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Original subtitles

...

Musique douce

...

-Elle a des brillants or et argent.

Et un saphir de 20 carats.

-1920-1930.

Je peux la conserver ?

-Mon mari l'ignore mais c'est à moi.

-Bien sûr.

-Merci.

-J'ai plaisir à vous voir.

-Je vous retarde ?

-Non, rappelez à votre retour.

-Je rappellerai.

-Au revoir. -Au revoir.

-Fin de journée.

Il me raconte sa vie.

Je veux plus le revoir.

-M. Malivert, merci encore.

-Votre frère veut vous voir.

-Oui.

Portez ça au coffre.

-Encore un rendez-vous, Florent ?

-Il s'est confié à moi.

Elle l'attend au café.

-Tu la présentes ?

-Plus tard.

-Une rousse. -Tu le sais ?

-Je devine !

Allez, on y va !

Je les ai vus l'autre soir.

-A l'atelier, c'est bloqué.

-Le fax était pas très aimable.

-Que vas-tu mettre là ?

-Notre 6 carats 28 pur, le client l'a accepté.

-Et autour de la pierre ?

-Des saphirs, on n'en a plus.

-Tu le savais ?

-J'ai en confié un cachemire, cher.

-Un ?

-Mais... -Oui.

-Faut les payer demain.

-Alors, paye.

-Quand vas-tu à Londres ?

-Dans deux jours.

-Nathalie ?

Vous faites la vente à Singapour. -Oui.

Merci.

-Allez voir la vieille ville chinoise.

-Je sais pas si

j'aurai le temps.

-Prenez-le.

On ira au coffre demain, après on déjeunera.

-Oui.

Klaxon

Oh non, vas-y !

-Il n'y a pas de taxi. -Je marcherai.

-Ça t'engage pas.

-Je peux pas dîner, j'aurais appelé.

-J'ai bien fait de venir.

Attends, t'as...

-Allez, roule.

-Quand voyez-vous le docteur ?

-Plus tard.

Il déjeune à la Tête Noire.

-Faites un tour dans le parc.

-Non.

-Vous allez où ?

-Dans ma chambre.

Conversations

Musique douce ...

...

Bruit de pas

-Qu'y a-t-il,

Mme Malivert ?

-Rien.

La vieille peau dans ma chambre

va s'incruster longtemps?

-Quelque chose ne va pas ?

-J'ai changé de chambre. -On savait pas que vous reveniez.

-Moi non plus.

(anglais) -C'était réglé avant votre appel.

-C'est plus teinté.

De 2% de plus.

-De vieux amis comme nous ne discutent pas

sur la valeur des bruts.

-On voulait plus de variétés de choix.

-On n'a plus que ça.

-On rend ces trois-là.

T'es d'accord ?

A tout à l'heure.

-Suivez-moi.

After you.

Excuse me!

-Je vais voir M. Makos.

-Il n'est pas là.

-Je reviens.

Christopher !

-Bonjour, Vincent.

-Déjeune avec moi.

-Ah...

Là, c'est difficile.

-Excuse me.

-In my office.

-J'essaie de te joindre depuis 2 jours.

-Je sais.

Entre.

-M. Malivert, nous vous attendions, entrez.

Et votre ville ?

-Elle survit.

-Vincent.

-Henry.

-L'offre vous a plu ?

-Yeah.

-Votre dernière visite date de... ?

-Euh... de 93, je crois.

-Vous êtes venu pour ça ?

Vous achetez ailleurs ?

-A la Bourse d'Anvers.

-Uniquement ?

Nous suivons les mouvements de votre maison.

Mais vous abusez du prestige de votre nom.

-Une fois à Tel-Aviv.

Mais pas pour moi.

Tu étais là.

-Vous avez eu d'autres contacts.

Vous avez quelque chose à nous dire ?

-Some coffee?

-Yeah... no, no.

Je veux voir M. Wajman.

-Il est absent.

-J'ai cru le voir... -Non.

On vous emmène déjeuner ?

-Non, merci.

-On se reverra.

-Wajman ne veut pas me voir.

-Des pierres ont été volées.

Elles auraient transité par toi.

Comment tu as pu faire ça ?

La porte s'ouvre et se ferme.

Sonnerie de téléphone Pleurs

... ...

-Oui, bonjour monsieur.

Elle dort là... Oui.

Elle peut sortir ce soir.

Au revoir.

Tressaillement

La porte se ferme.

Elle soupire.

-Marianne.

Musique espagnole

Marianne !

...

Qu'on soit pas en retard !

-L'assureur de la maison de Biarritz :

un type d'une mauvaise foi.

Un arbre fout en l'air toute

la toiture et il parle de tuiles cassées.

On s'est engueulés, ça va mieux.

-Ça, ça va ?

-Oui.

...

On sera combien ?

-Six, huit, je ne sais plus.

Ça te fatiguera pas ?

-Non. -Tu es sûre ?

-C'est toi qui y tenais.

Qui il y a ?

-Des clients, Meneguez, un avocat...

Des gens qui représentent des absents.

Tout ça finira vite, ça se couche tôt.

-Aide-moi.

-J'ai parlé à ton moniteur.

Tu peux reprendre la piscine.

J'appelle plus.

-Hum !

Vincent, on va faire autrement.

Vincent ?

Tu dois contrôler mon emploi du temps.

Et moi, je...

J'ai l'impression d'être suivie.

-Viens voir ces pierres.

C'est un D ou un E, pur sans doute.

Les deux-là sont du même brut, russe.

Regarde.

Magnifique, la taille est parfaite.

-Taille brillant, 57 facettes.

-Bien !

Et celle-là ?

-C'est un confié ?

-C'est à nous. Elles restent ici.

-Tu les as par qui ?

-Un D ou un E ?

-Je ne sais pas.

J'ai oublié tout ça.

Celle qui dit être ta cousine.

Elle jette les infirmières.

Elle me poursuit :

"Vous ne me croyez pas".

Elle sort une généalogie.

Elle met des mots sous ma porte, elle...

-Les pierres sont là.

-T'as pas fait attention l'autre jour.

Non, t'as pas fait attention.

-Combien de nuits as-tu passées

ici depuis janvier ?

-Trente.

-Dix-sept.

-Y a pas de demandes sur ces pierres.

Alors un taux de plus de 7% !

Avec l'histoire de Carillo...

-Je ne vois pas le prix.

-Un grand marchand.

Comment a-t-il pu faire cette faute ?

-Il y avait eu 36 courtiers.

Plus... -Et un classement modifié.

-Ça s'est pas passé comme ça.

Avec la paire d'émeraudes,

Carillo a fait une bague.

Il l'a mise en vente à la foire de Hong-Kong.

Mais le type qui le filait,

qui travaille pour Berberian,

joue au client et...

admire l'émeraude.

Il lui dit qu'il cherche plutôt

une paire.

Continuez.

-Oui, il dit :

"J'ai une plus belle."

Il sort l'autre de sa poche.

Il était fait.

-Comment a-t-il pu se faire avoir ?

-La vanité : c'est la clé de ce métier.

Musique intrigante

...

Conversations

...

-Hum...

Elle marmonne.

Oh, je...

...

Hum...

Ah ! Vincent !

-Pas les fonds de verres.

Si tu veux boire, bois.

-Non, non, non.

Vincent...

Hum...

Oh, sur les chevilles...

Excuse-moi.

Marianne.

Tu m'entends ?

Non mais dors...

J'ai fait des erreurs mais là

je veux plus me défendre.

Je suis seul.

Toi, tu n'as pas peur puisque tu es malade.

Tu n'as pas d'effort à faire.

Tu peux tomber comme une loque.

On te ramasse, on te lave.

On te couche.

Il soupire.

Je t'ai donné quoi ?

De l'argent.

Marianne.

-Hum...

-Qu'est-ce que tu vas faire sans moi ?

-Prends 800F pour le téléphone.

-Je cherche un coupe-ongles.

Je t'ai mis le réveil à 9h.

-Arrête.

-Odalisque.

-Tu vas être en retard.

-Non, je te dis.

-Un synthé. -On avait un mois.

-Chaîne hi-fi modèle... Le modèle !

-Tu dis rien et mon père paye.

-Une table de style...

-Minute. -Campagnard.

Demande la 1re sommation.

-Je l'ignorais.

-T'ouvres pas le courrier.

C'est même pas des huissiers !

-On est mandés.

Vous ne payez rien depuis 18 mois.

-C'est de l'intimidation.

Lamentable.

-Oui, Maître.

-T'es con, toi.

2 chauffeuses, un panneau océanien.

Nouvelle Guinée ?

-Je t'emmerde.

-Ça va comme ça.

-Dans la cuisine ? -Pas saisissable.

*-Nord à ouest Portugal, vent de sud-ouest,

*5 à 6 tournant nord-ouest, puis fraîchissant.

La voiture klaxonne.

Le camion klaxonne.

*Vent secteur nord-ouest.

*De la pluie.

*2 et 4, un vent de nord-ouest.

*D'ouest à l'est tournant la nuit sud-ouest.

-Oui.

Oui, c'est arrivé hier.

Bon et toi, comment ça va ?

Le temps à Zurich ?

-Beau et froid.

A Schiemsee, au-dessus du lac.

On y a déjeuné une fois, en terrasse.

Oui, il avait des amis ici.

C'est brutal.

Vous avez mis le rideau de fer ?

Je t'embrasse...

Enfin je te rappelle.

-On part ce soir à Paris ?

Non, tu te débrouilleras tout seul.

-Au collège Sainte-Croix,

dans la classe de philosophie,

nous parlions de Dieu.

Avec le sérieux et la naïveté de cet âge-là.

Il était réservé, froid, disait-on.

C'était nécessaire dans son métier.

Dans lequel il excellait.

Sa famille, ses amis,

nous le connaissions,

lui et son inquiétude.

Vincent ne parlera plus.

Il nous laisse, effrayés

par le passage qu'il a accompli.

Je lis des

lignes de Saint-Augustin

Petit cri

qu'il avait soulignées.

Petite voix

"Quand la mort brisera vos liens,

"comme elle a brisé les miens,

"quand votre âme ira dans le Ciel après moi

"ce jour-là, vous reverrez celui qui vous

"aime encore

"et retrouverez son cœur

"et sa tendresse."

Orgue

...

-Lève-toi.

-Quoi ?

-On se voit au cimetière.

Les cousins sont devant, j'y vais.

-Eric ! -J'arrive !

Suivez la voiture de tête. -Oui.

Musique mélancolique

...

-A gauche.

Je rentre.

-Tu vas pas à Singapour ?

-Non, ils ont annulé.

On ignore ce qui va arriver.

On attend.

-C'est lui qui conduisait ?

-Il a décommandé le chauffeur 2h avant.

-Et on dit quoi ?

-Qu'il a dérapé... un camion.

-Il était fatigué ?

-Il parlait peu de lui.

Mais oui, peut-être.

-Tu es triste ?

-Il m'a appris beaucoup de choses.

-Une enfant de la maison. -Oui.

-Si la maison brûle...

-Tu rentres quand à Zurich ?

-Dans 3 jours.

On a 3 jours.

Que faire pour te distraire ?

-J'ai vu sa femme à l'enterrement.

Elle n'était pas au cimetière.

On a dû la ramener à la clinique.

Elle y habite presque.

-On m'a dit.

-On la sort pour les occasions.

La réunion du personnel, à Noël...

Elle était là dans sa voiture.

Ça faisait peur.

-Qu'y avait-il dans le paquet ?

-Les objets de votre mari dans l'auto.

Une montre.

Des cartes de restaurant.

Un revolver pas chargé.

Je vous débarrasse ?

-Non.

-Je vois votre beau-frère, je rentre dans 2 h.

Ne sortez pas.

-Laissez-moi les clés.

J'aime pas être enfermée.

Je peux avoir sa montre ?

-Y a votre photo aussi.

Musique douce

...

La porte se ferme.

-C'était où, ça ?

En Espagne...

Mais c'est pas moi, ça.

-Ça ne vous ennuie pas de faire ça ?

-Pas du tout, j'adore ça.

Bon, M. Meyer...

Où sont les meubles à inventorier ?

Vous avez reçu une sommation.

Là, qu'est-ce qu'y a ?

Vous avez passé votre licence

à la faculté de Toulouse.

10 rue des Lois en 76, si je ne me trompe ?

En France,

votre père a acheté un bien.

Il a emprunté aux banques.

Vous avez pu l'aider mais ça devient difficile.

Je ne suis pas M. Meyer.

Vous voyez une femme ambitieuse.

Forcément,

elle a rencontré quelqu'un de douteux.

Vous avez des dettes.

Mes employeurs s'intéressent à vous.

Qui sait ?

On peut vous aider.

Vous connaissez la maison Malivert ?

-Elle a pris à boire ? -Non.

-Mes condoléances, madame.

Je le mets sur le compte.

-Au revoir. -Au revoir.

-Vous cherchez qui ? Y a les initiales là.

-Vincent Malivert.

-Deuxième gauche.

(anglais) -Second, merci.

-Il n'est pas là. J'habite ici.

Vous êtes sa femme ?

-Oui, on s'est déjà rencontré ?

-Faut que je voie Vincent très vite.

J'ai changé d'adresse. Mon fils !

Qu'il m'appelle ce soir.

Il est pas venu au rendez-vous.

-Quand ?

When?

-Mardi.

-Mardi ? Il était mort.

-Mort ?

-Mme Malivert !

J'ignorais que vous sortiez.

-Mais je suis là.

-Montez !

-Non mais attendez je...

-Que faites-vous ? La porte se ferme.

-Je suis là, je vous dis.

J'ai acheté un camembert.

Juste un camembert...

Vous allez vous régaler.

Musique douce

...

Ah, la vache !

...

Oh !

...

Bonjour !

-Bonjour, madame.

-Avant vous étiez deux ? -Oui.

-Mais le rendez-vous est à 3h.

-Je suis en avance.

-On devait aller te chercher.

Fallait pas venir seule.

-Ça fait rien.

Je vais monter.

-Excusez-moi.

Un objet en serti invisible.

-Bonjour. -Bonjour, Louise.

-Asseyez-vous. -Non merci.

-Je reste avec vous ? -Non.

-Je suis dans mon bureau.

On signe le compromis au 2e étage.

(anglais) -Pour votre information.

La lettre montre les problèmes financiers de la société.

-Vu le prestige du nom

et les potentialités sur le marché,

l'offre nous paraît très satisfaisante.

-Il fait chaud ?

-Les actionnaires

cèdent le nom et ne l'utiliseront plus.

M. Eric Malivert reste directeur artistique

des nouveautés

et sera au conseil de surveillance.

-Pardonnez-moi.

-Louise vous donne ça.

-Voici l'état des stocks.

-Il est certifié ? -Non.

-On peut fermer le volet ?

-Nathalie, s'il vous plaît.

Musique dramatique

...

-Sans opposition des actionnaires,

l'opération sera effective dans deux mois.

Ceci n'est qu'une lettre d'intention.

Vous en avez pris connaissance.

-J'y vais.

-Tu dois parapher.

-J'ai besoin de réfléchir.

-Marianne ! -Non !

-Vous avez peur ?

-Non, je vous connais pas.

-Là, j'ai laissé un bijou aux clients.

-Vous le vendrez ?

-Ils discutent, des Coréens...

-C'est quoi ?

-Une bague, une grosse pierre.

Monture banale mais belle pierre.

22 carats.

Bon, faut que je m'en aille.

-Combien un carat ?

50 000 dollars ?

-A la tête

du client.

-Surtout l'Asie ?

-L'Asie, Hong-Kong, Taiwan, les capitalistes chinois.

Et le Golfe.

-Ils attendent. -Vos Coréens ?

Je connais Séoul.

J'y étais avec Vincent.

-Dernièrement, je le voyais peu.

-Il vous aimait beaucoup.

-Il vous l'a dit ? -Non.

Souvent avec un chignon ?

-Au travail.

-Je joue pas l'épouse délaissée.

Je n'en suis plus là.

Seulement, il est mort.

-Faut que je m'en aille.

-C'est trop tard, on se demande ce qu'on n'a pas

su entendre ou faire.

Il vous a parlé

d'un problème qu'il avait ?

-Non.

-Tiens.

T'en as plus.

Madame.

-Vous ne savez pas.

-Non.

-Allez-y, on se reverra.

-Au revoir.

Des allumettes !

-Qui est-ce ?

-T'occupe !

S'il vous plaît !

-T'as raté une vente ?

-T'as perdu aux courses ? -D'une tête.

-Que fais-tu là ?

-Je viens. -Non !

-Nathalie !

-Je t'ai dit non !

J'en ai marre de te voir ici !

-Parlez-moi ou je serai ridicule.

C'est rien, je l'ai connue enfant.

Vous reprenez un café ?

Vous avez un alcool blanc ?

-Poire... -Ben oui, poire.

-Oui, un café.

-Oui.

-Je viens ici.

Y en a 2 ou 3 qui sont bien.

-Je vais prendre un taxi

ou marcher.

-Je sais plus où j'ai garé ma voiture.

-On vous cherche partout.

Allez, venez, venez !

Vous venez ?

-Au revoir.

-M. Malivert !

-Le mot faillite te fait pas peur ?

Tu savais pas ?

Vincent te protégeait

ou te parlait pas.

On n'a plus de cash.

La Place le saura.

C'est une sécurité pour toi.

Tu auras de l'argent.

Tu vivras comme tu veux.

S'ils nous lâchent, t'auras quoi ?

Trois roupies.

-Ça m'a paru impossible de signer.

-Décidons que tu es malade car tu l'es.

Tu seras sous tutelle avec une pension.

-C'est toi qui me la donneras ?

Combien ?

-Fais l'idiote.

-Je reprends mon métier.

-Quel métier ?

-J'ai mes listes de clients.

-Quelles listes ? De qui tu parles ?

Tes vieilles adresses ?

Tes clients sont morts ou ruinés !

Faut avoir des choses à vendre.

En stock,

on n'a plus rien.

-Pas le stock.

-T'as quelque chose à vendre ?

Qu'est-ce que tu veux ?

-Que tu la vires sinon c'est moi qui le fais.

Vous êtes dévouée, vous aurez votre

recommandation. -Marianne !

-On se connaît ?

-Janos !

-Y a tout le confort ici, mieux

qu'à l'hôtel.

-Tu l'as vue où ? -Dans le métro.

Je te ressers ? -Non.

-Elle a eu peur.

-T'aurais pas dû te montrer.

-Je te trouvais plus !

-Me surveille pas.

-Vaut mieux que ce soit moi.

Si les communistes...

Enfin, leurs sondages sont nuls.

Ils t'aiment plus.

Alors, qu'on en finisse !

T'as trop de classe pour eux.

Réveil vocal *-"Il est maintenant 21h30."

-Tu es belle.

Tu connais ma nièce.

-Bonsoir. -Bonsoir.

-Je descends à la 510. -Oui.

Elle parle en arabe.

Je te fais veiller tard.

Alors, tu reprends le métier ?

Oh !

Ah, magnifique... magnifique !

Faut travailler. Faut réagir.

Il y a une leçon dans le malheur.

-Mariée combien de temps ? -18 ans.

-Oui.

Une taille idéale.

pour un pendentif. -Oui.

En arabe

-Dis pas le prix.

Ne me tente pas.

Combien de carats ?

-Six et douze.

-Dis-moi...

Non, non, ne me dis pas.

Mon frère m'aide chaque mois.

Il donne 25 000F suisses.

J'aimerais...

Mais je suis fauchée...

J'en parle autour de moi ?

-Oui si tu veux, discrètement.

-Bien sûr !

Tu sais...

L'homme avec qui tu étais quand je t'ai connue.

J'en parle pas : il t'a fait du mal.

Je l'ai croisé.

il y a 2 ans, à Montana.

Avec tout ce que

je dois payer ici.

Le garde du corps...

Ma nièce est enceinte.

Je dois la marier.

Tu es comme moi, tu n'as jamais eu d'enfant.

Dans mon pays,

une femme sans enfant est un monstre.

Télévision

-Je te laisse ça.

-C'est gentil.

Mange quelque chose.

-Non, non.

-Qu'est-ce que la veuve te voulait ?

-Rien.

-Belle femme.

Ton genre un peu.

-Allez.

Elle était courtière avant de...

-Elle avait sa place. -Ouais.

-Je buvais pas. -Si, avant de plaider.

-Que voulait-elle ?

Évite leurs histoires d'argent.

-J'ai pas à lui donner mes infos.

-T'as raison.

Garde tes secrets.

T'as trouvé quoi ?

-Un 2 pièces pas mal, clair.

-Tu vivras seule ?

-Oui.

-Baise à l'hôtel : pas de routine.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Laisse-moi deviner.

Il a 25 ans, il est honnête.

Il vend des frites.

-Je le prends !

-Bravo s'il contribue à ton ascension.

-Avant t'étais pas amer.

-Et ouais, ça m'a rattrapé.

Bon !

C'est fini maintenant !

Ça, oui ou non !

-A ton travail, ils t'ont pas vu

depuis 5 jours. Que vas-tu faire ?

La porte se ferme.

-On va y arriver, hein ?

Ah là, ça marche.

On fait un essai.

Touche rouge.

J'appelle votre femme ? Vous en avez ?

-Non. Plus. Merci.

-C'est une ligne professionnelle.

On peut avoir une demie ?

-Débarrasse à gauche !

-Vous appellerez ce numéro.

Demandez-moi entre 16 et 18h.

-Après la sieste.

-Je dois vous laisser.

-Le grand chef ? -Pas tout à fait.

-Nappes sur monte-charge !

-Une bière en terrasse !

-Merci.

-Je reste à Paris, je vous attends.

Je me fous de la faillite de la joaillerie !

Y avait un accord entre nous, vous le respectez pas !

M. Malivert,

votre frère est mort,

mais vous, vous êtes vivant.

Que faisait-il

à Londres ?

Pour parler à qui ?

Il vous l'a pas dit !

Qui a fait la taille ?

Qui ?

Samy Balin.

Il est encore à Paris ?

Ça non plus vous savez pas !

Et dans son coffre ?

Non, chez lui !

Et sa femme ?

Oui, vous me l'avez dit.

Elle connaît les pierres.

Mieux que vous !

Si on ne les retrouve pas,

c'est vous qui êtes exposé.

Qui vous dit que j'ai du temps ?

Tu t'es baignée ?

Elle ouvre un tiroir.

-Je t'entends crier pour la 1re fois.

C'est surchauffé ici.

Le numéro du room service ?

-Viens.

-On va chez moi.

T'es comme un client ici.

-Comment vous avez eu mon téléphone ?

-Par M. Fitzpatrick

à Houston.

-Il l'a eu comment ? -Je sais pas.

Une amie...

-M. Fitzpatrick n'est pas là ?

-Non.

Je suis son fondé de pouvoir.

Je travaille pour lui.

-Je vous connais pas. -Philippe Terence.

Je ne reste pas très longtemps.

-Vous habitez l'hôtel ?

-Depuis 2 jours, pourquoi ?

-Comme ça.

-Quand vous voudrez.

Y en a cinq, c'est ça ?

-Non, trois.

-Peut-être...

-On se met où ?

-A la fenêtre ou sur la table.

-Vous avez une loupe ? -Oui.

Un instant.

-Oui.

(anglais) F-I-T-Z...

Non, Z comme zoo.

Fitzpatrick.

Passez-le-moi !

Oui, j'attends.

-Passez-le-moi.

-Je passe plus tard.

-Un thé, s'il vous plaît ! -Faites le 9.

Je demande au garçon d'étage.

-Il n'est pas là mais j'ai l'accord.

On boit quelque chose ?

-Quelles pierres voulez-vous ?

-Les trois.

-Vous les avez à peine regardées.

-Fêtons ça.

-Non, merci.

-C'est un 1er contact, rappelez-moi.

Je n'ai pas les certificats.

-Je crois en votre maison.

-La maison ?

-Vous vendez pour Malivert.

-Vous avez appelé un numéro personnel.

-Mais je croyais que...

-Qui a parlé de la maison ?

-Elle vend pas de pierres.

-Alors je peux faire un chèque à vous.

Je reste pas. -Non, je verrai

M. Fitzpatrick.

-J'ai confiance.

-La confiance se construit.

-J'ai appelé Houston.

-Je vous ai rien promis.

-Un caprice ! -Qui ?

-Pas professionnel ! -Mais...

Donnez ! La porte s'ouvre.

-Monsieur !

Merci.

-Monsieur !

Le minibar ne marche pas.

-Non, il fonctionne.

Attendez !

Je sors avec vous.

Musique intrigante

...

Rire d'une femme

What language

do you want us to speak?

Dialogue en hindi et en anglais

... ...

...

-Vous aimez beaucoup ce quartier.

-Les façades mais je rentre pas.

-Elle est là. -Je sais.

Klaxon

-La guimbarde gêne ! -Oui.

-Dégagez ! -J'arrive.

-Vous attendez ?

Klaxon

-Je lui fais une blague.

-S'il vous plaît.

-Restez pas ici. -J'arrive.

-Je prends un taxi.

-Vous allez où ?

Conversation en yiddish

-Please.

...

-Je vous reconnais M. Balin.

Je n'étais pas bien dimanche.

On s'est vus avec Vincent

à New York, en 78-79.

A côté de votre bureau, y avait

un magasin de peaux.

J'y ai acheté mes gants.

(anglais) -On sait que vous êtes là ?

Votre beau-frère...

Il paraît qu'il me cherche.

Je ne l'aime pas.

Conversation en yiddish

...

Vincent était un ami.

Il m'a aidé dans un moment difficile

Ça ne s'oublie pas.

Il avait ces qualités-là.

et ses défauts aussi.

Il a fait son choix.

-Vous avez taillé ses pierres.

Elles venaient d'où ?

C'était pour qui ?

-Non.

Les bruts viennent de Russie.

Des Mines de Yacouri. De grosses pierres.

-Vous connaissez le client ? -Non.

-C'est compliqué à l'Est.

La mafia

est partout.

Londres ne peut pas tout contrôler.

Ces pierres, vous ne voulez pas les vendre.

N'est-ce pas ?

-Si, je le veux.

Pas sur la Place !

Trop de risques.

Pour nous tous.

Bientôt il taillera mieux que moi...

Une de celles que m'a confiées Vincent.

La dernière, la plus petite.

Yes.

Je me souviens de vous avec Vincent dans le magasin.

Vous connaissiez le métier.

Vous posiez plein de questions.

Est-ce que vous l'avez aimé ?

Un peu...

Elle est à vous, je la taillerai pas, je pars.

-Gardez-la.

-Alors pas comme un salaire...

Comme souvenir.

-Vous m'avez laissé dans des cafés

boire avec des hommes.

Je vous ai cherchée partout.

Vous vous cachiez dans cette caserne.

J'ai emprunté dans la caisse du cabinet.

J'imitais les signatures.

Ils m'ont viré, je le comprends

mais ils m'ont fait suspendre 6 mois.

-C'est pas beaucoup. -Non.

Le fils d'un ami était mon filleul.

Il a plus voulu

me revoir.

-C'est triste.

-Si je la raconte autrement, on rit.

-Alors on devient huissier comme ça.

-Récupérateur, pas huissier. -Récupérateur.

-Buvez un peu.

-Je sais pas boire un peu.

-Vous allez rester ici ?

-C'est sinistre ? -Non, on doit

se perdre un peu.

-Y a des gens qui ont la conscience tranquille ?

-Pourquoi ?

Je sais pas... oui.

C'est une chose

qui vous quitte assez tôt.

-Vous connaissez ?

-Oui, j'en ai saisi un lot.

-Y a des fruits en boîte dans le placard.

Vous connaissiez Nathalie ?

Non, le deuxième.

-Plus tard.

Elle était très jeune.

Elle étudiait la gemmologie.

Très sérieuse.

Je tirais de bonnes cartes.

J'ai suivi les étapes de son...

-Elle est avec qui ?

-Un homme. -Oui ça...

-Un homme riche.

Mais elle est pas que ça.

Je sais où elle a peur.

-Qui vous dit qu'elle a peur ?

Je crois savoir ce qu'elle sent.

J'ai un peu vécu ça mais

j'étais plus manipulée.

Enfin, je le voulais bien.

Vous pensez pouvoir la "récupérer" ?

-La surprendre.

Ouais.

Il a pas plu !

Sonnette

-Je t'attendais plus tôt.

-Bonsoir, Marianne.

-Fouille-moi !

Elle rit.

T'avais un dîner ?

-Non, j'étais au bureau.

Je travaille.

Enfin, j'essaie... Je colmate.

Elle rit.

Alors tu as...

-A peine.

Tu veux un verre ? -Non.

Tu m'as pas tout dit. -Je te dis rien.

Tu veux qu'on parle du Ritz ?

Aujourd'hui, j'y ai vu un type.

Très blond, très con.

Tu as gardé sa chambre ?

Petite chambre.

-Oui, je me restreins.

-Je prendrais un figurant en costume

au sérieux ?

-Tu veux de l'argent ? -Voilà.

-Tu l'aimes, l'argent.

T'as pas épousé un pauvre. Ton naufrage

coûte cher.

Soûle ou sobre, écoute-moi.

Écoute-moi. -Lâche-moi.

-Je fouillerai pas chez toi.

Rends les pierres.

Elles sont pas à nous.

-C'est toi qui les cherches.

Qui te les réclame ?

-Qui ?

Pas une personne, peu importe qui !

-T'as peur ?

-Tu n'as pas bu.

-Pas ça.

-C'est plus grave que tu le crois.

Vincent a pris un engagement.

-Parle pas de lui.

Il t'a rien dit.

Même pas pour la taille. -Il s'est perdu.

Il a voulu naviguer seul.

On avait pris des accords.

-Ah, "vous".

-Oui, comme ça arrive !

Avec des gens que tu connais pas.

Qui s'infiltrent quand ça va mal.

Puis le remords, je sais pas.

Il s'est dérobé, ça l'a tué.

-Ces pierres appartiennent à ces gens.

Présente-les-moi.

Il soupire.

-Que veux-tu te prouver ?

Une porte se ferme.

T'es pas seule ?

-Jean-Pierre, vous partez ?

-J'ai mangé le dessert.

-Ça va ? -Oui.

-Je vous appelle.

Haut-parleur de la gare

...

-Shalom.

-Tu m'as reconnu ?

J'ai ma voiture.

-Comment va ta famille ? -Bien.

-J'ai mon fils à Cambridge.

T'aurais pu manger chez moi.

Mais tu m'aurais vu en patriarche.

Voilà.

-Pas venue à Anvers

depuis longtemps ?

-Je venais trois fois par mois.

-Peu de femmes entraient à la Bourse.

-Une vendeuse redoutable.

On disait non.

Elle sortait et revenait par la fenêtre.

J'ai acheté ce costume hier. Qu'en dis-tu ?

-Il est bien.

-Il me serre un peu.

Je me souviens de ta robe rouge

fendue.

-Pour toi, j'avais l'air d'une pute.

-J'étais puritain.

-Tu les as pas

toutes vues !

-Trop gros

pour moi. -Quoi ?

Les certificats... -Non.

-Ça se fabrique. -Non.

-Tu me diras pas... -Ces pierres

ont été volées.

-Oui, peut-être...

Je sais qui les a taillées.

-Le brut a été volé. -Et alors ?

Ça t'a pas toujours fait peur ?

-Si t'as besoin d'argent... -Non !

Volées à qui ?

-Londres, oui la De Beers.

-Et alors ?

On les réclame à Paris, tu sais qui ?

-Une mafia

russe infréquentable.

Marianne.

Rends-les

ou jette-les mais ici personne

les achètera. -On verra !

-Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Où tu vas ?

-Je vais trouver un client.

-Marianne !

Marianne !

(anglais) -Bonjour.

-Good morning!

-Vous achetez ?

-Non, je vends.

-C'est intéressant.

Je peux voir ?

Celui-là pèse combien ? -5 carats 70.

-Y a quelque chose pour toi. -Où ?

-Bonjour. -Bonjour.

-Qui vous a introduit ici ?

Quel est votre courtier ?

-Charlie Rosen.

-Je connais.

-We'd better check before buying.

-Paul, laissez-nous un moment.

Merci, Messieurs.

Que fais-tu ? Tu es folle !

-Mazal ?

Tu respectes pas ton nom !

-Je m'en fous !

-Parce que c'est lui qui est derrière ça ?

Musique dramatique

Tu ne savais pas.

...

-Ma clé !

-Bonsoir, madame.

Quelqu'un attend pour vous.

-Pour moi ?

...

-Vous m'avez dit Anvers.

J'ai fait les hôtels.

-Vous montez boire une bière ?

...

(hollandais)

-Pour voir.

-Suivi. -Sans moi.

-Tu bluffes !

(en hollandais)

-Marianne !

-Quoi ?

T'as gagné, tu ramasses !

Allez dormir !

Vous dormez la bouche ouverte.

-Marianne !

S'il vous plaît.

-Enfin, je joue... Vous m'emmerdez !

T'as pas misé ?

A qui de faire ? Combien il a pris ?

-On va y aller.

-Foutez-moi la paix !

Bon, on a baisé !

Rires

-Insistez pas. -J'y étais plus, 2 !

-Ça va ! -Je te parle pas.

-Moi, je te parle ! -Ça va.

-2 cartes !

-Lâche-moi !

Marianne !

-Viens mais viens !

-Combien ? Coups

Viens !

-Bordel !

-Je passe, merde !

Coups Cri

(en hollandais)

...

-Qu'y a-t-il ?

-Excusez-moi.

-Qu'est-ce que j'ai fait ?

-Ça n'a rien à voir avec vous.

Excusez-moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Dites-moi !

-On ne se connaît pas.

-Justement.

Dites-moi.

-Donnez-moi une cigarette.

-Vous le connaissez ?

-Je connais pas Battistelli.

Il est avec Nathalie.

C'est pour lui qu'elle m'a quitté.

-Je dois aller travailler.

-Tu vas pas rester vendeuse

à 25 000F par mois.

-Et les primes ?

-C'est pas l'argent. -Je le ferai pas.

-Faut faire quelque chose.

-Tu vas me dire quoi.

-Je serai utile. -Elle ferait ça ?

-Faut savoir transiger, elle aura sa part.

Toi la tienne, intérêt compris.

Je te l'ai dit.

-Je saurais pas lui parler.

Elle est paumée, imprévisible.

-Non.

-Tu la connais ?

-C'est un petit milieu.

Surtout y a 20 ans.

On s'est baignés dans le même fleuve.

Mets tes cheveux...

D'abord, elle te dira non.

Et tu trouveras comment passer, à l'instinct.

Elle a quelque chose en elle.

Pas de crédule... de malléable.

-Tu la connais.

-Oui.

-Marianne !

Tu as trouvé ?

On s'inquiète pour toi, on a tort !

Tu te débrouilles.

T'es bien avancée !

Tu lui rendras les pierres ?

-Bonsoir M. Eric.

-Bonsoir. -J'ai mal au ventre.

-Sois pas trop rapace.

Fais-lui un prix, c'était un ami.

-Tes Indiens sont toujours intéressés ?

Appelle Bombay, je signerai le papier.

-Je te remercie.

-Trop mangé ?

Allez, viens vite !

Un bouton de champagne saute.

Conversations

Applaudissements

-La retraite te fait peur ?

-J'ai 30 ans de maison.

-Bonsoir !

On vous voit plus souvent.

J'allais vous appeler.

On peut déjeuner ensemble.

J'aimerais vous montrer...

Montrez à madame le collier Corail.

C'est pas fini, une commande pour les Villaverde.

Si tout va bien, j'irai à Madrid.

Merci.

1 grosse émeraude, 5 petites, des rubis.

Ce sera fermé par un saphir.

On mettrait...

-C'est un cours ! Je dois répéter ?

Votre rouge bave.

Pas grave, vous avez un kleenex ?

-Le bracelet ?

-Rangez le collier.

Je risque de le barboter.

Je ne suis plus ici pour ça.

Non. -Toi non plus ?

-Je ne bois plus, presque plus.

Depuis que je suis veuve, c'est salutaire.

-Excusez-moi.

Oh !

-J'aurais besoin de vous.

Un conseil.

Vous êtes occupée.

Je veux pas prendre votre temps.

Je voulais vous écrire.

C'est difficile de recommencer.

J'ai perdu de la rapidité.

-Je m'habille !

-Pardon, continue.

J'arrive pas à vendre mes pierres.

Les clients ont changé ?

-Je peux pas.

-De quoi t'as peur ?

-Pas de vous.

-Je vais pas te piquer ta clientèle.

-C'est celle du magasin.

-Tu peux me trouver un client.

Le seul qui en voudra.

-A demain, 10h.

-Non, attends !

Tu m'écoutes !

Je veux lui parler.

-Je comprends pas.

-Écoute cette histoire.

J'avais ton âge.

J'avais tracé mon chemin.

J'ai aidé Battistelli.

Il a appris très vite.

Musique douce

On avait passé la nuit dans un hôtel.

On n'avait presque pas dormi.

J'aurais pu lui demander l'origine

des bijoux. Je l'ai fait, il a dit

un truc faux.

C'était en février, il y avait de la neige.

L'angoisse est venue à la frontière.

Mais il a trouvé les mots.

Il a ce talent...

En Suisse, un type est monté.

Il travaillait avec ce Hongrois.

Je l'ai vu l'autre jour.

On est arrivés devant l'hôtel.

Il me fixait sans me voir.

C'était pas notre 1re vente à Genève.

Mais là, j'étais seule

à entrer dans le piège.

Le client n'était pas là.

On m'a dit de mettre les bijoux.

J'avais l'habitude.

J'ai attendu un bon moment.

Les types ne revenaient pas.

Je suis allée à la fenêtre.

L'auto a démarré.

Il ne m'a fait aucun signe.

C'est la dernière fois que je l'ai vu.

Musique dramatique

...

Je suis sortie, je courais.

Dans l'escalier, y avait 3 flics.

Je me souviens du silence dans l'hôtel.

Comme si les gens savaient.

On m'a emmenée dans une chambre.

Des gens parlaient entre eux

comme si je n'existais pas.

Vincent était assis à une table.

Les bijoux étaient à lui.

Je l'avais déjà rencontré.

Lui ne parlait pas.

Il ne souhaita pas porté plainte.

Peu après, je l'ai épousé.

Rescapée...

Voilà.

Battistelli, tu lui diras que...

Battistelli...

J'arrive plus à dire ce nom.

Tu connaissais cette histoire ?

-Oui.

-Menteuse !

Vas-y, sois pas en retard.

Je veux voir Battistelli, dis-lui.

Musique intrigante

...

-Mais elle a plus jamais travaillé !

-C'était le risque.

Même si elle l'a oublié.

Elle est montée mais ça aurait pu être moi.

Elle serait partie, elle aussi.

Je sais pas...

Pas mon meilleur souvenir.

-Je suppose.

-J'ai voulu la revoir...

Et j'ai dû oublier...

Elle a eu de l'argent.

Elle l'a bu... -Arrête !

Pourquoi t'adresser à Malivert pour ces pierres ?

-J'ai vu son frère d'abord.

Ils étaient sur la Place.

Facile avec eux de vendre

dans un émirat.

-Qu'attends-tu de moi maintenant ?

Je suis pas Marianne.

-Je t'oblige à rien.

-Tu dis ça si bien, si délicatement.

-Madame...

(anglais) Mon père veut vous voir demain.

-Pourquoi l'envoyer lui ?

Qu'allez-vous faire avec elle ?

-Oubliez ça, peu importe.

Merci.

Ne m'appelez plus.

-Je pensais pas vous revoir.

-Venez !

-Je devais le faire.

C'est mieux pour vous. Croyez-moi.

-Bonjour Marianne.

Asseyez-vous !

Vous connaissez

M. Wajman ?

-Enough chairs ?

-Tout un groupe !

Vous êtes venus pour moi ?

Fallait voir mon mari

quand il était encore temps.

Le brut était à vous ?

C'est possible...

Elles sont taillées, on ne peut les reconnaître.

Qui vous a renseigné ?

Rosen ? -Qu'importe.

-Nous avons plein de pierres.

Certains pensent qu'on en a trop.

On veut vous aider.

-Je comprends pas.

-Vous êtes dans une situation

où des gens peuvent vous menacer.

Nous pouvons vous aider à vendre les pierres.

Malivert est une maison de prestige.

-Allez plus vite.

-Je rassemble mon français.

Mais plutôt...

Vous le reconnaissez

ici avec cette jeune femme.

Il nuit

à notre profession, sans scrupule.

Un voyou malgré la cravate.

Vous ne voulez pas

qu'il continue de prospérer ?

-Je comprends pas...

-Faut qu'il ait les pierres sur lui.

-On pense à un rendez-vous à la gare de Lyon.

Au restaurant du Train Bleu.

Musique dramatique

-Non, je t'écoute.

En face, bon...

Comment il s'appelle ce café ?

Je trouverai.

Tu es sûre ?

-Oui, c'est ce que je veux.

Oui...

Venez !

Parce que j'ai pris des somnifères.

Deux.

Je reprends mes mauvaises habitudes.

-Très élégante.

Je pensais mettre ça demain. Ça va ?

-On s'est rencontrés bizarrement.

-Oui.

Combien ils vous ont payé pour ça ?

-Ce que je vaux.

D'abord, c'était un jeu au sens

infantile.

Je devais m'ennuyer sans le savoir.

Ou l'envie d'aller encore plus bas.

Et je vous connaissais pas.

-Hum...

-Vous rangez pas vos pierres ?

-Ces pierres sont à personne.

-Vous les rendez à personne ?

Elle rit.

-C'est beau.

Je vois que c'est beau, je le ressens pas.

Qu'est-ce qui fait la valeur d'un diamant ?

Sa perfection ?

Son prix ?

-C'est la même chose.

Cherchez pas.

J'ai eu ça sur le ventre depuis 14 jours.

Je sais pas ce qui m'a pris.

J'aurais dû rester en cure.

Ou me tirer à Biarritz.

On se croit plus fort qu'on est.

Vous l'avez vu. Il a l'air de quoi ?

J'avais oublié sa gueule.

Longtemps j'ai gardé sa photo.

Je sais pas...

Je l'ai brûlée

une nuit où j'étais soûle.

Il a l'air de quoi ?

D'un businessman bien conservé ?

D'un vieux maquereau enrichi ?

-On sent une fatigue, un détachement.

Je comprends

ce qui vous a plu.

-Non, vous ne comprenez pas.

J'ai pensé à ça pendant 20 ans.

J'ai tant réfléchi à ça.

C'est devenu abstrait.

Mais c'est moi...

Pourquoi m'accrocher à ça ?

Parce qu'en amour, on est souvent trompé.

On est trahi.

-Oui.

Je vais dormir ici.

-Merci.

-J'éteins.

-Je t'ai repassé une chemise.

Tu la veux ?

Il a plu ce matin ?

J'ai pas réservé d'hôtel à Berne.

-Y a toujours des chambres.

-Mets celle-là.

-Tu te souviens ?

Buffet du 2e sous-sol, le kiosque.

-Tu bouges, on se croise...

-Je prends les pierres, ça ira.

-Ton taxi doit être là.

-Oui.

A tout à l'heure.

Comment était sa voix ?

-Neutre.

Sonnette

-Pardon madame.

Je pouvais passer plus tôt.

-Cet après-midi.

Enfin non, demain !

Jean-Pierre ?

-Que fais-tu là ?

-Tu me manques.

-Oh, s'il te plaît.

-Dis-moi où tu vas. -Non.

-Je fais une vente à Lyon.

-Pour le magasin ? -Oui.

Tu sais, j'ai vu Patrick hier.

Il dit aimer l'humanité, il est

dans une secte.

La vie des gens...

Il a un môme avec Marie-Ange.

J'ai vu les photos.

-Il est toujours avec elle.

Comment va ton père ?

-Un peu mieux.

-On ira le voir en septembre.

-Je lui dirai.

Au revoir, ma belle.

-Au revoir.

-On va où, monsieur ?

-Je sais pas.

Prenez Bastille, tiens !

Non, je descends, attendez.

-Merci.

Haut-parleur de la gare

...

-Bonjour, monsieur.

Une table ?

-La table de Mme Malivert ?

-Les 2 couverts.

-Bien.

-Elle devrait être là.

Il viendra pas.

-Si.

Y a la messagère.

Elle a son rôle à jouer.

Il se sert des femmes.

Il n'a pas changé.

Musique intrigante

...

-Nathalie !

-Que fais-tu là ? Laisse-moi !

-Pars ! -Quoi ?

Fais rien pour lui, pars !

-Pourquoi je te traîne derrière moi ?

Raté !

Fais pas chier !

-Nathalie.

Il t'utilise comme un pion. -Je sais.

-Tu travailleras plus jamais.

-Je m'en fous !

-Il est fini, ils sont postés là-bas.

-Qui ?

-Si tu es vue avec lui, ils t'embarquent.

-Toi !

Comment t'as pu me faire ça ?

-Écoute-moi... Écoute...

Écoute !

-Laisse-moi passer.

-Vous fermez jamais.

-A cause de la gare.

-La nuit marche mieux ?

-Oui.

-Y a plus de trains la nuit ?

Les gens du quartier !

Mais il y a un roulement avec les garçons ?

-Oui.

Allez, les gars !

-Vous êtes cinq ? -Oui, madame.

Cinq. -J'avais deviné !

-Xavier !

-Où est William ?

-C'est son jour de repos.

-Monsieur !

-Oui ? -Bonjour Marianne.

-La même chose. -Bien.

-Tu bois souvent dans les cafés ?

-J'appelle pas ça boire.

J'ai les pierres.

On va être en retard.

-Pourquoi en retard ?

-Il fait sombre ici.

On sort ?

T'es très attendu en face.

On nous attend.

-On ?

-Ils veulent pas te lâcher comme ça.

Remarque... je comprends.

Le brut était à eux.

-S'il vous plaît.

-Ils sont combien ?

-Je sais pas, toute une brigade.

Tu verras, ils sont bien, corrects.

-Ils t'ont demandé de... -Oui.

Mais ça se tenait, ils m'ont dit que

j'avais aucune raison

de ne pas accepter.

Tu teins tes cheveux ?

T'as tellement couru pour en arriver là.

Bon, je te les donne.

Tu seras pas déçu, surtout le 16 carats.

C'est rare des comme ça.

-Pourquoi tu me les donnerais ?

-Oui, pourquoi ?

-Vous ici ? Vous n'avez rien

à faire ici !

-Ils sont pas venus.

-Où est-ce que tu vas ?

-A Ostende.

-T'as un client ? -Oui.

-Je le connais ?

-Non.

-T'as vite une solution.

Tu me laisseras à un train.

Non mais roule toujours.

Tu en veux ?

-C'est à quoi ? -A la figue.

-A les entendre, je croyais voir une malade.

Une folle.

-Mais c'était vrai.

La preuve...

Ça marche, le chauffage ?

-Je pense à ce que je t'ai fait.

Pas pour dire "J'ai honte".

Tu n'attends pas ça.

-Non.

Le chauffage marche pas.

Tu dors bien, toi ?

-Non, les nuits sont courtes.

-Quand j'y arrive pas, je compte.

Les appartements que j'ai habités.

Les villes où j'ai été.

Les hommes qui m'ont plu.

Quand j'y arrive pas, je pense.

à Barcelone

où j'avais prétendu te perdre dans la foule.

Tu me cherchais, je te regardais.

Et si j'étais partie ce soir-là ?

J'imagine ma vie sans toi et je dors.

Tu les as à peine

regardées.

-Si.

-Comment s'en débarrasser ?

-Je t'en voulais de m'en avoir trop appris.

J'ai pas voulu ce qui est arrivé. Je l'ai fait.

J'ai cru quoi ?

Que je serais libre...

-On n'était pas

faits l'un pour l'autre.

On se serait quittés un mois après.

C'était pas si bien que ça.

Ta cendre.

Musique dramatique

...

Reste comme ça.

...

Circulation automobile

...

(en hollandais)

-Y a une gare ici ?

(en hollandais)

...

L'homme de la chambre 27 est parti ?

...

J'ai cru que...

-Non, pas à chaque fois.

-T'as pu joindre ton client ?

-J'ai pas de client.

-On connaissait un type à Ostende.

On lui a vendu un bracelet.

J'ai faim.

Son nom déjà ?

Il est peut-être mort.

Un type drôle

dans une petite boutique.

On avait chaud.

Il discutait dur et il cédait avec un sourire.

Des voitures se garent.

-Assieds-toi.

Une portière se ferme.

Je les ai appelés.

Assieds-toi.

-Pourquoi ?

-Tu m'as dit qu'ils étaient corrects.

-Ils veulent en finir.

-Non, je vais négocier.

Y a des choses que je sais.

Ils auront besoin de moi.

Quelques temps, après on verra.

Oublie tout ça.

-Je t'ai pas demandé ça.

-Il aurait fallu que je courre.

Trop loin, trop longtemps.

J'ai plus envie.

J'ai eu de la chance de te revoir.

Musique mélancolique

...

-Marianne !

Marianne !

Vous courez toujours après celles

qui vous fuient ?

Musique douce

...

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