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Original subtitles

- Lamberto, tu veux la photo ? - Oui.

Mettez la photo de la fille, on commence par ça, merci.

On est en direct avec le lieu des recherches.

Une zone industrielle abandonnée,

que les gens du quartier appellent

La Petite Bucarest.

A cet instant même,

l'affaire de la disparition de Sara Damiano

vient de connaître une issue tragique.

C'est M. Castelli qui a tué ma fille ?

Nous n'en savons rien.

Il y a deux mois, Sara est venue me voir à la piscine

pour me demander de devenir son entraîneur.

Tu es devenu fou ? Tu n'as aucun respect pour ta soeur ?

Tu vas m'en vouloir encore longtemps ?

Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?

Entre.

Tu es encore debout ?

Je travaille.

Elle m'a réclamée ?

Sans arrêt.

Menteuse.

Tiens, mets ça.

Merci.

Michela...

Qu'est-ce qu'il a Giacomo ?

Rien, pourquoi ?

Il est bizarre.

Il ne m'a rien dit.

Mais je ne l'ai vu que 5 minutes.

- Merci. Bonne nuit. - Bonne nuit.

Vidéo de Sara

Ministère de l'Intérieur Affaire Damiano

SQUADRA CRIMINALE

Giacomo, tu dois lui dire.

- Je le ferai. - Quand ?

Tu m'as fait mentir à Valeria. Je déteste ça.

Je t'ai dit que je le ferai.

J'attends le bon moment.

C'est le bon moment.

Si elle le découvre par elle-même, ce sera pire.

Tu ne t'en rends pas compte ?

Mais si.

J'ai peur de sa réaction.

- Salut. - Bonjour.

- Je l'emmène à l'école, OK ? - Merci.

Tu es contente d'aller avec tata ?

Attends-moi ici.

Viens vite voir maman.

- Andrea ? - Tu as lu le journal ?

- Non, pourquoi ? - L'histoire de Castelli.

Ils ont publié l'article.

Je t'ai envoyé un pdf.

J'arrive tout de suite.

Affaire Damiano, le tournant

Sara avait une liaison avec un homme marié

Qui a fait ça ?

Qui a fait cette saloperie ?

Alors ?

Capitaine...

Je n'ai pas parlé à la presse.

Mais hier soir, au bar du coin, j'ai vu le capitaine Catricalà.

Il m'a questionné sur l'enquête.

Je ne veux plus le voir.

Attends. Mais où...

Qu'est-ce que tu fous ?

Si tu gênes mon enquête, je te casse la gueule.

De quoi tu parles ?

Tes amis journalistes te paient pour ça ?

Tu te crois tout permis parce que tu t'envoies le patron ?

- Je te casse la gueule ! - Tu me casses les burnes, oui !

Tête de noeud.

Je me suis farci deux heures de réunion avec le préfet

et avec le patron de Catricalà

pour vous éviter une sanction disciplinaire.

Andrea a voulu calmer les esprits.

Avec un coup de poing ?

Il l'a agressée.

Pardon, vous vous croyez où, à la maternelle ?

- Vous êtes quoi, des gamins ? - Catricalà est un con.

Il s'est vengé pour avoir été exclu.

Parce que toi, tu l'as exclu de l'enquête sans mon accord.

Ceux qui hier sanctifiaient Sara, aujourd'hui la diabolisent.

Ils relatent des absurdités qu'on doit vérifier,

et on perd du temps.

- Tu as fini ? - Non.

Ce connard a compromis mon enquête.

C'est lui qui mérite un blâme.

J'ai fini. Je peux aller travailler ?

Non.

Tu as parlé au père de Sara ?

Non.

Tu attends quoi ?

Il n'est pas encore prêt.

Castelli était prêt, c'est ça ?

Tu as gâché sa vie, à cause des ragots d'une gamine.

Castelli, c'est différent.

Oui, il est innocent.

Parler au père maintenant, ça ne servirait à rien.

Pourquoi tu le protèges ?

Je ne le protège pas.

Convoque-le, alors !

Fais-le, si tu y tiens tellement.

Salut.

Je ne peux pas les accepter.

Garde-les. De toute façon, ils sont payés.

Mon père ne me laisserait pas partir seule.

Tu peux y aller avec lui, si tu veux.

C'était un cadeau pour Sara ?

C'était une surprise pour après le concours.

J'étais sûr qu'elle gagnerait.

Moi, je ne gagnerai pas.

Je ne suis pas aussi forte qu'elle.

Ce n'est pas vrai.

Et puis, quelle importance !

Tu dois juste faire de ton mieux.

Ecoute...

Voilà le programme qu'on avait établi avec...

Epreuves obligatoires et libres.

Ce saut est trop difficile pour moi.

Alors, on le change. On en choisit un autre.

Que dirais-tu...

de faire quelques plongeons pour t'échauffer et te retrouver ?

D'accord.

Par ta faute, j'ai eu l'air d'une idiote.

Excuse-moi.

Pourquoi tu ne m'as pas dit que ta mère rentrait ?

Je ne le savais pas.

C'est pas une excuse.

J'ai une chose importante à te dire.

Pour le pharmacien,

j'allais te le dire, mais ma mère est arrivée.

Le jour de sa disparition,

j'ai vu Sara monter en voiture avec lui.

Tu en es sûr ?

Pourquoi tu n'as rien dit à personne ?

Je ne sais pas.

Je te le dis à toi, maintenant.

Bonjour.

Bonjour.

Capitaine Valeria Ferro.

Je peux vous poser quelques questions ?

Mon collègue m'a dit que le jour de la disparition de sa fille,

M. Damiano est resté ici pour désinfecter la piscine.

Vous vous en souvenez ?

- Non. C'était quel jour ? - Mardi 13.

D'habitude, on désinfecte le samedi.

Toujours le samedi ?

Oui, le dimanche on ouvre plus tard.

Lombardi a envoyé une voiture chercher le père de Sara.

Merci.

Salut.

Salut.

Tu es une de ses élèves ?

Je suis de la police.

- Vous l'avez arrêté ? - Non.

Je ne sais pas quoi faire. Il m'a dit de l'attendre ici.

Il ne reviendra pas aujourd'hui.

Au revoir.

C'est à M. Damiano.

Merci.

Pourquoi Sara voulait changer d'entraîneur ?

On s'est renseignés, personne n'en connaît la raison.

Vous la connaissez, peut-être.

Vous avez refusé de vous présenter à la préfecture,

vous avez refusé de répondre

aux questions du capitaine Ferro.

Monsieur Damiano...

Vous étiez au courant de l'histoire entre Sara

et Castelli, n'est-ce pas ?

Vous étiez jaloux ?

C'est pour ça que vous l'avez tuée ?

Vous harceliez votre fille ?

M. Damiano, vous êtes le dernier à avoir vu Sara vivante.

Après on l'a retrouvée comme ça !

- Que s'est-il passé ? - Il l'a cogné.

- Tu lui as fait quoi ? - Moi ? Il m'a pété le nez.

Il a vu rouge devant la photo de sa fille.

Dis que c'est de ma faute.

Il a payé un voyage à Sara, 4 jours après sa disparition.

- C'est pas lui. - Ou alors, il est très malin.

Donne-moi les clés.

Je suis désolé pour votre collègue.

Je ne voulais pas le frapper.

M. Damiano...

J'ai besoin de votre aide.

Je sais que vous n'auriez jamais fait de mal à votre fille.

Mais j'ai besoin que vous me fassiez confiance.

Sara s'était libérée de vous, comme entraîneur,

le jour de sa disparition, n'est-ce pas ?

C'est pour ça qu'elle est partie seule.

Je peux y aller, maintenant ?

Oui.

Anna ! Tu viens un instant ?

Tu peux laisser ta blouse.

Maison

- Salut. - Salut.

Comment tu me trouves ?

Bien.

Tu as une marque.

Regarde-les.

Quelles pétasses !

Elles doivent raconter un tas de conneries.

Nous, on en aurait des choses à dire !

Allons lui dire.

Tu peux nous dire ce que tu as vu ?

Oui.

Ce jour-là, je l'ai vue monter dans la voiture du pharmacien.

Tu connais le nom du pharmacien ?

M. Battistini, il a une pharmacie près d'ici.

Paolo, pourquoi tu racontes ça seulement maintenant ?

Je n'y attachais pas d'importance.

Mais Chiara m'a raconté que le pharmacien l'avait draguée.

- C'est vrai ? - Oui, il a touché mes jambes.

Ce sera diffusé ?

Ce connard de Lamberti voulait diffuser ce reportage.

Trouve quand la photo a été prise.

Même le "Providence",

leur bateau de pêche, est traité par l'auteur...

Paolo et Chiara, sortez un instant.

Merci.

Salut, Paolo.

Chiara, je suppose ?

J'ai vu ton interview.

Ce que tu as dit est très grave.

Je devrai convoquer ce monsieur pour l'interroger.

Personne n'aime être accusé de meurtre.

Tu en es conscient ?

On a dit la vérité.

Paolo, regarde-moi.

Tu as dit la vérité ?

Tu as menti ?

Je ne le savais pas. Mon histoire est vraie.

D'où vient ce rouge à lèvres ?

C'est lui qui me l'a donné.

Il était à ta soeur ?

Je peux l'avoir ?

De toute façon, je n'en veux plus.

Vous allez me faire quoi ?

Rien.

Rends-moi un service.

Il était là-dedans.

Merci.

Au revoir, madame.

Elle a été prise 10 jours avant le meurtre.

Le numéro de Castelli.

A ton avis, c'est l'assassin qui a pris la photo ?

M. Castelli ?

Capitaine Valeria Ferro.

Vous avez offert un rouge à lèvres mauve à Sara ?

OK, merci.

Ce n'est pas lui.

Elle a l'air très mal à l'aise,

très gênée.

Celui qui a pris la photo lui a offert le rouge à lèvres.

Vérifie dans ce magasin.

Je veux les reçus des achats du jour de la photo

jusqu'à deux mois en arrière.

Ne pense pas seulement à l'entrée dans l'eau.

Reste aussi concentrée pendant le saut.

Tes jambes n'étaient pas alignées.

- Pardon, coach. - Tu n'as pas besoin de t'excuser.

Ecoute, faisons une pause

et je te raconte une histoire.

Ah, "c'est l'eau".

Exact, "c'est l'eau", tu t'en souviens ?

Deux jeunes poissons nagent dans la mer.

Ils rencontrent un vieux poisson qui leur dit :

"L'eau est froide, hein ?"

Les jeunes poissons se regardent, font semblant d'acquiescer.

Quand le vieux poisson est parti, l'un dit à l'autre :

"Mais c'est quoi, l'eau ?"

On n'a jamais compris cette histoire.

Il n'y a rien à comprendre. Là, tu feras un plongeon parfait.

Papa !

Va te rhabiller !

Mais...

Dépêche-toi !

Pourquoi vous faites ça ?

Ne t'approche pas de ma fille.

Elle n'est pas comme la tienne.

Monsieur !

Merci.

Tu pars ?

Tu m'en veux encore ?

Tu ne peux pas continuer à te comporter comme ça.

J'aurais dû parler avant avec le père de Sara.

Tu ne peux pas en faire qu'à ta tête.

- Tu me mets en difficulté. - Je m'en fiche des autres.

- Moi, non. - J'ai toujours été comme ça.

Je sais. Mais je te prierais de ne plus le faire.

Excuse-moi.

Tu viens chez moi, ce soir ?

Une nuit blanche nous attend.

Tiens-moi au courant.

Voici les deux derniers mois.

Trouvons qui a acheté ce rouge à lèvres.

Qu'est-ce que tu fais planté là ?

Laisse tomber, Martina. Je t'en prie, rentre chez toi.

Vous pensez que je peux gagner ?

Je t'ai dit de rentrer chez toi.

Mon père ne savait pas que je m'entraînais avec vous.

C'est pour ça qu'il a fait une scène.

Il me disait que je n'étais pas douée.

C'est pour ça que j'ai arrêté.

Mais moi, j'aimais.

Je peux gagner ?

Bien sûr que tu peux gagner.

Très bien.

Jusqu'ici, c'est bon.

Mais on n'a pas choisi le dernier plongeon.

Je me disais que tu pouvais le faire comme prévu,

mais pas de dos, c'est plus simple.

Qu'en dis-tu ?

Je me souviens de Sara quand elle faisait ce plongeon.

C'était la seule à réussir un plongeon d'un tel coefficient.

On le fait non retourné ?

Allez, on le tente.

Je compte sur toi, prends ton temps.

Concentre-toi.

Vas-y.

Qu'est-ce que tu fais ?

Laisse tomber !

Je peux le faire.

Ne fais pas ça ! Martina !

Les médecins ont dit qu'elle était hors de danger.

Tu voulais la tuer aussi ?

Mais qu'est-ce que tu fais ? Viens.

Allô ?

M. Damiano...

C'est vrai. Vous aviez raison.

Ce jour-là, Sara m'a annoncé qu'elle changerait d'entraîneur.

Mais vous auriez tort de penser qu'on s'était disputés pour ça.

Parce que...

nous, on se disait toujours tout.

On ne se disputait jamais.

C'est arrivé, il y a deux ou trois mois.

Un jour, je suis rentré,

je pensais qu'elle n'était pas là, j'étais persuadé

qu'elle était sortie avec son fiancé.

Sinon, je ne serais pas entré à l'improviste dans sa chambre.

Ils étaient en train de faire l'amour.

Moi, ça m'a complètement dérouté.

J'étais vraiment gêné.

Je me suis enfui sans un mot.

Mon attitude a dû la culpabiliser.

Après ça, elle a changé.

Elle ne sortait plus. Entre deux entraînements,

elle s'enfermait dans sa chambre pour étudier.

Elle a rompu avec son fiancé

pour me prouver que c'était une fille bien.

Je le savais parfaitement que c'était une fille bien.

C'est moi qui n'ai pas eu le courage d'aborder le sujet,

et de lui dire qu'au fond, elle n'avait rien fait de mal.

Vous allez le trouver, n'est-ce pas ?

Vous trouverez le type qui l'a tuée ?

Oui.

Je dois sortir. Tu vires ta caisse ?

- Allô ? - Andrea...

Rejoins-moi au supermarché de Castelli.

- J'arrive tout de suite. - On se retrouve là-bas.

Vous ne changiez jamais d'endroit ?

Non.

Même le jour où Sara vous a congédié ?

Oui.

- Je vais à gauche ou à droite ? - A droite.

Descendez.

Que faisiez-vous quand Sara a rompu ?

Dans quel sens ?

Vous faisiez l'amour ou vous aviez terminé ?

- Quelle question ! - Répondez.

On était en train de faire l'amour.

Comment ?

Sur les sièges avant ou arrière ?

Je ne suis pas tenu de répondre à vos questions.

En effet, vous ne l'êtes pas.

Vous n'avez pas envie de savoir qui a tué Sara ?

J'avançais les sièges

et on se mettait derrière.

Comment ?

Je ne crois pas que Lombardi approuverait.

Laisse-moi me concentrer.

Tu parles ou tu préfères garder tout pour toi ?

Quelqu'un les observait, ce jour-là.

Il les épiait d'ici.

Viens.

Jetons un coup d'oeil dans le coin.

Mais où allez-vous ?

Regarde là-bas.

Un manège.

Ce que tu vois, c'est du tartan.

Appelle la police scientifique.

Pour accéder au profil, envoyez-lui une invitation.

Adieu, mon ange. Tu nous manqueras.

Paolo !

Sara me manque tellement !

Je sais. Elle me manque aussi.

Sms de Martina "C'est l'eau"

Pas facile de retrouver ce voyeur, ça pourrait être n'importe qui.

Pas n'importe qui.

Un obsédé qui a donné le rouge à lèvres à Sara.

Le rouge à lèvres n'a mené nulle part.

On a un autre indice.

Capitaine, regardez.

Comment savait-il que Sara et Castelli venaient ici ?

Il les a suivis.

On a trouvé des traces d'épiderme sur l'ongle de Sara.

On a l'ADN de l'assassin.

On a le nom aussi.

- Bonjour, M. Damiano. - Bonjour.

- Asseyez-vous, je vous prie. - Oui.

Vous accepteriez de faire le test ADN ?

C'est quoi, ces papiers ?

Le résultat du test ADN que votre frère vient de faire.

Je vous la fais courte.

Il dit que l'assassin de Sara est le frère de Giancarlo.

C'est-à-dire, vous.

Que lui avez-vous dit ?

La vérité.

Vous aviez une attraction morbide pour votre nièce.

Vous la suiviez sur la colline pour épier ses ébats.

Ce jour-là, vous l'y avez emmenée, car mater ne vous suffisait plus.

Vous l'avez tuée, car Sara vous avait dit non.

Non, la vérité est toute autre.

Je n'avais aucune attraction morbide pour Sara.

Vous devez dire à mon frère comment ça s'est passé réellement.

Et comment ça s'est passé réellement ?

Pourquoi lui offrir ce rouge à lèvres,

si vous n'aviez aucune attraction pour elle ?

Pourquoi épier ses ébats avec Castelli ?

Je n'ai jamais vu ce rouge à lèvres.

C'est pas moi qui l'ai offert à Sara.

Je l'ai suivie, une seule fois, mais pas pour l'épier.

Quand ma fille m'a dit pour le supermarché,

je voulais juste comprendre si tout était vrai.

C'est pour ça que je les ai suivis.

Ensuite, j'ai décidé de l'affronter

et je lui ai dit que si elle...

n'arrêtait pas immédiatement de fréquenter Castelli,

je raconterais tout à Giancarlo.

Elle m'a dit qu'elle cesserait de le voir.

C'est ça que vous devez dire à mon frère.

C'est ça, la vérité.

Pourquoi vous l'avez tuée ?

C'était un accident. Je ne voulais pas.

Ce soir-là, en rentrant, je suis passé par le parc

et j'ai vu Sara qui embrassait un homme.

Mais ce n'était pas Castelli.

Je suis descendu de voiture, l'homme s'est sauvé.

- Je suis resté seul avec Sara. - Quel homme ?

- De quoi parlez-vous ? - Je ne l'avais jamais vu.

Alors, j'ai fait monter Sara dans ma voiture...

et...

je lui ai dit que...

je ne comptais plus me taire.

Mais dans la voiture,

Sara a perdu les pédales.

Elle m'a dit que si je me taisais,

elle ferait avec moi ce qu'elle faisait avec Castelli.

Et moi, j'ai perdu la tête. Elle était si belle.

Mais quand on est arrivés là-bas

et qu'elle s'est approchée pour m'embrasser,

je l'ai repoussée et je suis descendu de voiture.

Je voulais partir.

Je voulais fuir cette tentation.

Mais elle s'est mise à hurler

qu'elle allait raconter à Giancarlo que moi...

j'avais essayé de la violer.

Elle hurlait.

Je voulais juste la faire taire.

Je l'ai poussée,

elle est tombée, elle s'est cogné la tête.

Mais elle continuait à me menacer.

Alors...

j'ai pris ce caillou...

Je voulais juste qu'elle se taise.

Il ment.

On a l'ADN, on a ses aveux.

- Que veux-tu d'autre ? - La vérité !

Sara est morte pour avoir refusé les avances morbides de son oncle,

pas pour le tas de conneries qu'il m'a racontées.

Pourquoi il t'aurait menti ?

L'affaire n'est pas résolue.

Son récit ne change pas les faits.

Il a admis avoir dissimulé le cadavre,

il a détourné l'enquête, il prendra la peine maximale.

Je m'en moque.

Le juge d'instruction me harcèle, il veut le rapport d'enquête.

Le préfet a convoqué une conférence de presse

- pour demain matin 8 h. - Il la déplacera.

Non, ça suffit ! Tu as trouvé le coupable.

Rentre te reposer.

Si je prouve qu'il a acheté le rouge à lèvres,

son alibi tombe.

- Tu as déjà essayé. - Je réessaie.

Non !

Tu t'en fous, des parents de Sara.

Ils ont le droit de connaître la vérité.

Tu as jusqu'à midi. Pas une minute de plus.

C'est un travail inutile.

On est remontés 6 mois en arrière.

On continue.

Et s'il l'avait acheté dans un autre magasin ?

Moi, j'ai acheté un t-shirt pour ma copine dans un outlet.

J'avais honte qu'elle apprenne que je l'avais eu au rabais,

j'ai utilisé le sac et l'emballage d'un autre magasin.

Relevés téléphoniques de Renzo Damiano

Oui, j'ai passé ce coup de fil.

On était inquiets parce que...

Sara n'était pas encore rentrée.

- Mais Renzo ne m'a pas répondu. - Il ne pouvait pas.

Il était avec Sara.

Mon chéri, va dans ta chambre. Je te rejoins.

Vas-y, mon grand.

Et...

vous n'avez pas essayé de le joindre chez lui ?

Si.

J'ai eu Anna.

Elle ignorait où était Sara.

Vous n'avez pas demandé à parler avec votre frère ?

Si.

Que vous a dit Anna ?

Qu'il dormait.

Renzo l'avait vue avec cet homme et voulait la ramener chez elle.

C'est Sara qui l'a provoqué.

Il vous a menti, madame.

Pour rendre son crime moins horrible.

Il a fait de vous sa complice.

Il a avoué ce qu'il avait fait, le soir même ?

Et vous avez décidé ensemble de dissimuler le cadavre de Sara ?

Maman !

Ce garçon m'a poussé.

Ce n'est rien, mon amour.

C'est fini. Va jouer avec les autres enfants.

Vous avez quelqu'un à qui confier vos enfants ?

Je n'ai que Rosa et Giancarlo.

Voilà ce qu'on va faire.

J'expliquerai tout à Giancarlo.

Trouvez quelqu'un pour les enfants,

et venez à la préfecture.

Merci.

Allez rejoindre votre fils.

Merci.

Bonjour.

Bonjour.

Tu n'es pas au travail ?

Non, je suis en retard.

Tu veux du café ?

- Je viens de le faire. - Merci.

- Tu en veux ? - Oui, merci.

Et Giacomo ?

Tu sais quel jour on est ?

C'est jour de parloir.

Bonjour, maman.

Bonjour, mon amour.

Tu viens les mains vides, aujourd'hui ?

- Pas de photos ? - Pas de photos.

- Pourquoi ? - Tu n'as plus besoin de photos.

Notre recours a été admis.

Tu sortiras avant.

Valeria est au courant ?

Adaptation : Giacinto Pizzuti

Sous-titrage : VDM

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