All language subtitles for Hippocrate.S03E02.V2

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Original subtitles

- Je viens voir Milan Kovac.

SOS Médecins.

- On a appelé 100 fois. SAMU, pompiers...

Personne répond. - Tu m'entends ?

Votre frère fait une overdose.

Il doit aller à l'hôpital.

J'appelle le SAMU. - Quel SAMU ?

Soigne-le maintenant ! On l'a déjà appelé !

Propos en slave

- Poincaré, services des urgences.

- Le patient d'Alyson décompense.

- J'ai pas de camion.

Le SMUR est fermé. Même les urgences ferment à 20 h.

- Là, c'est la merde.

- Notre SMUR est fermé.

- On peut pas la laisser comme ça.

- Arben, stop. Fin de la discussion.

- Brun est avec toi ?

- Non.

Brouhaha mécontent

- Attention !

- On l'emmène.

Evacuez le couloir.

- Je t'ai dit d'aller le chercher ?

- C'était la seule solution.

- On le met où ?

Hein ? On peut pas le garder.

- David, le copain d'Alyson.

Elle m'a beaucoup parlé de vous.

- Il fibrille au déchocage !

- On dégage ! Cinquième choc !

- Vous devez nous le prendre.

- C'est urgent.

- On a une place.

Sirènes Musique de tension

C'est fini.

Eclat contre une fenêtre

- Ma jambe !

J'ai mal, c'est gonflé.

- Vous êtes allé aux urgences ? - C'est fermé.

- Entrez.

Bonsoir.

Vous permettez que je regarde ? - Oui.

Générique

Musique dramatique

Qu'est-ce qui se passe ?

- Il a mal et de la fièvre.

- Merci.

Vous sentez quand j'appuie ? - Oui.

- Ca fait mal ? - Oui.

- Je vais prendre de quoi vous soulager.

Musique de suspense

Je vais vous perfuser

pour calmer la douleur et vous passer un médicament.

J'ai qu'une main.

Vous m'aidez ? - Vous allez me piquer ?

- Ouais, mais ça va pas faire mal. Respirez.

Inspirez par le nez et soufflez par la bouche.

Expiration Voilà.

Vous pouvez maintenir avec votre doigt le bout rose ?

Super.

- Tu fais quoi ?

- Je le mets sous antibio.

Essayez de vous reposer.

Allongez-vous.

Vous allez vous sentir mieux bientôt.

- On va faire un oreiller.

- Ca va ? - Ouais, ça va.

- On va prendre soin de vous. Ca va bien se passer.

- Restez sur les bancs qu'on puisse circuler.

Garde la circulation dans le couloir.

Monsieur Mokrane ! Restez pas là, monsieur.

Monsieur Mokrane ?

C'est vous, M. Mokrane ? - Non.

- Alors, restez assis, s'il vous plaît.

- Monsieur Mokrane ? - Oui.

- Ah, venez.

Voilà.

Entrez.

- Bonjour. - Fred.

Complète la fiche

et envoie-le au secteur 2.

- Rachid, tu peux aller en secteur 3 ?

- Tu vas bien ? - Ouais.

- Ca aussi, c'est une sortie ? - Ouais.

- Hé.

SOS Médecins se met en grève ?

- Les flics ont fait un rapport.

- A cause de nous ?

- A cause de toi.

- On ferme à 20 h.

- Tu fais quoi ?

- Hugo, tu peux répondre ?

J'en peux plus. - Vas-y, envoie.

- Merci. - Je file un coup de main.

Urgences Poincaré, bonjour.

Oui, les urgences ferment à 20 h. Oui, à 20 h.

D'accord. Au revoir.

- Venez tous là une minute.

- S'il vous plaît.

- Rachid. - Ouais.

- Dorothée.

- Ca va ?

- Il y a tout le monde ?

Dr Simoni.

Merci.

On se retrouve dans une situation

très tendue localement avec l'arrêt de SOS Médecins.

- Ca concerne le 93,

95 et 77 : Seine-Saint-Denis, Val d'Oise et Seine-et-Marne.

- Maintenant, il faut savoir

comment on fait. A-t-on les moyens de faire face ?

- Excusez-moi.

Il est même pas 9 h, on n'a déjà plus de brancards.

Il y a 20 patients à l'accueil.

- 18, exactement.

- 18, 20, 30,

40, 50, OK.

A 12 h, les couloirs seront blindés.

- On est quatre IDE

au lieu de huit. - Cinq.

- Non, quatre. Marie-Rose,

Rachid, Dorothée et moi.

- Avec moi, ça fait cinq. - Donc cinq.

- T'es cadre de santé.

- J'étais IDE avant. Je peux faire le boulot,

je me rappelle.

On n'a pas assez de lits.

Il y en a trop de fermés.

- En médecine interne, on a des lits fermés administrativement,

on a pas les effectifs pour ouvrir.

- On a 42% de fermeture administrative.

- En réa, c'est pareil. Mais demain,

tout rentrera dans l'ordre. Ca se lissera sur la semaine.

- Pour lisser, il faut ouvrir cette nuit.

Je suis dispo.

- Moi aussi.

- Nous, on est là aussi.

- Non, on rouvre pas la nuit.

On n'a pas les effectifs. Nous aussi,

on est en mode estival.

- On a compris. Est-ce qu'on peut rouvrir

les urgences cette nuit ?

- Sans lit, sans personnel, c'est compliqué.

On ferme à 20 h, on change rien.

On favorise les retours à domicile.

C'est clair ? - Très bien.

Ils acquiescent.

Merci.

- Grâce à votre bordel,

vous allez pouvoir filer un coup de main.

On va gérer le trop-plein.

Administrativement,

c'est autorisé de se faire aider ?

- C'est autorisé, oui.

- Parfait.

- Merci.

A tous.

- Merci. - Martine.

- Allez.

- C'est un bilan complet ? Il s'en occupe.

Toi, par contre, tu...

- Oui ?

- Tu libères des lits ?

- Deux retours à domicile. Les autres, je peux pas.

- Je peux jeter un oeil ?

- Pour ? - Je vais faire de la place.

- Tu vas faire de la place ?

- Oui.

- Non.

- Les pompiers amènent un AVP moto.

- Ah non, tu les refuses.

Ils ont un accord, ils nous amènent personne.

- Ils sont sur le parking.

Soupir

Gémissement de douleur - Ici.

Vous êtes à l'hôpital. On va s'occuper de vous.

On la transfère.

- Prêts ? - A trois.

Un, deux, trois.

- Doucement.

On va vous manipuler doucement.

Ma collègue va faire ça.

- On peut vous tourner sur le côté ? On voudrait voir...

au niveau du dos.

Si tu peux... Super.

Cris de douleur - C'est normal que ça pique.

J'enlève les graviers.

- Je vais tout doucement.

- Doucement. - Voilà.

- Vous l'avez amenée ? - Ouais.

- Je peux vous parler ? - Bien sûr.

- Désolé, ma chérie. - Doucement.

- Vous êtes qui ? - Son mari.

Je conduisais la moto. Je suis désolé.

Je vais rester. - Non, vous pouvez pas.

Expliquez les circonstances de l'accident à mon collègue.

Merci. - Allez dans le couloir.

Je vous explique. Ici...

- Comment on fait, si vous les prenez pas ?

- Vous les amenez ailleurs.

- On nous a virés de partout. On va au plus près.

- On avait un accord.

- Tous les hôpitaux ont le même discours.

- Je suis pas énervé.

- Vous nous laissez travailler.

- Je suis pas énervé.

- Vous êtes dans un hôpital. - Je suis pas con.

- Calmez-vous.

- Vous allez tous venir ?

- J'ai pas de personnel. - C'est un AVP léger.

- Je suis pas sûr.

- Faut pas me toucher !

- Toi non plus ! - C'est bon.

On se calme.

- C'est votre collègue.

- Allez vous asseoir et prendre un verre d'eau.

Va chercher de l'eau.

- Je veux voir ma femme.

- On peut pas rentrer au box de déchocage.

Calmez-vous. Expliquez-moi ce qui s'est passé.

- Lazare est avec vous ? - Non. Il est là-bas, je crois.

- OK, merci.

Yo. - Qu'est-ce que tu fous là ?

- J'aide.

- Cool. - Je te dérange ?

- Non, vas-y. - J'ai une fracture du col.

J'ai besoin d'un chirurgien orthopédique.

- Un ortho ? - Ouais.

Oublie, mec. Il y a pas.

- Je suis sérieux là.

- Je suis sérieux. Il y a pas.

On a déprogrammé ce qu'on pouvait

pour l'été.

Les orthos viennent de l'extérieur.

Ils font une astreinte, le mardi.

C'est plein, cette semaine.

Et la suivante...

La suivante...

La suivante aussi.

- Me dis pas qu'il y a personne.

- Sylvie !

Sylvie !

Il y a des orthos de dispo ?

- Tu fais quoi ?

- Je termine un compte-rendu.

- Tu peux m'aider ? - Maintenant ?

Vas-y, je finis mon truc et je te rejoins.

- Cool.

A tout'.

- Il y a le Cotil qui est là.

Là, il y a les travées.

Fémur qu'est là...

Les gars, c'est une Garden 1, je connais.

- C'est une Garden 3.

- Non, une Garden 2.

- C'est une Garden 3. - Je dis que c'est une 2.

- C'est ni une 3 ni une 2. C'est une 1.

- Je te dis que c'est une Garden 3.

- Pourquoi 3 ? - Là.

Là, regarde. Tu zoomes.

C'est une travée horizontale.

Donc une Garden 3.

- C'est des artefacts.

- Des artefacts ?

T'es sérieux ?

- Non, c'est une Garden 2. Les travées sont en correspondance.

- Une Garden 2 ? Avec un gros valgus comme ça ?

- Bah ouais.

- Excusez-moi.

Je m'y connais pas trop, mais elle a pas tort.

C'est une Garden 2.

- L'angle donne l'illusion, mais c'est une Garden 2.

- On y est, l'illusion.

- T'es de mauvaise foi.

- T'as fumé ou pas ?

- C'est une Garden 3.

- T'es de mauvaise foi.

- Je vous en propose pas ?

- Non, merci. - Toujours pas.

Arben, regarde.

Femme, 82 ans.

Col du fémur. Tu dis quoi ?

- Euh...

Garden 4.

- Tu dis quoi ? - Jamais de la vie.

- Garden 4 ?

- Arben, Arben.

C'est une Garden 3.

- La travée est un artefact.

- Salut. - Tu vois la tache ?

- Salut. - Salut.

- Salut.

- Je suis...

Je suis venu te chercher.

- Moi ? - Je vous rappelle tout de suite.

- Ca va être compliqué. Enfin...

Ca va être chaud.

- Elle est où, la patiente ? Je vais la voir.

- Je viens avec toi.

C'est là-bas.

- Bonne journée. - Ouais, bonne journée.

Pourquoi t'es en blouse ?

- Je les aide, aujourd'hui.

Avec la grève de SOS Médecins, il y a un trop-plein.

- Ils se disent pas que tu dois te reposer ?

- C'est moi. J'ai dit que ça allait.

- T'as dit qu'après le Covid, tu reviendrais plus ici.

- Ils m'ont aidée. Je les aide à mon tour.

- C'est une Garden 1, ça.

- T'es sûr ? - Ouais, quand même.

C'est la base.

Ils sont à la ramasse, tes copains.

C'est pas la crème de la crème.

- Ouais, ils sont à la ramasse.

- Mme Royer, je vous présente le Dr Pintao.

Je vous retire votre main, on va baisser la rambarde.

- Bonjour, Mme Royer.

Tu me tiens ça ?

Je vais vous examiner rapidement.

T'as vu ?

Raccourcissement et rotation externe.

C'est une Garden 1.

Elle a 82 ans.

En chir, ils la prendront jamais.

- Ca va finir en syndrome de glissement.

- C'est quoi ?

- Je vous présente le Dr Pintao.

- Enchanté. Lazare, je suis chirurgien.

- Quoi, c'est...

C'est un glissement vers la mort ?

- C'est une sorte de repli sur soi de la personne âgée.

- Elle a un syndrome de glissement ? - Non.

Pas encore.

Si elle reste là, c'est le risque.

- Mais...

vous allez l'opérer donc...

- Oui, bien sûr.

Pour l'instant, on n'a pas de place.

On a de la place nulle part.

On manque de personnel.

D'ailleurs, peut-être que...

Vous pourriez la prendre ici ?

- Comment ça ? - Dans les chambres.

- C'est fermé. On est en mode estival.

C'est fermé, on peut pas.

On est vraiment désolés de la situation,

on va tout faire pour trouver une solution.

Gémissements - Hé.

On va trouver une solution.

D'accord ?

Ca va aller.

- On va s'en occuper.

- Merci.

- Lazare.

- Alyson.

- J'arrive. Ouais ?

- Traumatisme facial, tu prends ? - Oui.

- Il est là-bas.

- Je suis trop contente

d'être avec vous.

- Oui.

Tu fais rapide. Examen, radio, si rien de cassé,

ça sort avec une consultation de contrôle.

D'accord ? On enchaîne.

Musique mélancolique

- Ca commence à piquer.

- Bonjour. Je repasse vous voir.

- OK, merci.

- Surtout, vous touchez pas.

- Magne-toi le cul au lieu de remplir tes flacons.

- Calmez-vous. - Non.

- Calmez-vous. - Non.

Dispute au loin

- Voilà.

- Je veux voir ma femme ! Putain !

Magnez-vous le cul !

Y a rien à expliquer.

Bande d'enculés !

Je veux voir ma femme !

Vous me faites tous chier !

- Baissez d'un ton. - Ah, le voilà, lui.

- Baissez d'un ton. Je suis là.

- Justement, retournes-y.

Tiens, il y a le deuxième aussi.

- Je vous demande de vous calmer.

- Je suis comme un con.

Je me calme si je veux ! - Il y a des patients.

- Sortez du service. - Non, je sortirai pas.

Je sortirai pas. - Parlez calmement.

- Venez à dix.

J'en ai rien à foutre. - Des gens se reposent.

- Vous me faites chier. - Vous vous calmez.

- Je suis calme. - Me touchez pas.

- Attention.

- Hé, vous me touchez pas, monsieur !

- Lâchez-moi, bande d'enculés !

- Il y a pas un brancard ?

Un brancard !

- C'est bon. Allez, on le retourne.

Retourne-le. L'autre côté.

Cris

- Lève, lève, lève.

Vas-y, ça passe.

- Lâche-moi !

- C'est bon, tu l'as ?

Cris

- Lâchez-moi, bordel.

Elle me pique, la pute !

- C'est bon pour vous ? - Salope !

Salope !

- Ca va vous rendre poli.

- Un par un,

je vous prends. Cris

- On va au box.

- Lâchez-moi...

Connards.

Enculés.

- On lui enlève le blouson.

- Marcel, prends ta patiente.

On le perfuse, on le scope.

Tu le bilantes.

Toxicologie complète, alcoolémie, dextro.

Tu le mets sous oxygène.

- Arben. Arben. - Ouais ?

- Il a sûrement tapé sa tête.

Il a perdu connaissance lors de l'accident ?

- Je sais pas. Je sais pas du tout.

Je crois pas.

- Asymétrie. Je demande un scan

en urgence.

- Il se passe quoi ? - Votre mari a pu se taper la tête.

On vérifie s'il a pas un traumatisme crânien.

On va lui faire passer des examens. Ca va aller.

Musique de suspense

- Faut le transférer.

- Ouais. Je remonte.

Bips

- 39,3.

C'est un érysipèle.

T'as un marqueur ?

- Ouais.

J'ai un feutre.

- Parfait, merci.

Vous pouvez soulever votre jambe ?

- C'est pour faire quoi ?

- Pour surveiller si ça grossit.

- T'élimines une phlébite ?

- Il me faut un doppler et un bilan bio.

Je vais devoir vous hospitaliser, d'accord ?

On va prendre soin de vous.

Je vais lui trouver une place. Tu t'en occupes ?

- Bien sûr. - Merci.

A plus tard.

- AVP moto, traumatisme crânien avec hématome sous-dural.

Oui, tout est prêt.

On vous l'envoie directement. Je vous rappelle.

Merci.

A tout de suite.

J'ai eu la neurochir de la Salpé, ils prennent l'hématome.

- Ils ont un bloc ? - Oui. Faut un SMUR.

- Un SMUR, c'est deux soignants en moins.

On est sous l'eau,

je peux pas me le permettre.

- On peut pas attendre, on va perdre une heure.

C'est énorme dans son cas.

- On a fixé des règles,

on les respecte.

On fait avec nos moyens. - On a un SMUR.

- On n'a pas de SMUR, il est fermé.

Inutile d'appeler la direction.

- On fait rien ?

- On fait comme les hostos sans SMUR.

On appelle la régule et ils nous envoient un SMUR.

- On a un type avec du sang dans le crâne.

- Voilà.

- Voilà ?

- Ca va ? - Non.

- Marie-Rose, en 106, j'ai un entrant.

Suspicion de phlébite.

On fait un bilan bio,

une hémostase et un doppler.

Je m'en occupe. - Merci.

- C'est un jaune ?

- Non, un malade que je prends en direct.

- En direct ?

- Oui.

- On prend personne en direct.

On arrive pas à absorber les urgences.

- Dans un hôpital, on hospitalise, non ?

- Simoni peut le prendre. Son service est libre.

Nous, on prend personne.

- Bon...

Je fais quoi ?

- Je reviens.

On frappe à la porte.

Je peux te parler ? - Oui.

- Je peux mettre un patient chez toi ?

- Non, c'est pas possible.

- T'as douze lits inoccupés.

Un lit, c'est pas la fin du monde.

- Je voudrais bien,

mais je peux pas.

- Manuel.

Juste un lit.

C'est un service.

- C'est une question de personnel. On est en mode estival.

- Juste un lit.

- Je suis désolé.

- Vous vous êtes battus ? - Non.

C'était au paintball.

- Au paintball ? D'accord.

Vous avez pas de protection ?

- Si, on a des casques,

mais je répondais au téléphone.

- Vous avez le droit de téléphoner ?

- C'était ma mère.

J'étais obligé de répondre.

- Sinon vous finissez aussi aux urgences.

- Vous avez capté.

- J'ai capté, OK.

Je vais vous regarder. Mettez la tête en arrière.

- Comme ça ? - Ouais, très bien.

OK, ça vous fait mal ? - Quand même.

- Ce qu'on va faire,

c'est que je vais vous amener en box de suture.

On va nettoyer tout ça.

Faut faire quelques points. Je reviens.

...

J'ai fini. Vous pouvez rentrer chez vous.

Gémissement de douleur

Ca va pas ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Attendez, touchez pas votre oeil.

- Je sais pas ce que j'ai dans l'oeil.

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est dans l'oeil.

Dans l'oeil, ça me brûle.

- Attendez, bougez pas. Touchez pas votre oeil.

Touchez pas votre oeil.

Respirez.

Je vais y aller doucement.

Respirez, parce que si je peux pas regarder...

Cri de douleur

J'y vais plus doucement.

- Non, non.

C'est bon. Je vous mets un antidouleur

et touchez pas votre oeil.

- Je vois rien.

Monsieur, je vois rien dans votre oeil.

Tu viens avec moi.

- Je reviens.

Montre-moi ses radios.

Alors...

Non, pas de fracture.

Fais-le sortir, une poche de glace sur l'oeil. Il ira voir son médecin.

- C'est tout ?

- A part attendre, tu veux faire quoi ?

- Je sais pas.

Vérifier s'il y a un corps étranger.

- Son médecin l'examinera quand ça aura dégonflé.

- C'est une urgence, ça peut pas attendre.

- Des urgences qui peuvent pas attendre, on a que ça.

Fais comme je te dis.

On frappe. - Je peux te parler ?

- Ouais.

- Tu sais, ma fracture du col ?

- La Garden 1 ?

- Ouais, si tu veux. Je me demandais,

si je la mettais pas en secteur 4.

- Chez Simoni ? - Ouais.

- Il y a pas de place.

- Il y a des chambres fermées.

- Il voudra jamais.

Tu vas pas lui dire ?

- Je vais pas la laisser sur un brancard.

Tu ferais pareil. - Bah oui.

Système D.

- Il a quoi ?

- Je sais pas trop.

- Tu veux que je regarde ? - Ouais.

- Sur les côtés.

OK, c'est bon. C'est fini.

- Alors ?

- Rupture du globe, je crois.

- Tu crois ? - Il y a une hernie de l'iris.

Si c'est le cas, t'as six heures pour intervenir.

- Il me reste combien de temps ?

2h45. - Peut-être que je me trompe.

Faut qu'il voie un ophtalmo.

- Il y en a pas.

- Ton mec, c'est pas un ophtalmo ?

Appelle-le.

On a pas le choix, système D.

- Ouais.

- A tout'. - Ouais, merci.

- Au revoir, monsieur.

- Au revoir.

- Je vais vous demander de fixer la petite montgolfière.

Je prends les mesures. C'est super.

Vibreur

Musique intrigante

Ouais ?

- Ouais.

- Vas-y, tu veux quoi ? Je t'écoute.

- J'ai besoin d'un avis ophtalmo en urgence.

Possible rupture du globe, un accident de paintball.

- Une rupture du globe ?

David, t'es là ?

- Je finis mes consultations, j'arrive.

- OK, merci beaucoup.

- Vous êtes médecin ?

- Je suis aux urgences et vous ?

- Pas du tout. Je suis acteur.

- On tourne une série à côté,

bâtiment 25. C'est une fausse blouse.

- Et...

Vous auriez des conseils ? - Désolée,

j'ai pas le temps. Le stétho autour du cou...

c'est pas top.

- Encore, encore.

- Vous allez être mieux.

- Mets-toi là.

- OK. Prêts ? Vas-y.

Voilà, super. Ca y est.

- C'est terminé. - C'est fini.

C'est terminé. - Qu'est-ce que vous foutez ?

Simoni est au courant ?

- Non.

- C'est la fracture du col.

- On voulait pas la laisser

sur le brancard.

- Hugo, je peux te parler ?

T'as ta carte vitale ?

- C'est quoi, l'embrouille ?

- J'ai besoin d'étiquettes pour un patient.

Pour lui faire un doppler.

- Tu veux faire passer des exams à mon nom ?

- Ouais, voilà.

- Je te montre un truc,

suis-moi.

- Elle va rester ici ?

- Le temps qu'on lui trouve une place

en chirurgie.

- Justine, c'est ça ? - Ouais.

- A tout à l'heure. - Ouais.

Merci. - Je vous... t'en prie.

- Le mot de passe, quatre zéros. 0000.

Tu mets un faux nom.

Là, on va mettre Wagner

Hugo.

Une fausse date de naissance.

26/04/1996, on va mettre.

Tu mets le faux numéro de sécu. Mets n'importe lequel.

Tu fais créer et accéder.

Et tu peux imprimer des étiquettes.

- Bilan bio ?

- Radios, tout. Tout ce que tu veux.

Si tu veux imprimer, t'appuies là. Imprimante

et voilà. Important, pour tout supprimer,

tu prends le dossier avec le bonhomme et la croix rouge

et tu détruis. Ton patient aura jamais existé.

- Où t'as appris ça ? - C'est Brun.

On faisait ça pendant le Covid

quand on avait pas l'identité du patient.

- Merci. - A tout'.

- Il est attendu en neurochirurgie.

AVP moto

avec hématome sous-dural. Je patiente.

Prends, ils me rendent fou.

C'est un enfer, aujourd'hui. - Allô ?

- Brun sait qu'on finira jamais à 20 h ?

- Non, il est pas au courant.

- Oui, j'attends.

- On est mal partis quand même.

- Je vous dis qu'à 20 h, on fermera.

- C'est compliqué de travailler comme ça.

- Il faut maintenir un cadre, c'est ma responsabilité.

On va pas refaire les mêmes erreurs.

On peut tenir combien de temps comme ça ?

Qui de nous fera la première connerie ?

- Le motard convulse !

- Oui, allô ?

Oui, je patiente.

- Canule de Guedel, vite.

- Je te donne ça. - Vous m'entendez ?

Monsieur ?

Rivotril 1 mg en IV.

- Vous m'entendez ?

Rivotril.

- C'est injecté pour moi.

- Il va se calmer.

- J'écoute.

- Crise convulsive sur homme de 49 ans,

hématome sous-dural avec intervalle libre de 2 h.

Reprise des convulsions.

- Drainage programmé, on attend un SMUR.

- Eto Celo, on va intuber.

Bougez le lit.

J'ai besoin de gants.

Sonde de 8. - Eto Celo, c'est injecté.

- Je suis dedans.

Arben ?

- Ca passe.

Le SMUR a dit combien de temps ?

- Pas avant une heure ou deux.

- Sérieusement ?

- Oui.

- C'est trop.

...

- Alors, on va regarder ça.

Vous me dites si je vous fais mal.

Voilà, tout doucement on ouvre.

Voilà.

Essayez de suivre la petite lumière blanche.

C'est très bien ce que vous faites.

Je vous mets une petite goutte.

Pour vous examiner.

Vous me dites si ça vous fait mal.

Super. Fermez bien l'oeil.

Vous êtes courageux. C'est bien.

On y retourne.

Voilà, ouvrez bien.

Vous avez mangé quand, la dernière fois ?

- C'était vers 8 h.

- OK, super. Vous pouvez fermer l'oeil.

Le diagnostic est assez difficile à faire,

c'est une rupture du globe. - Hugo avait raison.

- Super. Mais là, faut opérer vite

pour sauver son oeil. - Il va perdre la vue ?

- L'objectif est qu'il garde son oeil.

Fonctionnel ou pas, on verra.

Appelle des chirs ophtalmo pour un bloc en urgence.

- Il y en a pas. - Je vous pose une coque.

J'ai besoin de votre aide.

Appuyez doucement sur la compresse.

Voilà, super.

On va devoir vous opérer.

Faut pas vous inquiéter, ça va aller.

- On n'a pas de chir ophtalmo.

- Y en a aucun ici ?

- Si, mais là, c'est l'été. Donc non.

- C'est le Club Med, alors ?

- Ouais, voilà.

- J'appelle mes potes à Rothschild. On prépare un SMUR.

On va vous transférer.

- On n'a pas de SMUR.

- Putain, mais...

On fait quoi ?

- On prend ma caisse.

- Moi, ça me va. Ca me dérange pas.

David marmonne.

Musique intrigante

- Reste ici. Je reviens,

je leur fais la transmission.

- On peut monter en chambre pour les dopplers.

- Je voulais pas vous prendre trop de temps.

- Excuse-moi.

Je vous essuie.

J'ai fini, monsieur.

Vous pouvez vous rasseoir.

C'est bien une thrombose veineuse profonde.

Hugo Wagner ?

Comme Hugo ?

- Ah oui, tiens...

C'est étonnant.

C'est un nom courant, en même temps.

- M. Wagner ?

- Il s'appelle Moussa Traoré.

- M. Traoré. - Oui ?

- Vous avez un caillot dans la jambe,

d'où votre mollet gonflé.

Il faut pas marcher, surtout.

Le médecin va vous mettre un traitement.

Je te laisse le ramener ?

- Vous pouvez prendre ça ? - Oui.

- A plus tard. - A plus tard.

Musique lente

- Merci.

Voilà.

Là, vous serez bien.

- Merci, madame.

- A tout à l'heure.

- Vous vous sentez comment ? Vous êtes bien dans le nouveau lit ?

Vous êtes mieux. - Oui.

- Vous allez être bien ici.

Vous m'appelez au moindre problème.

- Si elle a mal, si elle a faim.

Je reviens tout à l'heure. D'accord ?

- D'accord, merci.

- Merci. Merci.

- Hé, Hugo.

Tu m'expliques ta patiente dans mes chambres fermées ?

- Il y a de la place nulle part.

- Je sais, mais on a aucun soignant la nuit.

C'est pas par plaisir.

- Je sais,

avec Rachid et Lazare, on fait un roulement.

- Ils travaillent pas pour moi.

S'il arrive quelque chose,

c'est sous ma responsabilité.

Ta patiente peut pas rester là. D'accord ?

- Je vais trouver une solution. - Je compte sur toi.

Soupir

- Je signe vos papiers de sortie.

Déposez-le à l'accueil, au bout du couloir.

Si vous avez mal, prenez du paracétamol.

Au revoir, monsieur. - Au revoir.

- Tu as dit à Hugo

de mettre sa patiente chez moi ?

- Je dis rien à personne.

- Tu devrais lever le pied.

T'as pas à faire des sutures toute la journée.

C'est pas ton rôle.

On peut aller dîner ?

- Je dîne à l'internat.

- Tourne pas la page de ta vie sentimentale

à cause d'une main qui fonctionne pas.

- J'ai rien tourné du tout.

- Ils t'ont pas dit la durée de l'opération ?

- Non.

Ca dépend de ce qu'il trouve.

On sait jamais avec un oeil.

Alors ? - Ca s'est bien passé.

L'oeil est préservé.

- Une idée des chances de récupération ?

- Impossible à dire.

Bravo, c'est pas évident comme diagnostic.

Une heure ou deux, c'était mort.

On se fait un match bientôt ? - Carrément.

Merci. - Merci, ouais.

Musique dramatique

Merci.

Bon, j'y retourne.

- Où ?

- A Poincaré, j'ai pas fini.

- Je viens avec toi.

- Attention.

- On y va. Les gars, c'est chaud sans SMUR.

Une heure de perdue, c'est énorme.

- Il y a combien de patients inscrits ?

- 12.

- Il y a écrit 7. - C'est les non-inscrits.

- C'est quoi, la différence ?

- Ils sont pas passés par l'IAO.

- Ils sont inscrits où ?

- A l'accueil. - Ils sont répertoriés,

mais ils sont pas passés à l'IAO.

Ils sont séparément comptabilisés.

- J'en ai cinq dans le couloir.

- Inscrits ? - Trois inscrits,

deux pas inscrits.

- Dans le secteur 1-2 technique, j'ai neuf inscrits.

- Neuf inscrits.

- J'en ai 5 nouveaux en secteur 4.

- Qui ont vu des médecins ? - Non.

- D'accord. Donc oui, ça fait beaucoup.

OK, très bien.

Pourquoi c'est écrit 7 inscrits ?

- Ca marche pas. - Ca marche pas ?

Pourquoi ça marche pas ?

Faut me le dire. - Je vous le dis.

- Ca fait trois semaines.

- J'étais pas au courant. Je...

C'est la mise à jour.

- De combien ?

- Combien de patients en cours ? - Deux.

- Qui vont sortir...

On a une idée ? - En cours. On peut pas le savoir.

- Evidemment.

Combien de patients ? - Trois.

- Arben, combien de patients en cours ?

- Sérieusement, faut nous laisser bosser.

- Je fais le point pour vous laisser bosser.

- Je sais pas.

- Combien t'as de patients en cours ?

- Arben, combien ?

- Deux patients. - Merci.

- Donc ça fait combien, en gros ?

- En recoupant, une trentaine.

- Il est 18h30, comment on fait avec 30 patients ?

- On ferme à 20 h comme prévu.

On dit aux non-inscrits qu'on les verra pas.

- C'est dans 1h30.

- Si on reste, on finira par nous le reprocher.

On y va.

- OK, merci.

- Excusez-moi.

Juste une petite chose.

Je suis pas forcément bien placé

pour donner mon avis

et c'est compliqué pour les soignants.

Avec mon oeil extérieur, ça fonctionne pas, votre truc.

Faut prendre une décision radicale. Faut pas être mou.

Faut soit trouver le personnel

pour faire tourner l'hôpital à plein régime H24,

soit fermer... - Bien sûr, vous êtes ?

- Le Dr Saliba, ophtalmo. Je suis le compagnon d'Alyson.

- OK, merci.

On change rien, on ferme à 20 h.

On prévient les malades maintenant.

- Allons-y.

Qu'est-ce que c'est ?

- Désolé, c'était pas prévu.

- Qu'est-ce que tu fais ?

C'est dingue de te mêler de ce qui te regarde pas.

- Excusez-moi.

Je suis Nathalie Ferrand, la directrice de l'hôpital.

Les urgences ferment à 20 h précises.

- Les personnes non inscrites, revenez demain matin à 8 h

ou rendez-vous dans un autre hôpital.

Il y a des listes pour s'inscrire

pour demain matin 8 h. Merci.

Mécontentement de la foule

- Vous êtes inscrit ?

- Fièvre et vomissement.

Alyson !

Lombalgie.

Tu prends ? Tiens.

Merci.

- Tiens, prends-le.

C'est pas le Club Med ici.

- Pour la blouse, c'est à la lingerie à gauche.

Allez.

- David, on est speed ici.

- On a des complications, désolé.

On doit fermer. - On va pas aller à Bondy.

- Revenez demain matin.

- Revenez demain matin ou allez à Bondy ou Montfermeil.

- Je suis pas médecin.

- Des gens sont inscrits.

- Il est pas seul à attendre. - Si vous êtes violent,

on ne vous prendra pas.

- Il a doublé tout le monde !

- Enculé !

- Vous vous calmez. - Il a pas à doubler !

- Nathalie est touchée.

- Viens. Ca va ?

Tu saignes.

Tu saignes, tu saignes.

Ca fait pas trop mal ?

- Ca va.

- T'es à jour dans tes vaccinations ?

- Ouais, je crois.

- Allonge-toi.

Soupir

Ah ouais,

ils t'ont pas loupée.

T'es bagarreuse.

Musique douce

- T'es vraiment médecin ?

- Faut croire.

- J'ai eu raison de te régulariser.

Merci.

Je crois qu'on doit fermer.

J'y arrive plus.

Tu dis rien.

T'y crois plus, toi non plus.

- Je vais te piquer.

- Et voilà, Mme Royer.

Vous allez être bien.

C'est moi qui suis de garde, aujourd'hui.

- Reposez-vous.

- Merci.

- On y va.

- T'es bien ici.

Je te laisse. Je suis à côté.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Qui veut du Babybel sur son steak ?

- Non, merci.

- Personne ?

- Si, je veux bien. - Ah, voilà !

Demain, j'apporte ma friteuse.

Musique nostalgique

Brouhaha au loin

- Dis-moi où tu as mal.

- Dis où tu as mal.

- Ca me gratte partout dans le corps.

- Je peux regarder ?

- Ca me gratte là.

- Ca fait une semaine

qu'il a pas pris ses médicaments.

- Il fait trop chaud. - Non, on sort pas.

- Victor, tu te calmes.

- S'il vous plaît !

- Taisez-vous, s'il vous plaît.

Taisez-vous.

- Je m'appelle Laura. OK, Victor ?

Tu me regardes, on respire. On va s'asseoir.

On va s'asseoir.

On s'écarte un petit peu.

- Je veux du silence.

- On y arrive plus.

- Désolée, on peut pas le prendre.

- Ca fait deux jours qu'il dort pas.

Il nous faut de l'aide.

- Madame, on est fermés.

C'est fermé. - On peut pas le laisser comme ça.

Vous voyez... - Victor !

Brouhaha

- Il faut voir un médecin là !

Vous comprenez pas,

faut faire quelque chose !

- Je reviens.

- Victor, elle va chercher quelqu'un.

Elle va chercher quelqu'un.

- Tu te calmes. - Ta gueule.

- Olivier.

- Quoi ?

- On a une urgence.

Cris au loin

Soupir - J'arrive.

- Merci.

Soupir

Respiration haletante

- Faut essayer de dormir.

Faut se reposer.

- J'arrive pas.

- Calmez-vous.

Prenez ma main.

Voilà.

Allez, on se calme.

- Il peut pas rester ici dans cet état.

...

- C'est Chloé.

Je te réveille ?

T'as les clés du couloir du rez-de-chaussée ?

- C'est condamné, ils vont le réhabiliter.

- Je sais.

Je demande si t'as les clés du cadenas.

- Connard de merde ! - Victor !

- Vous êtes tous des connards de merde.

Enculés.

Je veux sortir de cet hôpital de merde !

- Il menace de se foutre en l'air.

- Je veux partir là !

- Viens, viens.

Viens, assieds-toi. - Toi, tu me...

Laisse-moi.

- Comment tu t'appelles ?

- Ta gueule. - Moi, c'est Olivier.

- Olivier de merde. - Oui.

Toi, c'est comment ? Moi, c'est Olivier.

Tu t'appelles comment ?

C'est comment, ton nom ?

Moi, c'est Olivier.

Toi, c'est ?

- Victor. - Victor.

- Victor.

- Je sais que tu souffres. Je comprends, t'as mal.

On va régler ça, on va te soigner.

Ce sera pas ici, mais faut que tu te calmes.

C'est bien, Victor. Respire.

On te lâchera pas. Je te promets.

Respire avec moi.

- Il faut que vous alliez à Mondor ou Avicenne.

Ils pourront s'en occuper. On va les appeler.

Allez-y maintenant.

- Avicenne ? - Oui.

Désolé, on peut rien faire de plus.

On les appelle tout de suite.

Je suis désolé. - Victor, viens.

- Je les préviens de votre arrivée. - Merci.

- Allez, viens, Victor.

Musique dramatique

- Oui, Avicenne ?

C'est Poincaré.

On vous envoie un patient.

Il a 18 ans, il est en pleine crise.

De délire, oui.

Vous pouvez vraiment pas ?

OK, merci quand même.

- Laisse pas la porte se fermer.

Il y a toujours les lits.

On ouvre un robinet.

- Il y a de l'eau !

- Et de l'électricité.

- C'est le bordel.

- On est pas si mal.

- S'il y a quoi que ce soit, vous criez.

Mon collègue dort au-dessus.

- D'accord.

- Vous inquiétez pas, je suis là.

Bonne nuit. - Bonne nuit, merci.

C'est fini,allez... au lit !

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