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- Soldats, vous �tes mal nourris et presque nus.
Le gouvernement vous doit beaucoup mais ne peut rien pour vous.
Votre patience, votre courage vous honorent
mais ne vous procurent ni avantages ni gloire.
Je vous conduis dans les plus fertiles plaines.
Vous y trouverez de riches provinces.
Vous y trouverez honneur, gloire et richesse.
Soldats d'Italie,
manquerez-vous de courage et de constance ?
Halte !
Brigadier Le Gouce !
Prends un homme et va reconna�tre le terrain.
- Bien, capitaine.
Trompette Flicot !
- M�fiez-vous, y a des francs-tireurs.
- On en a vu d'autres. Pas vrai, Flicot ?
- Ca sent le franc-tireur. Buc�phale tremble.
- C'est toi qui trembles. - Pas si vite.
- Plus vite on va, plus vite on revient.
- Arr�te ! Une fille.
Ca porte malheur. - Oh...
- Arr�te, j'ai une envie. - Pas le moment.
- Une envie se commande pas. - D�brouille-toi.
- Ca me tord les boyaux.
- T'as qu'� siffler, �a te passera.
- I Francesi. - Francesi ?
- Le Gouce, �a passe pas.
- Je veux pas le savoir.
- Arr�te, j'en peux plus.
- T'as de la suite dans les id�es. - C'est pas �a.
- Bon, ben d�p�che-toi.
Tu me donnes envie, tiens.
- Franc-tireur ! - Tiens, attrape, toi.
Attends un peu, salopard.
- Reste pas � d�couvert. C'est une embuscade.
- Mamma !
Mamma !
- I Francesi !
- I Francesi !
- Giacomo !
- Le Gouce...
- Sans ta foutue envie, on n'en serait pas l�.
Flicot ! - Notre compte est bon.
- Sans les chevaux, il sera pas meilleur.
Ce sera le tourniquet. Ca peut aller jusqu'au poteau.
En route ! Faut retrouver les chevaux.
Allez !
- I Francesi ! I Francesi !
- Vive les soldats de la Grande R�publique Fran�aise.
- VIVE LES SOLDATS
DE LA GRANDE REPUBLIQUE FRANCAISE.
- C'est pas beau, ce que tu fais.
Te servir de moi comme bouclier. - Cause toujours.
Passe devant !
Bronche pas ou t'auras du plomb dans les fesses.
- Un momento.
Margarita.
Angelina.
Rosetta.
- Luigi ! - Eh...
- Nous voil� dans la gueule du loup.
- Ta gueule ! Le plus dur est fait.
O� elles sont, ces carnes ?
- Risquer sa peau pour 2 chevaux.
- Elle vaudra rien si on les a pas.
- Ils sont pas l�.
Je sens qu'on nous regarde. - Je les trouverai.
- Le Gouce, on a fait ce qu'on a pu.
- Ils sont pas loin.
S'il se cache, c'est qu'il a pas la conscience tranquille.
- L'�trier de Buc�phale !
- Les chevaux sont l�. On les tient.
- Et lui ? - Au garde-�-vous.
- "Atente", hein ?
- Ouvrez !
- A la boutique.
- Moi, je casse tout !
- Toi qui parles italien, appelle le monde.
- Personne, l�-dedans.
Qu'est-ce qu'elle a ? Dis-lui qui on est � cette garce.
- Garce ?
Moi, garce ? R�p�tez !
- Elle parle fran�ais. - Oui, j'ai appris.
Vous, vous n'avez pas appris la politesse.
- Elle commence � m'�chauffer les oreilles.
- Les miennes sont bouillantes.
Qui te permet d'entrer par la force ?
- On a frapp�. - T'es pas contente, c'est pareil.
- Contente qu'on me casse ma porte ?
Qui va payer ? La R�publique fran�aise ?
- Un salopard a fait courir nos chevaux.
Ils sont ici, on le sait.
- On a retrouv� l'�trier. C'est une preuve.
- Y a pas de salopard et pas de cheval.
Je suis toute seule. C'est un magasin.
Vous voulez acheter ? Vous avez ?
Alors, addio !
- Buc�phale !
- Avancez par ici !
- Vive les soldats et la R�publique.
- Ta gueule ! Allez, hop ! Allez !
- Les chevaux ? - Vous les avez cach�s ?
R�pondez !
Tout le monde dans la boutique.
Tu nous as menti. Tu perds rien pour attendre.
Je monte. Il doit y en avoir d'autres.
Bras en l'air ! - On a le droit ?
Et le tourniquet, si on les retrouve pas ?
Ca peut aller plus loin.
Jusqu'au poteau, Flicot. C'est universel, �a, comme langue.
- Chaque groupe prendra sa position.
Au signal des trompettes, sabre au clair.
Ralliement : l'�glise.
S'ils sont tomb�s dans une embuscade, ils seront veng�s.
- Allez !
Elle parle fran�ais, c'est une espionne.
On r�gle �a tout � l'heure.
On emploie les grands moyens.
Quand le civil parle pas, la force.
Femmes � gauche, hommes � droite.
- Un de vous a vol� nos chevaux.
Attaquer des soldats, �a va chercher loin.
Si dans 3 mn, on a pas nos chevaux, on vous fait griller. Explique-leur.
- En avant !
- En avant !
- En avant !
- On est cuits.
- Attenti.
Attenti. Attenti.
La cavalerie fran�aise.
- Ce sera peut-�tre le tourniquet.
Le Gouce, si on filait par derri�re ?
- Un Breton regarde la mort en face.
- Mais je suis pas breton.
Tu penses qu'� toi. - H� !
- La faute � qui si on est
dans le p�trin ? Sans toi, on n'aurait pas mis pied � terre.
Et on n'en serait pas l�.
Tu peux avoir peur, y a de quoi.
Allez, en route.
- Hussards, vos camarades envoy�s en reconnaissance
sont tomb�s dans une embuscade.
Je salue leur m�moire.
C'�tait deux braves. Nous saurons les venger.
Jusqu'� nouvel ordre,
ce bourg est un repaire de francs-tireurs.
En cons�quence, toutes les mesures de s�curit� seront prises.
Je vous rappelle que le vol, le pillage,
et toute violence � l'�gard de la population civile
et en particulier � l'�gard du sexe,
vous voyez ce que je veux dire,
seront impitoyablement r�prim�s.
Regardez bien ce mur.
Il est pas fait pour les chiens. Qu'on se le dise !
- Mission accomplie. - Sacr� Dieu !
Vous vous en �tes tir�s ?
A la bonne heure ! J'aime
mieux vous voir vivants.
- Nous aussi.
- Ca a chauff� dur ?
Combien ils �taient ?
- Ah ben...
Ils �taient bien plusieurs.
- Au moins 10
ou 15. - Ca se peut bien.
On a pas compt�.
- Il en sortait de partout.
- Une embuscade en r�gle ? Sale coup pour
la fanfare. - Je vous crois.
Mais on s'est d�ploy�s en tirailleurs.
- Pas autre chose � faire. Apr�s ?
- Ben, apr�s... Pour nous donner
du coeur au ventre,
on a chant� la Marseillaise.
- Bonne tactique.
- Ils ont tous fil�.
- La d�bandade.
- Bien jou�. Et vos chevaux ?
- Les chevaux ?
Ben... - Les pauvres b�tes.
Trou�es comme des passoires.
Elles sont parties en pissant le sang.
- Mauvaise affaire.
Comment �tes-vous
arriv�s ici ?
- Ca s'est trouv� comme �a.
- On s'est lanc�s � la poursuite de l'ennemi.
- Vous vous �tes risqu�s
seuls ? - Fallait bien.
- Belle r�ponse.
Prenez-en de la graine, vous autres.
Que faisiez-vous dans cette maison ?
- Perquisition.
- Pourquoi ?
- On courait apr�s un fuyard. Il s'y �tait cach�.
- Vous l'avez eu ? - Non, capitaine.
- Il a fil� par derri�re.
- Il s'est �chapp� gr�ce � des complices.
- On �tait en train de les interroger.
- Alors ? - Rien � en tirer.
- J'en fais mon affaire.
Pied � terre ! Beau travail.
Le Gouce, les galons de mar�chal, c'est comme si tu les avais.
- Merci, capitaine. - Toi, Flicot,
tu perds rien pour attendre.
O� est l'homme qui s'est cach� ici et que vous avez aid� ?
- Y a que celle-l� qui parle fran�ais.
- R�p�te-leur ce que j'ai dit.
Elle traduit.
- Personne r�pond ?
Tr�s bien.
Si dans 1 h, le franc-tireur n'est pas trouv�,
un homme sera pass� par les armes.
Elle traduit.
- On a r�quisitionn� la maison du notable.
- Plus tard. Voici les ordres.
Ce bourg est en �tat de si�ge.
Tous les habitants sont consign�s chez eux.
On tirera � vue sur tout civil surpris dehors.
Fouillez les maisons.
Si des armes sont d�couvertes,
des repr�sailles seront appliqu�es
selon les lois de la guerre.
Ex�cution !
Allez, pas d'histoires.
Les femmes en haut, les hommes en bas.
Vous �tes responsable
de ce coco. Si dans 1 h, je n'ai pas le franc-tireur,
vous m'am�nerez un de ces hommes.
Il sera fusill� s�ance tenante.
C'est quoi, �a ?
C'est � toi, ces bottes ?
Les soldats ne prennent que ce qu'ils paient.
Et j'ai pas d'argent.
Tant pis pour moi. Garde.
- Attenti.
- Silence, l�-dedans !
C'est fini, oui ?
Non mais, des fois !
- Ils auraient pas tap� sur les chevaux...
On leur demandait rien. Pas vrai ?
- Ils avaient qu'� se tenir tranquilles.
Le civil doit respecter le militaire.
- Faire fuir nos chevaux, c'est comme nous tirer dessus.
On y allait, au poteau, si on avait dit la v�rit�.
- C'est juste qu'ils y aillent.
- Et ils y gagnent. On aurait �t� 2 � y passer.
A eux, on leur en fusille qu'un.
- Vrai, �a.
Ils ont pas � se plaindre.
Silence, l�-dedans !
- Alors, lequel on prend pour tout � l'heure ?
Il est fameux, tiens.
- Celui que tu voudras.
Pas de pr�f�rence. - Moi non plus.
- T'en sors un, n'importe lequel. Le premier qui vient.
Je prends la garde. - C'est � moi.
T'es le chef. - Pas de chefs entre nous.
- Dans le service, t'es grad�.
C'est pas au grad� � monter la garde.
J'y vais. Je te laisse la bouteille.
C'est comme l�. C'est au grad� � d�signer le gars.
Pas au soldat.
- Y a pas de grad� qui tienne. On est � �galit�.
- Tu disais pas �a dans le bois.
- C'�tait tout � l'heure. On le choisira ensemble, le gars.
Sortez, vous autres !
Allez !
Alors, lequel ?
- Celui du milieu ?
J'aime pas les gros.
Ils portent malheur. Moins y en aura, mieux �a vaudra.
- Il a pas l'air m�chant.
Oh, non.
Lui. J'aime pas les trouillards.
- Les trouillards, je les aime bien.
Si y en avait plus, y aurait moins de guerres.
Et si y en avait pas, qu'est-ce qui repeuplerait le monde
quand tous les fiers-�-bras seront tu�s ?
- Bon, �a va.
- Y a qu'� prendre l'innocent.
- Le p�re � ma m�re �tait comme lui. Il a enterr� tout le monde.
- On prend le gros.
- C'est pas lui. L'autre d�talait.
- Faudrait fusiller personne.
- Dis pas de b�tises. Il en faut un.
Je le reconnais, celui-l�.
- On a vu qu'une silhouette. Et de dos.
- Tourne-toi.
- Alors ? - J'en sais rien.
- Dis, Le Gouce...
Si on tirait � la courte paille ?
- C'est une fine id�e, �a.
Allez. Allez !-
C'est lui qui a gagn�. On a assez jou�.
- Les maisons ont �t� fouill�es.
- Rien � signaler ? - Pas de femmes.
- Pas de femmes ?
J'aime pas beaucoup �a.
C'est qu'ils pr�parent un mauvais coup.
On a fouill� l'�glise ? - Non.
- Qu'est-ce qu'on attend ?
J'aime mieux �a.
Tu parles fran�ais, citoyen cur� ? - Un petit peu.
- Pourquoi sont-elles ici ?
- Elles se mettent sous la protection de Dieu.
- La R�publique les prot�ge.
Qu'elles rentrent. Elles n'ont rien � craindre.
- Alors ?
- Elles n'ont pas fini de prier, mon fils.
- Ouais...
- On devrait enfermer les hommes � leur place.
- Bonne id�e. On dormira tranquille.
Citoyen cur�, je r�quisitionne le tr�sor de l'�glise.
- Prenez ce qui vous plaira, capitaine.
- Je vois pas grand-chose.
- La paroisse est pauvre.
- Je connais la chanson.
- H�, pst !
Presto.
- O� avez-vous cach� le tr�sor ?
- Le tr�sor de l'�glise
est devant vous, capitaine.
- Ecoute, citoyen cur�,
si tu ne me livres pas le tr�sor, je fouille.
De fond en comble !
- Flicot...
Flicot ! - Qu'est-ce que c'est ?
- T'as pas honte ? - De quoi je me m�le ?
- Faire fusiller un gars pour te tirer d'affaire.
- Je vais me g�ner.
- C'est pas lui qui a tap� sur vos chevaux.
- Je veux pas le savoir. C'est un des siens.
- Prends garde, Flicot. Son sang te retombera dessus.
- C'est lui ou c'est nous.
J'aime mieux que ce soit lui.
- Bourrique, crapule, canaille...
- Des �trangers, Le Gouce. Un de plus un de moins...
- Je m�rite pas d'�tre breton.
- Il y a les Bretons et le reste.
Le reste ne compte pas. Ton p�re le disait.
C'�tait quelqu'un.
- Faire fusiller un pauvre gars, c'est pas propre.
- Flicot, c'est un crime que tu vas commettre.
- A la guerre comme � la guerre. Un ennemi de moins.
Plus on en tue, mieux �a vaut. On est l� pour �a.
Moi aussi, je suis un civil.
Un civil en uniforme. J'ai pas d�clar� la guerre.
Maintenant, chacun pour soi.
Dieu pour tous.
- Flicot, tu t'en repentiras.
- Merde !
C'est quelque chose, �a.
C'est quelque chose.
- Fais pas l'imb�cile. C'est toi ou lui.
La R�publique a besoin de ses fils.
- Y en a d'autres. - Comme toi, on en fait plus.
- Si j'�tais brave...
- Au lieu de mourir contre un mur,
vaut mieux mourir en h�ros. Attends la bataille.
- A la 1re occasion, je tombe au champ d'honneur.
- Ca va ? - Ca va.
Rien � signaler ?
- Non. Rien � signaler. - Tant mieux.
- Ah... Eh bien, voil�.
A tout � l'heure.
- Qui va... ? - Ton rapport.
Le capitaine veut que tu le signes.
- Ca dit quoi ?
- Ce que tu as dit.
Les chevaux, la fusillade...
L'affaire. - Je dois signer ?
- Faut pas faire attendre le capitaine.
- O� je mets la croix ? - L�, en bas.
- On a dit 20, mais ils �taient peut-�tre que 15.
Ou 10, ou 5.
On a pas compt�. - Pas d'importance.
L'important, c'est le fait.
Les civils ont pas � attaquer les militaires. Allez, signe.
- Flicot signe pas ?
- C'est toi, le grad�.
- Grad�, grad�... C'est vite dit.
J'aurais voulu qu'il signe.
- C'est pas vrai ? - J'ai pas dit �a.
- Alors tout est en r�gle.
- O� vont-ils ? - A l'�glise. Repr�sailles.
Y a s�rement des francs-tireurs dans le tas.
- On leur fait quoi ?
- J'aime mieux pas �tre � leur place.
- Salut.
- Viens voir.
- Quoi ?
- Repr�sailles sur ordre du capitaine.
Un, oui, mais tous les hommes...
- Ca fait beaucoup.
- On y va.
- Si on peut pas faire autrement...
- Le Li�vre, personne ne rentre ni ne sort.
- Vu !
- Le Gouce ! - Quoi ?
- Ca me reprend. J'ai une envie.
- Camille !
- O� est le capitaine ? - Au presbyt�re.
- On les fusille ou on met le feu � l'�glise ?
- T'es un sanguinaire, toi.
On les a mis l� pour avoir la paix.
On apprendra l'italien avec leurs dames.
- On les zigouille pas ? - Non.
Ils passeront une nuit � la dure.
- Vive la R�publique. - Et le Cne George.
Sacr� Flicot. - Sacr� Le Gouce.
- Trompette de mes fesses.
- Foutue bourrique.
Fais risette, Camille. La vie est belle.
- Je trouverai ce tr�sor.
Alors, on prend du bon temps ?
- On prenait l'air, mon capitaine.
- Vous tombez bien. Suivez-moi.
Regardez-les bien.
Y a s�rement des francs-tireurs.
Quand j'en aurai foutu 5 au mur,
il l'am�nera, son tr�sor. Ou je comprends rien
� la religion.
Alors ? Ca vient ?
- On reconna�t personne.
- Il m'en faut 5.
- On a bien regard�. - Mauvaise volont�.
Cherchez partout !
Avec la fum�e, vous avez vu peu de chose.
Hein ? Une silhouette, une barbe, une tignasse.
Je demande pas la lune.
- On les reconna�t pas. - Et toi ?
- Comme Le Gouce.
- Rien � faire avec ces bourriques.
Foutez-moi le camp !
Ramenez-moi un des hommes de la boutique.
Celui-l� paiera pour tout le monde.
Ca apprendra � vivre au cur�.
Il commence � m'�chauffer les oreilles.
- Mon Dieu, l'espionne !
- La voil� !
- Je veux parler au capitaine.
- Tu lui veux quoi ?
- J'ai frapp� les chevaux. - Quoi ?
- J'�tais dans l'herbe. Je vous vois arriver.
Je me cache. Vous descendez faire pipi.
Pour la farce, je frappe avec le battoir sur les chevaux.
- C'est un homme qui a fait le coup.
- C'est moi, je le jure.
- Menteuse. - C'est toi ? Comment �taient-ils ?
- Un noir et un gris. C'est pas vrai ?
- Si elle voit le capitaine... - Elle le verra pas.
- Je l'essaie ? - Oui, mon capitaine.
Un peu sur sa gauche.
- Vip�re, va ! - Un souvenir d'Italie !
- Tu connais pas ta force.
- Elle m�rite une racl�e.
Laisse-la-moi. - L�chez-moi.
Apr�s, je pourrai plus.
- Faut pas tra�ner ici.
- Pourquoi je peux pas parler au capitaine ?
- Il va te fusiller tout de suite, stupida.
- Il va pas me tuer pour un coup sur les chevals.
- Chevaux.
- Je vais lui parler. - Cause toujours.
- Une belle fille comme toi...
- Je veux pas qu'on fusille un innocent.
- Je vais lui tordre le cou ! - T'�nerve pas.
Elle tr�pigne.
- Tu vas voir, tiens.
- Le Li�vre, o� il est ? Il aura de mes nouvelles.
H� !
Faut la faire taire. C'est elle ou nous.
Ecoute, on est bon prince.
Tu nous as rien dit. Le tour est jou�.
Si tu tiens pas � ta peau, dis-le.
- Je ne veux pas.
Je suis honn�te. Je suis pour la v�rit�.
- Votre oiseau d�talait
comme un lapin. Contre Le Li�vre, rien � faire.
Dis, Le Gouce, s'il s'est sauv�,
c'est qu'il a fait le coup.
- Il s'est trahi. Menteuse.
- Lui fais pas de mal.
- Je m'occuperai de toi tout � l'heure.
- Tu me touches encore, je te tue.
- Les trouillards, �a a du bon.
Pas vrai, Flicot ?
Sans lui, elle nous tenait la drag�e haute.
Je me sens mieux. Attache-le. Je rel�che les autres.
Allez, avanti !
Allez.
Tu l'as �chapp� belle.
On allait faire fusiller un innocent. Canaille, va !
Y a une justice, quand m�me.
- D'o� il sort, celui-l� ?
- A toi de jouer.
Tu joues ou pas ? T'as la t�te dure.
- Le Gouce, y a du nouveau.
Un gars pr�tend qu'il a fait fuir les chevaux.
- On en a d�j� un.
- Il veut que je l'arr�te.
- Dis-lui ce qui l'attend.
- Je vais lui dire. - Qu'est-ce que t'attends ?
Attention. Tu penses � autre chose.
Celle-l� !
Avec un jeu pareil, tu devrais tout rafler.
- Ca se complique. - Quoi ?
- Il veut rien savoir. - Laisse-nous jouer.
Couteau.
Voil�. Ca commence � rentrer, l�-dedans.
- Ca a l'air vrai, ce qu'il raconte.
Il m'a donn� les d�tails.
- La Cosima les connaissait aussi.
- C'est vrai. Je vais lui dire.
- C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
Non !
Voil�, � la bonne heure !
Tu fais des progr�s. A toi de faire.
Quand tu sauras bien jouer, tu pourras pas t'en passer.
Bois un coup. Si, te laisse pas abattre.
- Il a r�ponse � tout. C'est le fils de la maison.
La petite, l�-haut, c'est sa femme.
Elle �tait avec lui.
Elle a tout expliqu� � Cosima.
Nous en train de pisser...
- Tout est arrang� et voil� que �a recommence.
On s'en sortira jamais !
- Faudrait que tu le voies.
Il a une bonne t�te.
Si c'est lui et qu'on l'envoie promener,
on sera dans de beaux draps.
- Pourquoi qu'il se livre ?
- Il a peur qu'on se venge sur sa famille.
- Ouais. Ca va, fais-le entrer.
- On s'en repentira pas.
- Si c'est pas malheureux. - Avanti !
- Pourquoi il gueule ?
- Il est content que l'autre prenne sa place.
Pas de doute, c'est celui-l�, le bon.
- A quoi �a ressemble de changer ?
- Il vaut mieux fusiller celui qui a fait le coup.
Question de conscience.
- C'est la derni�re fois. Pas d'histoires.
Attache les mains au nouveau. Oh !
T'es libre.
On continue ?
Comme tu voudras. Te crois pas oblig�.
C'est pas tr�s poli.
Abandonner, �a se fait pas.
Tu veux que je te dise ? Tu sais pas vivre.
Je vais prendre l'air. Reste avec le nouveau.
- Tu crois que �a nous amuse de te fusiller ?
On n'est pas des sanguinaires.
Qu'est-ce que t'avais besoin de taper sur nos chevaux ?
Sans �a, t'aurais �pargn� des emmerdements � tout le monde.
Si on avait pas mis pied � terre, rien serait arriv�.
Mais c'est malheureux de pas pouvoir pisser en paix
en pays conquis.
Ou alors, pas la peine d'�tre les vainqueurs.
Mets-toi � notre place.
Tu t'attaques � nos chevaux, on se f�che.
C'est naturel. Tu peux pas nous en vouloir.
Tu me diras, fusiller un gars pour �a, vous allez fort.
Mais c'est le m�me prix pour tout le monde.
Le capitaine est � cheval sur le r�glement.
Si on perd nos chevaux pour un oui, pour un non, o� on va ?
Y aurait plus de cavalerie.
Sans cavalerie, l'arm�e d'Italie va pas loin.
J'ai pas raison ?
- Giulietta ! Pst ! Giulietta !
Grazie.
Une paire de bottes ? L'uniforme, je le raccommode.
Il est d�chir�. - J'ai pas de chemise.
- Il en a pas, le gentil soldat ?
Pour le gentil soldat.
- Belles bottes.
Un peu grandes, peut-�tre.
Nous, les hussards, on marche � cheval.
C'est pas comme les fantassins.
- Vous mangez rien. Pas d'app�tit ?
Comment tu t'appelles ? - Flicot, Jean-Louis.
- A ta sant�, Flicot Jean-Louis.
Tu aimes la musica ?
- La musique ? Oui.
Lorsque le printemps
Gonfle les corsages
Ceux qui restent sages
Perdent du bon temps
Il y a moins d'eau dans les fontaines
Que de "Je t'aime" au coeur des gars
Moins de fleurettes dans les plaines
Que de fillettes qui aiment �a
L'amour, c'est comme la mauvaise graine
Ca pousse mieux que les lilas
Et les malins, lola, lolaine
Pour les cueillir sont toujours l�
Rires
Il y a plus de soldats que de capitaines
Et moins de lutte que de candidats
Celles qui courent la pr�tentaine
Ne sont jamais dans l'embarras
De la Provence � l'Aquitaine
Sous le ciel bleu, y a des beaux gars
Et les malines, lola, lolaine
En ont toujours un dans les bras
- Sacr�e Italienne.
C'est la danse au village.
Vous vouliez prendre la poudre d'escampette.
Et Le Gouce �copait.
Faudrait savoir. Tu te livres,
on te garde et tu veux filer ? A quoi �a ressemble ?
L'espionne a tout maniganc�.
Tu fricotes avec l'ennemi.
Ouste ! Assez rigol�. Tout le monde en haut !
T'es pas beau � voir.
- Quoi, Le Gouce ? On faisait pas de mal.
On a le droit de s'amuser un brin.
- Pendant ce temps, ils filaient.
- Tu te fais des id�es. Ils sont gentils.
Ils cherchent qu'� faire plaisir. - Innocent.
Enl�ve tes bottes. - Pourquoi ?
- Cherche pas � comprendre.
- Je te vois venir. Y aura rien � faire.
Il rit.
- C'est des bottes de chef.
- Je suis le vainqueur. J'y ai droit.
Pas de chefs entre nous.
- Si t'y as pas droit, t'y as pas droit !
- J'y ai droit. T'es sup�rieur quand �a t'arrange.
Je marche pas. - Refus d'ob�issance ?
- J'y ai droit ! - Je m'en vais te mater, moi.
Je vais te crever !
T'entends ? Je vais te crever !
Fumier, va !
Les bottes, c'est pour le chef.
L� ! G�missements
C'est des bottes de chef, �a.
Y a pas � se tromper. Des bottes de chef.
- Rends-les-moi ou je dis la v�rit� au capitaine.
T'as sign� un faux rapport. Ce sera pour tes pieds.
- T'es coupable de moiti�.
- J'ai ob�i. - T'as collabor�. Pas pareil.
- J'ai ob�i. - T'as invent� l'attaque.
- T'as sign� le rapport. T'es le chef.
- Fumier. Pas de chefs entre nous.
- Alors rends-moi mes bottes.
- Viens les prendre.
- Alors j'ai ob�i. - Collabor�.
- Ob�i. - Collabor�.
- Ob�i. - Collabor� ! Je vais te crever !
Je vais te crever, moi !
- Personne de garde ? Ils sont durs de l'oreille.
- Ob�i. - Collabor� !
- Vous �tes pas d'accord ?
- Si, mon capitaine.
- T'as de belles bottes, toi. - Oui, capitaine.
- Toutes neuves ? - Oui, capitaine.
- Marche.
Marche !
Elles te blessent. Tu marches comme un canard.
- Non, capitaine. - Si.
Elles sont trop petites. - Oui.
- Les miennes sont trop grandes. Changeons.
- Non, mon capitaine. - Changeons !
- Oui, mon capitaine.
- Des bottes d'officier, �a.
- Elles vous vont bien.
- T'as un pantalon neuf. - Oui, mon capitaine.
- Du drap d'officier.
- D'officier ? Si on veut.
- Discute pas !
Tu sais ce qui te reste � faire. - Oui.
- Vous soupiez en t�te-�-t�te. - On mangeait.
- Et je faisais le pied de grue.
Vous filez un mauvais coton.
Vous refusez de d�signer les francs-tireurs,
vous n'ex�cutez pas les ordres,
�a appelle une sanction.
Qui c'est ?
Il �tait pas l� avant.
- C'est le franc-tireur, capitaine.
Celui qu'on poursuivait. On a mis la main dessus.
- On vous l'amenait. - Tonnerre !
Vous attendiez quoi ?
- C'est � cause des bottes. - Passons.
Maintenant, on aura les autres. Comment l'avez-vous eu ?
- Ben, on les a fait boire, mon capitaine.
- On leur a tir� les vers du nez.
- Toujours � l'aff�t, hein ?
Le capitaine Georges est content de vous.
Voyons ce qu'il a dans le ventre.
Demande qui sont ses complices.
Il traduit.
- Il a pas de complice. Il a agi seul.
- Il a de l'estomac. Qu'en dites-vous ?
- S'il avait �t� seul, il serait pas l�.
- On en faisait qu'une bouch�e.
- Demande s'il les reconna�t. Il traduit.
- Oui. - Il pr�tend qu'il �tait seul ?
Dis-lui qu'ils m'ont racont�. Il traduit.
- Il n'en d�mord pas.
- Il sera fusill� � moins qu'il ne livre ses complices.
Je lui laisse la nuit.
Au besoin, vous saurez le faire parler.
Si vous y arrivez, vous le regretterez pas.
S'il veut rien dire, vous l'ex�cuterez.
Bonne nuit, mes enfants.
Bene, bene. Le Gouce ?
Il veut qu'on dise � sa famille qu'il est sauf.
Comme �a, ils passeront une bonne nuit.
- C'est un homme, d�tache-le.
- Grazie.
- Si.
J'en serai pas, de l'ex�cution.
- Pas moyen de faire autrement.
- Des assassins, voil� ce qu'on est.
- On fait quoi d'autre, � la guerre ?
- Les gars sur qui on tire, on les conna�t pas.
- Quoi ?
- T'as de la veine de pas comprendre.
- Merci. Demande-moi tout.
- Prego.
- Rien que la ceinture...
T'as raison, on n'y a pas droit. - Perch� ? Prego...
- Vive les soldats de la Grande R�publique Fran�aise.
- C'est des braves gens. - Et nous des salauds.
On d�shonore l'uniforme et la R�publique.
Je vais lui dire la v�rit�. Je me fais sauter.
- Si tu te fais sauter, je vais me faire sauter aussi.
- Ma, cos'� ?
Perch� � successo ?
- Qu'est-ce qu'ils tiennent !
- So�ls comme des cochons. - Quel d�shonneur !
- Malheureux de voir �a.
Dis donc, Le Gouce...
Il me vient une id�e.
Dans mon pays, quand c'est la f�te,
qu'on a bu son content,
on enl�ve le plomb et on fait p�ter la cartouche.
Pourquoi on ferait pas �a, demain, hein ?
On enl�ve les balles,
on tire � blanc, Pietro fait le mort
et on reprend la route avec le d�tachement
ni vu ni connu.
- Et notre bonne conscience pour nous. Fine id�e.
Et le capitaine, s'il donne le coup de gr�ce ?
- Le capitaine, je m'en charge.
Quand il arrivera, demain,
faudra l'occuper et je passerai derri�re lui.
Je lui prends son pistolet, je retire le plomb,
je remets le pistolet,
le tour est jou�.
- Ca peut se faire ? - Pourquoi pas ?
Faudra arranger �a avec les Italiens.
- Y a quelque chose, l�-dedans.
T'iras loin, Flicot.
- T'as qu'� me suivre, t�te de lard.
- Sacr� trompette, va !
- Le capitaine arrive ! Presto !
- Tout le monde en place.
- Faut qu'ils soient tristes, qu'ils pleurent.
Si le capitaine se doute de quelque chose, on y passe tous.
- On n'y tient pas. - Ils ont compris.
- Merde. Ainsi chasse-t-on le mauvais sort.
Merde ! - Elisa !
- On a oubli� de lui attacher les mains.
- Alors, il a livr� ses complices ?
- Non. C'est une forte t�te.
- Pas d'histoires. Le mur. En route. - Mon capitaine,
il a demand� � se confesser.
- Il y a droit.
Va me chercher le cur�.
Dis-lui qu'il lui reste 15 mn pour livrer le tr�sor.
Sinon, son paroissien sera pass� par les armes.
- M. le capitaine a soif. Non ?
- Je dis pas non.
Une belle fille, un verre de vin. Que faut-il de plus ?
A votre bonne sant� � tous.
Enfin, mani�re de dire.
Ca fait du bien.
Allez, trinquez avec moi, mes gaillards.
Ca vous donnera du coeur au ventre.
Cul sec, Flicot. A la hussarde.
T'es bien dans mes bottes ?
Je te l'avais dit. J'ai le coup d'oeil, moi.
Les tiennes me vont bien.
On est contents tous les deux.
Une paire de bottes pose un cavalier.
Une paire de moustaches pose un homme.
Quand on a les deux, on va loin.
Qu'est-ce que tu veux ? - Rien.
Vous vous �tiez sali.
- Diable, ma culotte neuve !
- C'est parti, capitaine.
Y a plus de peur que de mal.
- Luigi ! Luigi, corri !
Vola !
- On parle fran�ais, ma belle ?
Si j'avais su, je t'aurais appris des mots d'amour.
Encore toi ?
Ca t'apprendra � tra�ner derri�re moi.
Qu'est-ce que je disais ? Ah, oui...
T'as de beaux yeux, toi.
Fais voir ta main.
T'es de V�rone.
T'as une belle ligne de coeur.
Salut, citoyen cur�. Fais vite.
Son �me est entre tes mains. Sa vie aussi.
Un homme averti en vaut 2.
- Allons, pressons.
Joli travail.
Toujours toi ? Je veux plus te voir dans mes pattes.
Suffit. Donne-lui l'absolution.
Allez, emmenez-le.
Alors, faut que j'aille vous aider ?
- Allons, allons.
- Capitaine, un souvenir d'Italie.
- C'est pas le moment. - Joli, non ?
- Enfin... Si tu y tiens.
Du beau travail, �a. - Ah, oui.
- Joli travail.
Beau travail, �a.
Rires
- Joli, hein ?
Un souvenir d'Italie.
Joli, non ?
- Tu sais t'y prendre pour faire plaisir.
Sacr�e petite bonne femme.
- Tr�s joli, comme �a.
- Tu me plais, toi. Je te dirais bien deux mots.
- Pourquoi deux ? Un... Merci.
- Comment on dit en italien ? - Grazie.
- Va pour "grazia".
- Allons-y. - Allez.
- Je me souviendrai de l'Italie.
- Bande-lui les yeux.
En position, vous autres.
Alors, citoyen cur� ?
C'est ton dernier mot ?
Tu l'auras voulu.
Commande le feu. Tu donneras le coup de gr�ce.
- Hussards, prenez garde-�-vous.
- On fait quoi ? - Les carottes sont cuites.
- Haut le mousqueton.
Appr�tez le mousqueton.
Hussards !
En joue !
- Mon capitaine... - Qu'est-ce qui te prend ?
- Les chevaux de Flicot et Le Gouce sont rentr�s.
- Trou�s comme des passoires, hein ?
Qu'avez-vous � ajouter ? - J'ai sign� un faux rapport.
- Est-ce un franc-tireur ?
- NON, MON CAPITAINE. - Canailles !
Je sais pas ce qui me retient.
On fait �a dans les r�gles.
Pour avoir d�shonor� votre uniforme,
vous serez pass�s par les armes.
Tu es libre. Tu peux t'en aller avec nos excuses.
- On a retrouv� les chevaux.
- Mets-les sous bonne garde.
Fais rassembler le d�tachement. Ce mur va servir.
- Luigi !
- Peloton, halte !
Reposez-vous sur le mousqueton.
- Vive les soldats de la R�publique.
- Pas de sabres, pas de fusils.
Comme des vrais amis.
- Fini la guerre. Vous beaucoup de...
Vous, g�n�ral.
- Ca passe pas. - Ce soir,
vous, nous, grande f�te. Musica, danza...
- On pourra pas.
On entre et on sort.
- Les chevaux sont revenus. Dieu est avec nous.
- Pas avec nous.
- Pourquoi il dit �a ?
- C'est nous qu'on va fusiller. - Vous ?
Ils sont dr�les, les Fran�ais.
Moi, fusiller, vous, fusiller, tout le monde, fusiller.
- Y a pas de quoi rire. Regarde.
- Une minute de silence.
Fusill�s comme des tra�tres. Fallait dire la v�rit�.
- Elle t'aurait men� o�, au mur ?
Sois content, on y est.
Y a rien de perdu.
Le peloton se forme.
- Habillez-vous. Je vous cache dans une cabane.
Je vous apporte � manger.
- Alors ? - Je suis soldat.
L'uniforme, je mourrai dedans.
- Vaut mieux vivre dehors que mourir dedans.
- On tient son cheval par la bride.
On l'a pas fait.
Quand le hussard a un ordre, il l'ex�cute.
Quand le brigadier signe un faux rapport, il d�shonore son uniforme.
- Le peloton est form�. - Je mourrai dedans.
- Foutue bourrique. Il veut pas.
- C'est ton ami, sois gentil avec lui.
- Je mourrai dedans.
- Fais pas le couillon. - Je mourrai dedans.
- Qu'il meure dedans. Toi, partir, vite.
- Je peux pas le laisser seul.
Moi aussi, je mourrai dedans.
- Mourir quand il fait un si beau soleil.
- T'auras ma mort sur la conscience.
- Sacr� trouillard, va.
- Le peloton rapplique.
- Un pas en avant. Marche.
Deuxi�me rang, couvrez.
- Cartes ?
- Fous-moi le camp. - Perch� no ?
- T'es brave. Allez, la derni�re en vitesse.
- Peloton, en avant, marche !
- Si je m'�tais sauv�, je serais venu te chercher.
Tu serais venue avec moi, Cosima ?
- C'est beau, la France ? - Pas mal.
Va savoir, c'est quelque chose.
Ce sera pour la prochaine fois.
- Un souvenir d'Italie.
- 1er d�tachement du 7e hussard !
En avant !
- Messieurs, en selle !
- Le Gouce, viens voir.
- Bah, et nous ?
- Par l�, vite, vite !
- Prego, prego.
- Gute vino.
Gute salame.
Prego.
- Bravissimo !
- Fumier, va.
C'�tait un chef. Il avait ce qu'il faut.
De belles bottes et le reste. Tiens.
- Faut les mettre dessous.
On va se faire rep�rer.
- Vive les hussards ! Tiens, pour le capitaine.
Et encore un !
Allez-y, pas de quartier ! Allez, tiens.
- T'excite pas trop. On est bons pour le mur.
- La derni�re volont� du capitaine.
- L�, je te suis pas.
- Assassini ! Assassini !
Banditi !
- C'est la fin des haricots.
- Que faites-vous d�mont�s ? Quel r�giment ?
- 1er d�tachement du 7e hussard, colonel.
- Deux chevaux pris � l'ennemi, colonel.
- Deux survivants du 1er d�tachement du 7e, mon g�n�ral.
- Le petit caporal.
- Hussards, vous vous �tes battus comme des lions.
Vos camarades sont tomb�s au champ d'honneur.
Je suis content.
Dites que vous �tiez � la bataille de Sant'Angelo.
On vous dira : "Voil� des braves."
- VIVE LE GENERAL BONAPARTE.
- Le glorieux 1er d�tachement
du 7e hussard chevauchera derri�re moi.
Qu'on lui rende les honneurs.
- VIVE LE GENERAL BONAPARTE.
- Sabre au clair !
Pr�sentez sabre !
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