ça coûte cher ?

- Combien ? - 6.000.

Ça le vaut ?

Sans l'avoir vu, j'imagine que oui.

Je demandais si c'était cher.

Décidez-vous. 2.000 chacun et je mets le reste.

On est venus pour ça !

- C'est du moderne ? - Du dernier cri.

Allons-y, le taxi est dehors.

Viens, Toto.

Marcello finira comme ça s'il ne change pas !

Du calme, madame. Je vous défendrai.

Tu parles, il tremble plus que moi !

Voyons, Maman, on est à Paris !

Quels beaux amusements !

Bonsoir. 25 !

On s'en va.

Avancez vite, s'il vous plaît.

Mesdames et messieurs, nous entrons dans le lieu le plus mal famé de Paris.

Prenez garde à vos bijoux et à vos portefeuilles.

Mademoiselle !

Quelle malchance ! Après ?

Oui, à tout à l'heure.

Je vous prie de m'excuser.

Oui, après !

- Quel bel athlète. - Ne vous emballez pas trop vite.

S'il me regarde, il perd ses moyens, déjà limités.

Le début est toujours brillant. La suite l'est moins.

Aucun espoir.

Depuis 5 ans, il fait l'Hercule, quoi que je dise.

Vous avez vu ce bel atterrissage ?

Vous êtes contente qu'il perde ?

Évidemment, dites donc !

Si je l'épouse, vous voudriez que je mange des haltères toute ma vie ?

Il me semble que c'est ici. Je crois.

Comment ça, vous croyez ?

- J'en suis certain. - "Je crois" !

On vient ici, en taxi, et là, vous "croyez" ?

Il a parlé de morts ?

- Quel dommage. - Quoi ?

- Un drame. - De quoi s'agit-il ?

Une femme si aimable et accueillante.

- On l'a chassée ? - Non, pas chassée, M. André.

Elle est morte.

Sachez que c'est un énorme malheur, un deuil pour tout Paris.

Quand est-elle morte ?

Il y a cinq ans.

Dites, M. Rafael, vous vous moquez de nous ?

Pourquoi ?

Depuis 21h, nous tournons : ici c'est tard, là c'est tôt.

Et maintenant, elle est morte depuis 5 ans !

J'en ai un peu assez, très franchement.

M. Andrea, il faut...

Décidons-nous !

Que fait-on ? Vous avez renvoyé le taxi.

Soit on peut s'amuser rapidement, soit on rentre.

Cherchons, M. André.

Non, ne "cherchons“ pas. Je veux un programme précis.

Comment imaginer qu'elle était morte ?

C'est beau, ça me plaît.

C'est un beau divertissement.

Que c'est drôle !

Salut chérie, tu t'amuses bien ?

Santé !

Une fleur, madame ?

J'adore ce cabaret, n'est-il pas merveilleux ?

C'est pour vous.

Donnez-moi des fleurs.

Très jolies.

1.200 francs, monsieur.

- Délicieux. - Je me demande ce qu'on va voir.

Passons maintenant au Cabaret du Chat blanc.

Restons ensemble, on s'amuse bien. On va faire la fête !

Allez, venez !

Vous avez craqué ?

Oui, mieux vaut manger en attendant qu'il réapparaisse.

Mieux vaut les manger sans pain.

M. Rafael ! Pourquoi arrivez-vous en catimini ?

On a un problème.

De quoi s'agit-il ?

- Château est arrivé. - Qui est-ce ?

Qui c'est ? C'est le fils d'Espagnol !

On a perdu 30.000 francs.

M. Rafael, oubliez un peu vos courses.

Pour nos affaires, on devait attendre, on l'a fait.

Et il pleut. Que proposez-vous ?

C'est qu'on est dimanche,

et le projectionniste se repose. On ne peut rien faire.

Et maintenant ?

M. André...

Ça commence mal... Eh bien ?

Je vous emmène voir le lieu le plus exceptionnel,

le plus merveilleux,

et vous n'oublierez jamais Paris. Je vous le jure.

Vraiment ?

Les garçons !

Mais c'est le dernier essai.

Voici le taxi. Venez, jeunes gens.

Un peu plus.

- Un autre verre, merci. - C'est un par personne.

Il est mesquin, mais ne vous inquiétez pas !

Santé !

Ça vous plaît ?

Allez, Ruben, ne te fatigue pas...

La soirée s'achève ici.

Les bus vous déposeront à l'hôtel.

Mais j'attends quelqu'un !

Le tour est terminé. Si vous restez, c'est à vos frais.

Le champagne est à 4.000 francs.

Ne pourrait-on pas attendre... dehors ?

Non, attendons ici.

Alors venez qu'on vous installe.

Donnez une bonne table à ces clients italiens qui restent ici.

Bonsoir.

Une bonne table ? Suivez-moi, je vous prie.

- Une fleur ? - Je l'ai déjà, merci.

Bonsoir, m'accordez-vous cette danse ?

Ça ne vous dérange pas ? Merci.

Venez.

Coucou Maman !

Pourquoi ne m'as-tu pas attendue ?

Je dansais la samba... avec lui !

Tu es ivre ! À cause de l'autre idiot ?

Voyons, madame...

Aucune jeune fille ne sort sans sa mère !

Mais le bus...

- Où est ton manteau ? - Là !

Vous êtes chaperonnée ?

Depuis toute petite. Ça vous ennuie ?

Partons !

Je vous croyais perdu !

Le bus est glacé, j'ai dû l'amener.

Où est votre table ?

Voyons, David, c'est merveilleux !

J'ai cru que je vous avais perdu !

Du champagne ! C'est Noël !

Alors ?

Tout est arrangé.

Ne crie pas victoire.

On vieillira avant qu'elle ne démarre.

Je vérifie le carburateur ?

Décrasse la bougie.

Ne m'énerve pas, Claudie.

C'est ton tacot qui est nerveux.

Une poussée et elle décollera.

Si possible à jamais.

Allons, à ta place.

Poussez bien !

En avant !

Baron...

Excusez-moi de poser une question, mais c'est que je connais mal Paris.

On est chez Maxim's ou au Lido ?

Alors dans quel bouge nous avez-vous menés ?

Cet endroit est l'un des plus typiques de Paris.

Ce trou infâme ?

Ici, c'est plein de touristes en quête d'émotions fortes.

Alors il va nous arriver malheur ?

Mais non, tout est faux, c'est une mise en scène.

- Comme chez Bontems ? - Non. Ici, c'est vraiment faux.

On s'amuse tellement !

Regardez-le prendre le mouchoir sur le sol !

Vous semblez souffrant.

Monsieur.

Pourquoi secouez-vous la tête en me regardant faire mon numéro ?

Je parie une bouteille que vous ne ferez pas pareil !

- Deux bouteilles. - Trois ?

Trois bouteilles. Tenez.

Redémarre !

Je vous trouve merveilleux !

Moi ? Oui, formidable, merveilleux...

- Il va rater. - Il est très doué !

- Des sans-papiers. - Au rapport.

Ici le commissariat du 10e.

Pour un contrôle d'identité.

Avez-vous comme clients Antonio Manfuso, Nicolino Mancino...

Doucement. Je ne le retrouve pas.

Vous aviez combien ?

Il y avait entre 20 et 25.000.

Ça fait presque 50.000 lires !

Par chance, M. Rafael s'est échappé.

- Que dit-elle ? - Voilà le lexique.

C'est moi qui dois regarder ?

Explique-moi ce que tu dis.

Je ne sais pas lire.

- Je ne comprends pas. - Fais comme ça...

Bas les pattes, il me plaît.

Comme ça, oui.

Après avoir tourné dans tout Paris,

je trouve l'aventure ici !

Voilà. Vous pouvez sortir, vous trois.

Tu viendras me voir, hein ?

Bonne nuit.

Ne sortez plus sans papiers.

Appelez un taxi, je vous attends ici.

Place des Abbesses.

Vous pouvez l'écrire ?

On appelle un docteur ?

Disputez-vous moins, plutôt.

Son repas n'est pas passé.

Où étais-tu ce soir ?

Avec Gremier. Une panne a retardé notre retour.

Tu sors avec n'importe qui.

Pas avec n'importe qui.

- Avec de bons amis. - Je fais une limonade.

Pas pour moi !

Ne sois pas têtue, elle te fera du bien.

Tiens, je mets un linge frais...

- C'est agréable ? - Oui.

Pardon, tu t'es fâchée à cause de moi.

Ton ventre a mal ?

- Un peu. - Beaucoup ?

Et après un bisou, ça ira mieux ?

Je ne sais pas.

Alors j'essaie ?

Mes enfants, allons !

Voici la limonade.

Je n'en veux pas !

Allons, pas de caprices !

M. Rafael D'Amore habite-t-il ici ? Il a une fine moustache.

Il vient de rentrer ?

Ah, il n'est pas encore rentré.

Où puis-je l'attendre, monsieur ?

Moi, je peux l'attendre ?

Je suis un ami à lui, un Italien. Je suis arrivé...

Rue de l'Église. Et le numéro ?

Je l'ignore.

Les enfants, vous comptez passer la nuit ici ?

Un instant. Elle dort !

Que se passe-t-il ?

- On est arrivés. - Où ça ?

- J'en sais rien. - Ah, oui.

Vous me payez ?

Le métro est fermé, attendez.

- Où allez-vous ? - Au Lutétia.

À l'Hôtel Lutétia, oui.

- Je vous accompagne. - Mais je suis arrivée !

Attendez-moi, je vous prie.

Je fais demi-tour, alors.

Je n'étais pas mauvais guide ?

Paris ne vous a pas plu avec moi ?

Ah si, ça m'a beaucoup plu !

Je t'aime.

Stop ! Attendez, je... je descends.

Et le Lutétia ?

- Non, je vais plutôt me promener. - Très bien.

C'est combien ?

450 francs.

Gardez la monnaie. Bonne nuit.

Merci.

Dites, monsieur, je sens que votre promenade sera longue.

- Longue ? - Oui, plutôt longue !

Montez. Cette nuit, c'est gratuit !

Merci !

Non, pas derrière ! Les invités vont devant, à côté de moi.

Merci beaucoup !

- Qui est-ce ? - C'est moi, Elvira.

Un instant.

Écoute, ce serait mieux si tu dormais dans la chambre de Mimi.

Elle ne va pas bien.

Comment ça ? J'avais ta permission. Et tu m'envoies dormir seul ?

Elle est vraiment malade. Je t'ai tout mis à côté.

- Qu'a-t-elle fait ? Moi... - Chut, elle dort.

Je veux te dire qu'il n'y avait même pas une fontaine.

Aucun rapport. On voit ça demain.

- Vraiment ? - Oui. Chut, voici la clé.

- Tu le connais ? - Non...

Il a eu l'air surpris.

- Et alors ? - Oui, bonne nuit.

- Où êtes-vous allées, vous ? - Je te dirai demain.

- Je voulais te dire que nous... rien. - Tu me raconteras.

Il n'y a que ça à dire : rien.

Comment ça, rien ?

- Pas une fontaine ? - Pas une goutte d'eau !

Bonne nuit.

Et alors, le deuxième ?

Nicolino, viens.

Regarde ici.

Traduis.

- "Femme de chambre", non ? - Tu es sûr ?

- Et si elle est laide ? - À Paris, laide ?

- Pardon... - Un instant.

Viens, Mimi.

Excusez-nous...

- Et ensuite ? - Ensuite...

Rien que ça : elle voulait m'emmener en Argentine.

Tu as compris ?

C'est que Paris sera toujours Paris.

Bonjour Mlle Mimi.

Bonjour.

Mais enfin...

J'angoisse toujours avec toi. Et si tu ratais le train ?

On était au kiosque.

Excusez-moi, madame, pardon...

Pardon... Merci !

Votre plan ! Je devais absolument vous trouver.

Regarde-les donc.

Vous voyez les deux qui...

Ils s'embrassent !

Au revoir, Franco !

Franco, votre plan !

Au revoir, Christine !

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