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Original subtitles

L�, j'ai fait fort. Biff, quel est le score ?

Je ne sais pas. Tu n'as pas compt� ?

Je sais pas compter !

Tu sais compter en grec, non ?

C'est pas un jeu grec.

On joue pour du fric ?

Alors, je suis en t�te.

Je m'inscrirai aux cours du soir !

Les femmes chantent tout le temps !

- Et alors ? - J'aime les basses.

Une femme, �a sait pas chanter.

Mme Melba chante divinement !

Alors, qu'elle chante la basse. Sinon, je ne supporte pas.

Encore � jouer ? Je suis pr�te !

Pas d'affolement. J'arrive.

Lave-toi les mains, il est tard.

On va se promener. Pas besoin de prendre un bain.

Tu es pire qu'un gamin !

Les dimanches, quelle plaie ! Faut toujours se promener.

C'est mieux que travailler !

Le travail, le travail...

J'en ai marre de jouer.

Qu'est-ce qui vous prend ?

Je sens pas ma force.

C'�tait moins une !

J'essaie de faire mieux ?

Vous pourriez �tre aimable !

Plaignez-vous aux flics.

Vous m�riteriez que je...

Un �tudiant !

Je tremble...

Harold ! Les rixes, c'est bon pour Harvard.

J'ai envie de lui balancer mon pied quelque part !

T'es de bonne humeur aujourd'hui !

Et encore, on est dimanche.

Si tu me voyais en semaine...

Nick... Je crois que je vais laisser tomber.

Je suis l�... depuis 8 mois.

2 patients en 8 mois ! Dont un qui m'a toujours pas pay�.

C'est normal au d�but...

Ils savent que je sors de taule ?

Comment c'est possible ?

C'est d�j� arriv� deux fois. Sinon, pourquoi... ?

Ils ont juste de bonnes dents par ici.

C'est d�courageant. Extr�mement d�courageant.

Finissons-en avec la promenade.

La m�me chose !

Un autre verre ?

Non, �a va.

Comment s'appelle ce morceau ?

Tu le sais mieux que moi.

"Au son de l'orchestre."

J'ai oubli� la suite. �a date de 8 ou 10 ans.

Tu te souviens de la petite fanfare de Schultze � l'ancien parc ?

Ils ne jouaient que cet air-l� !

Le seul qu'ils connaissaient.

Tu y retournes, parfois ?

Non. C'est trop loin.

Casey valzait mit une blonde v�nitienne

Au zon de l'orchestre...

Ces �trangers qui massacrent l'anglais...

C'�tait le bon ttemps. Ce petit parc, toutes ces filles...

Elle �tait magnifique.

- Qui ? - Virginia.

Pourquoi tu parles d'elle ?

T'�tais mordu, non ?

Moi ? Non...

Moi oui.

Elle me faisait... quelque chose.

A moi aussi... mais j'ai oubli� quoi.

Y avait tous ces braves gars dont moi,

et c'est Hugo Barnstead qui l'a eue.

Fallait que t'en parles ?

Comment parler d'elle et pas d'Hugo ?

Si je mets la main sur ce...

Tu le boxes, je shoote dedans.

Je suis s�rieux.

Le mieux, c'est encore d'oublier.

De tirer un trait.

Pas question. Je tends pas l'autre joue.

Je suis comme �a, moi.

Moi qui commen�ais � oublier !

Il a fallu cette fanfare et ta grande gueule !

Entendu, je la ferme.

Ils vont jouer �a longtemps ?

Bouclez-la !

C'est � moi que vous parlez ?

Non, � la fanfare. �a vous d�range ?

J'aime pas cet air.

Ah non ? Nous si. On a m�me r�clam� un bis.

Je les ferai changer.

Ils jouent ce qu'ils veulent !

Et un dentiste. �a peut boxer qui �a veut ?

D'autant plus que �a craint pas pour ses dents !

L�che-moi !

Ils sont six !

Equitable !

- Quoi ? - Que fabriques-tu ?

Je parle musique !

Descends ! On te demande au t�l�phone.

Je les rappellerai !

D'accord ! Bougez pas, je reviens.

T'inqui�te, on t'attend.

Se bagarrer, un dimanche !

Ce quartier n'est plus ce qu'il �tait.

Veuillez excuser mon �poux.

Quand je l'aurai mis au tapis, tu t'excuseras !

Laisse Butch !

Laisse-le tranquille.

R�ponds, �a doit pas �tre important.

Et apr�s, pr�pare-toi.

Un instant.

- Son ami a mal aux dents. - Tant pis pour lui.

Le docteur est tr�s pris.

Il faut la lui arracher.

Je fais que les gosses, le dimanche.

Quel �ge a la dent ?

C'est un banquier. Il veut te parler.

M'est �gal, j'arrache rien le dimanche !

J'ai des principes.

Je vous le passe.

Pardonnez-moi, mais j'ai un invit� qui souffre.

J'ai fait tous les dentistes,

ils sont en promenade. Vous voulez bien ?

J'�tais le dernier de la liste ! Navr�.

Moi aussi, j'ai une femme � promener.

Essayez l'eau chaude.

C'est d�j� fait.

Vous l'entendez s�rement.

Je sais qu'on est dimanche.

M. Barnstead doublera vos honoraires.

C'est pas une question...

Une minute...

Qui, dites-vous ?

Hugo Barnstead ?

Oui, le conseiller municipal.

Envoyez-le-moi. Je m'occupe de lui.

Non, pas du tout... Tout le plaisir est pour moi.

Tu le crois ?

Barnstead vient se faire soigner !

Y a de ces co�ncidences...

Mieux que �a.

Y a une justice.

Ah bon ? Si tu le dis...

Mais Hugo sait pas que c'est toi, le dentiste ?

Non. Ni sans doute que je suis sorti de taule.

Je voulais le flinguer, et il me tombe dans les pattes.

Le connaissant, il voudra �tre anesth�si�.

Tr�s bien. Il va �tre servi.

Fais rien que tu puisses regretter.

Je vais pas l'op�rer comme �a !

Je dois l'anesth�sier. Et un accident est si vite arriv�.

Tu es fou !

Il le m�rite pas ?

- Si... - On m'approuvera !

�a ne rendra service ni � toi ni � Amy.

Tu imagines ? Lui, dans mon cabinet...

Continuez � jouer ! �a m'aide � me souvenir !

Je me souviens, il y a dix ans...

Mon p�re �tait balayeur des rues.

Mais sur qui se posent mes yeux fatigu�s,

sinon sur Mme Mulcahey ?

Vous rentrez bient�t,

M. Grimes ! M�me pour un employ� municipal.

J'ai pas l'�il riv� sur l'horloge.

Evidemment. La municipalit� vous aurait pas licenci� ?

Disons plut�t qu'on a mis un terme � notre association.

Que va-t-on faire de vous, William Grimes ?

Peu importe la r�ponse. Je suis ravi d'avoir �t� vir�.

Je passerai plus de temps avec vous.

Votre cher mari est l� ?

Bien s�r que non.

Mon Timothy sait garder un emploi. Et comme tout honn�te travailleur,

il rentre � 19 h 30.

Filons au parc sous le marronnier pour...

Quel baratineur !

Moi. baratineur ?

En voil� un qui aboie plus qu'il ne mord !

Toutes pr�f�rent mes aboiements aux morsures de leurs maris !

Vantard et menteur, avec �a !

Menteur, c'est s�r.

Pourquoi conter fleurette � toutes les dames ?

Vous voudriez parler du temps ?

On rajeunit pas,

mieux vaut en profiter...

Vous recommencez vos b�tises !

AUJOURD"HUI REPAS GRATUIT

C'est quoi, la pancarte ?

"Bock beer".

J'ai vu...

Je viens de me rappeler, j'ai rendez-vous.

On reparlera de tout �a demain apr�s le d�part de votre mari.

Bonne journ�e.

Seigneur...

Bien le bonjour, messieurs !

- Encore au ch�mage ? - Tais-toi.

M�me eux l'ont vir�.

Simple malentendu. Ils s'excuseront. Sinon, je crie au scandale.

Pas question !

Quelle canaille,

celui-l� !

Biff !

Tu travailles pas ?

C'est l'heure du casse-cro�te.

Tu devais suivre un d�fil�, loin d'ici.

Encore vir� ?

Soyons honn�te.

Balayeur, c'est pas pour moi. Inutile d'insister.

C'est quoi, cette fois ?

C'est mes dents. Quand on souffre...

Si tu changeais de pr�texte ?

Il me sert depuis 30 ans !

Que fais-tu ici ?

Je bosse.

- Depuis quand ? - Ce matin.

D�missionne tout de suite !

Mon fils sera pas barman.

Je suis pas barman, mais videur.

Videur ?

�a me fait plais...

Arr�te ! Je dois passer pour un dur.

Alors, raconte.

T'as vid� qui ?

Personne, mais �a va venir.

Tu vas pas renoncer � devenir dentiste ?

Mais non. J'ai re�u un cours ce matin.

Je m'exercerai sur toi.

Voil�. Soigne mes dents. Tu verras, je serai un autre homme.

Seul ton sourire changera.

Mes dents ont �t� la cause de tous mes ennuis.

Si tu me gu�ris, je m'amenderai et je ferai honneur � la ville.

Dans mes bras !

Arr�te tes c�lineries !

Entendu.

Approchez-vous tous ! Un tel �v�nement, �a se f�te !

Sors ton nectar.

Doucement !

Tu me payeras comment ?

Je rembourse toujours mes ardoises.

Arr�te ton char et gare-le dehors.

Dans ce cas, j'offre le d�jeuner � tout le monde !

Vire-le-moi.

Je peux pas, c'est mon p�re.

C'est pas le mien. Ouste !

Je vais vider un autre paum�.

C'est moi qui commande ! Fiche-le dehors !

Une minute...

Tu serais bien incapable de me virer d'ici !

C'est moi qui t'ai corrig� � tous les �ges.

A coups de martinet, � coups de balai,

ou de poing... Et aujourd'hui,

malgr� mes 32 ans de plus,

mon gros bide et mes dents malades, je peux, un bras dans le dos

un pied en l'air et en sifflant,

te balancer � travers la vitrine en un tournemain.

- Voyons, papa,... - Ah, c'est comme �a ?

On r�pond � son p�re, on s'en moque, on l'humilie ?

Ecartez-vous ! Ecartez-vous ! On va bien voir !

Faut que �a fasse vrai, vas-y !

Impossible, t'es mon p�re, je t'ai vu vieillir !

Fais-moi valser, je vais soigner ma chute.

Entendu, j'y vais.

- Bless�, M. Grimes ? - M�me pas dans ma fiert�.

Je vais par chez vous, allons prendre le th�.

Et ne laisse plus rentrer ce clodo !

L'insultez pas !

Tu oses me r�pondre ?

Vous allez voir si j'ose !

Belle invention, la sangsue.

C'est pas une invention, mais un animal.

Bel animal. Je suis pas contrariant.

�a t'arrive, de pas perdre ?

Il veut battre un record !

Il m'a jet� un crachoir.

Apr�s t'avoir rou� de coups.

- Salut. - Tiens, Hugo.

Tu paries dans la 3e ?

- Sur quel cheval ? - Grant.

- 35 cents gagnant. - Tant que �a ?

Encore ?

Quel coquard ! C'est sign� Big Joe !

- Tu l'as reconnu ? - A ses initiales.

Un coup de canette.

Et le crachoir ?

Je le louperai pas. Je tends pas l'autre joue, moi.

Je suis comme �a.

Un billet pour la croisi�re ?

Je monterai en douce.

M�me tarif pour moi !

Ben quoi ? C'est parrain� par la Ligue D�mocrate F�minine.

C'est pour une bonne cause.

Celle de Hugo Barnstead !

Mon seul profit est la satisfaction de faire une bonne action.

Tu parles !

Et ma commission.

Typique du Hugo Barnstead qu'on d�teste.

Ce gnon, c'�tait pour te virer ?

Oui. Mais pourquoi pas � coups de balai ?

Si tu m'aidais � vendre ces billets ?

J'ai � faire ailleurs. On partagera ma commission.

J'ai pas confiance.

C'est mieux que videur.

D'accord.

J'irai voir les dentistes. On est coll�gues.

Accouche !

Les gars !

La blonde v�nitienne !

"2, 4, 6, 8, qui c'est, notre favorite ? "

- Je vous accompagne ? - J'ai beau �tre mari�...

Et votre m�re ?

Je me fais naturaliser.

Une bonne occasion d'aller vendre un billet.

C'est le boulot de Biff !

La faire cracher, elle ?

�a alors !

A mon avis, Mlle Brush et Hugo vont devenir tr�s bons amis.

Vous pigez ?

Retire �a !

Pourquoi ? Je pense ce que je veux.

La baffe, tu la veux de quel c�t� ?

Essaie donc n'importe lequel.

Ecartez-vous.

Va vite chercher une sangsue !

- C'est quoi, d�j� ? - Oxyde d'azote.

Tu sais t'en servir ?

Je lis comment on fait.

Si tu apprenais d'abord �a par c�ur ?

Si je s�che, je v�rifierai. �a y est.

- Laquelle fait mal ? - Toutes.

Les arracher toutes ?

J'en suis pas l� ! Je re�ois qu'une le�on par mois.

Fais-les-toi envoyer plus souvent.

Arr�te ton num�ro ! Laquelle j'arrache ?

�a m'est �gal. J'ai pas de pr�f�r�e.

Je la joue � Am, stram, gram ?

En arri�re !

- Attends. - Quoi encore ?

Jette un �il sur le cours. Il peut y avoir une coquille.

On le saura tr�s vite. Penche-toi en arri�re et inspire.

Quoi ?

Rien.

- C'est dr�le ? - Pas du tout !

Pourquoi tu ris ?

Je sais pas. A cause de ta t�te !

Elle t'a jamais fait rire.

C'est vrai !

Y a un truc qui cloche.

Je d�lire compl�tement.

C'est normal. �a arrive � plein de gens.

Tu vas bient�t t'endormir.

Biffie !

- Je dors pas. - C'est �crit l�.

Alors, peut-�tre. Mais j'en doute !

Le cours serait faux ?

Tiens !

Inspire encore.

Tu parles d'un cobaye ! Voil�.

C'est jur�. Tu sentiras rien.

Pauvre empot� de fils de balayeur !

Tu veux me tuer pour l'assurance ?

T'en as m�me pas !

D'o� ton id�e de me tuer !

Dentiste ? M�me pas plombier, oui !

Je vais vous r�duire en pi�ces, toi et ton cours !

Calme-toi, papa.

Dipl�m�, tu afficheras : "Soins dentaires indolores."

Du pipeau, oui ! Du pipeau !

- T'es occup� ? - Pourquoi ?

Tu viens au parc ?

Y a des filles.

- Combien ? - 2.

Seulement ?

J'arrive. Je dois lui arracher une dent.

D�sol�, tu restes ici.

Je descends ! O� est mon manteau ?

O� tu vas ?

R�vise. Je vais faire le joli c�ur.

Et ta dent ?

�a attendra. L'amour, fiston !

Une derni�re fois, je t'en prie !

Je vais y arriver

Inspire profond�ment.

Encore !

Encore !

Bien.

Il m'a bien eu !

- Grimpe. - Je conduis.

- A toi les r�nes, � moi les filles. - Comptes-y. Hue !

Ecoutez ce vieux bandit !

Comme je vous le dis, Mme Mulcahey.

Il m'a fait : "Quand votre mari est au travail, frappez chez moi."

- C'est un coquin. - � a oui !

Alors, ces filles ?

Y a la blonde v�nitienne.

- Virginia Brush ? - En personne.

Ben dis donc !

D�s votre premi�re rencontre, elle t'a fil� rencard ?

Mais non. C'est une fille bien.

Elle a parl� d'une balade avec une amie.

Typique d'une fille bien.

Et la copine ?

Pour toi ! Je m'habille chic que pour Virginia.

A moi les rogatons ! S�rement une laide.

Pourquoi tu dis �a ?

Les copines sont toujours moches. Inutile de se presser.

Enfin, Biff !

Pourquoi me demander �a � moi ?

Et pas aux autres ? Pourquoi ?

D'abord, t'es mon associ�.

Ensuite, avec tes coquards, tu me feras pas d'ombre.

Et enfin...

J'en ai assez entendu. La mienne sera moche, c'est s�r.

Les gar�ons vont arriver.

Tu as travaill� tard ?

Pas eu le temps de te changer...

- J'aurais pu. - Et tu ne l'as pas fait ?

Pourquoi ?

Je suis fi�re de mon uniforme.

�a montre qu'on a non seulement le droit de travailler,

mais aussi...

Amy, on n'est pas au meeting des suffragettes !

Cette oppression des femmes !

Ces conventions qui nous dictent de porter ci et �a...

Je t'en prie. Ce soir, sois femme, pas militante !

De tout temps, les femmes...

Quelle nuit magnifique !

Au diable le droit de vote !

Amy !

Ma ch�rie ?

Je peux t�enlever ta poussi�re dans l'�il !

C'�tait juste une �illade, pas plus !

Soit c'est un vieil ami. soit tu as une poussi�re.

Je l'ai vu pour la premi�re fois au drugstore.

Il t'a suivie ici ?

C'est moi.

Arr�te. Que va-t-on penser ?

Virginia ! R�fl�chis un peu.

Les hommes ont cette attitude.

Pourquoi les femmes n'en feraient pas autant ?

- La norme... - Assez, avec tes id�es avanc�es.

Et toi, alors ?

Donner rendez-vous � un quasi-inconnu !

Mais ce n'est pas ce que j'ai fait.

J'ai juste dit que je me promenais souvent au parc avec une amie.

Sans lui faire de l'�il !

Ne fais pas l'hypocrite, Virginia.

Tu lui en as fait, en esprit.

Un cabriolet ! Si c'�tait eux ?

La voici. C'est Virginia.

Il a lou� une voiture.

A sa cravate, j'ai devin� qu'il �tait distingu�.

-Qu'elle est jolie ! - A croquer, oui !

C'est quoi, � c�t� ?

Sa copine, je suppose.

En chemise de nuit ?

Non, on dirait une sorte d'uniforme.

Elle doit �tre infirmi�re.

Infirmi�re ? Sauve qui peut ! C'est pas pour Biff Grimes.

Pourquoi ? Elle est pas mal.

Elle voudra m'ausculter. Bonne chance, je rentre.

Pars pas ! Toi aussi, t'as rencard !

Tu m'auras pas comme �a. Salut.

Attends ! Virginia sortira pas avec moi tout seul.

Les infirmi�res sont d'excellente compagnie !

Tu la prendras par la taille !

Merci bien ! Avec cet uniforme tout amidonn� !

Bonne nuit.

Je te laisse Virginia.

Pour de bon ?

- Parole d'honneur. - Plus fort !

D'accord... Parole d'honneur !

J'aime mieux �a. Je suis fou d'elle.

Je ne veux pas le d�visager. Dis-moi ce que tu en penses, toi.

Pour l'instant, je ne vois bien que le cheval.

Il est d�cevant.

Voici le plan.

La premi�re fois, on passe au galop. �a fera bien.

Prends les r�nes, , je fais claquer le fouet.

Fouette, cocher !

Les voici.

Ils veulent nous �pater.

On va les revoir ?

L'all�e fait un cercle. Ils repasseront.

Il s'emballe trop. Laissons-le.

Entendu. A tes ordres !

Ecoute. On ne dit pas un mot. On les laisse passer.

Mais s'ils parlent, on r�pond.

Et s'ils se taisent. on se tait.

Baisse les yeux.

Baisser les yeux ?

Ils comprendront qu'avec nous, on ne badine pas.

Seigneur, ne sommes-nous pas l� justement pour �a ?

Ils arrivent.

- On passe devant. - Non, on leur parle.

Engage la conversation et pr�sente-moi.

Fais-le reculer !

Tu l'as lou� !

Messieurs, enfin !

Merci.

On est rarement accost�es par des chevaux.

Navr�, mesdames. Veuillez excuser le...

C'�tait vous, cet apr�s-midi ?

Je crois bien, oui.

Je le savais. Permettez-moi de me pr�senter.

Hugo Barnstead.

Enchant�e. Virginia Brush.

Une amie tr�s ch�re, Amy Lind.

Ravi, Mlle Lind.

Un confr�re. Biff Grimes. .

Enchant�e.

Etrange de se revoir si vite...

Amy et moi venons ici tous les soirs.

Biff et moi aimons trotter en soir�e.

Piti�, Virginia, arr�te �a ! C'�tait combin�, nul n'est dupe !

Je reprends mon service � 23 h. Activons un peu.

Joue pas les saintes nitouches !

Elle perd pas de temps.

Un petit tour ?

Tenez, jusqu'� Harlem.

Bonne id�e.

Aide ces dames � monter.

Grimpez, allez.

On en a plein comme vous � l'h�pital.

Tous atteints de gastro-duod�nite.

Surveillez votre langage. Y a une dame.

Hugo, voulez-vous bien cesser !

Mais c'est pour rire !

Ah, l'air de la campagne...

J'ai dit : ah, l'air de la campagne...

J'aime la ville.

L'air de la campagne et de la ville est le m�me.

Compos� d'azote, d'oxyg�ne, et de...

L'air ! On le voit m�me pas, pourquoi en parler ?

Ma m�re fut une des pionni�res du pantalon.

J'ai dit : " Ma m�re fut une des pionni�res du pantalon."

Elles �taient toutes cingl�es.

Pas du tout. Visionnaires, courageuses et intelligentes !

�a va ! Vous n'�tes pas responsable de votre m�re.

Elle n'a rien fait de mal.

Est-ce que je sais, moi ?

Alors, pourquoi se disputer ? Je vous connais � peine.

Vous n'�tes pas d'un abord facile, M. Grimes.

Je suis comme �a, moi.

Je vais m'en fumer une.

Vous ne m'en offrez pas ?

Me dites pas que vous fumez !

Quand je m'ennuie.

Votre m�re f�ministe, vous, friande de nicotine... ,

Autre chose dans la famille ?

J'ai une tante actrice.

Il manquait plus que �a.

Ecoutez, j'ai un pass�. On dira ce qu'on veut de moi,

mais pas que j�ai fait fumer une fille.

Arr�tez ! Arr�tez !

J'ai cru que c'�tait Virginia.

C'est gentil quand m�me.

Fianc�s, sans doute.

Parce qu'il l'embrasse ?

Evidemment ! Vous accepteriez, sinon ?

S'il �tait beau et charmant, oui.

M'�tonne pas, venant...

D'une fumeuse ayant une m�re f�ministe et une tante actrice ?

Rien de mal � un petit baiser si c'est pour rire.

M�me si c'est s�rieux.

Autrement dit ?

Exactement.

Vous ne voulez pas vous marier ?

Pas particuli�rement.

Vous �tes contre le mariage ?

Une ineptie d�pass�e, entretenue par les fleuristes et les bijoutiers.

Car enfin, c'est quoi ?

Et des enfants ?

J'en veux. Mais on n'est pas oblig� de passer par...

Autrement dit...

Exactement.

Hugo !

Qu'y a-t-il ?

On met les bouts.

On vient de faire connaissance.

Autrement dit ?

Exactement.

Tu me dois 1,25 $ pour la voiture. J'ai pay� Baxter.

Tiens.

Je suis pas pr�s de recommencer.

Je suis aussi surpris que toi.

L'inviter � la croisi�re !

C'est pas moi, c'est Virginia.

Mettons les choses au point. En bateau, Virginia est avec moi.

Bien s�r. Je te dois bien �a.

D�pose-moi au coin et va rendre la voiture.

Je vais chercher les billets chez l'imprimeur.

Salut. � demain. .

- C'est le cheval de Barnstead. -Vous l'avez pas m�nag�.

- Bonsoir. - Un instant. � a fait 2,50 $.

- Il vous a pas pay� ? - Non.

Il m'a dit que oui. Je lui ai fil� 1,25 $, j'ai plus rien.

Votre mari passera peut-�tre par-dessus bord, et alors l�...

734, 735,, 736...

On discutera des droits des femmes.

750 ! D�sol�, on est complets.

- On a des billets ! - Et des �ufs durs !

J'y peux rien, c'est le r�glement. Pas plus de 750,

le compte y est.

On a vendu 3000 billets !

Et les 2000 autres ?

C'est le r�glement.

Pauvre M. Grimes !

Et Virginia ? Elle va se le coltiner !

Hugo s'est pas attard� !

Bah ! J'aurais eu le mal de mer...

�a va pas nous arr�ter !

La statue de la Libert� et Central Park, �a vous dit ?

Apr�s, on prendra un cabriolet.

Et puis...

on d�nera dans un de ces restaurants chic.

Et on dansera dans une guinguette.

Et ensuite...

On sera tr�s fatigu�s.

C'est ce que j'appelle un monument de gr�ce.

Elle est exaltante !

Plus que �a. Elle donne une faim de loup.

Non, merci. , Je me r�serve pour ce soir.

Elle a bien raison.

On peut se permettre quelques libert�s ici !

Vraiment pas d'�uf dur ?

Sans fa�on. Allons visiter le zoo.

Quelle horreur d'�tre en cage !

Au moins, ils sont deux.

Effrayer les dames !

J'oublie

Les �toiles qui brillent

Je vis

Pour l�amour d'une fille

Tout ce que je sais

C'est que je t'aime

Si tu m'aimais

Le monde

m'appartiendrait...

"Le monde m'appartiendrait."

Un soda pour la dame.

Une gorg�e ?

De bi�re, je ne peux pas !

�a me choque pas.

Vous savez bien ce que vous penseriez.

Vous ne pourriez pas me d�cevoir.

A mes yeux, vous �tes la plus merveilleuse...

Allons danser !

Assieds-toi ! Tu vas

casser quelque chose !

Casey valsait avec la blonde v�nitienne

Au son de l'orchestre

On le voyait glisser au bras de sa bien-aim�e

Au son de l'orchestre

Il s'�tait jur� de ne jamais la quitter

Au son de l'orchestre

Biff Grimes valsait avec la blonde v�nitienne..

�a alors !

J'ai le bras long.

Vous �tes donc c�l�bre !

- La chanson vous a plu ? - Oui, merci.

- � a fait 2 $. - Pour quoi ?

Il me les a promis si je...

Voil�... d�j� un dollar...

50 autres cents...

Plus 25, �a fait 1,75 $.

10, plus 5... Il me manque plus que 10 cents.

�a ira.

Navr�.

Biff, ce que vous �tes chic !

Si on faisait un tour en cabriolet dans le parc ?

Mais Biff...

J'ai un accord avec le loueur de chevaux.

Bonne nuit, et merci.

Je ne suis pas pr�s d'oublier cette journ�e.

C'�tait merveilleux.

Je m'en souviendrai comme d'une f�te nationale.

C'est gentil.

Et cette chanson. Ce sera la n�tre.

"Biff Grimes valsait avec la blonde v�nitienne..."

On devrait faire �a plus souvent.

Avec moins de chichis.

Volontiers.

Pourquoi pas... demain soir ?

J'ai rendez-vous avec Billy Milburn.

Samedi soir ?

J'ai promis � Hugo...

- Lundi ? - Le�on de piano.

Mardi ?

Mardi...

Un gentil gar�on de Brooklyn.

Des gars de chez nous, passe encore, mais des ploucs...

Mais Jack est tr�s ouvert...

- Maman ? - Il est 10 h 30 pass�es.

D'accord, je monte.

Bonsoir. Et merci encore.

Vous �tes tr�s demand�e. .

mais j'aimerais quand m�me vous revoir.

Disons mercredi dans 3 semaines.

Quand vous m'avez embrass� en dansant,

c'�tait juste comme �a ? C'�tait s�rieux ou bien... ?

Enfin, Biff !

Je serais du genre � embrasser tous les gar�ons ?

Non, bien s�r, mais...

A dans 3 semaines !

O� est le mal ?

La Ligue f�minine a eu les 750 $ qu'elle attendait.

Ces billets vendus en trop,

j'ai su en profiter. Me voici entrepreneur !

Et moi, j'en retire quoi ? Arr�te de m'exploiter !

D�s que l'argent rentre, je m'occupe de toi.

�a a toujours �t� pr�vu.

Hugo Barnstead deviendra c�l�bre. Et Biff Grimes aussi.

Enfin, moins qu'Hugo.

En attendant, rends-moi les 1,25 $ de la voiture.

Tu as la monnaie sur 50 ?

Tu rigoles ?

D�s que j�ai de la...

Joe ! Plus dor�, le B ! . On se voit plus tard.

Quels jolis caract�res ! C'est en or ?

Juste dor�.

Normal. il d�bute... .

Un jour, j'aurai mon affaire moi aussi.

Excellente id�e. Hugo...

M. Barnstead est un homme plein d'ambitions.

Vous savez quel jour on est ?

"Mercredi dans 3 semaines."

Nous avions rendez-vous.

Oui. c'est vrai... .

Je devais vous pr�venir. Ma cousine arrive de Scranton.

Maman dit que je...

Vous annulez ?

Une cousine, qui a fait tout ce chemin...

Dommage. Je pensais qu'on irait au spectacle,

et apr�s,, �couter de la bonne musique...

Biff ! Vous savez quoi ?

On se voit comme pr�vu.

Cousine ou pas. Rendez-vous au parc.

Je retrouve le sourire !

Vous viendrez ?

Bien s�r. Je n'ai nulle envie de vous partager.

Merci, Mlle Brush. Enfin, Virginia.

20 h pr�cises,, donc.

Je viendrai seul aussi !

Entendu, Biff. J'ai h�te ! Au revoir !

Eh bien !

Circulez !

C'est important. Il me faut 4 autres $ pour ce soir.

Mais moi aussi, j'en suis amoureux !

Je lui dirai du bien de toi.

Je t'avance le fric � une condition.

M'engueule pas si tu peux pas rembourser.

Nick, t'es vraiment un copain.

T'es un chef !

Vous aussi, qui que vous soyez !

- Salut, Toby. - Au travail !

On me remarque pas, mais sans moi, on n'y verrait goutte.

C'est vrai.

La libre penseuse !

Et sur son trente et un ! O� est le pantalon ?

- En fait... - � a va !

Que faites-vous l� ?

J'ai ma soir�e de libre et...

�a m'int�resse pas.

Puis-je m'asseoir ?

On est en d�mocratie.

Allez jouer ailleurs ! J'ai un rendez-vous, moi.

Virginia m'a dit.

Ah bon ?

Pas une � qui on puisse faire confiance !

Vous tiendrez pas la chandelle.

Pas de danger. Je prends juste l'air.

Je partirai quand vous voudrez.

D�s que j'entendrai son pas, voil� quand !

Tr�s bien.

Belle soir�e.

Agr�able...

La lune va se lever.

Hier soir, on l'a vue t�t.

La voil� !

Pile � l'heure.

Elle est superbe.

A cette heure-ci, tout para�t calme et tranquille.

Bient�t viendra l'automne

avec ses arbres nus,

puis l'hiver...

Je n'aime pas l'hiver.

Je me sens seule en hiver.

Seule ?

Je sais ce que c'est. Moi, c'est pareil.

C'est vrai ?

Un peu.

Seule, ce soir ?

Les libres penseuses ont beaucoup de temps libre.

J'ai une question.

Vous n'�tes pas oblig� de r�pondre.

J'�coute.

Aimez-vous Virginia ?

�a vous regarde pas !

Donc, c'est oui, puisque �a vous met en col�re.

Oui, je l'aime.

La musique doit me ramollir, pour que j'en parle.

Je suis peut-�tre... un peu trop mordu.

Mais c'est mon id�al. On en a tous un.

Quelqu'un qu'on aime... et qui fait oublier tout le reste.

C'est comme... une douleur int�rieure,

qui part du ventre et remonte jusqu�� la nuque.

Je ressens �a pour elle.

Je comprends.

Biff, j'ai vu Virginia cet apr�s-midi,

et elle...

La voil�. Fichez le camp.

Bonsoir ! Amy...

Je te croyais d�j� parti. Voici Josephine Miller. Et...

Salue M. Grimes.

Elle sait dire que �a.

Je sors cette ricaneuse.

Mes 4 $...

Moi aussi, j'en ai besoin.

�a m'�tonnerait.

Comment �a ?

- Elle a tout dit. - Tout quoi ?

Prends-le aussi bien que moi.

A 16 h, Virginia a �pous� Hugo Barnstead.

Je l'ai ras� pour la c�r�monie. J'aurais d� l'�gorger !

Je m'en doutais.

Partis aux chutes du Niagara

en wagon-lit !

Tu t'en doutais ?

Tu m'as tap� de 4 $ pour sortir Virginia !

Pas Virginia. Amy.

Tu as dit Virginia.

J'ai dit Amy. Tu es bouch�.

Regarde sa tenue.

Biff et moi, on se voit chaque mercredi.

Chaque mercredi ?

Pourquoi toujours dire qu'elle �tait cingl�e, alors ?

Pas Amy ! Virginia.

Je savais pour Virginia et Hugo. Je les ai m�me encourag�s.

Virginia est gentille, mais pas faite pour moi.

Sinon, tu crois que je laisserais faire Hugo ?

Je tends pas l'autre joue, moi.

D�p�chons-nous, on va manquer le spectacle.

Pas moyen de r�cup�rer mes 4 $ alors ?

Tu vois bien...

Je pr�f�re Amy � Virginia.

2 $ de plus, �a te dit ?

D'accord, Nick.

Merci.

De rien, je veux pas trop d�penser pour elle.

En grec, y a plein de mots pour toi.

Au plaisir.

Des s�urs ! Bonsoir.

Qu'il se casse les deux jambes, dans son train !

Ce n'est pas gentil.

Vous me disiez rien !

J'ai essay�.

�a vous faisait rire ?

Votre compassion, gardez-la !

Vous aviez raison, Amy.

- Enti�rement raison. - A quel sujet ?

Vous aviez mis dans le mille.

A bas le mariage.

On rencontre une fille, on la respecte, et que fait-elle ?

Elle en �pouse un autre.

A quoi bon se marier ? Un gars et une fille

se plaisent, pourquoi... ?

Autrement dit ?

Appelons les choses par leur nom !

Vous, vous me plaisez bien et...

je vous d�plais pas ?

- Bien s�r, mais... - Alors, quoi ?

L�chez-moi. L�chez-moi !

L�chez-moi !

Qu'est-ce que vous avez ?

M'insulter de la sorte !

Et votre baratin ?

On a le droit de parler.

Et votre m�re f�ministe ?

Papa l'en a emp�ch�e, mais elle en r�vait.

- Pas de tante actrice ? - Si, mais au patronage.

Une fabulatrice ! Pareil pour les cigarettes ?

Je les porte � mes l�vres sans les allumer.

J'en �tais s�r !

Une mythomane inv�t�r�e ! Arr�tez de pleurnicher.

Rien de pire qu'une fontaine !

Pleurez pas. Arr�tez les grandes eaux !

Jamais fum� une fois...

Je vais vous dire.

J'ai jamais aval� la fum�e.

Que dites-vous de �a ?

Je dois vous remercier pour ce que vous avez dit � Nick,

notre rendez-vous, tout �a.

Ce n'est rien.

C'est le jour de la paye ! Ils jouent juste.

Vous savez,

vous �tes une chic fille.

Une tr�s chic fille.

Je peux vous demander une chose,

�a vous g�ne pas ?

Vraiment pas ?

Mais non.

Soyez ma fianc�e.

�a vous dirait ?

D'accord.

Je pourrai venir chez vous ?

Biff, j'aimerais bien, mais voyez-vous...

Je comprends.

Ma r�putation...

Pas la v�tre... Celle votre p�re.

Si on se retrouvait ici deux soirs par semaine ?

Mais ce soir, je suis pas tr�s en forme.

Je comprends.

Mais je peux vous raccompagner.

Merci.

Alors, c'est arrang�. March� conclu ?

Mais on parle plus de cigarettes.

Allum�es ou pas.

Ni de f�minisme ou de libre pens�e, j'en ai marre.

- Fini ! - Je supporte pas.

Voulez-vous m'embrasser ?

Il se fera tremper et attrapera la cr�ve aux chutes du Niagara.

Enfin, j'esp�re.

�a te para�t grossier ?

Un petit peu...

Pour un futur dipl�m�, c'est pas terrible.

C'est mignon. On dirait celle d'un tigre.

Je pourrais exercer au zoo.

Papa a des relations...

D�s que je suis dentiste, j'arr�te de livrer le lait.

Tu ne devrais pas attendre.

Livrer la nuit, . �tudier l'apr�s-midi...

Encore un mois !

Et puis, mon cheval a des dents passionnantes.

Tu sais quoi ?

On devrait aller d�ner dans un endroit chic.

Pourquoi ?

C'est un peu un anniversaire.

On est mari�s depuis 1 an et demi.

Qui aurait dit...

Tu avais oubli�.

Trop occup� pour retenir les chiffres.

Un baiser et demi, alors ?

Dans 20 mn. J'aurai fini.

Ne bouge pas. Je vais me d�placer.

D'accord, alors.

Entrez !

Quelle �quip�e ! A quand le t�l�phone ?

Dans un mois, on aura tout. On bougera plus.

Asseyez-vous.

Pas le temps. Biff, ton p�re se bat au saloon.

Vas-y.

- Qui gagne ? - A ton avis ?

Mon chapeau !

Ne te bats pas en l'emp�chant de se battre !

- Tu me connais ! - Justement. Je pr�pare la sangsue.

Bon anniversaire.

Fichez le camp et revenez plus !

Je suis � cran � cause de mes dents.

- Viens. - Je veux pas rentrer.

Je suis repos�.

�a oui. T'es rest� K.O. une heure.

S'en prendre � trois types !

Trois minus !

A Gettysburg, ton coriace de p�re s'en est pris � tout un bataillon.

Bon, j'ai pas brill�. Mon mal de dents s'annon�ait.

On va chez moi.

Fiston, tu me connais.

Emm�ne-moi plut�t chez Mme Mulcahey.

Fais-toi beau.

C'est Virginia.

Biff Grimes, , apr�s toutes ces ann�es...

Bonjour. Vous �tes superbe !

Vous alors ! C'est un autre coquard ou le m�me ?

Un nouveau.

Incorrigible Biff !

Faut croire. Que faites-vous ici ?

Je n'oublie pas mes vieux amis, m�me si �a marche fort pour Hugo.

Et Amy ? Qu'est-elle devenue ?

Rien... Je l'ai �pous�e.

Moi, j'avais pas voulu !

Pardon. Voici mon p�re. Mme Barnstead.

Enchant�e,

M. Grimes.

J'aimerais vous revoir, avec Amy.

Hugo aussi, s�rement.

Ce soir ?

Non, d�sol�e, impossible. Un de ces d�ners rasoir du maire...

Mais demain soir. Si vous veniez d�ner ?

- C'est que... - On s'amusera.

Les �migr�s italiens ont un nouveau plat.

"Spaghetti", je crois. Notre chef les cuisine.

S'il vous pla�t...

- Je convaincrai Amy. - Parfait.

20 h pr�cises. 18 Gramercy Park South.

Je vous d�pose quelque part ?

Je prends le tramway.

J'habite � quelques rues d'ici.

- Montez donc. - C'est gentil.

Mes amiti�s � Amy. A demain.

Biff n'a pas de cervelle. J'ai aucun poste pour lui.

Ne sois pas si m�prisant. Tu as une dette envers lui.

Il t'int�resse, maintenant ?

J'�tais tr�s proche d'Amy. Et ils ont des probl�mes.

Et Biff est rest� joli gar�on.

Tu me fatigues ! Toujours l'esprit mal tourn� !

A qui la faute ?

Si tu me faisais plaisir, de temps en temps ?

J'y pense, parfois.

Mais on est mari�s, � quoi bon ?

Tu es intelligent.

Tu pourrais trouver un travail � Biff.

Bon, j'essaierai.

Tiens, j'ai le poste id�al pour un simplet.

Lequel ?

Vice-pr�sident.

Merci, ch�ri.

Il n'y a qu'un seul lustre comme celui-ci en ville.

Il m'a co�t� une fortune. Comme ces chaises.

Command�es par un millionnaire, mais j'ai surench�ri et les voil� !

Et ce sont des toiles de ma�tre.

Sign�es Giovani Aicolucci Callissano.

R�put�, l�-bas.

A Londres. on est all�s . �couter Caruso. Quelle voix !

Encore faut-il comprendre la langue !

Et cette lumi�re �lectrique... On ne risque rien ?

Sauf si on paye pas la facture !

Papa et p�p� se contentaient d'une lampe � gaz.

Ta robe est ce que j'ai vu de plus beau !

Quel choix, � Paris ! Je voulais tout acheter.

C'est pas ce que t'as fait ?

Ta robe aussi est jolie.

Tu ne la reconnais pas ? C'est la bleue que j'ai transform�e.

J'aimerais savoir faire mes robes.

Samedi, on t'ach�te la plus belle des robes !

Formidable...

2 ou 3. m�me. .

Les Fran�ais, ils auront qu'� bien se tenir !

Je ne cesse de m'extasier, .

mais la soupe est exquise. C'est � quoi ?

A la tortue. Exp�di�e de Baltimore.

Idiot. On aurait pu aller l�-bas.

- Les spaghettis ! - "A la Giuseppe" !

C'est pas de la viande ?

En cuisine, les Italiens sont des as.

�a, faut voir. On peut s�rement faire mieux qu'eux.

Qu'est-ce qui lui prend ?

C'est nouveau, ce chauvinisme...

Une fois servis, .

m�langez bien vos spaghettis pour les enrober de sauce.

Ah oui.

Biff, c'est pas un simple d�ner entre amis.

Quand on r�ussit de fa�on si soudaine et spectaculaire

- dans les affaires... - Pour vous �pargner,

j'irai droit au but.

Hugo a d�cid�... de vous engager dans son entreprise, Biff.

Pour de bon ?

On a grandi ensemble.

J'avais promis de t'aider.

J'oublie pas les amis, moi.

Pour les spaghettis,

enroulez-les autour de la fourchette...

Je sais pas quoi dire.

Ces ann�es de dentisterie...

Tous ces cours...

Arracheur de dents ? J'ai deux soci�t�s.

Je te fais directeur.

Directeur ?

Je ne m'en sors pas avec tes spaghettis.

Faut peut-�tre plut�t les enrouler autour de la cuiller.

Au d�but, tu toucheras gu�re plus qu'aujourd'hui, mais dans 6 mois...

Ne t'en fais pas.

J'ai fait pareil.

Hugo, comment te remercier ?

Je te revaudrai �a.

C'est vivant !

Ecoute.

Si on demandait � Giuseppe comment manger ses spaghettis ?

�a le vexera. Il d�missionnera.

Peut-�tre qu'en leur montrant qu'on a pas peur...

C'est pas sorcier. Enroulez-les soigneusement sur la fourchette.

Voyons voir...

C'est facile, vraiment...

Que se passe-t-il ?

Fichu modernisme ! D'o� �a peut venir, Biff ?

Des fusibles.

Je vais essayer d'allumer des bougies.

Jenkins, des allumettes ! Par ici.

Je l'avais bien dit � Edison.

Je vous aide ?

Les allumettes... o� sont-elles pass�es ?

- Pardon pour l'incident. - � a n'a rien g�ch�.

J'ai ador� vos �ufs au jambon.

A demain. au bureau ? .

J'en reviens pas. Merci encore.

J'en avais dans la poche.

Ils se glissent partout. Je n'ose inspecter mon col.

Bonsoir, Amy. Bonsoir, Biff.

�a alors ! Ce matin laitier, tout � l'heure dentiste,

et demain, directeur !

On pourra bient�t se faire exp�dier de la soupe !

Et � Londres, on ira �couter Caruso.

Y a pas de raison.

Tr�s romantique, ta fa�on de m'enlacer et de m'embrasser.

Quand �a ?

Dans le noir.

Ce n'�tait pas moi.

Ah non ?

C'�tait pas Giuseppe !

J'aime pas. A refaire.

Le contrat est sur mon bureau ?

M. Reade, le journal est arriv� ?

Pas encore.

Je vais relire celui-l�.

Signe �a, veux-tu.

- C'est quoi ? - Rien, les normes.

Depuis 6 mois, je fais que signer sans comprendre.

Je suis directeur et je lis le journal !

Aucun courrier !

Bon, M. Reade t'en apportera chaque matin.

Je dois m'occuper. Je deviens dingue.

T'as un bureau, ton p�re bosse sur un de nos chantiers...

Tu apprends le m�tier.

Bient�t, tu sauras ce que tu signes.

Je vais d�jeuner au club.

Je reviendrai te faire signer autre chose.

Quand j'aurai lu le journal,

je pourrai aller voir papa ?

Bien s�r, excellente id�e !

MALVERSATIONS IMMOBILIERES

LE PROCUREUR ENQU�TE

Donne-moi �a.

Grimpe l�-haut et v�rifie les poutres.

Bonjour, papa.

Biffie, .

tu consoleras Mme Mulcahey et les autres, d'accord ?

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu vas pas mourir.

Bien s�r que non...

On a tous pari� � 3 contre 1 que tu vivrais.

Je suis.

Tu nous connais. On tend jamais l'autre joue.

Surtout � un mur !

C'est dr�le...

J'ai plus mal aux dents.

T'es seul, ici. Si on te transf�rait chez les femmes ?

Toi qui as des relations...

Vous �tes notre avocat, Treadway. Sortez-nous de l�.

Comment ?

L'emploi de mat�riel non conforme a �t� constat� par l'Equipement.

Il y aura proc�s.

Je savais pas, pour les normes. J'ai juste sign� les papiers d'Hugo.

Moi non plus.

J'y connais rien. C'�tait juste moins cher.

Vous, vous ne risquez rien,

n'�tant pas l�galement responsable.

Vraiment ?

Une minute...

C'est moi qui vais trinquer ?

Il y a toujours une solution... On fera tout ce qu'on peut.

Donc, pas grand-chose.

Le procureur veut �tre r��lu. Il va inculper.

Attends un peu !

Tu m'as toujours �cras� sans que je bronche.

J'aurais souhait� cet accident ?

Tout maniganc� ? Voyons, je suis sous le choc moi aussi !

Je me demande ! Tout ce que je sais...

On est de la police. On a un mandat du procureur.

Biff nous conna�t.

- Il n'est pas l�. - Mais si.

Jetons un �il.

Suis-nous sans histoire.

Salut, Matt. Charley...

Tu t'es enfui tout � l'heure. Ne recommence pas.

- Que voulez-vous ? - On t'arr�te.

S�rement pas !

J'y suis pour rien, me mettez pas �a sur le dos.

Vous voulez m'arr�ter ? Essayez donc.

Merci d'�tre venu, Matt. C'est tr�s gentil.

Bonjour, Amy. J'accepte volontiers

votre offre...

Qu'y a-t-il ?

Rien du tout. Je disais juste � Charley que...

Tu connais Charley Brown et Matt Hughes ?

Le commissariat organise un pique-nique � Coney lsland

mercredi prochain. Ou est-ce jeudi ?

Je serai organisateur

et je disais...

C'est tr�s gentil !

Oui. hein ? .

On va au poste pour commencer le travail ?

Ce serait bien.

Je reviens, Amy.

Tu m'attendras ?

Bien s�r.

GRIMES COUPABLE

CONDAMN� A 5 ANS DE PRISON

�COLE DENTAIRE EXAMEN FINAL

Quel as !

La roulette m'effrayait, mais avec vous, je ne sens rien.

- Merci, M. le directeur. - Et le dipl�me ?

C'est une question de jours.

Ouvrez grand.

On s'arr�te l�.

Votre place n'est pas en prison.

Je vais demander une remise de peine.

Vraiment ?

�a fait un beau petit trou.

Esp�ce d'imb�cile ! Idiot !

Je n'ai rien senti. . c'�tait mon bridge !

J'ai pas encore le dipl�me.

Sortez ! Retournez en cellule. Ce bridge a co�t� 100 $.

Et ma remise de peine ?

Ce sera l'isolement cellulaire ! Jetez-le au cachot !

Vous savez o� me trouver.

�a pla�t � Biff que vous soyez revenue vivre ici ?

Je l'ignore.

Ses lettres ne disaient pas grand-chose.

Il a pas voulu qu'on l'attende au train.

Je peux comprendre.

Il devra passer par le parc.

Je pr�f�re le revoir ici.

J'y vais.

Je sais que je serais de trop.

Dites-lui que je lui couperai les cheveux gratis.

Je n'y manquerai pas.

Mais il devra payer le shampooing.

C'est bien moi.

Je rentrais directement.

Je voulais pas qu'on m'attende au train.

Je suis au courant.

Je le savais...

que tu serais l�.

Je le pressentais.

Je suis sorti � midi.

Le directeur est un type bien. Il m'a serr� la main et...

m'a dit bonne chance.

Tu es contente ?

Tu le sais bien.

Ah, te revoir !

Etre revenu...

5 ans.

On aurait cru 10.

Amy, je voudrais te remercier

de ta gentillesse.

�a va ?

Ce n'est rien...

Juste... l'�motion de te revoir.

J'ai beaucoup appris.

On trouve de la bont� chez beaucoup de gens en cherchant bien.

Mais on cherche pas !

Toute sa vie, on dit : "Je suis un type bien, pas lui."

Je sais, Biff.

Bien s�r que tu sais.

Tu as toujours su.

Schultze ?

Ils jouent quoi ? C'est nouveau, non ?

"Laisser filer le monde."

"Laisser filer le monde."

C'est ce quartier qu'il faut laisser.

Tu es d'accord ?

L� o� tu iras... j'irai.

La vie de Biff Grimes va changer.

Biff Grimes va devenir lui-m�me.

Je le sais.

Rien ne sera trop beau pour lui ou sa famille.

Rien.

Amy,

je t�aime.

Tu es la plus jolie au monde.

J'aime tes cheveux, tes yeux...

Je t'aime aussi, Biff.

On frappe, c'est lui.

Fais-le entrer. Il va voir...

Garde ton calme.

Hugo si�ge � la municipalit�.

Il est riche, influent...

Et moi, regarde-moi...

Fais-le entrer, Nick.

Faut que �a m'arrive un dimanche !

Arr�te de geindre ! Tu as toujours quelque chose !

Chez nous, tu peux me parler comme tu veux,

- mais ici... - Ferme-la !

Pour qui tu te prends ? Je vais...

Biff Grimes !

Je savais pas que c'�tait toi, le dentiste.

Moi si.

Tu m'as fait venir ici expr�s ?

J'ai bien droit � un petit plaisir.

Personne me dit bonjour ? Nick Pappalas, le coiffeur !

Je vous sifflais.

Apr�s 8 ans avec lui, c'est moi qui devrais siffler.

Je me souviens,

je faisais un d�tour expr�s, et vous me siffliez tous.

Sauf vous, Biff.

Je vous respectais trop.

C'est vrai. Toutes les autres...

il les sifflait.

Et ce rendez-vous o� le cheval s'est emball� ?

�a alors, c'est parti ! Je n'ai plus mal du tout.

Salut, �a m'a fait plaisir.

On rentre.

Assieds-toi ! Tu as mal, ne mens pas.

Je le sais mieux que toi !

Tu g�miras toute la nuit.

Pardon, il me faut ma blouse.

Prends ton temps, y a pas le feu.

Toujours mari� ?

- Amy est rest�e ? - Bien s�r.

Tant mieux.

Moi, vous voyez,

je suis rest�e aussi.

Faut-il que je sois une sainte !

Vous avez l'air en forme.

Regardez-moi cette �pave.

Outre ses dents, il n'a qu'un rein et son foie est dans un sale �tat.

Il conna�t tous les toubibs.

En plus, il est hypocondriaque. Toujours � se trouver des maladies.

Je suis fragile.

�a va pas faire mal, Biff ?

Je garantis rien.

J'aimerais mieux �tre anesth�si�.

Comme tu voudras.

J'ai voulu venir te voir pour t�expliquer.

Y a rien � expliquer.

J'ai la conscience tranquille, mais si des excuses te...

Ecoute, Hugo. Si tu oubliais tout �a ?

Tu m'en veux pas ?

Plus du tout, maintenant.

T'es s�rieux ?

T'es vraiment sympa.

Avant l'anesth�sie, montre-moi la dent.

Celle-l�.

Ouvre en grand.

Et l'anesth�sie, alors ?

Je t'en veux plus, Hugo.

Mais c'�tait normal que je me venge.

Je te dois ?

Rien du tout.

Comment ?

Tu me dois rien.

Je comprends pas.

Il ne comprend pas !

Au revoir, Biff. ,

J'aurais bien aim� voir Amy.

Mais je ne veux pas qu'elle nous voie.

Dites aux autres que je ne suis plus la Virginia qu'ils sifflaient.

Je comprends rien.

Tu ne comprends rien !

Quand on sera rentr�s, je te ferai un dessin !

- Cesse de me martyriser ! - Quand tu cr�veras !

Il a braill� !

Et encore, je me suis retenu !

Il s'en est bien tir�.

C'est moi, plut�t.

J'aurais pu �pouser Virginia.

C'est dr�le...

- Quoi ? - Hugo et moi.

Il m'�crase depuis toujours. Je suis un cr�tin, lui un as.

Il a tout, j'ai rien. Et pourtant...

je suis heureux, pas lui.

Exactement.

Tu te rappelles le cat�chisme :

"La vengeance appartient � Dieu" ?

Il s'int�resserait � Hugo ?

Je sais pas, mais en tout cas, c'est du beau boulot !

- Je ferais pas mieux. - Je vais rentrer.

- F�licitations. - Merci, Nick.

Avec moi, Virginia aurait �t� diff�rente.

Tu crois ?

Avec 17 enfants, , pas le temps de rousp�ter.

- Vous partez ? - Je rentre.

- Revenez vite. - Merci.

- Tu as eu un patient ? - Rapide.

Il a cri�, reviendra-t-il ?

�a m'�tonnerait.

Tu es pr�t � sortir ?

Prends ton chapeau.

Quoi ?

Je te trouve douce et jolie, et je t'aime profond�ment.

- Tu te sens bien ? - Tr�s, et j'ai pas bu.

Je te le dis pas assez souvent.

Tu comptes tant pour moi.

C'est pas notre air !

Non, en effet. ,

Et pourquoi ? J'adore cette chanson.

Encore ces idiots d'�tudiants !

Prends mon chapeau, j'arrive.

- Voyons, Biff ! - Une minute.

H�, vous ! "Au son de l'orchestre" !

- Quoi encore ? - Je veux "Au son de l'orchestre".

Vraiment ? Nous, on en a marre.

Eh bien moi, j'en ai marre de vous !

De nous tous ?

De chacun de vous !

Bon, j'en �tais o� ?

Regarde-toi !

�a ? C'est rien ! Tu devrais voir les autres.

�coute...

Je te disais quoi, d�j� ?

J'ai un aveu � te faire.

Autrement dit ?

Exactement.

Pas en pleine rue !

Ma femme, je l'embrasse quand je veux et o� je veux !

Je suis comme �a, moi !

Votre attention !

De nombreux spectateurs ont souhait� reprendre ici en ch�ur

"Au son de l'orchestre. "

Alors, allons-y !

"Casey valsait avec la blonde v�nitienne

"Au son de l'orchestre

"On le voyait glisser au bras de sa bien-aim�e

"Au son de l'orchestre

"Sa cervelle en �bullition �tait proche de l'explosion

"Sa partenaire en �tait toute retourn�e

"Il s'�tait jur� de ne jamais la quitter

"Au son de l'orchestre

"Biff Grimes valsait avec une blonde v�nitienne

"Au son de l'orchestre

"Sur la piste, il glissait avec celle qu'il aimait

"Au son de l'orchestre

"Son c�ur en �bullition �tait proche de l'explosion

"Alors qu'elle dansait � son bras

"Il s'�tait jur� de ne jamais la quitter

Au son de l'orchestre."

Merci, A bient�t.

Adaptation : Mathias FARGl

Sous-titrage TlTA TV

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