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Original subtitles

"l Read It (In The Rolling Stone)" par Dion

Laure gémit.

Attends.

Va-t'en. Arrête ! Arrête.

Arrête, putain !

Sors.

Sors !

Ferme !

Thème de la série

Sirène du bateau

Musique de suspense

Tu laisses passer personne. Pas de médias, ou tu m'appelles.

- Le mec de la péniche ignore quand il a accroché la fille.

- Et Laure ?

Elle est où ? J'ai laissé deux messages.

Parfait.

Vos dernières règles ? Je sais pas.

Je fais pas attention. 9,7 de tension.

C'est un peu faible.

Relevez votre T-shirt et baissez votre pantalon.

Alors...

Ah, ben. Faut pas chercher plus loin.

CA, c'est votre paroi abdominale.

Ici, votre utérus.

Et là, c'est un fœtus.

Un quoi?

Là, c'est la tête. Ici, ses membres.

Vous êtes enceinte.

D'environ quinze semaines.

Vous avez un léger décollement du placenta. D'où les saignements.

ça arrive..

C'est sans gravité, mais le repos est impératif.

Portable

Allô ?

Ouais, Gilou ?

Muni, maintenant Il?

Euh... OK, j'arrive.

C'est le boulot.

Repassez vite

pour l'échographie.

Madame !

Déclarez

votre grossesse à la Sécu.

Atmosphère dramatique

Ca fait quinze fois que je t'appelle.

- En deux mots, on a quoi ?

Une femme coincée sous la péniche, ligotée avec du câble électrique.

Coincée dans l'hélice. Ils galèrent pour la décrocher.

Tu t'éclates bien, la nuit ?

- M. le procureur.

- Capitaine. - J'y croyais plus, Berthaud.

Vous avez prélevé l'eau du canal ?

On va la sortir !

Atmosphère dramatique

Dis aux plongeurs de voir s'il y a d'autres corps.

Ils savent. Dis-leur quand même.

Ouais.

Tintin.

On va faire les constates.

A deux, ça ira plus vite.

Ca sera mieux, non ?

Une femme de type européen.

Brune, jeune, porte un jean.

Une chemise bleu foncé, des Converse bleu marine.

Nombreuses scarifications.

Sur les bras et sur le visage.

Elle est solidement attachée avec du câble électrique à une...

petite fille.

Environ 5 ans, type européen. Les corps sont face à face.

La fillette porte

un pyjama violet, le haut à pois. Un seul chausson, au pied droit.

Traces de griffures

sur les jambes...

Sur les bras.

Le visage est intact.

Je rapporte une pince. J'y vais.

On les détachera à l'lML.

Shoote. On prend les empreintes et on les embarque.

Les corps sont en bon état. Immergés depuis un ou deux jours.

La mère et la fille ?

Elles se ressemblent. Vous pensez à quoi?

A tout.

Drame de l'immigration, drame familial, règlement de comptes.

Je rentre au palais.

Je fais ouvrir une information judiciaire.

- Qui est le juge de permanence ? - Richmond.

On pourrait avoir Roban ?

j'aime travailler avec quelqu'un que je connais.

Si ce dossier vous pose un problème,

je peux vous en dessaisir. - Le capitaine Berthaud

fera ce qu'on lui dit, M. le procureur.

N'est-ce pas ? Oui, monsieur.

Je vous raccompagne.

Je peux plus le piffer.

Il se tire quand ? Prochainement.

Atmosphère de suspense

Chasse d'eau

On part de zéro.

Le ratissage n'a rien donné, on a zéro témoin.

Les empreintes ne sont pas répertoriées.

Et la péniche ?

- Les plongeurs ont tout inspecté, ils n'ont rien trouvé.

Elle vient d'où ? D'un port du canal de l'0urcq.

Qui sert à décharger les matériaux

de construction.

Si c'était un suicide ?

Une désespérée qui s'attache

avec sa fille ?

Regarde, les nœuds sont dans le dos.

C'est pas faux. Mais pourquoi il y a

autant de nœuds ?

Il y a eu un truc d'attaché ? On vérifie.

Il y a peut-être eu un lest,

puis les corps se sont détachés et sont remontés.

D'où elles ont été balancées.

Vérifie s'il y a de la vidéosurveillance.

Envoie des équipes ratisser les berges, on fera le tri après.

JP et Tintin, appelez

les chefs d'unité d'Aubervilliers, de Saint-Denis

et de Pantin.

Envoie des télégrammes

aux services de police judiciaire,

des fois qu'ils aient enregistré

des disparitions.

Plus vite on identifiera les victimes, plus vite on avancera.

Ouais. Ca, c'est sûr.

Atmosphère de suspense

T'as l'air d'un zombie.

Putain, sois sur le coup, bordel.

Y a des matins comme ça.

j'ai convoqué une conférence de presse pour cet après-midi.

Fais-moi une note sur le démarrage de l'enquête.

Évitons que les médias fantasment et racontent n'importe quoi.

- Tu m'as pas fait venir pour me demander de te pondre une note ?

T'as deviné.

Tiens.

j'ai le lieu de ta prochaine affectation.

L'état-major, c'est le placard.

Tu espérais quoi?

Une brigade centrale. Au pire, le ministère.

Les syndicats m'ont saqué ?

Dans l'affaire Riffaut, un homme est mort dans l'explosion.

Tu dois te mettre au vert. Combien de temps ?

Quelques années.

Si tout se passe bien, tu reprendras

un poste de terrain.

D'ici là, je serai mort.

Herville, je te conseille de coopérer.

Tu postules, tu rédiges ton télégramme.

Le poste est à pourvoir dans deux mois.

D'ici là. évite de faire des étincelles.

Ca vaudra mieux.

N'oublie pas ma petite note pour la presse cet après-midi.

C'est pas la fin du monde.

Tu conserves ton salaire, ta retraite. Peut-être la bagnole.

T'aurais pu tomber plus mal, allez.

Laure, regarde.

j'ai fait faire ça.

Je vais la fixer dans le hall.

Qu’on se souvienne pourquoi on a déménagé.

OK?

Quel intérêt ?

quel intérêt ?

C'est Sami.

Il a pas besoin d'une pancarte.

C'est histoire

de pas l'oublier.

Il est mort, Sami. Ca le fera pas revenir.

On peut... C'est bon !

"C'est bon"...

Fracas

Un coup de main ?

Touche pas !

Pardon, Sami, j'avais pas vu que c'était toi.

Tu tiendras pas ce rythme. Tu bois tous les soirs, tu dors 2 h,

tu bouffes mal... T'en tires quoi ?

Ca m'évite de penser.

Ca marche ?

Faut croire.

Je suis en vie.

Justement, profites-en.

Vis-la, ta vie.

Viens à la boxe.

Tu t'y es remis ?

On se soigne comme on peut.

Oui, t'as...

T'as perdu.

Toi, par contre, t'as pris un peu, là.

A bouffer tes merdes.

Berthaud, dans mon bureau.

quel con.

Bon, Berthaud.

Ca n'a jamais collé.

Nous deux, hein ? Vous allez être heureuse.

Dans deux mois, je serai parti.

Le directeur m'envoie à l'état-major.

Sans mission, sans responsabilités, loin de mon niveau de fonction.

Belle fin de carrière, non ?

Sûrement, patron.

j'ai un marché à vous proposer.

On repart de zéro, vous et moi. On apprend

à former enfin une équipe.

On met le paquet sur le double homicide, on sort l'affaire.

Et plus personne m'emmerdera.

Je dois vous aider à vous refaire une réputation ?

En contrepartie, je vous offre les effectifs, les budgets,

tous les moyens techniques.

j'ai pas confiance.

Putain, elle est trop.

Je suis à poil, là.

C'est déjà assez humiliant.

Je vous demande une chose.

Laquelle ? Je veux Roban.

- Être un bon juge

et faire carrière sont deux choses qui n'ont pas forcément de rapport.

Murmure d'approbation

La magistrature

vous a choisis, disons, pour votre intelligence.

Mais pour faire carrière, l'intelligence ne vous servira à rien

Ben oui. Si vous êtes trop brillants,

si vous faites trop de vagues, vous grimperez très difficilement.

Le principal critère de promotion,

c'est le conformisme, la platitude.

Vous voulez nous décourager ?

Bien sûr que non.

Mais sachez où vous mettez les pieds.

Être un juge indépendant.

C'est ne pas se préoccuper de sa carrière.

Mais est-ce pour plaire

à la hiérarchie que vous avez souhaité servir la justice ? Non.

Donc, soyez indépendants.

Vous n'aurez pas beaucoup d'amis.

Ca donne du temps pour travailler les dossiers.

Je vous remercie,

je vous souhaite bon courage.

Atmosphère dramatique

M. le procureur,

je vous ai préparé le terrain. Joli succès.

Que leur avez-vous raconté ?

Qu’ils ont choisi un métier de faux-culs.

Roban, je sors de chez le président du tribunal.

Le double meurtre du canal sent les emmerdes.

Faut quelqu'un de costaud comme vous pour instruire ça.

Je ne suis pas de permanence. Ca, il s'en fiche.

Le dossier suivra au moins la voie officielle.

Tout le monde vous veut, y compris la police.

C'est avec ce genre de dossier qu'on reconnaît la valeur d'un juge.

j'ai déjà le dossier sensible du policier tué par un chauffard.

Justement. Vous avez le vent en poupe, profitez-en.

Ces affaires sont un luxe.

Le luxe, c'est de pouvoir travailler dans la sérénité.

quel est ce service de police qui me réclame ?

- Celui du capitaine Berthaud. - Il suffisait de le dire.

Bonjour à tous.

Vibreur de portable

Attends.

Attends. Attends !

Allô ?

Oui.

Je vous remercie.

Il était bien, ce bureau.

Tu vas devoir te taper l'état des lieux tout seul.

j'ai une garde à vue pour vol à la tire.

Ca fait quatre en une semaine. Le pied, non ?

Fallait pas lâcher les sans-papiers.

T'avais de quoi te payer un cabinet.

Les sans-papiers, c'est trop de compromis.

Je préfère me taper

les commissions d'office à 300 euros.

T'as changé, dis donc.

Ouais.

Attends que je décroche une grosse affaire.

Si je dois me bouffer de la commission d'office en attendant,

je suis prête à serrer les dents.

T'as pas fini d'être étonné.

Bonjour. Me Karlsson.

Je viens assister un gardé à vue,

Renaud Lefèvre.

Il est sorti.

C'est pas lui ?

Lui, c'est pour le policier qui s'est fait renverser.

Le vôtre avait

été arrêté par erreur. Vous auriez pu me prévenir.

Désolé, madame.

Excusez-moi.

Me Karlsson. quelqu’un s'occupe de vous ?

Ouais. Mon avocate est là, elle passe un coup de fil dehors.

Elle est jeune.

Et vous avez écrasé un policier.

j'ai rien fait, c'est ces enculés qui disent ça. En fait, c'est eux.

Pardon ?

j'ai grillé le feu, ouais, mais j'ai pas écrasé ce mec.

C'est ces fils de putes. Tu vas te calmer?

Qui vous défend ?

Brochant.

Je reviens.

Bonjour. Joséphine Karlsson, une consœur. Les flics ont l'air

complètement remontés

contre votre client. Il a tué un policier,

c'est ça ? Lui. il dit

que c'est les policiers, et qu'ils veulent lui faire porter le chapeau.

C'est crédible ? Oui, mais le dossier s'engage mal.

Mon client a des antécédents. quel genre ?

Conduite sans permis,

des violences volontaires...

Mais il va être présenté au juge Roban. Il paraît qu'il est bien.

Non, c'est le pire de tous. Il se rangera du côté des flics.

Ah ? Sans compter qu'en face,

les flics auront les as du barreau, le soutien des syndicats...

Mais vous avez l'air solide. Ben...

Trois ans de barreau.

Alors foncez, c'est une affaire géniale.

A condition de la gagner, bien sûr.

Sinon, vous vous en remettrez.

Vous êtes jeune, c'est pas grave. Si, c'est grave.

Je démarre, j'ai pas les moyens.

Excusez-moi, faut que je fonce.

Attendez.

Vous voulez le dossier ?

Bon.

Comment s'appelle le client? Kevin Lesueur.

M. Lesueur, je m'occuperai de votre défense.

On fera connaissance chez le juge.

Alors expliquez-moi...

Atmosphère dramatique

Bon, ben... coupe.

Vu l'absence d'incisives à la mâchoire supérieure,

je dirais qu'elle avait

entre 6 et 7 ans.

Les marques sont post mortem.

Dues au frottement

sur le fond du canal,

ou au passage des bateaux. Elle est morte comment?

Difficile à dire.

Aucune trace de violences, pas de contusions

qui impliqueraient un décès par étouffement ou par strangulation.

Et par noyade 1'?

L'examen externe ne permet pas de le dire.

On verra s'il y a de l'eau dans les poumons.

Le décès est récent, vu l'état du corps.

48 h, tout au plus.

Voyons ce que dit la mère.

quelqu’un approche.

M. le juge.

j'assiste rarement aux autopsies. Mais vu les circonstances,

je m'en voudrais de vous laisser le sale boulot.

Vous prenez l'affaire ?

Vous ne m'avez pas laissé le choix.

Mêmes lésions post mortem que sur les bras de la petite.

Ah.

Là, j'ai quelque chose.

Ces deux plaies sont compatibles avec un choc très violent.

Une pierre ou un objet très lourd. Ca a dû beaucoup saigner.

Ca l'aurait tuée ?

Peut-être. On verra ça

à la radio.

C'est quoi, ce truc noir ?

Ah.

Du goudron.

Elle en a sur le haut

des épaules, avec des traces d'abrasion.

Un ripage de la couche superficielle

de la peau.

On a traîné le corps.

D'ailleurs.

Aux chevilles,

elle a des ecchymoses.

Le goudron devait être frais. Exact.

Du goudron frais, ça se trouve...

Atmosphère de suspense

Ca me fait penser à un drame familial.

Pourquoi ?

C'est toujours le même schéma.

Derrière une mère et un enfant assassinés, il y a toujours un père.

Peut-être.

M. le juge.

Je vous remercie. Toute seule... Ne me remerciez pas.

Si l'expérience nous aide à surmonter beaucoup d'atrocités,

devant le meurtre d'un enfant, elle ne sert pas à grand-chose.

Bonjour, Kevin Lesueur

est toujours au dépôt? Il est monté.

Box numéro 4. Merci.

j'ai rendez-vous

avec monsieur.

Vous êtes ? Me Karlsson et vous ?

Tisseron. M. Lesueur m'a désigné pour assurer sa défense.

C'est un malentendu, nous nous sommes vus ce matin.

Nous avions convenu de nous retrouver pour préparer l'audition.

On change pas d'avocat comme ça. Chère consœur,

vous a-t-il désignée ?

Oui. Pas officiellement, mais oui.

Bien. Dans ce cas, merci de nous laisser travailler

et de refermer la porte derrière vous. Sortez.

Sortez.

Je peux vous parler ? On ne vous a pas appris

à dire bonjour ?

Bonjour. On vient de me piquer mon client,

juste avant notre entretien.

Je suis censé m'en offusquer ?

Sauf si vous trouvez cette pratique acceptable.

Dans ce domaine, vous en connaissez un rayon.

Reconsidérez vos pratiques avant d'attaquer celles de vos confrères.

Musique de suspense

Herville nous a décroché Roban ? Soudain, il se bouge le cul?

- Il flippe à cause de son affectation. Sinon,

il continuerait de nous tirer dans le dos.

- m'est-ce que ça fout sur mon bureau ?

Il est où, Tintin ? Ca, c'est à Tintin, voilà.

Les corps ont été traînés, donc le mec était seul. Au plus,

ils étaient deux.

Sur une route discrète.

En travaux,

d'où le goudron frais.

Il y a une zone de travaux ?

Ils refont les berges à Aubervilliers.

Montre-moi.

C'est juste là. quai François-Mitterrand.

Ca ressemble à quoi? C'est franchement la zone.

Un parking, deux ou trois sociétés

d'import-export. Vérifie la vidéosurveillance.

Demandez à la DDE s'ils ont noté un truc bizarre.

Je vais faire sécher les vêtements.

Pour la plaque,

je suis vraiment désolé.

C'était pas le bon moment.

j'ai dit quoi?

Une connerie, sûrement.

Tu sais ce que j'en pense.

Fais pas chier, Gilou.

Elle gémit.

C'est pas ce que tu crois. Prends-moi pour un con.

Chasse d'eau

Je sais ce que c'est, picoler.

Je dégueule pas pour ça.

C'est parce que je suis enceinte, voilà.

Me demande pas de qui. Sami ou Brémont, j'en sais rien.

De toute façon, je le garde pas. Pourquoi ?

A ton avis ?

Elle sort.

Entrez. On frappe.

Cher ami.

Je vous attendais.

M. le bâtonnier.

Vous êtes une curiosité. Un proc qui devient avocat, c'est rare.

On parle même de régression.

Les gens sont cons. Au contraire, c'est un atout.

C'est quelqu'un comme vous qu'il nous faudrait

au Conseil de L'Ordre.

Au Conseil de L'Ordre ? Je serai franc :

présentez votre candidature aux prochaines élections.

Merci, mais...

Je suis trop jeune

pour représenter mes confrères. On n'est jamais trop jeune.

Il faut un modèle, un pénaliste

dans l'air du temps. On est cernés par les vieux croûtons.

Je ne sais que dire.

Où en êtes-vous avec Karlsson ? On s'est séparés.

Une fois élu vous allez agrandir votre réseau,

élargir votre clientèle.

A votre âge, on met ses couilles sur la table.

Vous avez bien fait

de vous séparer d'elle.

Trop de casseroles, même si elle a ce qu'il faut

pour les trimbaler.

Réfléchissez, rappelez-moi, et dites-moi oui.

Merci, monsieur. Tiens,

quand on parle du loup.

Excusez-moi !

OK, je suis la femme invisible.

Pourquoi tu voulais le voir ? Laisse tomber.

Dis-moi ? Non, mais...

j'avais une affaire en or. Un jeune accusé d'avoir écrasé un flic.

Il dit que les flics ont percuté leur collègue.

Et on me pique le dossier.

Gui ça ?

Un Tisserand. Tisseron ?

Oui. Tu le connais ? D'où il sort ?

- quel intérêt pour lui ?

- N'importe qui se jetterait dessus. Tu imagines ?

Si les flics ont tué un de leurs collègues ?

Le cabinet Tisseron

travaille pour la préfecture. En général, il défend les flics.

Musique de suspense

quelqu’un entre.

Ah, t'es là.

Cava?

La DDE confirme le réaménagement du quai Mitterrand.

Lundi, trois bagnoles gênaient le passage de la bétonneuse.

Et?

Ben j'ai appelé la fourrière.

Une des bagnoles n'a pas été réclamée.

On y va?

Ben oui.

Atmosphère dramatique

- J'ai le droit d'être relou ? - Non.

- Pourquoi tu le gardes pas ? - J'en étais sûre.

- 40 ans, c'est ta dernière chance. - Je veux pas d'enfant.

j'ai du mal à faire le deuil de Sami.

Avec un gosse de lui, je m'en sortirais pas.

Et si c'est celui de Brémont?

On n'est plus ensemble.

Tu vois pas que c'est un cadeau, ce gamin ?

quoi ? Un cadeau ?

Un cadeau ?

Je perds du sang, je dégueule, j'ai mal au bide.

Bonjour.

Pardon.

On vient pour le véhicule non réclamé.

Voilà, c'est celle-là.

Allez chercher un collègue, il faut deux témoins.

Sors l'immat.

Sors-moi une immat.

OK, donc, 206 rouge.

548.

Mike. Roméo.

Victor.

75.

OK.

Sandrine Jaulin.

17 allée des Trèfles, La Courneuve.

Dis-lui d'y passer. Tu passes là-bas ?

Atmosphère de suspense

j'appelle l'lJ pour faire les relevés.

On rejoint Tintin.

Ca donne quoi, la maison ? Ca a l'air vide.

Appelle un serrurier,

On va la passer au peigne fin.

Atmosphère de suspense

Musique de suspense

RAS.

C'est clair en bas.

Tintin, tu me reçois ?

Clair à l'étage.

Gilou. Ouais ?

Y a un autre gamin.

Trouve les prénoms des gosses et tout sur le père.

- OK.

Il y a papiers dans ce sac.

Au nom de Sandrine Jaulin.

Pas de Carte Bleue.

Demande une réquisition sur le portable.

Appelle l'agence immobilière aussi.

Rien dans les chambres,

pas de traces de lutte.

Juste ces dessins un peu bizarres.

Sous scellés.

Tintin, c'est un câble de quoi, ça ?

Une alimentation d'ordinateur portable.

Y a un ordi, là-haut? Non, il n'y a rien.

Place-le sous scellés.

j'ai le livret de famille, le petit s'appelle Léo.

Et la petite fille, Lucie. Inscris-les au FPR.

Lance une diffusion nationale. Ouais.

Le petit est peut-être encore avec son père.

Atmosphère de suspense

Laure ?

On touche plus à rien !

Musique de suspense

Tout a été lessivé, ça a dû être un carnage.

Ca continue dans le garage.

Ca sent le traînage

de corps.

Atmosphère de suspense

Les traces s'arrêtent là.

On a dû mettre

la voiture à cul là, et les corps ont été chargés dans le coffre.

Portable

Oui?

Merci.

La fluviale n'a pas retrouvé

d'autre corps dans le canal.

Demande à la préfecture d'envoyer des engins.

On retourne le jardin. Tu crois que...

Je m'attends à tout. m'est-ce qu'il fout là ?

- T'es devenue

sa meilleure copine. Je préférais quand il me détestait.

Détendez-vous, Berthaud.

Elle me déteste.

Ca lui passera.

Les petits chaussons.

- M. Lesueur,

vous êtes né le 17 septembre 1992 à Boulogne-Billancourt,

et vous résidez

25 rue Petit à Paris 19e.

Ouais, M. le juge.

j'envisage

de vous mettre en examen

pour coups et blessures involontaires, ayant entraîné

la mort du brigadier Lionel Sanchez.

Auparavant,

j'aimerais vous entendre sur les faits qui vous sont reprochés.

Je tiens à préciser

que mon client souhaite revenir sur ses premières déclarations.

C'est-à-dire ? Que mon client

reconnaît avoir renversé le policier.

Ah?

Vous n'accusez plus les policiers d'avoir écrasé

leur collègue ?

Non-.

En fait, c'est moi...

j'ai grillé le feu, ils m'ont fait signe

de m'arrêter mais j'ai continué. Ils m'ont poursuivi.

Il y a en un qui a coupé à pied par une petite rue.

Et c'est là que...

Enfin que...

Je l'ai renversé.

Mais c'est pas de ma faute.

Mais c'est pas de votre faute ?

Je vous jure.

Votre déclaration a le mérite

de s'accorder parfaitement avec celle des policiers

qui ont vu l'accident.

Dans le PV, vous donniez une tout autre version.

Si vous le permettez...

Non, je ne permets pas. M. Lesueur,

pourquoi dans un premier temps avoir chargé les policiers ?

j'avais fumé un joint.

Des fois, ça me rend parano.

j'étais pas dans mon état normal.

j'ai déconné. Là, c'est votre état normal ?

Euh...

Ouais... Ouais.

C'est bien de le préciser.

Ca va, je suis normal.

Donc, si je résume, vous reconnaissez être l'auteur

de l'accident qui a coûté la vie au brigadier Sanchez,

alors que vous étiez pris en chasse

par un véhicule de police pour refus d'obtempérer.

C'est ça.

Nous n'aurons

pas beaucoup de travail, avec un prévenu

qui reconnaît les faits aussi facilement.

Ne nous en plaignons pas.

Mais diable, non.

C'est commencé ?

Vous êtes gonflée.

Dites au juge

que mon confrère n'a pris

le dossier que pour sauver les policiers.

Écrivez-ha.

Je passe au rouge, je vois les deux policiers.

Je continue,

je les vois dans le rétro...

M. Lesueur, vous savez dessiner ?

Non, enfin pas trop. Ca dépend quoi.

La rue, le feu, l'emplacement du contrôle, la poursuite.

Un problème ?

Aucun, maître.

Aucun.

Atmosphère de suspense

Donc... y a la rue comme ça...

Une dame et un monsieur vous demandent.

Ils sont de la famille.

Vous voulez que j'y aille ?

Je m'en occupe.

Allez, cherche.

On est les parents de Sandrine.

Bonsoir. Capitaine Berthaud.

Bonsoir.

Bonsoir, monsieur. qu’y a-t-il ?

Pourquoi êtes-vous là ?

Quelque chose de grave est arrivé.

Sandrine et Lucie sont décédées.

On a retrouvé leurs corps dans le canal.

Je suis désolée.

On va s'occuper de vous.

Vous savez où sont Léo et son père ?

Non-.

Où habite

votre gendre ?

A l'hôtel.

On ne sait pas où.

Vous avez son numéro ?

Tu l'as ? Oui.

Ca fait longtemps qu'il vit à l'hôtel ?

Deux ou trois mois. Sandrine l'a mis dehors.

Pourquoi ?

Ca n'allait plus.

On n'en sait pas plus.

Sandrine ne nous parlait pas beaucoup.

Depuis qu'ils étaient séparés, c'était la guerre.

Quand Stéphane prenait les enfants,

il les ramenait exprès en retard.

Sandrine est allée au commissariat, il voulait pas rendre Léo.

Il n'en avait que pour Léo.

Lucie, il l'aimait pas.

Elle sanglote.

La pauvre petite chérie.

Atmosphère de suspense

Vous avez eu mon message ? Lesueur a-t-il changé

sa version pour protéger les policiers ?

Je ne peux pas me battre

contre un prévenu qui reconnaît les faits dont on l'accuse.

Que vous manque-t-il ?

Une alliée.

Revenez dans le dossier.

Démontrons que Tisseron veut sauver les flics.

Je défendrai qui?

La veuve du policier.

Je la convoque, je lui notifie ses droits,

je vous mets en contact pour qu'elle vous désigne.

La partie civile est la seule place qui reste.

Le sang retrouvé

dans la maison est celui de Sandrine.

- Seulement le sien ? - Ouais.

Vu la quantité de sang retrouvée sur place,

ça donne une idée de ce qu'elle a vécu.

Voilà. Elle aurait été agressée dans la cuisine.

Tuée là, on imagine. Près du repère 4, qui correspond

au début ou à la fin du plan de travail.

Tenez, faites passer.

Ensuite, elle aura été traînée dans le sous-sol.

Beaucoup de sang sur les marches.

Un imagine qu'elle a été ligotée avec sa fille dans le garage,

et jetées dans la 206.

La petite, on sait de quoi elle est morte ?

On aura le résultat toxico demain.

On a quoi sur le père ? Un petit palmarès au STIC.

Deux condamnations pour violences volontaires.

Il s'est fait licencier d'une agence

de location de bagnoles, il a cassé la gueule

au directeur. Et devine

qui l'a défendu ?

Qui ?

Pierre Clément.

Et c'est pas tout.

On a retrouvé une main courante déposée par Sandrine

contre son mari,

car il refusait de lui ramener son fils.

Elle le décrit comme imprévisible et violent.

Confirmé

par une centaine de SMS de malade mental

qu'il lui a envoyés la semaine dernière.

"Tu mérites pas tes enfants", "Ca va mal finir"...

Et après, les violons.

"Je regrette", "Je veux pas

"qu'on se sépare".

Bon. Vous avez branché son portable ?

Il émet plus.

Il l'a balancé ou il l'a éteint.

Roban a peut-être raison.

Un conflit conjugal.

Le père qui pète les plombs... Faut le retrouver.

Il y a peut-être une chance de sauver le gamin.

Tiens, repasse-moi les...

Tu redonnes les photos ?

Ah, t'y reviens au petit dessert, toi !

Salut mon baveux, tu dors ?

Comment tu vas ?

T'emménages chez Joséphine ?

Pas encore.

Tu m'as tiré du lit pour ça ?

Il faut que tu m'aides à retrouver Stéphane Jaulin.

Tu le connais. Que lui veux-tu ?

Il est recherché dans une affaire grave. J'ai besoin

d'une piste.

C'est un client.

Me fais pas le coup du secret professionnel.

Un gosse est en danger. quel gosse ?

Je peux rien dire.

Je t'adore, mais là, je ne peux pas t'aider.

Vraiment pas.

OK.

j'aurai tenté ma chance.

Musique de suspense

- Comment qu'il va ? - Ca va bien ?

Bip fax Hop !

Ah, ben voilà...

m'est-ce qu'il fait là, lui ?

Chéri ?

Faudrait emmener les enfants à l'école.

Mon amour ?

Chéri ?

Putain, t'es con ! m'est-ce tu fous, là,

à dormir là comme un con ?

Au moins, ici, je peux pioncer.

Chez moi, j'ai toujours un des jumeaux qui braille.

Fallait pas te reproduire.

Oh la vache...

La CB de Sandrine a servi à payer

un hôtel à Villepinte.

Oh non, putain !

Flic de merde ! Bouge-toi, un peu !

Musique de suspense

U? et Nicol

restez sur le parking.

Stéphane Jaulin, studio 413. Il a réglé sa note hier soir.

- Il est parti ? - Je l'ignore.

j'arrive juste.

C'est par là ?

Musique de suspense

Au fond.

C'est là, derrière.

OK ? OK.

C'est clair.

C'est un homme d'intérieur.

Atmosphère de suspense

Le petit était là.

C'est quoi ?

Qui partirait en laissant 2000 euros ?

Personne. Il va revenir.

Ou pas.

JP, tu maintiens la surveillance sur le parking.

Un rentre au service.

On sort la totale.

On demande l'alerte enlèvement.

Avec les médias et le public.

Jaulin sera tranquille nulle part.

On n'est pas

en flag, vous l'aurez pas. L'alerte enlèvement,

c'est le parquet qui en décide.

Faut insister auprès du parquet.

- C'est un truc à double tranchant.

Il peut tuer le gosse.

On peut aussi le sauver.

Musique dramatique

m'est-ce qu'ils foutent ici, putain ?

Musique d'action

Thème de la série

Sous-titrage LIZARD C.S.E.

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