All language subtitles for Walkower (1965) .24.000. .01.14.29.125. UTF-8 French

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Le collectif cin�matographique "SYRENA" pr�sente

WALKOVER

Attention ! Pardon ! Attention !

Krystyna !

Barbara !

Ah ! Vous partez en vacances ?

Non, je prospecte.

Il se passe des choses, dans ce coin ?

Oui. Lundi prochain, je serai quelqu'un d'important ici.

Qu'est-ce qui arrive, l�-bas ?

Alors, je viendrai.

- Venez tout de suite. - Tout de suite ?

Pourquoi pas ? On a besoin de gens dipl�m�s, ici.

Quand vous serez d�cid�...

Circulez, s'il vous pla�t !

Une femme si jeune...

Hanka, on se tutoyait, non ?

Peut-�tre, mais je ne m'appelle pas Hanka.

Mets tes bagages � la consigne. Je vais t�l�phoner.

Jolie. Celle du train l'�tait aussi.

Je suis membre du Parti. Regardez.

Parti ou pas, je ne pr�te pas ma balance.

Lisez-le, au moins.

Elles sont � vendre, ces montres ?

- Vous les vendrez, ces montres ? - Non !

C'est pas la peine de rester l�.

Cette balance, m�me le ministre de la Justice ne l'aura pas.

Les radios, je suis preneur aussi. Les deux !

Elle est pas mal, votre amie...

Oui.

Qu'est-ce qui vous arrive ?

Vous avez oubli� quelque chose dans le train ? Il est encore l�.

Si c'�tait un homme,

je l'aurais...

Ah... C'est ce genre de femme...

Mais que peut-on faire � une femme, que peut-on lui faire ?

Je verrai bien.

D'accord.

C'est �a, � une heure. Entendu M. le directeur.

Il dit : "Je ne sais pas ce que je fais l�.

"Mais lorsque les ann�es auront pass�,

"la jeunesse et l'amour aussi..."

Notez la premi�re partie du refrain.

Il dit : "Je ne sais pas ce que je fais l�.

"Mais lorsque les ann�es auront pass�,

"la jeunesse et l'amour aussi..."

Et voil� la suite du refrain :

"La gorge serr�e, je voudrai tout refaire."

Et il refait son noeud de cravate...

Il y a un dancing, par ici.

De quoi occuper la soir�e.

Et avant, on fera quoi ?

Tu devrais me demander ce qu'on fera apr�s.

Andrzej !

H� ! Andrzej !

- On t'appelle. - Bon, et apr�s le dancing ?

� 13h, je dois aller voir le directeur pour discuter un peu.

Toi aussi, tu pourrais...

D'abord, je vais y r�fl�chir. Puis, on ira peut-�tre...

danser. Ensuite, tu deviendras quelqu'un d'important,

comme � ton habitude.

Voil� le type qui t'appelait.

Je vous l'ai d�j� dit, je ne pr�te pas ma balance !

Ah, c'est vous.

Je croyais que c'�tait l'autre qui revenait pour la balance.

Viens ici, toi !

Il bouffe des g�teaux tous les jours ?

Non, c'est son dernier anniversaire, je crois.

Il n'en peut plus.

Il mourra avant la d�molition.

Ils vont tout d�molir pour reconstruire.

J'attends mon indemnit�. Sans �a, j'aurais d�j� ferm�.

Mais comme ils d�molissent de toute fa�on...

Vous ne craignez pas les voleurs ?

Que voulez-vous qu'ils volent si d�j� �a ne se vend pas ?

Et la balance ?

C'est bien eux qui vous envoient !

Elle n'est ni � vendre ni � pr�ter !

- Et alors ? - Regarde ma date de naissance.

- C'est ton anniversaire. - Apr�s minuit.

- Quel beau jour ! - Tu as d�j� 30 ans ?

Plut�t une belle nuit. �a tombe la nuit.

Qu'est-ce qu'on entend l� ?

Ce qu'on peut inventer de nos jours ! C'est combien ?

Je ne vends pas.

Bravo ! Pourtant j'�tais pr�t � vous en donner 300 zlotys.

300 ? �a en vaut plus de mille.

Ah, vous marchandez d�j� ! On reconna�t les siens.

Je peux vous vendre cette montre.

Vous avez l'heure ?

- Alors, la balance ? - Partez ! Kajtek, mords-le !

- Comment tu t'appelles ? - Teresa.

C'est votre moto ? D�gagez-la !

- Vous allez au combinat ? - Oui.

Il y a un an, les ch�vres broutaient ici.

�a change...

C'est ce que tout le monde dit maintenant.

- C'est ici ? - Oui.

- C'�tait � c�t�. - C'est pour madame.

- Le directeur m'attend. - C'est sa voiture.

Vous permettez, un camarade de Polytechnique.

Allez-y.

12h59. Quelle ponctualit� !

� 13h pile, on sera dans mon bureau.

�teins la radio.

Ils ne s'essuient jamais les pieds.

- Du caf� ? Je vous sers du caf� ? - Oui.

- �teins ! - Pas la peine.

Regarde son oreille.

La prochaine fois, pr�venez-moi.

Appelez vos camarades.

Dites-leur de venir avec leurs femmes, maris etc.

Nous voulons cr�er nos laboratoires et vous deux...

Mon institut n'a d�l�gu� que moi.

On est juste copains de fac.

- Vous serez donc toute seule ? - Oui.

Le bureau a envoy� une forte �quipe. La maquette est pr�te,

ils l'examinent sous toutes les coutures.

Ce sera dur pour vous de d�fendre votre projet.

C'est le projet de toute une �quipe que je ne fais que repr�senter.

Et c'est le jeune as de l'�quipe qui jouera la premi�re manche.

Il est vrai que les jeunes sont sacr�ment dou�s, de nos jours.

Notre directeur en est la preuve.

Vous pensez y arriver toute seule ?

Oui.

Vous faites du sport ?

Non.

Attention, monsieur le directeur !

Attendez-vous � un beau match contre le bureau d'architectes.

On vous fournit le terrain. Le reste, c'est votre affaire.

Lundi, on signe le contrat et vous vous mettez au travail.

Quant au logement, je crois qu'on en a d�j� pr�vu un pour vous.

Et vous, quelle est votre sp�cialit� ?

- Vous fumez ? - Non, merci.

J'h�site... � rester ici.

Alors, regardez par la fen�tre et d�cidez vite, ing�nieur.

C'est un test pour les ing�nieurs.

On ne vous d�range pas trop ?

Sauf que je ne suis pas ing�nieur.

Alors buvez au moins votre caf�.

J'ai rat� mon dipl�me l'ann�e derni�re.

Vous n'avez donc pas fait vos �tudes ensemble ?

On a commenc� ensemble, il y a dix ans.

Ensuite, j'ai �t� renvoy�, j'ai fait d'autres �tudes.

Apr�s mon service militaire, j'ai repris Polytechnique.

Oui, bien s�r. On vous attend.

On veut notre propre �quipe de chercheurs.

Il faudra que vos l'obteniez, ce dipl�me.

J'ai d'autres projets.

Sans votre dipl�me, �a me para�t compliqu�.

Nous pourrions vous offrir un emploi auxiliaire

mais vous n'aurez pas de logement.

Il existe des foyers ouvriers.

Un instant...

J'aurais pr�f�r� des fleurs au lieu de ce que je vois d�j� par la vitre.

On mettrait un miroir, ce serait pareil.

Que pensez-vous de la radioactivit� ?

Enfin ! Vous allez travailler en �troite collaboration.

L'�quipe du bureau d'architectes, Mlle...

Mlle Karczewska, ing�nieur de Polytechnique.

Je vous propose d'aller tout de suite voir les maquettes.

Trop jeune et trop jolie.

Je vous en prie.

Occupez-vous tout de suite de son logement.

Un studio ?

On se regarde les ongles, on regarde le plafond en se disant :

"Je suis all� d�j� si loin."

Encore un verre d'eau, encore une cigarette.

L'�ternit� boit l'eau dans la baignoire, longtemps.

Et quand il est trop tard, bien trop tard pour toute chose,

il n'est jamais trop tard

pour l'assurance vie de notre compagnie.

La p'tite dame vous demande de lui garder �a.

Et il faut mettre le casque par pr�caution.

H�, Teresa !

Tiens, une cigogne !

En effet, une cigogne.

Attention ! Je ne cesse de le r�p�ter.

Faites attention � chacun de vos pas.

Et interdiction de fumer !

Oui, nous le savons.

�a peut exploser.

Je vous am�nerai ici de nuit.

- Le spectacle est splendide. - Ah bon ?

Voulez-vous que je vous porte ? Avec toute cette boue...

Les pompiers veillent jour et nuit.

Je suis peut-�tre ennuyeux, mais il faut �tre prudent. Vraiment.

Attention !

- C'est ici ? - Quoi donc ?

- La boxe, voyons ! - Je ne sais pas.

- Vous restez l�, un peu ? - Non.

Vous pouvez surveiller la balance?

- Non. - Bon, je la pose l�.

On va monter la balance. Vous serez pes� le premier.

Sans faire la queue.

Vous pensez que je viens me faire taper dessus ?

Vous �tes en complet, c'est pas pour vous inscrire ?

C'est interdit, le costume ?

Ils se fringuent tous comme s'ils allaient � la noce.

Des gars simples mais en complet

quand ils s'inscrivent � leur premi�re comp�tition.

C'est un �v�nement.

Avec ce manteau de femme, cette radio, on dirait un intello !

Vous n'y arriverez pas tout seul ?

C'est lourd.

Je vais essayer.

Je vous p�serai en r�compense.

Dis donc, fiston ! T'as grossi.

- Il voulait s'inscrire ? - Non, mais il pourrait.

- Tu ne veux pas t'inscrire ? - Non.

Pesez-le ! On l'inscrira.

Non, monsieur Rogala, je suis trop vieux pour �a.

- Vas-y, p�se-toi ! - Bon.

Il me manque un poids moyen. Tu vas boxer.

Il fera poids moyen sans ses 3 kilos de fringues.

�a commence � 19h. Si t'as les jetons, t'es pas oblig�.

J'enverrai pas te chercher.

Venez, les gars.

C'est ici, la boxe ?

- Oui. T'es poids l�ger ? - S�r.

- Tu t'es entra�n� longtemps ? - 4 mois.

- La balance, elle va o� ? - L�-bas.

Au club du combinat.

Mais ceux de la ville boxent depuis longtemps dans leur club.

Il y a aussi les ind�pendants, les loubards.

T'en fais pas, ils cognent mais c'est pas de la boxe.

Vous n'avez pas vu les techniciens ?

- �trangers ? - Non.

Alors, on les a pas vus.

Mais enfin, comprenez que ce nuage de vapeur

prot�ge parfaitement des incendies.

Cessons de planer dans les nuages.

Vous savez, la vapeur, c'est excellent pour la peau.

Ce projet permettrait aussi d'am�nager de nouveaux espaces.

Mais il est dangereux pour la vie. Que le vent disperse ce nuage

et c'est une �norme explosion.

D'apr�s les statistiques de ces 15 derni�res ann�es,

le vent n'atteint pas ici une force capable de disperser ce nuage.

15 ans, c'est bien peu pour les statistiques.

Il y a 16 ans, le vent pouvait �tre plus fort.

Quand j'�tais � Polytechnique...

Combien de temps ? Six mois, un an ?

- Cinq ans. - Cinq ans en premi�re ann�e ?

Et alors ? Vous ignorez qu'une femme peut tomber amoureuse,

se marier, avoir un enfant ?

Mais il faut croire les statistiques !

Elles sont � la base des plus grands investissements.

Si malgr� les statistiques, une centrale s'arr�te faute de pluie,

le malheur sera moins grave

que la mort d'un seul homme dans un incendie.

Les repr�sentants de la direction ne peuvent pas... ?

Tiens, vous aussi, vous �tes ing�nieur ?

�a devait �tre un d�but de discussion et pas...

Et pas quoi ?

Je fais pa�tre ma ch�vre ici

quand je ne suis pas de service.

Autrefois, il y avait un pr� et maintenant...

Elle doit avoir raison. Sinon, elle ne crierait pas comme �a.

Ce matin, le train a tu� une femme.

Vous voyez la croix ? Avant, il y avait un carrefour ici.

Metka, viens ici ! Viens !

Tu es toujours sur mes talons !

Qui �a, moi ?

- J'ai ton manteau. - Donne ! Autre chose ?

Je ne te trouvais pas. J'ai ta carte.

"Souviens-toi", point d'exclamation.

Teresa Karczewska. C'est pour toi ?

Le cachet est d'ici. Qu'est-ce que tu as ?

Rien. Je pensais au miracle de la poule.

Tu vois, entre les arbres, l�-bas ?

Quoi ?

J'�tais la premi�re de la classe. Je me suis sauv�e avant le bac.

Que vient faire la poule l�-dedans ?

- Rien, tu verras plus tard. - Quoi, le miracle ?

Il y avait un gar�on, l�-bas.

J'esp�rais qu'il me suivrait.

Si je restais, j'�tais comme toutes les autres

mais en m'enfuyant, je me faisais remarquer.

�a l'endort. Un hache-viande et c'est fait.

Celle qui aidait � la cuisine pouvait �gorger les poules.

Moi, je vendais mon tour contre un rouge � l�vres.

- Ensuite, tu es devenue... - Que sais-tu sur moi ?

Que tu es devenue une militante � Polytechnique.

Nous devions porter un livre sur la t�te pour nous tenir droites.

- Tu m'attendais. - Non, c'est pour...

Parle. Tu as besoin de t'ouvrir.

Ici, tu n'as pas de nom, tu es libre de parler de toi

comme si tu parlais d'un autre.

Il n'y a qu'ainsi que tu pourras avouer tes fautes.

Quelles fautes avoue-t-on, d'habitude ?

De ne plus croire en rien

ou d'�tre coupable de la mort d'un autre.

- Et toi ? - Quoi ?

Quelles fautes as-tu d�j� � avouer ?

Comme tu es loin dans ta vie

pour �tre d�j� si seul !

Je le suis rarement.

Tu l'es toujours.

Oui.

Parce que tu rends toujours le coup. Pourquoi ?

Si tu re�ois une gifle et que tu tends l'autre joue,

tu ne seras plus seul mais avec celui qui h�sitera � te frapper.

Ce serait un knock-out.

N'oublie jamais ceci :

le plus important c'est...

Il est tomb� dans ton pi�ge ?

C'est son dada, le miracle de la poule et la confession.

Il n'est pas pr�tre.

Pendant la guerre, il a fait sauter un train

et s'est cach� sous cette d�froque. Depuis, il d�bloque.

S'il vous pla�t,

vous pourriez nous...

H� ! Arr�tez-vous !

On aura du mal.

Je ne suis pas press�e.

- Tu as des cigarettes ? - Tu ne fumes plus.

- Comment tu sais ? - J'ai remarqu�.

- Quel don d'observation ! - Eh, oui...

Il me faut du carton, des ciseaux et du rouge � l�vres.

- Une pince fera l'affaire ? - Tiens.

�a ira.

- On pourra choisir la voiture. - Du feu ?

Non, je ne fume pas.

Celle-ci te va ?

Pourquoi pas ?

Alors regarde.

Arr�tez-vous !

Je sais, M. l'inspecteur, je ne suis pas en r�gle,

mais je ne voudrais pas de probl�mes. Tenez.

- �a colle avec elle ? - Elle est coriace, mais...

Montez derri�re. En attendant.

Pas de probl�me, inspecteur.

Quand on a bu un petit coup...

Et on a encore un resto sur le chemin.

Dernier cri.

C'est pas sorcier.

J'ai appris �a � l'arm�e.

J'y �tais le meilleur conducteur.

Je vais te raconter une histoire.

Il �tait une fois un monsieur qui, le jour de ses 30 ans,

ne s'est m�me pas fendu d'une bouteille.

Mon anniversaire tombe apr�s minuit, donc c'est demain.

Qui sait ce que sera demain.

Dimanche.

La m�me bouteille, s'il vous pla�t.

Et puis, ce sera lundi.

- Attends, avant... - Avant ?

Vous permettez que j'allume une cigarette ?

Il y a des tables libres l�-bas.

Donnez-moi un remontant, ma cocotte, j'en ai besoin.

Ma femme me pers�cute.

Elle ne me donne du fric que si j'avale de l'Antabuse.

Et dire qu'elle a un tas de billets, haut comme �a.

Que des billets de 500.

Et pour bibi ? Si bibi cr�ve,

vous aurez le combinat sans le combinard.

Vous m'ach�teriez une montre, tic-tac ?

J'en ai d�j� une.

Vous avez de la veine. Elle vient de s'arr�ter.

Je parle plein de langues, mais pas une �trang�re.

Voil� votre hach�.

- �coute... - Oui ?

Pour toi, je pourrais partir � la guerre

ou apprendre l'encyclop�die par coeur.

Boire un milliard de verres d'eau.

Au bout de trois verres, je serais plus pr�s de toi !

Les jeux sont faits.

Et on ne joue qu'une fois. J'ai rat� mon examen.

J'ai pleur�, tap� dans les murs, ha�� si fort

que j'aurais d� rebrousser chemin.

Mais ce n'�tait qu'un r�ve.

� pr�sent, il n'y a plus rien � faire.

Je dis seulement :

"Je t'aime" pour que tu saches qu'on peut t'aimer.

Je vous recommande le steak hach�.

- Voil�. - Qu'est-ce que c'est ?

Ici, on oublie facilement de payer.

D�s que j'ai le dos tourn�, hop ! On saute la barri�re !

Tant que bibi est l�, pas de risque.

J'ai essay�, un jour, mais �a a loup�.

- Gar�on, un hach� ! - Montrez vos sous.

Ma femme m'a donn� 100 balles.

- Ce qu'il boit ! - Ils sont tous comme �a ?

Non, il y en a qui bossent.

Moi aussi, je voulais bosser mais �a a foir�.

Il para�t que la terre est ronde, mais les semelles s'usent � plat !

Un jour, je vais chez un psycho-logo.

Tout va bien, il me donne une pomme.

Je l'�pluche et je mange que la peau. La pomme, hop !

Je la jette. �a l'a m�dus�.

H� ! Monsieur !

Monsieur, attendez !

Vous avez perdu votre montre.

Monsieur, s'il vous pla�t...

Ah ! Prenez cette balance, apr�s tout.

Non, je viens vendre ma radio.

Le g�teau, j'aurais d� l'acheter au magasin d'�tat.

Les p�tissiers priv�s vous fourguent des saloperies.

Le chien ne l'a pas appr�ci� ?

Si, il l'a mang� et il est mort. Le jour de son anniversaire !

C'est le jour le plus indiqu� pour penser � la mort.

C'�tait quoi d�j�, votre prix ? 300 ?

C'�tait le v�tre mais �a me va.

On ne conclut pas une affaire sans marchander.

Vous devez me dire votre prix.

Je vous en donne 320, �a vous convient ?

Soit.

�a fait un bail que je n'ai pas fait de commerce.

Vous g�chez mon plaisir.

Ce n'est pas assez. Il faut me donner votre prix.

- Bon, 500 zlotys. - 350.

- Non, c'est 500. - 380.

- 490. - 400. Pas un sou de plus.

480 et amen !

390, je veux dire 420 !

Non, non, non !

420, non. Je vous donne... je vous donne...

je vous donne...

je vous donne 400...

et encore 20.

Merci.

Halte l� ! Il faut vous expliquer.

Nom ?

- Andrzej Leszczyc. - �ge ?

Vingt-neuf.

Vous avez oubli� votre �ge ? Vos papiers !

J'h�sitais car je n'aurai 30 ans que dans quelques heures,

Je vous demande l'�ge que vous avez maintenant, � l'heure qu'il est.

Vous n'avez qu'� lire.

En ce moment, j'ai 29 ans, 364 jours et 15 heures.

Pas de pitreries ! On vous a vu vous sauver du lieu de l'accident.

De quoi vous parlez ?

Je courais au magasin. Je ne me sauvais pas du lieu de l'accident.

- Cette montre est � vous ? - Oui.

Videz vos poches.

C'est quoi, votre m�tier ?

J'ai rat� mon dipl�me l'ann�e derni�re.

Rater son dipl�me c'est pas un m�tier.

Vous bougez beaucoup.

Cet homme s'amuse � effrayer les enfants.

Je rapportais �a � l'�cole, au labo de biologie.

On me l'avait pr�t�.

Il n'y avait pas d'enfants dans la rue. C'est faux.

Pas maintenant. Enlevez-moi �a !

V�rifiez qui a pu perdre ces objets.

6 mois par montre et vous ne r�cidiverez pas.

Une montre de marque polonaise, 3 de marque russe.

Vous courez au magasin, vous voyez un accident

et au lieu de vous arr�ter, vous continuez de courir.

�a ne m'int�ressait pas alors je ne me suis pas arr�t�.

Qu'aviez-vous de si urgent � faire dans ce magasin ?

Je n'aime pas voir le sang.

Vous pr�f�rez les montres. Un tour de main, et hop !

Quelqu'un parmi vous s'est fait voler une montre ?

- Oui, moi ! - Elle �tait comment ?

Un r�veil. Pr�s de la fen�tre.

J'habite au rez-de-chauss�e.

Montrez-moi ce que vous y avez achet�.

Je voulais...

Vous savez, au combinat, il y a...

Je voulais emprunter une balance car au combinat,

il y a un tournoi de boxe, "Le premier pas".

Je connais l'entra�neur, M. Rogala.

Son aide est incapable de trouver des balances.

Je voulais aider ce Rogala. Il m'a appris � boxer.

Justement, le vieux de la boutique en avait une.

Les montres, je les ai gagn�es aux cartes.

Maintenant que son chien est mort, il la pr�tera sans doute.

Quel rapport avec le chien ? O� trouver ce Rogal... ou Rogala ?

Enlevez votre bras !

C'est pas un bar, ici !

Alors, vous savez boxer ?

Oui.

En position !

Crochet du gauche !

Non ! Ici !

Bon.

Allez chercher cette balance et amenez-la au combinat.

Salut, Andrzej !

Il y a un train pour Varsovie � 17h50 et � 22h.

Ce sera un hach� pour moi.

Deux, alors.

Demain, c'est le matin et � midi.

- Donc, deux hach�s ? - C'est pay�.

- Non, un. - Alors en tout...

Un seul.

"Bibi" te dit au revoir.

Tu vas voir, le gar�on va tout confondre.

Un foie pommes vapeur !

Ce sera mon cadeau d'anniversaire.

Dis-moi, est-ce que j'ai de l'autorit� ?

La gare n'est pas par ici. J'y suis all� chercher mon argent.

Je ne vais pas � la gare.

Tu demandais l'horaire des trains, je pensais...

Mon anniversaire, ce serait une f�te avec plein d'invit�s, des vivats...

Parfois, je r�ponds � une question, je me retourne, plus personne.

C'est avoir de l'autorit�, �a ?

Il y a 10 ans, quelqu'un qu'on conna�t,

pour prouver son autorit�, m'a vir� de Polytechnique.

Il y a 10 ans, j'avais 1 7 ans.

"Concernant Leszczyc, il y va de l'autorit�

"de notre organisation et de la mienne.

"On m'a �lue pour nettoyer nos rangs de tous ces..."

Je me rappelle ton allure. Un vrai zazou.

On r�gle les comptes mais on a oubli� le sens de ce mot.

Pourtant, il vous colle � la peau m�me dix ans plus tard.

Redis-le, c'est si joli.

Tu as d� l'apprendre par coeur.

Nous vous invitons dans notre studio.

Des voeux enregistr�s sur disque

feront plaisir � la personne qui vous est ch�re.

D�couvrez aussi nos repas et notre boutique de remaillage.

Venez nombreux � notre studio.

Puis-je vous demander un service ?

Pourriez-vous l'�gorger ? Moi...

Donnez-la-moi.

- Vous permettez... - Non, merci.

Vous verrez, je vous ferai un portrait fid�le.

REPAS BON MARCH�

- C'est combien ? - Vingt balles.

Combien ?

Comme je vous ai dit, dix balles.

La cit� des Jeunes, n�15, vous connaissez ?

Demandez � la boutique.

Ce sera long ?

C'est pour vous ? Des voeux ?

Oh ! Vous avez d�j� 30 ans ?

- Combien de temps ? - Deux minutes.

Vous ne pouvez pas vous passer d'elle ?

�coutez.

...que tu saches que je suis...

Faites vite, il ne reste qu'une minute.

Et si vous repassiez ce soir pour "enregistrer" ?

Venez enregistrer vos voeux dans notre studio.

- Puis-je r�cup�rer... - Ce sera pr�t pour ce soir.

Partout ailleurs, c'est imm�diat.

- Pas chez vous ? - Non, pas chez nous.

Que peut-on dire en deux minutes ?

Au d�but, je ne savais pas pourquoi j'�tais descendu du train.

Puis, j'ai compris que je pourrais te ha��r.

Tu l'ignores, mais je t'ai vue te ridiculiser pr�s des maquettes.

Tu as compris que tu n'�tais pas de taille.

Tu veux partir d'ici.

Mais je te montrerai qu'on peut se battre.

Quand on n'a pas de boulot, de projets � d�fendre � tout prix,

on se bat pour n'importe quoi.

Je te le prouverai.

Peu importe ce qui se passera entre nous.

On ira peut-�tre danser et ensuite, je ne sais pas...

Je te regarderai d�poser les armes et partir la t�te basse...

Fin du disque. Revenez ce soir.

O� est ta radio ?

Faites attention � l'�cran. Encore un peu.

Montez-le plus haut ! Oui, plus haut encore. Un peu plus.

Tu pourras vendre des places au balcon.

Qu'est-ce qu'ils vont projeter ?

Des actualit�s ?

C'est presque bon. Montez-le encore un peu !

Au fond, je n'ai jamais eu un chez-moi.

Qu'est-ce que tu as ?

�a s'appelle "Se battre avec son ombre".

A l'arm�e, pour me faciliter la vie, je me suis mis � la boxe.

J'ai vite particip� aux championnats du coin.

De retour � Polytechnique,

j'ai compris que le seul moment de bonheur...

- L�ve le pied. - ...d'affirmation...

- Quoi ? - Tu marchais sur la craie.

Ce sera quoi, �a ?

- Un lit. - Un peu �troit.

�a fait rien, c'est pour une personne.

Il y en a qui ont ici un os saillant.

Des gens hors du commun ?

�a s'appelle la protub�rance annulaire.

Et alors, ton seul moment de bonheur ?

C'�tait quand je gagnais sur le ring.

Tout le monde m'applaudissait.

Je n'ai jamais autant cru en moi qu'alors.

Quelle heure est-il ?

Je dois y aller. T'as pas de montre ?

Si, mais elle n'est pas terrible. Tu vas o� ?

Tic-tac ? Elle ne marche pas.

C'est "Bibi" qui m'a fait un prix. C'est un pro du baratin.

Il y a un match au combinat...

On n'a pas de concierge. Les locataires font l'escalier.

La semaine derni�re, c'�taient ceux d'en face et l�,

c'est moi encore pour 2 jours. Puis ce sera � vous. �a tombe bien

car on va faire une f�te et �a salit pas mal.

- Vous prendrez le relais ? - D'accord.

Quant � cette vapeur, rassurez-vous.

Avec la vapeur et l'�lectricit�, il faut �tre prudent.

Quelle bienveillance soudaine...

Mais non. Vous connaissez cette blague ?

Avec la vapeur et le courant, on peut faire des enfants :

Elle a eu des vapeurs, et lui, apr�s...

il est parti en courant.

Tu as oubli� l'ampoule.

- Tu dois aller o� ? - Comment ?

Tu parlais d'aller voir un match au combinat.

Non. Je vais monter sur le ring.

- Tu vas te battre ? - Non, je vais lutter.

Un pr�sident de 30 ans est un blanc-bec.

Mais un boxeur de 30 ans, c'est un vieillard.

Je voudrais au moins...

T'affirmer encore, retrouver ce moment de bonheur, de fiert�.

Tu n'es qu'un rat� de 30 ans.

Je suis inscrit. Je ne peux pas me d�biner.

Ce serait la honte, le walk-over.

�a t'apporte quoi, la boxe ?

Je peux attraper une mouche au vol.

Tu as 200g de trop. Il faut transpirer un peu.

Au suivant. Ne respirez pas.

Ne respirez pas. Ne respirez pas !

�a va. Poids mi-figue... mi-moyen.

Attention, vous �tes pri�s de ne pas fumer.

- Il va �tre crev�. - Il l'est d�j�.

Il descendra � quatre pattes.

Il est mont� au cinqui�me.

- Il ne tiendra que deux rounds. - Et encore !

Au troisi�me, il sera mort.

Dans la cat�gorie poids mi-moyen s'opposeront

Piekarczyk, club Combinat et Siennicki, ind�pendant.

On va voir.

C'est bon. Poids moyen.

Va voir Rogala.

Nous vous rappelons encore une fois qu'il est interdit de fumer.

Tiens, si tu t'ennuies.

Pendant que tu te bats ?

On ne dit pas "se battre", on dit "lutter".

Ces deux-l� qui se tapent dessus, ils "luttent" aussi ?

� corps perdu. M�me s'ils r�vent d'entendre le gong.

Ce son merveilleux qu'on attend comme le salut.

� la reprise, il donne un coup de fouet. Il ferait bondir un mort.

Tu as l'heure ?

Nous aurons le temps d'aller danser.

Nous f�terons la victoire.

Si je gagne, demain je participe aux finales.

Mais tu peux aussi bien perdre.

Le vainqueur par knock-out est Piekarczyk, club sportif Combinat.

Dis donc, j'en ai bav� !

Voici ton adversaire.

Ing�nieur ! Je vous ai trimbal� ce matin !

Et moi qui ai amen� mes vieux !

T'en fais pas, Pawlak.

Ici, il n'est pas ing�nieur. C'est un concurrent comme toi.

Sur le ring, il n'y a pas d'ing�nieurs ou autres.

On dit �a...

Cat�gorie poids moyen : Pawlak, club "Combinat"

et Andrzej Leszczyc.

Allez-y.

Serrez-vous la main, pas de revers, prot�gez la t�te. Merci.

Luttez !

Pas d'esquive. Luttez !

Pas d'esquive. Luttez !

Premier avertissement pour esquive. Luttez !

Attaque, petit morveux, ou t'es vir� du boulot.

Quel sale type !

Tu joues l'ing�nieur pour pas qu'il te frappe.

Le petit merdeux te fait peur ?

Tu veux de l'eau ?

Trois... quatre... cinq...

Luttez !

Nous vous rappelons qu'il est interdit de fumer.

- Eh ben... - Quoi ?

C'est un bon boxeur.

C'est clair. On va arranger �a.

- Elle est l�-bas, invitez-la. - C'est ce qu'on va faire.

Vous n'avez pas besoin d'une montre tic-tac ?

Encore occup� !

A 3 contre 2, la victoire est � Leszczyc.

Le dernier combat du jour opposera Wielgosz � Perelka.

Qu'est-ce qui m'a pris d'avoir la trouille, pourquoi ?

J'aurais pas eu la trouille, j'aurais gagn� au premier round.

Quel imb�cile !

- Arr�te de brailler. - Quoi ?

Qu'est-ce que t'as � gueuler comme �a ?

Wielgosz a gagn� par knock-out au premier round.

Tu vois, Perelka ?

Ton compte est r�gl� au premier coup.

R�veille-toi, le combat est fini. Allez !

Perelka ! Arr�te !

C'est fini ! C'est moi, Maniek.

- Qui a gagn� ? - Lui.

Par knock-out.

T'as vu comme j'ai contr� ?

M�me pas besoin de te laver. Un seul coup et crac !

S�r.

- T'as bien contr�. - S�r. Crac et boum !

Donne, je te le d�fais.

M. Rogala...

Il s'appelle Wielgosz ?

Il a d�j� livr� 100 combats.

Il n'a pas le droit de participer au "Premier pas".

Monsieur Leszczyc,

tu en as livr� une cinquantaine.

Tu n'en as pas le droit non plus.

Le meilleur truc pour des gars comme toi et lui,

c'est de les l�cher les uns contre les autres, OK ?

Et bonne chance pour demain.

Pourvu que Wielgosz t'amoche pas trop.

Au pire, je le mettrai KO. S�r !

- Au revoir, monsieur Rogala. - � demain.

Je ne suis pas fou.

Il me descendra au premier coup.

Je prends le train de 22 heures.

Il n'y a plus personne, ici.

- Alors, �teins la lumi�re. - Je peux le faire, s�r.

D�p�che-toi, tu vas rater ton train.

Alors je partirai demain matin.

Je ne suis pas assez fou pour me faire massacrer.

Allez chercher une poire ailleurs.

C'est pas moi qui t'ai cherch�.

D�s qu'il y a un "Premier pas" quelque part, tu te pointes.

Il ne faut plus qu'on se rencontre.

- C'est fichu pour le dancing... - Pourquoi ?

T'es pas beau � voir.

On a peut-�tre encore un train ?

Tu as gagn�.

Demain, ce sont les finales.

Arr�te !

Tu m'as dit que ce son est beau, qu'il donne du courage.

On dit beaucoup de choses.

Qu'un walk-over ce n'est pas gagner.

Les gens disaient que tu te m�nageais pour demain.

Je me fous de ce qu'on raconte.

Au contraire, �a t'int�resse plus que tout.

Il n'y a que �a qui compte. �a, et rien d'autre.

Tu sais,

je n'arrivais pas � me lever, le matin.

Apr�s avoir appris la boxe, � l'arm�e,

je demandais � ma m�re de me r�veiller en comptant.

Comme l'arbitre sur le ring. Un... deux... trois...

Je me levais avant que ma m�re n'arrive jusqu'� 10.

Et alors ?

Rien.

- Qu'est-ce que vous faites ! - C'est pas vos oignons.

- Eh ben, si ! - Pauvre touriste, va !

Pourquoi t'en m�ler ?

Il est o�, l'autre ?

Sa ch�vre est mont�e dans la remorque !

On a oubli� d'aller chercher nos disques.

Mes voeux pour toi devaient �tre pr�ts ce soir.

L�, c'est trop tard.

"R�ves irr�vocables".

Aucun r�veil ne peut r�voquer ce dont, une nuit, on a r�v�.

M�me en se r�veillant sur un quai de gare, il est trop tard.

On voit sa vie qui s'�loigne

comme ce qui s'�chappe du miroir quand on ouvre les yeux.

Mais m�me l�, il n'est pas trop tard

pour assurer sa vie dans notre compagnie.

On peut attendre ici.

Vous permettez ?

Voici la cible de type militaire.

Une balle ? Le premier tir est gratuit. Le second, payant.

- Une montre, alors ? - Non, merci.

Tout le monde peut v�rifier sa justesse de tir.

Regarde !

Le type qui t'a appel� ce matin. Il vient vers nous.

Tout le monde peut jouer.

Le re�u de la consigne.

Le premier coup est gratuit. Ensuite, si vous ratez, vous payez.

Salut, Andrzej !

Tu ne reconnais plus les copains ?

- Qu'est-ce que tu deviens ? - Et toi ?

Dans les affaires. Tu es devenu ing�nieur ?

- Et toi ? - Je r�p�te,

on n'est pas toujours ing�nieur.

On peut aussi...

- �viter d'aller en prison. - �viter d'�tre, tout court.

Allez, on y va !

On se retrouvera et on bavardera.

Me rouler sur le poids, moi !

Ces bonbons font 250 g. J'ai une balance dans la t�te.

Je connais le poids avant de peser.

Tiens, 78 kg, poids mi-lourd.

76 kg, poids moyen.

Et moi ?

90. Poids tr�s lourd.

- L�ve-toi. - Quoi ?

On y va.

Quand j'�tais gosse, haut comme trois pommes,

je savais peu de choses mais je les savais bien.

Vous qui �tes homme de science, ing�nieur,

expliquez-moi un peu.

Comment savoir ?

Visez ! Tirez !

Si tu contribues aux d�penses du m�nage,

on pourra avoir un lit deux places.

Tu y crois vraiment ?

Tu crois toujours en ce qui t'arrange.

Chez les religieuses, c'�tait Dieu.

Quand tu m'as fait virer de Polytechnique,

tu croyais que j'�tais l'ennemi du peuple travailleur.

Ici, tu croyais en ton projet aussi fort que tu criais, non ?

Tu passes ta vie � crier, � donner des coups pour arriver � tes fins.

Tu y �tais ? Tu as entendu ?

J'�tais derri�re la vitre.

Alors ? Tu ne me la rends pas ?

Tu te bats contre des plus faibles que toi.

Et quand tu tombes sur un fort, tu te sauves !

�coute, j'ai 30 ans,

une radio, une valise, et un manteau.

Tu ne me... Je n'ai que �a.

- Venez, c'est ouvert. - Voil� les amoureux !

Venez vous joindre � nous, madame.

- Il n'y a pas de lumi�re ? - C'est la f�te, c'est la f�te !

Fais pas l'andouille !

Jerzy ?

Adam ?

Pawel ?

Je crois qu'on se tutoyait, non ?

Quoi ?

Bon...

Un... deux...

trois... quatre...

neuf... dix.

�a pourrait �tre une jolie maison.

Tu n'as pas vu mes gants ?

Tu as d�j� eu une maison ?

Tr�s bien...

On mettra le lit ici,

et l�, on accrochera la photo.

De notre mariage.

Deux billets pour Varsovie.

J'y r�fl�chirai, M. le directeur.

Oui, seconde classe. Deux.

Comment �a, deux ?

Au revoir, maman.

Vous accompagnez seulement...

Moi aussi, j'accompagnais mes vieux.

C'est le match des mi-moyens, je l'entends !

J'ai pris la seconde classe.

- Vous lutterez pas ? - Non !

Alors c'�tait quoi, hier ?

- Je peux laisser ma moto ? - Pas d'essence ?

- Un demi-litre, peut-�tre. - Videz-la.

- O� voulez-vous que je la vide ? - Je sais pas.

Vous voulez que je vide l'essence dans la gare ?

Pas de carburant.

Vous pensez que la gare va prendre feu avec un demi-litre ?

Essayez de comprendre... Je vous jure...

Venez la chercher au combinat, au match de boxe !

Au voleur !

- Vous avez du feu ? - Non.

Tire le signal d'alarme ! On arrivera � temps.

Je t'emm�ne.

Eh bien, tu viens, bourrique ?

T'as peur de quoi ?

Au pire, ce sera un knock-out.

Crachez-lui � la figure, mademoiselle !

C'est un trouillard !

Tire donc le signal d'alarme !

Tirez, mademoiselle !

Attention, mesdames et messieurs.

Le dernier combat de notre "Premier pas"

devait opposer Leszczyc et Wielgosz.

En absence d'un des combattants...

- Je te casse la gueule. - Je viens lutter.

Lutter contre qui ?

...dans la cat�gorie poids moyen, faute d'adversaire,

Andrzej Leszczyc est d�clar� vainqueur par walk-over.

En r�compense, il re�oit une montre.

Il gagne aussi le prix sp�cial pour le meilleur niveau technique :

un poste de radio.

Vous vous �tes donn� le mot ?

- Tu devais... - Me faire casser la gueule.

- Ing�nieur... - Arr�te !

- C'est quoi, ton nom ? - Maniek.

- Andrzej. - D�d�, quoi.

Non, Andrzej. Je suis trop vieux pour m'appeler D�d�.

- Tu as gagn� ? - �a se voit pas ?

Trop vieux ? Vingt et quelques, c'est rien.

En effet. C'est justement mon anniversaire.

Ah bon ? On boit un coup ?

J'ai vu votre combat, hier.

Je crois aux sportifs.

Vous m'avez sembl� un peu... mais je crois aux sportifs.

Restez au foyer ouvrier pour l'instant, on verra plus tard.

Excusez-moi, monsieur...

Vous n'auriez pas vu Teresa ?

On voulait lui offrir des fleurs.

Elle doit �tre quelque part dans la salle.

On va la chercher.

Tu restes au foyer ?

Oui. Tu peux me bazarder �a ? J'ai besoin d'argent.

- Pour un cadeau. - D'accord.

Il y a un lit vide chez moi.

On pourrait mettre la radio au milieu.

C'est quoi d�j�, la marque ?

Une marque russe.

Je voulais vous pr�senter mes enfants.

Ils sont mignons.

Dommage que je n'y sois pour rien !

Viens, Karol.

Un jour, je voulais arr�ter de voler.

�a a foir� ?

C'�tait pour voir. Vous auriez moins de montres � remonter.

Allez-y, frappez-moi ! C'�tait mon acte de bravoure.

Une montre polonaise ou russe ?

Russe.

Va pour la russe. Allez, donne.

La radio, tu peux la garder. J'aime pas la musique. S�r.

- Je n'ai plus de montre. - D�j� ? T'es rapide.

Tant pis, va pour la radio.

Non.

Tu serais pas mont� sur le ring. Je me suis planqu� quand je t'ai vu.

On s'arrange : la radio est � toi, la montre est � moi.

Je t'aurais tout de suite assomm�.

De toute fa�on, Rogala a devin�.

Sc�nario et mise en sc�ne

Prise de vues

Directeur de production

Avec

Musique

Collectif cin�matographique "SYRENA"

Direction artistique : Stanislaw Wohl

Direction litt�raire : Jerzy Pomianowski

Directeur de production : Zygmunt Goldberg

Studios et laboratoire

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.