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Vous frappez pas. C'est mes garnitures de freins! Elles sont neuves.
C'est de la mécanique. Mais dans les démarrages ou dans les reprises,
je bats meme une voiture américaine. Je suis un mordu de la mécanique.
J'étais metteur au point chez Hispano-aviation.
Ça, c'est un moteur a moi. Ça vous tape son petit 140.
Il suffit de lui demander poliment.
Et alors, j'ai monté un stabilisateur pour les virages.
Et hop.
Ça vous renverse, hein?
Mais ça, c'est rien. Regardez-moi ça. Mais dans Paris,
on ne peut pas se lancer. Je ne peux pas me servir de mon super-turbo-compresseur,
ni de mon double carburateur spécial.
Sans ça, vous verriez ce que ça donne.
Comprenez-vous?
lmbécile! On fait signe quand on s'arrete!
Il faut dire que demain, je pars en vacances avec ma famille.
Alors, j'ai fait équiper les sieges en couchettes. C'est la...
que je vais dormir avec ma femme. Comme lit on ne fait pas mieux.
Hey!
Combien? - 450.
Combien? - 450.
Combien? - 45...
Je t'aurais pas raconté ma vie! C'est un abus de confiance.
Merci.
Taxi!
Je regrette, ma mignonne. Fini pour la saison. Réouverture en septembre.
Dans quelle direction allez-vous? - Direction d'Espagne! Adios! Olé!
Alors Momo, c'est le grand départ? - Ne m'en parle pas. Ça fait une heure
qu'on devrait bouffer des kilometres. La prochaine fois, je pars tout seul.
Je vais te donner un coup de main, ne t'énerves pas.
Doucement, doucement.
Maurice.
Viens m'aider a boucler la valise. J'y arrive pas.
T'as qu'a t'asseoir dessus. - Je suis pas assez lourde.
Vous voulez que je monte? - Avec plaisir. Vous ferez le poids.
Tu permets? - Oui, mais je te suis.
Idiot! - Idiot, mais prudent.
Tu ne peux pas tenir ta droite? - Elle est un peu raide.
C'est toi qui tiens ta gauche. - Je viens de la droite, j'ai la priorité.
Evidemment, t'as toujours raison!
M. Jacques! On demande quelqu'un de vous au téléphone.
J'y vais.
C'est tante Mathilde qui téléphone.
Y'a l'oncle Léon qui s'impatiente. Il demande si on arrive bientôt.
S'il est pressé, il a qu'a partir devant.
Et alors? - Il te fait dire que si tu es pressé,
tu n'as qu'a partir sans lui. - Toujours aussi aimable, celui-la.
Je ne sais pas ce qui me retiens d'aller passer mes vacances ailleurs.
Ça serait aussi agréable qu'avec lui.
T'as fini de jouer au ballon?
Qu'est-ce que c'est que ça? - Tu ne crois que je vais les laisser...
tout seuls pendant un mois! - Ou voulez-vous mettre tout ça?
On en mettra dans la roulotte.
Qu'est-ce qu'il fabrique?
Tu te rends compte? On devait partir a 7 heures. Eh bien, il est 9 heures.
Jamais on ne sera a Lamotte-Beuvron pour déjeuner a midi. Et l'horaire...
que j'ai mis un mois a étudier. Il faut le refaire.
Je la plains, ta pauvre soeur. - Ça ne sert a rien. T'énerve pas!
Je t'ai déja demandé de ne pas jouer au ballon aupres de cette roulotte.
Tu vas rayer la peinture. Enfin c'est trop fort a la fin.
Mais qu'est-ce qui se passe? Tu vas tout casser.
On bouge...
Mais dis donc, tu l'as reçu sur le pied, au moins.
Et ça te fais rire! Tu vas voir si je vais te faire rigoler.
Toujours en retard! C'était pas la peine de téléphoner pour qu'on se presse.
C'est le bouquet! Tout ça ne serait pas arrivé si tu avais été a l'heure.
Allez, aide-moi.
Pourquoi t'as lâché, dis?
Il y en a bien pour une heure a remettre tout ça en place.
C'est bien? - Ça va.
Belotte. Rebelotte. Et dix.
Ça n'empeche pas que vous etes dedans. - Dépechez-vous, mes petits enfants.
Et le tabac.
Quel tabac? - Il faut cacher le tabac.
Je suis la pour penser a tout. - S'agit pas de s'en faire piquer.
J'ai pas envie de fumer de la barbe de mais et des poils de taureux.
Toi, tu remplis le pot a tabac, ça passe toujours.
Vous, les filles, un paquet de tabac dans chaque paire de chaussettes, comme prévu.
Pour nous, il s'agit d'en passer le plus possible. Comprenez-vous.
T'as l'air de Lolobrigida!
Y'a qu'a mettre en vrac dans les poches et ils n'y verront que du feu.
Un moment.
Attention! Préparez vos passeports.
Prenez vos valises. Et pour le reste, laissez-moi faire.
Belle bagnole! C'est le dernier cri, ça. Vous avez l'embrayage automatique?
Ça part au quart de tour, hein? Et vous allez loin avec ça?
Yo no comprendo. - Vous ne parlez pas le français?
Vous ne le comprenez pas non plus? Et bien, tant mieux. J'aurais jamais osé
vous dire que je vous trouve jolie et vous me plaisez beaucoup.
Avec des yeux comme les vôtres... - Vos papiers, s'il vous plaît.
Française? - Oui.
Vous allez a Grenade? - Oui.
Presentez-vous avec vos bagages au bâtiment de la douane, s'il vous plaît.
Vous m'avez bien eu alors. C'est joli, Grenade?
Mais il faut que je porte mes bagages a la douane.
Je la prends.
Prenez-les. Ou est-il? Jacques?
C'est trop lourde.
Jacques! Viens ici. Tu ne crois pas que tu ferais mieux de venir nous aider?
Excusez-moi... - Viens ici.
J'espere qu'il ne vous a pas trop importunée.
Il est insupportable. Toujours dans les jambes des gens.
Surtout quand ces jambes sont jolies.
Pardon.
Maurice! Elle n'est pas a nous, cette valise. Si tu as une main de libre,
faut pas te gener, viens nous aider. - Ben ça va, j'arrive.
Attention! Vous allez salir mon linge.
Vos valises, s'il vous plaît.
Qu'est-ce qu'il dit? - Ouvrez les valises, s'il vous plaît.
Toutes?
Refaites-la au moins proprement.
Votre sac, s'il vous plaît.
C'est pas toi qu'as la clef de la valises? - Mais non, c'est toi qui l'as!
Léon, t'as pas la clef de la valise? - Quand on n'a pas d'ordre, hein?
Mademoiselle, vous voulez me suivre? - Pourquoi?
Pour la visite de vos vetements. - Bon. Merci.
Il n'a pas l'air commode, hein?
Qu'est ce qu'il y a la-dedans? - La-dedans?
Des chaussures. Des chemises.
Du chocolat.
Ça va. - Et des chaussettes.
Dis donc, t'as pas peur que ça paraisse un peu bizarre, toutes ces chaussettes?
Passe a Jacques.
Ça, c'est le ravitaillement.
Tout en tube. C'est la nouvelle formule. Beurre en tube, lait en tube,
sucre en tube, creme a raser en tube, savon en tube,
dentifrice en tube, tout en tube. - Pour la cuisine, il s'agit pas...
de se tromper de tubes! - C'est un ragout.
Coquetier, je mets, gros, petit...
gros, détail, gros...
Ça, sommeil.
Pour le nez...
Rhume... Ça, tondeuse...
L'oeuf pour repriser les chaussettes.
Mon poivre pépere...
Un rasoir...
Oui, oui, bout spécial renforcé.
Sí. . Alors?
Alors, mes enfants, maintenant, on s'en va.
Allez.
Vous avez oublié quelque chose la. - Merci.
Excusez-nous, on a reçu des consignes particulieres.
Mais je vous en prie, c'est tout naturel.
Ils n'ont pas été trop féroces avec vous? - Ils ont trouvé a qui parler.
J'ai du leur faire un véritable numéro de strip-tease.
Attention. C'est lourd. - Et ça aussi.
Joli tissu! C'est fait a Paris? - Oui, a la Belle Jardiniere.
C'est tres chic. - Un peu chaud pour l'été.
Un peu lourd.
Je vais me mettre a l'aise. - Les soirées sont fraîches en Espagne.
Je me mets a l'aise!
Et voila.
Mademoiselle, permettez... - Merci.
Ah! Quel sport.
On n'a pourtant pas l'air de contrebandiers.
Oh! Excusez-moi, il faut que j'aille
porter ma valise dans la roulotte. - Vous permettez que je vous accompagne?
Apres vous.
C'est votre premier voyage en Espagne? - C'est la premiere fois a l'étranger.
Et vous allez loin? - Séville. Je voyage,
pour instruire mon fils. - C'est votre fils, ce grand jeune homme?
Je vous prenais pour son grand frere. - Allons donc.
Tu viens, fiston!
Ma femme. - Madame.
Je crois qu'on va pouvoir partir. - Ma belle-sour.
Mon beau-frere. - Mademoiselle.
Ma petite niece. - Mademoiselle.
Pardon.
Pardon.
On ne saurait prendre trop de précautions. Apres vous.
Au revoir. - Mademoiselle.
Au revoir, Monsieur, faites bon voyage. - On vous voit a Séville?
Peut-etre.
Tu viens, fiston?
Au revoir.
Au revoir! - Senorita.
Qu'est-ce qu'il y a encore? - Nous allons examiner la voiture.
Ça, c'est un peu fort. - Nous avons des ordres, Senorita.
Vous pouez disposer, Senorita. - Je peux partir?
Oui, Senorita.
Il faut encore remettre de l'eau. - Y'en a plus.
C'est pas étonnant, il fait au moins 50°C a l'ombre.
Il y a une riviere a 2 km d'ici environ.
Je sais quand meme lire une carte. Tu prends la premiere route a gauche.
Et ça descend tout le temps.
Ou elle est, ta riviere? - Ben, en bas.
Tiens regarde. La-bas, a droite, il y a un petit pont.
Y'a bien un pont, mais y'a pas d'eau. - A sec, la riviere.
Completement a sec.
Il vaudrait mieux une riviere sans pont qu'un pont sans riviere.
Il y a qu'a installer la.
D'accord.
Tiens la-bas, dans le pré.
On va etre tres bien.
Allez, allez.
On va etre bien ici.
On boira du vin. Y'en a.
A la santé de l'Espagne.
Et de tous les Espagnols. - Attention.
Ce soir, on a bu la raion de 4 jours.
Fallait bien se consoler de ne pas avoir d'eau.
On se réapprovisionnera avant d'arriver a Séville. - A Séville?
Vous etes toujours décidés d'y aller?
J'ai lu dans le guide que Grenade, c'était beaucoup mieux.
Grenade avec l'Alhambra sur son rocher
et les citronniers. - Oh ben, moi, je suis pas contre.
Oh! Ben, oui. Pourquoi pas? - Oui, il paraît que c'est tres joli.
Remarque que, d'apres la carte, la route a l'air plus pittoresque.
Grenade, c'est un paradis. L'eau clair fait jaillir de la terre, les fruits...
et les fleurs. Et les plantantions de tabac au soir tombant...
rendent l'air grisant comme un opium. - Oui, ça va. On ira! D'accord!
Mais reconnais que, si t'avais appris tes leçons comme ça, t'aurais pas...
été recalé a ton bac. - J'ai été recalé qu'a l'oral.
Pour la troisieme fois.
Je ne comprends pas que tu obstines a faire passer des examens a cet enfant,
qui n'a pas de disposition pour ça. - Il a un petit défaut de langue.
Et alors? - Ça n'a pas empeché le grand Démostene...
d'etre un grand orateur. - Bon, je ne dis plus rien.
Bonsoir.
Germaine. - Oui.
Je crois que c'est le laitier. - Le laitier?
Mathilde! Sauve qui peut! Il y a un taureau.
Le taureau! Papa, le taureau.
Papa. Au secours.
J'arrive.
Léon! Viens m'aider! - Moi?
Vas-y. Quoi. Prouve que tu es un homme. - Justement, je voudrais bien,
le plus longtemps possible. - Oh! Moi, j'aime pas les lâches.
J'ai été élavé au lait de chevre. - Allez, vas-y.
Courage. Maurice. J'arrive.
Bon. Je vais chercher le deuxieme Flytox.
A tes souhaits, Ferdinand.
Courage.
Je ne veux pas voir ça, moi.
Oh! Mais c'est formidable.
Mais il se défend comme un lion.
Reviens.
Maurice, reviens!
Tres bon.
Enfin, ou est-il,
ce diamant? - Dans la poche de veston, je te dis.
Et la valise? - Dans la roulotte!
La roulotte. Ben, je la cherche. - C'est réussi! T'as meme pas été foutue
de suivre tes clients. Mes compliments. - Je la retrouverai, va. T'en fais pas,
j'ai une idée. - Je te le conseille vivement.
Je ne sais pas ce qui m'est arrivé.
C'est le klaxon qui est coincé.
Ne vous en faites pas. - Vous etes mon sauveur.
La mécanique et moi, on n'a pas beaucoup de secrets l'un pour l'autre.
Et voila. - Oh, merci! - Vous venez?
Elle peut pas repartir sans klaxon! Faut que je trouve le court-circuit.
Vous etes adorable.
Est-ce que je peux vous demander une grande faveur? - Je vous en prie.
Pourrais-je me changer dans la roulotte? Je peux pas arriver a Grenade comme ça.
Ah! Parce que vous allez a Grenade.
Tout s'explique! Elle est bonne, celle-la.
Mais qu'est-ce que ça a de drôle? - C'est une histoire entre lui et moi.
Une histoire de famille. - Alors, je peux?
Bien sur. - Merci.
Vous permettez? Je vous montre le chemin.
C'est pas normal, tout ça. Je suis sure qu'elle a une idée derriere la tete.
Bonjour, mesdames.
Madame. Madame.
Mademoiselle. - Monsieur.
Votre mari m'a permis de me changer dans votre roulotte. Ça vous dérange?
Mademoiselle, faites comme chez vous.
Merci.
Vous ne voulez pas que je vous aide? - C'est ça qu'on vous apprend a l'école?
On apprend a etre poli avec les dames.
Donnez-moi la valise. - Merci.
Ah! Ça alors, pour de la mécanique américaine.
C'est de la mécanique américaine.
Merci. - Eh, voila.
Regardez!
Et voila! Le tout est joué. Je crois que tout est en ordre. Vous pouvez partir.
Je ne sais comment vous remercier. Sans vous, je serais perdue.
Jolie comme vous l'etes, vous n'auriez pas tardé a trouver un autre dépanneur.
Surement pas aussi expert. - Merci.
Au revoir. Et encore merci. - A bientôt peu...
Peut-etre. - Merci.
Mais qu'est-ce qui se passe? - Ah oui, j'ai du inverser les commandes.
Il suffit de mettre en marche arriere, et vous allez partir en avant.
Alors, vous venez? Depuis qu'on est en Espagne,
vous vous prenez pour des Don Juans.
On ne va tout de meme pas se laisser doubler par un tacot comme ça.
Attend.
Qu'est-ce que tu fais? - Je mets en route le compresseur.
Ne commets pas d'imprudence. - Un petit 140 pendant 5 minutes...
Attentions!
Ça n'a pas l'air tres au point.
Et ben oui, quoi ça fume, ça fume? - Quand on ne connaît pas la mécanique...
Dis Tonton, tu veux que je t'aide? - Vas-t-en! Allez-vous-en!
Laissons donc Monsieur travailler tout seul.
24, 27, 30, 34... - Ce qu'il fait chaud ici, mes enfants.
Ça alors, tu peux le dire. - Compte au lieu de dire qu'il fait chaud.
34. - Oui, 34, 38, 40, 44.
Et 10. - 54.
Tu sais qu'on creve de chaud la-dedans?
Il va marcher, ton turbo-compresseur? - Ça va. J'en ai pour une minute.
Une minute. Une minute de mécanicien a la gomme.
Et pas le moindre souffle. - C'est vrai, on étouffe.
On n'a pas idée de s'arreter comme ça en plein soleil. La prochaine fois,
on lui demandera d'avoir une panne a l'ombre.
Je passe. - Non plus.
Hey. Arrete.
Hey.
Ah! Enfin un peu d'air. - Oui, ça fait du bien, hein!
Dis donc. Il va vite tout d'un coup alors.
Germaine! Léon! Léon! Léon!
Il est fou.
Tu es devenu fou?
Je ne sais pas si tu te rends compte qu'un peu plus on allait tous se tuer.
Je te jure c'est pas des trucs a faire.
Moi, j'ai compris. - T'aurais pu serrer ton frein a main.
La roulotte!
Venez.
Ah. Te voila, Myriam. - Bonjour.
Prenez les valises.
S'agit pas de bousiller les serrures. Tete de mule! Faut tout prévoir.
Suppose qu'on jour...
ils viennent récuperer leur valise. Tu penses pas qu'on pourra la leur rendre
avec des serrures bousillées. - Des qu'on aura récupéré le diamant,
on remet tout en place et on referme les serrures.
Ben, ou il est, ce veston? - Il me semblait qu'il est dessus.
Faut croire qu'il était dessous.
Des chaussettes! Encore des chaussettes.
Ma parole, c'est une famille de mille-pattes.
Et pas de veston. Toi, je te retiens! T'es fortiche.
J'ai pas revé. Il a mis la veste dans la valise, devant moi.
Tu n'essaies pas de me doubler? Tu sais ce que ça te couterait!
Ben, voyons, Fred, tu me connais. - Justement, t'aimes bien les diams.
Pas a ce prix-la.
S'il l'a mis dedans cette veste, et qu'il n'y est plus...
c'est que quelqu'un l'aura retiré. Ce quelqu'un est probable que c'est lui.
Il faut chercher dans toute l'Espagne. Si seulement von savait ou ils vont.
A Séville, d'apres ce que j'ai compris. - Tu ne puvais pas le dire tout de suite?
Et toi, grouille-toi d'appeler Séville.
Demande Fernandez au blue-bar!
Je veux Séville. Merci.
Une famille de loquetus dans un taxi avec une roulotte aux fesses,
ça ne peut pas passer inaperçu.
Mais qu'est-ce qu'il fout, ce sacré Fernandez?
Il devait rappeler a 5 heures du matin. Il est 10 heures! Et toujours rien.
Ah, toi, je te retiens.
Ça y est, je le sens. Fernandez nous a doublés.
Ah, la crapule. Il me le paiera.
Allô! Ah, c'est toi, Fernandez.
C'est au sujet du taxi français.
On ne l'a pas trouvé. - Tu es sur?
Je vais me renseigner ailleurs. - Tu peux te renseigner. On a rien trouvé.
C'est pas notre faute. - Il a fouillé toute la nuit.
Il a trouvé personne. Vous n'allez pas rester plantés la comme des moules.
Y'a un diam de 100 briques qui se trimballe sur les routes de l'Espagne.
Faut ratisser tout le pays. Moi et Myriam, on ira de Madrid a Séville.
Carlos, t'iras faire un tour a Valence.
Gonzales et Pédro, direction Barcelone.
Sortez les voitures du garage.
Il faut qu'avant demain soir, on ai retrouvé cette famille.
Toi, tu prends la Cadillac.
Qu'est-ce que c'est? - C'est peut-etre la police.
Vous deux, planquez-vous. Et soyez prets a intervenir.
Quest-ce qu'on fait? - Va voir.
Toi, reste ici.
C'est eux.
Mais entrez donc.
On a eu du mal a vous retrouver. Je suis rudement content de vous revoir.
Pas tant que moi.
Va chercher la valise au monsieur.
Vous vous étiez trompée de valise.
Pas étonnant, elles se ressemblent. - Je me suis aperçue que c'était la vôtre
en essayant de l'ouvrir. J'ai cru que c'était ma clé qui ne marchait pas.
Permettez-moi de vous présenter M. Fred, directeur de l'établissement.
Tout le plaisir est pour moi. Vous prendrez bien quelque chose?
Un petit drink. - Mais oui.
Oui? - Voila votre valise.
Merci, monsieur.
Je suis bien content de l'avoir retrouvée.
C'est que, c'est pas une valise comme les autres.
Vous n'avez rien trouvé dans la valise? - Quoi donc?
C'est vrai que vous n'avez pas pu l'ouvrir. Sans ça, vous auriez été...
tres étonnée. Faut dire que c'est bien caché.
Je transporte un trésor.
Ça a l'air d'etre des paires de chaussettes. En réalité...
En réalité? - C'est le coup de chaussettes.
Oh non. - Mais c'est la meilleure cachette!
A vous, je peux bien le dire,
chaque chaussette est bourrée de tabac!
Ça vous étonne?
Je vous donne le truc pour si, des fois,
vous aviez quelque chose a passer a la douane.
Dans la vie, il faut etre un peu gangster.
Merci. - Il faut que je me sauve.
Vous ne restez pas a Grenade? - Oui.
Il faudra revenir nous voir. - Allez! Au revoir, et a bientôt.
J'espere bien. Vous et les vôtres, vous serez toujours les bienvenus,
a "La Corrida". C'est le nom de la maison.
Ma famille s'impatiente.
Ils vont croire que je m'amuse. - Vous prendrez bien un verre avec nous.
Je vais aller chercher votre famille. - Non, une autre fois, un de ces jours.
Aujourd'hui, nous visitons Grenade.
A bientôt. - Je vous accompagne.
Je serais heureuse de saluer ces dames. - Vous etes trop aimable.
J'ai cru qu'il se foutait de ma gueule avece ses paires de chaussettes!
Gonzales, Pédro!
Va falloir vous distinguer tous les deux.
Sur que le diamant est dans son veston et qu'ils s'en sont pas aperçu.
Sans ça, il serait pas venu ici. S'agit de me retrouver ce veston.
Filez-moi ce lascar. Vous etes deux innocentes touristes.
Enfourchez vos vélos. Et ne le lâchez plus.
De cette terrasse, vous pouvez jouir d'une vue incomparable.
Sur les alentours et Grenade.
La, c'est le vieux quartier de la ville et la,
voyez l'église de St. Nicolas.
Vous allez avoir une vue sur l'Alhambra.
Au premier plan, l'Alcazar, le palais arabe.
Derriere l'Alcazaba, la forteresse militaire.
La, a gauche, le palais de Charles V.
Maintenant, allons voir les jardins du Généralife.
Oh! Ce que c'est beau! - C'est un vrai plaisir.
Et voila.
Il ne reste plus beaucoup de tabac. Il va falloir ouvrir une ou deux chaussettes.
Il faut d'abord celui qui est dans la poche de mon veston.
Mathilde, passe-moi donc le veston de Maurice dans la penderie.
Voila.
Chaque chose a sa place, une place pour chaque chose.
Et les vaches seront bien gardées.
Je te préviens, la prochaine fois que t'envois ton ballon dans la figure,
tu balance un coup de pied quelque part. - Ecoute, ça va, je l'ai pas fait expres.
Il faut qu'elle s'amuse, cette petite.
Tu penseras a mettre une carotte? - Découpée en rondelles fines.
Espece d'idiote!
Tu ne peux pas faire attention, non! - Nicole! Tu seras privée de dessert.
J'aime pas la tarte, alors.
Vous avez perdu quelque chose. - Oh, merci, merci.
C'est rien du tout. On est honnete.
Ou on l'est pas. - Venez par la.
Tenez, débarrassez-vous.
Si vous saviez ce qu'il y a la-dedans. Un vrai trésor.
C'est notre tabac préféré.
On ne peut pas s'en passer.
Vous prendrez bien quelque chose. - Avec plaisir.
Je vais aller vous chercher une bouteille de Beaujolais.
Vous voulez du tabac? - Non, je ne fume pas.
J'aime bien. - Prenez, prenez.
Agréable ici, hein?
Mais rapprochez-vous. N'ayez pas peur.
Prenez.
Mais restez la.
Prenez, prenez. Il est bon.
Mais vous etes tombé.
Vous vous etes fait mal? - Non, non.
Voila les messieurs qui nous ont sauvé notre tabac. Ma femme.
Monsieur. Monsieur.
Je vais chercher d'autres verres. - Ma femme.
Gonzales de Borges. - Enchanté.
Tu n'as plus besoin de ton veston. Je vais le ranger dans l'armoire.
Il ne s'agirait pas de l'oublier ici et de se le faire voler.
Voila.
La veste, on l'a vue. Mais on n'a pas pu la toucher. - On ne peut pas.
On ne peut pas.
Ils sont coriaces, tes pigeons.
J'ai une idée. Pour récupérer le diamant, faut fouiller la veste.
Pour fouiller la veste, faut les éloigner de la roulotte.
On invite la famille a venir passer la soirée au cabaret. Quand ils seront ici,
vous retournez au campement et vous reprenez le diamant dans la veste.
Pour une fois, t'as une idée.
Ils ont pas l'air de venir souvent, tes clients.
Tiens, les voila.
Et ils sont tous la. - On pourrait aller fouiller la roulotte.
Pas la peine, il a mis son veston.
Le veston ou se trouve le diamant dans la poche droite.
Parfait. On va le récupérer. Mettez vos lunettes.
Vaut mieux qu'ils vous reconnaissent pas. Vous etes ici en clients.
Bonsoir, messieurs. Je vous ai réservé la meilleure table.
Je suis confus de votre accueil. - Quand je retrouve des Parisiens,
je deviens sentimental. - Parce que vous etes de Paris?
De Pigalle. - Je me disais aussi:
"J'ai déja vu cette tete quelque part."
Retirez vos vestes! Vous allez avoir trop chaud.
Vous devriez retirer votre veste.
Non, je préfere la garder. - On vous la gardera au vestiaire.
J'ai des bretelles.
Et qu'est-ce que ça fait? - Ça fait pas beau.
Qu'est-ce qu'on peut vous servir?
Faites-moi confiance. Un petit vin andalou de derriere les fagots,
une spécialité, traître pour les dames,
ravigotant pour les messieurs.
Vous m'en direz des nouvelles. - Un petit vin spécial extraordinaire.
Oh! Excusez ce maladroit. Retirez donc votre veste.
Donnez-moi ça.
Vous tenez a déshabiller mon mari. - C'est pour nettoyer.
Que ça soit bien tassé. - Compte sur moi.
On va les soigner.
Avec ça, il aura vite chaud. - Tu parles.
Manuel.
Verse-moi deux verres normaux pour Myriam et moi.
Quand la famille sera rétamée, ça sera un jeu d'enfant pour examiner le veston.
Vous verrez, il est excellent. - J'espere bien.
On dirait qu'il pétille. - Oui, il pétille.
Vous allez me gouter ça.
Une cigarette? - Non, je fume ça.
Eh bien alors. A la bonne vôtre.
Ça se boit d'un trait.
C'est fort. - Ce sont des petites natures.
Il est pas mal.
Un peu léger, mais il est pas mal.
Vous m'accordez cette danse? - Avec plaisir.
Tu veux danser? - Oui.
Vous ne dansez pas? - Et Papa, il danse jamais.
Mais moi... - Je vais te montrer, moi,
si je ne danse pas.
Tu ne m'invites pas? - Bois pas ça.
J'ai soif. - Je vais te commander une grenadine.
Garçon, une grenadine, s'il vous plaît. - Il n'y a pas de grenadine, Monsieur.
Vous voulez me faire croire qu'il n'y pas de grenadine!
Tu boiras de l'eau. - Je veux...
Donne-moi mon verre. - Je ne veux pas tu voir ivre.
Mauviette.
Quelle bonne surprise.
A bientôt.
Oh! Il va y avoir des attractions. - Ben.
Mais ou sont les enfants? - Ils ont du aller faire un tour.
Comme Nicole ne sait pas danser, ce n'est pas tres marrant pour eux.
Ce n'est pas facile. Il est fort.
Ça, il tient le coup. - Il faut attendre.
La direction du cabaret "La Corrida" a le grand plaisir...
de vous présenter le trio de danseurs réputés,
accompagné de leurs célebres guitaristes, dans un flamenco et une danse sévillane.
"Les Cervantés".
Donne-moi du feu.
Quel pitre. - Ben, fais-en autant.
Avoue qu'il est fortiche.
Au lieu de le mettre groggy, mon tord boyau lui donne des ailes.
Il est formidable. - Il avait été champion de Java.
Ça n'est jamais qu'une Java espagnole.
Ben, il se défend bien. - Attends un peu.
Qu'est-ce que tu vas faire? - Des étincelles.
Qu'est-ce qu'il veut, ce gros bonhomme?
Enleve ta veste si t'es un homme.
Et alors?
Mettez donc le veston, c'est le moment.
Ceinture noire, troisieme dan. Mon petit bonhomme.
Chers auditeurs, ne quittez pas. Nous allons vous transmettre...
la finale de la coupe du monde de rugby.
Percé du petit Parisien qui part en fleche.
Le petit Parisien, va-t-il etre attaqué par l'arriere? Va-t-il manquer?
Percé du petit Parisien qui part en fleche.
Ah, mes chers auditeurs...
Le petit Parisien, va-t-il... Oui. Non.
Nous vous rappelons que la transmission de ce match vous est offerte...
par la nouvelle compagnie de fusée interplanétaire, "Toc".
"Toc".
Terminé.
On ne remettra plus les pieds ici.
Ah! Quelle soirée.
Je m'en souviendrai des boîtes de nuit de Grenade.
C'est vous? - Je vais au bord de la mer.
Vous voulez vous baigner avec moi? - Ben et comment.
Maurice. Réveille-toi. J'ai entendu parler.
Jacques s'en va avec la fille blonde. - Blonde?
Allez, dépeche-toi. - La petite blonde?
Jacques! Jacques!
Jacques! Ou il est?
Jacques!
Papa, je t'ai laissé un mot pour t'expliquer que nous allons nous baigner.
Puisque t'as réveillé autant te prévenir tout de suite. Alors, voila:
si tu tiens a ton fils, faut que tu rapportes le diamant.
Quel diamant?
A bon entendeur, salut.
Qu'est-ce qui se passe? - Allez hop! On file.
Faites passer le môme derriere et ligotez-le.
T'as pas mal a la tete, toi?
Faudra plus boire comme ça.
J'ai meme l'impression qu'on roule. - Moi aussi.
Regarde, on les rattrapera jamais. - Ben.
Hey. - Quoi?
Le taxi. - Il a pris un coup de soleil.
Traverse la ville! Quand on sera de l'autre côté, en pleine campagne,
il pourra toujours s'aligner.
Les salauds.
Je crois que j'ai une crise de délirium. - Pourquoi? Tu vois des souris?
Oui. Des souris noires.
Arrete! Arrete, les flics.
Dans 2 minutes, on va avoir les motards a nos trousses.
Justement.
Pourvu qu'il lui fasse pas de mal.
Ça marche. - Quoi?
Mon turbo-compresseur.
Accélere, allez, roule. Il va nous rattraper.
Dis donc, voila la montagne.
Tu crois qu'on va pouvoir les suivre?
On ne le voit plus. - Dans la montée, ils s'essouflent.
Hombre. - Quoi?
Y'a la police qui arrive.
S'ils s'en melent, on peut faire notre deuil du diamant. On balance le mouflet...
Et nous, on se tire. On change.
Vous n'allez pas me laisser la, Myriam.
Mon chéri, ils ne t'ont pas fait de mal?
Pourquoi ils t'ont attaché comme ça? - Pour vous faire plaisir.
En attendant, tu as tous failli nous tuer.
C'est tout ce que j'ai réussi a sauver a croire qu'il est incassable.
Haut les mains.
Un diamant.
Ils nous ont pris pour les voleurs. Et ils nous ont mis en prison.
Et avant qu'on s'expliqué, ça a demandé un bout de temps.
Elles ont duré 6 mois, nos vacances en Espagne.
Et le plus fort, ils n'ont jamais retrouvé les voleurs.
Excusez-moi. - Retirons-nous.
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