All language subtitles for Flesh for Frankenstein 1973

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Original subtitles

CHAIR pour FRANKENSTEIN

Quelle est cette musique ? Je ne l'ai jamais entendue.

De le cornemuse.

Il y a quelqu'un derrière vous ?

Sortez !

Que je voie qui dort, au lieu de travailler.

Oh, je vois.

Vous êtes vautrés dans ma charrette.

Allons-y !

Allez !

Bons à rien.

Allez !

As-tu lavé les bouteilles et les éprouvettes au laboratoire ?

Oui Baron, j'y ai travaillé toute la nuit.

Pourquoi le laboratoire est-il dans un tel désordre, ces temps-ci ?

Pourtant j'y travaille d'arrache-pied.

Tu connais mon amour pour l'ordre et la propreté.

Comment puis-je travailler dans un tel foutoir ?

Quand j'étudiais avec le Professeur Blumberg, en France,

j'ai dû laver les sols durant deux ans,

avant de pouvoir mettre les pieds dans le laboratoire.

Vous savez que je crois en vos travaux.

Nous travaillons si dur ensemble.

Nous avons tout donné pour ce laboratoire,

et je vous en suis reconnaissant.

Je sais, je sais, Otto.

Tu es un très bon assistant.

Et tu as ramené de bonnes pièces.

Cette manus était parfaite.

Merci, Baron.

Maintenant, il nous faudrait un nasum parfait.

Oui !

Cela représenterait la quintessence

des idéaux Serbes.

Que voulez-vous dire par là ?

Les idéaux Serbes ? Je n'en ai jamais entendu parler.

Otto, tu ne comprends pas. La race Serbe est en descendance directe

de la glorieuse Grèce Antique.

Je l'ignorais.

Mais...

où trouver ce type de nez ?

En ville, Otto, en ville.

Je me rappelle, lorsque j'allais à l'école.

Notre gouvernante nous y amenait tous les jours, ma soeur et moi.

Et j'y voyais ces créatures.

Mais je n'avais pas le droit de jouer avec.

Parce que nous leur étions supérieurs.

Ce n'étaient que des paysans, des ouvriers.

Je me suis enfui plus d'une fois,

restant des heures dans les champs, à observer ces créatures.

Maintenant que nos études arrivent enfin à terme,

nous avons une femme superbe.

Et je suis sûr que, parmi ces gens,

nous trouverons notre nasum parfait.

Arrêtez-vous !

Venez !

Allons-y.

Allez, les enfants, allez.

Oh, Baron !

Quelle journée incroyable !

J'ai dû retirer les enfants de cette satanée école.

Vous aviez choisi cette école.

Oui, j'aimais cette école,

mais j'ignorais que cette sale petite vermine...

Parlez-moi plutôt du dîner.

Un dîner ?

Allez ! On y va !

Pas de temps à nous consacrer.

Toujours fourré dans son fichu laboratoire.

Quel cirque dans cette pièce.

Pourquoi la laisser ainsi ?

Je vous l'ai dit cent fois. Pourquoi avoir de belles choses,

si vous ne vous en occupez pas ?

Regardez les poupées par terre.

Ce n'est pas bien, vous savez ?

Allez, déshabillez-vous, et mettez vos habits pour jouer.

D'accord ? J'ai quelque chose à vous dire.

Je suis très contente que vous ayez quitté cette horrible école.

Les enfants à l'école n'ont rien à voir avec vous.

Vous êtes spéciaux. Vous êtes différents.

Des jaloux, en ville, racontent des histoires sur vos parents.

Olga !

Certaines choses sont vraies.

Quand ils parlent de ta mère,

parfois, ils disent la vérité,

parfois, ils mentent, parce qu'ils sont jaloux.

Les jaloux mentent toujours.

Donne-moi la brosse.

Je vais te faire belle.

Il faut toujours t'entourer de belles choses.

J'aime comme tu es belle.

Et ton frère...

a toujours recherché la beauté.

En fait, j'insiste là-dessus.

Le foie et les reins ont été retirés et mis dans des bocaux ?

Oui, je l'ai fait.

Débarrassons-nous de ce corps inutile.

Oui, Baron, d'accord.

Nous devrions envoyer les enfants à l'étranger.

Leur éducation y serait meilleure.

Pas du tout, ils apprennent bien plus avec nous.

Je ne veux pas les envoyer loin d'ici.

Mais c'est dans leur propre intérêt.

Mère et Père viennent nous voir dans une quinzaine.

Ils y sont opposés. Tu le sais bien.

Je ne suis pas pressée qu'ils arrivent.

Ils ne font que mettre leur nez dans nos affaires.

Erik, mange un peu de soupe.

Pourquoi t'en prendre à lui ?

Parce qu'il me paraît faible, ces temps-ci.

Je le trouve très bien.

Je me souviens d'un voyage avec Mère, il y a quelques années,

pour aller voir son frère, à Saint-Pétersbourg.

J'avais rencontré ce superbe danseur de ballet.

Il avait voyagé avec moi jusqu'à Monte Carlo.

Et tu te souviens nous avoir rejointes avec Père, à l'Hôtel de Paris ?

Oui, je m'en souviens.

Et que s'est-il passé ?

Mère l'a gardé pour elle.

Mère est une femme très pieuse.

Elle n'a agi que dans ton intérêt.

Une femme pieuse !

Pourquoi toujours t'en prendre à Mère ?

Je ne m'en prends pas à elle.

C'est juste qu'elle est égoïste.

Elle t'a laissé tous ses bijoux, non ?

Père t'a laissé les propriétés.

Il en a toujours été ainsi, dans notre famille.

Père ne m'aimait pas beaucoup non plus.

Et maintenant, tu t'en prends à Père !

Il ne t'a pas emmenée à Paris ?

Tu veux parler de ça ? Tu sais ce que j'y ai fait ?

Je suis restée tout le temps à l'hôtel, alors qu'il sortait avec une traînée.

Je ne comprends pas.

Pourquoi parler de ça devant les enfants ?

Les enfants ?

Que vais-je en faire, maintenant qu'ils ne vont plus à l'école ?

Pourquoi ne pas les emmener pique-niquer demain ?

Pique-niquer !

Encore un de ces fichus trous à creuser.

Je me demande ce qu'ils y mettent.

Je ne sais pas. Je les creuse, c'est tout.

Je voulais te parler.

De quoi ?

Tu es vraiment sérieux quand tu parles de devenir...

moine ?

Oui.

Je veux vivre cloîtré.

- Tu veux te balader en robe ? - Oui.

- Prier sans arrêt ? - Oui, je le veux.

Je ne t'ai jamais vu prier une seule fois.

Et d'un coup, tu veux faire ça toute ta vie.

Les moines travaillent dans les champs, comme nous.

Ce n'est pas si différent.

D'accord, mais tu sais ce qu'ils mangent ?

Du pain et de l'eau.

Et ça ne te dérange pas ?

Pas vraiment, ça va.

Je ne comprends pas, on a toujours été amis.

Si tu veux devenir moine, pourquoi pas ?

Tu sais ce que tu abandonnes.

Ça va.

Tu ne viens jamais avec moi, quand je vais voir les filles en ville.

Parce que... je veux rejoindre les ordres.

Pourquoi ne pas venir avec moi juste une fois ?

Ne t'inquiète pas.

Si tu ne sais pas comment faire, regarde-moi.

Tu comprendras vite.

D'accord.

Il y a eu un problème avec une trompe de Fallope.

Je dois la changer pour la renforcer.

Qu'as-tu trouvé d'autre sur cet homme ?

Ceci, Baron.

Un spécimen parfait.

Oui.

Les vésicules séminales.

C'est trop long.

Tu dois en changer un bout.

Prépare-le.

Cette colline est haute !

Regardez !

Le berger ne s'occupe pas de ses moutons.

Allez, mettez la couverture ici.

Et mangeons un peu.

Allez !

C'est à peu près ça.

Non, non, de l'autre côté.

Allez !

C'est ça.

Oh, mes pommes !

Elles roulent jusqu'en bas.

Allez, aidez-moi à les ramasser.

En voilà par ici.

Que se passe-t-il, ici ?

Rhabillez-vous !

Partez d'ici, sale traînée !

C'est encore vous.

Il faut que je vous parle.

Retournez à la basse-cour !

Et emmenez vos amis.

Venez.

Que se passe-t-il sur ma propriété ?

Je veux le savoir.

- Je surveillais les moutons. - Et la fille ?

Elle passait par là.

Depuis quand êtes-vous notre employé ?

Peu de temps.

- Et qui vous a engagé ? - Le contremaître.

Oui, je vous ai déjà vu.

Je vais devoir parler de vous à mon mari.

En fait,

j'aimerais vous voir demain matin.

Au château.

C'est compris ?

Enlevons tout ça d'ici.

Certaines personnes ne savent vraiment pas se tenir.

Il faut trouver la bonne tête pour ce torse.

Celle d'un homme fortement attiré par les femmes.

Par dessus tout.

Si nous parvenons à trouver un tel homme,

nous aurons toutes nos chances.

Cet homme que nous créons

tombera amoureux de ma femme zombie.

Ils s'accoupleront,

et elle portera les enfants que je veux.

Ils seront le point de départ d'une nouvelle race.

Totalement créée par moi.

N'écoutant que ma volonté.

Mais pour l'instant,

nous ne lui avons pas encore trouvé le mâle approprié.

Je sais où trouver un tel homme.

Il y a une maison en ville. Elle est particulière.

Vous voulez dire un bordel, Baron ?

- Oui. - Vous, Baron ?

Oui ! Tu crois que je n'y suis jamais allé ?

Quand j'étudiais la médecine,

la plupart des garçons y allaient.

Ils me demandaient toujours de les accompagner.

J'étais un très bon élève,

je ne quittais jamais mes livres,

pas même pour une heure.

Mais j'étais assez stupide pour vouloir faire partie d'un groupe.

Une fois, j'ai délaissé mes livres, et je les ai rejoints.

Que s'est-il passé ?

C'était horrible.

Toutes ces femmes

avec leurs grosses poitrines flasques et déformées.

Le genre à donner du plaisir.

Avec leurs mouvements obscènes, leur langage ordurier.

Comment comparer ces femmes avec ma superbe création ?

Ou même avec ma soeur.

Pour trouver un homme prêt à faire l'amour à tout prix,

il faut aller à cet endroit.

Qui est-ce ?

C'est toi ! Entre !

Bonjour, Biva.

- Sonia. - Oui ?

Sonia, voici mon ami Sacha.

Il est nouveau par ici.

Si on lui donnait du bon temps ?

Vous êtes sur que c'est par ici, Baron ?

Bien sur ! Je me souviens bien de cette époque.

C'est juste là.

Nous allons y entrer, Baron ?

Y entrer ? Pourquoi faire ?

Quelle idée ! Bien sûr que non !

Excusez-moi, Baron.

Ça va Otto, nous attendrons dehors.

Pourquoi n'es-tu jamais venu avant ?

Je travaille trop.

Tu aimes ?

C'est une de ces portes.

Surveillons les allées et venues.

Quelqu'un se fait battre ?

Ils aiment les choses étranges.

Deux femmes.

Un homme.

Il doit être très puissant.

Regarde sa tête.

C'est lui !

C'est l'homme que nous voulons.

C'est bon, rentrez.

Allons chercher le matériel.

Nous reviendrons l'attendre cette nuit.

Viens ici.

Viens.

Viens.

Je suis contente que les enfants soient déjà couchés.

Nous avons fait un sacré pique-nique.

Olga, vous avez eu beaucoup de travail,

et ça va être encore pire, puisque désormais,

les enfants sont sous votre responsabilité,

et on n'y peut rien.

Dites bonne nuit à votre mère.

Demain matin, j'attends un visiteur.

Je voudrais que vous prépariez un très bon petit-déjeuner.

Pour deux.

C'est lui, le voilà !

Mais il n'est pas seul.

Il est avec quelqu'un.

Il aide quelqu'un.

Quelqu'un qui a l'air vraiment ivre.

Débarrasse-toi de l'ivrogne, Otto.

Oui, Baron.

Et laisse-moi le Serbe.

Baisse-toi.

C'est juste ce qu'il me fallait.

Il est superbe !

Je savais qu'on le trouverait.

Otto ! Regarde-le !

Voici enfin la bonne tête, avec le parfait nasum,

pour mon zombie mâle.

La dernière étape de l'opération arrive à son terme.

Je suis impatient de voir le résultat.

Je suis certain, Baron, qu'avec les efforts que nous...

que vous avez fournis,

tout se passera au mieux.

Bientôt, j'aurai le Serbe dans mon laboratoire.

La perfection deviendra réalité.

Oui, en effet,

L'expression "Jeunesse Servante" va trouver une incarnation.

Mon travail est la continuation

du travail inachevé de l'Homme sur Terre.

Le raffinement suprême.

Mais cette fois, ça a coûté une vie.

Vous créez des miracles, Baron.

Nous sommes au seuil, Otto,

d'une création qui nous débarrassera de l'ordure

qui peuple cette planète, et la remplacera.

Leur loyauté n'existera qu'envers moi.

Je serai l'objet de leur allégeance.

Écoute le cœur.

Entrez.

Vous voulez me voir, Madame ?

Oui.

Je n'ai pas l'habitude de gérer mes affaires au lit, jeune homme.

Cependant, ce matin, lorsque je suis sortie du lit,

je ne me sentais pas bien, et je me suis recouchée.

Nous avons parlé de vous, avec mon mari.

Et nous trouvons que votre comportement sur notre propriété est dégoûtant.

Vous vous comportez comme un animal.

Et nous pensons sérieusement à vous renvoyer.

Je ne suis venu que pour dire au revoir et toucher ma paie.

Je dois partir, de toute façon.

Partir ?

Aussi soudainement ?

Vous sembliez vous plaire ici, hier après-midi.

Pourquoi ? Pour la fille avec qui je vous ai vu ?

C'est votre chérie ?

Non, c'est juste une gentille fille.

Pourquoi, alors ?

Si j'avais su que vous étiez capable de causer tant de problèmes,

je n'aurais pas perdu mon temps

à vous offrir une chance de progresser,

à vous donner une place dans cette maison.

Désolé, c'est mon ami.

Votre ami ? Vous leur avez dit que vous veniez ici,

ils ont dû vous raconter des inepties sur mon compte.

Je n'aurais jamais cru que ces idiots se mêleraient de mes affaires.

Vous ne comprenez pas,

c'est arrivé la nuit dernière.

Je vous écoute.

Avec mon ami, j'avais bu. Nous rentrions chez nous.

Quelqu'un m'a assommé,

a tiré mon ami dans les buissons et lui a coupé la tête.

Un cauchemar.

Non, ce n'était pas un cauchemar.

Quand je me suis réveillé, il était décapité.

Je l'ai enterré sur le bord de la route.

Pourquoi ne pas s'en prendre à vous ?

Je ne sais pas.

Drôle d'histoire.

Vous avez dit à quelqu'un que vous veniez ici ?

Non.

Bien.

Vous êtes en sécurité ici,

personne pour vous espionner...

Personne ne sait ce qui se passe dans cette maison.

Avec un assassin qui rode,

je vais avoir besoin de protection.

Je suis sûre que si vous aviez été sobre,

vous auriez aidé votre ami.

Vous avez l'air fort.

Très fort.

Oui, Madame.

Vous êtes très beau.

Oui, Madame.

Mon mari ne m'aime pas.

Il n'a épousé qu'un nom.

Pour les enfants, pour la propriété.

De temps à autre, j'ai besoin de quelqu'un ici.

Je me sens seule.

Je suis heureuse qu'on ne vous ait pas fait de mal.

Vous voulez que je commence à travailler tout de suite ?

Oui.

Superbe.

Nous avons eu de la chance

de trouver un torse parfait en un seul morceau.

L'incision est superbe.

Aucun signe de contusion.

Prêt ?

Je vais droit à son système digestif.

Écartons.

Ouvrons.

Les reins.

La vésicule biliaire.

Le foie.

Remarquable.

Après ce que tu as enduré la nuit dernière.

Quelles seront mes autres tâches dans la maison ?

Olga doit s'occuper des enfants.

Tu peux nous servir le dîner.

D'accord.

Au fait, nous avons au château une plomberie des plus modernes.

Je veux que tu t'en serves tous les jours.

Tu comprends ?

Oui, Madame.

Otto !

Incline la table.

Je vais bientôt te donner la vie. Ça va te plaire.

Pourquoi me regardes-tu ? Dégoûtant ! Tourne-toi !

Mon zombie mâle est presque fini.

Il ne me manque plus que le sang. Peut-être cette nuit.

Bientôt, tu me donneras les bons enfants.

Les enfants que je désire.

Otto !

Fais-moi descendre.

Pour connaître la mort, Otto,

il faut baiser la vie dans la vésicule.

Je me demande si votre père est à la maison.

Allez regarder.

Voulez-vous aller au château ?

Je suis contente de t'avoir trouvé, je t'ai cherché partout.

Tu sais que je suis toujours ici.

Tu aurais pu être dehors, au laboratoire, ou ailleurs.

Je t'ai trouvé et je voulais te parler.

À quel propos ?

Il y a un nouvel employé au château,

et je ne voulais pas que tu t'inquiètes.

Que veux-tu dire ?

Tu es très occupé, les enfants ne vont plus à l'école,

Olga a fort à faire, alors je nous ai trouvé du personnel.

Mais comment en as-tu trouvé une aussi vite ?

Ce n'est pas une femme, mais un homme.

Un homme ? Pourquoi pas une femme ?

Tu connais les filles d'ici.

Des moins que rien.

Elles veulent juste voler mes bijoux, essayer mes vêtements.

Alors, j'ai engagé un homme.

Katrin, nous étions d'accord

pour qu'aucun homme ne travaille au château,

afin de ne pas me déranger.

Il ne te dérangera pas.

Je l'ai vu à l'oeuvre,

et il aura beaucoup de travail.

- Je l'espère. - Tu peux en être sûr.

Où est ton mari ?

Il travaille. C'est très dur.

Un homme très intelligent.

Tu le verras ce soir au dîner.

Il se fiche que tu le trompes ?

Il pourrait me causer des problèmes.

Pourquoi donc ?

Il a son travail et j'ai ma vie.

Nous avons deux enfants,

tu les as vus la première fois qu'on s'est rencontrés.

Tu les trouves beaux ?

Oui.

C'est pour eux que nous sommes encore ensemble.

Pour les élever convenablement.

Nul ne s'est approché autant que moi

de la compréhension du mystère de la vie intelligente.

J'ai fait peu d'erreurs,

et j'ai appris de chacune d'elles.

Assure-toi que les électrodes soient placées précisément...

au point critique d'énergie.

Mets sous tension.

Oui, Baron.

Pose la main. Une main sur la région cérébrale.

Ils bougent, Otto !

Arrête l'électricité.

Descends-le.

Otto, ce que nous avons devant nous est incroyable.

En effet, Baron.

Voyons si ils peuvent bouger.

Bras.

Bras.

Tête.

Tête.

Plus vrais que nature !

Les réflexes fonctionnent parfaitement.

Quelle souplesse.

Cela dépasse mes attentes.

Je suis si heureux pour vous, Baron.

Je suis comblé.

Pas encore. Il reste encore une chose.

La conception et les enfants.

Si seulement il y avait un moyen de réduire la gestation.

Comment attendre neuf mois,

avant d'avoir mon premier enfant ?

Il le faut.

La science ne peut changer certaines choses.

L'honneur que vous me faites, en m'impliquant dans cette réussite,

est plus que je ne le mérite, Baron.

Je les amène à table.

Approuvez-vous mon nouveau domestique, Baron ?

Tu n'es pas la seule à faire des présentations ce soir, ma chère.

- Otto ! - Oui, Baron.

Amène mes invités à la table.

Oui, Baron.

Un très beau couple, Baron.

Ils m'assistent au laboratoire.

Ce sont des cas médicaux intéressants.

Ça crève les yeux.

Si j'avais su que tu serais si généreux

en engageant ce couple, je n'aurai pas été si modeste

au sujet de ma propre acquisition.

Merci, Nicolas.

Vous venez de la ville ?

Je vois.

Ont-ils été victimes d'un accident Baron ?

Pas vraiment.

Non, ils ne doivent pas manger.

Ils ne sont pas encore prêts à manger de la nourriture solide.

Venez là.

Ce nouveau domestique est étrange, ma chère.

Particulièrement envers mes invités.

Que s'est-il passé ?

Vous connaissez ces deux personnes ?

Je ne connais pas cette fille.

Lui, c'était mon ami.

Celui qui a été tué l'autre soir.

Vous aviez donc fait un cauchemar.

Vous voulez lui parler ?

Après tout,

nous ne sommes pas si stricts que ça.

Ce n'était pas...

exactement lui.

Vous racontez n'importe quoi.

Qu'entendez-vous par "pas exactement lui" ?

Il n'était pas si grand. Il faisait à peu près ma taille.

C'était bien sa tête, mais pas son corps.

C'est vrai qu'il est très grand.

Quel métier fait votre mari, déjà ?

C'est un chercheur. Il passe son temps dans son laboratoire.

Je ne sais pas exactement. Nous avons chacun notre vie.

Vous devez bien savoir.

Vous dînez ensemble tous les soirs.

Quelques mots par-ci, par-là.

C'est en rapport avec l'électricité.

Où travaille-t-il ?

Dans son laboratoire, dans l'autre aile du château.

Nul n'y a accès.

Il l'a construit il y a quelques années pour être tranquille.

Seuls lui et son assistant...

vous savez, cette créature étrange qui est toujours à ses côtés,

ont le droit d'y entrer.

Je dois voir ce laboratoire

pour savoir ce qui est arrivé à mon ami.

Vous ne pouvez pas.

C'est impossible.

Oubliez votre ami.

Vous avez vu ce qui s'est passé ce soir.

Je ne peux pas l'oublier.

Il le faut.

Vous ne pouvez pas vous promener seul dans le château.

Nous avons mieux à faire.

Pourquoi s'intéressent-ils tant au nouveau domestique de ma femme ?

Il doit avoir une caractéristique qui les attire.

Il me dit quelque chose, Baron.

C'est normal ! Ils se ressemblent tous.

Sauf mon serviteur.

Il n'y en a pas d'autre comme ça.

Il est unique, Baron.

Je suis toujours à la recherche d'idées nobles et d'objets antiques.

Ma soeur et moi sommes semblables.

Parfois, elle aime fourrer son nez partout.

Il est toujours enfermé ?

Je vais prendre pour nous deux.

Il faut vraiment que tu me fasses rentrer au labo.

Que faites-vous dans cette partie du château ?

Ma femme ne vous a pas dit de ne pas venir ici ?

Non, elle n'a rien dit.

Je ne veux personne dans cette aile.

Si vous prenez de telles initiatives,

vous ne travaillerez pas longtemps ici.

Je ne comptais pas rester.

Pourquoi ? La ferme vous manque ?

Peut-être.

Vous y êtes chez vous.

- Où es-tu ? - Oui, Baron !

Viens ici.

- Qu'est-ce ? - Je ne sais pas, Baron.

- L'as-tu renversé ? - Non, Baron ! Non !

Il n'est pas tombé tout seul.

Je ne sais pas, Baron,

mais je vais nettoyer tout de suite.

Je ne peux pas aller par là. Il m'a vu et risque d'y retourner.

Il y a un autre passage pour y aller ?

Dépêchons-nous.

Le milieu médical aimerait s'attribuer ma réussite.

Et l'appeler "Un bond en avant pour la médecine".

Ils ne peuvent pas.

C'est un bon en avant pour moi !

Désormais, sa beauté va être appréciée.

Descends-la.

Lève-le aussi.

Le cerveau contrôle ce corps massif et puissant.

Un tel moment n'est pas arrivé depuis Adam et Ève.

Regarde ses yeux.

Il contemple le femme parfaite.

Il n'a jamais vu quelqu'un d'aussi beau.

Viens. Rapproche-les.

Embrasse-le.

Embrasse-le !

Qu'attends-tu ?

Elle est tienne !

Touche-la !

Embrasse-le !

Est-ce possible ?

Aurions-nous échoué ?

Quelqu'un a dû les endommager.

Quelqu'un est entré dans le laboratoire.

Embrasse-le !

Otto ! Ce n'est pas vrai !

On a touché à notre création.

Qu'attendez-vous ?

Embrasse-le !

Ça ne marche pas.

Recouche-les !

Habille-les. Qu'ils soient prêts à partir.

Réveille-toi !

Allez, réveille-toi !

Qu'est-ce... Que fais-tu ici ?

Je viens de voir le travail de ton mari.

Quel travail ?

Le laboratoire est une vraie boucherie.

Comment y es-tu entré ?

Les enfants. Ils m'ont montré le chemin.

Comment oses-tu ?

Comment oses-tu me réveiller en pleine journée,

alors que tu me sais insomniaque !

Comment oses-tu espionner le Baron ?

Depuis quand les serviteurs ont de telles présomptions ?

Votre mari retient mon ami et une fille dans son laboratoire,

et fait des expériences sur eux.

La fille est inconsciente et mon ami est si faible qu'il peut à peine bouger.

Le Baron a étudié la médecine,

et peut-être vos amis sont-ils malades

et nécessitent son aide ?

Parfois, lorsque le Baron rencontre des gens qui l'intéressent

et qui sont malades, il les soigne, comme son serviteur.

Cet homme lui doit la vie.

D'accord. Je pensais que vous ignoriez cela,

et voudriez vous enfuir.

M'enfuir ? Mais de quoi ?

C'est ma vie ! Ma maison ! Je ne suis pas captive.

Ne vous mêlez pas du travail du Baron.

Je vous en prie, ne vous en mêlez pas.

Ce qui peut vous paraître étrange

fait partie des plans du Baron.

Il sait ce qu'il fait.

Moi aussi.

Et je ne le laisserai pas continuer.

Comment oses-tu me parler de la sorte ?

Tu ne vas pas le laisser continuer quoi ?

Comment oses-tu me contredire ?

Qui es-tu ? Tu n'es rien ! Bon à rien !

Traînée !

Paysan !

Comment oses-tu t'en aller ?

- Quelque chose s'est mal passé. - Mais quoi ?

Le mélange de sang était peut-être mauvais.

Tu étais le seul au courant.

Quelqu'un pourrait être entré dans le laboratoire.

Mais qui, Baron ?

Les enfants ?

Ils n'auraient pas osé.

Ma soeur.

Ma soeur, elle m'a toujours jalousé. Toujours !

Nous avons échoué.

Une superbe femme serbe...

Tout le monde aurait succombé. Tout le monde !

Peut-être que la tête de cette créature ne valait rien.

Ce nez parfait !

Ce nez parfait !

Avec un cerveau correct, c'était le roi que je désirais.

Et nous avons échoué !

Nous devons réessayer.

Otto, nous devons réessayer !

Je vais prouver que nous pouvons le faire !

Et tout de suite !

Tu dois m'aider, Erik.

Quelqu'un m'espionne.

On s'est introduit dans le laboratoire,

et parlé à mon cobaye.

Je n'aime pas ça.

Vois-tu quelqu'un qui aurait pu prendre des choses au laboratoire ?

Non.

Et le nouveau domestique de ta mère ?

Il aurait pu y entrer et prendre des choses ?

Non.

On y est entré, pourtant.

Il manque des choses.

Tu dois m'aider.

S'il te plaît, promets-moi de m'aider.

C'est très important pour moi.

Je sais que c'est toi.

J'ignore comment ils ont fait ça.

C'est ma faute.

Je n'aurais pas dû t'emmener là-bas, ni me soûler.

J'aurais pu t'aider.

Il est fou.

Mes expériences ont été dérangées.

Et tu étais la seule à être au courant.

Moi qui croyais que tu ne t'intéressais pas au sexe.

Ne crois pas que j'ignore ce que tu fais avec ce domestique.

Je vous surveille.

Les bonnes vieilles méthodes de papa.

Tais-toi !

Dévergondée !

Es-tu entrée dans le laboratoire ?

Pourquoi devrais-je me confier ?

Parce que j'ai tout fait pour toi.

Je t'ai donné tout ce que tu voulais.

Je n'ai jamais interféré dans ta vie sexuelle dépravée.

Ni celle de tes amis, n'est-ce pas ?

Si je parle, que feras-tu pour moi ?

Maintenant.

Que veux-tu ?

Il y a quelque chose d'intéressant dans ton laboratoire.

Quoi ?

Ton invité.

- Il n'obéit qu'à toi ? - Oui.

Et à moi ?

Seulement si je lui demande.

Alors... dis-lui que je le veux ici.

Seul.

Dis-moi ce que tu sais.

Mon domestique est son ami.

Et à cette heure,

il est sûrement dans ton laboratoire.

Je sais où est le reste de ton corps.

Je l'ai enterré moi-même.

Revenons avec une arme, qu'il te refasse.

Non...

Je m'en fiche.

Ça n'a aucune importance.

Ça va peut-être aller.

C'est toujours ton cerveau.

Pas vraiment.

Je ne t'ai jamais compris.

Respirer est toujours mieux que ne pas respirer.

Non. Je voudrais être mort.

J'ignore pour elle,

mais je pense que c'est pareil.

Non, allons-y.

Viens.

Si elle peut partir, toi aussi. Viens.

Où allez-vous ?

Nous partons. Vous ne nous arrêterez pas.

Vous ne partez pas.

Ils restent ici et vous aussi.

Prends-le !

Il ne prend personne. Il vient avec moi.

Fais ce que je demande !

Assomme-le !

Fais quelque chose, Otto !

Attrape-le !

Lève-toi, idiot !

Attrape-le !

Vous ne sortirez pas d'ici vivant.

Vous êtes fous !

Vous ne vous en sortirez pas comme ça.

Assomme-le, mais ne le tue pas.

N'abîme pas sa tête.

Je garde sa tête pour mon zombie.

Il a sûrement les instincts que je recherche.

Nous sommes enfin débarrassés de ce pouilleux.

Tu as fait une erreur avec celui-ci.

Il te convenait, à l'origine.

J'ai changé d'avis.

J'attends la nouvelle expérience.

Déjà, Katrin ?

Oui.

Ton nouvel homme est disponible ?

Il est prêt.

Viens ici.

Lui as-tu dit ce que je voulais ?

Je suis prête à lui dire ce que je veux.

J'espère que tu sauras te modérer.

Que veux-tu dire ?

Ses blessures sont encore à vif.

Je te montre.

Touche ici et ici,

mais pas là.

C'est très récent.

Je te le ramène dans deux heures,

Pas indemne...

mais intact.

J'espère que tu y parviendras.

Va avec ma soeur, et fais ce qu'elle demande.

Cela te convient ?

Que voulez-vous ?

Mais, Baron !

Il est trop précieux pour quitter le laboratoire

sans votre supervision.

Tais-toi ! Otto, ma soeur m'a aidé,

je lui suis reconnaissant.

Tu n'as pas su me donner l'information que je voulais.

Tu savais qui venait dans le laboratoire ?

Elle le savait.

Alors pourquoi pleurnicher ?

Mon travail a été saboté.

J'ai trop à faire dans mon laboratoire

pour interférer dans les loisirs de ma soeur.

Mais, Baron, elle va l'abuser,

le gâter,

l'abîmer.

Assez, Otto !

Tu connais bien mes habitudes.

Qu'est ce que ça peut lui faire ?

Merci, mon frère.

Que fais-tu là ?

Va chercher des produits.

Tant qu'il est frais,

il faut le démembrer immédiatement, pour éviter les problèmes.

Qu'attends-tu ?

D'accord, je vais le faire, idiot.

Viens, j'attends !

Attache-le et surveille-le !

Enlève-la d'ici !

Quelle journée.

Il me dit toujours quoi faire.

Tu feras tout ce que je veux ?

Que voulez-vous ?

Ce que je demande est ce que je veux.

Viens au lit.

Enlève tes chaussures.

Tu vas rester comme ça ?

Approche-toi.

Touche-moi.

Pas comme ça.

Délicatement.

Là.

Allez.

Plus bas.

Remonte ta main.

Touche moi.

Ramène-moi vers toi.

Prends-moi plus fort.

Serre-moi plus fort.

Plus haut.

Serre-moi.

Pas si fort !

Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?

Je ne peux plus respirer !

Arrête !

Arrête !

Le Baron a accordé à sa soeur pour sa loyauté d'un jour,

deux heures avec sa créature.

Pour une vie de loyauté,

je prends ma récompense.

J'ai mes droits.

J'ai plus de droits sur cette fille que la Baronne sur ce gars.

Chaque jour, le Baron travaille dans le laboratoire.

Moi aussi.

Je ne profite jamais.

Il n'a jamais fini sa médecine, mais moi,

moi j'ai tout appris sur le terrain, pas dans les livres.

Et désormais, je sais comment le faire.

Tu veux voir ?

Je te montre.

Tu es si belle.

Si merveilleuse.

Tu es une création si parfaite.

Je vais voir en toi.

Je dois entrer.

Elle... Elle est fichue !

Ce n'est pas vrai.

Non.

Ça ne peut être vrai.

Qu'est-ce que tu me fais ?

Tu as détruit ma femelle.

Tu as posé tes sales mains sur elle !

Mais vous l'aviez fait, Baron.

Salaud !

J'avais étudié, je savais comment le faire.

Tu es fichu, toi et tes sales mains.

Tu vas payer,

après tout le mal que j'ai eu à la créer.

Ses organes à l'air libre,

Comment faire pour trouver une nouvelle femme ?

Quand je t'ai pris comme apprenti, tu ne savais rien de la médecine.

Voilà ce qui arrive

avec les gens qui ne connaissent rien à la médecine.

C'est de ta faute.

Tu as couché avec ma femme.

Je t'ai vu, ça te plaisait.

Un paysan !

Oh non.

Oh non.

Katrin.

Ma... Ma femme.

La mère de mes enfants.

Tu l'as tuée !

Ma soeur,

ma jolie soeur.

Tu l'as tuée.

Tue-le.

Tue-le !

Écoute mes ordres !

Je veux que tu le tues !

Tu comprends ?

Ce n'est pas ton ami.

Je suis ton ami, je t'ai créé.

Tue-le !

Arrête !

Obéis-moi !

Retourne sur ta table.

Arrête !

Arrête-toi !

Ne bouge plus.

Ne bouge plus !

Arrête !

Tout est de ta faute !

Je vais te le faire payer,

fauteur de trouble !

Je suis fichu.

C'est la fin de mes expériences,

mais mon travail me survivra.

Je ne mourrai pas vraiment.

Mon travail est inachevé.

Mais je sais

que j'ai travaillé dans la bonne direction.

Je n'avais personne, juste un laboratoire,

et un rêve.

La fille est morte,

mais il vit.

Il montrera mon génie au monde entier.

Dans la mort, il y a peut être la richesse.

Et la perfection.

Je voulais prouver...

que...

créer...

J'ai fait...

de mon mieux...

Il ne te donnera plus d'ordres.

Il a eu ce qu'il méritait.

Descends-moi, qu'on s'en aille.

Si je te descends, que feras-tu ?

Je t'emmènerai voir un vrai médecin.

Je ne peux pas te faire descendre.

Je dois mourir.

Pourquoi ? Il est mort, maintenant.

Je suis plus semblable à eux qu'à toi.

Ma place est ici.

C'est terrible, mais l'amour n'existe pas pour moi.

De quoi tu parles ?

Je suis ton meilleur ami.

Tu me connaissais avant,

mais plus maintenant.

Je dois mourir.

FIN

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