All language subtitles for Knife.In.The.Water.1962.BluRay.

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Original subtitles

LE COUTEAU DANS L'EAU

Ils s'y mettent de bonne heure !

Vous avez oubli� vos phares.

P'tit con !

Un kilom�tre avant, vous �tiez mort.

Un miracle que j'aie frein� !

Si t'avais �t� au volant...

Mais non ! Tu l'aurais pris en stop, ce con !

Pardon, ma ch�rie, navr�.

Je vous en prie, montez.

Vous pr�f�rez devant ou derri�re ?

Voil� un coussin...

et un plaid. Dormez, on ne vous d�rangera pas.

On parlera pas.

J'�teins la radio.

On est dimanche...

Le dimanche, y a pas de camions.

Une si belle bagnole, j'ai cru que c'�tait une voiture d'ambassade.

Elles prennent les stoppeurs...

Plus que les particuliers.

Et si c'�tait un conducteur d'ambassade en week-end ?

On dit "Chauffeur".

Non, j'ai l'�il.

Je me trompe pas souvent.

C'est une plaque priv�e.

Et puis vous avez pas l'allure

d'un chauffeur d'ambassade.

On commence � voir de belles voitures priv�es.

Oui, la 404...

� Varsovie, j'ai vu une 190 SL

et deux Jaguar.

Merde...

Pardon, mais on est � 130.

C'est un as du volant, mon mari.

O� allez-vous ?

- Et vous ? - � la marina. On arrive bient�t.

Dommage...

J'aurais aim� faire la route dans cette bagnole !

Et si j'avais pas frein� ?

Y aurait eu un cadavre.

C'est un sport, pour vous ?

Une fa�on de ne pas m'ennuyer.

Quel �ge avez-vous ?

On �crase un p'tit con et on vous accuse d'homicide !

Merci.

O� ?

L�-bas.

Les cl�s ?

Posez �a par terre.

Je vous l'apporte.

C'est au club ?

Non, � nous.

Bon, j'y vais.

Venez voir !

J'ai encore de la route.

Venez une minute.

- Quoi ? - Un conseil...

La cale est pleine d'eau.

Vide-la !

- Alors ? - Laissez-moi vous donner...

- C'est inond�. - Alors, vide-la !

M�fiez-vous, tout le monde n'a pas...

- Vos freins ? - Ni mes r�flexes.

Je fais toujours comme �a.

Les autres freinent tous un kilom�tre avant...

mais ne me prennent pas !

Je voulais vous faire peur.

Vous avez r�ussi.

- J'y vais. - D�faites l'amarre du ponton.

Celle-l� ?

- Vous avez d�j� fait de la voile ? - Non, moi je marche.

Vous ratez quelque chose.

J'aime la marche. On est ind�pendant.

J'essaierai, un jour.

On est l� pour la journ�e.

Moi aussi.

Vous laissez vos essuie-glaces ?

Ici, on ne les volera pas.

Sinon, j'en trouverai d'autres.

Je voudrais vous demander...

Combien de temps sur l'eau ?

Jusqu'� l'aube.

- Est-ce que... - Oui ?

Vous me ram�neriez, demain matin ?

Je croyais vous avoir converti � la voile.

- Pourquoi, il vous faut de l'aide ? - On s'en passera.

Tant pis...

Vous n'auriez pas c�d� ?

Je savais que vous freineriez.

Vous �tes un p'tit con, mais sympa.

Je savais que vous me rappelleriez.

- Sans blague ? - Je sais ce que vous pensez.

- On continue le jeu ? - Vous faites pas le poids.

Vous m'avez rappel�.

D�chaussez-vous et montez.

- D�tache l'amarre. - En d�tachement...

Amarre d�tach�e ?

Amarre d�tach�e.

Par� � virer.

Sur l'eau, faut des r�flexes.

Laissez-moi le faire.

Et de la discipline.

Pour passer la capacit�, j'avais un quartier-ma�tre...

Kristina ?

Comment s'appelait-il, d�j� ? Celui du saule...

Il disait : "Vous voyez ce saule ?"

C'�tait un ch�ne.

"Si le bosco dit que c'est un saule, c'est un saule !

"�quipage sur le saule... Grimpez !"

Dites, qu'est-ce qu'il y a comme flotte !

Il nous faisait rester des heures sur ce saule.

Sur ce "ch�ne" !

C'�tait un saule, pour nous. Il nous faisait crier "coucou".

Quoi ?

"Coucou", comme l'oiseau.

Et vous le faisiez ?

C'�tait pas une lumi�re...

mais il formait des hommes, des vrais.

- On avance, au moins ? - Crachez.

Dans l'eau !

Pourquoi ?

On avance.

Et avec le pied ?

Aussi,

mais �a ne se fait pas.

C'est pas une cuvette d'eau sal�e.

Je crois que j'ai oubli� le sel.

Non, il est l�.

C'est en l'honneur de votre femme ?

Ce nom.

Oui.

Mais j'ai oubli� les cornichons.

Elle s'appelle Christine ?

Kristina.

Tu as entendu ?

Oui.

- Tu n'as pas perdu les cl�s ? - Elles sont l�.

- O� �a ? - Sur la table.

Servez-vous.

Je ne sais pas si vous aimez... J'ai des radis noirs.

Excellente id�e ! On n'y pense jamais.

Je le dis toujours : l�gumes, vitamines !

- Tenez... - J'en ai un, merci.

� quoi bon un tel sabre ?

�a peut servir, dans la vie.

Surtout en for�t.

Sur l'eau, c'est moins utile.

Dans les bois,

quand il faut se tailler un chemin...

Parce que la voile...

Le bateau,

c'est rien du tout.

C'est pour aller de l'avant qu'un couteau est indispensable.

Dans la vie, c'est comme �a.

Vous �tes pu�ril.

On a vite fait de se couper.

Vous vous �tes d�j� coup� ?

Faut faire attention.

On ne sait jamais.

Une fois, un matelot...

pour �pater ses copains...

qui �taient plus malins que lui...

plus rigolos...

qui savaient faire des tours de cartes...

Bref, mon matelot...

ramasse quelques bouteilles...

les brise par terre

et monte pieds nus sur la table.

On s'ennuie ?

Enroulez cette corde !

Mettez-la en soleil.

Montrez-moi comment on fait.

Je dois tenir mon cap. C'est pas vous qui le ferez.

Je peux essayer.

- Faut s'y conna�tre. - J'en ai vu d'autres.

Cap sur cette bou�e.

Allez, donne.

C'est pas ici, c'est l�-dedans.

Levez-moi cette amarre.

Arr�tez de me commander !

� bord, il faut un capitaine.

Ou un cabot !

Vous avez fait l'arm�e ?

Non.

J'�tais �tudiant.

Vous faites quoi, dans la vie ?

Gyn�cologue ?

J'�cris.

Des chansonnettes ?

- Vous lisez le "Courrier du sport" ? - Non.

�a va �tre bon.

On vire le foc.

Par� � border.

Quoi ?

Lancez-moi mon sac !

J'en ai marre. Je me tire.

- Je ne suis pas un mulet. - Vous �tes fragile.

Il y a 120 lacs en Mazurie. Pourquoi passer par l� ?

Kristina, donne-lui son sac.

Je me d�brouillerai.

On peut rentrer par un autre chemin.

- Sans moi ! - D�j� fatigu�...

J'aime pas qu'on se foute de moi !

Je vous laisse la barre.

Je vous ai rien dit, � vous.

Montez tous les deux. Je m'en charge !

- Donnez-moi la corde ! - Je vous ai dit de monter !

Faites pas l'idiot !

Allez prendre la barre, on va chavirer.

Midi...

Midi 10...

Il n'a pas de montre.

Vous faites cuire quelque chose ?

C'est une boussole.

Une grosse...

Trop grosse pour l'auto-stop.

On ne siffle pas � bord.

Pourquoi �a ?

Tradition.

On grimpe au m�t pour moins que �a,

quand on est marin et pas stoppeur.

Je fais le coucou ?

Je devrais vous botter le cul !

Andrzej, rentrons !

Pour ce p'tit con ?

Ici, vous auriez du mal.

Tu veux que je lui donne une m�daille ?

S'il te pla�t.

Je prends la barre.

- Pr�te ? - Pr�te !

- Foc bord� ? - Foc bord�.

- On barre � tribord ! - � tribord.

Amen...

- O� sont mes chaussures ? - L� o� vous les avez jet�es.

Passe-m'en un peu sur le dos.

- Un mouton... - Qui �a ?

Le nuage... On dirait un mouton.

C'est vrai.

Et l�, � gauche...

encore un mouton.

�a se couvre.

L'orage arrive.

Ce sont vos os qui le disent ?

On va se baigner ?

On n'avance plus.

Le vent est tomb�.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

D�jeuner.

C'est mon estomac qui me le dit.

Vous n'oubliez pas les rince-doigts...

C'est un brevet � vous ?

D'apr�s vous, �a ne sert � rien ?

Alors, prenez-la !

Vous avez renvers� la soupe !

Assieds-toi.

Vous ne mangez pas ?

- Y a pas un moyen de rentrer ? - Il y a des avirons.

O� �a ?

Dans le puits de cha�ne.

On mange, pour l'instant.

La voile, c'est un sport d'adulte.

Y a du vent, on navigue, y en a pas, on attend !

Quel temps perdu !

- Vous en feriez quoi ? - De la marche !

Pour quoi faire ?

On marche pour marcher. �a vous d�passe ?

Dites pas de b�tises, venez manger.

Allez-y,

tournez � droite.

T'as entendu un ordre ?

Monsieur veut changer de cap.

Je veux aller vers la rive.

Y en a une par l�.

Mais par l�, on la voit.

Y a des hauts-fonds.

Et alors ? On va s'�chouer ?

Allons-y, on trouvera bien une passe.

Pourquoi il est mont� sur la table ?

- Qui �a ? - Ton quartier-ma�tre.

Lequel ?

Celui qui a cass� les bouteilles.

D'abord, c'�tait un matelot.

Il a saut� dessus, le sang a �clabouss� jusqu'au plafond.

C'est vrai ?

Un homme, un vrai !

- Et puis quoi ? - �tez ce bavoir !

Plonge !

Allez rep�cher l'aviron.

Je ne sais pas nager.

Vous voulez que je me noie ?

- Vous allez plonger. - J'y vais.

Elle est bonne...

Passe le crocodile.

Vous ab�mez le pont.

J'ai beaucoup de doigt�.

Si vous tombiez � l'eau, vous sauriez tout de m�me nager.

Essayez.

Le crocodile fait des bulles !

C'est pour rire.

Andrzej ! Prends les palmes !

La pharmacie est en bas. Faites-vous un pansement.

Vous voulez que je vous aide ?

Mets-toi face au vent !

L�che les voiles !

Vous avez eu chaud.

J'ai fini par piger, mais je ne savais pas

d'o� venait le vent.

Faut regarder les pennons.

Vous voulez faire du rappel ?

Faites voir ce que vous savez faire.

Faut juste se pencher, c'est �a ?

Oui...

et un peu de cran.

On vogue !

On vogue pour voguer !

On marche !

Un couteau !

Attrape !

Je l'avais bien dit !

C'est toi qui barrais.

Essayons de le d�gager.

Le vent est retomb�.

Alors ? C'est bon ?

L�, c'est plus profond.

�a ira ?

L'aviron !

Non, le grand.

Rentrez !

Aide-moi.

Vous tournez pas.

Kristina, am�ne les gobelets.

�a gu�rit tout.

� tous les loups de mers !

On va gonfler les matelas.

- On fait la course ? - Deux secondes...

Pr�t ?

�a y est !

Ils ont encore envoy� un nul � Ankara !

- C'est le meilleur mi-moyen. - Pas le boxeur, le journaliste !

- Vous jouez au bridge ? - Oui.

Dommage !

- Pas de cartes ? - Non, pas de quatri�me.

Et le mort ?

J'en prends pas � bord.

Prends les vrais.

� vous l'honneur.

- Je sais pas jouer. - C'est facile.

Commencez.

- � toi. - Non, � toi.

Assez de chichis.

- Chacun son tour. - Le perdant prend un gage.

Un gage ? Piti� !

Sans les bouger, c'est �a ?

C'est facile.

L�, �a a boug� !

Le gage.

Rejoue.

Merci.

� moi ?

Question de doigt�.

Oui, de doigt�.

Merde !

Pardon...

� vous.

Fallait prendre celui-l� !

- Qu'est-ce qui vous prend ? - Mon gage !

Quel est le prix de ce gage ?

Le capitaine vise mieux que le mousse.

Quel est le prix de ce gage ?

Une chanson.

Fais pas celle que �a ennuie.

- Quelle chanson ? - C'est �a, fais ta cr�neuse.

Ce que vous fredonnez toujours.

Piti�...

C'est celle-l�.

C'est pour Monsieur. �a ne regarde pas le capitaine.

Attends !

- Vas-y, chante ! - Non, �coute ton match !

Je t'en prie.

- J'y arrive pas. - Je vous en prie, chantez.

Je vous rends pas le gage.

Bon, d'accord.

Ne dis plus rien

Ne me regarde pas ainsi Laisse-moi partir

Fini le temps des mots d'amour Des clairs de lune et des �toiles

Fini le temps de la tendresse

Ne mens pas, ne me demande rien

Tu sais qu'il ne nous reste rien

Tout est solitude Tu n'as plus besoin de moi

Le bonheur s'est envol� Nous ne savons plus nous aimer

Alors, ne dis, ne dis plus rien

Nous ne confondons plus le jour avec la nuit

Le tic-tac des pendules t'a emport�

Tu n'es plus le m�me...

Tu n'es plus le m�me...

J'ai oubli� la suite.

Une rengaine idiote !

Qui a pu mettre ce Molik K.O. ?

Le prix de ce gage ?

Un po�me.

"J'entends le lamento

"D'un moustique..."

- Je ne me rappelle... - Comment s'est-il fait descendre ?

"Nuit...

"Le p�trole baisse dans la lampe

"J'entends le lamento d'un moustique"

"M�re, ces �toiles dans le ciel,

"Est-ce toi ?

"Ou cette voile blanche sur le lac ?

"Ou cette vague sur la rive oblique ?

"Ta main a-t-elle jet�

"Ces poussi�res d'�toile sur mes pages ?

"Ou danses-tu � midi avec les abeilles ?

"Dans les chambres d'or de l'�t� ?

"Hier, j'ai trouv� une �pingle dans les roseaux

"Est-ce... la tienne ?"

Bravo, quelle m�moire !

Tu peux rallumer la radio.

Voil� comment on fait.

J'ai connu un type aussi fort que moi.

Un vrai g�nie, le roi du mikado.

Il s'appelait Majzner.

Il avait un voilier superbe, 60 m2 de toile.

Un type tr�s bien...

Pour son brevet, il avait trich� !

Il s'�tait fait prendre, mais on l'avait valid�.

Il �tait sympa.

Il disait toujours :

"Le mikado,

"c'est pas que du bois.

"C'est un organisme vivant."

Quoi ?

J'ai rien dit.

Lui, il conna�t pas.

Il dort, lui.

Il dort ?

Il �tait fatigu�.

Il a d� coucher dehors, hier soir.

Il est venu pour une journ�e.

Pourquoi tu l'as invit� ?

Il fait pas semblant ?

- � quelle heure je le mets ? - � cinq heures.

Pas plus tard ?

Je dois �tre � neuf heures au journal.

Je vous ai entendue sortir.

Vous ne dormiez pas ?

J'ai le sommeil l�ger.

Moi, j'ai pas pu m'endormir.

Il fait lourd.

Malgr� la pluie...

On part quand ?

On a coup� une drisse. Faut r�parer.

Faut aussi �coper.

Allez dormir.

J'�cope ?

Vous �tes bien matinaux. On avait dit cinq heures.

On remplace la drisse.

- Je vois �a. - J'ai pas pu fermer l'�il.

Quel est le prix de ce gage ?

Tu vas barrer.

L'ancre.

- Quoi ? - Levez-la !

Mettez-la dans le puits de cha�ne.

Descendez-y.

Pourquoi ?

- Descendez dans le puits de cha�ne. - Descente dans le puits...

- Vous voyez la bo�te ? - Bo�te vue.

- Arr�tez de faire le con. - Arr�te de faire le capitaine.

Il y a une serpilli�re.

Vue ?

C'est pas tout.

Il y a un seau.

Briquez le pont.

Je peux le faire.

Toi, tu barres, compris ?

�a a �t� instructif, hein ?

C'�tait sympa. On se quitte bons amis, non ?

- Dis-lui un truc gentil... - Cap sur la bou�e !

O� est mon couteau ?

O� est pass� mon couteau ?

Du calme ! � mon bord, rien ne se perd.

Je dis pas qu'il est perdu. Je demande o� il est.

Dans ma poche.

Pourquoi vous l'avez cach� ?

D'apr�s vous, par peur ?

S'il le fallait, je me d�brouillerais sans couteau.

Rendez-le-moi.

Viens le prendre.

Rendez-moi mon couteau.

Donne !

Plonge !

Le voil� ! Tiens !

Il se noie.

T'entends ?

Il se noie.

T'inqui�te pas.

Il sait nager.

- Il a dit que... - Il mentait !

Plus � droite !

Par l� !

Il doit se tenir � la bou�e.

- Il y est pas ! - Fais le tour !

Rien !

Tu l'as noy� !

Tu m'entends ?

- C'est quoi, son nom ? - Tu l'as noy� !

Il va remonter. Il mentait !

- Il s'�tait pas baign� ! - M�me les cadavres remontent.

- C'est profond, ici ? - Dix m�tres, peut-�tre huit.

- Plus que �a. - Et apr�s ?

Plonge ! Appelle ! Pr�viens la police !

�a lui fera une belle jambe !

Tu vois que tu le reconnais. Tu l'as noy� !

Voil�, tu l'as tu� !

Arr�te de gueuler !

L�che �a !

- Assassin ! - Ta gueule !

T'as peur !

Tu trembles ! Le voil�, l'homme, le vrai !

Poseur ! T'entends ? Cabotin !

Cr�ner devant un morveux !

C'est pour �a que tu l'as invit� !

Bouffon !

� quoi tu ressembles, hyst�rique ?

- � ta femme ! - Sans moi, tu serais une pute !

T'es grossier !

Je te d�teste !

Alors, plonge !

Je te d�teste.

- Je peux pas te sentir. - Alors, plonge, toi !

Tu crois que j'ai peur de la police ?

Idiote !

Tu me d�bectes !

Encore de la frime ! Tu sais bien que tu vas revenir !

Tu m'entends ?

Tu reviendras !

Alors, tu sais nager !

Andrzej !

Je n'ai rien entendu, je claquais des dents.

Andrzej, reviens !

Essayons ensemble.

Allez boire un cognac.

Je veux partir.

T'en as pas eu assez ?

Franchement, j'ai rien entendu.

Puisque je vous le dis.

Si j'avais pu pr�voir...

- Pr�voir quoi ? - Ben, tout �a.

Toi ?

T'es comme lui...

en plus jeune et plus faible.

Et plus b�te.

Vous connaissez pas la vie.

Bars, bateau, bagnole...

Vous devez avoir un 4 pi�ces.

Toi, tu vas me dire que vous �tes quatre dans une piaule.

- Six ! - J'ai connu �a. J'ai pas oubli�.

Lui non plus.

Tu n'es pas mieux que lui, tu sais ?

Il �tait comme toi.

Tu r�ves d'�tre comme lui.

- T'y arriveras, avec du culot. - C'est pas vrai !

Six... T'as sommeil, ils jouent aux cartes.

Tu veux bosser, ils veulent dormir.

Les repas de cantine, le tabac bon march�...

Les flirts sous les portes coch�res.

En hiver, tu peux m�me pas ouvrir ton blouson.

C'est bien �a ?

J'oublie rien ? T'es pas orphelin ? Pas de s�ur en sana ?

Non.

Tes parents ?

Divorc�s et remari�s.

Des fr�res et s�urs ?

Tes parents t'aident ?

Papa, de temps en temps.

Enl�ve �a, tu vas attraper la cr�ve.

Eh ben, quoi ?

Tu vois bien que t'es qu'un morveux !

Je vous demande pardon.

Dis pas de b�tise.

Lundi...

Y aura des camions ?

Plein, c'est jour de livraison.

Lundi, c'est le meilleur jour.

Pr�t ?

"Par� � accoster ?"

Oui.

Par� � accoster !

On a vol� les essuie-glaces.

T'as pas entendu crier ?

Qui aurait pu crier ?

Je t'ai appel�.

T'as �t� � la police ?

� poil ? La nuit ? Avec quoi j'aurais ouvert la voiture ?

Suffisait de casser la vitre.

On rentre � la maison ?

On va � la police.

Pour les essuie-glaces ?

T'as peur ?

- T'as peur ? - Non.

- T'as peur. - Je te dis que non !

Tu n'as pas peur ?

J'ai peur.

- Fais demi-tour. - Quoi ?

Oublie la police, ta peur me suffit.

Toi, tu ne risques rien. Tu rentreras avec la voiture.

Il �tait derri�re la bou�e. Il a plong� en me voyant.

T'�tais loin, quand il est revenu. T'as pas entendu crier ?

En nageant le crawl ? Comment j'aurais entendu ?

Dis pas de conneries.

T'es dans ton �l�ment, t'esp�res me sauver.

Je fais semblant de croire � tes conneries,

on rentre � la maison et dans le journal, on lira :

"Myst�rieuse disparition d'un �tudiant de 19 ans"

Et on p�lira devant les copains.

C'est toi qui es dans ton �l�ment. Tu me fais la le�on.

J'ai bien regard� sous la bou�e.

Il s'est noy�.

Alors je t'ai tromp� avec un noy�.

J'ai peur ? C'est toi qui a peur.

Si peur que tu dis n'importe quoi.

POLICE - 5 Km

Au fait, je voulais te demander...

t'as jamais fini ton histoire.

Quelle histoire ?

Pourquoi on s'arr�te ?

J'essaie de te croire.

Pas que tu m'as tromp�. �a, c'est une blague idiote.

Pardon, je ne blaguerai plus.

- Pardon, mais c'est moi qui... - Avant que j'oublie :

Pourquoi le marin a saut� sur les bouteilles ?

Qu'est-ce qui te prend ?

T'as pas fini ton histoire.

Arr�te ces conneries !

O� on va ?

Il �tait trop s�r de lui.

Qui ?

Ce marin.

Il le faisait souvent, son truc.

Ancien soutier, il avait les pieds calleux � cause...

du coke.

Il �tait � terre depuis un an et ne savait pas...

qu'ils s'�taient ramollis.

Il n'a plus saut� ?

Je l'ai perdu de vue.

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