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---
On ouvre un lecteur de cassette.
On le ferme et on appuie sur lecture.
*- J'ai appris à devenir
plus indulgente et plus tolérante,
parce que, quand on pense
qu'il y a dans chacun de nous un enfant qui pleure,
Le cœur, c'est quelque chose de très important,
il faut toujours parler et voir avec son cœur.
Comme disait Saint-Exupéry : "On ne voit bien qu'avec le cœur."
"Dites Bit Petit Bikini" (Dalida)
il y avait une belle fille
Qui avait peur d'aller prendre son bain
Elle craignait de quitter sa cabine
Elle tremblait de montrer au voisin
Un, deux, trois
Elle tremblait
- On part en vacances !
Allez, on part en vacances !
- Doucement, Marie, avec ta valise.
- Ca va être super.
- Vive les vacances !
-Alice !
Un gros fils de pute s'est encore mis sur la place "handicapé".
- Mais on s'en fout.
Allez-y, les copains.
Arnaud.
Change de chaussures. - D'ACCORD.
-Boris !
On a dit qu'on mettrait les costumes là-bas.
- Je suis pas Boris, je suis Cléopâtre.
- Va te changer, Cléopâtre.
- Ton sac arrive, c'est Marc qui l'a.
C'est bon, tout est là ?
- Mayane, c'est quoi, ça ? On a dit une valise par personne.
- J'en ai qu'une.
- C'est quoi, ça ?
- C'est des sacs. - C'est des sacs. C'est des sacs.
T'as raison.
J'ai qu'à être plus précis. Et c'est moi qui les porte.
- Voilà.
Bonjour, c'est encore Céline du foyer des Lilas.
Y a encore un gros sac à merde... Coups de klaxon
- Vous voyez pas que je joue au foot ?
- Eh, eh ! - Casse-toi !
- Vous voyez bien que...
Viens.
Céline, si on peut éviter ça...
- Faut être sur le coup ! - Tout va bien.
- Faut qu'ils apprennent de leurs erreurs.
- L'erreur, c'est qu'il va se prendre une bagnole.
- MERCI, MARC.
- De rien. Je suis là, je serai toujours là.
On peut éviter de jouer au foot sur la route ?
Alarme Pleurs
- Arrête de chialer !
- On est en train de la braquer !
C'est normal !
C'est dingue, ça !
Elle a le droit de chialer. C'est fou, ça. Vous avez le droit.
- Merci... - C'est normal.
Vous êtes ensemble ? - Oui.
- Oui.
Mariés ?
- Non, justement, je voulais choisir une bague aujourd'hui.
- Hein ? - Oh !
Elle le savait pas !
Le timing est pourri, mais c'est chou.
- Marc. - Je suis là, je serai toujours là.
- Tu peux demander au chauffeur d'attendre 5 min ?
Putain, Thibaut.
- Non, Mayane !
- On se casse !
On se casse ! - Oui, je...
Félicitations.
- Tu fous quoi ? Allez ! - J'arrive !
Allez !
L'alarme continue de retentir.
---
- Allez !
A droite !
Prends le sac.
Magne-toi !
Allez !
Sors les fringues ! Vite, allez !
- C'est bon, je l'ai.
- Les fringues ! Magne-toi !
- Oui.
- Voilà. Hop, ça, ça va là.
Sirènes de police
- Allez, on se casse.
- Voilà. - Comment t'es sapé ?
- Hein ? - Comment t'es sapé ?
- En touriste allemand, ça passe inaperçu.
- On va voir que toi !
- Toi, ça se voit que tu viens de faire un braquage.
- Marc ?
- Alice ? Aïe, ouais ?
- Des nouvelles du nouveau ?
- Sylvain ? J'ai eu ses parents, il arrive.
- Merci, monsieur. Au nom de la République,
comme disait Nicolas Sarkozy :
"L'épreuve, c'est l'absence,
"pas la blessure de vanité."
- Allez-y, monsieur. - Il faut le remercier !
C'est pas parce qu'il fait un métier par dépit
suite à un échec scolaire, qu'il ne faut pas le remercier.
- Non, Alexandre, faut pas dire ça.
Le monsieur a sûrement pas fait de grandes études,
mais c'est un métier comme un autre.
On y va. On dit merci. - Merci.
- Au revoir, monsieur.
Allez, hop.
T'as dit au revoir ? - Merci, au revoir.
- Et là, c'est complet.
- Tu vas pas réussir à porter les valises !
- Pourquoi, Ludo ? - Parce que t'es gros !
- Eh, Ludovic ! On a dit quoi avec les insultes ?
- C'est pas gentil ! - Alors pourquoi tu dis ça ?
- Parce qu'il est gros !
Ca sert à rien de le lui dire !
- Boris, j'ai dit quoi ?
- Je suis pas Boris, je suis Supergirl.
Arrête de boire, Gnafron !
T'as la tête dans le sac ou quoi ? - Gnafron ?
- Eh ! On est en vacances ou on n'est pas en vacances ?
Cris de joie
- Tellement tellement.
Bon Dieu.
Alexandre.
Marie. - Absente.
-Boris.
Arnaud.
Baptiste. - Présent.
- Princesse Mayane.
Et panier ! Thibaut.
- On part en vacances ! - Ludovic.
Tout le monde est là. - Cool.
- Sauf Sylvain. - On va l'attendre.
Tu fais une distribution de bouteilles d'eau.
Allez, go. - Ludo.
Tiens. Hop.
- Hop là ! - Et hop !
Oh, putain, Marie !
- C'est pas grave, elle a l'habitude.
- J'ai pas "foif" ! - Elle a pas "foif".
Sirènes de police
- Y a plus la bagnole.
- Evidemment, tu t'es garé sur une place "handicapé".
- Evidemment... Tu sais tout, toi !
- On fait quoi ? - Chut, on marche tranquille.
- Bonne journée.
Hacht fartun aïe.
Je t'aime.
- C'est ça, normal ? - J'essaie...
- Ferme ta gueule, c'est mieux.
Avance, avance, avance. Merde.
sur une place "handicapé" ?
- Tais-toi. - C'était évident.
- Circulez ! - On circule, on circule.
Ils sont là-bas. - Oui, oui.
Propos imitant de l'allemand
- C'est quoi, ce bordel ?
- Je pense que votre retardataire est là.
- On fait quoi ? - Sylvain ?
- Je vais trouver une solution... Quoi ?
- Sylvain, c'est toi ?
Je suis Alice.
On t'attendait. Tu viens avec moi ?
Tu viens ?
- Oui, Sylvain. Il faut y aller. Faut qu'on y aille.
- On t'attendait. - Eh ouais.
Allez, faut y aller.
- Allez, montez.
Je vous présente Sylvain, les copains !
Ils le saluent chaleureusement.
Excuse-moi, on va y aller.
- Oui, faut qu'on y aille.
- Vous êtes qui pour lui ?
Son éduc ? - Exactement.
Je suis obligé d'être avec lui.
La dernière fois, ça a été la merde.
- Mais on n'avait pas prévu ça.
- Sylvain ?
Bienvenue.
Tu vas t'asseoir au fond du bus ? - OK, euh...
On gère ça au gîte ? - Faisons ça, allez.
- Malheureusement, vous êtes dans un secteur d'activité
très peu représenté dans l'imaginaire populaire.
Et au final,
la seule figure de proue de votre profession
demeure Emile Louis.
- On peut y aller, là ? - Ouais, on y va.
On dit quoi au chauffeur ? - Fils de pute !
- Non, Ludo. On dit ?
- VIVE LES VACANCES !
VIVE LES VACANCES !
Sirènes de police
- Tu l'as convaincue ? Tu lui as dit quoi ?
- Hein ? - Tu lui as dit quoi ?
- Ben, je lui ai dit que t'étais...
T'étais sensible, et qu'il y a des moments
où tu te chiais dessus.
- Ca va pas ? Je me chie pas dessus. - Ah oui ?
- Ben non.
- Je te rappelle ? Palavas ? Luna Park ?
- J'avais 4 ans, t'es sérieux ?
- Eh ben, t'avais 4 ans, tu te chiais dessus.
Sirènes de police
---
- Je fais quoi, du coup ?
- Fais comme eux.
Regarde-les, regarde comment ils sont.
- Je fais plus l'Allemand ? - Non.
Tu fermes ta gueule et tu fais comme eux.
- Putain, il a une kippa.
Il croit en Dieu,
il est pas rancunier.
Propos indistincts et rires
---
Allez, trouve ton clown. Trouve ton clown.
C'est trop, c'est trop. J'essaie de trouver le juste milieu.
- Putain, mais regarde-les. - J'essaie. Excuse-moi, mais...
Elle arrive.
- Ferme ta gueule.
- Ca me réjouit
d'être en vacances. - Ah, c'est cool.
Ca va, Sylvain ? - Ouais.
- Ouais ? Je suis contente de te rencontrer.
Tu vas te faire des copains, ça va être top.
Je mets ton sac là-haut ? - Non.
Non, en fait, je suis obligé de garder le sac.
Il y a tous les médicaments dedans. - D'accord.
- Voilà.
- Tu me présentes ton éduc ? Comment il s'appelle ?
- En fait, il vaut mieux... Il a du mal, on voit...
- Mais on va prendre le temps, comme ça, on se rencontre.
J'entends le son de ta voix, t'as pas perdu ta langue.
Comment il s'appelle ton éduc ?
(le même) - Orpi. Orpi.
Orpi. - Orpi ?
- Ouais. - C'est marrant.
- Orpi. Orpi.
- On a compris. - Orpi.
- On a compris.
- Moi, c'est Alice. Je suis enchantée.
- Moi, c'est Sylvain. Sylvain, et lui, c'est Orpi.
Sylvain et Orpi. - C'est bon.
- Orpi, présent. Sylvain, présent ici même.
- OK, super.
Si t'es un peu contrarié... - Il fait chaud.
- Tu me le dis et on s'arrête. D'accord ?
- OK.
- Tu fais pas caca dans ta culotte. OK ?
- Non. - A tout à l'heure.
- Et d'après les dires de Séguéla,
Sarkozy, lors du premier dîner,
aurait chuchoté à l'oreille de Carla :
"Est-ce que je peux t'embrasser sur la bouche ?
"T'es cap ou t'es pas cap ?"
Elle aurait répondu "pas cap".
Et depuis, ils sont amoureux pour la vie. C'est beau.
"Voy" (Costa and Quanta)
---
Vibreur
- Alice, je peux mettre de la zizik ?
- Oui, vas-y.
-Introduction !
- Contrairement à ce qu'on pense,
c'est pour ça qu'il porte des talonnettes.
C'est drôle, hein ?
Il chante les paroles.
- C'est quoi, ce truc ?
- C'est nul, cette musique.
---
- Je ne tolère pas cette musique,
Marc.
- C'est nul à chier. - Nul !
- Va te faire enculer !
- Oh !
Quelle musique de merde !
- Ca ? C'est de la merde ?
- Dalida, c'est mieux.
- C'est Paul Diamond, les gars.
- J'aime bien, moi. - Jaloux !
- Laisse. Va t'asseoir, je m'en occupe.
- OK.
Allez.
- Voilà.
* "Clic-Clic Pan-Pan" (Yanns)
- Elle est super !
- Ca, c'est pas de la merde !
---
- J'peux pas t'effacer
Parmi les autres, je vois que toi
Si tu te sens seule, dis-moi Il reste une place auprès de moi
Les projecteurs sur toi
C'est fou comment tu brilles dans l'noir
T'es la plus belle, mademoiselle
J'sais qu'le passé, c'est l'passé
Mais entre nous J'peux pas dire ce qui s'est passé
J'voudrais pouvoir rattraper l'temps
Pour que tu partes, dis-moi Qu'est-ce que j'ai fait, bon sang ?
Y a qu'à toi qu'j'peux m'confier
J'deviens parano, des fois
Quand j'reste seul, direct j'pense à toi
- ET CA FAIT CLIC, CLIC-CLIC, PAN-PAN-PAN
J'BRAQUE TON PETIT CŒUR MA CHERIE, T'ES TROP SEDUISANTE
(zozotant) - Pan pan.
Pan pan, les pistolets.
Je charge. J'ai fait tomber mon chargeur.
- Tu fous quoi, Paulo ? - Je me mets dans le perso.
- J'ferais mieux de t'effacer
J'sais pas à quoi tu joues Mais j'peux pas oublier l'passé
---
Ils continuent de chanter.
---
- CLIC-CLIC, PAN-PAN-PAN
PAN-PAN-PAN
(normalement) - On fait quoi ?
- J'en sais rien. Je réfléchis.
Ah, je sais.
On peut les prendre en otage.
- Arrête de réfléchir.
- Ah, je vais... Je vais appeler Rico.
Ah, putain ! Pas de réseau, évidemment.
Euh !
Eh, excuse-moi.
Tu sais où il y a du réseau ?
- T'en as un peu dans le champ, mais c'est chaud.
- OK, merci.
- Boris, je t'aide avec ta valise ?
- Pourquoi le bus monte pas ?
- Comme tous les ans,
Moisard le proprio a peur qu'on abîme son chemin.
- Parce que ? Parce que ?
Parce que Moisard, c'est un enculé !
Enculé ! Enculé !
- MOISARD, ENCULE ! MOISARD,
ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
MOISARD, ENCULE !
ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, M. Moisard. - Bonjour, M. Moisard.
Ils continuent à le saluer.
- MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, M. Moisard.
- Bonjour.
- MOISARD, ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, ça va ? - Bonjour.
- Excusez-les. - Non, y a pas de mal.
Tenez, les clés. - C'est top, merci.
- L'année prochaine, les tarifs vont augmenter.
- Mais c'est une blague, ça ? - Non.
- Tout notre budget de l'année va dans cette location.
- C'est pas ma faute. - Ils viennent là depuis 10 ans.
- Je vous préviens à l'avance.
- Vous pouvez pas faire un geste ? On a aucune subvention.
- Vous trouverez autre chose.
- On veut pas autre chose. Ils sont attachés à ce lieu.
- C'est pas ma faute.
- C'est pas de ta faute... Connard.
- Pardon ? - Quoi ?
C'est pas moi. C'est...
Ludovic, on a dit "plus de gros mots" !
- J'ai pas dit "connard", mais "enculé".
- D'accord...
Profitez-en bien.
- OK.
- Alice, c'est pas à toi de faire ça, c'est moi.
Je suis là, je serai toujours là.
- Ouais, merci.
- Orpi, tu peux venir nous aider ? On s'installe.
- Non, il faut que je passe un appel.
- C'est pas le moment.
Et les parents de Sylvain ont toujours pas payé le séjour.
- Ah bah, c'est rigolo que tu dises ça. Justement,
je dois appeler le père de Sylvain
pour qu'il te vire la thune et que vous soyez pas dans la merde.
C'est où le réseau ? - Vers les deux arbres.
Tu fais vite !
- Ca va, Sylvain ?
Sylvain ?
- J'ai faim ! - C'est bien Sylvain ?
(le même) - Oui.
- D'accord. Et toi?
- Oui.
- T'es ici comme chez toi.
Je vais gérer les lits, Céline.
Tu... - Oui.
- Allez, on y va.
Gad, tu montes avec nous.
Gad, Gad ! C'est pas par là.
- Alice. Avec Sylvain, on veut dormir dans le même lit.
- Ah bon ?
- C'est pas possible, ma chérie.
- Si, c'est possible. On est amoureux.
- Vous êtes déjà amoureux ?
- Oui, enfin, c'est...
On est en pourparlers. C'est pas acté.
- Mais de toute façon, c'est pas possible.
- Oh... - Chacun son lit.
- Oh, c'est pas possible... Oh, la tuile.
Ca, c'est pas...
C'est pas de bol. C'est pas ma faute.
J'aurais adoré.
- Vous avez chacun votre lit.
- Hop là.
- Quoi "hop là" ?
- T'inquiète pas, tout va bien. Viens.
- Ca va ? - Ouais. T'as vu Baptiste ?
- Non, j'imagine qu'il explore les environs.
- Ca, c'est mon tatouage.
- Ah oui, je le vois bien.
- Je suis fan de Dalida.
- C'est pas vrai ? - Si.
- J'aurais pas deviné.
- Elle chantait "Avec le temps",
"Mourir sur scène" et "Je suis malade".
- D'accord, d'accord.
Peut-être, on... Ouais.
Merci.
- Quel lit tu veux ?
- Ben, je...
Celui-là, il est bien.
- OK.
- Je vais prendre l'autre, pas grave.
- OK. - Voilà, voilà.
- Et tu veux lequel ?
- Oh, ben...
Ca va être long.
- Oui, oui, oui, oui. Oui.
Oh, putain.
- Tu veux venir jouer au foot ? - Je téléphone.
Aboiements
Sonnerie - Allez, lève.
---
Attends, coupe.
Coupe.
- Allô ? *- Ouais.
- C'est La Fraise.
- Viens !
Tu veux venir ? - Attends.
Tu comprends quand je te parle ?
- Viens, on va jouer. - Non.
J'ai une galère avec la...
Avec la bagnole.
- Quoi ?
- Il faut que t'ailles la récupérer...
à la fourrière.
* S'ils font le lien,
ils vont remonter... - Viens jouer !
- Jusqu'à moi.
- Putain, les gars.
- Ca m'amuse pas. - Allez !
*- Bougez pas.
Je récupère la bagnole. - Viens !
- Bon, bah, tu te démerdes !
Putain.
- On va faire un match. Tu vas dans les buts.
- Tu veux jouer ? - Viens, on va faire un match.
- Allez !
Allez, cours.
- Elle est où, ma balle ? Il l'imite en train de parler.
Mais elle est passée où ? Oh !
Où est ma balle ?
- Garde celui-là. Je prends celui-là.
Comme ça, on est... On a chacun le sien. C'est bien aussi.
- Et tu prends lequel ?
Je suis ton copain, et c'est toi le plus meilleur.
- Cool.
Très, très proches.
- Ca, c'est sûr. Jour et nuit.
- Jour et nuit...
Cool...
(Carla Frigo)
---
- T'es pas avec Baptiste ? T'es pas avec Baptiste ?
- C'est lequel ? - Le grand avec un ballon.
- Oh non. Il doit s'amuser avec les autres.
- C'est quoi, ce bordel ? Ca suffit, on éteint la musique !
Vous descendez de la table, les filles.
Tout le monde à la douche.
Ludo, t'arrêtes les bonbons. Boris, tu descends.
Orpi, tu m'aides
- C'est trop haut.
- Il va te descendre de la table.
Ca va pas ou quoi ? - C'est pas grave.
- Si, ils vont se blesser.
- Non, mais je veux dire, y a plus grave.
Par exemple, on a perdu Baptiste.
- Quoi ? - On a perdu Baptiste.
- C'est-à-dire ? - Je le trouve pas.
- Tu l'as cherché ?
- Ca va, faut pas s'inquiéter.
A la vitesse où ça se déplace, ça doit pas être loin.
- Ouais, super... Marc !
- Marc, tu peux venir ? - Ouais.
Je suis là.
Je serai toujours là.
- On a perdu Baptiste. - On a perdu Baptiste ?
- On ne panique pas. - D'ACCORD.
- Tu pars avec Orpi le chercher.
On dit rien à personne, on crée pas de panique. OK ?
- Il peut y aller seul. - Non.
- Allez, à la douche !
- Tu me suis.
(- Putain...)
- Eh, oh, vous m'avez oublié !
- Baptiste ! - Baptiste !
Baptiste ! - Baptiste !
Eh, oh, truc !
Oh, oh, viens là. Il est... - Quoi ?
- Il est dans la forêt.
- Il ferait quoi là-bas ?
- Bah... Je le sais. C'est les instincts d'éduc.
Baptiste !
Baptiste !
(Putain.) - Oh, putain...
Baptiste, mon grand !
- Baptiste !
- Aïe !
Bon, allez. J'en ai marre.
Ca suffit. C'est inquiétant.
J'appelle la police. - Non !
- Orpi, mon téléphone !
- Arrête !
Non !
Putain !
Non ! Non. Non.
Ecoute, non.
Excuse-moi.
C'est important pour eux de découvrir la nature,
de s'imprégner.
Ca fait partie du process.
Hein ?
T'inquiète.
Dans 15 minutes, on appelle la police, si on le trouve pas.
- Dans 15 minutes. - Voilà.
Va de ce côté.
Baptiste ! - Mon téléphone.
Orpi, mon téléphone !
- C'est bon, je l'ai.
(- Fait chier, lui.)
- Viens, petit !
- Baptiste !
- Hipipipipipi !
(en hurlant) - Baptiste !
- Allez, mon Baptiste ! Ronaldo !
- C'est bon, maintenant, Baptiste. Oh, putain !
Orpi !
C'est bon ! Je l'ai retrouvé, il est avec moi !
Le voilà. - Eh ben voilà.
- On s'est tapé toute la forêt... Il est là.
- On y va, mon grand ? - On se lève.
Debout. Hop.
Super.
- La vache, qu'est-ce qu'il a ?
- J'ai égaré mon ballon.
- Il a égaré son ballon. - J'ai compris.
On va t'en trouver un autre.
On y va.
- Je veux le mien. Ne me suivez pas.
Je veux le chercher seul.
- C'est reparti.
Si t'as une autre intuition, je prends.
- Faut le ramener, point. T'es con.
- Mon téléphone, Orpi.
(normalement) - Oh, putain !
Qu'est-ce que tu fous, là ?
Il se remet à zozoter.
- T'es pas handicapé.
- Si, je suis handicapé. J'ai toujours été handicapé.
- On dirait pas.
- Si, je crois.
- Ah bah, ça se voit tout de suite.
- T'as raison, je suis pas handicapé.
Je suis de la police. J'enquête sur un mec...
- T'es pas policier.
- Non, je suis pas policier non plus.
J'ai... J'ai fait des petites bêtises.
Donc il faut que je me cache là un petit moment.
- Là, au moins, tu me dis la vérité.
- Comment tu t'appelles ? - Arnaud.
- Enchanté. Paulo.
Tu dis rien à personne, sinon, je vais en prison.
- Je dis rien à personne.
A part Ludovic.
- C'est qui ?
- C'est moi, petite bite !
Tu sais ce qu'ils font en prison dans les douches ?
- Euh, non. Pourquoi il dit ça ?
- Mais je sais pas !
- D'accord.
OK.
Vous dites rien à personne.
- On dit rien. - Rien à personne.
- Fais-moi confiance.
- C'est difficile de laver le dos ?
- Pardon ?
- Laver le dos ?
- Laver le dos ?
- Lave-moi le dos.
- J'ai pas...
- Lave-moi le dos !
- Ah si, c'est ce que j'avais... D'accord.
Non. - Si.
- Non. - Alice !
(- Oh !)
OK, d'accord. Je vais...
Je vais te laver le dos. Voilà. Entre.
Tout le monde ? D'accord.
OK.
- Vas-y. - Ouah, ouah.
Attends, ça me touche.
- Putain, vous l'avez retrouvé, super.
Il était où ? - Dans la forêt.
- Super, Orpi, merci beaucoup.
- Merci, Orpi... C'est moi qui l'ai retrouvé.
Hein, Baptiste ? - Non, c'est Orpi.
- Tu l'emmènes prendre sa douche ? - Oui.
On y va ?
- Je veux Orpi.
- Ah non. Non, non.
Va avec lui, il a ses petits gants roses.
- Je veux que ce soit avec Orpi. Désolé, Marc.
- Ca te va, toi ?
- J'ai pas le choix.
La douche est là. Allez, prends ta douche.
- Déshabille-moi, j'y arrive pas seul.
(- Putain, galère.)
OK, lève les bras.
- Pas le ventre. Touche pas le ventre. Je veux pas !
- Putain, t'es con !
Chut.
Putain, tu m'as pété le portable !
- Je ne l'ai pas cassé ! - Chut, pas fort. Tais-toi.
- Je l'ai pas cassé. - OK.
Mais on parle pas fort.
- Je ne voulais pas le casser, excuse.
- OK...
C'est cool.
Bon, allez.
Je te déshabille. Je vais essayer de pas toucher le ventre.
Je déshabille un gamin... Plus haut. Plus haut.
Voilà.
- Pas le nez !
- Pas le nez.
- Pas les bras ! - D'accord.
- Pas les bras, pas le nez. - Pas le ventre.
- Par-derrière ?
Ca te paraît... - Pas par l'arrière.
- ON VA MANGER ! - On va manger, oui.
- Vous vous mettez tous à votre place.
Gad, ici. Baptiste, là-bas.
Boris, tu t'assois.
Baptiste, t'es là.
Tout le monde à sa place.
- Sylvain !
Tu peux venir ?
- On va où ? - En activité ?
- ON PART EN ACTIVITE !
- On va aux putes !
- Non, personne n'ira aux putes !
- On va pas aux putes ? - Ben non.
Désolée. Cris de déception
Ouais, c'est comme ça.
Mais on va faire des activités, vous inquiétez pas.
Alors,
silence. Je vais vous dire un truc.
On va passer un super été ensemble. Je suis hyper contente.
- Ben nous, non.
- Toi non ?
C'est ça, espèce de menteur.
Surtout, l'important, c'est qu'aujourd'hui, on accueille...
- Une merde ! - Non, on accueille Sylvain.
- Sylvain !
- Voilà. Donc dites bonjour à Sylvain.
- BONJOUR, SYLVAIN !
UN DISCOURS !
UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS !
UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS !
- Hop, hop, hop !
Eh ! On laisse parler Sylvain.
Allez.
Paulo hésite.
(zozotant) - Merci.
- C'est bien, Sylvain.
- Super. - Bravo !
- T'es ici comme chez toi.
Aujourd'hui, t'es le roi. Tu te mets en bout de table.
C'est sa première journée. Demain, on reprendra les places.
- Allez, on commence.
- Vous avez faim ? Ils acquiescent.
- Sylvain, des carottes ?
Brouhaha de la tablée
---
- C'est quoi, ça ?
- Ca, c'est de la...
- Moussaka. - De la moussaka.
- Ah, d'accord.
- Avec Alice, on a une belle complicité.
On a le même humour,
On est sur la même longueur d'onde.
Elle a ce petit truc terrible, tu vois ?
Quand elle s'énerve,
elle a cette petite veine tellement mignonne qui me...
Il soupire.
Et je me dis que ce serait bien qu'on passe un cap, elle et moi.
Toi qui as un regard extérieur, Orpi,
j'ai mes chances ou pas ?
- Hein ? Non.
Putain.
- Je vois ce que tu veux dire.
C'est vrai qu'elle met de la distance entre nous.
C'est une forme de pudeur.
- Allez, je vais pisser.
- Je t'attends.
*- De la maison, on va être à 2h de Los Angeles.
On va pouvoir parcourir les Etats-Unis.
- C'est dingue.
*- Même le Yosemite Park, je t'en ai parlé.
- Ouais, c'est canon.
*- Mon amour, on va pouvoir faire
D'ailleurs, faudra que tu me files tes papiers.
- Oui, je vais le faire.
*- Ca fait 10 fois que je te le demande.
- Je vais le faire.
*- Ils sont relous avec la paperasse.
D'ailleurs,
tu leur as dit pour ton départ ?
- Euh, non. J'ai pas eu le temps.
*- T'es reloue ! On en a parlé 10 fois !
- Je sais, oui. Je vais leur dire demain.
Demain, ouais.
*- Demain ? - Oui, promis.
*- Demain, parce qu'après,
ça va tourner, et après, à nous les Etats-Unis !
Ca va être merveilleux. J'ai hâte. - Moi aussi.
*- I love you. C'est de là-bas. - T'es con.
*- Je t'aime. - Moi aussi. Bisous.
(normalement) - Quoi ?
- Tu fais pas bien l'handicapé.
- Quoi, je le fais pas bien ? T'es gentil...
Je débute.
- Je te montre ?
- Montre-moi.
- La langue, ça se met à côté. Au bout des lèvres.
Et t'essaies de pencher... par là.
- Tête penchée et langue sortie ? - Ouais.
- Comme ça ? C'est beaucoup, non ?
Remarque, ça fait bien handicapé.
Et je fais quoi avec la voix ?
- Pour la voix, on va apprendre à bien parler.
Propos incompréhensibles
Tu peux bien parler, quand même.
- Ouais, pardon.
(zozotant) Comme ça ?
- C'est bien comme ça.
Il articule moins. - Ou comme ça.
Là, je fais comme ça.
Je peux peut-être l'appuyer plus.
- Oui, c'est ça.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? C'est n'importe quoi !
(normalement) Souvent, vous bougez comme ça.
(zozotant) Ben ouais.
C'est bien ça, non ? - Super.
- C'est super ?
Nickel.
- Il faut que tu m'aides
à trouver un cadeau pour Marie.
(normalement) - C'est laquelle ?
Une porte s'ouvre.
- Sylvain, viens.
Faut que t'ailles...
Faut que t'ailles faire pipi avant d'aller te coucher.
Dépêche. La porte se ferme.
- D'accord. Et c'est ton amoureuse, Marie ?
- Oui.
- Elle le sait ?
- Non, elle est pas au courant.
- Je me disais bien.
Les cadeaux, c'est personnel.
C'est à toi de lui trouver. - Oui.
- Tu veux que je t'aide.
- Ah oui.
D'accord... Tu sais quoi ?
Si tu veux pas m'aider... - Ouais ?
- Je dis à tout le monde que tu me touches.
- Que je te touche ? T'es cinglé. Que je te touche ?
Mais ça va pas ? Je t'ai jamais touché.
T'es venu dans ma douche.
Moi, je pourrais dire quelque chose.
On a dit qu'on était copains. C'est du chantage, c'est mal.
- Allez. - T'as été un bon coach.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- On est dans la merde.
- Pourquoi ? - Parce que. Parce que...
Je dois appeler Rico,
mais le mongolito m'a pété mon téléphone.
Faut que je trouve une solution.
- Il est où, le sac ?
- Le sac est bien protégé, crois-moi.
Il bougera pas, celui-là.
- Bonjour.
Hop là.
Hop là.
Bonne nuit.
- Bonne nuit.
- Putain, c'est pas juste.
- On fait quoi ?
- On fait quoi ? On...
On reste là, on bouge pas une oreille.
Continue à faire le mongolito.
Je vais trouver une solution.
Voilà ce qu'on fait.
- OK. - Eh ! Eh !
Ils t'ont pas repéré ?
- Par eux ? Tu rigoles ou quoi ? Non, non.
Ils y voient que du feu. Ils m'ont dit : "T'es comme nous."
- Ouais ?
Il acquiesce.
- Tout va bien ?
- Nickel. Mark Vador dort à l'étage.
Et j'ai croisé une bouteille de ketchup
qui revenait de pisser.
Une soirée banale, quoi.
Je te sers, hein. Hop là. - Merci.
Je t'ai jamais demandé pourquoi t'étais devenue éduc.
- Ah, eh ben...
J'étais cadre à La Défense,
et puis, un jour...
je mangeais
un bo bun sur l'esplanade
et un pigeon s'est posé juste devant moi.
- De quoi ?
- Il avait qu'une patte. Raclement de gorge
Et là, je me suis dit...
"Céline, c'est un signe.
"Occupe-toi des handicapés."
- D'ACCORD. - Changement de vie.
Allez.
En parlant de ça, tu vas dire quoi à ton mec ?
- Ah putain, je sais pas.
Pas "barre-toi seul", il me soutient depuis des années.
- Ce sera pas la même sans toi.
- Je sais pas comment je vais leur annoncer.
- Et il y a un problème...
tu vas briser le cœur de Marc.
- Eh ouais, Marc.
- Tu vas lui briser le cœur. - Oui.
- "Alice."
- T'es con !
- "Alice, regarde-moi."
"Alice, je suis là."
- "JE SERAI TOUJOURS LA."
Elles rient.
- "Alice, ne pars pas !"
(- Arrête, arrête.)
- "Alice, prends-moi !"
- Tu vas réveiller tout le monde !
- C'était trop fort. - Bah oui.
Céline chuchote.
- Je t'entends plus du tout.
- Ton mec, tu l'aimes ?
- Oui, je l'aime.
- Bah, partir à l'autre bout du monde
avec le mec qu'on aime, y a pire
comme projet.
- Ouais, je sais.
- Mmh. Tu sais, tu sais...
On dirait pas. - Pourquoi ?
- Tu viens d'arracher tout un champ.
- Oui.
Pas faux.
- "Alice."
"Je suis ton mec."
"Mundian à Bach Ke" (Panjabi MC)
---
- Oh, putain !
- Tu viens jouer ?
(- Oh, putain.) - Allez !
Orpi, viens !
- Oui, oui, oui.
- Ca se passe bien ? - Nickel.
- Tu fais quoi, Ludo ? - Un bonhomme.
- Et toi, Thibaut ?
- Un terrain de basket. - Ah oui, d'accord.
C'est hyper bien fait, waouh.
Et toi, Gad ? - Un sandwich.
- Euh... Ca se mange pas, la pâte à sel. OK ?
- Je l'ai pas mangée. - Je vous le dis.
Sofian, tu fais quoi ? - Une casquette.
- Une casquette ?
- Là, c'est la queue.
- La queue de la casquette ? La visière.
- Oui, la visière.
- Ca ressemble pas trop à une casquette.
Mais vas-y, tu vas y arriver.
- Sylvain.
J'ai quelque chose à te dire.
(zozotant) - Je t'écoute.
- Je suis plus amoureuse de toi. Désolée.
- Ah... Oh là là...
Oh, la tuile.
- T'inquiète pas, tu vas t'en remettre.
Ca prendra du temps, mais...
Tu vas t'en remettre. Sinon, suicide-toi.
- D'accord.
- Orpi ?
Regarde, c'est un oiseau.
- Ah oui, maintenant que tu le dis...
Je vais pisser.
- Sylvain ?
Ca va ?
- Ca va.
- Tu te sens bien ? - Ouais.
- Ca te plaît, l'activité ?
- Ouais, c'est l'éclate. De la pâte à sel, quoi.
- Oui, c'est de la pâte à sel.
T'as envie de faire pipi ? - Non.
- T'es autonome sur le pipi ?
- Oui, je suis "tautonome".
- C'est un caca, alors ? - Non, c'est rien.
- Je t'accompagne ?
- Allez, je fais sécher ça. Faut que ça sèche.
(normalement) Putain, il est relou.
- Oui, c'est vraiment incroyable.
- Tout le temps derrière.
- T'as trouvé un cadeau pour Marie ?
- Ah non, j'ai pas...
Ce serait pas mal que t'ailles la voir, d'abord.
Dis-lui que tu l'aimes bien.
- Non.
- Pourquoi ? - C'est pas possible.
Non, non...
Je peux pas.
- Arnaud. - Je peux pas.
- Regarde.
Ca, c'est un oiseau.
C'est comme le pain.
On met le Nutella et plein de sucre. A tout à l'heure.
(zozotant) - A tout à l'heure.
Ah ouais, ouais. On a déjà... On a déjà bien discuté, là !
- Non, Baptiste, arrête.
Mais arrête, je peux pas le faire... Arrête.
Je peux pas faire le nœud.
- Tu me prêtes ton portable ? - Je suis occupée. Arrête, Baptiste.
- Tu veux la boucle des champions ?
Ronaldo, je te montre.
Il fait un nœud, comme ça. Une boucle.
- Faut repasser.
- Exactement. Tu repasses dedans.
Et clac, boucle des champions.
Tu me prêtes ton portable ? - Oui, oui. Bien sûr.
Bravo. - Merci.
- Impec.
- Regardez ce que j'ai fait !
(zozotant) - Ouais. C'est joli. C'est quoi ?
- Une éolienne.
- D'accord.
Faut peut-être rajouter un mât ou d'autres pales.
- Non. Je vais la montrer à Gad.
- Non, non. Non, tu la montres pas à Gad.
Parce que c'est pas des modèles que Gad aime bien.
- OK. - Ah non.
Ca prête à confusion, mais c'est pas moi qui ai fait ça.
- Le principe, c'est de s'exprimer. Tu fais ce que tu veux.
- Mais c'est pas moi.
- On s'exprime librement. - On s'exprime librement !
- Ecoutez Ludo. On s'exprime librement.
- Moi, j'ai fait un cœur.
Pourquoi tu ris ? - T'es amoureux d'Alice ?
- Je suis pas... - C'est quand le mariage ?
(- Je suis pas amoureux...)
Je suis pas amoureux d'Alice. Ah, c'est rigolo.
Continue ta saucisse, là. Tiens, je te rends ça.
Ton grand-père t'a appris ça ?
- Non, c'est moi tout seul. Je me suis entraîné.
- Cool.
- Alice, viens voir ! - Autodidacte.
- Ouais ? Oh là là.
Qu'est-ce que t'as fait ?
- D'accord. Ca, c'est la tête ? - C'est la tête.
- Et ça, c'est quoi ?
- Les couilles ! - D'ACCORD.
- Au moins une petite barre...
* Tonalité d'appel
Sonnerie
- Allô ?
- C'est La Fraise.
*- Non, monsieur. Elle est toujours pas prête.
Je vous tiens au courant. Au revoir.
- Putain. Fait chier.
- Un petit café ?
(zozotant) - Ta Dalida est trop bien faite.
- Ah ouais ? C'est super.
- J'ai fait un cœur. - Moi, la bite.
- T'es vraiment doué. - Merci, c'est gentil.
- Ca y est,
tu t'es fait des copains. Cool.
- Ouais, c'est cool.
Merci.
- Allez, les entrées.
- LES ENTREES ! LES ENTREES ! LES ENTREES !
LES ENTREES ! LES ENTREES ! LES ENTREES !
- Céleri rémoulade.
Cris déçus
- Qu'est-ce que c'est ? - Euh... Je me souviens plus.
- Lasagnes. - Des lasagnes.
- Hop, merci.
Non, ça suffit. Je fais attention.
Bon, ben... Bon appétit, quand même.
- Ah, ça me dégoûte, ça.
- C'est dégueulasse.
- On y va ? - Beurk, c'est dégueulasse.
- Tu veux pas goûter ? - Non, c'est dégueulasse.
Goûte, toi.
- Mon Soso.
- Oui, quoi ? - Je viens d'avoir ta maman.
- Ah oui, alors ? Elle vient quand ?
- Euh... Ca va être compliqué avec son nouveau travail.
Je suis pas sûre qu'elle vienne.
- Ah. OK.
C'est pas grave.
Et toi, pourquoi tes parents t'ont mis au centre ?
- Parce que t'es une merde ! - Non, Ludovic.
Laisse-le répondre, d'accord ?
Il hésite.
(zozotant) - Ma maman est morte.
- Pardon, on savait pas.
- C'est pas grave.
Et mon papa, c'est...
C'est compliqué.
Il voudrait que je sois comme lui,
mais il acceptera jamais que je sois...
que je sois différent.
- Nous, on est avec toi.
- Merci, Soso.
- Ma maman, elle est...
très sympa avec moi.
Et euh... Aussi, elle m'a laissée...
Ma mère m'a laissée venir...
Et mon père a pas voulu me garder.
Et c'est là, elle a eu une tumeur du cerveau.
Et après sa tumeur,
ma mère est morte.
J'ai beaucoup pleuré et je pense beaucoup à elle.
Et c'est dur pour moi.
- Un père Noël ?
- Un robot ?
- Un fusil ? - Montgolfière ?
- Un calibre 12 ?
- Une bite ! - Bravo, Ludo !
- Bonjour, M. le gendarme.
- Léon Zitrone ? - Oui.
- ELTON JOHN !
- J'ai pas chanté !
Il imite Sarkozy.
- C'est moi, le vampire.
Elle imite des tirs.
Elle crie. Elle imite de nouveau des tirs.
---
- C'est Rambo !
Ils acquiescent.
- Allez, quelqu'un d'autre.
- Demis Roussos. - Lagy Gaga !
Il imite Sarkozy.
Cris de joie
Il imite Sarkozy.
- Non, c'est pas Macron !
-Michael Jackson ?
- Sarkozy, oui !
Applaudissements - Fermez-la!
- Silence !
- Vos gueules !
T'es pas con.
La Fraise rit.
- Sylvain, c'est à toi.
T'as pas encore été. Tu te caches, personne va te juger.
On s'amuse, personne va...
(le même) - D'accord, ta gueule.
- Il a dit quoi ? - Ta gueule.
- D'ACCORD.
C'est bien, il est à l'aise.
- Une cacahuète ?
- Wonder Woman ? - Un cheval ?
- Quelqu'un qui téléphone ?
- Une poule ? - Oui, c'est une poule !
Un autre. - Regarde l'autre blaireau.
- Ludovic ! - Ananas ?
- C'est sûr, c'est Ludovic ! - Super-fille !
-Donald Trump ? Rire de La Fraise
- Il est bien.
C'est un beau blaireau.
(le même) - Non, c'est un dinosaure.
La Fraise rit.
Bon... On vous laisse deux minutes. - Non.
- Si, viens. - On va regarder le spectacle !
- Tu voulais me dire quelque chose.
On va prendre l'air, Orpi, un petit peu.
Parce que là, il est fatigué, Orpi.
Faut qu'il prenne l'air un peu, Orpi. Hein ?
Bah oui.
(normalement) T'es con ou quoi ?
- Eh, oh, eh, oh, eh !
Comment tu me parles ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Hein ?
Comment tu parles à ton père ?
Comment tu parles à ton père ?
Attention.
- Pourquoi tu fais ça ?
C'est quoi, le but ?
- J'en ai marre, putain.
J'en ai plein le cul...
Tout ça, la campagne de merde...
Ca va, je suis pas éducateur. T'es...
T'es pas un mongol, toi non plus. T'es pas un attardé mental.
- Et alors, on fait quoi ?
On est là une semaine. On fait quoi ?
Si tu veux tirer la gueule, fais-le. Moi, j'ai envie d'en profiter.
- Ah, attends, attends. Je te vois, toi.
Petit rire
La petite Alice ?
---
Tu veux la baiser ?
- Regarde-toi. - Baise-la.
Sois un bonhomme. ---
La porte se ferme.
- Pourquoi tu regardes
mon corps ?
- Pff, mets ton t-shirt.
- OK, je me démerde.
- Ca va, Marie, ton bobo ? - Oui.
- Je peux regarder ? - Allez-y.
Mon infirmière adorée.
C'est pas moi qui vais vous torcher. Ca va bien, ouais.
Pas capables de vous démerder tout seuls...
- Ca se passe bien ? - Super.
- Comment vas-tu?
Il acquiesce.
- L'adaptation de Sylvain, ça se passe bien.
- Nickel, ouais.
- Du coup, tu peux le laisser. - Non.
Non.
Oui.
Mais...
Je sais pas, je peux peut-être vous aider.
Par exemple, avec...
Il balbutie.
- Baptiste. On a
une vraie complicité, y a un truc qui se passe
qui est chouette.
- Tu serais content si Orpi restait avec nous ?
- Euh...
Oui, je m'entends bien avec lui.
- Bon bah, top. Par contre, je peux pas te payer.
Petit rire outré
- Me dis pas que tu fais ça pour le pognon ?
Pareil.
- Eh, oh ! Vous m'avez oublié, bande de cons.
- Tu te débrouilles super bien.
- J'ai écrit "Sylvain". - C'est top.
(zozotant) - C'est qui, Nicolas ?
- C'était...
C'était un pensionnaire, comme toi.
Comme toi, il avait un p'tit truc en plus.
Son p'tit truc, c'était une maladie.
La maladie a été plus forte que lui.
On grave nos noms pour avoir une trace de ceux
qui sont plus là.
Orpi ?
C'est à toi.
- Non, j'ai passé l'âge de faire ça.
- Tu viens ? - Oui.
- Fais gaffe.
C'est bon ?
- Ca va, Sylvain ? - Impeccable.
- Eh, les copains !
On va faire des courses avec Marc.
C'est Céline et Orpi qui s'occupent de vous.
Soyez cools ! - D'ACCORD.
- Avec ma mère,
on allait toujours faire les courses ensemble.
J'adorais ça.
(zozotant) - Alice !
On peut venir avec Soso ?
- Attends.
- Moi aussi !
- Pas tout le monde.
On a que quatre places.
Donc les premiers : Soso, Sylvain,
Arnaud et Ludovic.
Exclamations enjouées
-Sylvain, Sylvain.
Tu vas pas y aller. Non, y a...
On va te voir. On risque de te voir,
de se moquer de toi.
- Ouais, c'est vrai. Mais je prends le risque.
- Hein ? - On va faire les courses !
- Céline, tu gères l'atelier méditation ?
- On peut faire autre chose ?
- Non, ça leur fait vachement de bien.
- Non, ça casse les couilles à tout le monde.
Et c'est pas du tout mon truc. - Merci, Sylvain.
- C'est quoi, ton truc ? - La chasse.
- La chasse ?
J'adore la chasse ! Pan !
J'adore ça.
- T'es pas facile à cerner,
Céline.
T'es étonnante.
T'as plein de facettes. - Merci.
- Orpi, tu gères la méditation, du coup ?
- La méditation ?
Ouais... Pas de problème.
J'adore. - OK, en haut. Super.
Et t'as eu le virement du père de Sylvain ?
- Non.
Faut qu'on s'en occupe.
Parce que l'autre rappelle pas, ouais, ouais.
- Tu gères ça ? Merci beaucoup.
A tout à l'heure, tout le monde.
Thibaut, tu fais quoi avec cette vache ?
Céline, gère la vache !
- Ouais. C'est quoi, cette vache ?
Oh là là, Thibaut. Tu l'as prise où ? Allez, viens.
Bijou, allez. Allez, viens.
- Thibaut, on n'a pas de place. - Viens, Thibaut !
- Non, on peut pas.
- Je m'avance ?
- On n'est pas obligés de fermer. - On fait comme on peut.
- T'es sûre ? - Ca va le faire.
- Pas de ceinture, ça sonne.
- Dis-moi...
La méditation, c'est quoi que vous faites ?
- C'est comme Alice a dit. - Mais c'est quoi ?
- Ben, de la méditation...
Tu parles aux arbres, tu respires... Des trucs de pédé.
- Ah ouais.
Quand tu parles, ça ressemble pas à comment t'es fringuée.
T'es pas pareille dedans que dehors.
Le mieux, c'est de fermer les yeux.
Comme ça, quand on ferme les yeux,
eh bah, on...
on voit mieux dedans... soi.
OK ?
Voilà.
Donc, on ferme les yeux. On le fait bien.
Et puis, voilà, on se...
"Minute" (Xavier Polycarpe)
On se détend.
Hein ?
On respire.
Parce que respirer,
c'est... c'est obligatoire, sinon on meurt.
Donc...
on respire à fond.
Voilà.
---
Putain, on s'emmerde.
C'est vrai
qu'on s'emmerde !
- Je t'avais dit. On se fait chier.
---
- Pourquoi tu te gares pas
sur une place "handicapé" ?
- J'ai pas le macaron.
- Avec nous quatre, t'as une belle boîte de macarons.
- T'as raison.
Marc, tu me rendrais un service ? - Je suis là, je serai toujours là.
- Y avait un Jardiland dans la zone industrielle.
- Tu veux des fleurs ? - Non. Du terreau. Pour le potager.
- Pour le potager ? - Prends trois sacs.
- OK.
C'est comme si c'était fait !
Et on se retrouve là ?
Sinon, vous me récupérez.
- Le principe, c'est de pas dépasser la liste.
Marc parle au loin.
- On commence par les légumes ?
- C'est toi, le légume ! - On est tous des légumes.
- C'est toi, le légume ! - C'est bon, Ludo.
Ils chantent "Clic-Clic Pan-Pan" de Yanns.
---
- Pourquoi les gens nous regardent ? - On les emmerde !
- ON LES EMMERDE !
Ils continuent de chanter.
- ON VOUS EMMERDE !
- Avec ceci ? - Ce sera tout.
- Merci.
- C'est bon, c'est trop bon.
- MMH. CA SENT BON.
- Excusez-moi. Excusez-moi.
On va les manger, après.
(normalement) - Pardon ?
- On mange les melons, après.
- Faut être débile pour manger la peau !
- Il a raison.
Ca se mange pas la peau.
T'as raison. Monsieur est débile.
- Il est débile.
- DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE !
- Croque dedans ! Croque ! - Ca va, c'est bon.
- Oh, il est vexé. Au revoir.
Au revoir, le débile.
- Au revoir !
- Merde, Soso.
- T'inquiète pas, on est tous au courant.
- Qui lui a dit ?
- C'est pas nous. - C'est pas nous.
- C'est Alexandre.
- Qui l'a dit à Alexandre ?
- Ca, c'est nous. - C'est nous.
- On dit pas aux éducs !
- Non. - Oui.
- Allez ! - Waouh !
Allez ! - Vas-y, Baptiste !
- Vas-y, Baptiste ! - Orpi, attrape !
- Allez !
Allez, Alex ! Allez !
Là ! Remonte !
Cris de joie
Super ! Cri de Marie
- La vache ! Marie, ça va ? - Attention.
- Les verts, pas les rouges !
- Ca va aller ? Tu arrives à respirer ?
Respire. Regarde-moi. Regarde-moi.
On va gagner.
Sonnerie de cor de chasse - Oui, allô ?
Attends. Allô ?
Attendez... Attendez, j'entends rien.
Y a pas de La Fraise, c'est une erreur.
- Si, attends. Non. Excuse-moi.
- Attendez, je vous le passe.
- C'est moi...
La Fraise, en fait, c'est le papa de Sylvain qui m'appelle.
- On reprend !
- Rico, je t'écoute.
- Les flics nous lâchent pas.
* J'ai une planque pour vous en Espagne.
Attendez quelques jours.
- Ouh ! C'est bon, ça !
- Bon, allez, allez ! Oh ! Allez !
On sort ! On y va !
*- Tu m'envoies tes bulletins de salaire ?
- Oui, je vais le faire.
*- Oui, déjà que je gère tout...
- D'accord, mais je suis pas en vacances là. OK ?
*- Tu leur as dit, au fait ?
- Oui. *- Putain, Alice !
- Je leur dis ce soir, c'est sûr. Je te le promets.
- Bonjour, c'est "caisse prioritaire".
- J'ai vu, merci beaucoup.
- Prioritaire ? Ca se voit pas.
Brouhaha des garçons
- Là, ça se voit ?
On est assez prioritaires pour vous ?
- Laissez passer l'handicapé.
(zozotant) - Attention, madame.
C'est bien, c'est un fusil. Pan, pan.
- Ca va, madame ?
Madame ? Ca va ?
- Oui. Euh...
Vous avez pas pesé vos carottes.
- OK. - Je m'en occupe.
- T'es sûr ? Tu sais le faire ?
On continue de vider le chariot.
"Minute" (Xavier Polycarpe)
---
Essayez de tout mettre au même endroit.
- Ca va ? Ca s'est bien passé ? - Ouais.
Tiens, il reste ça. Ca.
Oh, putain. On a oublié le terreau.
Oh, putain. On a oublié Marc.
Je vais le chercher.
- On s'en fout. On va pas faire le potager maintenant.
- Pas le terreau, je parle de Marc.
- Ah, mais non.
C'est un grand garçon, il va se débrouiller.
Tout va bien. Alors là... Céline rit.
Marc marmonne.
- Arnaud, tu peux t'asseoir à côté de moi ?
(- Assieds-toi.)
(Parle.)
(- Ouais.)
Tu connais Dalida ?
- Oui. Je l'aime pas.
- Moi non plus.
(- Yes !)
- Non. - S'il te plaît.
Ca a l'air bon.
Alors ? C'est super. Ca a même un petit goût de...
- Ma bite !
- Voilà. Vous savez pas ce que vous ratez.
C'est de la brandade ? - De la blanquette.
- De la brandade de blanquette.
- Tu me loupes, là. - Oh, chaton, merde.
Voilà, t'es re-beau gosse.
- Et là aussi.
- Oh là !
Pet
(- Putain.)
* "Paroles, Paroles"
---
"Paroles, Paroles" (Dalida and Alain Delon)
- C'est étrange
Je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir
Je te regarde comme pour la première fois
- Encore des mots,
Les mêmes mots
- Je ne sais plus comment te dire
- Rien que des mots
- Tu es cette histoire d'amour Que je ne cesserai de lire
- Des mots faciles, des mots fragiles
C'était trop beau
- Bien trop beau
- De toujours ma seule vérité
- Mais c'est fini, le temps des rêves
(Arnaud chante en même temps.) Les souvenirs se fanent aussi
Quand on les oublie
- Tu es comme le vent
Et emporte au loin le parfum des roses
- Caramels, bonbons et chocolats
- Par moments, je ne te comprends pas
- Merci, pas pour moi
- Tu veux pas qu'on dorme, Arnaud ?
Arnaud continue de chanter.
et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche
Mais jamais sur mon cœur
- Une parole encore
- Paroles, paroles, paroles
- Ecoute-moi
- Je t'en prie
- Paroles, paroles, paroles
- Je te jure
- Paroles, paroles, paroles
Paroles, paroles et encore des paroles
Que tu sèmes au vent
- Nous sommes tous des courgettes.
Alors, on se plante dans le sol telle une courgette.
On pense courgette, on est courgette.
C'est très joli, Orpi.
- Encore !
"Overnight" (Parcels)
(zozotant) - Alice.
Regarde-moi.
Cri de Marie
- Putain, Marie.
Marie ! - Oh, punaise.
- J'ai pas fait exprès.
C'est parti dans sa gueule.
- Ca lui arrive tout le temps.
---
(normalement) - Et là, y a un bruit.
J'entends un truc qui court et qui court vers moi.
Il arrive,
je sens qu'il se rapproche. Rires
Il se rapproche de moi. Sauve-moi, Marie !
Ils sont derrière ! Ils vont m'attraper !
Je fais quoi ?
- T'es chiant ! Toujours la même discussion.
Vous vous régalez ?
- Non, c'est dégueulasse.
(- J'ai une idée pour ton cadeau.) - Super, c'est cool.
- C'est pas possible ! Il va marquer le but !
Ouais !
- Toi, t'es pas en prison. - Non.
- Non, t'es pas en prison !
- Ah, j'ai eu peur ! - Maintenant, tu y es !
- Sylvain, triche pas !
- Oh non ! Je voulais pas !
- C'est pas grave, ça lui arrive tout le temps.
---
- 17, 18, 19. Bien !
A toi, Gad.
- Moi, je vais me coucher.
- Tu veux jouer à un autre jeu ?
- Non, c'est bon. Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Ils sont fatigués.
- Un chevalier sur un cheval. Fais-moi un chevalier.
Oh ! Une princesse !
Bonjour, princesse.
M'épouseriez-vous ?
Rires
Elle veut pas. Alors, j'épouse l'ogre.
L'ogre Ludo.
On part à cheval. Et voilà.
- J'en sais rien. Je sais pas quoi te dire.
OK, vas-y. Va te faire foutre.
- Et je t'ai défoncé.
- Non, attends... Si, oui !
Oh là là !
- T'es très fort. T'es fort. T'es fort.
- Allez, du rouge.
- Ah oui, lui, quand même.
- Ah ouais ? Lui aussi, beau gosse ?
- Oh là là ! Mais quel but ! - T'as vu ?
- Marie, sors du terrain ! Marie !
Marie ! Cri de Marie
Ca va, Marie ?
- Ca saigne.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Cris de joie
- Joyeux anniversaire, Marie !
(- Donne-lui.)
("Tiens, c'est pour toi.")
(- C'est pour toi.)
- C'est quoi ?
- Ouvre.
- Waouh ! - Un bijou !
- Bon anniversaire.
- C'est bien fait. - Je veux le même.
- Tu m'étonnes. - Moi aussi.
Exclamations enjouées
- C'est bon. - Délicieux.
- Bonjour.
Bonjour, bonjour.
Bonjour.
Ca va ? - Ouais, ça va.
- C'est quoi, ce mec ?
- C'est qui, lui ?
- Euh, c'est...
C'est Mathieu, c'est mon chéri
qui me fait une surprise.
- Bonjour. - Bonjour, Sébastien.
- Mathieu.
- Fils de pute !
- Enchanté. - Ludovic, je t'en ai parlé.
- Ah, cool. Salut, Ludo.
C'est le bout du monde ici. J'ai failli me perdre trois fois.
Va chercher bonheur.
- Marie.
- D'ACCORD.
- Pourquoi il est là ?
- Je pense qu'il me fait...
- Une petite surprise.
Pas trop tristes ?
- Tristes de quoi ? - De quoi ?
- En fait...
Mathieu a trouvé un travail aux Etats-Unis.
Et je suis censée partir avec lui.
J'attendais la fin de semaine pour l'annoncer.
- Merde. Tu leur avais pas dit ? - Non.
- Tu t'en vas ?
Exclamations tristes
- Pars pas, non !
---
- Eh, eh !
- Reste avec nous, s'il te plaît.
- C'est pas sûr.
- Comment ça, c'est pas sûr ?
- Tu veux qu'on en parle ici ? - A quel moment...
- On va vous laisser discuter.
Et nous, on va commencer un petit atelier.
- Cuisine ! - Super idée !
---
- Pour les haricots, t'attrapes, bien en main.
Tu plantes, tu tournes.
- Qu'est-ce que vous foutez ici ? - On va faire le repas.
- Ah ouais ?
- C'est nous qui faisons le repas, ce soir.
- Attendez, personne ne sait faire la cuisine ?
- VOUS L'ÊTES, VOUS L'ÊTES.
- Ensemble, on va y arriver.
- On fait la cuisine !
- On fait un repas fait maison !
Dégage ! Dégage !
- On en a marre des boîtes de conserve !
- On veut faire la cuisine.
- Bah, démerdez-vous.
Allez, Julien. - Je peux donner un coup de main ?
Rire outré
- Tu vas cuisiner, toi ?
- Ben, ouais.
Encouragements
- Ouais, Julien !
---
Où sont les ustensiles ? - Ma mère utilise que ça.
- Je comprends pas.
On en a parlé mille fois.
Tu m'as poussé à postuler.
- Je sais, mais c'était pas réel à ce moment-là.
- Putain, mais Alice...
Tu vas pas faire ça toute ta vie ?
Torcher des culs pour un salaire de misère ?
- Tu comprends pas que c'est comme ma famille ?
- Pardon, je croyais que c'était moi, ta famille.
- Arrête.
- S'il y a que ça, des handicapés, y en a là-bas.
- OK.
- Non, mais... Alice.
Tu vois ce que je veux dire. - Mieux vaut que tu t'en ailles.
- Non, mais Alice... - Casse-toi.
S'il te plaît, Mathieu. Casse-toi.
(Bob Azzam)
---
- Si on veut manger ce soir, faut s'activer.
Allez, on s'y remet ? Allez, on y va.
---
-Alice ? - Ouais.
- Comment vas-tu? - Ouais, ça va.
Orpi et Baptiste sont rentrés ?
- Non, pas encore. Ils vont pas tarder.
Je suis là, Alice.
Je serai toujours là. - Je sais.
- Si t'as besoin, à un moment, d'une présence dans ta vie...
Y a toujours un moment où on est pas bien,
et on a besoin d'une épaule sur laquelle se poser,
et je peux être cette épaule.
- T'es en train de me draguer ?
Je viens de quitter mon mec
et tu t'es dit : "C'est un bon timing."
- Non, pas du tout ! Pas du tout.
Pas du tout. C'est vrai qu'on dirait.
Après, tu te dis que...
Non, imagine la gêne !
- Les oignons, c'est quoi ? - Ca fait pleurer !
- Oui !
- Ca va, moi.
- Attention à tes bouts de doigts. Et c'est parti.
(zozotant) - On fait flamber !
Attention !
Oh !
C'est moi, je fais flamber !
---
- Farandole de légumes
sur son lit de tagliatelles à la puttanesca
aux condiments du jardin.
---
Service !
- Waouh, super !
- Ca va ? - Ouais. Trois assiettes d'un coup ?
Fais gaffe de pas les faire tomber.
T'as une belle chemise. Qui te l'a prêtée ?
(zozotant) - Alexandre.
- Elle te va très bien. T'es très beau.
- Bon appétit.
- Merci.
- Pour une fois, c'est bon.
- Ils se régalent.
- Je suis pas convaincue par la texture.
- C'est bien, un peu de mâche.
Discussions mêlées
- OK, mais...
Je t'en ai mis aussi.
Quand t'étais dans les cages... - Même pas !
- Eh, eh ! Ca fait 2 heures que vous devriez être rentrés.
- On n'a pas vu le temps passer.
- Il est sous ma responsabilité. S'il arrive un truc...
- Je passe sous la sienne.
- Non, t'es sous ma responsabilité !
- Attends. On était là, on jouait au foot.
- Il était bon !
- Il était bon avec la mayo ? - Qui coulait.
- Je m'en fous, en fait !
Les programmes d'activités, c'est pas pour rien !
- Tu parles de tes petits coloriages ?
- Quoi ? - Ca s'appelle du mandala.
- Du mandala ? Si tu veux !
Un truc de bouffon.
- T'es censé être éduc !
T'es pas censé faire des trucs comme ça !
- Me parle pas comme ça. Personne me parle comme ça.
- Non, mais...
(zozotant) On se calme.
Ce que veut dire Orpi,
c'est qu'il aime bien les activités en plein air.
C'est pour ça qu'il est chafouin. C'est un rural.
- Ouais, Sylvain a raison.
- Ouais, c'est pour ça.
- Franchement, ça vaut le coup de profiter
de tout ça, hein ? Franchement, Baptiste ?
- Profitez de ça, regardez ! La prairie !
- C'est vrai, on pourrait faire une excursion.
- Les coloriages, ça me soûle.
- Ca me soûle aussi.
Pas sa place, pas sa place.
- Je préfère les excursions aux activités !
- Vous aimeriez faire une excursion ?
- OUAIS !
Approbation générale
- On va voir
la tombe de Dalida.
- Alors, pourquoi pas. Mais j'ai une autre idée.
- Pas de chasse.
- Oh, j'ai autre chose.
Je vous assure, ça va bien se passer.
- Je vérifie
parce que je suis pas sûr pour les normes de sécurité.
- Oui, mais je vous dis que c'est tout bon. Vraiment.
- Papi !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Viens voir.
- Ca va pas être possible.
- Pourquoi ? - Pas assez d'encadrants.
S'il y a un pépin, je trinque. - Monsieur !
- Allez, enlevez ça.
- Oh non !
- C'est pas grave, on va faire autre chose.
- C'est pas vrai. - C'est quoi ?
- C'est pas cool, ça.
- C'est nul.
- Attendez, attendez.
Ecoutez-moi, monsieur.
- Non.
- OK. On enlève les gilets.
- Vous l'êtes, vous l'êtes.
- Viens voir.
Je crois que t'as pas compris.
- Si, si. Ils sont pas aptes à faire de l'aviron.
- T'as pas compris. Moi, je suis pas un gentil.
Si tu lâches pas ton matos, ce soir, je te pète tous les membres
et je brûle ta cabane. T'as compris ?
Allez, viens.
C'est bon, c'est arrangé.
Cris de joie
Ils le remercient.
- Merci !
- Merci, vieux pédé !
- Mes copains et copines sont trop sympas.
Je les aime bien.
Je te rappelle plus tard. Bisous, maman chérie.
C'est la fête au village !
* "Treize" (Damien N-Drix, Mosimann and STV)
- SYLVAIN ! SYLVAIN !
---
- Soso !
Cris d'amusement et rires
Sortez l'arme fatale !
- On va gagner ! - Allez, les gars !
Cris d'amusement
---
- Je suis le maître du monde !
Ils chantent "Clic-Clic Pan-Pan" de Yanns.
---
Cris d'amusement
- Pourquoi t'y vas pas ?
- Pourquoi t'y vas pas toi-même ?
---
- Elle est fraîche, ouh là là.
On fait quand même un bête de taf. - Ouais, c'est clair.
- T'aurais fait quoi à San Francisco ?
Les rues sont comme ça, comme ça.
T'as un Soso en chaise roulante, tu le lâches...
Elle crie.
"Vous m'avez lâché, bande de cons !" - Arrête, arrête.
Céline, Céline ! - Soso ! It's an "handicapé" !
- Je vais me baigner, t'es chiante.
Attention, j'arrive !
- On y retourne !
Cris d'amusement
---
- Salut !
Salut ! - Salut, au revoir !
- Bon voyage !
- Gad, pose cette pagaie ! - Quoi ?
- Oh, merde ! - Oh, putain. Marie !
- Ca va, Marie ? - En pleine gueule.
- CA VA, MARIE ?
- On va jouer ! (- Putain.)
- Gad, t'as fait quoi ?
- C'est pas de ma faute. - Mais fais gaffe.
- Je me suis endormi, bêtement.
J'étais là et...
j'ai pas...
- Ronaldo, à chaque fois qu'il marque un but...
- A chaque fois qu'il a le ballon,
même avec Benzema.
Benzema, il... - Même avec Karim.
- Oui, il se décalait et quand il se décalait, bim !
- Tu te l'es bien prise dans la gueule.
T'as pas trop mal, c'est cool ? Non ?
Ca va. Ca va passer. OK ?
- C'était bien, le bateau. - Ouais.
- Après, tu t'es calmé.
- Elle était froide.
- Elle était gelée.
- Gelée, ouais.
- Quand il se démerde, et qu'il fait son passement...
Putain ! Paulo, les flics !
On dégage !
- Il m'a agressé !
C'est lui, là-bas !
---
- Police, poussez-vous ! Laissez passer !
- Oh, merde.
---
- On dégage ! On dégage !
- Ils sont handicapés, les touchez pas !
- Allez, vite !
On tire une caisse, on se barre. Allez !
- J'arrête. - Quoi ?
- J'arrête. J'arrête tout ça.
- Viens, fais pas le con. Merde !
"L'amour à Portofino" (Dalida)
---
Putain, Paulo...
- Tu bouges pas ! - A terre !
- Donne tes mains ! - Tes mains, on t'a dit !
- Il est où, l'autre ?
---
en appelant, Madame le Juge, à votre sens de la justice.
De cette justice dont la fonction première est de protéger la société
d'individus tels que Paul Mounier.
Merci.
- Merci, M. le Procureur.
M. Mounier, avez-vous quelque chose à rajouter ?
- Non.
La porte s'ouvre.
- Salut, tout le monde. - Bonjour.
- Bonjour. - Salut, tout le monde.
- Nous sommes en audience.
Evacuez tout le monde.
- Quelqu'un s'est garé sur la place "handicapé".
- Un connard de valide !
- Pardon, c'est moi,
Pardon, c'est moi qui me suis garée.
J'ai complètement oublié de mettre l'étiquette.
- C'est des trucs qui arrivent.
- J'aurais dû le mettre.
- Je préfère le dire. Souvent, les gens pensent que...
- Ils se garent en étant valides.
- Ouais. - C'est insupportable.
- Nous sommes en pleine audience !
- Excusez-nous. Je suis la responsable du centre.
Je voudrais...
- Ce n'est pas le moment. Dans un tribunal, il y a des règles.
- Vous avez trouvé une place ?
- Ouais, la rue...
Une rue. - D'accord.
- Vu qu'on est là, on va quand même vous le dire.
Vous êtes d'accord ? - OUI.
Ils acquiescent tous.
- Calmez-vous !
Messieurs, deux minutes. - Merci.
En fait, on voulait juste dire que...
que ce qu'a fait Paulo ou Sylvain...
Peu importe.
On est tous d'accord pour dire que c'est mal.
On se sent trahis.
Ils acquiescent.
- C'est vrai, ouais.
- Tout à fait.
- Moi, la première.
Il doit être jugé pour ça,
y a pas de problème.
Mais...
en 7 ans, je les ai jamais vus comme ça,
ils ont passé un super été.
Ils acquiescent.
- Tout à fait. - C'est vrai.
---
- Vous vous êtes amusés ?
- Oui, beaucoup.
---
Trop génial.
- On a bu un coup !
C'était trop bien, avec Sylvain !
Sylvain, c'est pas
un fils de pute !
- Sylvain, c'est un amour.
- Je dois avouer que ça a été l'une des plus belles
rencontres de mon existence.
- Sylvain, ça fait de la bonne cuisine.
- On rigole avec lui. - Il est trop gentil.
- Avec Sylvain,
on a pris une douche tous les deux tout nus.
Rires
- On ne veut pas que Sylvain aille en prison, pas vrai ?
Approbation générale
D'accord, calmez-vous.
- Joyeux Noël.
- C'est beau, ça.
- Mais ouvre. Tu vas voir.
- C'est beau. C'est joli, en plus.
- Ouais.
Il est moins joli que l'autre.
- Moi,
je le trouve trop beau.
- Thibaut !
Tu poses ce ballon et tu vas rejoindre les autres ?
Merci.
« Attaché en ce moment » (Colis)
---
Eh, les amoureux.
Allez, on y va aussi.
Vous allez attraper froid. Ils sont mignons.
- C'EST PAS GRAVE.
---
- Ca te dérange pas d'être une merde ?
- Pardon ?
- Lave-toi les oreilles ! Vas-y, Boris.
Ca te dérange pas d'être une merde ?
Avec ta grosse bagnole de merde ! Dégage !
- J'en ai pour 5 minutes. - Gratte !
Tu dégages avec ta grosse bagnole de connard !
Connard ! Et ferme-la !
- Joyeux Noël. - Joyeux Noël à vous.
- Fils de pute !
- Exactement ! Ferme ta gueule !
- Joyeux Noël quand même.
*- Comment tu vas ? - Ca va et toi ?
*- Ca va, écoute.
- Tu me manques. *- Toi aussi.
- Alors ?
- Oui ? - Il lui a plu le cadeau ?
- Beaucoup. - J'ai l'impression.
- Et d'abord,
faut que tu parles à Alice.
(- Déjà moins fort.)
(Et y a pas d'urgence.)
- Si, c'est maintenant, tout de suite.
- Non, après.
- Je suis là, je serai toujours là. - Marc.
Les papouilles, plus tard. - Ouh là.
- Excuse-moi. - Pas de problème. Bonjour.
- Au revoir, ma chérie.
- Bisous, bisous !
- Alexandre, une boule ?
- Et si on t'accroche ça ?
Oh, c'est bien. - Tout me va. Un rien m'habille.
- Et celui-là ?
Ils rient.
- Orpi !
- ORPI !
- Orpi !
La porte s'ouvre.
- Je te laisse 3 minutes. - Ca va, c'est bon.
Pour toi.
- Pour moi, vraiment ? - Ouais, il faut que tu l'ouvres.
- Oh, un maillot de mon joueur ! La Fraise rit.
- C'est qui, ton joueur ?
- Un maillot de Christian Ronaldo.
- Et c'est le vrai du Real.
- Vrai de son équipe ?
- Ouais.
- Merci.
- Tu fais des câlins, maintenant ?
C'est le vrai. C'est cool, c'est...
- Vraiment, merci. - Merci à toi.
Normalement, il te va. C'est ta taille.
- Sympas, tes bracelets.
Ils viennent de quelle bijouterie ?
- Sûrement la même que la tienne, non ?
- Comment ils t'ont eu ?
- Ca a été compliqué, ils en ont chié.
Ils ont dû se bouger, lâcher l'ordi...
Je me suis rendu.
Trois ans max, a priori.
Tu vas t'en sortir ?
- Et toi ?
- Ouais.
Je suis désolé pour tout le... blablablabla, voilà.
- Papa.
"Say It Ain't So" (Murray Head)
---
- Fais gaffe à toi.
Joyeux Noël.
---
- Mais non ?
C'est pas vrai !
Regardez !
Un donateur anonyme
qui a acheté le gîte !
Cris de joie
---
Le gîte est à nous !
"Clic-Clic Pan-Pan" (Yanns)
---
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