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C'est qui aujourd'hui ?
Euh, Gaudreault.
Non, merde, Larouche.
Larouche, excuse, je... je suis pas sûr.
Euh, la mairesse...
Bon, pas mairesse, mais en tout cas, whatever !
Putain, mais t'as fumé !
Quand c'est toi qui fais les verres, Ben, c'est sûr, je me torche !
Mais c'est une mairesse qui est morte, right ?
Non, pauvre gland, elle est pas mairesse !
C'est ça que je te dis : elle voulait être mairesse.
C'est son mari qu'ils enterrent.
C'est la mère d'un gars qui est ami avec un de mes cousins.
Sérieux, leur histoire, c'est fucked up, ça fait pitié.
Bien, sa sœur, la fille de la pas mairesse...
Ouais ?
... elle s'est genre fait abuser par la petite star des Pèlerins.
- Laurier Gaudreault ? - Jawohl !
- Ça fait qu'il l'a violée ? - Putain, t'étais où, man ?
En vacances ?
Maintenant, la petite est détruite !
Son frère appelle mon cousin toutes les deux minutes pour commander de la poudre.
Puis le 24 décembre, à minuit pile...
- le père est mort d'une crise cardiaque. - Ah ouais ?
Joyeux Noël, mes petits potes !
Tu sais, crise cardiaque, c'est ce qu'ils disent, hein...
Moi, je mets un 10 sur la petite.
Ah ouais ? Qu'elle l'aurait tué ?
Pourquoi pas ? Putain de bande de cinglés, ceux-là !
Ça fait qu'accroche-toi, parce que ça va brasser tout à l'heure !
Mon père était un homme généreux, juste.
La plupart d'entre vous diront qu'ils se souviennent de son sourire,
de son regard.
Peu me parleront de sa voix, de son rire ou...
de ses blagues.
Certaines choses n'existeront que pour nous.
Et j'en retire, même si c'est égoïste, du bonheur.
Des moments de joie,
des souvenirs heureux...
ou malheureux nous appartiennent donc à nous,
et à nous seuls.
Je te dis qu'il parle bien, hein ! Regarde la belle façon...
- Comme vous le savez... - Il tient ça de sa mère.
... les derniers mois ont été difficile pour ma famille.
On pourrait croire que la violence, la mort nous détruisent.
Mais la mort, la violence sauront peut-être nous rapprocher.
Je pense à ma mère,
mes frères, Denis, Elliot,
ma sœur.
Plus nous six,
mais nous cinq.
Papa, ta mort est une tragédie,
mais nous continuerons de vivre dans la lumière et la vérité
que tu nous as apprises.
Voilà, c'est... c'est tout.
T'as très bien parlé, jeune homme.
C'est bien terrible, oh là là !
Mais le Seigneur a ses raisons.
Il faut croire, Mme Sauvé, merci.
T'es bien chanceuse d'avoir un jeune homme comme ton frère
pour t'aider à traverser tout ça, ma belle.
- Ça doit te faire bander, Julien. - Mimi...
Arrête de m'appeler Mimi.
C'est ton nom, fuck ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Mimi, c'est pour ceux que j'aime.
Mes condoléances, Julien.
Merci, Chantal.
Puis c'est vraiment gentil d'avoir fait le chemin, Mme Gladu.
C'était vraiment pas nécessaire.
Chantal tenait tellement à venir.
Mes sympathies.
Mes condoléances, Mireille.
Merci, Chantal.
Regarde, maman veut pas d'esclandres, essayons donc d'être décents.
Décents ?
- Décents, Julien ? - Oui, décents, Mimi.
- Mireille, Julien ! Pour toi, c'est Mireille, O. K. ? - Arrête, tu parles fort !
Mais oui, je parle fort, moi aussi, j'ai de la peine,
même si j'ai pas écrit de petit discours !
T'es en train d'avoir l'air d'une vraie folle, là, Mireille.
Toi aussi, c'est drôle, hein ?
- Bordel ! - Putain !
- Lâche-moi, arrête ! - Ta gueule ! Ta gueule !
- Lâche-moi, bordel ! - T'as rien à faire ici !
Lâche-moi ! Bordel !
Taisez-vous !
Vous êtes fous ?
Vous êtes devenus complètement fous, les deux ?
Vous êtes pas capables de penser aux autres deux secondes, hein ?
Me donner un moment de répit ?
Ne serait-ce qu'aujourd'hui ?
Vous venez de perdre votre père.
Puis moi, je viens de perdre mon mari.
Ça vous suffit pas, ça, il faut que vous en rajoutiez ?
On a besoin d'alimenter les rumeurs ici ?
Reprenez-vous, les enfants, parce que là, j'en ai soupé de vos enfantillages.
La mort de ton père t'a peut-être fait gagner un peu de temps, Mireille,
mais dès septembre prochain, tu entres en pension.
Puis toi, Julien Larouche,
l'école militaire, ça peut être une option aussi.
Parce que partis comme on est là, je vous fous sur un autobus l'automne prochain
puis c'est la fin de la discussion.
D'accord ?
Je me demande bien ce que j'ai fait pour mériter ça.
Vraiment.
Je me demande bien ce qu'on a fait pour mériter ça, nous autres.
C'est un malentendu, je vais l'appeler, le notaire, moi.
- Il s'est trompé. - Non, il s'est pas trompé du tout !
Il était bien mal à son aise de me dire ça.
« Mal à l'aise », Denis, pas « mal à son aise".
Ça fait quatre fois que tu le dis.
Excuse, mais regarde...
Anyway, il faut pas se laisser atteindre par ça.
On en a déjà assez déjà sur les épaules avec le surprise de Chantal demain, là...
De toute façon ils vont nous donner des explications.
ils peuvent pas enlever le chalet, la maison,
puis pas nous dire pourquoi puis qui qui hérite.
Il sait pas pourquoi, c'est ça que je te dis !
Laisse-moi m'occuper de tout, j'ai dit !
O. K. ? En attendant, c'est business as usual.
Toi, tu vas chercher tes filles, toi, t'as ton rencard.
- Idée de merde, au passage. - Putain ! C'est pas un rencard !
Puis moi, j'endure ma blonde avec son surprise,
business as usual.
C'était nécessaire, le surprise ?
Ça fait deux mois que tout est loué, tout est acheté,
ça va nous changer les idées.
Ma mère est morte, bordel, il faut que je me tape ta blonde
qui chante des chansons de merde avec ses amies du secondaire !
Il va en avoir du primaire aussi, ça va varier !
Mets ça sur la compagnie.
C'est une joke !
- Je vais aller pisser. - Hum ! Oui, là-dedans !
- O. K...
7 h 30, finis ton rencard, je te ramène à la maison !
O. K., Roméo ?
O. K., donne-moi ça, Marcelle, tu l'as depuis bien trop longtemps !
Ça fait littéralement deux secondes que je l'ai, Nancy.
Hé, regardez ça, les filles !
Les filles, vous m'écoutez pas, c'est très important !
Wow, tu te lances dans les bouchons de bouteille de lait
après ta collection de vieilles cuillères ?
Des plans pour que je te désinvite de ma fête !
C'est pas juste des bouchons de lait, Nancy,
c'est des pogs !
Mon père travaille chez Stampac
puis ils reçoivent 150 appels la semaine.
Le monde aux States est en train de devenir fou avec ça !
On s'en branle, ça vaut rien !
Non, toi, tu vaux rien, la folle.
T'as plus de chaussettes propres pour ta branlette, Robert ?
Non, je les ai tous utilisées.
Tu fais quoi à soir à 11 h 00 ? Il y a un beau cabanon dans la forêt.
La période d'étude est commencée, les filles ! Allez !
Mlle Larouche...
Mlle Larouche !
Come on, Marcelle, on sait que t'as jamais rien fait.
Oui, moi au moins, je baise pas avec mon cousin, Nancy.
Le problème avec toi, Nancy, c'est que t'auras pas de plaisir dans cinq ans.
C'est mieux que ce soit bon de baiser avec tout ce qui bouge.
Vache !
Eh, tu nous le dis, Mireille, si on te choque, hein ?
Attends-moi, s'il te plaît.
Bouh !
Putain, t'as flippé !
T'es con !
Allez, viens.
T'as... t'as quel âge, déjà ?
Arrête de parler !
La cannelle moulue...
... puis les bâtonnets de cannelle...
Ça, c'est plutôt du... du sucre...
Quand c'est dur comme ça, c'est plus pour des desserts.
C'est quoi, du sarriette ?
- Quoi ? - C'est quoi, de la sarriette ?
-Eh, là, écoute, Eli, tu me parles d'épices !
Prends-les toutes, tu choisiras rendu chez vous !
- Bien, je vais pas tout... - Bordel !
Voyons...
La cannelle, je l'ai.
Pas en bâtons, là...
T'as vu un mort, Julien ?
Ha ! M. Seco... Secoco... Voyons, Secoco...
- Coucou ? - Non !
Eh, ça va mal, hein ? - Ça va très mal !
Excuse-moi, c'est parce que... ma mère est... est morte,
ça vient juste, là.
Merde !
Oui, je suis un peu... ça fait que je suis pas là...
J'ai toutes sortes d'affaires à gérer.
Mon petit frère fait sa première épicerie, et puis...
puis ma blonde qui a son surprise demain,
puis... en tout cas, c'est prévu,
puis ça fait que tout... une grosse semaine, oui.
Écoute...
je fais pas ça avec tous mes élèves, mais si t'as besoin de parler,
prendre un peu de recul...
- Oui ? - ... par rapport à tout ça.
Et puis, sinon, on se voit en cours.
Oui, bien, ça devrait, si tout va bien.
- Oui, je devrais être là. - Mes condoléances encore.
- Courage. - C'est gentil.
Ça fait que, là, je la prends ou pas la sarriette ?
Attends une minute !
Allô ? Excuse-moi, c'est parce que j'étais avec Eli à l'épicerie.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Hein ?
Parce que j'ai besoin de ça, moi, d'abord !
J'ai le temps ! Bien oui !
Dis-lui donc à ton père. Hum ?
Les belles paroles que t'as eues !
Juste à temps pour l'anniversaire à sa mère !
Un beau cadeau de fête en avance pour Chantal !
Allez, dis-lui !
Eh, te fous pas de moi !
- Chantal ! - Julien, please !
Bien, oui, mais je sais pas de quoi tu parles, là, Chantal !
Toi... qu'est-ce que t'as fait ?
Marie-Soleil, réponds !
- On t'écoute ! - Qu'est-ce que t'as fait ?
Allez !
Dernière chance !
3, 2, 1, j'y vais !
Tu sais, le petit gars qui s'est fait tabasser,
battre à mort, presque ?
Son frère est dans la classe à ta fille.
Mademoiselle la poétesse, à matin, lui a dit :
« Pédé comme il est, il a eu ce qu'il méritait. »
- Hein ? - Oui ! C'est beau, hein ?
My God, t'es tellement dramatique !
« Il a couru après », j'ai dit, O. K. ? J'ai jamais dit qu'il méritait !
Oh, oh, oh ! Ah, bien là fallait le dire, madame la comtesse !
Désolée ! L'école s'est trompée.
D'abord, ils auraient jamais dû t'expulser !
Tout le monde s'est trompé : ta mère s'est trompée, l'école...
Ça fait que, comme ça, ta sœur s'est fait renvoyer de sa petite école sympa ?
C'est pas de tes affaires, Lemieux.
Ma cousine m'a dit qu'ils l'ont envoyée au couvent.
Elle faisait des affaires... pas trop catholiques !
Ta gueule !
Pas de mes affaires...
Tout le monde est au courant, enfoiré !
Écoute, en même temps, je blâmerais pas Mireille.
Moi aussi, je péterais les plombs si mon voisin me violait.
Il l'a pas violée, Tartempion !
Mister Man est sorti de nulle part, et il a tout de suite mis fin au viol !
J'ai pas envie de parler de ça, O. K. ?
J'ai pas envie de ressortir ces vieilles histoires-là !
- C'est du passé ! - O. K...
- T'en as là... - Touche-moi pas !
Bien, en même temps, c'est pas tant du passé...
Ma cousine Sonia a croisé Laurier dans le bout de Montebello, pas loin d'Ottawa.
Ah ouais ? C'est où, ça ?
Dans tes fesses !
Il vient de le dire : à Ottawa !
Puis il vit là, genre ?
Ouais, mais je pense que ça fait comme un an qu'ils sont installés là.
C'est mon père qui s'est occupé du déménagement.
Il y a personne en ville qui voulait toucher à ça.
Puis ton père, lui, il est fier de ça ?
Bien, mon père, il dit :
« Dans la vie, il vaut mieux un viol qu'un massacre. »
Ton père a deux dents dans la gueule, puis quatre neurones dans la tirelire,
ça fait que c'est pas un prophète non plus !
Ferme ta putain de gueule de clown de merde, bordel !
Ton père bande tellement mou, ta mère a dû t'adopter !
O. K., ta mère est tellement grosse, là,
que pour qu'elle s'habille, il faut qu'elle mette un rideau de douche !
C'est mal, ce que t'as fait.
Tu comprends, ça, que c'est mal ?
Il va y avoir des conséquences à tes gestes, Mireille,
tu peux compter sur moi.
Qu'est-ce que tu vas faire ? M'envoyer dans un champ en Afrique ?
Ah, tiens, bonne idée ! Pourquoi pas ?
Il y a des pays où tu te ferais jeter en prison, Mireille.
Où tu te ferais lapider pour ce que t'as fait.
Est-ce que tu penses que c'est pour ça qu'on se bat ?
Que moi, je me suis battue ? Que ta grand-mère s'est battue ?
- Qu'elle a quitté... - ... son mari qui rentrait...
Laisse-moi parler !
... qui rentrait tous les soirs de l'usine
et exigeait qu'elle ne lui adresse pas la parole,
qu'elle n'écoute pas la radio ni la télé, rien,
qu'elle se taise parce que monsieur avait mal à la tête !
C'est pour ça qu'elle l'a quitté,
qu'elle a déménagé dans un 2½ avec sa fille de deux ans.
Pour que tu te fasses fourrer dans le bois par une petite frappe ?
C'est pas une petite frappe !
Il est drôle, j'aime son humour, je le connais.
Puis en passant, on baisait pas !
- On faisait l'amour. - Non, non, non, Mireille !
On ne fait pas l'amour à quatorze ans
dans un cabanon dans le noir au milieu de la forêt
avec quelqu'un qu'on connaît ni d'Ève ni d'Adam !
On ne fait pas l'amour, on se fait fourrer !
Arrête avec ça ! Arrête de parler !
- T'es pas obligée de parler ! - Hé, excuse-moi !
J'ai fait cinq heures de route pour aller te chercher, Mireille,
qu'est-ce que tu t'imagines exactement ?
Que tu vas faire une petite sieste
que tu vas fredonner en écoutant ton « workman » ?
Bordel, « walkman » !
C'est moi que t'écoutes, Mireille !
Tu vas m'endurer jusqu'à ce qu'on arrive, d'accord ?
Puis tu vas me parler !
Tu vas m'aider, tu vas m'aider à comprendre, parce que là...
j'ai épuisé toutes mes ressources !
J'ai tout fait, j'ai tout essayé, et puis...
Bien oui, puis il y a rien qui a fonctionné, bon !
Je le sais, maman, je sais que je te déçois,
je le sais que je te fais honte !
Je le sais que tout le monde parle de moi
puis que tu ne sais plus quoi croire, qui croire !
Je le sais que t'as peur que je meure puis que tu ne m'aimes plus !
Je le sais tout ça !
- C'est ça que tu penses ? - Bien oui, bordel !
Mais c'est pas de ma faute si le monde m’écœure
puis que moi, je me défends, O. K. ?
Moi, j'ai rien demandé là-dedans !
Tu t'es juste assise sur le lit d'un gars de quinze ans
en attendant que le soleil se lève, Mireille.
Arrête la voiture.
- Quoi ? - Arrête ta putain de voiture.
ou je te fais rentrer dans le décor, bordel !
Mireille !
Mes paroles, comme les tiennes, ont probablement dépassé ma pensée,
mais on peut se parler entre adultes.
Tu veux qu'on te considère comme une adulte ?
Mireille ? Mireille arrête !
Arrête ! Attends ! Mais c'est très dangereux !
Je t'ai dit d'arrêter la voiture !
Arrête !
Mireille !
Mireille !
On est au beau milieu de nulle part ici !
Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas marcher jusqu’où ?
Si tu voulais tant que ça te battre pour la cause des femmes,
t'avais juste à pas avoir de kids !
Parce que si t'en avais pas eu, ta fille se serait pas fait violer !
Non seulement c'est pas de ma faute, mais c'est de la tienne !
Putain de féministe !
Fini ?
Ah bien, à quelques exceptions près, oui.
Il manque juste le vernis.
Que j'ai commandé, son préféré.
Il ne s'en vend plus par ici.
Vous étiez encore proches.
C'est joli, ta robe.
Oh, mon Dieu, merci !
Je préfère que tu l'apprennes de ma bouche, euh je...
mange avec ton frère...
Elliot, ce soir.
On s'est échangé nos numéros, puis... c'est ça.
Par professionnalisme... hum.
Ça va, Stéfanie.
C'est qui...
Laurier Gaudreault ?
Hein ? Tu te fous de moi ?
Non. Comment ça ?
Mais non, mais je connais pas tout, Ju, je suis le bébé !
Mais je veux dire, j'ai déjà entendu ce nom-là, là, mais...
C'est juste que...
C'est parce que maman,
le jour de...
- Le jour que... - Le jour qu'elle est morte.
Oui ?
Elle avait une boîte pleine de...
d'articles, de photos de...
de toi avec Laurier Goudreault.
- Gaudreault. - C'est qui ?
C'était notre voisin, ça. Mais toi, t'étais trop petit.
O. K...
Il a...
Il a essayé de violer notre sœur,
il a gâché nos vies.
Ça, c'est trop gros, ça !
- Mets ça plus petit, là... - Mais je...
Non, la moitié de ça, même le quart de ça !
- Ouais, j'avais pas fini. - C'est bon.
T'as hâte d'être à ce soir, toi.
Ça se voit sur ton visage.
Elle est parfaite, cette fille-là.
Ah, je sais pas, j'ai l'impression qu'elle va...
Qu'elle va te sauver ?
J'ai besoin d'une amie, Ju, j'ai besoin d'un but,
de quelqu'un que je veux impressionner.
Tu peux pas te lancer là-dedans, Eli.
- Tu peux pas tout miser sur elle. - Je mise pas tout sur elle !
- Tu vas vous condamner !
Tu vas surtout te condamner.
T'as même pas tenu le coup 24 heures, penses-y !
- Ma mère est morte, bordel ! - Moi aussi, elle est morte.
Moi aussi, elle est morte.
Toi, ça fait douze ans que t'es clean, Julien,
c'est pas la même chose que moi.
Mais c'est ça que j'essaie de te dire quand je te dis que t'es pas prêt !
J'ai besoin...
J'ai besoin de quelqu'un d'inspirant.
J'ai besoin qu'on m'inspire, j'ai besoin qu'on me touche.
C'est... O. K. Là, tu vas...
Tu vas tout égrainer ça fin, fin, fin,
pour pas faire de gros bouts, tu mets ça là-dedans.
Moi, je reviens dans deux minutes.
You putain de conne !
Elle me le donnait, elle ne me le donne plus ?
Eh ! Te fous pas de moi, toi,
putain de saloperie de merde !
Pourquoi tu me FaceTime ?
- Hein ? - Pourquoi tu me FaceTime ?
Bon, ça commence bien.
Mais non, mais tu peux m'appeler, Den.
Mais non !
Putain, je peux pas t'appeler.
Parce que...
les gens qui ont fait la page du site Internet...
ils l'ont fait exprès, pour m'emmerder ?
Quoi ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Bien, Denis, franchement !
Un, tu me parles comme un monsieur de 75 ans,
puis deux, mais qu'est-ce que tu portes, my God, Denis ?
T'as l'air d'une madame ! C'est quoi, ces lunettes-là ?
Ah, mais non, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Regarde pas ça, je suis pas dans une parade de mode, moi !
Non, là, je veux juste réserver deux billets pour les filles,
puis c'est mal fait, ce site-là, je te jure !
Je vais les réserver, mais tu me vires l'argent ce soir, je suis sérieuse.
Oui ! Oui, oui. Sans faute, sans faute.
Mais il a un problème, ce site-là.
Méfie-toi, là, je...
Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore, moi ?
Comment ça va ?
Ça va.
Quoi ?
Non, non, je...
Tes lunettes tantôt, ton sourire, j'ai comme...
d'avoir un flash de Mado qui chante avec ses lunettes.
Ah ouais ?
Ma Mado ?
Quand ça ?
C'était à la graduation... d'Elliot.
Ah oui...
Tu sors ça des vieux cartons toi, là, hein ?
La vieille chanson, là, française...
Elle chantait bien, la maudite.
Hé, Denis, excuse-moi, mais il faut que je parte.
Oui, oui, O. K, O. K. C'est bon, moi aussi. Merci.
- Mais on se reparle. - Oui, parfait, O. K.
C'est pas mal l'histoire de ma vie jusqu'à date, je te dirais.
J'ai toujours été le gars qui...
Tu sais, je viens là, là, de finalement être capable de m'aimer,
de commencer à m'aimer.
Mais tu sais, je le sais que je suis un beau gars,
puis c'est prétentieux, mais...
C'est sup... prétentieux ? C'est prétentieux, hein ?
Non, je trouve pas, non.
- Non, mais c'est parce que tu souris là... - Ouais...
Mais je souris parce que je te trouve charmant.
Puis, je trouve ça beau de s'aimer.
Non, mais c'est ça, mais tu sais... tu sais, les femmes en général...
dans mon expérience personnelle,
recherchent toujours un certain type de gars,
genre, le gars costaud avec un tatouage maori
qui les traite un peu comme de la merde...
Puis moi, bien, j'ai été élevé par une mère monoparentale
qui s'est fendue en quatre
pour que son fils presque obèse puisse aller dans une école d'arts...
Ça fait que, oui, non, mettons que ça me va, là, d'être...
le gentleman de service,
le gars galant, puis l'homme rose, name it.
Mais...
Là euh...
tu seras pas euh...
trop, trop gentleman ce soir, hein ?
Tout à l'heure...
Non, non, mais je pense que je suis capable de m'oublier un peu,
tu sais, dans certaines circonstances,
- pour te plaire. - Merci.
Ça fait que, qu'est-ce que tu fais dans la vie, Mireille ?
Je suis thanatologue.
- Embaumeuse. - Hum ?
Puis, là, t'embaumes qui ?
- T'as pas le droit de le dire, j'imagine ? - Habituellement, non, mais là...
j'embaume ma mère.
O. K.
Je... je comprends que tu puisses trouver ça glauque ou morbide,
puis que présentement, tu te cherches une porte de sortie.
Euh, je me cherche absolument pas de porte de sortie
puis je suis content d'être là.
Toi ?
Moi aussi, je suis contente d'être là.
Mais je vais être encore plus contente quand tu vas me fourrer vraiment fort
en me traitant de petite chienne.
- On y va ? - Hum, hum.
Eh, il est lent !
Il faut tout lui dire !
Il faut lui apprendre comment faire son boulot.
Comme si j'avais que ça à faire, tu sais.
Tu finis ça, tu vas chercher tes affaires
puis on s'en va faire un tour en voiture.
Moi ?
Ouais, toi.
Pour quoi faire ?
Pour te montrer comment vivre.
Ah fuck !
Excuse-moi.
C'est ça, je suis pas habitué avec ce...
Hum, cook... Euh, oui.
O. K. !
Euh, le riz...
Euh, non, mais parce que...
- En fait, je l'ai fait en avance. - O. K.
Puis, j'ai bien fait parce que la première fois, je l'ai raté, ça fait que...
C'est tellement dur à faire, du riz, pour vrai.
Déjà, là, faire deux choses en même temps,
Ça me...
Si ça peut te rassurer, moi, j'ai été élevée avec trois frères.
Avec des gars qui sont pas capables de te répondre
parce qu'ils sont trop concentrés à pisser, là, je...
Je connais.
Je t'écoute !
Juste je... Je t'écoute !
Bon, ça...
Tu viens de...
Excuse !
Tu viens d'emménager, assurément...
- Ouais, c'est un peu...
Non mais ce... c'est normal,
ça prend du temps s'installer, mais tu me disais que tu dors...
chez ton frère ?
C'est... circonstanciel ?
- Euh, circonstanciel, excuse ? - Ouais...
Oui, c'est circonstanciel.
- Ouais... - C'est circonstanciel.
O. K., là, je vais prendre un truc ici, je vais enlever ça pour l'instant.
Ça sent super bon !
Bien, tu veux-tu... En fait...
Je peux peut-être te donner un coup de main avec...
Mettons, toi, tu fais les galettes...
Non, non ! Tu touches à rien, t'es mon invitée.
- T'es sûr ? Parce que... - Ça va bien !
- On est où, bordel ? - Hé, arrête de jurer, O. K. ?
- C'est laid dans ta bouche ! - Pourquoi, parce que je suis une femme ?
Bonsoir, Mme Bolduc. Est-ce que Étienne est là ?
Julien Larouche, ma fille Marie-Soleil.
Je pense qu'ils ont eu un petit accrochage aujourd'hui à l'école.
Tu te souviens pas de moi, hein, Julien ?
Hum, non, non, excusez.
On est allés à l'école ensemble.
Ah oui ? Ah, arrête donc !
En même temps, j'étais pas dans ton année, fait que...
Ah, c'est ça... O. K...
Mais dans mon souvenir...
ça jouait violent, hein, les petit Larouche !
Ta fille a ça dans le sang,
on n'y peut rien.
Mais en ce moment...
- mettons qu'on s'en serait passé. - Oui, tout à fait.
Tout à fait.
Euh, je pense que Marie-Soleil doit des excuses à votre gars,
puis c'est ce qu'on est venus faire.
- Étienne... - Je t'attends dans la voiture
Viens, mon grand.
Alors ?
Tu sais que c'est méchant, les enfants, hein ?
Tu le sais, ça ? T'as déjà entendu ça ?
Je suis pas méchante.
Oui, mais pourquoi tu dis des choses méchantes d'abord ?
Je sais pas, peut-être parce que j'ai ça dans le sang.
Regarde, on sait pas le mal qu'on peut faire quand on est jeune.
On veut faire rire, on...
on veut survivre des fois.
Et pour ça, on sacrifie des affaires, des gens...
Puis ça, ça reste, Marie.
Je sais pas pourquoi j'ai fait ça, O. K. ?
Il est sympa, Étienne, on était proches l'année passée.
Tu peux me pousser au sol, on peut rouler, là.
Honnêtement, ça, c'est à ta discrétion.
Euh, une fois au sol,
je dois te faire face, donc moi couchée sur le dos,
toi par-dessus moi pour que je puisse te regarder.
O. K.
Quand tu me baises, je veux que tu mettes ta main sur ma bouche,
comme si tu voulais m'empêcher de parler.
Inquiète-toi pas pour ma respiration, si jamais je me sens pas bien,
je vais taper trois petits coups sur la commode.
Oublie pas...
- Hé, on arrête de parler ! - Il faut que je sois sur le dos.
On arrête de parler, O. K. ?
C'est super important que je puisse te voir !
Il faut que je puisse te regarder, sinon ça sert à rien !
Bye !
Viens.
Je sais pas pourquoi j'ai fait ça, je sais qu'il méritait pas ça...
Écoute, t'as fait ce qu'il fallait.
Ça fait que, j'ai décidé de me passer du maître de cérémonie.
J'ai pas besoin de ça, là, un grand fatiguant qui présente le monde.
tout le monde se connaît déjà !
Rien qu'avec ça, là...
ça me permet d'économiser...
250 piastres, c'est pas rien !
Même, je vais tout aller dépenser ça chez Manon Fleury !
Tu sais comment j'aime les fleurs !
Au moins deux trois bouquets, là, à gauche, à droite,
pour un 40ᵉ anniversaire...
Julien ?
Julien ?
Allô !
Julien !
Voyons, lui !
Julien ?
Julien !
Là, ça va chauffer, bordel !
Tu vas pas venir nous menacer chez nous, mon salaud !
- Qu'est-ce que tu fais ? Julien, c'est qui ?
Qu'est-ce que tu veux, mon salaud ?
Arrête, c'est dangereux !
C'est quoi, ton putain de problème ?
Allez, viens donc, salopard !
C'est qui, ça ?
On le connaît ?
Faut-il que j'aie peur ?
S'il se réveille pas avant que je parte,
je compte sur toi pour faire le suivi, O. K. ?
Je laisserai pas ça gâcher ma fête, c'est sûr !
Le suivi sur quoi ?
Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
Amène ça ici ! Allez !
- Ça veut dire quoi, le suivi ? - Appeler la police !
Il va peut-être se rappeler de quelque chose,
le visage du gars, sa taille, n'importe quoi.
La police chiera pas loin avec ça, là,
une description de moto noire...
Laisse tomber...
- Eh ! Bonne fête ! - Hum...
Eh... eh, t'éteins ça, tu vas fumer ça dehors s'il te plaît ?
Bien non, c'est moi qui lui ai dit qu'il pouvait, là !
Ça me fait du bien, cette odeur-là à matin.
Bon...
Bon !
Ça, c'est bon...
Ouais, le gars... je l'ai reconnu, hein.
Bien, c'est qui ?
C'est Marant.
- Tu lui dois combien ? - Je sais pas.
Je comprends pas pourquoi il réapparaît aujourd'hui.
Je ne pensais même plus qu'il vivait dans le coin.
C'est sûr que s'il réemménage puis il repart sa petite affaire,
bien, il doit faire sa collecte.
Combien, Julien ?
Je sais pas, Chantal.
2 000 ? 3 000 ?
Regarde, je vais régler ça, là, je vais m'habiller,
je vais aller lui porter, c'est tout.
- Comment tu vas le trouver ? - Je vais m'organiser, O. K. ?
Là, je ne veux plus que tu t'en fasses, c'est ta journée, c'est ta fête.
O. K. !
Je repasserai pas à la maison, je me préparerai là-bas.
- Tu as besoin d'aide ? - Non.
Ça...
- Bye, minou ! - Bye !
- Bien, bonne fête encore... - Oui.
Bien, moi, j'avais tout réglé ça, tes dettes à Marant.
Pas toutes, apparemment.
Eh !
Mimi...
Là, je suis un peu gêné, mais c'est pas toujours de même,
j'ai juste... pas eu le temps dernièrement de...
Eh, Denis, arrête s'il te plaît !
Regarde le bordel dans ma voiture depuis la fenêtre...
tu vas voir que tu ne me dois aucune explication, sérieux !
Tu as un... un sac à recyclage ou à vidange, quelque chose ?
Merci.
C'est bien que tu sois là.
C'est Chantal qui t'a avertie, pour maman ?
Oui.
Putain de bon timing, et timing de merde aussi.
Tu lui aurais parlé si t'étais arrivée deux heures avant.
En même temps...
elle faisait peur à voir, elle avait perdu la boule, elle délirait.
Mon pote Jean, qui supervise le chantier...
il était là ce jour-là.
C'est lui qui m'a dit que le notaire était passé.
Elle avait besoin de le voir,
puis ça urgeait vraiment,
puis vite, vite, il fallait qu'elle lui parle...
Enfin...
Comme si...
je sais pas.
Comme s'il s'était passé un truc.
Comme si quelqu'un l'avait... Tu sais ?
... visitée, appelée.
J'ai rien fait.
Je veux dire, on n'a rien fait pour mériter ça.
Hein ?
Anyway !
On va finir par comprendre mais qu'on sache qui a hérité.
Ouais...
Les filles arrivent à quelle heure ?
7 h 15.
Ça... ça nous laisse le temps.
On commence par quoi ?
Ouvrir les fenêtres.
Bien voyons, bordel !
Bonne fête, Chantal !
♪♪ Un regard et tout a changé ♪
♪ Je suis tombée en amour ♪
- As-tu... - Oui, oui, c'est réglé.
- As-tu... - C'est réglé !
- ♪ Qui m'habite nuit et jour ♪
♪ Plus de remise en question ♪ - Oh non !
- ♪ Frôlent la décence toi et moi et cetera ♪
♪ Attention, le feu C'est chaud c'est dangereux ♪
♪ Ce soir je veux faire avec toi et cetera ♪
- Bonne fête, Chantal ! - Ah ! Mireille !
Ah, merci !
♪ Se rassemblent et s'assemblent ♪
Assis-toi !
♪ Plus de remise en question ♪
♪ J'ai plus envie de suivre les indications ♪
C'est non !
- ♪ Plus envie de faire comme il se doit ♪
♪ C'est terminé, c'est décidé ♪
♪ Je fonce droit sur toi ♪
♪ Baby, quand tu danses les chose que je pense ♪
♪ Frôlent la décence ♪
♪ Toi et moi et cetera ♪♪
- Vodka ! - C'est... Vodka... Ah !
Les gens tripent, hein ?
Ah oui, ah non, je suis bien contente.
Eh, tout le monde est venu !
Bien, pas tout le monde, là, mais ceux qui sont pas venus, écoute...
Eh, Bozo ! C'est moi la fêtée ! - Oui, je sais.
- Vodka canneberge. - J'apporte ça.
Méchante semaine, hein ?
Mais...
Je me suis dit qu'un peu de fête, dans tout ce...
ce drame-là...
le timing est so-so, mais...
J'aimais beaucoup Mado, Mireille.
Merci.
- T'as bien fait. - Oui ?
- Ça fait du bien. - Oui ?
Merci.
Bon ! J'y vais !
Forever 25 !
C'est pas parce que c'est mon surprise
que j'ai pas une petite surprise pour vous autres !
Elle est pour toi, celle-là, Mado.
Un petit peu pour toi, Julien.
♪♪ C'est comme une machine à fond de train ♪
♪ Une locomotive qui foncerait sans fin ♪
♪ Des coups, des secousses ♪
♪ Ah, je ne m'habitue pas ♪
♪ Qui conduit, qui pousse ♪
♪ Ce train, qui sait où il va ?
♪ J'ai mal à la tête, j'ai mal au cœur ♪
♪ J'aimerais qu'on arrête, appelez-moi le contrôleur ♪
♪ Je veux qu'on m'explique ♪
♪ Je veux quelqu'un ♪
♪ En cas de panique c'est écrit là ♪
♪ Oh, oh, tirez sur le frein à main ♪
♪ Toi, qu'est-ce que tu fous là ? ♪
♪ Sur ton sofa ♪
♪ À côté de moi ♪
♪ Tu vois pas que je crève ? ♪
♪ Que je suis vidée ♪
♪ Que j'ai plus de sève ♪
♪ Que je vais lâcher ♪
♪ Regarde-moi ♪
♪ Dis-moi des mots tendres ♪
♪ Ces mots tout bas ♪
♪ Fais-moi redescendre ♪
♪ Loin de tout, loin de tout ça ♪
♪ Je veux, je commande ♪
Elle fait pas ça à la maison !
- ♪ J'ai besoin de tes yeux ♪
♪ C'est le miroir où j'existe ♪
♪ Sans eux, je ne me vois pas ♪
♪ Regarde-moi ♪♪
- Ah ! - Je t'entends !
Je ne fume plus, j'en ai piqué une à quelqu'un à l'intérieur.
Tu me dénonceras pas à Chantal, toujours ?
Bien oui...
Dans notre histoire, jusqu'à maintenant, ça a toujours été moi qui te dénonce.
Commence pas, Mireille.
J'ai pas envie de jouer, je te le dis tout de suite.
- Mireille ! - Non !
- Bien oui ! - C'est vrai, pareil !
- J'en reviens pas ! - Quoi, ça ?
Tu vieillis pas, bordel ! T'es faite de quoi, toi !
Bof, écoutez, j'ai pas... Aïe !
Voyons, que c'est ça ?
Putain, tu t'es pas loupée !
Mireille, le karaoké puis toi, ça fait deux,
ou bien ils ont mis un truc dans mon Perrier ?
- Non, c'est ça... j'aime mieux pas... - Viens, ma copine !
Tu feras comme nous autres !
Eh !
Eh, toi !
- Chantal ! - Attends, Chantal ! Chantal !
- Tu me fais pas peur ! - Chantal !
Non, Denis ! J'ai pas besoin de toi ! Je suis une grande fille !
À un moment donné, là, j'en ai jusque-là !
C'est quoi, ton putain de problème, hein ?
Je te parle !
Qu'est-ce que tu veux ?
- Mes sympathies, Chantal... - Qu'est-ce qui se passe ?
À toi, ta famille.
En passant, c'est moi qui ai hérité de Mado Larouche.
Si tu comprends pas,
tu demanderas à Julien de t'expliquer ça...
Ah, bonne fête, en passant.
C'est qui, cet abruti-là ?
Pete Marant ?
C'est pas Pete Marant du tout.
C'est Laurier Gaudreault.
Ah, t'es là ! Tu viens, c'est ta chanson !
Ouais !
Ah oui, puis...
c'est lui qui a hérité.
Je suis là !
Adaptaté du français canadien et synchronisé par eMartini
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