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Original subtitles

Lève-toi.

Tiens, ça c'est de la qualité. -Génial.

Y en a encore un.

Pas tout à fait mon style, mais tant pis.

Chacun son goût. Tu dois trouver ça...

Santé. -Santé.

Et si on montait un spectacle ?

Je suis navré. -Idiot. Cette robe m'a coûté 35 livres.

Nettoie-la à l'eau chaude. -Je...

Aux toilettes pour femmes ? -Oui.

Au revoir.

Grouille, il nous voit venir.

Par oû ? -Par ici.

Attendez-moi, espèces de ploucs. Anna !

Oû est passée cette conne ?

Anna, oû es-tu ? Merde, à la fin.

La salope. Je lui tordrai le cou. -Oh, il fiche le camp.

Allez, on s'en va. -O.K.

Non, inspecteur. C'est calme. -Il faut que je vous parle.

Un instant, monsieur. -Comme vous voudrez.

J'ai arrêté tous les suspects. Je comprends.

Vous disiez ? -Je cherche une petite...

On était ensemble. Pourvu qu'un ivrogne n'ait pas...

Anna.

C'est bon. Je tâcherai de la trouver. -C'est ça.

Non. -Bon. Suis-moi.

D'accord. -Ah bon ? O.K.

Fais pas le con, Hawkins. T'as sûrement une copine qui t'attend.

Je comprends, monsieur Peter. Mais... -J'arrive.

Mais le juge exige que je reste ici.

Il travaille toute la soirée. Il s'apercevra de rien.

J'ai besoin de solitude, tu piges ? -Oui, oui.

C'est que si votre oncle s'en aperçoit... -Merci.

Qu'est-ce qui se passe ? -Minute.

La grille est fermée, d'habitude.

Mamma mia. -Passons par derrière.

Par ici.

Oû on va ? -Viens.

La maison est à qui ? -C'est si calme ici. Tu verras.

C'est par ici, d'après moi. -Tu crois ?

Tu sais oû on va, j'espère ? -T'as peur ?

Attends. -Voyons voir.

La maison t'appartient ? -Si seulement...

Mais j'ai la clé, c'est l'essentiel.

Oû est la lumière ?

Lâche-moi, imbécile. Tu me fais peur.

Désolé. Pardonne-moi.

Par ici, je t'en prie. Fais comme chez toi.

Des glaçons ?

Excuse-moi. Ça me reprend.

Jolie bicoque, n'est-ce pas ?

Le proprio doit être Ecossais. Il a planqué son whisky.

C'est une de ses bizarreries.

Hola, doucement.

Arrête. Tiens-toi bien, veux-tu ?

Plus tard.

Ça va pas la tête.

Je ne blaguais pas. La robe coûte vraiment 35 livres.

Vraiment ?

Que veux-tu ?

Non.

Comment tu dis 'amour' ? -'Amore'.

Et 'pute' ? -Non.

Ben dis-le. 'Amore'.

'Putana'.

'Amore putana'.

Hawkins.

Qui es-tu ?

Y a pas un sou dans la baraque.

Embarque l'argenterie. De la salle à manger.

Mais je ne suis pas armé. Y a pas d'armes à feu ici.

Et puis... Je ne veux pas d'emmerdes.

Que fais-tu ici ? Que veux-tu ?

Pardon, chérie. Je n'aime pas perturber les pros.

Une pro, t'en es une. Chapeau.

Que nous veux-tu ?

Que veux-tu ?

Connard. Qu'est-ce t'attends pour nous tuer ?

Ta gueule. Je suis pas pressé.

D'ailleurs, tu lui dois du fric, le mec. Tu piges ?

Ecoute-moi... -Silence. Assis, les deux.

Y en a pas pour longtemps. Bouge pas, tu vivras plus.

Qu'est-ce qu'on attend ? -Assieds-toi, mon ami.

Espagnole, la poupée ? -Italienne.

C'est quoi ton job ? Pute en exil ?

Produit d'exportation provisoire. -J'achète uniquement britannique.

Tu as tort.

Tu te plais à Londres ? -J'sais pas.

Des chiottes, chérie. De magnifiques chiottes.

Fais attention en longeant la cuvette.

Malheur si tu tombes dans la merde.

Oû suis-je, d'après toi ? Je suis en plein dans la merde.

Il est sur le bord du pot.

Viens, qu'il dit. Je te mènerai à un endroit calme.

Calme: C'est lui qui l'a dit.

Et que vois-je ?

Un connard comme toi.

La ligne est occupée ? -Non, ça sonne.

Allô ? La résidence du juge Biddell ? -Oui.

Ne quittez pas. Le juge est au téléphone.

Allez-y, monsieur. -Merci.

Quel grognon. -Comme d'habitude, non ?

Peter ? T'en as mis du temps. Oû est Hawkins ?

Il a dû aller au cinéma.

Il est gaga, ma parole. Il ne va jamais au cinéma.

Je ne sais que dire. -La vérité. Tu l'as envoyé paître ?

Allez, dis-moi. T'es avec qui ? -Avec personne, voyons.

Tu m'étonnes. Que fais-tu ici à cette heure ?

C'était le bordel en ville. Encore une manif.

J'en voulais pas. En plus, j'ai le dossier Enterprise à étudier.

C'est plausible. Tu peux te passer des stripteaseuses un moment ?

Ça ira. Vous êtes très copains. J'ai besoin de toi.

Allô ? T'es encore là ? -Mais oui.

Vous êtes au club ? -Non, au tribunal.

Je rentrerai tard, sans préciser d'heure. Ça me plaît pas.

Tu as changé notre maison en tu-sais-quoi. Ton goût est très vulgaire.

Que s'est-il passé ? -C'est ça, change de sujet.

L'affaire Maclennon prend une mauvaise tournure. Il y a un témoin.

Mais le procès commence demain. -C'est bien pour ça que je suis resté.

Je dois relire tout le dossier.

Tâche de trouver la jurisprudence. Il me faut l'affaire Forsythe.

C'était en 1938, je crois. -38 ? Je vais vous chercher ça.

Préviens-moi quand tu l'auras. Allô. T'es encore là ?

Bien sûr.

Y a quelqu'un chez toi ? -Mais non, je te dis que je suis seul.

Je pensais aux bouquins. Ils sont près de la fenêtre sud.

Et puis zut. Rappelle-moi quand tu les auras trouvés.

Entendu. Je vous rappelle. -O.K.

J'aimerais tant qu'il soit enfin raisonnable.

Excusez-moi, monsieur. -Oui ?

Le dossier Maclennon. -Merci.

Quelle chance que je sois là. J'aurais bien aimé voir ses papiers.

Tout est en ordre. Passeriez-vous par Newgate ?

C'est sur le trajet, oui. -Parfait.

M'accorderiez-vous une faveur ? -Certainement.

Vous connaissez ma maison, au 336 Kensington Road.

Je sais oû c'est. -Tant mieux.

Donnez ça à mon neveu, Peter Biddell. -Comptez sur moi.

Merci. -A votre service.

Tu piges ce charabia ? -Faut bien. Je suis avocat.

Avocat.

Alors explique-moi pourquoi ton oncle parlait de stripteaseuses ?

Je m'occupe des affaires juridiques des studios Enterprise.

Y a une série croustillante à la télé. -C'est tout pareil.

Les séries ? -Non, les juristes. Le bordel, quoi.

En plus, vous me faites chier.

Mais oui.

L'avocat qui a réussi, le vrai gentleman sûr de lui.

En quoi ce livre intéresse ton oncle ?

C'est pour une procédure civile. -Expliquez, Maître ?

C'est pas un délit de violence. -Ah bon ? Bouge pas, la pute.

Ramasse, veux-tu ?

Bouge pas.

Délit de violence ou pas, les cons foutent tout le monde à la taule.

Pourquoi n'en descendrais-je pas un dans le tas ?

Arrête.

Qui es-tu ? Que veux-tu ? On te connaît ?

C'est parce que tu le connais pas que t'es en rogne ?

Vas-y, tue-le. Mets le feu à la baraque.

Mais moi, tu me fous la paix. Laisse-moi tranquille.

Crie pas comme ça.

Je dirai rien. Personne saura que je suis passée.

Ça me concerne pas, tu piges ? Je le connais même pas.

Ni vu, ni connu. -Arrête de brailler.

Je déteste qu'on crie.

Sales cons. Je vais vous flinguer.

T'es nerveuse ? Promène-toi, sans que je te perde de vue.

Laisse-moi partir.

Ta gueule.

Je peux avoir un whisky ?

S'il te plaît.

Police.

Police.

Personne n'entre, l'avocat. C'est compris ?

Sinon, je le descends. Et toi et la nana avec.

En avant. Marche.

Je jure que je vous flingue.

Marche.

Bonsoir, M. Biddell. Y a quelque chose ?

Non, non. Puis-je vous aider ? -Je vous apporte une lettre.

Y a un assassin dans la maison. Il a tué Hawkins, le butler.

Il a un pistolet. -Celui de votre oncle. Un message ?

Non, tout va bien. Merci.

Un assassin, vous comprenez ? Qu'attendez-vous pour intervenir ?

Il y a un...

Y a personne d'autre ? -Non.

Mais... -Plus tard, madame.

Le domestique ? -Mort.

Comment ça ? -Son cœur a lâché. Il s'est effondré.

Il était plus tout jeune.

J'espère que vous nous pardonnerez.

Pardon, l'avocat. Mais la violence, c'est pas mon truc.

Tu les tiens à l'œil, Quill.

Mets du bois dans la cheminée, l'avocat. On va causer.

Dans la cheminée.

Qui es-tu ? -Mystère et boule de gomme.

Je cherche un truc et tu m'aideras à le trouver.

Aider ?

Comment ça ? Que cherches-tu ?

Décroche... et fais pas le malin.

Peter, le policier est passé ? -Non. Euh... oui.

C'est oui ou c'est non ? -Oui, il y a un instant.

Il t'a remis ma lettre ? -Non.

Tiens. Je la lui avais confiée. -Il vient de passer.

Lis-la. Fais ce que je te demande.

As-tu trouvé le livre ? Allô ?

Non, pas encore. -Presse-toi et rappelle-moi.

Oui, mon oncle.

Ah c'est vrai, la lettre. Je te la lis ?

'Que la visite de ce policier te serve de leçon.'

'Vire la pute...' Pardon, c'est dans le texte.

'Vire la pute que tu reçois dans notre maison. Ton oncle.'

Tu classes tes lettres ? -Donne-moi ça.

Ton oncle est très fâché, on dirait. Mais tu t'en fiches, pas vrai ?

C'est bien le cadet de tes soucis. C'est quel livre qu'il réclame ?

Il l'a déposé sur la table.

Tu dois le lui lire intégralement ?

Non, juste quelques paragraphes sur l'affaire Forsythe.

Le fais pas attendre. Ça risque de lui mettre la puce à l'oreille.

Il se passe quoi si je l'appelle pas ?

Il pourrait bien se méfier et envoyer un flic.

Un vrai, ce coup-ci. -Aussi sec que tu seras mort.

Appelle-le. Oû est l'autre appareil ? -Dans le couloir.

Je me fie à ton honneur, l'avocat. Ne me déçois pas. Je passe au couloir.

Fais pas de conneries, compris ?

Tu n'es pas fâché, Peter ? Pourvu que tu aies trouvé le livre.

Un instant, ne quitte pas.

Vas-y. -Voyons voir... C'est ici, voilà.

'La Cour de Cassation estimant que le suspect...

ne peut faire valoir aucune circonstance atténuante...'

Je parle trop vite ? Bon.

'Le tribunal entérine donc la condamnation prononcée.'

'Citons également, à la page 138 des 'Actions civiles Il' de Thorpe:

'L'absence éventuelle d'un témoignage direct...'

'ne porte pas préjudice à la validité d'autres dépositions.'

Cicéron, 3e Philippique: 'Absit iniuria verbis tamen nec culpa valanda...

nec homini publico et publicum.' J'ai sauté une ligne, pardon.

Pourquoi m'avez-vous envoyé le policier ?

Ta conscience te tracasse ? -Si telle est votre intention.

Poursuis ta lecture. -Vous ne m'estimez pas outre mesure.

'Sine vestimenta vera, insidia praeest.' C'est tout.

Bonsoir, Peter. -Bonne nuit.

C'est bon, l'avocat. Tu es donc un homme honorable.

Comme Biddell, sans doute. Incorruptible.

En tant que juge, il incarnait l'intransigeance de la Loi.

A t'entendre, il est mort. -Je l'ignorais.

Je ne vous imposerai pas ma présence plus que nécessaire.

Sa durée dépend surtout de toi, l'avocat.

Je suis à la recherche d'un dossier. -Un dossier ?

C'est bien ça ?

Oui, Quill.

Mais qu'est-ce qu'on fiche ici ? -La ferme.

Oû il est, ce fameux coffre-fort ? -Patience, Quill.

Comme d'habitude...

Idiot. -De quel dossier s'agit-il ?

La taule n'améliore pas les manières. -T'as fait de la prison ?

Occupe-toi de tes oignons.

Bon. Que devenons-nous après ton départ ? Tu feras quoi ?

Question délicate. Tout dépend de vous, je pense.

T'étais champion de tennis ? -Non, j'ai joué au rugby à Eton.

Je t'ai posé une question. -Et je n'ai pas répondu.

Ç'a toujours été une équipe à la noix.

Qu'allez-vous faire de nous ?

C'est bien que t'en reparles. Tu dois savoir...

Un instant, messieurs. Lait ou citron ? Un ou deux morceaux de sucre ?

C'est une tea-party ou quoi ? -Madame.

Laisse tomber. Nous ne nous connaissons pas. Tu veux quoi ?

Réponds-lui, enfin. Il risque de pisser dans sa culotte.

Ça suffit comme ça. Maîtrisez-vous, madame.

Et puis quoi encore ? M'appelle pas madame. Crétin.

Ça suffit. -Non. C'est pas toi qui commandes.

Personne n'a d'ordres à me donner. -La ferme, connasse.

Je t'admire, dans un sens. T'es courageuse.

Tu n'as aucune formation et je parie...

que tu n'as jamais joué au rugby.

Même si, j'en suis sûr, t'es championne en d'autres sports.

Merde.

Ma tête.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Tu t'es assoupi. Complètement K.O.

Qui a fait ça ? -Le maître de céans.

Je... Non. J'y suis pour rien, moi.

Sale con.

Attention.

Stop. Arrêtez. -Ça suffit. Calmez-vous.

Mollo, les gars. -C'est bon.

Prend les affaires. -Attends un peu, y a pas le feu.

Minute. J'étais... Il peut pas m'avoir tabassé.

Doucement. On emporte ça.

Mais d'abord, planque la bagnole. Tu veux pas qu'on nous choppe.

Vas-y, Quill. C'est un détail important.

Très bien, Welt. Mais on se reverra.

Poursuis ta lecture. -Vous ne m'estimez pas outre mesure.

'Sine vestimenta vera, insidia praeest.' C'est tout.

Vestimentis veris.

'Sine vestimenta vera'...

Curieux.

Poursuis ta lecture. -Vous ne m'estimez pas outre mesure.

'Sine vestimenta vera, insidia praeest.' C'est tout.

Bonsoir, Peter. -Bonne nuit.

'Sine vestimentis veris, insidia praeest.'

Si l'habit est faux...

c'est que la trahison est proche.

Allons, essaie de te lever. -Je ne peux pas. Je le jure.

Pardon, c'est ma faute si on est dans la merde.

Je suis vraiment désolé. -Ça va. Mais il est trop tard.

Il faut agir. Presse-toi.

Il est en haut. Regarde.

Bon. Va dormir. De toute façon il est trop tard.

Relève-le. J'ai besoin de lui.

Merde.

Ton zozo veut de l'eau. Tu vas à la cuisine pour lui en chercher ?

T'es sympa. Si tu touches au téléphone, je te tue.

Tu tueras personne.

Courageuse, la nana.

Je te connais. Je t'ai déjà rencontré.

Ah ? Ça m'étonnerait.

Faut que je te parle, avant leur retour.

On est différents, toi et moi. On a rien de commun avec eux.

Dis-moi qui tu es, on pourrait discuter.

C'est moi qui pose les conditions. -Parle.

Et si je te disais que je suis un vieil ami de ton oncle ?

Je te crois pas.

Fais comme tu veux. -Allez, on entre.

Elle voulait prévenir les flics. J'aurais dû faire appeler la pute.

Pourquoi tu l'as tué ? -Du calme.

T'as flingué un flic, t'es perdu. C'était pas ce qu'on avait convenu.

Du calme. Pourquoi tu me fais plus confiance comme avant ?

Mais tu l'as retenue.

Pourquoi ? -On a besoin l'un de l'autre.

On est ensemble depuis longtemps. Tu veux pas qu'elle prévienne les flics.

C'est bon, Welt.

Je cherche un truc de valeur.

Je suis vraiment désolé. -Con. 35 livres.

Les W.C. Pour femmes. L'eau chaude. Il nous voit venir.

Quel côté ? -Attendez-moi, connards.

Allons, demande. Les W.C.

C'est par là.

Idiot. Tu m'as gâché ma robe. -Je suis terriblement désolé.

Pourquoi le policier ? -Ta conscience te démange ?

'Sine vestimenta vera'... Non, c'est 'sine vestimentis'.

Il a commis la faute exprès, pour que je la remarque ?

Si l'habit est faux, c'est que la trahison est proche ? Quel habit ? Qui ?

Le flic ? Et l'habit ?

Son uniforme, sans doute. Il a parlé de ce policier.

Et sa voix sonnait drôle. Mince. J'aurais dû y penser.

Appelez mon domicile.

Je peux aller aux W.C. ? -Oui. Quill, accompagne-la.

Parfum et whisky, ça me retourne l'estomac.

T'as l'estomac délicat.

Pourquoi t'as cette clé ?

Pour être sûr de pouvoir sortir de la maison.

Je t'accompagne, c'est plus sûr. -Entre.

L'avocat, mettons-nous d'accord. -Sur quoi ?

Ton oncle est un homme méthodique qui répertorie tout.

Son archivage est nickel. -Et alors ?

Oû se trouve le dossier de 1955 ? Je l'ai cherché partout.

Si tu me dis oû il est, je te dirai qui je suis.

1955. Welt.

Arthur Welt. Ça me revient. Mais...

Mais que veux-tu ? -Justice. Ni plus ni moins.

Ton oncle, le juge Biddell, va bientôt mourir.

Ici Biddell. Pourquoi on met aussi longtemps ?

Ça ne répond pas ? Impossible. Essaie encore une fois.

D'après les télécoms, l'appareil est en panne ou on n'a pas raccroché.

Le spectacle n'a pas l'air de te plaire.

Calme-toi. Laisse tomber.

Il tue et c'est toi qu'on punit. -Ta gueule.

On tue pas les flics en Angleterre. Tu vas faire quoi maintenant ?

Tu te tais, oui ou merde ?

C'est grave de tuer un policier.

Comment tu vas tuer mon oncle ? -Avec une joie extrême.

Mais comment, Welt ?

Avec une bombe, l'avocat.

C'est enfantin.

Tu n'échapperas pas. J'en suis sûr.

Il est fou. On tue pas les flics ici. Tu le sais bien.

Ecoute-moi bien, Quill. -Arrête de gueuler.

T'as trouvé du fric ? Non, car y a pas un sou ici.

Ecoute.

Réfléchis.

Si tu m'aides, je te promets que quand on sera parti...

je te filerai du fric.

On se ressemble, toi et moi.

Ça fait 15 minutes que j'attends qu'on me joigne à Scotland Yard.

Patienter ? Je ne fais que ça.

Qu'est-ce qu'ils fichent, bon sang ? Ils dorment ou quoi ?

Comment ? Parfait.

Inspecteur, vous m'avez envoyé un dossier de toute urgence.

Le policier qui l'a livré est-il là ?

Non, ils ont tous été convoqués. Pourquoi ça vous intéresse ?

Il s'agit de la citation latine que m'a lue mon neveu.

Il a employé une phrase qui ne figure pas dans l'original.

'Sine vestimentis veris, insidia praeest.'

Si l'habit est faux, c'est que la trahison est proche.

L'habit pourrait bien être un uniforme. -Copiez la phrase, s.v.p.

Vous êtes là ? -Continuez.

Je comprends la situation, mais je crains qu'il lui soit arrivé quelque chose.

Vous l'avez appelé ? -La ligne est en panne. Pouvez-vous...

On a une voiture là-bas. Je m'en occupe et je vous rappelle.

Je suis au bureau. -Pas de problème.

44, rendez-vous au 336 Kensington Road...

la résidence du juge Horatio Biddell.

Le téléphone est en panne. Vérifiez. -Compris. 336 Kensington Road.

'Le téléphone est en panne.' Qu'ils appellent les télécoms.

Qu'est-ce qu'on a à faire là-bas ? -Tu n'es pas juge.

Un baratin de l'avocat, c'est ça ? Tu allais me faire un numéro.

Qu'importe. Tu veux purger pour un truc que t'as pas fait ?

Une fois sortie, tu fous le camp. -Il est fou. Tu le sais bien.

Il faut le retenir. Je t'aiderai.

C'est mon premier meurtre.

Celui de mon oncle ? -Non, je parle du flic.

C'est si simple. On s'en rend compte après coup.

En temps de guerre, c'est différent. On fait son devoir.

On vous apprend si bien à tuer que ça devient naturel.

Tu me suis ? -Ouais. Mais jamais je n'oserais.

Moi aussi j'aurais eu peur si je tenais à ma peau.

Et si je n'étais pas motivé par ma haine contre le juge.

Franchement, ça me désole pour lui.

Quill ignore tout. Seul votre fameux coffre-fort l'intéresse.

Je peux ôter ma veste ?

Il n'a pas peur d'être arrêté pour ça. L'uniforme, par contre...

et la voiture de la police. On n'y échappera pas.

Je le sais. Et je m'en fiche.

Tu me sers un whisky ?

Je te félicite, poupée.

Tu voulais nous énerver et semer la zizanie.

Tu ne m'auras pas, ma petite.

Je dois le soutenir, même quand ça se complique.

Comment ça ? Vous êtes mariés ? -T'en mêle pas, la pute.

Tu trouves pas qu'il est temps de divorcer ?

Ça va pas, non, la salope ? Welt, elle fiche le camp.

Un geste et je te descends.

La ferme.

Allez, marche.

Attends ici.

M. Biddell, puis-je entrer ? -Oui. Que se passe-t-il ?

Pas de difficultés, j'espère ? -Non. Y a rien, comme vous le voyez.

Votre oncle a tenté de vous joindre, mais le téléphone est en panne.

Ah bon ? -Oui.

Je l'ignorais. Vous voulez vérifier ? Suivez-moi.

Il est en dérangement. Il est tard. Le service n'enverra personne.

Je leur dirai que c'est en règle. Ils pourront appeler le juge.

Bonsoir. -Bonsoir.

Peter, y a des glaçons ? -Oui, au frigo.

Bon, ben je m'en vais. -Très bien.

Ah, vous avez encore un poste. Voyons voir.

Le récepteur est décroché et un fil est détaché.

Voilà, c'est en ordre. Vous ne saviez pas qu'il était décroché ?

Non, je ne m'en suis pas rendu compte.

Vous savez...

C'est en effet une belle maison. Je me sauve à présent.

Je vous raccompagne à la porte.

Je ne trouve pas l'eau gazeuse.

Merci de votre visite et au revoir. -Au revoir.

'Sine vestimentis veris, insidia praeest.'

Curieuse histoire. La femme sur le canapé...

était complètement givrée. Et à moitié nue.

Comme ça se passe chez le juge, on passe sur ces détails.

J'ai raccroché, et ça fonctionne.

Automobile 44 ? -C'est nous.

Vous avez déjà fini ? -S'ils questionnent, y a des pépins.

44. Nous vous écoutons. -Une bagarre au Gloucester Road.

Rendez-vous au 56, Gloucester Road. C'est urgent et prioritaire.

On y va. Le juge attendra.

Bande de lâches.

Parle pour toi. C'est toi qui l'a provoqué, non ?

Tabasser une fille... -Va te faire foutre.

T'as fait preuve d'initiative ce soir, c'est le cas de le dire.

Whisky.

A part ton léger ébahissement, tu t'es montré plutôt courageux.

On propose de vous raccompagner et on se met à radoter.

Nickel, la conversation au sujet du téléphone.

Tu voulais qu'il m'arrête, n'est-ce pas ?

Rafraîchis-toi, espèce d'abruti. Bois. Trempe ton visage dans la glace.

On va voir si ça te plaît. C'est cool hein, M. Biddell ?

Je te tue, salaud. -Ça suffit, Welt. Lâche-le.

Merci, Quill.

Ça va.

Tu veux quoi ?

Retourne au dodo.

44, vous êtes arrivé ? Répondez.

Voiture 44, répondez s.v.p.

Pas de nouvelles de l'auto police ? -Non, y avait une dispute...

Reprenez contact immédiatement. Je veux savoir.

Elle est arrêtée quelque part.

C'est pas en fouillant la baraque que tu le trouveras.

Je peux faire un tour, non ? -Sans problème. Mais...

Mais quoi ? -Mon oncle le détient au bureau.

Je m'en souviens. Le verdict a été prononcé en novembre 55.

Une affaire qui a fait du bruit. -C'est vrai ?

Oui. Le procès a été juste, mais tu clamais ton innocence.

C'est pas tout à fait ça.

J'étais le seul prévenu.

Tu savais pourquoi ?

Comment aurais-je pu ? J'étais même pas...

Les autres leur ont graissé la patte.

Ton oncle si honnête, si intègre, m'a roulé.

Pourquoi moi seulement ? -J'aimerais que tu me l'expliques.

C'est ce que je vais faire.

J'étais un minus. J'avais pas assez de fric.

J'étais un rustre. J'avais pas étudié à Oxford.

J'étais pas membre du club. -Attends...

C'était peut-être une erreur. -Comment ça, une erreur ?

L'erreur: Mon père buvait et ne fréquentait pas le bon club.

Mais non. Tu te trompes. Je sais que mon oncle est intègre.

Intègre ? J'étais seul dans le box des accusés. Tout seul.

Oû était Philip Henderson, qui me payait pour ses escroqueries ?

Et Ralph Waterson, l'anobli, pendant quand j'étais en taule ?

On les a acquittés grâce à leurs pots-de-vin.

Ils en avaient plein les poches.

Tout comme cette conne de Dame Elvira Perkins et bien d'autres.

Oû étaient-ils ? A l'hippodrome ? A la garden-party de la reine ?

Ou à la Bourse, oû ils comptaient leurs sous ?

Mais je suis pas noble, moi. Je suis M. Welt, tout court.

Voilà pourquoi ton oncle m'a foutu dans la merde.

Justice soit faite. Oeil pour œil, dent pour dent.

Je lui rends ce qu'il m'a donné.

Welt.

Viens. J'ai trouvé.

Tu te fous de ma gueule ? Y avait que 50 livres et des papiers.

Tu le savais, hein ? -Des papiers ?

Des papiers tout pourris. -Surveille les deux.

Voici les noms des cons qui ont soudoyé ton oncle.

Arrête de déconner. Y a des reçus aussi ?

Bien sûr que non. Il n'était pas bête.

On m'a pas laissé dire la vérité pendant le procès.

Quelle vérité ? La tienne ? Oû est passé le million, dis-moi ?

J'ai eu ma part. Tu connais les détails.

Il raconte n'importe quoi. Tu t'es jamais demandé pourquoi ?

Par détresse morale. -C'était un jugement exemplaire.

Quinze ans, que j'ai choppé.

J'ai dit exemplaire, Pas forcément honnête.

Tu admets que ton oncle avait ses raisons d'en protéger certains ?

D'accord. Sans doute.

N'empêche que tu es le premier responsable.

C'était toi, l'auteur du crime.

La Loi te considère coupable. -Non.

La Loi... -te considère coupable.

Coupable. -Non.

Coupable. -Je suis pas coupable.

Coupable. -Je suis pas coupable.

Coupable.

Coupable. -Non.

Tu veux que je te dise ?

Tu as laissé faire tous tes précités.

Ils t'ont laissé tomber, c'est pas une raison pour le nier.

Tu es libre de dire que le système ne marche pas. Je suis d'accord.

Mais la loi, ta faute ou mon oncle n'ont rien à voir avec ça.

Ce ne sont que des mots qui n'ont pas de sens.

Lis donc, l'avocat.

Coupable. -Coupable.

Je suis pas coupable. Je suis pas coupable. Non.

Vous l'êtes, devant la Loi. -Non.

Coupable. -Non, c'est pas vrai.

Coupable. -Vous êtes coupable devant la Loi.

Mais y en avait d'autres, votre Honneur.

J'ai remis une liste à mon avocat.

Y en avait d'autres. Vous avez la liste. J'étais pas seul.

L'affaire est close. -Dois-je payer pour les autres ?

Affaire close. -Pour tous ?

L'affaire est close. -Non. C'est pas juste.

Pour tous ? Non. J'étais pas seul.

Le verdict était exemplaire.

C'est inconcevable, honteux. Ce flic ne peut pas disparaître ainsi.

Et l'auto ?

T'as assez lu ?

Alors, ce verdict ?

'Coupable', comme auparavant ?

Welt, je...

Je suis désolé. Je ne le savais pas.

Je ne pouvais pas savoir. -Lâche. T'es aussi pourri que les autres.

Autant que ton oncle qui m'a jeté en taule parce que je réclamais ma part.

Vous m'échapperez pas. Je vous ai tous.

Le monde entier le saura. Je m'en charge.

Welt. -Vous êtes tous de la racaille.

Les journaux publieront ces noms:

Philip Henderson et sa décoration. Ralph Waterson et Dame Elvira Perkins.

Ta gueule, Welt. On est dans la merde jusqu'au cou.

Con, tu cherches qu'à te venger. Je veux mon fric, moi. Tu piges ?

Mon fric, couillon. Ta vengeance, je m'en balance.

Non, Quill.

Quinze années. Quinze années, merde.

T'es fou. Fou furieux. -Non, Quill.

Faut pas le tuer. Il t'aime bien.

Tue-moi, va. Tu me fais pas peur.

Allez. Tire.

Ils t'auront. Tu seras puni.

Quill a raison. Tu es fou. Tu penses qu'un bout de papier suffit.

Pauvre con. Imbécile heureux.

Dommage que je verrai pas ta gueule quand ils t'arrêteront.

Fini, le héros. Tu chialeras comme un gosse.

Tu sueras, tu hurleras. Mais personne t'entendra.

Personne, Welt.

Welt. Oû es-tu, Welt ?

Oû est la lumière ? -Quill.

Qui va là ? Pas un geste ou je tire.

Qui va là ?

Allô ? Rien de neuf ?

Je rentre chez moi. -Le service est fini. On vous conduit ?

Tu sortiras pas d'ici. Pas non plus, Welt.

La bombe explose dès que vous ouvrez la porte. Y en a plus pour longtemps.

Allô, monsieur Biddell ?

Pourquoi ne réagit-il pas ?

Mon Dieu.

N'ouvrez pas la porte. Je vous en conjure.

La porte est piégée. Ne l'ouvrez pas.

Tenez bon. Ne lâchez pas le loquet.

Qu'allez-vous faire ? -J'essaie de retirer le détonateur.

Toby.

Non.

Crève, salaud.

Non.

Dis-le...

Peter.

Y a un coupe-circuit près de la porte. Peter.

Traduction: InVision Ondertiteling.n

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