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Hurlement de loup.
Cris d'oiseaux nocturnes.
Un chien gémit.
Stridulations, hululements.
Craquements.
Aboiement.
-Les enfants doivent voir un médecin !
-On n'a pas le choix, arrête !
Elle pleure.
-Non !
Elle crie.
Il claque la porte. Je t'en supplie !
Laisse-moi
sortir !
Il arme le fusil.
Coups de marteau au loin, bruits d'outils.
-De l'autre côté...
- Tenez. - Merci.
- De rien. Bonjour. - Bonjour.
-Je suis à la recherche de cette femme.
-Oh, Suzanne !
Pourquoi vous la cherchez ? - C'est ma mère.
-Comment...
Mais...
Eliane !
Eliane !
Eliane !
- Oui, oui ? - C'est Gabriel...
(Le gamin.) - C'est pas vrai...
Elle a été assassinée ?
-Oui.
On a retrouvé son corps dans un appartement du Vieux-Lille.
-Ta mère était quelqu'un de bien...
Une femme exceptionnelle.
-Et je peux vous demander
Comment vous l'avez connue, quels liens vous aviez avec elle ?
-On a monté
Une communauté dans les années 70.
On accueillait des jeunes en déshérence,
cherchant un refuge pour se reconstruire,
des gens rejetés par leur famille
pour leurs croyances ou leurs différences.
-Quand Suzanne a frappé à notre porte,
Tu avais à peine deux ans.
Elle fuyait ton père,
Un homme très violent.
-Yohann Richer.
-Oui. Elle est restée avec nous quelques années,
Puis un jour, elle a disparu, sans prévenir.
-Pourquoi elle est partie sans prévenir ?
-On n'a jamais su. Chez nous,
on est des gens libres.
Le départ de Suzanne ne nous a pas inquiétés.
Tu penses que c'est ton père
Qui l'a tuée. - J'en sais rien.
Et si un jour, j'ai enfin la réponse à cette question,
elle ne viendra pas de Yohann Richer.
Et sinon, y avait pas une personne,
dans votre communauté,
Avec qui elle aurait entretenu des liens de confiance ?
-Il ne reste plus personne de cette époque.
Nous sommes les derniers.
- Oh... - Attends... Ca, c'est rien.
Juste un petit malaise.
A nos âges, un rien
nous fatigue.
N'est-ce pas ? Sonnerie.
Et puis, te revoir,
ça nous a...
-Désolé, je dois y aller.
Je reviendrai vous voir.
Bruissement des feuilles.
-J'attends que la PTS termine et je ramène tout au labo.
Vous m'entendez ?
-Bon sang, je fais ça avec le pouce ! Ca veut dire quoi ?
Je dois tout recommencer ! - Recommencer quoi ?
-A compter.
J'inspire 4 secondes, je bloque en 2, j'expire en 6,
5 fois de suite.
-C'est quoi, ce machin ?
-Comme j'ai arrêté de fumer,
Mon amoureux me l'a offert pour gérer ma... Ma zénitude.
- Ca marche ? - A vous de me le dire.
-Je vois pas la différence.
-Super. C'est toujours un plaisir de discuter avec vous, doc.
-Vos collègues sont en RTT ou quoi ?
Ah, Alain ! Attends ! - Vous avez encore été pris
Dans les bouchons ? - Bonjour, patron.
-Salut. Euh... Oui... Salut, doc.
On est en retard parce que... - Je t'ai rien demandé.
- Pardon pour le retard. - Parce que...
-Je m'en fous.
C'est quand, la crémaillère, que je vous offre un réveil ?
Bonjour, patron. - Tu nous expliques ?
-Ils installent des collecteurs d'eau de pluie.
Les ouvriers les ont déterrés.
Mais vu l'état des corps, ils sont difficiles à identifier.
-Les 4 squelettes, c'est tout ce qu'on a ?
-5, avec le chien.
-C'est un homme ou une femme ?
-Une femme.
Les enfants, on attend le retour du labo.
-Doc ! Je peux ?
-Oui.
-C'est de l'ambre.
C'est censé calmer
les douleurs dentaires
des tout-petits.
-Doc !
On sait
Depuis quand ils sont enterrés ?
- Une dizaine d'années. - La cause
de la mort ? - La femme a reçu
une balle en pleine poitrine.
-Les enfants ?
-On attend l'autopsie,
mais pas bien vieux, vu leur dentition : 6 ans, 4 ans
Et moins de 3. - Les résultats ?
- Demain ou après-demain. - Demain, c'est bien.
-Ben, merci,
J'ai passé la nuit avec !
Allez, on y va !
-On dirait qu'ils dorment, comme ça.
-"Les Endormis", ça vous va ?
-Mm.
-Une femme, trois enfants.
On pense tout de suite au père. - Probablement !
J'ai toujours eu du mal avec ce genre de salopards.
-C'est un salopard qui a pris soin de ses victimes.
Ils sont disposés avec précaution, dos au sol, parfaitement alignés.
Et la présence des colliers...
Y a quelque chose de sacré dans la mise en scène,
comme un hommage.
- Mm. - Mais y a un truc bizarre.
Y a dix ans, ce terrain était déjà dégagé.
Pourquoi prendre
le risque de les enterrer là ?
-Parce qu'il y a cet arbre.
A mon avis, il doit faire partie de son délire.
Il détache un morceau d'écorce.
Vous pouvez venir voir ?
-Pourquoi un hexagone ?
-Ca doit symboliser quelque chose, mais quoi ?
-Cinq squelettes, un hexagone.
On a affaire à un gros psychopathe.
Sonnerie d'école.
-Au revoir !
-Bonjour.
Bisou, mon grand.
Au revoir.
- Bonjour. - Bonjour.
...
-Quoi de neuf, messieurs dames ?
-Des agressions, des homicides, rien qui renvoie à un hexagone.
-J'ai encore des lacunes en araméen,
mais côté hexagone, je m'y connais :
forme remarquable de la géométrie sacrée,
symbole de la rigueur collective,
fondement de la beauté, de la sagesse.
-Darius, je peux
t'emprunter Duchesse ? - Oui, bien sûr.
-S'il te plaît.
-Euh... Ben, OK.
Il soupire.
-Tu sais qu'on recrute un chef de brigade à la Crim' ?
-Euh, oui... J'ai entendu ça.
-C'est son futur bureau.
-D'accord.
- Ca te plaît ? - Ben...
Je sais pas... C'est un bureau. Vide, en plus.
-Mais...
Tu t'y verrais bien ?
- Vous me proposez le poste ? - La hiérarchie
Veut placer un cador de la SRPJ de Bordeaux.
Mais, moi, j'ai soutenu ta candidature.
-Ben, merci.
Mais... Enfin...
Pourquoi moi ?
-Parce que t'es faite pour ça.
Alors ?
-Alors, pardon, mais je peux pas répondre comme ça.
Je dois réfléchir. - Tu vas rester aux archives
Jusqu'à la retraite ? Tu vaux mieux que ça.
Bon. T'as deux jours, je ne peux pas plus.
Il soupire.
Tiens. Je t'ai mis les affaires en cours
et les profils de tes futurs collègues,
Histoire que tu passes pas à côté de ta carrière.
...
On entre. - Bonjour.
- Bonjour. Comment ça va ? - Ca va mieux.
Désolée pour hier, j'étais pas en forme.
-Ca s'est pas vu.
Alors, cette soirée ? - Peu palpitante.
Les os, c'est pas bavard,
surtout en l'état.
Mais la grande, c'est une fille, et les deux petits, des garçons.
D'après son crâne,
la femme avait la trentaine,
et l'ADN est formel :
C'est la mère des trois enfants. - Son ADN est fiché ?
- Non. Rien de ce côté. - Et le chien ?
-C'est un berger malinois.
- Les petits sont morts comment ? - Je sais pas encore.
Je vais mettre des os dans du méthanol
Pour rechercher des produits toxicologiques.
-Pas de portrait-robot ?
-Si, grâce à mon nouveau logiciel et à partir du crâne de la mère,
j'ai eu ça. - C'est génial,
Angie, ça !
Merci. - Bravo !
Et... Y a pas les cheveux ?
-Non, pas les cheveux.
-Ah... Bon, ben, c'est bien quand même.
Super.
Merci.
Bon courage.
-Merci.
-Alors ?
-Quoi ?
-Comment ça s'est passé
avec Chistera ? - Ah, euh...
Bien. Simple rendez-vous pour mon évaluation annuelle.
C'est fait.
- Mm. OK. - C'est tout ?
-Ben, oui, c'est tout.
-Moi, il m'évalue pas. Je suis beaucoup trop fort.
-Vous venez deux minutes ?
-Ouais...
-Selon Angie, nos Endormis sont tous de la même famille.
Le père, principal suspect, doit être dans la nature.
Marijo, il faut que tu épluches
tous les cas de disparition d'une mère et trois enfants
Depuis les années 2010.
Et transmets ce portrait-robot
à tous les commissariats et gendarmeries
Pour un appel à témoins. C'est OK ? - OK.
-Ben, Duchesse, faites le tour des bijouteries
et sites de vente sur Internet pour essayer
De remonter jusqu'à l'acheteur. OK ?
-C'est parti.
- Patron, je peux vous parler ? - Je t'écoute.
-Euh... Non. En privé, s'il vous plaît.
-Bon... Eh bien, je vous écoute, Mlle Lacorderie.
-Euh...
Je voulais...
Je voulais vous présenter mes excuses.
Parce que j'ai été dure avec vous.
Je suis allée un peu trop loin.
En fait, j'étais en colère,
J'avais besoin d'un coupable et c'est tombé sur vous.
Les absents ont toujours tort, comme on dit, non ?
Je sais que vous y êtes pour rien dans cet accident.
J'ai eu peur...
J'avais peur,
Alors, je suis devenue excessive, c'est tout.
Un peu trop excessive.
Pourquoi vous dites rien ? Dites quelque chose.
-Parce que je crois
que tout ce qu'il y a d'important dans cette vie
Se passe de regard à regard.
Donc, ça va.
Moteur coupé.
Voix d'enfants, ambiance d'école.
-(Gaspard !) Gaspard, viens...
Ca va, bonhomme ? Tu vas bien ? Tiens, c'est pour toi.
Dis à personne qu'on se voit ici.
Ca va ? T'as toujours mal à la jambe ?
-Ca va. Maman a dit que si tu revenais,
T'allais aller en prison.
Sonnerie. - Mais non !
Non, attends ! Est-ce que t'as vu
Un médecin ? - Arrête !
-On est en retard !
-Allez,
tous en rang !
-Je doute un peu,
Mais c'est parce que la Terre est plate.
Allez, au revoir, monsieur...
Oui, au revoir, madame, c'est pareil.
Elle soupire.
- Ca va ? Ca se passe bien ? - Oui.
- L'appel à témoins a l'air confus. - Non, on avance bien.
On a l'ado en mal de reconnaissance,
la femme qui accuse son mari volage,
Et puis l'éternel médium, "Jean-Malik".
Donc, on est bien.
Bien.
-Et sinon, tu cultives
des légumes dans tes tiroirs ? - Ca...
Je fais un pot-au-feu à Luis, ce soir.
- Qu'a-t-il fait pour mériter ça ? - Merci.
On veut
Se faire découvrir les plats de notre enfance.
Alors, ce soir,
moi, je cuisine...
Enfin, j'arrange
un pot-au-feu.
Et demain soir, il me fait une "wencesca".
- Une quoi ? - Une "véne"...
Une "vélenska". Tu connais ?
Merde !
Un plat gitan !
-Pourvu que ce soit plus facile à manger qu'à prononcer.
Téléphone. - Ah, excuse-moi...
Oui ?
D'accord.
Merci beaucoup. Merci.
Grâce à l'appel à témoins,
une femme a contacté la gendarmerie de Lambersart,
Elle pense avoir reconnu sa voisine.
-On y va.
-Y a 18 ans, un couple a emménagé dans une maison plus vers le bois.
- Ils avaient des enfants ? - Trois, d'âges très proches,
Une fille et deux garçons.
-Les nôtres ont cru qu'ils allaient s'en faire des copains,
mais les petits et la mère,
ils sortaient pas de la maison. Le père était toujours
Avec son fusil de chasse et son chien.
On a fini par avoir peur de lui. - Vous pourriez
le décrire ? - Ben... Un peu trapu,
Brun, mais c'est tout.
Il venait jamais traîner par chez nous.
Il gardait ses distances. - Vous connaissez leur nom ?
-Y avait rien d'écrit sur leur boîte aux lettres.
-Pourtant, Mme Perret, vous pensiez
Avoir reconnu votre ancienne voisine.
-Je crois que c'est elle.
Elle avait des longs cheveux bruns.
Je l'ai vue quand je lui ai remis les clés de la maison.
Le propriétaire était
À l'étranger, il nous a demandé de leur donner.
- Et vous ne l'avez jamais revue ? - Si, des années plus tard.
Elle est venue demander du lait pour son petit dernier.
-C'est tout ?
-Je lui ai proposé un café,
Elle a décliné.
Elle était fuyante.
Et elle avait l'air terrorisée.
-Et après ça, vous ne l'avez plus jamais revue ?
- Non. - Pas d'autre
Locataire, depuis ?
-Non.
Sonnerie d'école.
-Ca s'est passé ici ?
-Il est tombé...
Suite indistincte.
-Maman !
Jules est tombé par terre à l'école.
-Jules a perdu connaissance. C'est quelque chose qu'il a mangé.
Ses constantes sont bonnes.
-Il va comment ?
-On a évité le pire.
- J'espère que ça va aller. - Nous aussi.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est à cause de moi que Jules est tombé.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - C'est moi
Qui lui ai donné de ma compote. - Quelle compote ?
-Celle que papa m'a donnée.
- Papa ? T'as vu papa, Gaspard ? - Oui. Chaque jour,
Il me donne une compote par la grille.
Il m'a fait jurer de rien te dire.
Pardon, maman.
Pardon.
-C'est pas grave.
Allez, viens.
...
Notifications.
-Ben et Duchesse ont rien trouvé sur les bijoux.
Il tente d'ouvrir la porte.
Coup.
Bravo, patron !
Elle soupire.
-Quelqu'un a soigneusement tout nettoyé
Avant de partir.
- Idem à l'étage. - Même chose ?
Donc, on a une maman
avec ses enfants isolés chez eux,
un père au comportement suspect
qui disparaît après avoir tout nettoyé,
et sa famille finit enterrée dans un charnier.
- C'est sûrement la scène de crime. - Possible.
-J'envoie la PTS, en espérant qu'il reste de l'ADN.
Que Ben et Duchesse retrouvent le propriétaire.
Il a peut-être des choses à dire sur ses anciens locataires.
-Combien de temps
ils sont restés vos locataires ? - Six ans,
avant de partir sans prévenir. - Sans
préavis ? - Oui.
J'ai su qu'ils étaient partis quand je n'ai plus perçu le loyer.
- Vous avez entamé une procédure ? - Euh... Non.
-Ah ? Pourquoi ?
-C'était déjà un miracle qu'ils louent la maison en l'état.
Et puis...
Je venais de perdre ma mère, j'avais d'autres soucis en tête,
l'organisation des obsèques, etc. - Et après,
Pourquoi le logement est resté vacant ?
On n'arrive pas à tomber d'accord, avec mes frères et soeurs,
pour l'héritage. Du coup,
la maison est à l'abandon. - Reconnaîtriez-vous
Votre ancien locataire sur... - Impossible.
Tout s'est fait en distanciel. J'ai juste gardé
leur dossier.
-Vous avez leurs papiers d'identité ?
-Oui. Vous avez de la chance, je range tout.
- C'est super ! - C'est bien.
"Da Costa"... OK.
Il frappe à la porte.
Bonjour, monsieur. SRPJ de Lille.
Cdt Darius, Cne Cantini. - C'est pas possible !
Je sais pas ce qu'il a encore fait, mais c'est pas moi !
-Commencez par vous calmer.
-Que je me calme ? Je suis la victime !
Giulia, dis-leur. - Entrez, je vais vous expliquer.
-Merci.
-Il y a 18 ans, on a reçu
une amende pour non-présentation d'un titre de transport
sur un Paris-Lille
Alors qu'on était en vacances à Nice.
On a cru à une erreur.
Puis on a reçu des dizaines d'amendes,
du métro, du train...
- On usurpait votre identité. - Un mois avant,
dans le métro, je m'étais fait voler
portefeuille et passeport. - Vous avez déposé
Plainte ? - Oui, on a pris un avocat.
-Et vous avez pu identifier votre usurpateur ?
-Non.
Pour prouver l'usurpation, c'est un enfer.
Les amendes continuaient à arriver,
Avec les relances, les majorations.
Résigné, j'ai payé.
-Puis les amendes ont cessé,
on a cru qu'il avait quelqu'un d'autre
à plumer.
Vous le recherchez pour quoi ?
-Le meurtre de sa femme et de ses trois enfants.
Un chien approche en aboyant.
-Billy !
Billy !
Billy... Il aboie.
- Coucou, Billy ! - Billy...
Je peux aller jouer avec Billy ? - Vas-y, mon coeur.
Attends...
Aboiements. Hop !
Voix de Gaspard jouant avec Billy dans une autre pièce.
Elle soupire.
Sonnerie d'activation.
Déchirure de tissu.
...
-Y a 18 ans, l'agresseur usurpe
L'identité de Lorenz Da Costa.
Il vit six ans dans la maison louée à Emmanuel Simon,
près de chez Yasmine et Gérald Perret. Il vit reclus
avec sa femme et ses enfants
qu'il élimine un jour et enterre non loin,
avant de disparaître
des radars. Donc...
on cherche un marginal
en rupture avec la société,
qui a sans doute eu des ennuis avec la justice...
A ce propos, Ben,
que disent les amendes reçues par les Da Costa
sur ses déplacements ? - Ses voyages en TER et métro
Le localisent dans les Hauts-de-France.
La dernière trace qu'on ait de lui remonte à...
Il y a 12 ans.
Après, il s'évapore.
-Au moment où il élimine sa famille et quitte la maison.
-En 12 ans,
il a pu refaire sa vie.
-Le labo a retrouvé
des traces de reine-des-prés
chez les petits,
Une plante utilisée en herboristerie.
Ils en ont ingéré beaucoup,
en teinture mère. - Les petits
Auraient donc été empoisonnés ?
- Non. - Non, c'est bizarre.
-C'est un anti-inflammatoire et un antalgique naturel.
- Oui. - Donc, on n'a pas voulu
Les empoisonner, mais les soigner.
- Ils étaient malades ? - Sûrement,
Mais je sais pas de quoi. Bonne soirée !
-Bonne soirée, merci.
Duchesse, Ben, contactez les herboristeries du coin.
- J'ai. - Oh, bravo,
M. Ferrer !
On y verra plus clair
Demain.
Bonne soirée à tous.
-BONNE SOIREE.
Caquètements.
-Mets ça là-bas, Pascal.
-Ah, Gabriel ! Tu es de retour.
- J'avais dit que je reviendrais. - Pour quoi faire ?
- Pour en savoir plus sur ma mère. - Ta mère, elle était lumineuse !
Et surtout, elle t'avait amené, toi :
Un rayon de soleil pour Eliane et moi.
- Eliane est pas là ? - Non, elle se repose.
Elle se remet de son malaise.
-Elle arrive à se reposer avec tout ce monde ?
-Mais si je les chasse, je risque
l'insurrection.
Tu connais pas Gabriel ? Gabriel, Marc.
- Bonjour, enchanté. - Bonjour.
Le lit d'Eliane sera là demain. - Toi, tu vas gagner
des points ! Bien. - Marc, tu peux
Venir voir, s'il te plaît ? - Oui.
-Et alors, de quoi tu aurais besoin ?
-Juste passer un petit moment avec Eliane.
-Mais je t'ai dit qu'elle se repose.
Apprendre l'assassinat de ta mère, ça l'a bouleversée.
Je préfère ne pas la perturber plus que ça.
-Je repasserai quand elle ira mieux.
-On a diagnostiqué
Une leucémie et elle refuse la chimiothérapie.
Ca ne sert à rien de remuer un passé douloureux.
- Mais je... - N'insiste pas !
Gabriel...
Laisse-nous.
De toute façon, on ne sait rien, donc, on ne peut pas t'aider.
...
-T'as réussi à coucher le petit monstre ?
-Bien sûr. Après 24 histoires, j'espère bien.
Il rit.
- Bravo ! T'as faim ? - J'ai très faim.
-J'essaye les pâtes à la Norma :
des aubergines...
-Chistera me propose le poste à la Crim',
je sais pas comment lui dire non. - Attends...
Attends,
attends...
Chistera te propose la Crim' ?
- Mm. - Et tu veux lui dire non ?
-Euh, ben... Oui.
-Pourquoi lui dire non ?
-Parce que c'est évident !
Les Invisibles, c'est ma vie, ma famille.
Hors de question de partir.
-Euh... Il soupire.
Comment dire ça ? Euh...
Il l'embrasse.
S'émanciper d'une famille,
C'est pas forcément la perdre. Nous, on sera toujours là.
Oui. - Oui...
-Quand t'es rentrée à l'école de police,
Ton rêve, c'était quoi ?
-C'était d'être sur le terrain, de résoudre des enquêtes, et...
Et un peu de bosser
À la Crim', oui... Il rit.
-Donc, c'est à Chistera que tu sais pas
comment dire non,
ou c'est à ton rêve ?
-Alors, les pâtes à la Norma, c'est ça ?
- Oui. - Avec quoi ? Des aubergines...
...
♪-Vous êtes bien
♪sur le portable de Luis Rodriguez.
♪Vous pouvez
♪laisser un message ou rappeler plus tard.
Bip.
Marijo. ♪-Luis,
♪c'est ton petit flic préféré.
♪Je ne sais plus si on avait dit 8h ou 8h30,
♪mais je t'attends...
Bip.
♪C'est encore moi.
♪Il est... Euh... 8h30 passées.
♪Et donc, ça refroidit...
Bip. ♪C'est moi.
♪Fallait dire que tu voulais pas venir,
♪ça aurait été plus clair.
♪Là, je sais pas comment je vais t'accueillir.
Bip.
♪Merci de ne pas écouter
♪mon précédent message, j'étais un peu "vénère". Voilà...
Bip.
♪Juste pour te dire qu'on t'attend, j'espère que tout va bien.
...
-Allô ?
Un homme. ♪-Julie.
-Ca va ? ♪-Bien. Et toi, comment tu vas ?
-Bof.
♪-Que se passe-t-il ? - C'est Thomas.
Il vient voir Gaspard à l'école tous les jours.
Je sais pas de quoi il est capable
Ni pourquoi il fait ça.
♪-Calme-toi...
-Oui...
♪-Respire...
Elle expire longuement.
♪Voilà...
♪Maintenant, tu vas faire exactement ce que je vais te dire,
♪d'accord ? - D'accord.
♪-Tu vas devoir être courageuse. Il nous laisse pas le choix, Julie.
-J'ai l'impression que j'aurai jamais la lumière
Sur ce qui s'est passé.
J'ai cru qu'Eliane allait me permettre
d'en savoir un peu plus,
et puis non...
-Ca me tracasse
De te voir comme ça. - C'est comme ça.
Tout le monde meurt, dans cette histoire.
-Tu tournes en rond,
Darius. Plus tu cherches, plus tu te perds.
Tu penses pas qu'il serait temps de passer à autre chose ?
Tu te fais plus de mal que de bien, avec tout ça.
-Et toi, ton pot-au-feu,
c'était bien ?
Mm ?
- Il est pas venu. - Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il y a eu ?
-J'ai appelé plusieurs fois, mais...
En fait, je me suis fait un sang d'encre toute la nuit.
Je souhaiterais presque que ce soit juste un goujat.
-Non, c'est pas possible, on va tirer ça au clair, viens.
Qu'est-ce que... - Marijo ! Luis... Viens.
-Luis !
Qu'y a-t-il ? - M. Rodriguez est placé
En garde à vue. - Quoi ?
Qu'a-t-il fait ? - Beau boulot :
braquage de bijouterie à Vauban,
la nuit du 4. - Luis,
C'est quoi, cette histoire ? - Il a déjà tout balancé.
Allez ! Vamos !
-Venez, c'est par ici.
-Je sortais de ma voiture pour aller au travail.
Thomas m'attendait.
J'ai...
Je me suis mise à courir, mais il m'a rattrapée
Et il m'a frappée.
-Tenez.
-Qu'ai-je fait pour qu'il me harcèle comme ça ?
-Rien. C'est lui, le coupable.
On va le mettre hors d'état de nuire.
Y a plus de raison
d'avoir peur. - J'ai pas peur pour moi,
Mais pour mon fils.
- Pourquoi ? - Son père vient le voir
chaque jour à l'école. Il serait capable
de s'en prendre à lui. - Vous pourriez
Décrire son véhicule ?
-Ca va, Marijo ?
-C'est pas la peine de faire ça.
Ca va pas m'aider.
Pour l'instant, le dossier Luis Rodriguez est clos.
-Très bien.
Euh...
J'aimerais savoir
Si vous avez avancé sur la reine-des-prés.
-Oui, oui.
Y a qu'une seule herboristerie sur Lille
où on en trouve encore en teinture mère,
C'est Le Grenier de Xavière.
-D'accord.
-On y va, Marijo ?
Je t'emmène ? - Oui...
Il démarre la voiture.
...
-Madame, est-ce que ce collier vous dit quelque chose ?
-Non.
On n'a jamais eu ça au magasin. - D'accord.
Et celui-ci ?
-Oui, on a fait ce modèle
Avec le trèfle il y a longtemps.
Je m'en souviens car ça avait fait
Toute une histoire à l'époque. - Ah bon ? A quel propos ?
-Les enfants risquaient
De s'étouffer avec le pendentif, d'après une association.
Le modèle a été retiré du marché au bout d'un mois.
-Vous pourriez
Retrouver les clients qui en ont acheté ?
-Non. On fonctionne
À l'ancienne, ici.
Nos archives ne sont informatisées
Que depuis 2 ans. - D'accord.
Et vous vendez de la reine-des-prés en teinture mère ?
-Oui, mais là, nous sommes
En rupture de stock. - En rupture ?
- Oui. - Et ça vous arrive souvent ?
-Non. Mais, dernièrement,
quelqu'un a acheté toute notre réserve,
il y a quelques semaines.
-Vous pourriez retrouver le ticket de caisse ?
-Attendez...
Voilà.
Il a payé par carte.
-Merci, madame.
-Merci.
-Tiens-nous au courant. Merci.
Elle allume sa cigarette.
Ca va aller ?
-Comme quelqu'un qui vient de prendre une grande baffe.
J'ai rien vu venir.
J'ai pas eu le flair, sur ce coup-là.
Tu parles d'une flic !
-Le sifflet non plus n'a pas marché ?
Quoi ? - Le sifflet...
Attends...
Regarde
La date.
- Le 4. - C'est ça.
Ce machin, il me l'a offert le 4.
- Vous étiez ensemble ? - Toute
La nuit ! Le braquage a eu lieu à 1h.
Il était pas dans cette bijouterie. - Pourquoi il s'accuse, alors ?
-Oh, putain... Téléphone.
-Ouais, Ben ?
♪-La carte bancaire
♪est au nom
♪de Julie Bellant.
♪On a l'adresse, on y va.
Aboiements. - Maman, pourquoi il aboie ?
-C'est rien, ma puce.
Allez...
Il veut jouer dehors.
Tours de clé.
-On essaie de localiser votre ex-mari.
D'ici là, fermez tous les accès de votre domicile.
- D'accord. - Une patrouille passera
Régulièrement. On vous tient au courant.
- Merci. - Je vous en prie.
- Au revoir. - Au revoir.
Tours de clé.
Gaspard, viens, s'il te plaît.
Démarrage.
Fracas, bris de verre.
Thomas, qu'est-ce que tu fais ?
Ecoute... - Tais-toi !!
Arrête tes mensonges.
Tu nous as trahis, Gaspard et moi !
Alors, maintenant,
tu vas la fermer
et m'obéir.
-Arrête ! Elle crie.
Moteur coupé.
Sonnette.
-Mme Bellant ?
Police, ouvrez !
...
RAS à l'étage.
-OK. Regarde...
-"Reine-des-prés".
Croassements.
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