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- Taxi!
- Le brouillard est d�j� bien �pais. - Pour s�r.
- Un vrai brouillard londonien. - J'ai peur que vous ayez des probl�mes pour trouver un taxi. - Dois-je vous en appeler un?
- Non. Ne vous inqui�tez pas Je vais marcher un peu. - Nous habitons juste de l'autre c�t� du parc. Merci.
- Vous �tes la bienvenue, Mme Preston. - Au revoir.
- Prends bien la main de Mamie, Alfred. - Nous ne voulons pas que tu te perdes � nouveau dans le brouillard.
- Oui, Mamie. - Taxi!
- Taxi! - Taxi!
- Oh!.
Mme Preston.
Par ici.
Vous �tes si proche, je pourrais vous atteindre et porter mes mains � votre gorge.
- O� �tes-vous? - Ici.
Maintenant par ici, Mme Preston.
Pr�s de la statue de votre dernier pr�sident.
- Qui �tes-vous? Que voulez-vous?
Vous le saurez le moment venu, Mme Preston,
juste avant que je vous tue.
Attention Mme Preston. Je ne veux pas que vous vous fassiez mal.
Pas maintenant.
- Nora! Nora!
- Nora a gagn� l'Irish Sweep et nous a quitt�. - Je suis la nouvelle bonne.
- Oh, Tony. - Que se passe t'il? Tu as respir� trop fortement dans le brouillard?
- Je n'ai jamais eu aussi peur. - Je ne pouvais m�me pas crier. J'ai juste couru jusqu'ici
- Tu n'as pas id�e. C'�tait horrible. - Il disait qu'il allait me tuer.
- Qui a dit cela? - Un homme juste � l'instant dans le parc.
- Quel homme? - Je ne sais pas.
- Tu ne sais pas? - Je ne l'ai pas vu.
- Tout ce que j'ai entendu provenait d'une horrible voix sortant du brouillard.
- Tout d'abord de ce c�t�, puis de ce c�t�.
- Elle �tait forte et monotone. - Comme celle d'une marionnette.
- Comme une marionnette?
- Me promets-tu de ne pas me gifler? - Quelqu'un t'a fait une farce.
- Il y avait un homme. Je l'ai entendu. - Bien s�r, ch�rie.
- Il riait � en perdre la t�te dans la pi�ce avec les autres membres du club.
- Quel club? - R�fl�chis, ch�rie...
- Chaque fois qu'il y a du brouillard �pais � Londres - une pur�e de pois -
- De joyeux farceurs sortent du bois.
- Attends de lire les journaux du matin.
- Des douzaines de dames se seront plaintes d'invisibles d�mons dans Hyde Park
- et � 100 contre 1 qu' il y aura un lit au sommet de la colonne Nelson.
- Mais il m'a appel� Mme Preston et il savait que j'�tais am�ricaine. Comment le savait-il?
- Comment grimpent-ils sur la colonne Nelson? - Ces joyeux farceurs ont du talent.
- Ils sont peu recommendables, mais tr�s sp�ciaux.
- Bien, Je ne peux pas le croire. Est-ce vrai?
- Naturellement. - Comment crois-tu que j'ai perdu mon chapeau?
- Ton chapeau?
- Oui. Allant � fond de train et descendant vers Piccadilly � deux miles � l'heure, comme il faisait noir comme dans un four,
- J'ai mis la t�te en dehors de la porti�re pour voir ce qui se passait
- et une main a soulev� mon homburg tout neuf de dessus ma t�te.
- Une voix tr�s respectueuse m'a murmur�, ''Tr�s oblig�, chef.''
- Il aurait pu me servir encore. - Ce chapeau m'avait cout� 10 livres.
- C'est incroyable.
- Je suis d�sol� que tu ais �t� �ffray�e, ch�rie.
- Je suis d'autant plus d�sol� pour mon chapeau.
- Tu as de nombreux chapeaux.
- Allons boire un verre.
- Oui, j'ai besoin d'un remontant.
- Tout est en ordre avec l'ambassade? - Enfin.
- Ils refont beaucoup de passeports perdus. - J'aurai le mien la semaine prochaine.
- Bien. Ceci va nous �viter des ennuis en Italie.
- En Italie? - Oui. Sur notre chemin vers Venise.
- Venise! Oh, Tony! Tu parles s�rieusement?
- Il y a � peine trois mois, je t'ai promis une lune de miel.
- Chaque jour a �t� une lune de miel avec toi.
- Ne t'est-tu jamais sentie mari�e � un homme ou bien � une entreprise?
- Bien, maintenant que tu le demandes, si.
- Ch�ri, quand partons-nous?
- Le 21. J'ai r�serv� une gondole pour minuit. - Cela te va t'il?
- Je le pense, mon tr�sor.
- A Venise.
- A nous.
- C'est honteux, inf�me, si vous voulez le savoir.
- Aucun respect pour les h�ros anglais. - Que s'est-il pass�?
- Quelques hooligans sont mont�s du fait du brouillard et l'ont paint en rose.
- Horatio Nelson, vous vous rendez compte.
- Rose.
- Nous sommes arriv�s, madame. Preston Building.
- Cela fera huit shilling et six pence, ma'am.
- Huit shilling et six pence...
- Veuillez les prendre de ceci s'il vous pla�t.
- Et ajoutez-y un bon pourboire pour vous.
- Merci beaucoup, ma'am. - Vous �tes le bienvenu.
- ..Quelqu'un existe qui sait que j'ai emprunt� chaque penny pour acheter des actions de fa�on � ce que mes mines continuent � produire,
- et qu'en en maintenant le cours � un niveau bas me forcera � toutes les vendre, veut ma ruine.
- Par ''quelqu'un'', Mr Elliott, voulez-vous dire quelqu'un d'ici de chez Preston?
- Vous avez re�u mon message, seules les personnes dans cette pi�ce ont vu le rapport de mes ing�nieurs.
- Il y a une fortune � en attendre, pour quiconque ach�tera au plus bas.
- Nous n'avons pas l'habitude de d�pouiller les personnes avec lesquelles nous travaillons.
- Je ne sais pas. Je ne suis pas un financier. - Je suis uniquement passionn� par mon m�tier qui est d'extraire de l'or.
- Cela n'est t'il pas en dehors du probl�me, Mr Elliott?
- Etes-vous en mesure d'allonger ma dur�e de cr�dit ou voulez-vous me coulez?
- Laissez-moi vous rappelez, qu'on vous a accord� d�j� deux prolongations.
- Et que nous avons des obligations vis � vis de nos actionnaires.
- Cependant, nous allons voir ce que nous pouvons faire.
- Daniel, reconduisez Mr Elliott.
- Si je perds Wiluna West, quelqu'un va payer pour cela.
- Oh! - Permettez-moi, Mme Preston.
- Quoi...? - Veuillez pardonner Mr Elliott.
- Je le ferai s'il va voir son oculiste.
- Vous �tes merveilleuse aujourd'hui. - Vous portez des v�tements qui vous vont � ravir.
- Vous avez toujours exactement le mot juste.
- Je vais informer Mr Preston que vous �tes ici. - Tr�s bien.
- Eh, ch�ri. Qu'en penses-tu?
- Ne laisse pas Carstairs voir cette petite chose. - Il a le coeur faible.
- Cela s'appelle une dentelle de minuit. - L'aimes-tu?
- Tout au moins, tu seras au frais. Pas besoin de te dire ce qui va advenir de ma temp�rature.
- si elle monte comme une fus�e, elle redescendra bien dans la matin�e.
- Tu as r�alis� un bon achat.
- Chez Hartnell, Michel. - Une tr�s ch�re matin�e.
- Je l'ai achet� seulement � la condition qu'elle te plaise.
- C'est �trange. - Qu'y a t'il d'�trange?
- Je viens de recevoir un coup de t�l�phone d'Hartnell. - D'Hartnell?
- Oui. La vendeuse m'a dit que tu lui as donn� cinq livres de trop.
- Oh!, mon Dieu.
- La monnaie anglaise me donne beaucoup de soucis.
- Ton esprit inventif t'aide aussi un peu.
- Je ne voulais pas mentir, ch�ri.
- Je voulais te le dire au d�jeuner, apr�s ton martini.
- Oh, � ce sujet. J'ai peur que cela ne soit mon tour. Je suis d�sol�.
- Oh, Tony. Pas encore.
- Je t'ai t�l�phon�, mais tu �tais sortie. - C'est une session qui va durer toute une journ�e enti�re.
- J'ai r�serv� une jolie table � la terrasse du restaurant Les Ailes.
- On ne peut rien n'y faire.
- Allons ch�rie, faisons un bon �change. - Un mensonge pour un rendez-vous annul�.
- C'est ma faute. J'ai annul� plusieurs rendez-vous. - Est-ce r�ellement si important?
- Ch�rie, penses-tu que j'aurai annul� un d�jeuner avec toi si cela ne l'�tait pas?
- Comment allez-vous, Kit? - Bonjour, Charles.
- Etes-vous venue pour nous dire bonjour? - J'�tais sur le point de partir.
- Pas de chance. Le conseil d'administration pourrait �tre un peu plus excitant en votre pr�sence.
- Cel� te g�ne t'il si j'utilise ton t�l�phone? - Vas-y.
- Nous nous voyons pr�s de l'ascenseur. - Au revoir, Charles.
- Vont t'ils retenir notre table jusqu'au diner? - Il risque de faire frais sur la terrasse.
- J'ai une meilleure id�e. Laissons Nora nous arranger quelque chose � la maison.
- N'aimerais-tu pas plut�t? - Cela est plus s�r avec ma temp�rature �lev�e.
- Du fa�t de ce petit truc en dentelle.
- Excusez-moi, monsieur? - Allez-y, Kevin.
- Le courrier de midi, monsieur.
- C'est juste. 500 de chaque, Bold River � Sandown.
- Que voulez-vous dire, vous ne pouvez pas les prendre?
- Je me moque de combien j'en suis chez vous. - Je ne suis pas un bookmaker marron.
- Il existe un grand nombre de soci�t�s pour lesquelles mon cr�dit ne sera pas remis en quetion.
- Vous ne le croyez pas? Nous verrons.
- Quelque chose qui ne vas pas, Charles?
- Non. Je suis juste ennuy� par l'affaire Elliott.
- Tu penses qu'il y a quelque chose � faire? - J'en doute, mais je vais regarder cela de plus pr�s.
- Regardez en haut! Regardez en haut!
- Allez-vous bien? - Oui, je pense que oui. Que s'est-il pass�?
- Que s'est-il pass�, Harry? - L'anneau s'est cass�.
- Utilise en un plus solide avant que tu n'extermines la moiti� de la population.
- ou tout au moins la plus jolie moiti�.
- Etes-vous s�re de vous sentir bien? - Non, je n'en suis pas s�re.
- J'en suis franchement d�sol�.
- Je vais ramasser vos paquets.
- Kit!
- Que se passe t'il bon Dieu? - Je vais bien, Peg.
- Tu as besoin de quelque chose? - Non. Tout va bien. Gr�ce �...
- Brian Younger. Je suis l'entrepreneur.
- J'esp�re que votre batiment va tenir debout.
- Moi aussi! - Je vais vous monter vos paquets.
- Non. Non, merci. Je vais tr�s bien.
- En �tes-vous certaine? - Oui. Merci beaucoup.
- J'esp�re que vous nous pardonnerez, Mme Preston.
- Naturellement.
- Mr Younger?
- Oui? - Comment connaissez-vous mon nom?
- Je pense avoir brillament r�gl� ce probl�me.
- En demandant tout simplement au facteur. Pardonnez-moi.
- Pourquoi rentres-tu si t�t? - Quoi?
- J'ai rencontr� Tony ce matin. - Il m'a dit avoir rendez-vous avec toi � d�jeuner.
- Oh, � ce sujet. - Mon mari s'est comport� comme un petit gar�on,
- car il a tout annul� � cause d'une r�union.
- Oh!. Bien, ne prends pas cet air triste. Au moins ton mari revient tous les soirs � la maison.
- Moi, tout ce que j'ai de Roy est sa signature au bas d'une lettre chaque semaine.
- Essaye d'�tre satisfaite avec cela. - O� se trouve son bateau actuellement?
- en cale s�che � Singapour.
- Pour ton information, ch�rie, dans la Royal Navy, ils appellent cela un navire.
- Oh!. je vais m'en rappeler. - Quand rencontrerons-nous ton mari?
- Il doit venir en permission pour le nouvel an, juste dans quelques mois. - J'esp�re que nous nous reconna�trons.
- Viens et nous verserons une larme en mangeant un hamburger.
- D�s que j'aurais post� ceci de fa�on � ce que Roy soit content.
- Oh!. avec ou sans oignons? - Avec des oignons.
- Lorsque ton mari se trouve � dix mille miles d'ici, cela a t'il vraiment de l'importance?
- Comment allez-vous, Mme Preston? - Bonjour, Malcolm.
- Nora, je vous ai d�j� dit de rentrer � la maison. - Vous ne devriez pas travailler avec ce froid.
- Je vais partir de suite. - Au revoir, Maman.
- Merci. Je te le rendrai avec quelques billets de plus.
- Au revoir, tr�s cher. Prends soin de toi.
- Courage, Mme Preston.
- Oh, Malcolm? - Comment va votre nouveau travail?
- Aller n'est pas le mot exact. J'en ai fini une fois pour toute avec lui.
- T-E-R-M-I-N-E. Absolument termin�.
- J'en suis d�sol�e. - Il n'y a aucune raison pour cela, vraiment.
- C'�tait une �pouvantable bande d'imb�ciles,
- le nez dans leurs papiers de 9 � 17 heures. - Je me sentais devenir un vendeur de chaussures.
- Qu'allez-vous faire maintenant? - Je n'en sais rien du tout.
- Je pensais aller dans le domaine des relations publiques. - C'est tout � fait la partie qui m'int�resse.
- Vous vous y connaissez un peu?
- Oh, les relations publiques c'est plus une question de conna�tre les bonnes personnes.
- et j'ai beaucoup plus de chances que les autres dans ce genre d'affaires.
- Tout consid�r�, vous savez?
- Si vous voulez dire que vous avez de la chance d'avoir Nora pour m�re... Oui, je sais.
- Bien, on m'attends � l'Ivy pour manger un morceau.
- Mon meileur souvenir � Mr Preston.
- Oh... Merci pour tout ce que vous faites pour ma m�re.
- Je suis tr�s heureux qu'elle soit l�.
- Au revoir.
- Nora? - Oui, ma'am?
- Un petit moment.
- Voil�.
- Je veux que vous vous achetiez un manteau d�cent
- et je ne veux plus vous voir avant que votre rhume n'aille mieux.
- Me comprenez-vous? - Dieu vous b�nisse, ma'am.
- Oh, Seigneur. J'avais pratiquement oubli�. - Un t�l�gramme est arriv� pour vous. Je l'ai pos� sur le bar.
- Merci, Nora.
- Temps affreux, tout comme mon h�te. - Arriverai jeudi. Accorde-moi un peu de ton temps. - Bises. Tante Bea.
- Allo?
- Oui. Oui, je me souviens.
- De quoi?
- Quel horrible... Vous devez �tre fou.
- Pourquoi?
- Qui �tes-vous? Qui �tes-vous?
- Qui...?
- Qui est-ce? - Peggy.
- Peggy...
- Je t'ai amen� des pickles de fa�on � contrebalancer les oignons.
- Bon dieu...? Kit, qu'y a t'il?
- Un homme au t�l�phone juste � l'instant...
- Un homme effrayant. - Qui �tait-ce?
- Je ne sais pas.
- Il m'a dit de l'�couter et alors il m'a dit.
- Il t'as dit quoi?
- Juste...
- des horreurs
- Tu as du tomber sur un de ces d�traqu�s au t�l�phone.
- Je connais une jeune fille qui n'a pas perdu le rouge de ses joues pendant un mois. Et alors quoi?
- Il a dit qu'il allait me tuer avant la fin du mois.
- Tu as eu affaire � un de ces personnages pour le moins pas tr�s romantique.
- Oh, Peggy, il en a l'intention.
- Ils font toujours comme si ils en avaient l'intention, ch�rie.
- Mais, je suis �ffray�e. - Oui, tu l'est vraiment, n'est ce pas?
- Ne devrions-nous pas appelerTony?
- Non... Non.
- Il participe � une r�union de direction.
- Je lui dirai ce soir.
- Ne le laisse pas te d�stabiliser.
- Cet homme a des acc�s de folie. A dix contre un tu n'entendras � nouveau plus parler de lui.
- C'est ce que Tony m'a dit la premi�re fois.
- La premi�re fois? - Tu veux dire que cela t'est d�j� arriv� auparavant?
- Hier dans le brouillard. - Et il t'a dit la m�me chose?
- Oui. La m�me voix. - Qu'il voulait te tuer?
- Ceci est beaucoup plus important que n'importe quelle r�union de direction.
- Mme Preston, conna�triez-vous quelqu'un qui pourrait vouloir vous tuer?
- Non, Inspecteur. - Ou vous chagrinez-vous pour je ne sais quelle raison?
- Non. - Un serviteur que vous auriez cong�di�?
- N'allez-vous pas chercher un peu trop loin? - Non, je ne le pense pas.
- Un ancien admirateur qui pourrait en vouloir � votre fortune?
- Non. - Pas d'ennemis?
- Pas que je connaisse.
- Bien que la revanche ne soit souvent pas un motif dans ces cas l�.
- C'est juste habituellement la motivation d'un homme qui est sexuellement d�rang�.
- Oh, il n'y a pas de raison de vous alarmer, Mme Preston.
- Ils se satisfont finalement au t�l�phone,
- en vous offensant, en vous faisant haleter.
- Le son de votre respiration est comme un baiser pour eux.
- Entrez.
- Quand vous serez pr�t, Monsieur.
- De temps en temps, je pense que la guerre �clair nous a laiss� plus d'esprits d�rang�s que d'immeubles d�truits.
- Par example, sur ces fous au t�l�phone nous avons de tr�s nombreux dossiers.
- Un de ceux-ci n'agissait pas au t�l�phone.
- Oui, mais dans le parc. - Tous log�s � la m�me enseigne.
- Le brouillard le rendait juste aussi anonyme que votre homme au t�l�phone.
- Etait-ce chaque fois la m�me voix? - Oui. Oui, la m�me.
- Vous rappelez-vous d'aucune charact�risque sp�cifique de cette voix?
- L'accent, le timbre, quelque singularit� dans la mani�re de construire les phrases? - Ou quelque chose d'autre?
- Oui. Sa voix �tait tr�s forte...
- et tr�s monotone. - Oui.
- Oui. Je pense, elle �tait ir�elIe.
- Elles semblent toutes ir�elIes.
- Naturellement il a d�guis� sa voix. - Pr�t, Inspecteur.
- Mme Preston, voudriez-vous vous asseoir ici?
- De temps en temps nous parvenons � en coffrer quelques-uns.
- Puis, nous enregistrons leur voix sur bande magn�tique - lorsqu'ils sont en cellulle, dans la cour, ou ailleurs.
- Il y a peut �tre une chance que vous puissiez reconna�tre votre homme.
- Nous vous pardonnerons si vous rougissez.
- Quelques-uns d'entre eux pourraient m�me r�veiller Freud..
- Ici.
- Mr Preston?
- Je suppose qu'un homme ayant votre position doit avoir quelques ennemis.
- Il existe en effet quelques personnes qui n'enverront pas de fleurs � mon enterrement,
- mais cela ne repr�sente pas un probl�me pour moi.
- Votre femme est en bonne sant�?
- Oui. Comme une jeune pouliche. Pourquoi?
- C'est quelquefois un facteur important. - Votre travail vous force t'il tr�s souvent � �tre �loign� de chez vous?
- Pas plus que d'autres hommes. - Beaucoup moins qu'en ce qui me concerne, j'en suis certain.
- Comment appr�cie t'elle Londres? - Le style de vie am�ricain lui manque t'elle?
- Si vous voulez savoir si ma femme est heureuse, je sugg�re que vous lui demandiez.
- Je suis d�sol�. Nous en sommes oblig�s. - Puis-je vous demander pourquoi?
- Nous perdons souvent notre temps � rechercher des d�traqu�s agissant au t�l�phone qui n'existent pas,
- except� dans l'esprit de femmes malheureuses.
- Vous seriez surpris de savoir comme une femme peut aller aussi loin
- pour faire rentrer dans le rang un mari n�gligent.
- Je ne le pense pas, Mr Preston. - Mais pas du tout.
- Aucune chance? - Le dernier me paraissait le plus approchant, mais je ne...
- Crowther. - Il purge trois ans � Dartmoor.
- Crowther? - Oh, oui. Un homme sauvage avec de long cheveux roux.
- C'est tout ce que nous puissions faire jusqu'� la prochaine fois.
- La prochaine fois? - Peut-�tre. Dans l'�ventualit� qu'il ait appr�ci� votre respiration haletante.
- S'il vous plait, ne vous tracassez pas, Mme Preston.
- Si il en avait eu l'intention, il aurait tent� quelque chose dans le parc.
- Encore une petite chose. J'�viterai le brouillard �pais si j'�tais � votre place dans le futur.
- Juste pour �tre en s�curit�.
- Merci. - De rien, Mr Preston.
- Bea!
- Oh! mon Dieu, comme cela me fait plaisir de te voir.
- Oh, Tu m'as terriblement manqu�. - La m�me chose pour moi.
- Oh, Je n'ai jamais fait ceci depuis des ann�es. - Pas en public, de toute fa�on.
- Vous voil� enfin. - Vous avez �t� plus rapide que moi pour passer la douane.
- Basil, j'ai toujours eu un pas d'avance sur vous depuis que vous avez embarqu� � Karachi.
- Vous avez raison, bon sang.
- Heureusement pour moi, c'�tait un avion � r�action. Une heure de plus en l'air et cela m'aurait �t� fatal.
- J'ai commenc� � m'ennuyer au-dessus des Alpes.
- Ch�rie, voici Basil Stafford. - Tu as probablement bu de son eau � base de quinine.
- Ma ni�ce, Kit Preston. - Comment allez-vous?
- Puis-je vous d�poser en ville?
- J'ai ma voiture, merci.
- Merveilleux. Je vais cong�dier mon chauffeur.
- Non, non. Vous continuez tout seul comme un grand gar�on.
- Je n'ai pas revu Kit depuis qu'un de vos compatriotes l'a kidnapp�
- de ma petite maison aux Bermudes l'�t� dernier.
- et nous voulons avoir une discussion entre femmes.
- Tr�s bien. - Je vous t�l�phonerai. Au Claridge, n'est ce pas?
-Je ne l�cherai pas le t�l�phone. - Merveilleux!
- Mais tu est descendue au Plaza. - Si il tient suffisament � moi, il me retrouvera.
- Oh, Bea. - Permets que je te regarde.
- Trois ans de mariage n'ont eu aucun effet n�gatif sur toi. Tu est resplendissante.
- Comment va le mari�? - Il se porte bien.
- Il d�sirait �tre pr�sent, mais il a eu un emp�chement � la derni�re minute
- Ah!, la jungle financi�re. - Les hommes doivent travailler et les femmes verser des larmes.
- J'avais l'habitude de penser que p�re avait beaucoup d'ardeur au travail. - Celle de Tony doit la battre.
- Le bureau nous laisse quand m�me le temps de prendre le petit d�jeuner ensemble.
- Estime-toi heureuse. - Au moins il a son propre bureau.
- Tu n'appr�cierais gu�re mes propres conditions de travail.
- Trois charmants petits employ�s sans autre ambition que celle de d�tacher mes coupons.
- Oh, Bea. - Elles y sont toutes, ma'am. Dix valises.
- La voiture se trouve juste l�. - Un v�hicule de location de chez Daimler.
- Un chasseur motiv�, le Maharajah.
- Le probl�me �tant que je n'ai pas r�alis� que pendant tout ce temps ou je chassais le tigre,
- il me faisait la chasse.
- Crois-moi, j'�tais beaucoup plus en s�curit� dans la jungle que dans un palais.
- Oh, Bea. Ne change jamais.
- J'essaie de ne pas changer, mais les factures de l'esth�ticienne sont chaque ann�e plus �lev�es.
- Oh. Tu ne peux pas savoir combien je suis heureuse que tu sois l�.
- En bonne forme et en s�curit�.
- Que veux-tu dire? En s�curit� par rapport � quoi?
- Ai-je dit cela? - Vas-y maintenant.
- Tu n'as pas �t� en mesure de tromper tante Bea depuis l'�ge de deux ans.
- Bien, c'est juste une chose tout � fait stupide qui s'est r�ellement produite.
- Un homme m'a appel� au t�l�phone
- m'informant qu'il allait me tuer.
- Te tuer?
- As-tu fait une d�claration � ton embassade? - Nous nous sommes rendus � Scotland Yard.
- Oui. Ils sont aussi tr�s capables. Bien?
- C'est juste un d�traqu�. - Ils les surnoment les bonimenteurs t�l�phoniques.
- Oh!, un de ceux-l�. - Ils existent ici aussi?
- Oui, il y en a m�me beaucoup, disent t'ils.
- Je suis all� une fois � Dublin pour un spectacle hippique et ai re�u un coup de t�l�phone au Sheldon
- d'un homme qui d�sirait que je m'habille avec des sous v�tements noirs...personnellement
- ce fut la minute la plus stimulante que j'ai pass� en Irlande.
- Oh!, tu est magnifique.
- Oh!, Kitten, ne te tracasse pas en ce qui concrne ce fou.
-Je suis l� et tout se passsera tr�s bien.
- Tout commence ce soir. - Tony nous am�ne diner dehors en ville.
- Bien. Gr�ce au ciel, il n'y a pas de tigres � Londres.
- Est-ce toi, Tony? - Oui, ch�rie
- Tu est resplendissante. - Merci.
- Un peu plus.
- Apr�s avoir �t� chercher Bea,
- je n'ai pas perdu ma journ�e. - J'ai d�ja tout arrang�.
- Quelle femme parfaite. Comment va Bea? - As-t'elle ramen� avec elle quelque cr�tin?
- Un seul. Elle l'a rencontr� dans l'avion.
- Elle a un rendez-vous ce soir. - Avec ce cr�tin?
- Non. Avec un vieux beau.
- Tu ne devineras jamais avec qui. Charles Manning.
- Notre Charles Manning? - Lui-m�me. Votre tr�sorier.
- Je croyais que sa seule passion �tait les chevaux de course.
- Allez viens. Nous sommes pr�ss�s. - Attends un instant, ch�rie.
- J'ai une petite babiole pour toi.
- Oh, Tony. Qu'est ce que c'est?
- Un des joyaux de la couronne. - Ne le porte pas aux alentours du Palais.
- J'adore les cadeaux.
- Tony.
- Je doute qu'il flotte.
- Oh, ch�ri. Merci.
- Je vais avoir la seule gondole en diamant sur le Grand Canal.
- Oh!, Kit. je...
- Nous ne partons pas. - Pas pour le moment. A cause de l'affaire Elliott.
- Et ceci �tait juste pour att�nuer le coup.
- J'ai plut�t esp�r� que cela y r�ussirait.
- Crois-moi, ch�rie, si d'autres personnes n'�taient pas impliqu�es, j'aurais tout laisser tomber.
- Pourquoi ne pars-tu pas � Venise comme nous l'avons planifi�? Je t'y rejoindrai.
- Vas-y avec Bea. - Au moins tu riras un peu.
- C'est la mani�re dont j'ai toujours r�v� d'aller � Venise.
- La lune sur le Grand Canal et les gondoliers qui chantent...
- et tante Bea � c�t� de moi en train de rire.
- J'ai un travail � faire. Tu ne voudrais pas d'un mari irresponsable.
- Non, Tony.
- Je d�sire juste un mari.
- Je suis absolument d�sol�, ch�rie.
- Tu ferais mieux de t'habiller. - Ils vont arriver tr�s bient�t.
- Je serai pr�te dans un instant.
- Allo?
- Tony.
- Continue de parler. - Je vais le prendre dans la chambre.
- Oui... Oui, je suis l�.
- Non. Non, ne... ne!
- Pourquoi as-tu raccroch� et que tu n'as pas continu� � le faire parler?
- Je ne pouvais pas le supporter, Tony. - Il disait de telles choses.
- J'aurais pu reconna�tre sa voix.
- Je ne pouvais pas le supporter. - Vraiment pas.
- Oh, j'en suis d�sol�, ma ch�rie.
- Tu dois faire quelque chose. - Oui.
- Pas du tout, Mr Preston. - Nous sommes l� pour �tre d�rang�s.
- Oh!, il a recommenc�? Le m�me homme, naturellement?
- Hum!. Un type qui a de la suite dans les id�es.
- Ma femme ne peut en supporter davantage.
- Il est vrai que ce genre d'affaire est assez bouleversant.
- Puis-je vous sugg�rer de prendre un num�ro de t�l�phone n'apparaissant pas dans l'annuaire
- et de noter les noms de tous ceux � qui vous l'aurez communiqu�?
- J'appelerai le standard t�l�phonique moi-m�me et en ferai la demande, si cela ne vous g�ne pas.
- Pas du tout.
- Encore une petite chose, Mr Preston...
- Etiez-vous l� lorsque le t�l�phone a sonn�?
- Oui, j'y �tais. Pourquoi me demandez-vous cel�?
- Je pensais tout simplement que peut-�tre vous auriez pu �tre en mesure d'�couter vous-m�me.
- A vrai dire, cela ne s'est pas pass� tout � fait de cette fa�on. - J'ai pris le combin� qui �tait dans la chambre, mais...
- Il a du raccrocher, je suppose.
- Oh... Oh, votre femme a raccroch�?
- Dommage. Vous a t'elle dit pourquoi?
- Vous savez ce qu'il lui a dit. - Elle ne pouvait pas en entendre davantage.
- Est-ce si difficile � comprendre? - Absolument pas.
- Nous devons poser des questions relativement �tranges dans le courant de notre travail.
- Assur�ment, ce n'est pas tr�s difficile � comprendre non plus.
- Je suis d�sol�, Inspecteur. j'ai peur que cette affaire nous d�truise tous.
- N'h�sitez pas � m'appeler � n'importe quel moment. - Je vais m'occuper du changemnt du num�ro de t�l�phone.
- Je ne pense pas que Mme Preston ait � nouveau des probl�mes. Bonne nuit.
- Un peu plus de champagne, Emilio. - Nous allons passer toute cette soir�e gr�ce � une pouliche,
- qui a devanc� le favori,
- et qui m'a fait gagner beaucoup d'argent.
- Charles doit �tre un tr�sorier extr�mement vou� � son travail. - Il adore le contact avec l'argent.
- Pourquoi pas? Avoir de l'argent n'est pas un mal, car en poss�der permets de solutionner beaucoup de choses.
- Un air de musique agr�able. Puis-je, Kit?
- Kit?
- Oh!. Je suis d�sol�e, Charles. Excusez-moi.
- Voulez-vous danser, Bea? - Pas maintenant, Tony. Cel� vous g�ne t'il ?
- Non. Soulag�, en r�alit�.
- Qu'est ce qui ne va pas?
- Est-ce que Kit vous a parl� de cet individu au t�l�phone?
- Oui. Quelle nouvelle avez-vous de lui?
- Il a de nouveau appel� juste avant que vous et Charles n'arriviez.
- Oh! - Cela s'est tr�s mal pass�.
- J'ai t�l�phon� � la police, mais... - Quoi?
- C'est assez difficile � expliquer.
- Pendant que je parlais � l'inspecteur, j'ai eu l'impression de devoir d�fendre Kit.
- Contre quoi, bont� divine?
- L'esprit sceptique de Scotland Yard,
- attach� � des cas anciens,
- � des dossiers li�s � des femmes qui pr�tendent recevoir ces appels t�l�phoniques
- de fa�on � attirer l'attention de leurs maris n�gligents.
- Dans le cas ou il associerait Kit � ce type de dossier, j'esp�re que vous lui revaudrez cela.
- Je pense qu'il avait une id�e.
- Le probl�me provient du fait que personne � l'exception de Kit n'a entendu cet homme.
- Je suppose que la police ne peut pas n�gliger toute probabilit�.
- Tony, consid�rez-vous Kit comme une femme que l'on n�glige?
- Ce n'est pas une mince affaire que d'�tre mari�e � une h�riti�re.
- Je ne peux pas diriger Preston en contr�lant la soci�t� � distance.
- Je suppose qu'il y a du avoir des moments pendant lesquels Kit s'est sentie abandonn�e.
- Alors, c'est une bonne opportunit� que vous partiez � Venise. - Cela mettra un terme � toutes ces b�tises.
- Il n'y a pas de t�l�phones dans les gondoles.
- J'ai du reporter pour quelque temps le voyage � Venise.. - Oh? Ce f�t tr�s soudain, n'est ce pas?
- Je n'ai pas pu l'�viter.
- Kit a du en �tre tr�s d��ue.
- Oui. Un l�ger froid s'est install� entre nous.
- Oh, Tony?
- Oui?
- Le coup de t�l�phone de ce soir a t'il �t� pass� avant ou apr�s que vous ayez inform� Kit concernant Venise?
- C'�tait apr�s, maintenant que vous le dites. Pourquoi?
- Pour rien. Je me posais juste la question.
- A l'aide!
- A l'aide...!
- Mme Preston?
- Tout va bien, Mme Preston. - Vous �tes saine et sauve.
- Oh, Mr Younger... Mr Younger...
- Mr...
- S'il vous pla�t calmez-vous. Il semble que nous vous causions beaucoup de probl�mes.
- Un de nos transformateurs a mis en court-circuit un relais.
- On va arranger cela tout de suite.
- Je montais vous pr�venir lorsque j'ai remarqu� que l'ascenseur �tait bloqu�.
- J'ai pens� que vous aviez pu en descendre.
- Je vous ai appel� d'en bas, Mme Preston. - Ne m'avez-vous pas entendu?
- Si, Je vous ai entendu, mais je pensais que...
- Nous y sommes.
- Oh... - Cela va aller pour le mieux.
- Tr�s bien. Calmez-vous.
- J'ai la sensation de ne plus avoir les pieds sur terre maintenant.
- Un brandy pourrait vous aider � vous remettre de vos nerfs � vif.
- Je pense qu'en effet cela le pourrait.
- N'y a t'il pas par l� un pub au coin de la rue?
- Si. Nous pourrions nous y rendre, si vous le voulez bien.
- Oui, merci.
- Allez, Tim. Au travail. - Tu ne feras jamais ce deux fois trois.
- Souhaite nous bonne chance, la vieille.
- Il n'y parviendra pas. - Il essaye depuis des ann�es.
- Je sais ce que vous avez du ressentir. - Dans une certaine mani�re, j'y suis pass� moi aussi.
- Enferm� dans un ascenseur? - Non, dans une citerne br�lante.
- Des bombardements au mortier en obstruaient l'issue de sortie. - Oh!.
- Etrange chose que l'esprit humain.
- Je pensais avoir tout oubli� � ce sujet
- et alors sans aucune raison particuli�re je pouvais entendre l'explosion...
- Je pouvais sentir la fum�e...
- mes mains se mettaient � trembler et j'�tais de nouveau � El Alamein dans une citerne br�lante.
- Quelquefois quand je reprenais mes esprits...
- des heures s'�taient �coul�es.
- Une fois, m�me un jour entier.
- Et je ne n'avais plus aucun souvenir du temps qui s'�tait �coul�.
- Comme cela doit �tre terrible de perdre une partie de sa vie de cette fa�on.
- Ce n'est pas si d�sastreux.
- Des gars travaillant avec moi ont bien perdu la leur.
- Mais cela m'a laiss� que tr�s peu d'int�r�t pour les endroits en vase-clos
- Tels que les ascenseurs, les cabines t�l�phoniques, tous ces endroits.
- Je peux m'imaginer. - Est-ce pourquoi vous travaillez � l'air libre?
- Avant la guerre, je voulais devenir architecte,
- mais cela m'imposait d'avoir un bureau et d'�tre entre quatre murs.
- Je dors m�me dehors sous la voute �toil�e chaque fois que je le peux.
- ou je pars en voyage en camping et autres activit�s connexes.
- C'est parfait si vous �tes mari� � une femme ayant �t� scout.
- Je ne suis pas mari�. ''Toujours en recherche'' selon l'expression consacr�e.
- En Am�rique, nous appelons cel� ''Tenter sa chance sur le terrain''.
- Tenter sa chance sur le terrain? - Peut �tre aurais-je du partir en Am�rique.
- Je dois m'en aller. - En voulez-vous un autre?
- Non, merci.
- Je me sens tout � fait bien, Mr Younger. - Merci beaucoup.
- Quelque chose qui ne va pas, mon chou? - Oh, non.
- Une jolie petite chose, n'est ce pas? - Oui.
- Dois-je mettre les appels t�l�phoniques sur la facture? - Quoi?
- Les appels t�l�phoniques de la nuit derni�re pass�s dans l'arri�re salle. Vous avez dit...
- Oui. Mettez-les sur ma note, Dora.
- Tr�s bien.
- C'�tait merveilleux.
- Le lac des cygnes me donne toujours soif.
- C'est certainement du � tous ces longs cous.
- Cette blague vous co�tera un cocktail au champagne, mon cher. Allez, Kit.
- Je vais attendre Tony. Allez-y.
- Cela vous d�rangeait t'il si je vous parle un instant Mme Preston? - Qu'y a t'il, Malcolm?
- C'est au sujet de ma m�re.
- Elle devra rester au lit pour quelques jours de plus, selon le docteur.
- Je suis d�sol�e de l'apprendre. - Dites-lui que je l'appelerai demain.
- Oh, ce serait tr�s gentil.
- Je ne pense pas qu'un coup de t�l�phone puisse r�gler les factures du docteur.
- Demandez-lui de m'envoyer ces factures.
- Ceci est tr�s g�n�reux de votre part, j'en suis convaincu.
- Mais il y a tellement d'autres choses � payer.
- Elles semblent tout juste s'additioner. - La nourriture, les m�dicaments, toutes ces choses.
- Je fais tout ce qui est en mon pouvoir, mais mon vieux portefeuille reste obstin�ment vide par les temps qui courent.
- Je vais m'assurer que votre m�re ait tout ce dont elle a besoin.
- Je pourrai en prendre livraison � l'appartement un peu plus tard.
- Je veux vous �viter ce tracas, et m'assurer qu'elle obtient bien ce qui lui est n�c�ssaire, merci.
- Etes-vous en train de sugg�rer que je pourrais empocher l'argent pour mon propre compte?
- Personne n'aime �tre accus� de voler de l'argent � sa propre m�re.
- Le pr�tendre est assez vil. - J'aimerai que vous partiez, Malcolm.
- Vous pouvez donner des ordres � ma m�re, Mme Preston, mais pas � moi.
- Je sais que vous avez essay� de vous immiscer entre nous. Je ne l'appr�cie gu�re.
- Je vous conseille de vous arr�ter ou vous allez le regretter.
- Regretter quoi? - Etes-vous en train de menacer ma femme?
- Tout va bien, Tony. - Je devrais appeler la police.
- Nous �tions en pleine discussion. - O� est le mal � cela?
- On peut faire beaucoup de mal en parlant,
- principalement en passant des coups de t�l�phone d�sagr�ables.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Si vous mentez, Malcolm...
- Je ne veux plus vous voir r�der � nouveau autour de l'appartement. Est-ce clair?
- Un jour vous changerez tous les deux d'opinion sur Malcolm Stanley.
- Que d�sirait t'il? - La chose habituelle. De l'argent.
- Pauvre vieille Nora.
- As-tu re�u ton appel t�l�phonique, ch�ri? - Oui, c'�tait Daniel.
- Il d�sirait me montrer quelque chose.. - Il a dit que c'�tait tr�s urgent.
- Veux-tu dire terriblement urgent? - Non, ch�ri.
- En est-tu certaine? - Bea et Charles vont venir me voir � la maison.
- Ils vont jouer les babysitters jusqu'� ce que tu reviennes.
- Revenir d'o�? - Je te le dirai plus tard. Continue.
- Daniel a dit que c'�tait important.
- Je te verrai � l'appartement.
- Daniel, t'as t'il pr�cis� o�? - Oui. Au bureau.
- A cette heure de la nuit? - Ce n'est pas s�rieux, n'est ce pas?
- Il ne l'a pas dit.
- Oui, Daniel? - Regardez ceci, monsieur.
- J'ai soulign� les transactions qui selon moi requi�rent votre attention.
- Ceci nous laisse avec des milliers d'actions non comptabilis�es.
- Exactement, Monsieur.
- Dans le voisinage de un million de livres.
- Quelqu'un a utilis� cet argent pour faire baisser les actions de Mr Elliott
- dans Wiluna West.
- Savez-vous qui ce peut �tre? - Je pr�f�rerai ne rien dire tant que je n'ai pas fait des recherches plus approfondies.
- J'ai eu l'impression depuis quelque temps que quelqu'un a puis� dans la caisse,
- C'est pourquoi, j'ai d�cid� de veiller plus tard jusqu'� ce que j'en sois parfaitement certain.
- Si vous ne l'aviez pas fait, il aurait continu� � nous saigner � blanc pendant des ann�es.
- Vous avez proc�d� d'une fa�on intelligente, je dois le dire.
- Dans une structure de soci�t� comme Preston,
- cela demande une certaine connaissance des proc�dures comptables
- ainsi qu'une position �lev�e dans la hi�rachie de l'entreprise.
- Vous n'en avez parl� � personne d'autre, n'est ce pas? - Bien s�r que non, monsieur.
- Bonsoir?
- Bonsoir, Charles.
- Je me demandais si je pourrais vous �tre d'aucune aide.
- Je ne pense pas que Daniel t'a attir� au bureau pour interviewver une nouvelle recrue -
- � moins qu'elle ne soit tr�s attirante.
- Un t�l�gramme de notre ing�nieur de Broken Hill. Un rapport complet.
- Il veut savoir pour demain si il doit continuer. Cela semble prometteur.
- Bien. Je pense que cela pourrait �tre s�rieux. - Je te verrai � l'appartement.
- Nul besoin d'en parler � quiconque jusqu'� ce que nous soyons certain de notre fait. Et de notre homme.
- Je suis d'accord, monsieur
- Soit dit en passant, Daniel, Preston ne sera pas ingrat.
- Merci, monsieur.
- Je consid�re pouvoir offrir beaucoup plus que cela � la soci�t� en ce qui concerne mes capacit�s.
- Tony?
- D�sol�. Je ne voudrais pas que mon insomnie soit contagieuse.
- Y a t'il quelque chose qui ne va pas? - Juste quelques probl�mes qui n'arr�tent pas de m'obs�der.
- Est-ce quelque chose que Daniel t'a dit?
- En effet, c'est un de mes probl�mes les moins graves.
- Aucune raison pour que tu t'inqui�tes.
- Retourne au lit. Je te rejoins dans une minute.
- Tr�s bien.
- Tony!
- Tony!
- A la fen�tre. J'ai vu quelqu'un.
- Il n'y a personne ici, Kit. - Viens et vois par toi-m�me.
- Mais j'aurai jur�...
- Peut-�tre ton cri l'a effray�.
- De toute fa�on, il n'y a aucune raison pour que l'inspecteur n'ait pas des insomnies lui aussi.
- Non, Tony. Non. - Pourquoi pas?
- Je ne sais pas. Je ne sais pas.
- Peut-�tre �tait-ce juste mes nerfs. - J'ai �t� si souvent agac�e ces derniers temps.
- Peut-�tre n'�tait-ce juste qu'une ombre que j'ai vu et j'ai sursaut�.
- Elle a disparue et il n'y a aucune raison d'ennuyer l'inspecteur.
- Pauvre ch�rie.
- Tony... - Oui?
- Tu me crois vraiment, n'est ce pas? - En ce qui concerne quoi?
- Les coups de t�l�phone.
- Naturellement je te crois, ch�rie. - Pourquoi ne te croirais-je pas?
- Aucune raison, ch�ri. Vraiment aucune raison.
- Mme Corman, s'il vous pla�t.
- Un instant, s'il vous pla�t. - Mme Preston, madame.
- Dites-lui que je vais la rappeler d�s que j'aurai refait surface.
- Oui, madame. - Mme Corman va vous rappeler tout de suite.
- Merci.
- Bea?
- Pourquoi agissez-vous ainsi contre moi? - Pourquoi d�sirez-vous me tuer?
- Non. Non, Je ne suis pas seule.
- Ma bonne est ici.
- Allo? Allo?
- Mme Preston?
- Tante Bea! Au secours, au secours! Il est...
- Au secours! Au secours, s'il vous pla�t!
- Au secours! Au secours!
- D�p�chez-vous!
- D�p�chez-vous-D�p�chez-vous, s'il vous pla�t. Il est entr�!
- Il a du partir.
- Tommy! Va couvrir l'arri�re de l'immeuble. - Arr�te quiconque que tu rencontreras.
- D'accord, chef.
- Je vais regarder dans les autres �tages. - Oh!
- Si vous permettez, jeune homme. - Je suis absolument d�sol�.
- Non allez-y, chef. Pas �me qui vive.
- Tout est en ordre par derri�re. - Qui cherchons-nous?
- Tout va bien, les gars. Au travail.
- Mme Preston, dites-moi exactement comment votre visiteur est entr� dans l'appartement.
- Je l'ai fait entrer. - Vous l'avez fait entrer?
- Je veux dire, je ne l'ai pas fait rentrer. - Je courrai pour sortir de l'appartement.
- Vous courriez pour sortir de l'appartement?
- Oui. Il a t�l�phon� � nouveau et m'a demand� si j'�tais seule.
- J'ai pens� qu'il pourrait venir ici.
- J'�tais tr�s �ffray�e, j'ai couru et alors quand j'ai ouvert la porte...
- Il �tait l�.
- Je vois. Qu'est ce qui vous rends certaine que c'�tait l'homme qui vous a t�l�phon�?
- Il m'a appel� par mon nom. - Votre nom est sur la bo�te aux lettres, Mme Preston.
- Mais je sais que c'�tait cet homme. - Avez-vous reconnu sa voix?
- Non. Mais vous m'avez dit qu'il aurait pu la d�guiser au t�l�phone.
- Oui, je l'ai dit.
- Dites-moi, Mme Preston, avez-vous essay� de lui fermer la porte au nez?
- Non. Je suis all�e r�pondre au t�l�phone.
- L'homme qui veut vous tuer est l�, devant votre porte et vous allez r�pondre au t�l�phone?
- Oui.
- Mais vous courriez � cause du t�l�phone.
- Oui, J'�tais mais...
- J'ai r�alis� soudainement que si il �tait l� dans le hall,
- comment pouvait t'il �tre au t�l�phone?
- J'attendais un coup de fil de ma tante
- et j'ai pens� qu'elle pourrait m'aider.
- Cela me semble coh�rent pour moi, Inspecteur.
- La logique me passe au-dessus de la t�te, Mr Preston.
- Mme Corman. Vous rappelez-vous exactement ce que votre ni�ce vous a dit?
- Oui. Elle a dit, - ''Tante Bea, � l'aide, � l'aide.''
- Que pr�sumiez-vous qu'elle voulait dire?
- Qu'elle avait besoin d'aide, Inspecteur.
- Alors pouvez-vous m'expliquer pourquoi le coup de t�l�phone que j'ai re�u venait de Mr Preston plut�t que de vous-m�me?
- Bien, j'�tais dans la confusion la plus totale. J'ai pens� que Mr Preston saurait mieux quoi faire.
- Vous n'avez pas imagin� que votre ni�ce �tait en grand danger?
- Que l'homme pouvait �tre dans l'appartement et en vouloir � sa vie?
- Tout s'est d�roul� si vite. Elle ne m'a pas mentionn� que c'�tait un homme. J'ai pens� qu'elle �tait...
- Qu'elle �tait quoi?
- Dans quelque sorte d'embarras, naturellement.
- J'ai appel� Mr Preston, puis je me suis pr�cipit�e ici pour voir ce que je pouvais faire.
- Puis-je vous dire qu'il aurait �t� plus sage d'appeler le Yard?
- Juste une suggestion,
- au cas ou vous rencontriez une autre situation d'urgence pendant que vous �tes en visite.
- Mr Younger.
- Combien de temps cela vous a t'il pris entre le moment ou vous avez entendu Mme Preston appeler
- et celui ou vous �tes entr� dans l'appartement?
- Oh, je dirai 15, 20 secondes.
- Vous n'avez vu aucun signe de cet homme? - Non.
- Ensuite, vous avez appel� imm�diatement vos hommes en bas pour contr�ler les entr�es?
- Tout d�pend de ce que vous entendez par imm�diatement Inspecteur.
- Je me suis assur� que l'intrus n'�tait plus pr�sent dans l'appartement.
- Disons, dix secondes? - A peu pr�s.
- Et ils n'ont remarqu� aucun signe de lui aussi bien les uns que les autres? - C'est juste.
- Environ 35 secondes pour descendre quatre �tages et dispara�tre totalement.
- Je n'ai pas sur moi un chronom�tre mais il me semble qu'il a du certainement �tre tr�s rapide.
- Il devait avoir des ailes aux pieds.
- Pourquoi n'exprimez-vous pas le fond de votre pens�e Inspecteur?
- Que voulez-vous dire, Mme Preston? - Vous ne me croyez pas, n'est ce pas?
- Vous pensez que j'ai imagin� cet homme. - Vous pensez que j'ai tout invent�.
- L'homme dans le parc, les appels t�l�phniques.
- Depuis le d�but vous ne m'avez pas cru.
- Maintenant, Kit...
- Bien Mr Younger, nous avons suffisament retard� la reconstruction de Londres.
- Vous pouvez partir.
- Tout va bien se passer, ch�rie.
- Je ne peux pas nier que la pens�e ne m'en est pas venue, Mme Preston,
- mais nous devons explorer toutes les pistes,
- puis les clore l'une apr�s l'autre jusqu'� ce qu'il n'en reste plus qu'une seule - la bonne.
- Je suis d�sol�e, Inspecteur. - Je n'aurai pas du dire ce que j'ai dit.
- Nous allons continuer � faire tout ce qui est en notre pouvoir. Bonne apr�s-midi.
- S'il vous plait ne vous tracassez pas.
- Tony, Je ne peux pas rester ici plus longtemps.
- Je ne le peux pas... vraiment pas.
- Tu n'y est pas oblig�e. Nous allons aller � Venise comme pr�vu. Loin de tout t�l�phone.
- C'est la plus merveilleuse id�e que j'ai entendu aujourd'hui.
- Mais, Tony, tu as dit... - C'est juste.
- Comment peux-tu? En ce qui concerne...? - Preston?
- Laissons tomber Preston.
- Oh, Tony.
- Il a cess� de pleuvoir. - Formidable.
- J'esp�re que vous ferez un magnifique voyage. - Moi aussi.
- Merci. - Vous les aurez ici avant 17 heures?
- Je vais voir si les initiales de votre mari sont pr�sentes sur vos valises.
- Taxi!
- Taxi!
- Oh. Je suis d�sol�e... - Non, vous d'abord. Merci.
- Vous �tes am�ricaine, n'est ce pas? - Oui.
- Bien. J'aime bien les am�ricains, ils sont si... - Je ne sais pas r�ellement pourquoi, je les aime c'est tout.
- Excusez-moi? Pourriez-vous indiquer � une americaine priv�e d'aide comment atteindre Grosvenor Square?
- Je m'y rends moi aussi. Nous devrons prendre la correspondance � Hyde Park Corner.
- Vous vous accrochez juste � mes basques. - Merci.
- C'est le n�tre. La bousculade va commencer.
- Appelez l'h�pital. - Elle se tenait tout juste � c�t� de moi.
- Permettez-moi de vous aider � vous relever. - Vous allez bien, madame?
- Excusez-moi. -Je vais tr�s bien, merci.
- Vous devriez consulter un m�decin. - Non, merci. Je vais tr�s bien.
- Oh, Peggy.
- Kit. J'ai tout vu.
- Que se passe t'il par ici? - Ce n'�tait pas ma faute.
- Une seconde de plus et elle n'�tait plus l�, �tant pratiquement tomb�e sous mes roues.
- Etes-vous bl�ss�e, madame? - Non. Cel� n'a �t� la faute de personne.
- C'�tait un accident. - J'ai gliss� et je suis tomb�e.
- Taxi!
- Vous devriez vraiment �tre plus attentionn�e avec ce temps. Tr�s bien. Circulez.
- Je sortais tout juste de chez Carroll lorsque je t'ai vue.
- J'ai pens� que nous pourrions prendre le th� ensemble. Je t'ai appeI�e.
- Puis je t'ai vue tomber et vu le bus venir vers toi.
- J'ai pens� que s'en �tait fini de toi.
- Peggy... - Oui?
- Je ne suis pas tomb�e. - Quoi?
- Quelqu'un m'a pouss�. - Kit, en est-tu s�re?
- J'ai senti sa main dans mon dos.
- C'�tait l'homme qui m'a t�l�phon�.
- Est-ce que tu l'as vu? - Non, mais je sais qu'il �tait l�.
- Depuis que j'ai quitt� ce magasin d'articles de voyage...
- J'ai pu ressentir ses yeux pos�s sur moi.
- Pourquoi n'en as-tu pas parl� � la police?
- Ils ne me croient pas. - Pas apr�s tout ce qui s'est pass�.
- Tu dois appeler Tony d�s que nous serons � la maison.
- Il ne me croira pas lui non plus.
- Voil�. - Merci.
- Peggy... - Oui?
- Que ferait ton mari si tout ceci t'arrivait?
- Roy? Il m'enm�nnerait loin quelque part, je suppose, jusqu'� ce l'on trouve cet homme.
- Exactement comme Tony t'emm�ne loin d'ici � Venise.
- Tony m'emm�ne � Venise parce que... parce qu'il pense...
- Oh, Peggy. Je sais que cet homme existe. - Je l'ai vu.
- Oh, Je souhaite qu'il appelle maintanant,
- de telle sorte que tu puisses l'entendre toi-m�me.
- Et le dire � Tony, tu veux dire? - Cela doit �tre affreux pour toi.
- Peggy...
- Peut t'on dire que cela s'est pass� de cette fa�on? - De quelle fa�on?
- Que tu �tais ici, que tu l'as entendu au t�l�phone.
- Kit! - Alors Tony devra me croire.
- Ce n'est pas que je ne veux pas t'aider, mais cela me para�t aller vraiment un peu trop loin.
- Mais tout aurait pu se passer de cette fa�on l�.
- Tu �tais en bas la premi�re fois qu'il a appel� mais tu aurais pu �tre ici.
- En train de prendre le th�.
- S'il te pla�t, Peggy. Ne veux-tu pas m'aider?
- S'il te pla�t.
- Bon, si c'est ce que tu d�sires.
- Tu ferais mieux de me mettre au courant. - Qu'a t'il dit exactement?
- Juste des horreurs, puis il a dit qu'il allait me tuer avant la fin du mois.
- Un charmant petit animal.
- Kit?
- Attends-tu ton mari si t�t ? - Non.
- Kit?
- Oui, Tony. - Ne bouge pas. Je vais y aller.
- Peggy. Tu ne vas pas me laisser tomber?
- Hello, Peggy. - Hello.
- Tu as attendu longtemps? - Une heure.
- J'oublie toujours cette cha�ne. - Des nouvelles du d�part de ton mari?
- Je n'ai pas eu de nouvelles de Roy depuis plusieurs semaines. Je pense qu'il est en mer.
- Ne pense t'il pas qu'il est dangereux de laiser seule une femme aussi attirante que toi pendant des mois?
- Dis-le � Roy quand tu le rencontreras. - Je pourrais le faire.
- Comment va Kit? - Bon, � vrai dire, Tony...
- Bonjour, ch�rie. Tout va bien?
- Tony, il a appel� � nouveau.
- Quoi? - Peggy �tait ici quand cela est arriv�.
- Est-ce exact? - Kit m'a pass� le r�cepteur.
- Elle a entendu tout ce qu'il a dit. - Chaque mot.
- Quand a t'il appel�?
- Il y a une demi heure. N'est ce pas, Peggy? - Oui. A peu pr�s.
- J'ai essay� de t'appeler durant toute la journ�e. - Le t�l�phone �tait en d�rangement.
- Il l'est toujours.
- C'�tait compl�tement idiot de ta part, Peggy.
- Je voulais juste vous aider. - N'�tait-ce pas plut�t en faire trop?
- Je suis d�sol�e, Peggy.
- Je n'ai pas le droit de t'entra�ner l�-dedans.
- D�sol�, pour vous deux.
- Kit? Je pense vraiment que tu devrais informer Tony au sujet du bus.
- Que s'est t'il pass� avec le bus?
- Ce n'�tait pas important.
- Peggy semble penser que cela l'�tait.
- Je suis tomb�e devant un bus, juste au moment ou il s'arr�tait.
- Tu es tomb�e? Etais-tu en train de courir?
- Non. - Comment est-tu tomb�e?
- Quelqu'un m'a pouss�.
- L'homme qui �tait ici m'a pouss�.
- Tony, tu dois me croire. - Je ne mens pas cette fois-ci.
- Tu rends les choses tr�s difficiles pour moi.
- Je ne sais pas pourquoi, je t'ai menti avec Peggy auparavant.
- J'ai juste pens� que tu ne me croirais pas
- en ce qui concerne l'homme et le bus et ...
- Naturellement je t'aurais cru, ch�rie.
- Mais l'as-tu r�ellement vu l�? - Dis la v�rit� maintenant.
- Non, mais je sais qu'il y �tait. - J'�tais en mesure de le ressentir.
- Tony!
- Oui. Oui.
- Oui, Je vous �coute.
- Bien?
- C'�tait le standard nous informant que la ligne �tait r�tablie.
- Oh, c'est vous, Bea. - C'est en g�n�ral bien moi lorsque j'ai �t� invit�e.
- Le th� � 3.30, a dit Kit.
- Entrez, Bea.
- Vous avez �t� bien myst�rieux. - Que s'est t'il pass�?
- Kit a eu un accident avec un bus.
- Elle n'est pas...? - Non, rien de cela.
- Non. Pas maintenant, Bea.
- Nous devons avoir un entretien ensemble.
- Je pense que je pourrais prendre quelque chose de plus fort que du th�. Comment cela s'est t'il pass�?
- Kit dit qu'elle a �t� pouss�e par l'homme qui a t�l�phon�.
- Elle l'a vu � nouveau? - Non, pas exactement.
- Qu'est ce que cela veut dire?
- Cette fois-ci elle a seulement ressenti qu'il �tait l�.
- Bea, je ne sais plus maintenant.
- Je ne sais pas si je suis mari� � une femme ou � une jeune fille. Je ne sais plus quoi penser.
- Je commence � me demander si rien de tout cela n'est arriv�..
- Naturellement cela s'est produit. - Tout s'est d�roul� exactement comme elle l'a dit.
- Ceci est tr�s loyal de votre part, mais peut �tre serait t'il plus judicieux de regarder les fa�ts en face.
- Les faits d�montrent que Kit est tourment�e par un d�mon � l'esprit sadique.
- Vous croyez � cela assur�ment?
- J'essaye d'y croire. C'est ma femme.
- Je suis d�sol�e, Tony. - Je sais que vous avez fait tout ce qui �tait en votre pouvoir.
- Tout juste maintenant, Kit a obtenu d'une voisine qu'elle mente pour son compte,
- et pr�tende qu'elle a entendu l'homme au t�l�phone.
- Oh, non?
- Si. Et cette histoire avec le bus m'a profond�ment secou�.
- Dieu seul sait ce qui l'a pouss�e devant lui.
- Nous devons agir avant que Kit ne se nuise � elle m�me en se blessant.
- Elle n'a jamais... - Elle pourrait m�me pas s'en rendre compte.
- Bea, c'est notre chance. - Vous le prenez au t�l�phone, et pr�tendez �tre Kit.
- Dans le cas ou c'est notre ami, au moins nous le saurons.
- Allo?
- Oui. Ici Mme Preston.
- Oui. J'�coute.
- Bien?
- Bea?
- C'�tait Iui, n'est ce pas?
- Tu l'as entendu, n'est ce pas? - Oui.
- Qu'a t'il dit?
- Kit, rentre chez toi et vas te reposer.
- Pourquoi ne veux-tu pas me le dire?
- Ne sais-tu pas tout ce que j'ai endur�?
- S'il te pla�t arr�te de me traiter comme une enfant.
- Bea, qu'a t'il dit?
- Kit, cela va aller tr�s bien. - Nous allons t'aider.
- Bea, qu'a t'il dit? Qu'a t'il dit?
- Il a dit, ''A quelle heure dois-je vous appeler, Mme Preston? Vous ne m'avez pas t�l�phon�.''
- Oh!...
- Oh!.
- Il ment. Il conna�t ma voix.
- Ne comprends-tu pas? Il conna�t ma voix.
- Il ment.
- Oh, mon Dieu...
- Tony, aide-moi!
- Tony...
- Tante Bea...
- Arr�te, Kit.
- Kit, arr�te maintenant.
- Les lumi�res, garde-malade
- Mme Preston, gardez la t�te immobile, suivez mon doigt avec vos yeux.
- Ne bougez pas la t�te. Juste vos yeux. - Merci.
- Maintenant les rayons X, infirmi�re. - Oui, Docteur. Par l�, Mme Preston.
- Mme Preston?
- Jusqu'ici je dirai qu'elle est dans une bonne sant� physique.
- C'est de toute fa�on une bonne nouvelle.
- Quant � l'autre - les coups de t�l�phone, et le fait d'engager un homme pour les passer,
- bref le sentiment de pers�cution -
- cela ne se r�v�le pas lors d'un examen sanguing ni sur une radiographie.
- Elle est peut �tre victime d'un d�doublement de personnalit�.
- En vivant deux vies sans le savoir.
- Probablement la chose la plus sage serait de la faire s'entretenir avec un psychiatre.
- Vous pensez...?
- Il pourrait �tre � m�me de d�couvrir quelques activit�s pass�es dans l'oubli,
- peut �tre quelques indices de comportement li�s � son enfance.
- Je pourrai vous donner les noms de quelques excellent praticiens.
- Cela d�pend de vous naturellement, Mr Preston. - Pensez-y. Excusez-moi.
- Oh, Docteur.
- Oui.
- Nous avions pr�vu de partir � l'�tranger. - Je suppose que c'est hors de question.
- Un voyage pourrait lui faire du bien.
- Rel�cher le stress. - Rendre le travail du psychiatre plus facile.
- Je veux dire, si c'est ce que vous avez d�cid�. - Excusez-moi.
- Bien, Bea?
- Peut �tre Venise est la solution, Tony. pour balayer toutes ces toiles d'araign�e.
- Et si ce n'�tait pas la solution?
- Naturellement, nous agirons du mieux pour Kit.
- Ch�ri? - Oui?
- Tu n'as pas pu encore joindre Bea? - J'essaie � nouveau.
- Merci. Pour Venise, je veux dire.
- J'esp�re que tu vas pouvoir mettre cette petite chose dans la valise.
- Bonjour, mon lapin. Tu vas prendre le plat du jour? - Oui, merci. Et un sandwich.
- De l'agneau, cela te vas t'il? - Ce sera parfait.
- Bea sera l� dans une demi heure. - Bien.
- As-tu besoin d'aucune aide?
- Juste celle d'un homme - au moment ou je suis totalement �puis�e.
- Qu'y a-t'il?
- Je ne devrais pas te laisser toute seule cette nuit.
- Oh, ch�ri, je pensais que nous avions r�gl� tout ceci.
- Arr�te de te tracasser. - Je peux annuler cette r�union de direction.
- Si c'est une r�union extraordinaire, elle doit �tre importante.
- Ch�ri, Tante Bea sera avec moi.
- Peut �tre viendra t'elle avec un de ces fusils pour tuer les �l�phants.
- Tout ira bien, je le pense r�ellement. - Je vais en terminer aussi vite que possible
- J'y vais. Pendant ce temps, pr�pare-moi un cocktail et attends que tante Bea arrive.
- Un gars � l'allure �trange? - Oui. La guerre, je suppose.
- Je ne veux pas bl�mer cette pauvre �me pour son physique
- mais une bobine pareille est prompte � �branler l'esprit humain.
- Que regardes-tu, Dora? - Il a err� dans les environs ces derniers jours.
- Il se tient assez tranquille et paie quand on le sert,
- mais par exemple la nuit derni�re quand Tim et moi avons fait la fermeture,
- j'ai �teint les lumi�res et je l'ai aper�u dans le noir pr�s de la porte,
- juste debout l� comme s'il attendait quelqu'un avec des mauvaises intentions.
- Il me donne la chair de poule.
- Continue.
- C'est tout. Que supposes-tu qu'il ait dans l'id�e?
- Une femme n'est plus du tout en s�curit� dans les rues, avec tout ce qu'on peut lire dans les journaux.
- Mange ta soupe, mon amour.
- Tony, prends le t�l�phone.
- Tony, vite. - Tu dois d�couvrir que je ne mentais pas.
- Oui. Oui, je suis toujours l�.
D�sol� si je vous ai caus� quelque d�sagr�ement la derni�re fois que je vous ai appel�,
mais je savais que ce n'�tait pas votre voix.
Que pouvais-je faire d'autre?
Etes-vous l�, Mme Preston?
Vou n'irez pas � Venise.
Nous avons un rendez-vous, rappelez-vous?
- Oh, ch�rie. Que dois-je dire? - Pourras-tu jamais me pardonner?
- Ce n'est pas important maintenant.
- Tu ne seras pas en s�curit� tant qu'il ne sera pas enferm�.
- Comment a t'il su au sujet de Venise?
- Il semble tout savoir sur tout.
- Penses-tu qu'il soit au courant de ta r�union?
- Probablement. Ce n'est pas un secret.
- Peut-�tre c'est ce qu'il a voulu dire en parlant d'un rendez-vous.
- Il se peut qu'il attende que tu partes.
- Ch�rie, je ne vais pas te quitter maintenant.
- Que vas-tu faire? - Je ne sais pas.
- La premi�re chose � faire est d'appeler l'inspecteur.
- Inspecteur Byrnes, s'il vous pla�t.
- Inspecteur? Anthony Preston.
- Oui. Au sujet de notre ami. - Il vient tout juste d'appeler une nouvelle fois.
- Non, pas tout � fait la m�me chose, Inspecteur. - Cette fois je l'ai entendu, moi aussi.
- Je pense qu'il a l'intention d'agir cette nuit.
- C'est une chance qu'il n'ait pas appel� plus tard. - J'aurais �t� parti pour ma r�union.
- Oui, je pense qu'il le savait.
- Oui. Je vous �coute.
- C'est juste une id�e, mais je ne sais pas. - Du moins pas avant qu'elle ne soit d'accord.
- Je n'ai pas le droit de lui demander cela. - Y en a t'il beaucoup � en attendre?
- Oui, je le suppose.
- Que veut t'il que je fasse?
- Peux-tu rester ici seule pendant une minute ou deux?
- Mais pourquoi, Tony? Je ne comprends pas.
- Il veut que l'homme me voit partir, quitter le batiment, entrer dans ma voiture et m'en aller avec.
- Oh, non, Tony. Non.
- Je conduirai jusqu'au coin, garerai la voiture et remonterai par l'entr�e de derri�re.
- Je serai de retour avant que tu ne t'aper�oives que je suis parti. - Ne me demandes pas de faire cela, Tony.
- L'inspecteur sera l� avec toute la police en bas. - Il n'aura aucune chance.
- C'est la seule fa�on.
- Tr�s bien. Tr�s bien.
- Tr�s bien, Inspecteur. - Quand allez-vous partir?
- Je vais quitter l'appartement dans exactement deux minutes.
- Mets une boisson au frais, ch�rie. - Je reviens tout de suite.
- Tu ferais mieux de prendre ceci. - Mon b�b�.
- Verrouille la porte apr�s moi. Je vais revenir dans un petit instant.
- Kit, ouvre!
- Oh!
- R�ponds-lui. Si c'est notre ami, fais-lui savoir que tu est seule.
- Vas-y, r�ponds-lui.
- Allo.
- Oui, j'�coute.
- Il t'a vu sortir et puis il a rit.
- Qu'a t'il dit d'autre? - La m�me chose... La m�me chose.
- La terrasse. Il pourrait venir du batiment d'� c�t�.
- Eteins les lumi�res.
Je suis venu selon notre rendez-vous, Mme Preston.
Tout le monde comprendra. Tout ceci aura �t� beaucoup trop dur pour vous � supporter.
- Tony?
Votre esprit ne peut pas en accepter davantage.
Vous allez vous jeter dans le vide par dessus la terrasse... avec une toute petite aide de ma part.
- Tony?
Cela ne vous procurera aucun bien de crier, Mme Preston.
Vous �tes une hyst�rique bien connue.
Vous avez cri� et j'ai essay� de vous retenir mais vous vous �tes �chapp�e de mon �treinte en vous tortillant
et vous �tes tomb�e.
et alors tout �tait fini, Mme Preston.
- Oh, Tony. Oh, merci mon Dieu.
Nous rencontrons tous la mort quelque part le long du chemin.
- Alors c'est ainsi qu'il a proc�d�.
- Il avait des enregistrements pour toutes les occasions.
- Tony, c'est le m�me homme, celui qui �tait ici.
- Il a programm� sa visite d'une mauvaise mani�re, je dois dire.
- La police... Pourquoi n'est t'elle pas l�?
- Je ne ferai pas cela si j'�tais toi, Kit.
- Mais elle devrait �tre ici maintenant.
- J'ai peur qu'elle ne vienne pas du tout.
- Pourquoi pas?
- Je ne leur ai pas t�l�phon�.
- Tu as parl� avec l'inspecteur pourtant.
- Ce n'�tait pas l'inspecteur. C"�tait une jeune fille qui m'a donn� l'heure exacte.
- par intervalles de dix secondes.
- Essaye de r�fl�chir, - Je vais lui t�l�phoner dans quelques minutes
- pour signaler un accident.
- Par malchance, en essayant de te d�fendre dehors sur la terrasse,
- tu est tomb�e dans la rue.
- Tony, quoi...?
- J'�tais en haut en train de m'habiller.
- Je suis descendu en courant quand j'ai entendu du bruit.
- Dans la bagarre, il s'est tu� accidentelement avec son propre r�volver.
- C'est encore m�me mieux que dans mon plan d'origine.
- Oh, mon Dieu! - Qu'ai-je fait?
- Pourquoi, Tony?
- Pourquoi?
- L'argent.
- Je devais trouver un moyen pour r�injecter un million de livres dans la soci�t�.
- Et c'est tout ce que tu...?
- D�sol�, Kit. Il y a eu des moments pendant les trois derniers mois
- durant lesquels j'ai regrett� le fait que ce moment �tait in�vitable.
- Peggy... au secours, Peggy.
- Au secours.
- Cela ne sert � rien, Kit. Peggy est ma complice.
- C'est elle qui t'a pouss�e devant le bus.
- et a fait d�marrer le magn�tophone quand j'�tais ici?
- Nous avons eu un visiteur inattendu. - Ne te tracasse pas, ch�rie.
- Cela nous aide tout au plus � r�aliser notre plan.
- Roy!
- Il n'a pas pu savoir au sujet de nous deux.
- Je lui ai �crit, envoy� des cadeaux. - Il n'aurait pas pu savoir.
- Cependant il a su.
- Tony!
- Tue-la, Tony. Tue-la.
- Braque la lampe sur elle.
- Tony?
- Appelle l'ambulance.
- Vous allez bien, Mme Preston. - Vous allez bien.
- Maintenant doucement ...Allons vers la poutre en fer.
- Allons vers la poutre en fer maintenant. - Tout se passera bien.
- Doucement. Ne regardez pas en bas.
- Doucement, doucement.
- Doucement maintenant, Mme Preston.
- Juste un petit pas de plus maintenant.
- Un tout petit pas... Non, ne regardez pas en bas. - Un peu plus loin.
- Oh!
- Doucement. Nous y sommes presque.
- Ne regardez pas en bas. - Juste encore un peu plus en avant maintenant.
- Un tout petit peu plus.
- Reposez-vous un moment, Mme Preston. - Tout ira bien.
- Retenez juste votre respiration.
- Il y avait beaucoup trop de lettres, Peg.
- beaucoup trop de paquets.
- Je savais que quelque chose n'allait pas. - Je devais le d�couvrir.
- Je vous ai suivi tous les deux pendant des jours. - J'ai eu l'intention de vous tuer.
- Na parlez plus maintenant. - L'ambulance arrive.
- Kit.
- Ici, ch�rie.
- Inspecteur?
- C'est de la pure curiosit�, mais pourriez-vous me dire ce qui vous amen� ici cette nuit?
- Vous m'avez vous-m�me t�l�phon�, Mr Preston.
- Nous avons mis votre ligne sur �coute.
- Juste pour �tre s�r, vous savez. - Votre dernier coup de fil �tait extr�mement instructif.
- Nous avons aussi pu obtenir le bon moment pour agir.
- Le monde sous-estime toujours les britanniques.
- Comment puis-je avoir fait la m�me erreur?
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