All language subtitles for For.The.People.2018.S02E01.WEB.h264-TBS.Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian Download
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Ceci

est un champ de bataille.

D'un c�t�, le bureau du procureur.

De l'autre,

le bureau de l'aide juridictionnelle.

Vous �tes les avocats

les plus brillants de ce pays.

Vous �tes passionn�s, d�vou�s, talentueux.

Vous trimez sur les affaires

les plus exigeantes,

dans la juridiction la plus prestigieuse

et la plus en vue du pays.

Vous �tes d'�minents juristes, de rudes adversaires.

Vous �tes avocats de la d�fense,

vous �tes procureurs.

Et vous voil� r�unis

pour vous affronter ici,

sur ce champ de bataille.

Et franchement,

j'ai tr�s peur.

Je suis arbitre de softball

pour le barreau de NY depuis 11 ans,

et c'est le seul match de la saison que j'appr�hende.

Parce que...

vous �tes nuls !

Merci.

�a fait plaisir, M. le juge.

Bon, tr�s bien.

En jeu !

Sauf !

�a joue !

C'est quelle manche ? Je sais plus.

- La premi�re. - Ah bon ?

Vous �tes mauvais.

C'est vrai, mais on s'amuse bien.

Qui l'e�t cru ?

Avocats-procureurs, chiens-chats, Sharks-Jets...

- Gryffondor-Serpentard... - C'est bon.

- Vous regardiez... - C'est bon.

On a tous fait du chemin.

C'est encore la 1re manche.

Le s�nateur de longue date

de New York, Walter Carson,

a re�u plusieurs balles devant une maison

� Scarsdale.

Le secteur a �t� boucl� et peu d'informations ont filtr�

sur l'attaque contre un politique la plus en vue

depuis des d�cennies.

- C'est politique ? - On sait pas.

- D'autres bless�s ? - On sait pas.

- C'est chez qui ? - Chez lui, non ?

Non, il vit dans l'Upper East Side. On sait rien de la maison,

de sa pr�sence, du mobile.

Intrusion, crime ordinaire,

politique, conjugal,

on sait pas, et tant qu'on sait pas,

on sait pas.

- Tu sais quoi ? - Rien.

Si je savais, je pourrais rien dire.

C'est pour nous ?

Je sais pas.

�a va ?

Carson m'a remis mon dipl�me au lyc�e, en 1989.

J'�tais b�n�vole pour sa campagne de 1992, � Rochester.

Jill ?

Je te laisse.

Nous avons des nouvelles

de l'h�pital.

� 63 ans,

le s�nateur Walter Carson

a succomb� � ses blessures

par balles.

Il devient le premier s�nateur

tu� en cours de mandat depuis l'�lu � ce m�me poste,

assassin� en Californie en 1968 : Robert Kennedy.

Son fils

vit � Scarsdale.

Il vient d'emm�nager dans cette maison.

Pourquoi ces tenues ?

- Vous �tes ? - Ted. Et vous ?

C'est pas Ted.

- C'est qui ? - Ted.

Le nouvel enqu�teur.

L'ancien s'appelait Ted.

- Je sais. - On s'y perd.

Pas vraiment, il suffit de se dire que l'enqu�teur s'appelle Ted.

C'est la maison de son fils.

On l'a tu� l� car il �tait moins surveill� ?

Les s�nateurs ne le sont qu'� Washington.

Monsieur.

- Il a �t� tu� par la police locale. - La police ?

�a tient pas debout. Il est blanc.

Il y a eu un appel signalant un tireur � ce domicile.

50 hommes ont �t� envoy�s, dont une unit� militaire d'�lite.

Carson a couru apr�s son petit-fils

et a �t� abattu.

Le petit est indemne.

Excusez-moi...

Il me faut un avocat.

Un instant, quelqu'un a tu� un s�nateur.

Oui.

C'est moi.

Je joue � World War Blood.

- Quoi ? - Un jeu vid�o.

World War Blood, un jeu en ligne.

Un mec de ma guilde, TueurEnS�rieCulte,

m'a lanc� un d�fi.

Attendez, reprenons. Votre nom ?

Julian.

Quel rapport entre ce jeu, la guilde, les d�fis et le s�nateur ?

J'ai eu un diff�rend avec TueurEnS�rieCulte.

�a a d�g�n�r�, il m'a mis au d�fi de le swatter.

J'ai dit : OK.

De le quoi ?

C'est un swatting.

Le swatting. Personne ?

- S�rieux ? - Ted !

Pourquoi il s'appelle Ted ?

Quelqu'un appelle la police

pour signaler une urgence � une adresse :

tireur, bombe, otages.

Une unit� d'�lite est envoy�e,

le SWAT, qui terrorise les habitants.

Un truc de gameur.

Il m'a donn� son adresse, je l'ai fait.

- Mais il vous a donn�... - L'adresse du fils du s�nateur.

Je savais pas.

C'est dur de localiser ces appels ?

J'ai utilis� TOR

et masqu� mon num�ro.

Dur, pas impossible.

Vous n'avez pas � vous d�noncer.

Je ne vous dissuade pas,

je ne vous encourage pas.

Je veux pas voir les flics d�barquer.

Ma m�re a pas � vivre �a.

J'ai merd�.

Sinon je vais au FBI tout seul.

On va vous aider.

Ted, enqu�tez sur les ant�c�dents de Julian,

son activit� en ligne, les autres joueurs...

Sandra, l'affaire est � vous.

Il sera inculp� pour fausse alerte, voire plus.

Contactez ses parents.

Jay, astreinte. Allison, toutes ces affaires.

Tous au boulot.

Je sais rien.

Moi, si.

Walter Carson �tait un fonctionnaire d�vou�,

fier d'�tre new-yorkais,

un p�re et un mari aimant.

Le swatting n'est pas une farce, mais un acte l�che et cruel.

Je vous assure que le bureau du procureur

mettra tout en oeuvre

pour engager toutes les poursuites contre Julian Sarco.

On n'a rien, c'est �a ?

On a Julian Sarco.

Pour fausse alerte � la police,

� 18 ans, sans ant�c�dents, il prendra peut-�tre 4 ans.

Mais tuer un s�nateur...

Ce n'est pas lui qui l'a tu�.

Mais le policier...

Il a respect� la proc�dure.

Revenons � Sarco.

Julian a dans sa guilde un d�nomm� TueurEnS�rieCulte,

qui a beaucoup d'ennemis

dans World War Blood, dont KimJongOuille...

Arr�tez les pseudos.

D'accord.

Quand Julian a sembl� se d�gonfler,

Kim lui a offert de la monnaie virtuelle.

Il y a donc complot.

Il faut plus.

Voil� tout ce que Julian a dit dans le jeu, en deux ans.

Menaces, violence absurde. Bonne lecture.

C'est horrible.

- Les gameurs sont comme �a. - Horribles.

- Pas fan de jeux, ni de jeunes ? - Non. �a craint pour nous.

- C'est comme �a. - �a craint.

Si vous le dites.

Je le dis. Aidez-nous.

� votre place, je trouverais d�j� que ces infos sont utiles.

Je dirais : "Ted, comment avez-vous fait ?"

R�ponse : "Voyons, c'est mon travail."

Vous �tes moi.

Moi : "Mais j'imagine

"qu'il n'y a rien d'autre ?"

Vous : "Eh bien, si.

"Julian Sarco a d�j� fait six swattings."

Moi : "C'est affreux, mais bon � savoir.

"Merci !" Et je m'en irais, reconnaissante.

Mais vous diriez : "Attendez, encore une chose.

"Les autres joueurs impliqu�s

"ont �t� identifi�s et font l'objet d'une enqu�te.

"Mais on reste sur Julian car il a pass� l'appel."

Moi : "Tout �a ? Je suis sans voix. Qui �tes-vous ?"

L�, vous diriez comme �a :

"Je suis Ted." Avant de tourner les talons.

Tina Krissman, mesdames et messieurs !

Faites pas �a.

Je le referai pas.

Pas sur l'affaire Carson ?

On me confie ce qui est important. Je suis d'astreinte.

Je bosse � l'aveugle,

je tends les mains, je prends,

et je transforme les dossiers en or.

Mes parents m'ont retir� mon argent de poche � 30 ans.

�a se fait pas !

- Que faire ? - Travailler ?

Je travaille.

Je blogue dans des lieux publics.

- Vous appelez �a un travail ? - Pas vous ?

Vous... Peu importe.

Vous auriez visit� des appartements

et vol� des m�dicaments pour les revendre.

C'est bient�t fini, cet interrogatoire ?

Je vous d�cris la sc�ne.

Je visite l'appart d'� c�t�,

je vais aux toilettes.

Et Mme Wilding a un bac entier de Vicodin � c�t� du lavabo,

une cargaison enti�re, donc je me dis :

"Je fais quoi, je prends ?

"Vu que c'est l�..." Vous me suivez ?

- J'en prends 2 ou 3. - 75.

Mais j'en consomme pas, m�me si je suis m�ga d�prim�e.

Mais mon pote Burk a le dos en vrac. Un truc comme �a.

Si je les lui donne, il me file

100 dollars, sachant que mes parents m'entubent.

Donc, c'est pas une vente.

C'est une vente.

L'avocat arrive quand ?

C'est moi.

Vous ?

Je suis de l'aide juridictionnelle.

Ce qui d�cide si je vais en taule, c'est un commis d'office ?

J'y crois pas, mes parents ont m�me pas engag� un vrai avocat !

Merci, �a me touche.

Je vais bosser, car j'ai un boulot, et parler au procureur.

Attendez, on va m'apporter un petit-d�jeuner ?

Elle vit chez ses parents ?

Y retourner peut �tre �conomique.

- Elle est jamais partie. - �a arrive.

- Tu vis chez tes parents ? - Pas loin.

Dans le quartier.

Oui, chez mes parents. Pourquoi ?

On t'a �cart� du swatting,

toi aussi ?

Disons, tactiquement affect� sur un cas formidablement mineur.

Cette fille est horrible,

mais c'est...

Absurde. Mise � l'�preuve.

T'avais pas un cagibi d�primant ? Ou j'ai r�v� ?

Non, j'ai chang� de bureau.

J'ai r�cup�r� celui de Knox, sans le prestige de ses dossiers.

Tu es l�, et il est...

l� o� il est.

C'est-�-dire ?

- L'enfer ! - T'exag�res.

- Il fait 85 degr�s. - Respire par la bouche.

Pas question.

Tu viens, ce soir ?

Je plaide � la Cour supr�me du Texas

pour limiter l'appellation "pickles" aux cornichons.

C'est int�ressant.

- On va voir les chauves-souris. - Je d�teste �a.

Nous aussi, mais on aime les touristes bourr�es.

Sympa. Je vais r�fl�chir.

Tu avais raison, �a te va ?

Apr�s des mois, tu me dis �a ?

- Tu pr�f�rerais autre chose ? - Non.

- Raison sur quoi ? - Sur tout.

La chaleur, les Blancs, les festivals d�biles.

Hier soir, un concours de moustache. Cette ville est grave.

- Je r�ve ! - Quoi ?

Il y a la queue.

Pour un barbecue.

- Je te l'avais dit. - Voil�.

Et si je rentrais ?

Roger me reprendrait ?

- Il faut lui demander. - Tu me manques.

- Leonard... - New York et le bureau me manquent.

Hier, j'ai cru que Seth me manquait. Mais non.

Le boulot me manque.

Tu es l'avocat g�n�ral du Texas.

Sur une affaire de cornichons.

T'es sur le swatting ?

Tu n'es pas vell�itaire.

Tu es pourri g�t�, insolent, dans l'erreur � plein de niveaux,

mais pas vell�itaire.

Tu as longuement m�ri ta d�cision.

Tu as choisi le Texas,

alors fais le boulot, et bien, comme toujours.

Tu as choisi le Texas.

Tu as raison.

Encore.

Au revoir, Leonard.

Nouveau Ted, bonjour !

Ted, �a suffit.

�a marche pas. Je pr�f�re Nouveau Ted.

Vos parents.

Quoi ? Pourquoi ?

C'est pas les miens.

Bob Colgate. Voici mon �pouse, Cindy.

Les parents de Holiday ! Enchant�.

C'est stressant, je sais.

Mais bonne nouvelle, elle n'ira pas en prison,

et elle n'aura pas de casier.

Et la bonne nouvelle ?

Il y a deux parties.

Pas de prison, et pas de casier.

- Elle rentre � la maison ? - Oui.

En quoi est-ce bien pour nous ?

- Vous ne voulez pas d'elle ? - Vous l'avez vue.

- Vous voudriez d'elle ? - C'est pas ma fille.

C'est pire, croyez-moi.

- Vous lui avez parl� ? - 137 fois cette ann�e.

On a un avis d'expulsion.

Vous lui avez remis un avis d'expulsion ?

Une fois o� elle sortait des toilettes.

C'�tait le dernier espoir.

Attendez, c'est vous qui l'avez d�nonc�e ?

Bien s�r !

Pas pour la mettre en prison.

Quelques nuits.

Si elle a un casier,

la copro la rejettera.

C'est du d�lire.

Dit le yuppie qui ne vit pas chez ses parents.

- Ce n'est pas le sujet. - �coutez.

On a notre part de responsabilit�. On a cr�� un monstre.

Aucune r�gle ou discipline.

On l'a appel�e Holiday.

�a aurait �t� � nous de la cadrer.

Mais c'est � vous d'arranger �a.

H�las, Holiday a d�j� accept� l'accord.

Elle n'aura pas

de casier judiciaire.

Je regrette.

- On a tous les messages de Julian. - Bien.

Non, il est haineux, mena�ant, et il a d�j� fait 6 swattings.

Et le policier qui a tir� ?

- Hors de cause. - Les autres gameurs ?

Poursuivis, mais �a n'aide pas Julian.

On n'a rien, en gros.

On a quoi ?

Menaces prof�r�es par �crit.

Cyberharc�lement, plus dur. Fraude �lectronique.

On a...

rien, en gros.

En plus de la fausse alerte,

nous ajoutons 4 chefs :

menaces �crites, cyberharc�lement, complot...

- Fraude �lectronique. - Quoi ?

Julian pr�sentera mal.

C'est un ado sans ant�c�dents qui s'est rendu.

Il est majeur, il a des mots d'une violence inou�e,

il a d'autres swattings � son actif.

Il s'est rendu avant de se faire choper.

- Combien ? - 6 ans.

Pour un coup de fil ?

Qui a co�t� la vie � un s�nateur.

2 ans de mise � l'�preuve, 10 000 $.

Il plaide coupable pour complot et fausse alerte.

On requerra 5 ans ferme et 50 000 $ d'amende.

Oubliez le complot. Fausse alerte, 1 an ferme, 15 000 $.

4 ans ferme, et il t�moigne contre les autres gameurs.

On descendra pas.

�a, c'�tait le plus facile.

4 ans ?

C'est un adolescent.

Il a fait une b�tise, ce n'est pas un d�linquant.

Je trouvais qu'il �tait trop sur l'ordinateur,

mais au moins, il �tait � la maison.

En s�curit�, en mon absence.

Ce n'est qu'un jeu, non ?

Il n'a jamais touch� une arme.

Il ne s'est jamais battu.

4 ans dans une prison f�d�rale, pour un coup de fil ?

4 ans de prison ?

- Il a tu� mon p�re. - C'est d�risoire.

Nous sommes d'accord.

Mais il y a un vide juridique.

Mon p�re est mort.

Par balles.

Sous mes yeux et ceux de mon fils.

Et pour quoi ?

Une dispute de jeu vid�o ?

Quel tar� peut trouver �a dr�le ?

Vous osez me dire que vous n'obtiendrez pas mieux ?

Viens te coucher.

J'ai pas sommeil.

Je te proposerais bien

d'en parler...

Mais on parle pas boulot.

Impossible.

Je veux m�me pas parler de pas en parler.

Pendant la campagne de 1992,

le s�nateur passait au bureau, de temps en temps.

C'�tait un mod�le.

Il m'a donn� envie d'�tre avocat.

Il t'a donn� envie de d�fendre

l'homme qui l'a tu� ?

Ce n'est pas Julian qui l'a tu�.

Mais oui...

La vie est tordue, pas vrai ?

Viens te coucher.

Tu as raison.

Police ! � terre !

Bougez pas !

� terre !

Roger !

Elle n'est pas arm�e !

� terre !

Mains en �vidence !

Ne bougez pas ou je tire.

�a va ?

- �a va. - Des infos ?

L'appel venait du Michigan. La faute � ma conf de presse.

On a offert de la monnaie virtuelle � Julian pour swatter ?

Oui, 475 bladoons, c'est le nom de la monnaie

dans le jeu.

Il a �t� pay� pour cet appel. C'est un meurtre commandit�.

Il n'a pas touch� d'argent.

La loi dit : "toute contrepartie � valeur p�cuniaire."

Quelle valeur a le bladoon ?

Il en a, si on tue pour �a.

Vous parlez d'assassinat. O� est l'intention de tuer ?

Il a �crit ses intentions.

- Dans un jeu. - � quelqu'un.

C'est un crime capital.

Vous faites votre boulot ?

C'est �a, mon boulot.

�valuer les poursuites adapt�es.

Je comprends.

- Hier soir, �a a d� �tre... - Vous ne comprenez pas.

Normal, on est ici tous les jours,

au 20e �tage, � lire des dossiers,

� d�cider du sort des autres.

En surplomb, au sens propre. Mais...

ce n'est pas m�canique.

Et nous, on ne doit pas �tre des machines � poursuites.

On met notre discernement au service de la justice.

Sur le terrain, pour le peuple.

Il y a eu 400 swattings, l'an dernier.

Ce ph�nom�ne cro�t et aucune loi ne le punit.

La d�put�e qui a voulu l�gif�rer s'est fait swatter. On fait quoi ?

Rien ?

Donnez.

J'ai r�gl� le cas de l'ado de 34 ans en pyjama.

Je suis pr�t pour la suite.

N'importe quoi. J'allais aider Allison.

Fraude aux prestations sociales, corruption,

ou vol organis�

de semences de riz OGM, l'embarras du choix.

J'ai mieux. Vol de courrier, �a vient d'arriver.

- Pour vous, Jay. - Vol de courrier ?

Qui ferait �a ?

- Je gagne ma vie. - En volant du courrier ?

Pas des lettres d'amour romantiques.

Des catalogues, des factures, qui tra�naient en salle du courrier.

Du courrier !

J'en fais des oeuvres d'art, que je vendrai,

vu que mes parents sont des gros nazes.

Comment la police du courrier m'a retrouv�e ?

- Vos oeuvres sont sur Instagram. - Ah oui, c'est cool !

Pas du tout.

Je vais voir le procureur. Il est indulgent.

R�jouissez-vous, tous ne le sont pas.

On �tait d'accord. 4 ans.

Il ajoute meurtre commandit�, complot,

et 3 autres chefs impliquant 8 � 12 ans.

C'est parce qu'il s'est fait swatter hier soir.

S�rement.

Julian n'y est pour rien.

C'est une r�action �motive et punitive.

Mais Roger instruit ce qu'il pense pouvoir prouver.

Et s'il croit � �a...

Parlez-lui. Vous �tes tr�s li�s.

C'�tait maladroit, je ne sous-entendais pas...

Vous pourriez le raisonner. Quelques flics d�barquent chez lui,

disent : "Mains en l'air !"

- Ce que vivent nos clients. - C'est pas quelques flics !

Il avait des flingues

plaqu�s sur la tempe !

Vous avez d�j� v�cu �a ?

Des policiers qui vous hurlent dessus

et vous, immobilis�e,

muette, de peur de vous faire abattre chez vous.

Ne parlez pas sans savoir.

Pardon.

Voil� les poursuites, voil� le dossier, on le traite.

Vous avez alourdi les charges.

- Je ne suis pas d'accord. - Je m'en fiche.

Je reste sur l'affaire, mais pour la peine,

je suis contre la peine de mort.

Vous n'�tes plus sur l'affaire.

- Vous me la retirez ? - Oui.

Pour ce d�saccord ?

J'ai quelqu'un d'autre.

Bienvenue, M. Knox.

- Pas un mot. - Il fait trop chaud.

Faut respirer par la bouche.

Arr�te, c'est tout sauf charmant.

- L'antith�se du charme, comme... - Seth.

Comment tu as fait ?

- Tu m'as dit de l'appeler. - Pas de me piquer mon dossier.

Il m'a parl� de ton rejet des nouveaux chefs d'accusation.

- Effectivement. - Ben alors ?

Tu aurais pu me dire que tu revenais.

�a s'est fait vite.

Tu as quitt� le poste d'avocat g�n�ral,

tu as fait tes valises, pris l'avion...

Tu m'aurais dissuad�e.

Est-ce que je t'ai d�j� dissuad� de quoi que ce soit ?

J'aurais jamais d� partir.

J'avais le choix.

Le Texas �tait le mauvais.

Pour des tas de raisons, je l'ai compris.

- Je pensais t'aider. - C'est pas pour moi.

Et si �a l'�tait ?

Alors, tu as encore fait un mauvais choix.

Et ce dossier

est un en fer, au fait.

Si tu avais une conscience, tu aurais honte.

Tu auras honte.

C'est mon bureau.

�a l'a �t�, et celui d'autres avant toi.

Tu es ici en visite, ou...

De retour. Une horloge Elvis ?

Cool, non ?

Merci de vider les lieux.

Tu reviens bosser ?

Roger me confie le dossier Sarco.

Il t'a rappel� du Texas ?

Du Texas ?

Je suis l�,

pas au Texas,

sur un vol de courrier,

et il te fait revenir ?

D�sol�, mec. Je sais pas trop.

C'est pas moi qui d�cide.

Si tu vires d'ici ce soir, c'est top.

Personne ne t'a dit ?

- Quoi ? - Qui tu affrontes.

Non.

�a m'est �gal, c'est pour �a que j'ai le dossier et pas toi.

- Me revoil�. - Je vois �a.

D�sol� pour toi.

�tre la meilleure, c'est affronter les meilleurs.

J'ai Kate, pour �a.

Mais en attendant,

nous voil�.

Bonne reprise.

Mme Vinuza, vous avez lu les �changes

dans World War Blood, entre M. Sarco

et un autre joueur, TueurEnS�rieCulte ?

Oui.

M. Sarco menace-t-il explicitement de tuer TueurEnS�rieCulte ?

Oui, souvent.

"Je vais te buter."

"Des mecs vont d�barquer chez toi,

"pr�ts � te trouer, haut les mains."

Mme Vinuza,

ce jeu a bien une fonction baptis�e "Champi" ?

Pour larguer une bombe atomique sur l'adversaire ?

Oui, �a signifie "champignon atomique".

M. Sarco a bien menac� TueurEnS�rieCulte d'un Champi ?

Il lui a bien dit :

"Tu vas chialer quand j'aurai atomis� ta famille" ?

Oui.

Mais M. Sarco

ne croyait pas vraiment pouvoir l�cher une bombe

pour tuer TueurEnS�rieCulte, si ?

Non.

M. Patel, vous �tes expert en cybers�curit� au FBI.

- C'est bien �a ? - Oui.

D'apr�s votre enqu�te, est-ce que le joueur KimJongOuille

a propos� de payer et pay� M. Sarco pour swatter le domicile

de Fred Carson, causant la mort du s�nateur ?

Oui.

Pay� en quelle monnaie ?

En bladoons.

Pardon ? En bladoons ?

�a vient de quel pays ?

C'est une monnaie virtuelle de World War Blood.

- Dans le jeu ? - Oui.

Je vois.

- A-t-elle de la valeur en dehors ? - Non.

Pour clarifier, je ne peux pas acheter un aller simple en avion

pour le Texas, avec un milliard de bladoons ?

Vous n'embarqueriez pas.

M. Tate, vous avez pass� au peigne fin l'ordinateur,

le t�l�phone, les tablettes et autres saisis chez l'accus� ?

Avez-vous pu d�terminer si ce swatting �tait le premier

auquel M. Sarco ait particip� ?

M. le juge ! Je peux vous parler ?

Vous pouvez objecter.

Article 404 (b), exclusion des actes pass�s.

Je ne veux pas.

Poursuivons.

Une objection ?

Non, il peut r�pondre.

Nous pensons que M. Sarco a commis

au moins 6 swattings auparavant.

Est-ce que quelqu'un

a �t� tu�, dans ces incidents ?

- Y a-t-il eu des bless�s ? - Non.

De ce fait, M. Sarco ne pouvait pas imaginer

que le swatting puisse faire des bless�s ou m�me des morts ?

C'est difficile � dire.

M. Tate,

comment croire que M. Sarco

avait l'intention de tuer,

si l'arme pr�tendue qu'il utilisait n'avait jamais bless� personne ?

Objection ! Extrapolation. Question orient�e.

Retenue.

Je vais trouver une solution.

Je sais quoi faire.

Knox est revenu ?

Apparemment. Je suis pas s�r.

Il a pris ton bureau ?

Je pr�f�re la lumi�re ici.

Une id�e, pour Holiday ?

Une id�e... Holiday.

Je t'ai d�j� fait une faveur une fois.

Pas deux. Vol de courrier, 5 ans.

Cobra Kai, qu'est-ce qui te prend ?

Ce p�teux te pique ton bureau,

et tu te venges sur la derni�re usag�re du courrier ?

Garde ta psychanalyse.

D'accord, t'as raison. On m�lange pas avec le perso.

Je suis pr�t � aller au tribunal, mais ce serait

une perte de temps, et tu vaux mieux que �a.

Tu choisis bien tes combats. Je te d�barrasse

des Colgate, et on passe � du plus important.

Mais �a,

c'est � toi de voir.

Racontez aux jur�s les minutes pr�c�dant la mort de votre p�re.

J'�tais dans la cuisine.

Mon p�re �tait avec mon fils, Jack, ils fabriquaient une voiture-ballon.

On a vu des gyrophares, dehors.

J'ai regard� par la fen�tre.

Je n'avais jamais vu �a.

Une dizaine de fourgons, des chars,

une horde de policiers avec armes automatiques.

On �tait d�concert�s et en panique. Mon p�re a appel�

ses assistants pour en savoir plus,

et dans la cohue,

Jack a d� s'�chapper.

Vers l'entr�e.

Il a quatre ans.

Il a entendu : "Police !"

Il voulait voir la police.

Il adore la police.

Prenez votre temps.

Jack a ouvert la porte,

et mon p�re lui a couru apr�s.

Instinctivement.

Il �tait comme �a.

Fonceur.

Protecteur.

Et puis, �a a tir� de partout.

C'�tait assourdissant.

On m'a plaqu� au sol, quelqu'un a saisi Jack.

Je l'en tendais pleurer,

appeler mon p�re en hurlant.

J'ai vu mon p�re � terre.

Abattu.

Il �tait mort, je le savais.

Mort.

J'ai entendu Jack dire :

"Grand-p�re, l�ve-toi !

"Rentre !"

Il a dit �a en regardant mon p�re.

La mort du s�nateur Walter Carson est une trag�die.

Mais pas un accident.

Ne l'oubliez surtout pas.

Ce que Fred Carson a vu devant chez lui

est la cons�quence directe

des mots et actes de M. Sarco.

C'�tait son intention,

en appelant la police :

le "buter", envoyer les flics "pr�ts � le trouer".

C'�tait ce qu'il voulait.

Peu importe qui a �t� tu�,

la loi punit la simple intention de tuer.

Et il l'avait.

TueurEnS�rieCulte

�tait son ennemi et il voulait le tuer, en vrai,

ou dans le jeu, peu importe, c'�tait pareil � ses yeux.

Les Champis,

le swatting, visent des personnages.

Et TueurEnS�rieCulte �tait un personnage, pas une personne.

Julian ne le conna�t pas,

ne conna�t pas sa t�te et s'en fiche.

C'est un personnage.

Que Julian voulait d�truire par tous les moyens.

C'est �a, son monde � lui.

Mais ce n'est pas le n�tre.

Nous vivons dans le monde r�el,

o� le sang coule,

o� les enfants pleurent.

Avec de vrais malheurs

et de la souffrance.

O�, quand on meurt, on ne se rel�ve pas.

Je comprends pourquoi l'accusation engage ces poursuites contre Julian.

Les circonstances de la mort du s�nateur sont tragiques,

d�solantes, et � tan t d'�gards, inexplicables.

Comment est-ce possible ?

Comment a-t-on pu laisser faire �a ? � qui la faute ?

Julian a commis une erreur.

Mais personne ne peut croire,

surtout pas les procureurs,

� sa responsabilit� p�nale dans la mort du s�nateur.

Ces poursuites visent

� le punir pour l'exemple,

� dire que �a doit s'arr�ter, et je suis d'accord.

Ce qui s'est pass� doit nous servir de le�on,

inviter � la responsabilit� individuelle

dans ce monde que M. Knox d�crit si bien.

Mais c'est � nous

d'assumer la responsabilit�, ici.

Parce que son monde

est notre monde, celui dans lequel nous vivons.

Nous l�chons des bombes au bout du monde

depuis des bureaux tout pr�s d'ici.

Nous humilions des inconnus en ligne,

nous ruinons des r�putations, arm�s de notre clavier.

Nous menons une vie, pour la plupart,

et m�me tous � un moment,

faite de cloisonnement, d'artifices, de simulation,

de fausse monnaie, de faux amis,

de fausse violence,

de faux amour.

Ce n'est pas Julian qui a cr�� �a.

Si nous voulons changer les choses,

si nous voulons nous r�humaniser,

assumer la responsabilit�

de notre d�connexion et de notre dissociation extr�mes,

faisons-le ensemble.

Ne montrez pas Julian du doigt

en disant qu'il est comme �a

et pas nous.

Maman ?

- Papa ? Vous �tes l� pour quoi ? - Et toi ?

Et vous ?

Bon, on va arr�ter �a tout de suite.

On est l� pour avoir une discussion ensemble.

Je vais commencer, et on pourra partir.

Vos parents vous ont d�nonc�e.

S�rieux !

C'est vrai ?

Oui.

Ils vous d�noncent pour vous chasser de chez eux.

Parlons-en. Je vis chez mes parents.

Navr� de vous d�cevoir,

mais j'ai toujours v�cu chez eux, il n'y a pas de mal � �a.

Dans des tas de pays, on vit

avec parents, grands-parents, oncles, tantes.

Il n'y a aucun mal � �a si chacun y trouve son compte.

J'aime �tre chez mes parents,

et ils aiment m'avoir.

Je crois. � confirmer.

Je partirai, un jour.

Mais votre probl�me n'est pas la cohabitation,

c'est le fait que vous ne communiquez pas.

Vous voulez qu'elle parte,

mais vous avez tenu � ce qu'elle revienne apr�s la fac.

Vous lui faites le petit-d�j, vous critiquez l'autre devant elle.

Vous vous servez d'elle.

Vous, vous �tes geignarde.

Et ingrate.

Vous devez bosser, m�rir,

et surtout, mettre un pan talon.

Un vrai pantalon.

C'est pas dur.

Pardon, maman, et papa.

Pas que pour le pantalon.

Vos parents vous aiment, Holiday.

Vous les aimez.

M�me si �a para�t tordu, je sais que vous vous aimez.

Voici le bilan :

accepte d'abandonner les poursuites.

Mais �a ne vaut qu'une fois.

�vitez qu'il y ait une prochaine fois.

Je suis optimiste, j'ai la foi, je crois en vous.

Et je ne veux plus jamais revoir aucun de vous.

Super discussion.

Le verdict est unanime ?

Oui, M. le juge.

Dans l'affaire

contre Julian Sarco,

quel est le verdict, pour meurtre commandit� ?

Non coupable.

Pour le chef d'accusation de fausse alerte

� la police,

ayant entra�n� la mort d'un tiers,

quel est votre verdict ?

Coupable.

Concernant le chef d'accusation de complot

pour fausse alerte ayant entra�n� la mort d'un tiers,

coupable ou non coupable ?

Coupable.

Concernant le chef d'accusation

de menaces prof�r�es par �crit, l'accus� est-il

coupable ou non coupable ?

Coupable.

T'as peut-�tre pas vu,

mais les choses ont chang�, et je garde ce bureau.

Pas pour la fen�tre, m�me si j'aime regarder les voitures,

mais parce que je l'ai m�rit�.

Tu es parti, j'�tais l�.

Je suis l�.

Et je l'ai m�rit�.

C'est mon bureau.

Navr�e.

Non.

Je voulais vous remercier.

C'est mon petit gar�on.

Vous l'avez d�fendu.

Je vous dis merci.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.